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Accueil du site > Actualités > Europe > Irlande : victoire du oui au référendum sur le pacte budgétaire

Irlande : victoire du oui au référendum sur le pacte budgétaire

Le résultat du vote irlandais par référendum sur le pacte budgétaire européen était très attendu en Europe et par les "marchés". Il est sans appel. 60,3% de oui avec une participation de 50%, un taux conforme à ce genre de consultation en Irlande.

Après la douche froide des élections législatives grecques du mois dernier où avaient triomphé des partis anti-mémoremdum européen et les récents déboires de la banque espagnole Bankia, le référendum organisé par l'Irlande prenait une importance singulière mais pas cruciale pour l'Union européenne (UE). Importance renforcée par le fait que l'Irlande est le seul pays a avoir choisi cette procédure de ratification. La vox populi irlandaise faisait figure de vote par procuration pour tous les Européens se plaignant de ne pas être consultés directement. Une réponse négative aurait non seulement été un mauvais signe envoyé aux prêteurs des pays de la zone euro mais il aurait apporté de l'eau au moulin des eurosceptiques.
 
Les irlandais ont voté sans enthousiasme mais avec raison (ou avec la peur au ventre pour les eurosceptiques). En votant non, l'ancien tigre celtique avait beaucoup plus à perdre que les autres pays de l'UE.
 
D'abord les irlandais ne disposaient pas de leur arme favorite avec l'Union européen, le chantage, puisqu'un "non" irlandais n'aurait pas bloqué l'entrée en vigueur de ce traité (comme cela avait été le cas pour les traités européens de Nice puis de Lisbonne en 2001 et 2008). Douze ratifications au sein de la zone euro (qui compte dix-sept pays) suffisent, trois pays de cette zone l'ont déjà fait et seule la France a exprimée des réserves (mais connaissant Flamby c'est plus une posture pré-électorale qu'autre chose).
 
L’adoption du "traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire" (selon son non officiel) permet à l'Irlande d'être éligible aux fonds du nouveau Mécanisme Européen de Stabilité (MES). Pour un pays qui a déjà bénéficié, depuis la fin 2010, d’un plan de sauvetage de 85 milliards d’euros garanti par l’U.E. et le Fonds monétaire international, et qui tente de renégocier les conditions financières des prêts accordés, c'est presque une question de vie ou de mort.
 
Je me demande si les dirigeants européens n'auraient pas dû obliger les Etats, dont le constitution le permettaient, de ratifier le pacte budgétaire par référendum. Un tel processus aurait permis de satisfaire tout le monde ; les euro-sceptiques qui se plaignent que "le peuple n'est pas consulté" et que ses choix négatifs "soient ignorés" par la classe politique dirigeante et les europhiles en mettant les citoyens de chaque pays devant leurs responsabilités lors d'une procédure qui ne requiert qu'une majorité qualifiée. Aucun mauvais coucheur ne pouvant empêcher les autres d'avancer.
 
La France pourrait-elle organiser aussi un référendum à son tour ? Techniquement oui mais politiquement c'est courir le risque de rouvrir de vielles plaies à gauche. Je doute fort que François Hollande se rallie à cette idée.

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37 réactions à cet article    


  • wesson wesson 4 juin 2012 10:40

    bonjour l’auteur,


    « avec la peur au ventre pour les eurosceptiques »

    toute la construction Européenne est dans cette phrase. Au terme de quoi il faut donner à cette consultation son nom véritable : un chantage.

    Les Irlandais ont choisi d’y céder, pourquoi pas. Personnellement, je crois que c’est juste reculer pour mieux sauter, et que cela ne règle strictement rien sur le fond. 

    • Le taulier Le taulier 4 juin 2012 11:04

      Salut Wesson,

      Faut pas exagérer, aucun pays n’est entre dans l’UE par chantage ou par la force. Demande au Serbes ce qu’ils en pensent par exemple. Même leur nouveau président ultra-nationaliste veut nous rejoindre c’est qu’en être c’est surement mieux qu’être dehors.


    • Luxum Luxum 4 juin 2012 12:52

      Ni par force ni par chantage mais grâce à un subtile jeu de corruption et de propagande. Le peuple serbe n’a aucune raison de rentrer dans l’UE même si les agents euro-atlantistes font leur faire croire que si par une campagne de propagande pire que celle que nous avons eu en France. A l’inverse, la classe dominante Serbe a tout intérêt à faire entrer leur pays dans l’UE puisque celà signifie pour eux un enrichissement personnel considérable.


    • Le taulier Le taulier 4 juin 2012 13:50

      C’est l’argument un peu facile de ceux qui sont en minorité pour delégitimiser la majorité en parlant de propagande.


    • calimero 4 juin 2012 19:47

      Donc la majorité est légitimée par le fait de penser ce que disent les médias dominants. Intéressant comme analyse. On fait un petit concours de sophismes ? T’as l’air de taquiner un peu dans la discipline...


    • Le taulier Le taulier 4 juin 2012 21:08

      Ben oui , cela s’appelle la démocratie.


    • wesson wesson 5 juin 2012 00:48

      Si l’entrée dans l’Europe s’est faite sans chantage, c’était sur le papier pour des lendemains qui chantent. Les lendemains nous y sommes, et la chanson a  des airs de marche militaire.


      Le chantage n’est effectivement pas sur l’entrée dans l’Europe - qui fait de plus en plus réfléchir au passage, la Turquie qui a longtemps frappé à la porte a décidé d’aller voir ailleurs si elle y était. 

      Par contre, le chantage se fait sur la sortie - en fait il faudrait plutôt dire l’expulsion de l’Europe - disons de la zone Euro - présenté comme une synthèse de toutes les calamités, ce qui à mon sens est surestimé.

      Quelle est la situation actuelle des pays dont on demande leur avis ? la quasi totalité des médias - TV, Radio, Presse écrite - et des éditocratres, la quasi totalité des partis - de droite comme de gauche - appuie la politique Européenne, et dit qu’il faut l’accepter même au prix de contreparties énormes. L’argumentaire principal est la peur - je devrai dire la terreur - que l’on exerce sur le peuple à coup d’argumentaire TINA, et expliquant que toute alternative revient à un retour au stalinisme ou au goulag. Irlande, mais aussi Grèce, France, Italie, Espagne - le débat en est là, et sur la plus grosse partie de l’électorat, celle qui consomme de l’information sans la rechercher, et donc qui s’arrête là ou les journaux télés vont, ils sont effectivement convaincus qu’il n’y a plus d’autre alternative que cela.

      Il y a une extraordinaire dissymétrie de traitement dans les médias entre les pro-commission, et les alternatifs, tellement énorme qu’elle est propre à fausser totalement un scrutin tel qu’il y a eu en Irlande, et comme partout ailleurs. Ah oui, en Grèce comme les effets de la politique Européenne ne peuvent être dissimulés, on ne peut plus faire rentrer le diable gauchiste dans sa boite... mais la campagne médiatique qui s’y déroule maintenant pourrait se résumer à « tous contre syriza, de l’extrême gauche à l’extrême droite », et ou on voit une large coalition ND - Laos - Crissy Avgi et même quelques dissidents du Pasok faire une alliance objective pour éviter que cette gauche là ne soit en tête.

      Alors oui, l’argument propagandiste est certes un peu facile, mais il n’en est pas moins exact dans le cas d’espèce, et joue à plein à mon avis en Irlande comme partout ailleurs.

      De toute manière le système n’est pas pérenne, et à terme tout ça va s’effondrer dans un grand fracas, et comme d’habitude en pareil cas, ce sera à cette gauche là - à qui vous niez le droit de gouverner - à réparer les conneries du système capitaliste actuel.



    • Le taulier Le taulier 5 juin 2012 05:49

      Demande à des personnes d’un certain âge et qui on connut l’Espagne, le Portugal, l’Irlande ou la Grèce il y a 20 ou 30 ans et ce que ces pays sont devenus. C’est le jour et la nuit.


    • wesson wesson 5 juin 2012 11:17

      " Demande à des personnes d’un certain âge et qui on connut l’Espagne, le Portugal, l’Irlande ou la Grèce il y a 20 ou 30 ans et ce que ces pays sont devenus. C’est le jour et la nuit "


      Facile : L’Espagne sortait juste de la dictature de Franco qui l’as glacé dans sa position de 1939, le Portugal c’était Salazar et une colonisation ruineuse poursuivie alors que tout le monde l’abandonnait, l’Irlande se faisait écraser et piller par les troupes Anglaises, et en Grèce il y avait la dictature des Colonels.

      Il y avait donc quelques raisons à ce que ces pays fussent largement sous-développés au sortir de tous ces régimes dictatoriaux, qui au passage étaient d’une couleur très libérale et largement soutenus par les USA et alliés.

    • Le taulier Le taulier 5 juin 2012 11:23

      Les Anglais ont quitte l’Irlande depuis 70 ans ! Et qu’est-ce que tu dis des pays d’Europe de l*est (je suppose que tu vas parler du communisme) .


    • AntoineR 4 juin 2012 10:47

      Bien résumé : un chantage !


      • lloreen 4 juin 2012 10:52

        « Je me demande si les dirigeants européens n’auraient pas dû obliger »...

        Dans votre phrase, deux mots sifflent à mes oreilles : « dirigeants » et « obliger », ce qui déclenche chez moi systématiquement le verrouillage automatique des écoutilles.


        • Lea Andersteen Lea Andersteen 4 juin 2012 11:29

          Une donnée manque dans votre article : le taux de participation.

          Qui s’explique à mon sens, par l’aspect manifestement vain du vote, que ce soit pour des référendums ou des élections. Beaucoup, à travers l’Europe n’y croient plus.

          Concernant l’aspect salvateur du MES, je suppose que vous n’avez pas lu le détail. Le MES c’est
          - une société anonyme basée au Luxembourg (qui a dit « paradis fiscal » ?)
          - une gouvernance par des gens nommés et non élu
          - une immunité totale de la SA et de ses employés vis à vis de toute forme de justice (quelque soit la juridiction terrestre)
          - un droit d’auto-édition des textes fondateurs de la structure par elle-même, notamment le montant qu’elle peut réclamer aux états signataires,
          - en cas de besoin de nouveaux fonds, le MES demande une rallonge et les états doivent payer sous 10 jours (ou 7 ?) de manière irrévocable, sans refus possible (rappelons que les Parlements ont été créés a la base pour décider le budget...)

          Définitivement, ne pas être éligible au MES et/ou ne pas le signer sont une question de vie et de mort pour tous les états européens. Et non l’inverse comme vous pensez à tord. Lisez donc le traité du MES... Renseignez-vous... a lieu de répéter les mensonges des autres.

          Voila donc quelques compléments pour votre article au combien fallacieux.


          • Le taulier Le taulier 4 juin 2012 11:40

            Vous m’avez mal lu. Je parle du taux de participation qui est dans la moyenne des referendum. On ne va pas quand même aller chercher les gens chez eux avec un pistolet pour qu’ils votent.

            J’ai lu le traite du MES et c’est loin de ressembler a ce que vous affirmez.


          • Arynae 4 juin 2012 14:44

            Le délai est bien de 7 jours, et les status des dirigeants et employés du MES absolument SCANDALEUX.

            On est en pleine science-fiction.


          • Lea Andersteen Lea Andersteen 4 juin 2012 15:00

            « - une société anonyme basée au Luxembourg (qui a dit »paradis fiscal«  ?) »
            Je cite l’article 31, même si je ne retrouve pas une précision sur le status juridique exact, il est négocié, dixit un article, avec les états membres en question. C’est une personne morale en tout cas :)
            Lieu d’établissement
            1. Le MES a son siège et son bureau principal à Luxembourg.

            Article 32 :
            Le MES possède la pleine personnalité juridique et la pleine capacité juridique pour :
            a) acquérir et aliéner des biens meubles et immeubles ;
            b) conclure des contrats ;
            c) ester en justice, et
            d) conclure un accord de siège et/ou un protocole en vue, le cas échéant, de faire reconnaître son statut juridique, ses privilèges et ses immunités, ou leur donner effet.

            « - une gouvernance par des gens nommés et non élu »
            Je cite l’article 43, membre ici désignant les états signataires :
            Premières nominations
            1. Chaque membre du MES désigne son gouverneur et son gouverneur suppléant dans les deux semaines qui suivent l’entrée en vigueur du présent traité.
            2. Le conseil des gouverneurs désigne le directeur général et chaque gouverneur désigne un administrateur et un administrateur suppléant dans les deux mois qui suivent l’entrée en vigueur du présent traité.

            « - une immunité totale de la SA et de ses employés vis à vis de toute forme de justice (quelque soit la juridiction terrestre) »
            Je cite l’article 32 « Statut juridique, privilèges et immunités »
            3 Le MES et ses biens, ses financements et ses avoirs, où qu’ils soient situés et quel qu’en soit le détenteur, jouissent de l’immunité de juridiction sous tous ses aspects, sauf dans la mesure où le MES y renonce expressément en vue d’une procédure déterminée ou en vertu d’un contrat, en ce compris la documentation relative aux instruments de financement.
            4. Les biens, les financements et les avoirs du MES, où qu’ils soient situés et quel qu’en soit le détenteur, ne peuvent faire l’objet de perquisitions, de réquisitions, de confiscations, d’expropriations ou de toute autre forme de saisie ou de mainmise de la part du pouvoir exécutif, judiciaire, administratif ou législatif.
            5. Les archives du MES et tous les documents qui lui appartiennent ou qu’il détient sont inviolables

            6. Les locaux du MES sont inviolables.

            je cite l’article 35 :
            Immunité des personnes
            1. Dans l’intérêt du MES, le président du conseil des gouverneurs, les gouverneurs, les gouverneurs suppléants, les administrateurs, les administrateurs suppléants ainsi que le directeur général et les autres agents du MES ne peuvent faire l’objet de poursuites à raison des actes accomplis dans l’exercice officiel de leurs fonctions et bénéficient de l’inviolabilité de leurs papiers et documents officiels.

            "- un droit d’auto-édition des textes fondateurs de la structure par elle-même, notamment le montant qu’elle peut réclamer aux états signataires,« 
            Je cite l’article 10 :
            Modification du capital autorisé
            1. Le conseil des gouverneurs réexamine régulièrement et au moins tous les cinq ans la capacité de prêt maximale et l’adéquation du capital autorisé du MES. Il peut décider de modifier le montant du capital autorisé et de modifier l’article 8 et l’annexe II en conséquence. Cette décision entre en vigueur après que les membres du MES ont informé le dépositaire de l’accomplissement de leurs procédures nationales applicables. Les nouvelles parts sont attribuées aux membres du MES conformément à la clé de contribution établie à l’article 11 et à l’annexe I.

             »- en cas de besoin de nouveaux fonds, le MES demande une rallonge et les états doivent payer sous 10 jours (ou 7 ?) de manière irrévocable, sans refus possible (rappelons que les Parlements ont été créés a la base pour décider le budget...)"
            Je cite l’article 8, je ne retrouve pas par contre la définition du délais approprié
            4. Les membres du MES s’engagent de manière irrévocable et inconditionnelle à fournir leur contribution au capital social autorisé, conformément à leur clé de contribution définie à l’annexe I. Ils répondent dans un délai approprié à tous les appels de fonds, conformément aux modalités définies dans le présent traité.

            Pour information et rappel, le gras, c’est des copier-coller du texte du traité en lui-même, trouvé sur le site de l’Union Européenne. Mon cher Taulier, vous devriez lire un peu plus attentivement.


          • LE CHAT LE CHAT 4 juin 2012 11:43

            Toutes les consulations sur l’Europe sont basées sur la peur , où vous votez comme on vous le dit , où c’est le chaos .
            Comment aimer cette Europe Là ?


            • latortue latortue 4 juin 2012 12:03

              l’Irlande a voté oui c’est sur moins de 50% de participation et une campagne basé sur la peur que faire d’autre ,c’était ça ou rien pas de MES plus d’aides ils ont voté oui !!!!!!!!!!!mais avec le couteau sur la gorge .de toute façon comme la première fois,si il avait voté non la France se serait insurgé et aurait demandé à l’Irlande ,de faire revoté jusqu’au oui,c’est la politique qu’on mène en france,pour une poignée oligarque qui eux s’en mette plein les poches avec l’Europe.


              • lloreen 4 juin 2012 12:18

                Les gens se fichent de plus en plus ouvertement de ces assemblées illégitimes, dont l’exacte dénomination devrait être association de malfaiteurs , qui s’octroient en se co-optant une légitimité qu’ils n’ont pas.

                Pour se faire une petite idée de ce qui intéresse de plus en plus de personnes, voici un lien :

                http://vahineblog.over-blog.com/article-changement-de-paradigme-mouvement-incroyables-commestibles-105336153.html

                Il est possible que leur intention d’ignorer tout bonnement ces escrocs patentés les porte à croire que « qui ne dit mot consent » , ce en quoi ils se trompent lourdement et ce que leur prouvera le futur proche...

                Un sage Sioux s’indigna de la visite de blancs (les futurs conquérants de leurs territoires) venus lui proposer d’ acheter leurs terres.Il leur délivra ce message :

                « Ni à moi-même, ni jamais à aucun de nos Grands Esprits (les Ancêtres dont ils gardaient le culte) il n’était venu à l’ esprit une telle idée.Nous ne possédons pas la Terre, qui est l’héritage que nous avons reçu.La Terre est notre Mère à tous et nul ne peut prétendre en être le propriétaire ».

                L’idée de vente étant d’ailleurs totalement étrangère à la tribu des anciens Sioux...

                De plus en plus de personnes sont aussi au courant de l’arnaque sur laquelle repose tout le système que défend cette union européenne d’apparatchiks inféodés au cartel financier, qui en mène de moins en moins large...
                Un bon résumé de l’arnaque de la FED et de ses ramifications mafieuses, dont bien entendu nul ne parle dans les médias financés et contrôlés par une mafia sataniste.

                http://adscriptum.blogspot.fr/2011/12/134-milliards-de-dollars-le-proces-i.html

                Quand on sait que les élections sont la plupart du temps truquées cela ne m’étonnerait pas du tout que des irrégularités apparaissent bientôt...


                • lloreen 4 juin 2012 12:21

                  Quant au MES, c’est vraiment la cerise sur le gâteau de l’illégalité la plus totale.


                  • Soi Même 4 juin 2012 15:05

                    Dommage que l’Irlande n’a pas suivie l’exemple Islandais !


                    • Le taulier Le taulier 4 juin 2012 15:30

                      Les Irlandais n’avaient peut-être pas envie de voir leurs revenus diminuer de 40%.


                    • Soi Même 4 juin 2012 15:44

                      @ Le taulier, soit t’es l’avocat du Diable, le remède est peut être pire que le mal !
                      Une éventualité qui ne peut être écarté, si tous a viens à s’effondrer, qui récupère ses billes ?


                    • Lea Andersteen Lea Andersteen 4 juin 2012 15:54

                      Quelles sources pour cette information sur la baisse des revenus des islandais ?


                    • Le taulier Le taulier 4 juin 2012 16:28

                      Une source :

                      http://www.newsring.fr/economie/461-faut-il-rembourser-la-dette-de-la-france/6871-on-la-vu-en-islande-un-tel-choix-a-un-cout-economique-et-social-considerable

                      " En ce qui concerne l’Islande, la réponse est très nette : il y a eu, entre 2007 et 2009, une baisse de 42% du PIB par habitant. Une baisse brutale, rapide, avec une perte de pouvoir d’achat qui a représenté au moins 30%, ce qui est environ ce que l’on prévoit en cas de sortie de la Grèce de l’euro. C’est donc un coût économique et social."

                      Article écrit par un gauchiste en plus.


                    • lloreen 4 juin 2012 17:02

                      taulier
                      A part le pouvoir d’achat, vous connaissez encore autre chose ?


                    • Lea Andersteen Lea Andersteen 4 juin 2012 17:31

                      Vos chiffres indiquent une baisse de 42% du PIB par habitant entre 2008 et 2009..

                      Les choix Islandais de ne pas rembourser la Dette, de laisser couler ses banques et en profiter pour les nationaliser (sans nationaliser les pertes liées à l’incurie des banquiers donc) ainsi que changer de constitution a eu lieu APRÈS la durée ou s’appliquent vos chiffre monsieur Le Taulier.


                    • Lea Andersteen Lea Andersteen 4 juin 2012 17:32

                      Et j’ai oublié un détail :
                      revenu <> PIB / habitant

                      Confusion édifiante.


                    • Le taulier Le taulier 4 juin 2012 21:10

                      A part le pouvoir d’achat je ne connais rien. A part peut-être la taille moyenne des soutiens-gorges vendus en Islande mais je ne sais pas si cela contribue au bonheur des gens.


                    • Lea Andersteen Lea Andersteen 5 juin 2012 13:37

                      Amusant de voir comment vous ignorez les arguments qui dérangent votre argumentaire bien rodé d’ultra libéral :
                      - Vous avez une fausse perception du MES,
                      - vous utilisez des chiffres concernant une période antérieure à des mesures pour juger l’impact - négatif selon vous- de des mesures prises par l’Islande,
                      - vous confondez PIB/Habitant et pouvoir d’achat (d’autant qu’il est connu que la richesse produite est terriblement mal répartie - c’est d’ailleurs l’un des plus gros problèmes social actuel),
                      - vous confondez, cerise sur le gâteau, pouvoir d’achat et bonheur.

                      Être heureux, ce n’est pas acheter des biens. C’est s’aimer, se sentir aimer et par voie de conséquence aimer les autres. Sans ironie aucune, pauvre Monsieur Taulier. Je vous plains. J’ai mal pour vous, de savoir que pour vous, le bonheur consiste à acheter et consommer. Sans moquerie, garanti, juste de l’empathie, ce trait caractéristique des humains. Ne vous laissez pas dominer et contrôler par ces psychopathes qui voudraient vous faire croire que l’homme est un loup pour l’homme.Car c’est le terme médical de la maladie dont ils souffre, la psychopathie.

                      « Il n’y a rien de sain de se sentir intégré dans une société complétement malade. »


                    • Le taulier Le taulier 5 juin 2012 15:12

                      Bouffer des patates à l’eau c’est peut-être le nec plus ultra pour toi mais je ne crois pas que tes goûts soient partagé par les Islandais.


                    • emphyrio 7 juin 2012 08:20

                      Et le capitalisme est un système pérenne qui vous fera bouffer des mc fries jusqu’à la fin des temps...
                      Sinon avec les patates, ajoute un oignon, de l’ail et une tomate, et tu ne penses plus du tout à Rockefeller. Souverain !


                    • Lea Andersteen Lea Andersteen 7 juin 2012 17:36

                      Encore une fois vous esquivez les arguments qui dérangent votre vision, préférant plaisanter avec les patates à l’eau, tentative vaine de noyer le poisson. Pour qui le faites-vous ? Les autres lecteurs ? Ou vous-même ?

                      Soit dit en passant, des patates, c’est toujours mieux qu’un mac do, surtout si on prépare ça.

                      Si en plus, vous ne savez même pas améliorer les patates, on peut rien pour vous.


                    • beo111 beo111 4 juin 2012 15:51

                      De toute façon ils auraient du revoter jusqu’à ce qu’ils disent oui, alors...


                      • Le taulier Le taulier 4 juin 2012 16:24

                        C’est pas faux. Les mecs sont pas cons, ils se sont dis ; on va voter oui comme ça on va plus nous faire chier pour revoter.

                        Je plaisante.


                      • 65beve 4 juin 2012 16:06

                        Bonjour,

                         Les français et les irlandais avait refusé le traité constitutionnel initial à plus de 54%
                        On leur a administré le traité de Lisbonne en suppositoire.
                        M’est avis que les votants d’aujourd’hui ne sont pas les mêmes que ceux d’hier - du moins en Irlande.


                        • Code_7 15 juin 2012 13:43
                          « Le sauvetage de la zone euro » continue son tour de force incroyable : accroître la mainmise de la finance sur les institutions publiques, générer des bénéfices colossaux sur le principe de la « privatisation des gains / mutualisation des pertes », rendre plus flexible et maléable la main-d’oeuvre, imposer une idéologie qui ne mène nulle part, et tout ca en persuadant la majorité que s’en écarter signifierais le chaos et la misère.
                          Au XXIe siècle, dans des pays ou l’accès à la culture et à l’éducation sont encore possibles, ca parait absolument inimaginable, et pourtant ...

                          Ca n’est pas parce que la majorité approuve les choix politiques que ceux-ci sont justifiés. Il n’y a pas si longtemps, à l’échelle de l’humanité, la grande majorité pensait que la terre était plate.
                          Le simple fait qu’il n’existe quasiment pas de débat dans les médias, pour un sujet impliquant des sciences économiques que l’on sait s’être continuellement trompées par le passé, devrait nous alerter. Le débat et la divergeance des opinions sont des gages d’objectivité et de neutralité.

                          On prête des milliards d’euro à l’Irlande, la Grèce, l’Espagne ou le Portugal, et alors ? Cet argent n’existe pas, il a été créé ex-nihilo juste après l’accord de prêt. Par contre, l’intérêt de ces prêts est lui bien réel, il va dans la poche des prêteurs. Tout comme l’inflation générale qui résulte de tout ce surplus d’argent créé, apauvrissant davantage ceux qui le sont déjà. Car si les prix des choses paraît augmenter, ca n’est qu’une illusion ; c’est bien la valeur de notre argent qui diminue.

                          Politiques et médias ont réussi à nouveau ce tour de force en Irlande. Ils n’arrivent pas ou ils sont par hasard, ni à force de travail et de talent. Ce sont des hommes et des femmes qui ont su vendre leurs valeurs et leur éthique au plus offrant, pour leur intérêt personnel. Ceux qui sont restés intègres n’ont pas vu leur « carrière » décoller.

                          Aucun vote dans une démocratie ne peut être jugé recevable s’il a été précédé d’une vaste propagande en faveur d’un choix plutôt que d’un autre. Mais il est vrai que nous sommes désormais très loin de la démocratie.

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