Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Europe > Iom post iom... (petit à petit...)

Iom post iom... (petit à petit...)

A l’occasion du congrès d’EEU, des eurodéputés soutiennent l’espéranto comme langue citoyenne de l’Union. Relayées par un député national, des propositions seront faites au gouvernement slovène qui prendra la présidence de l’UE au cours du premier semestre 2008.

Du 28 juillet au 7 août s’est déroulé le congrès de l’Union européenne d’espéranto (eŭropa esperanto-unio EEU), une association fondée en 1977 et cofinancée par la plupart des associations nationales d’espéranto du continent. Présidée par Sean O’Rian, diplomate irlandais auprès des instances européennes, le but de l’organisation est de faire avancer l’espéranto comme langue véhiculaire neutre en Europe, certains membres allant jusqu’à imaginer de façon plus polémique d’en faire la langue identitaire de l’UE. Le congrès s’est tenu à Maribor en Slovénie, accueillant environ 300 personnes, ressortissants de 29 pays dont 23 de l’Union européenne.

 

Deux députées européennes issues du Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens étaient également présentes : la Polonaise Malgorzata Handzlik, membre du Parlement, connue depuis longtemps pour être espérantophone, et la Slovène Ljudmila Novak qui apprit l’espéranto et participa à quelques congrès espérantophones dans sa jeunesse. Les deux eurodéputées ont pris part à la série de conférences « Dialogue et communication interculturelle », madame Handzlik en expliquant le système linguistique en fonctionnement au sein des organes de l’Union européenne et les coûts du multilinguisme, madame Novak en avançant dans son exposé qu’il était nécessaire de renforcer le dialogue interculturel. Cette dernière profita de la réception donnée à la mairie pour promettre la tenue d’une exposition sur l’espéranto au Parlement européen. De même, si l’occasion se présentait, elle s’est engagée à présenter l’espéranto à la Commission culture du Parlement. Malgorzata Handzlik l’a de suite soutenue dans sa démarche et a annoncé que désormais les deux eurodéputées travailleraient main dans la main concernant les affaires espérantophones à Strasbourg et Bruxelles.

 

Le congrès a permis de finaliser une lettre à l’attention du gouvernement slovène qui prendra la présidence tournante du Conseil européen dans la première moitié de l’année 2008. Dans sa lettre adressée au congrès, Marko Pavliha (démocrate libéral), député national slovène, s’est engagé à transformer le document en initiative parlementaire qui sera transmise officiellement à son gouvernement. Le document en cinq points appelle entre autres à soutenir l’initiative du vice-président Čaplovič qui projette de demander à la Commission européenne d’organiser au niveau intergouvernemental une prise en main de la politique linguistique, d’initier la création d’une nouvelle fondation en UE qui financerait les petites ONG jouant un rôle dans le développement de l’éducation à la conscience européenne. Le document invite également le gouvernement slovène à soutenir l’initiative de Marko Pavliha, d’introduire dans les écoles européennes une matière facultative, « Education à la conscience européenne », dont une partie du programme consisterait en l’apprentissage de l’espéranto. Enfin la lettre demande au gouvernement slovène d’effectuer en 2008 sa communication entre autres en espéranto.

 

La couverture médiatique du congrès a été importante au niveau national puisque la télévision slovène a fait deux reportages et trois chaînes locales ont informé à cinq reprises sur l’événement. Les radios locales et nationales ont effectué une trentaine d’émissions sur l’espéranto, de quelques minutes à une bonne demi-heure. La presse écrite n’est pas en reste puisque dans les journaux locaux et nationaux sont apparus une dizaine d’articles, parfois sur des pages entières. Enfin sur la toile, l’information est apparue plusieurs dizaines de fois en Slovénie, preuve s’il en est que l’espéranto suscite un intérêt tout particulier dans les petits pays locuteurs de langues moins utilisées que le français que nous essayons laborieusement de réimposer au niveau des instances avec un succès mitigé. Cet engouement dans ces pays illustre sans doute une certaine aspiration à la mise en place d’une politique linguistique d’un nouveau genre.

 

En plus des députés, plusieurs officiels ont fait partie du comité honoraire du congrès. L’ambassadeur Ulrich Brandenburg (Allemagne), Gyorgy Nanovfszky (ancien ambassadeur de Hongrie en Russie), Marie-Louise Vanherk (ambassadrice de Belgique au Pérou) et Nijole Žambaite (ambassadrice de Lituanie en Belgique).

 

Le prochain congrès de EEU aura lieu en Allemagne à Herzberg, die Esperanto-Stadt (la ville Espéranto).

 

Source : libera folio

Documents joints à cet article

Iom post iom... (petit à petit...) Iom post iom... (petit à petit...)

Moyenne des avis sur cet article :  3.8/5   (20 votes)




Réagissez à l'article

90 réactions à cet article    


  • docdory docdory 28 août 2007 14:56

    @ sciuro

    Pourquoi l’Esperanto et pourquoi pas le Kotava , le Lojban , l’Elko , l’Uropi , le Volapük ou toute autre langue de synthèse à prétention ou vocation universelle ? Le problème est que chaque inventeur de « langue universelle » est persuadé que la sienne est la meilleure !


    • Hermes esperantulo 28 août 2007 23:10

      Seule parmi les langues construites a survécu l’espéranto, les autres sont restés au placard. De plus son inventeur ne s’est jamais persuadé que sa langue était la meilleure car il acceptait les critiques. le but de l’eo est de pouvoir communiquer entre diverses personnes à travers le monde que se soit quelques milliers ou quelques millions.

      Mais par la mort de milliers de langues dans le passé et dans l’avenir provoqué par la mondialisation et un tout va à l’angalise (malgré que se soit une belle langue parmis toutes les autres), un autre aspect de l’epréranto est de pouvoir en sauvegarder le plus possible en devant langue pont.


    • Krokodilo Krokodilo 29 août 2007 11:46

      Docdory,

      « Le problème est que chaque inventeur de » langue universelle « est persuadé que la sienne est la meilleure ! »

      Pas du tout, ce sont les locuteurs actuels qui le pensent, Zamenhof étant malheureusement décédé depuis fort longtemps. En outre, s’il y a eu des centaines de projets de langue construite, l’espéranto est la seule à être devenue une vraie langue, minoritaire mais aussi vivante que les autres par tous les aspects possibles (locuteurs vivants, traductions fidèles, textes originaux, radios, rencontres, revues, très présent sur Internet, etc.), seule à être reconnue par l’Unesco et le Vatican, seule à avoir été soutenue par d’éminentes personnalités (Gandhi, Maurice Genevoix en France, récememnt Albert Jacquard dans sa chronique sur France-culture), seule à avoir été récemment soutenue par un prix Nobel d’économie devant le parlement européen (cf mon récent petit article). C’est tout simplement que si l’idée d’une langue construite simple remonte à des siècles, il fallait un génie linguistique, autodidacte dans ce domaine (ophtalmo de métier) mais doté d’une remarquable intuition, pour bâtir sur un vocabulaire existant une grammaire qui forme un tout harmonieux et qui fonctionne réellement, tout en remplissant le cahier des charges non écrit, à savoir régularité et souplesse maximum, pour une facilité très largement supérieure.


    • aurelien 1er septembre 2007 12:26

      Personnellement, je suis très sceptique quant à l’espéranto, notamment à cause du manque flagrant de discussion scientifique sur la généralisation de l’utilisation d’une telle langue, et de son institutionnalisation souhaitée par voie de lobbying, et par les idéologies sous-tendant cette diffusion linguistique.

      Voir à ce sujet :

      L’espéranto, une langue nouvelle pour l’Europe ?


    • skirlet 2 septembre 2007 13:04

      Pouvez-vous préciser les raisons de votre scepticisme, svp ? Déjà, vous surestimez beaucoup le poids du « lobby » espérantiste. Ensuite, les groupes de pression font partie du paysage, et plusieurs dans les buts bien moins avouables (pesticides, organismes génétiquement modifiés, l’utilisation des hormones dans l’élevage d’animaux etc. etc.), avec l’ambition de remplir sa poche et non de contibuer au bien-être des gens.

      120 ans, c’est suffisant pour faire quelques constats :

      — les espérantistes sont plus polyglottes que la moyenne (sans compter l’espéranto dans les langues parlées) ; cela confirme à la fois l’effet propédeutique et le fait que l’usage de l’espéranto ne nuit ni aux langues maternelles, ni à l’apprentissage des autres langues

      — aucune communauté utilisant exclusivement l’espéranto ne s’est formée, ce qui confirme son rôle de langue auxiliaire et non glossophage

      — aucun courant politique, réligieux, idéologique ne peut pas prétendre que l’espéranto lui appartient : il peut utiliser l’espéranto en tant que langue, mais ne peut pas se l’approprier.

      Alors si vous voulez une discussion honnête, loin des allusions insidieuses et imprécises, commencez par exposer votre point de vue.


    • Ragowoh 2 septembre 2007 19:18

      « aucun courant politique, réligieux, idéologique ne peut pas prétendre que l’espéranto lui appartient »

      Personnellement, c’est surtout cela que je retiens de l’espéranto. N’appartenant à aucune culture, aucune nationalité, aucune communauté, bref à personne, une langue inventée est la plus appropriée pour appartenir à tout le monde. La plus à même d’être celle du lien interculturel, qui permet à chaque être humain de communiquer avec chaque autre. A côté, et non à la place, de la langue maternelle de chacun.

      Ainsi, la distinction entre la langue originelle qui porte la culture d’un peuple, et une langue de dialogue avec des gens d’autres cultures serait plus nette. La première perdrait moins rapidement sa richesse, et dans le même temps les habitants de la planète communiqueraient mieux entre eux.

      Malgré mon ignorance totale de l’esperanto, je trouve que c’est une des plus belles utopies qui soient, et j’aimerais tant que mes enfants et tous les enfants du monde l’apprennent en classe, un jour. Mais d’abord, il y a une sacrée bataille idéologique à gagner contre les lobbies francophones et surtout anglophones.


    • skirlet 2 septembre 2007 20:12

      Ragowoh, votre analyse est juste. Comme on dit, les utopies d’aujourd’hui sont les réalités de demain smiley


    • ewropano 6 septembre 2007 00:14

      Parce que plus de 95% des pratiquants de langues construites ont opté pour l’espéranto ! smiley


    • bcordelier bcordelier 6 septembre 2007 09:38

      Avant l’espéranto, 95% des amateurs de langue construite avaient opté pour le Volapük... smiley

      95% de pas grand chose représenteront toujours pas grand chose. Le « stock » des locuteurs de langue construite est-il à dimension fixe ? Là est bien toute la question...


    • skirlet 6 septembre 2007 22:42

      « Le »stock« des locuteurs de langue construite est-il à dimension fixe ? »

      Je ne le pense pas. Raison de plus pour ne pas faire la pub comparative avec l’espéranto pour promouvoir votre langue.


    • bcordelier bcordelier 7 septembre 2007 09:23

      « Raison de plus pour ne pas faire la pub comparative avec l’espéranto pour promouvoir votre langue. »

      A ce jeu là, cessez de comparer l’espéranto avec l’anglais ou toute autre langue ! Plus facile, moins facile, plus rapide à apprendre, moins rapide, etc. Evidemment c’est votre fonds de commerce. Arrêtez donc vos postures de souffre-douleur incompris du monde entier et de ceux qui n’ont pas été illuminés par votre « gourou » et sa cohorte de prosélytes, d’autant plus actifs qu’ils ont été convertis récemment. Certains diront que l’espéranto fait partie de ces idéologies scientistes typiques du XIXème siècle et qui s’effondrent les unes après les autres, comme un mur vermoulu. Ce n’est personnellement pas mon opinion mais vos interventions en livrent un étonnant tintement. smiley


    • Krokodilo Krokodilo 7 septembre 2007 09:47

      Bordelier, vous faites une erreur de raisonnement :

      Les langues construites se comparent aux autres tout simplement parce qu’elles se doivent d’être largement plus faciles, sinon leur existence n’a aucun intérêt pratique, hormis un jeu pour linguistes ou passionnés.

      Et au sein des langues construites, il est tout à fait licite de les comparer les unes aux autres, comme on le fait avec n’importe quel outil ou achat.

      Par ailleurs, qu’un amateur de langues construites reprenne à son compte tout le vocabulaire qui tend à nous faire passer pour une secte (gourou, prosélytes, illumination, convertis) est assez minable et ne donne pas envie d’aller voir de plus près ce que vous défendez. Vous savez parfaitement que les gourous sont riches, que Zamenhof a été pauvre toute sa vie, et que jamais les espérantistes n’ont été classés comme secte par la France, un des pays les plus en pointe dans cette lutte.


    • skirlet 7 septembre 2007 14:10

      C’est marrant, cette réaction exagérée et pleine d’émotion que ma remarque a provoquée...

      Je précise qu’on ne fait pas de commerce. Celui qui veut apprendre l’espéranto peut le faire de façon libre, anonyme et gratuite, aucun rite de passage n’est exigé, aucune obligation d’entrer dans un groupe, ni s’inscrire quelque part. Votre allusion aux sectes est d’autant plus incongrue et calomnieuse. Et qui le dit ? Le promoteur d’une langue qui possède un seul et unique forum où il faut s’inscrire pour s’informer sur l’évolution de cette langue. Mais je ne vous traiterai pas de secte, ce serait de me mettre à votre niveau d’argumentation qui ne vole pas haut.

      Les langues, on peut les comparer. Il existe même une branche appelée « linguistique comparative ». Mais votre pub insiste lourdement que l’espéranto, c’est soi-disant « voie sans issue », et ce genre de pub n’est pas joli. Ce n’est pas une comparaison linguistique mais idéologique. Par ailleurs, comparer les langues « naturelles » et les langues construites est légitime, rien que pour expliquer la raison d’être de ces dernières.

      « Arrêtez donc vos postures de souffre-douleur incompris du monde entier »

      Vous n’avez jamais subi de discrimination à cause de l’espéranto ? Moi oui. Figurer sur une liste des « politiquement instables » sous un régime dictatorial n’est pas drôle du tout. Et je ne suis pas la seule. Mais je ne prends aucune posture, je constate le fait. Et si vous êtes compris du monde entier, tant mieux pour vous.

      « et de ceux qui n’ont pas été illuminés par votre « gourou » et sa cohorte de prosélytes, d’autant plus actifs qu’ils ont été convertis récemment. »

      On n’a pas de gourou. Zamenhof a renoncé aux droits d’auteur sur son projet de langue, et elle appartient à tout un chacun qui l’apprend et/ou étudie. Quant au prosélytisme... promouvoir le kotava est bien, promouvoir l’espéranto est sectaire ? Ne faites ps rire mes pantoufles. D’ailleurs, je préfère le mot « militantisme ».

      En tout cas, la mutation de votre discours est intéressante : de la « langue pour l’Europe » vers « la secte »... On se demande, pourquoi tant de haine. Parce qu’on reste sceptiques envers le kotava ?.. smiley


    • bcordelier bcordelier 7 septembre 2007 18:15

      @ skirlet

      Pardonnez moi d’avance le terme, mais je vous trouve très « pénible ».

      Les mots et les phrases que j’écris, ou n’écris pas, doivent passer par des filtres obscurs de votre cerveau. Nous sommes ici sur AgoraVox, sur un fil qui s’appelle « iom post iom ». Dans mes derniers commentaires je n’ai en aucune manière prononcé le mot « Kotava ». Si j’en ai parlé, c’est bien plus haut dans une incidente du fil principal, dans un échange avec Esperantulo sur des appréciations grammaticales avec quelqu’un qui a pris la peine de s’y pencher. Rien de plus. Quant à vous, vous êtes en permanence à vous référer au site officiel, à son forum de discussion, à Wikipédia smiley Rien à voir avec ce fil, ici sur ce média. Si vous voulez vous épandre sur le Kotava, rédigez une contribution spécifique et exposez vos sentiments. Cela étant, vos propos me laissent froid, quoique agacé.

      Personnellement, j’ai appris un peu l’espéranto il y a une trentaine d’années (peut être n’étiez-vous même pas née) et j’en suis assez vite sorti. Nul remords ni aigreur, encore moins de haine.

      Quant au mot secte, je ne l’ai pas davantage prononcé et j’ai même indiqué que je ne souscrivais pas à la vision que je décrivais et qui est, même si cela vous affecte -au tréfonds semble t-il, celle d’un très grand nombre de gens. Ce n’est pas en niant une réalité factuelle, quelle qu’en soit sa « vérité », que vous la ferez disparaître. Bien au contraire. Et vos « postures » desservent votre cause plus qu’aucun argument objectif. Si vos pantoufles sont adaptées à vos pieds et rient de concert quand vous marchez, tant mieux.

      Sinon, un point à ne jamais négliger lorsque vous vous adressez à quelqu’un que vous ne connaissez pas : ne pas imaginer que ceux que vous croisez par hasard ont moins de stigmates que vous. L’Afrique a plus que sa part de souffrances et de tragédies quotidiennes. Mais la victimisation énerve plus qu’elle convainc.

      Enfin, le commerce n’est nullement condamnable dans l’absolu. Généralement, hors les cas d’escroquerie, c’est la preuve in fine de quelque chose qui marche. Le jour où il faudra payer pour assister à Davos à une conférence sur l’espéranto, pour entendre Johnny Halliday chanter en espéranto au Stade de France, ou pour racheter à coups de millions un site de rencontres sur internet en espéranto, là on rentrera dans la Réalité. smiley


    • Hermes esperantulo 7 septembre 2007 18:42

      Chacun doit faire sa pub pour convaincre, c’est normal, donc il est tout a fait normal de comparer les langues construites par rapports aux langues naturelles ou les langues construites entre elles, le but des langues construites en dehors d’en faire un jeu linguistique est de pouvoir joué un role de langue pont au minimum par l’argumentaire (facile à apprendre, vocabulaire international, compris entre les langues, ect), Entre les langues construites il s’agit de trouver celle qui convient le mieux, l’histoire et la migration des locuteurs à montré par exemple que le volapuk ne convenait pas par rapport à l’espéranto (il falais un dico sous la main d’après ce qu’il parait pour se rappeler d’un mot en volapuk et avce une sonorité vocale pas très estétique qui cette dernière est assez subjective), l’ido fasse à l’espéranto, le probleme de l’ido est une diminution nette de la qualité gramaticale, prevalence du SVC, perte du tableau des colératif, plusieurs lettres pour un seul son (la je suis pas sur). Au niveau littérature l’ido et le volapuk ont une littérature très réduite en comparaison de l’espéranto donc une preuve importante de sa qualité par rapport à l’ido et au volapuk.

      Maintenant le kotava, j’ai cherché et discuté très récemment avec des kotavistes. On peut les comparés en conclusion il est resssorti que l’espéranto s’applique sur le compromis ( vocabulaire indoeuropeen avec champ sémantique varié de divers origines culturelles du monde europeen, de la déclinaison pour faire un clin d’oeil aux russes et autres pays à déclinaison, aux affixes aux pays comme la chine, ect, ect, ect), le kotava s’applique en théorie sur la non suprématie d’une culture sur l’autre par une grammaire ne resemblant pas à des culture, un vocabulaire totalment inventé ainsi qu’a un champ sémantique unique d’après ce que j’en est compris de la description idéologique que l’on m’en a fait. En les comparants, l’espéranto a des avantages sur le kotava et inversement. Dans l’ensemble ils se retrouvent à égalité.

      mais ce qu’il m’a fait le plus de chagrin c’est que le kotava s’appuis sur des défauts de l’éspéranto qui en plus sont faux la plus part du temps pour dire qu’il est le meilleur tout en ayant aussi tendance lui même ( le kotava) à utiliser les mêmes erreurs que l’espéranto), donc il se dénigre lui même en dénigrant l’espéranto. De plus de l’aveut de certains kotavistes, le kotava n’est pas aussi neutre et n’utilise pas tout son potentiel.

      donc pour en revenir à notre histoire de pub, ca ne me dérange pas de comparer pour promouvoir untel ou intel, mais sous certaines conditions : ne pas emettre de fausses observations ou affirmations que ce soit pour soi ou pour l’autre.

      Donc être reglo en somme


    • skirlet 7 septembre 2007 23:49

      « Pardonnez moi d’avance le terme, mais je vous trouve très « pénible ». »

      Une attaque personnelle n’est pas un argument. Moi, j’ai également une opinion sur vous, mais ma bonne éducation ne me permet pas de l’exposer en public, car les gens polis discutent une idée, un sujet, et non la personnalité des participants.

      « Quant à vous, vous êtes en permanence à vous référer au site officiel, à son forum de discussion, à Wikipédia »

      Ecoutez, estimata, vous mettez l’adresse du site kotavien dans votre signature, vous y faites une pub, et ensuite vous vous étonnez que certains (moi en l’occurence) vont voir cela de plus près ?.. Eh oui, j’ai visité tout ça, et même trouvé des choses intéressantes sur Wiki smiley

      « Si vous voulez vous épandre sur le Kotava, rédigez une contribution spécifique et exposez vos sentiments. »

      Moi ? Non. C’est vous qui avez commencé avec le kotava, alors ne vous étonnez pas que le sujet se poursuive et qu’il ne suffit pas de donner un coup de sifflet pour y mettre fin.

      « Quant au mot secte, je ne l’ai pas davantage prononcé »

      Oh oui, mais les autres mots - « gourou », « prosélytes », « convertis »... L’allusion est plus que transparente.

      « Et vos « postures » desservent votre cause plus qu’aucun argument objectif. »

      Je sers ou dessers ma « cause » comme je l’entends. Et comme je l’ai déjà dit, je ne prends pas de postures, je me limite aux constatations et aux faits. D’ailleurs, merci de cette gentille pensée sur mes pantoufles, vous avez un petit bonjour de leur part smiley

      « L’Afrique a plus que sa part de souffrances et de tragédies quotidiennes. »

      Je le crois volontiers, je n’ai jamais nié les problèmes de l’Afrique, mais rassurez-moi - ils ne viennent tout de même pas du kotava ?.. Sinon quel rapport ? Si j’ai mentionné mon vécu, c’est uniquement pour illustrer la réalité des persécutions contre les espérantistes et non pour des « postures » quelconques.

      « Le jour où il faudra payer pour assister à Davos à une conférence sur l’espéranto, pour entendre Johnny Halliday chanter en espéranto au Stade de France, ou pour racheter à coups de millions un site de rencontres sur internet en espéranto, là on rentrera dans la Réalité. »

      Oh, mais il y a des choses payantes avec l’espéranto... Livres, CD, DVD etc. etc., le commerce n’est pas absent. Mais en parallèle il existe une possibilité de ne pas payer pour approcher la langue. C’est comme les logiciels libres smiley


    • Bert 31 mars 2009 17:14

      " Seule parmi les langues construites a survécu l’espéranto, les autres sont restés au placard. "

      C’est ce qu’ont voulu faire croire les Espérantistes pendant de nombreuses années, avant l’ère Internet. La propagande espérantiste a bluffé tout le monde mais, heureusement sans doute, les choses ont changé, notamment les moyens de communication, de publication grâce à Internet notamment, et les projets concurrents, bien souvent critiqués, voire dénigrés par une partie de la communauté espérantiste, ont pu se révéler au grand jour, montrant parfois un qualité supérieure à l’Espéranto.


      " De plus son inventeur ne s’est jamais persuadé que sa langue était la meilleure car il acceptait les critiques. le but de l’eo est de pouvoir communiquer entre diverses personnes à travers le monde que se soit quelques milliers ou quelques millions. "

      Il est vrai que le "Docteur Espéranto", pseudonyme de l’auteur de ce projet génial à l’époque, était prêt à faire évoluer la langue qu’il avait créée afin de l’améliorer, de la simplifier, de l’adapter à l’évolution même du monde. Ce sont des Espérantistes, plus espérantiste que l’auteur lui-même, qui refusèrent ce pas en avant pourtant nécessaire et qui aurait évité que l’Espéranto devienne la langue d’une communauté certes internationale, mais d’une communauté quand même, avec son drapeau, son hymne, sa culture. Ce faisant cette langue n’est d’une part plus aussi neutre qu’on le prétend souvent et d’autre part se "complexifie" toujours un peu plus puisqu’elle ne peut évoluer que dans le cadre très strcit de son "Fundamento".

      Si l’inventeur de l’Espéranto acceptait facilement les critiques, ce dont je suis persuadé, il n’en va pas de même avec les Espérantistes, du moins certains Espérantistes, pour rester honnête. Il suffit de glisser certaines critiques, même pertinentes, dans les forums espérantistes pour s’en convaincre.

      " Mais par la mort de milliers de langues dans le passé et dans l’avenir provoqué par la mondialisation et un tout va à l’angalise (malgré que se soit une belle langue parmis toutes les autres), un autre aspect de l’epréranto est de pouvoir en sauvegarder le plus possible en devant langue pont. "

      Il faut être juste et honnête en cessant d’affirmer qu’il n’y a que l’Espéranto comme solution acceptable, et il faut aussi reconnaître que d’un point de vue linguistique ce n’est pas non plus la meilleure solution. Mais il faut reconnaître à l’Espéranto d’avoir initié la chose et permis à d’autres projets, dont certains se sont directement inspirés de l’Espéranto, de poursuivre, d’améliorer, de peaufiner des solutions dont il faudrait examiner la pertinence, la cohérence et la praticabilité.

       smiley
       



    • Bert 31 mars 2009 18:05

      " Entre les langues construites il s’agit de trouver celle qui convient le mieux, l’histoire et la migration des locuteurs à montré par exemple que le volapuk ne convenait pas par rapport à l’espéranto (il falais un dico sous la main d’après ce qu’il parait pour se rappeler d’un mot en volapuk et avce une sonorité vocale pas très estétique qui cette dernière est assez subjective), l’ido fasse à l’espéranto, le probleme de l’ido est une diminution nette de la qualité gramaticale, prevalence du SVC, perte du tableau des colératif, plusieurs lettres pour un seul son (la je suis pas sur). Au niveau littérature l’ido et le volapuk ont une littérature très réduite en comparaison de l’espéranto donc une preuve importante de sa qualité par rapport à l’ido et au volapuk. "

      Si l’on reconnait à l’Espéranto d’avoir fait naitre plein d’autres projets qui s’en sont inspirés pour, le plus souvent, tenté de l’améliorer, on peut reconnaitre au Volapük d’avoir permis que l’Espéranto existe. Il y a eu un avant l’Espéranto, il y a eu et il y a un après l’Espéranto. Le problème est que les Espérantistes ne veulent généralement pas le reconnaitre.

      J’ai pratiqué moi-même l’Espéranto pendant plus de trente ans parce que je croyais qu’il n’y avait que ce projet qui existait et on a bien entretenu ma croyance pendant de nombreuses années. Récemment j’ai découvert que l’ Ido n’était pas mort et enterré comme on me l’avait fait croire. Et j’ai compris pourquoi on voulait et on veut encore aujourd’hui enterrer ce projet, parce qu’il est une nette amélioration de l’Espéranto, d’ailleurs dans la ligne qu’avait voulu un moment le docteur Zamenhof. Il existe quelque part sur le Net un document présentant les diverses modifications que souhaitaient Zamenhof pour sa langue et qui ont été reprises par le groupe de linguistes, composés aussi d’Espérantistes, qui créérent l’Ido. Zamenhof dut renoncer à l’Ido sous la pression d’Espérantistes purs et durs. Cela dit l’Ido n’est pas non plus parfait bien que plus adapté au monde actuel que son prédécesseur. Sa grammaire complète est bien plus simple que celle, complète de l’Espéranto (faisant plus de 600 pages) qui n’a rien à voir avec les seize règles qui prétendent la résumer. Malgré cela l’Ido reste quand même très attaché à certaines imperfections de l’Espéranto et tarde à évoluer, il sort juste du long sommeil dans lequel on l’avait plongé. D’ailleurs un de ses auteurs Otto Jespersen a créé ensuite le Novial, malheureusement inachevé, qui était un nouveau pas vers plus de modernité et un peut-être un peu plus d’internationalité.

      Maintenant si la valeur ou le critère de choix d’un langue commune, construite ou non, ne se basent que sur le nombre de ses locuteurs ou l’ampleur de la littérature, mettons-nous tous tout de suite au chinois, à l’hindi ou à l’anglais car ce sont les trois gagnants à ce concours, et je dirais que l’Espéranto se trouve très très loin derrière, encore bien après l’espagnol, l’arabe, le français qui viennent ensuite, dans l’ordre, puis plein d’autres langues encore.

      La tendance actuelle est de se tourner vers un fond commun indo-européen pour tenter de re-constuire une langue indo-européenne (ce qui inclut donc aussi l’Inde, l’Iran, etc.) d’une manière moins arbitraire et moins fantaisiste, plus scientifique, un peu à l’image de l’hébreu moderne qui est, comme la catalan d’ailleurs, une langue "reconstruite", avec une histoire, une culture lointaine mais commune. Il y a l’Europaio qui se veut authentique mais semble encore un peu préhistorique et il y a aussi l’Uròpi qui est plus adapté à notre époque tout en gardant ce lien avec la langue mère proto-indo-européenne. L’avantage de ces projets est qu’ils mettent en évidence les similitudes qui existent indéniablement entre nos différentes langues qu’elles soient romanes, germaniques, slaves, helleniques, sanscrites, etc... Quand on sait que ce sont les langues indo-européennes, toutes confondues, qui sont les plus utilisées sur la planète, même en partie dans les pays où l’on parle des langues d’origine complètement différente ou inconnue, on peut alors vraiment parler d’internationalité.

      Laissons l’Espéranto aux Espérantistes. Ce projet fonctionne certainement mais en vase clos. Ceci dit il a le mérite d’avoir ouvert la voie et de montrer les erreurs qu’il ne faut pas commettre pour que les tentatives présentes et futures marchent réellement.

       smiley


    • ripouette ripouette 28 août 2007 15:00

      Es totalamente inutile de apprendar una lingua que parlare per persona.

      El esperanto es una deadus lingua que es useless. Qui una nova lingua apprendere volere ? Totalamente artificial ?

      Es stupid de believe que ceste lingua fuera uno day una lingua de echango.

      Moi aussi je peux en faire une de langue ! Je m’en vais de ce pas contacter l’UE smiley


      • docdory docdory 28 août 2007 15:37

        @ ripouette

        Poly excellentissima einai la vostra ansoeur ! Eimai écroulaménos apo laughter ! L’ Evropéikos Soyouz tha Mia alli fora akomi va se fouter dedans !


      • Krokodilo Krokodilo 29 août 2007 12:43

        Ripouette,

        Vous pourrez probablement concocter un sabir quelconque, genre europanto, mais faire une vraie langue, homogène, fonctionnelle, évolutive, c’est autre chose. Sous prétexte que les projets d elangue construite sont légion, et que certains continuent comme un jeu d elinguistes ou de passionnés de langues (c’est leur droit), on sous-estime le génie de Zamenhof et le tour de force que constitue l’espéranto. Son génie est pourtant reconnu implicitement, d’abord par le succès et la diffusion internationale de sa langue, mais aussi par les hommages officiels, statues et nombre de rues à son nom, etc. Certes, n’importe quel général peut avoir sa statue, qu’il ait gagné ou perdu des guerres..., mais des statues d’ophtalmologistes, il y en a peu. dans certains pays comme la France, il est reconnu tandis que toutes les infos concernant la vie de l’espéranto sont boycottées par les grands médias, écrits et télés !


      • Bert 31 mars 2009 18:50

        " Vous pourrez probablement concocter un sabir quelconque, genre europanto, mais faire une vraie langue, homogène, fonctionnelle, évolutive, c’est autre chose. Sous prétexte que les projets d elangue construite sont légion, et que certains continuent comme un jeu d elinguistes ou de passionnés de langues (c’est leur droit), on sous-estime le génie de Zamenhof et le tour de force que constitue l’espéranto. Son génie est pourtant reconnu implicitement, d’abord par le succès et la diffusion internationale de sa langue, mais aussi par les hommages officiels, statues et nombre de rues à son nom, etc. Certes, n’importe quel général peut avoir sa statue, qu’il ait gagné ou perdu des guerres..., mais des statues d’ophtalmologistes, il y en a peu. dans certains pays comme la France, il est reconnu tandis que toutes les infos concernant la vie de l’espéranto sont boycottées par les grands médias, écrits et télés ! "

        D’accord, Zamenhof fut une sorte de génie, mais Johann Martin Schleyer aussi en créant le Volapük dont s’est inspiré Zamenhof, en tirant parti des erreurs de son prédécesseur. Comme furent aussi des génies, les linguistes qui tirèrent parti des erreurs de l’Espéranto pour faire évoluer des projets plus viables. Et il y en a eu aussi avant Zamenhof. La culture espérantiste est-elle devenue à ce point étroite pour ne reconnaitre qu’un seul et unique inventeur de langue construite ?

        Qui n’a pas tenté, et tente encore peut-être, de créer sa langue construite ? Je l’ai fait moi-même, ado, en me basant sur le latin. Ça ressemblait à du Latino Sine Flexione, que je ne connaissais pas à l’époque, mais je n’ai trouvé qu’un locuteur, moi ... et tout est parti aux oubliettes et c’est tant mieux. Il existe maintenant des linguistes, des historiens et d’autres spécialistes qui ont les connaissances et les compétences pour élaborer des projets dignes de ce nom et qui tiennent, et il y a tous ceux, dont nous faisons partie, qui désirent vraiment communiquer, oserai-je dire "inter-communiquer", et qui mettent à l’épreuve de la pratique, du concret, de la réalité ces projets.

        Désolé mais l’Espéranto, depuis tout ce temps, n’est pas encore sorti du cadre de l’Espérantie, cette nation virtuelle, et n’a pu faire ses preuves dans le quotidien de tout un chacun. Il fonctionne dans les rencontres, les congrès et maintenant les forums, dans certaines familles de façon très restreinte, il y a même, parait-il des espérantophones de naissance, et je doute que ce soit une bonne chose, la langue commune devant rester une deuxième langue, surtout quand elle prétend protéger les langues naturelles... Si l’Espéranto n’accroche pas dans le quotidien, c’est peut-être en partie parce que beaucoup ne se reconnaisse pas dans un langue, fruit du cerveau d’un seul homme, basé sur un fond de mots artificiels, choisis arbitrairement parmi quelques langues d’Europe occidentale, pour la plupart, avec un grammaire et une syntaxe qui parait maintenant archaïque, une prononciation pas évidente pour tout le monde, allant parfois à l’encontre de certaines règles euphoniques naturelles. Merveilleuse et géniale idée que l’Espéranto mais qui a besoin de mûrir à la lumière des connaissances actuelles en matière de linguistique, d’histoire des langues et de l’humanité, de politique, de comportementalisme, de psychologie et tout autre science ou philosophie qui entre dans le cadre des relations humaines.

        Ce n’est pas la propagande qui fera meilleure langue, ni celle que l’on imposera d’une manière ou d’une autre, ce sera celle que choisiront les hommes spontanément quand ils auront envie ou vraiment besoin de communiquer entre eux, quotidiennement.


      • Deneb Deneb 28 août 2007 16:21

        Plutôt que d’inventer un n-ième volapük, essayons d’apprendre les langues, les vraies, les vivantes. Pour ma part j’en maîtrise 5, et je me debrouille passablement en 5 autres. Plus on en connaît, plus vite on en apprend une nouvelle. Sans parler d’ouverture culturelle et de multiplication des possibilités que cela procure. Ce n’est pas que je sois particulièrement doué, mais ma langue maternelle est parlée par à peine 2 millions de personnes, j’étais donc obligé d’en apprendre d’autres. Et je ne le regrette jamais.


        • docdory docdory 28 août 2007 18:01

          @ Deneb

          Judicieuse reflexion ! Quelle est donc votre langue maternelle ?


        • Deneb Deneb 28 août 2007 19:30

          Essayez de deviner. Comme indice je vous dit qu’elle est parlée dans la zone Euro.


        • sciuro 28 août 2007 22:40

          Bonjour à tous et merci pour vos commentaires et vos questions intéressantes. L’interrogation « pourquoi l’espéranto » est très pertinente. En effet, vous avez l’air de savoir et je vous en félicite, qu’ont existé des dizaines de projets de langue internationale. Mais le mot est lâché, il s’agissait de projets. L’espéranto, lui, a accédé au statut de langue vivante, et si à ses débuts il a bien été un projet, c’est aujourd’hui une langue moderne, présente dans tous les champs du langage et utilisée dans tous les médias. Bien sur, votre question mérite d’être posée, mais à mon sens, l’espéranto est une langue dont on a maintenant une expérience et un recul séculaire, en quelque sorte il possède une certaine maturité qu’il serait difficile à rattraper. Bien sur, tout ceci est une opinion personnelle, mais pourquoi refaire ce qu’il existe déjà ?

          A Deneb qui laisse sous entendre que l’espéranto n’est pas une « vraie » langue, je répondrais que, si c’est à cela qu’il réfère, l’artificialité de l’espéranto est à relativiser. A partir de quand doit-on considérer qu’une langue est artificielle ? Par exemple, combien de règles grammaticales, orthographiques ont été décrétées pour donner au français la forme dans laquelle il nous est parvenu ? Un certain nombre de langues modernes sont sans doute toutes autant « artificielles » que l’espéranto, au sens où vous l’entendez. Ainsi, regardez l’histoire du norvégien, de l’hébreu moderne ou de l’indonésien. De même que toutes les langues, l’espéranto est le prolongement d’un héritage linguistique millénaire, à la différence d’autres langues, sans doute plus cohérent.

          Deneb, laissez moi vous dire également que je suis très content de pouvoir vous comptez parmi les amoureux des langues. La plupart des espérantophones ont une haute estime de la diversité linguistique et souvent sont comme vous, très enclins à apprendre de nouveaux idiomes. A l’heure actuelle, les gens ne peuvent plus vraiment apprendre les langues qu’ils veulent et par intérêt. Dans notre système scolaire, la grande majorité des élèves n’ont le choix vraiment qu’entre 2 ou 3 langues, et souvent parmi ce choix restreint, une en particulier s’impose plus que les autres. Bien sur, le discours officiel me fera dire qu’une bonne cinquantaine de langues peuvent par exemple faire l’objet d’un examen en option au baccalauréat, mais comparé aux langues phares, combien de lycéen recourt à cette possibilité ? En enseignant par exemple l’espéranto en primaire, en insistant sur ce qu’il a de commun avec d’autres idiomes, on donnerait aux élèves une très bonne introduction aux langues et à leur apprentissage, tout en permettant à nos jeunes un accès à la communication internationale, un droit fondamental qui ne doit pas être l’apanage d’une élite, de membres d’une catégorie linguistique particulière ou d’un groupe de personnes ayant un niveau d’éducation plus élevé. Les enfants pourraient par la suite au collège avoir plus de choix dans les langues qu’ils veulent apprendre et se déterminer par intérêt et par goût plutôt que par obligation.

          On ne peut pas imposer à tout le monde d’apprendre une dizaine de langues. Le plurilinguisme tel qu’il est prôné actuellement contribue sournoisement d’ailleurs plus au renforcement d’une seule langue qu’au renforcement de toutes. Le plurilinguisme sans l’emploi parallèle d’une langue neutre pour éviter la tentation d’hégémonie d’une langue nationale sur une autre ne fonctionne qu’en théorie. La traduction, même si elle a ses limites permet aux membres de nos institutions de communiquer, mais soyons logiques et je dirais même réalistes, si nous voulons construire une union politique véritable au sein de l’UE, donnons aux citoyens les moyens de l’accès au débat européen, tout en respectant l’identité linguistique de chacun. L’espéranto peut incarner cette langue inter citoyenne. Avoir une réflexion sur la place de l’espéranto dans l’UE est pour moi essentiel, quelques soient vos opinions, j’espère que vous pourrez vous interroger sans a priori et je vous engage à vous renseigner sur la question.

          Bien cordialement. smiley

          Sciuro.


        • Hermes esperantulo 28 août 2007 23:23

          c’est bien que vous connaissiez autant de langue mais conbien peuvent en faire autant que vous et quel est votre niveau dans chacunes de ses langues. Bizarement en france les bachelirés ne maitrisent déjà à peine une langue en plus en avoir ddeux cela releve du miracle et sans oublier que nombreux d’entre eux les oublient dans le temps donc au final il ne reste qu’n petit poucentage de 1ù qui maitrise bien une langue et le resque que les restes.

          Vous pouvez en apprendre autant c’est que vous avez du temps ou que c’est votre passion ou que vous etes doués, tant mieux pour vous. mais maleureusment la plupart des gens n’ont pas ses qualités, donc le super-multilinguisme super opérationel n’est pas réalisable tant que nous n’aurons pas des implants bioniques de disques dures en nous.

          Comme peut de personnes peuvent maitriser plusieures langues ils se rabattent sur celle qui semble la plus simple,la plus populaire et la plus utilisé dans notre monde global, l’anglais. et malheureusement il existe dans certains pays et même en pays anglo saxons ou les locuteurs perdent les finesses de leur propre langue et voir s’anglissiser malheuresement pour leure langue qui au fil du temps se liquéfie dans une autre langue ayant moins de controle pour pouvoir se comprendre entre eux.


        • docdory docdory 29 août 2007 00:12

          @ Deneb

          Le lituanien ou le letton , peut-être ?


        • Deneb Deneb 29 août 2007 10:01

          Les pays baltes ne sont pas dans la zone Euro, ils ont leur propre monnaie.


        • Deneb Deneb 29 août 2007 11:30

          J’a déjà ecrit que je ne pensais pas être particulièrement doué. Les langues, je les ai appris par pure nécessité. Vous dîtes que en France les bacheliers ne maitrisent déjà à peine une langue. Mon expérience me dicte qu’en même temps que l’on apprend une langue, on approfondit celles déjà connues. C’est tout à fait logique, car toutes les langues, aussi différentes soient-elles sont quelque part liées. La plupart des mots d’une langue dérivent d’une autre. Donc, plus on parle de langues, mieux on connait le français. Je ne pense pas non plus qu’il y ait une limite au nombre de langues que l’on peut apprendre. Par contre, les sentiments nationalistes peuvent constituer un frein à l’apprentissage, car pour parler une langue, il faut la pratiquer, et en disant « il est en France, il n’a qu’à parler français ! », on se ferme à cette connaissance, on refuse de faire l’effort de comprendre, puis on trouve une excuse facile : « je ne suis pas doué ... ». Voilà pourquoi les Français ne parlent guère de langues étrangères.


        • Krokodilo Krokodilo 29 août 2007 11:55

          Deneb,

          Tout d’abord, êtes-vous dans la traduction ou l’interprétariat ? Si oui, vous faussez le débat. Tout un chacun n’a ni les capacités, ni le temps, ni l’occasion, ni forcément l’envie de maîtriser cinq langues, ce qui d’ailleurs ne garantit même pas que deux Européens puissent discuter entre eux, ou deux humains si on parle de la communication internationale.

          Quant à la culture, naturellement que vos connaissances vous ont ouvert des horizons, mais pour l’immense majorité des gens, notre culure, le peu que nous savons des cultures étrangères nous vient de la traduction. Peu de gens peuvent lire en VO dans une langue étrangère, encore moins dans deux langues, au-delà on tombe dans l’exceptionnel. Nous sommes totalemnt hors-sujet, le but d’une langue auxiliaire est de servir de pont interculurel, d’offrir au plus grand nombre d’Européens un moyen de discuter entre eux, loin de l’élitisme de votre proposition.


        • Hermes esperantulo 29 août 2007 12:12

          je fais partie de la nouvelle génération de francais vous savez celle qui n’aurat pas de retraite, cette génération c’est celle qui à le plus été en contact pour apprendre les langues et surtout l’anglais. la france n’est pas un des pays les plus nul en langue c’est même un des meilleurs quand on regarde par rapport au test d’anglais toec and co ou il se retrouve 2eme en europe et 4 eme au niveau mondial.

          De plus quand on regarde en europe l’eurobarometre qui n’est pas un test mais une opinion sans évaluation par la nouvelle norme européenne des test, on a l’inpression que les pays scandinaves font nettemnt mieux que nous mais par le test eurpoéen on remarque qu’ils font à peine mieux que nous et en plus sont bon que vers l’anglais alors que les pays qui proposent le plurilingisme comme la france sont meilleurs sur deux langues dans l’ensemble.

          mais aussi quand on dit que les francais ne se donnent pas la peine nous pouvons aussi regarder les anglais ou les américains ou l’apprentissage des langue est une option.

          Quand on apprend plusieurs langues, oui il est plus facile d’en apprendre d’autres, les linguistes le reconnaissent mais aussi ils reconnaissent que plus on en apprend et moins on en connait la profondeur d’une langue car le cerveau à ses limites donc celles qui ne sont pas réactualisées se perdent dans les méandre de la mémoire.

          Donc tout ce relativise, j’ai beaucoup voyagé à travers le monde rien que par rapport à l’apprentissage de l’anglais la difficulté est assez grande, j’ai discuté avec as mal de monde dans le monde et par le web j’ai constaté que se soit dans les hotels, aéroports, chez l’habitant, les restaurants, la barrière des langues est énorme. j’ai rencontrer pas mal d’immigrant dans des pays divers qui m’ont bien dit qu’apprendre la langue d’un pays est une tache ardue rien que pour le systeme administratif que ce soit aux US en GB, au Canada francais ou anglais en italie en espagne en pologne


        • Krokodilo Krokodilo 29 août 2007 13:05

          Deneb,

          Je n’ai pas eu le temps de fignoler mon message : ce qui me chagrine dans vos messages, c’est qu’ils perpétuent ce grand mensonge de la facilité des langues ; Notre propre langue est elle-même une très grande difficulté : pour l’acquérir à un niveau correct, il nous faut passer quelque quinze à vingt ans en immersion complète, et pourtant nombre d’adultes sont très faibles en français.

          Pour une langue étrangère, c’est pire, car les années nous sont comptées, et le temps d’immersion est considérablement réduit. Acquérir un bon niveau dans une langue étrangère est un immense travail, et conserver ce niveau demande des efforts tout aussi soutenus.

          Et non, les capacités de nos cerveaux ne sont pas illimitées, pas plus que la mémoire, pas plus que le temps, pas plus que les ressources de la Terre. Seules les connaissances que nous en pourrons jamais mémoriser semblent illimitées... Un peu de réalisme et de modestie clarifierait le débat.

          Et surtout, avant même de débattre, il faudrait savoir de quoi on parle : vous dites parler cinq langues. A quel niveau ? « Parler une langue » ne veut rien dire. S’agit-il de connaître quelques phrases dans diverses langues, de savoir se débrouiller pour demander un renseignement ? Personnellement, je dirais que parler une langue, c’est être capable de lire un roman de qualité (mais sans trop d’argot), pouvoir participer à une conversation, disposer d’un vocabulaire relativement étendu, comprendre des chansons, comprendre un peu d’humour pas trop difficile. Et ceci est déjà un excellent niveau, correspondant à A2 dans la nouvelle échelle consensuelle CECRL. Très peu de gens parviennent à ce niveau dans une langue étrangère, deux c’est exceptionnel, il y faut des circonstances particulières ou des besoins professionnels.

          En outre, les Français ne sont pas nuls en langue, ils sont comme tout le monde. Où sont les tests sur le niveau en langue des Anglais, Usoniens ou Australiens ? Comme l’a dit Esperantulo, les prétendues enquêtes d’Eurobaromètre en sont que des sondages bidons à qui on fait dire ce qu’on veut. Et si les pays nordiques sont forts en anglais, c’est qu’ils ont accepté que l’anglais soit la lingua franca de leurs pays et qu’il soit utilisé à l’université. Permettez qu’on ne partage pas le souhait de voir la France suivre cette voie. Malheureusement, l’anglais est devenu quasiment obligatoire à l’école primaire, qu’on se le dise. Aucun journal ou télé n’en a parlé ! Ils roulent tous pour l’anglais lingua franca de l’Europe, on ne le dira jamais assez, c’est pour cela qu’ils s’extasient devant les « dons » en langue des Finlandais ou des Suédois ! Après les autocollants « stop-pub », il nous faudrait des stop-clichés !


        • Deneb Deneb 29 août 2007 15:47

          Je ne suis ni traducteur, ni interprete. Je suis tout simplement un Européen. Il y a en Europe des pays où la majorité des gens est au moins bilingue. Je parle des allemands, des suisses, des autrichiens, des hollandais, des scandinaves. Ils connaissent pratiquement tous l’anglais. Ce n’est pas le cas en France, un tout petit peu plus en Italie et en Espagne (décidément les Latins n’ont pas trop envie de s’ouvrir vers les autres). La langue qui lie les gens, c’est l’anglais, quoi qu’on en pense.

          On ne peut pas décréter une langue, elle se fait petit à petit, au fil des siècles, à travers le parler, l’écrit, à travers la littérature, les journaux, les chansons, l’histoire, bref, une langue est une culture. Et une culture se fait spontanément, on ne peut pas l’inventer.

          Il n’y a point d’élitisme dans mon discours. Apprendre une langue étrangère est beaucoup plus facile que vous ne l’imaginez. Il suffit d’y avoir intérêt. J’apprenais le Français en 2ème langue étrangère au lycée. Après mon bac, je n’étais pas capable d’aligner deux mots. Et puis j’ai rencontré une belle française. En 2 mois je le parlais couramment. Il suffit donc juste un peu de motivation.


        • docdory docdory 29 août 2007 15:56

          @ Deneb

          Ce doit donc être l’Irlandais gaëlique !


        • Deneb Deneb 29 août 2007 16:02

          @ esperantulo

          « les linguistes reconnaissent que plus on en apprend et moins on en connait la profondeur d’une langue car le cerveau à ses limites donc celles qui ne sont pas réactualisées se perdent dans les méandre de la mémoire »

          Affirmation gratuite - citez les sources ! Je sais de ma propre expérience que c’est exactement le contraire.


        • Deneb Deneb 29 août 2007 16:21

          @ docdory

          nice try, mais ce n’est pas ça. D’ailleurs, je viens d’un voyage au Pays des Galles, et j’ai trouvé que leur langue avait beaucoup de classe et d’élégance.

          Mais apparement mes compatriotes s’interessent beaucoup à Esperanto (d’après les commentaires sur ce sujet). Je ne l’ai pas remarqué lors de mes nombreuses voyages au pays, mais tels que je les connais, ils ont toujours eu un faible pour des choses futiles.


        • Hermes esperantulo 29 août 2007 16:27

          HAGEGE DANS LE FIGARO LE BILINGUISME VRAI EST UNE CHOSE RARE.déjà une source

          Et aussi de nombreux traducteurs autours de moi, oui ils apprennent vite et approfondissent s’ils baigne suffisament dans la langue à longeur de journée, mais perdent rapidement les mots s’ils ne l’entretienne pas. donc au bout de 5- 10 langues il commence à devenir difficille de tenir le rythme sur le même pied d’égaliter pour toutes.

          moi par exemple qui ait appris russe anglais, latin et divers autres langues. il en reste rien ou quasi rien. j’ai appris l’eo et ’angalis je me sert beaucoup de l’eo et quiasi pas de l’anglais, le premier il reste actif, le second il s’éfiloche vite comme le dit Claude Piron. je suis un exemple que le cerveau a ses limites donc la théorie de on peut tout apprendre est fausse, juste une déduction de raisonnement scientifique fondamental.


        • Hermes esperantulo 29 août 2007 16:48

          Il y a en Europe des pays où la majorité des gens est au moins bilingue. Je parle des allemands, des suisses, des autrichiens, des hollandais, des scandinaves. Ils connaissent pratiquement tous l’anglais."

          Il y a connaitre et connaitre, connaitre pour juste savoir dire l’addition s’il vous plait c’est du par coeur, connaitre pour discuter de manière approfondi, c’est déjà autre chose (en suisse par exemple d’après ce qu’il parait deux personnes de langue différnete ont du mal à communiquer entre elles) il y a très bien connaitre c’est à dire pouvoir lire un livr et en comprendre la profondeure

          « Ce n’est pas le cas en France, un tout petit peu plus en Italie et en Espagne (décidément les Latins n’ont pas trop envie de s’ouvrir vers les autres). La langue qui lie les gens, c’est l’anglais, quoi qu’on en pense. »

          et donc les anglais sont premiers car ils parlent anglais, houa qu’ils sont forts ils maitrisent leure propre langue maternelle, qu’est ce qu’on est nul nous pauvres francais. Et bien voyez vous nous au moins on cherche à connaitre d’autres langues alors que les anglais presque pas un iotat

          « On ne peut pas décréter une langue, elle se fait petit à petit, au fil des siècles, à travers le parler, l’écrit, à travers la littérature, les journaux, les chansons, l’histoire, bref, une langue est une culture. Et une culture se fait spontanément, on ne peut pas l’inventer. »

          A si on peut l’indonésien, le chinois moderne l’hébreu moderne se sont les langues recréent au départ donc en partie inventés puis ensuite avec le temps évolue comme toute autres langues

          « Il n’y a point d’élitisme dans mon discours. Apprendre une langue étrangère est beaucoup plus facile que vous ne l’imaginez. Il suffit d’y avoir intérêt. J’apprenais le Français en 2ème langue étrangère au lycée. Après mon bac, je n’étais pas capable d’aligner deux mots. Et puis j’ai rencontré une belle française. En 2 mois je le parlais couramment. Il suffit donc juste un peu de motivation. »

          Un peu de motivation vous parlez de vous de votre expérience, pas de celle des autres et c’est la que votre discours devient faux. Car vous oubliez les autres, dans mon expérience perso je ne suis pas doué pour les langues mais doué pour les sciences c’est peut être la motivation mais elle ne fait pas tout, car le contexte sociaux culturel jopue aussi beaucoup. je peut dire que certains sont doués d’autres sont pas doués, que certaines langues sont plus durent que d’autres suivant sa langue d’origine, et bien dans mon discours je ne me permet pas de dire que les langues sont plus facile qu’il n’y parait, car le probleme est à l’envers c’est la capacité personelle d’apprendre des langues qu est le facteur le plus important et dans mon groupe de métier il en existe de spreuvent, la version la plus appliqué est l’orthophonie qui décrit précisément comment se fait la pensé de l’écrit et de l’oral dans divers langues et tout n’est pas aussi simple que ce qu’il est.

          Et vous dites nous vos niveau de langue, vous parlez petit nègre, des phrases en partcoeur, un language de mille mots, un language, de conversation soutenue( comprendre un contract , un texte scientifique), de natif (lire u texte d’auteur conu et reconnu, molire, balzac, comprendre les idiotismes, les proverbes locaux, ect)


        • bozz bozz 29 août 2007 16:50

          allez Deneb (prétentieux !) êtes-vous Slovène ?

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès