Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Europe > Italie à coup de bottes

Italie à coup de bottes

Les problèmes de l’Italie sont-ils derrière ou à venir ? Le présent, lui, pédale dans la semoule. Les « combinazione » à l’italienne pendant lesquelles tout s’arrange vont-elles donner le punch nécessaire ?

L’Italie n’a pas fini de se chercher. En politique, elle passe allègrement de la droite à la gauche avec la même ferveur, la même perte de vitesse. A chaque fois, que l’espoir renaît, on se retrouve à la case départ seulement après quelques mois de gérance. Chanter en travaillant ne suffit manifestement plus.

Le premier ministre Romano Prodi, qui venait en droite ligne d’un long mandat à l’Europe, se casse les dents sur les vieux "fantômes" des arcanes de la politique étrangère. Le 22 février après seulement neuf mois à la tête du gouvernement italien, rend son tablier en présentant sa démission au président de la république. La crise politique était apparue à la suite de l’échec essuyé par le Sénat sur la politique étrangère. Est-ce justifié ou non ? Personne à part les acteurs de la joute oratoire sont au courant. Peut-être, vaut-il mieux ne pas le savoir. Résultat, pour le moins, démesuré face à l’enjeu de redressement de la situation politique instable de l’Italie. Neuf mois et puis s’en vont, pensera assurément la population.

Mis en minorité, les mots automatiques de Berlusconi sont tombés comme un couperet : "Prodi doit remettre immédiatement sa démission au chef de l’Etat" est-il dit.

"C’est un fait grave, sérieux et préoccupant de ne pas avoir obtenu une majorité suffisante, avait surenchéri le ministre chargé de lier les meilleurs des relations entre les acteurs du gouvernement. Donc, retour à la case départ.

Défaitisme annoncé et forcé. Gérer n’est plus une question d’ambition mais de vitesse d’exécution. Le chef de l’Etat peut réserver la démission du gouvernement, nommé seulement depuis à peine 9 mois. Le 28 février, Prodi a un discours le plus consensuel possible pour demander la confiance au Sénat. Il conserve celle du président. Un "Prodi II", donc. Une reconduction dans ses fonctions était d’ailleurs la meilleure solution. Le rappel à la confiance n’aura pas été superflue mais il ne faut pas que reconduction rime avec réduction.

Après cette péripétie politique, ce fait divers, la démocratie aura-t-elle progressé et été sauvée par la démagogie ? Les problèmes les plus cruciaux sont sociaux et la lute contre la précarité.

Dans l’interface, encore une fois, la gestion du pays pédale dans la semoule des affaires courantes en attendant le prochain tour. Nous assistons en fait à une revanche de l’opposition qui a mal digéré son éviction du "trône" parlementaire après 5 ans de pouvoir et de prestations chahutés berlusconiennes contraintes par trois fois de présenter sa démission (1997 et 1998).

medium_Italie_a_coups_de_bottes.2.jpgLe particularisme et les désaccords chroniques ont encore une fois supplanté la globalité dans un jeu de massacre gratuit programmé. Ne faut-il pas sonner la fin de la récréation comme cela l’a été au football ?

La population n’a pas besoin de comprendre. On s’explique presque à huis clos à l’abri de trop de controverses ou contestations. Vu de l’extérieur, il est pourtant difficile de comprendre le pourquoi et les prétentions des partis qui se trouvent dans l’opposition à faire capoter un gouvernement qui n’a pas encore eu le temps du déploiement de sa stratégie.

Faire ses preuves avec une majorité trop étroite est évidemment ce qui a fait sauté le bouchon mal engagé dans le goulot de la bouteille. Mais encore, avec quels arguments et quelle portée ?

Se trouve-t-on dans un pays aux régimes révolutionnaires successifs à la Pancho Villa ?

Non, nous nous trouvons en pleine démocratie. Une démocratie a ses aléas d’équilibristes qu’il faut assumer ou assurer. Est-ce un jeu politique, une fausse sortie pour mieux rentrer plus fort et plus souple ?

On a le sang chaud, dans ce beau pays de la Méditerranée, c’est vrai. On veut aller de l’avant, mais on patine en finale. La vengeance reste un plat qui se mange froid.

Est-ce la trop grande différence de culture qui déchire Nord et Sud ou gauche et extrême droite exacerbée ?

On parle la même langue, mais on n’a pas la même manière de pensée et d’agir.

Un texte d’une journaliste, Chantal Istace, qui date d’avril 2006 pourrait éclairer ce qui précède :

Jean Claude Juncker fait pourtant partie du même groupe politique européen que le premier ministre italien, le parti populaire européen. Mais il est vrai que le PPE ratisse si large , histoire de s’assurer la première place au Parlement européen, que toutes les visions de l’Europe s’y côtoient allègrement, de la vision quasi fédérale des chrétiens démocrates allemands à l’euroscepticisme affiché des conservateurs britaniques en passant par l’Europe n’importe quoi de Syvio Berlusconi.

Les dernières déclarations choc de Berlusconi. C’était précisémment il y a quelques jours au congrès du PPE. Il a semé la consternation en proclamant que si Tony Blair s’en sort bien, c’est parce qu’il a conservé la Livre Sterling alors que l’Euro aurait provoqué une inflation sans précédent en Italie. Attaquer l’euro c’est d’ailleurs un grand classique chez Berlusconi et ses alliés. Lors de la campagne pour les élections européennes ses paneaux électoraux affichaient des slogans libellés en lires italiennes. Et il y a quelques mois, un de ses ministres de la Ligue du Nord avait carrément proposé que l’Italie sorte de l’euro.

Mais ce n’est qu’un tout petit échantillon de ses dérapages et autres impairs diplomatiques sur la scène européenne. Ainsi quand il a volé au secours de Vladimir Poutine, interrogé par la presse sur la Tchétchénie, pour accuser les journalistes de diffuser des informations déformées sur la Russie. Ou lors du sommet raté de la fin de sa présidence de l’Union sur la constitution. Certes la partie était difficile. Mais Berlusconi a préféré couper court pour ne pas rater un match de son club Milan AC plutôt de que de rechercher longuement un compromis.

Ses déclarations extravagantes voire ses injures plongent régulièrement ses homologues dans l’embarras. A Strasbourg personne n’a oublié comment il a traité de kapo un eurodéputé allemand. Ces dernières semaines, il a comparé la loi hollandaise sur l’euthanasie à l’idéologie nazie. Et ses plaisanteries douteuses n’arrangent rien. Par exemple quand il se vante d’ avoir déployé ses talents de playboy pour convaincre la présidente finlandaise de lui laisser le siège de l’autorité européenne pour la sécurité alimentaire. Ou quand il déclare que le premier ministre danois ferait un amant idéal pour sa femme. Sans compter les cornes qu’il simule avec ses doigts derrière la tête d’un ministre espagnol. Ca fait rire le Cavaliere. Ca ne fait pas rire ses homologues européens. Et ça ne sert pas vraiment une Union mal en point dans l’opinion publique et en panne de stratégie. Mais ce n’est vraiment pas le problème de Sylvio Berlusconi.

Au contraire il compte sur ses dérapages pour mettre les rieurs de son côté. Et pour Berlusconi gagner les rieurs c’est gagner les électeurs. Et tant mieux ou tant pis si c’est aux dépens de l’Europe. »

L’histoire à répétition aura-elle assez d’arguments pour expliquer ces faits notoires, par définition ?

Citations :

« Une vengeance trop prompte n’est plus une vengeance, c’est une riposte » Henry de Montherlant

« Quand il n’y a plus de solution, reste la vengeance », Daniel Pennac

« La haine, c’est la vengeance du poltron », Georges Bernard Shaw

"L’Europe s’en sortirait mieux avec Romano Prodi. Une fois de plus le premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker dit tout haut ce que bon nombre de leaders européens pensent tout bas. Sylvio Berlusconi ce n’est pas un cadeau pour l’Union.


Moyenne des avis sur cet article :  3.22/5   (18 votes)




Réagissez à l'article

13 réactions à cet article    


  • marie (---.---.34.240) 2 mars 2007 14:45

    madame Royal, et les autres se servent beaucoup de leur séduction aussi, comme berlusconi. la différence entre ces gens « bien » et lui, c’est l’hypocrisie et le manque d’humour. Dans cette europe des boutiquiers, j’espère que l’iTALIE POURRA TOUJOURS JOUER SON RÖLE, celui qu’elle a eu dans l’histoire : celle de l’humanisme. En Italie, Des journalistes ont signé un communiqué commun, sur ce qui se passe en Palestine, la femme d’un ministre a posé nue, sur grande affiche, contre la fourrure, une loi permet aux étudiants en médecine, de faire de l’objection de conscience à propos de l’expérimentation animale, les salariés ont droit une fois par an à une thalassothérapie, et j’en oublie...on aimerait parfois que nos « responsables » se « déculottent » aussi un peu, mais non, la seule chose qui leur importe : LE CONTROLE DE LEUR LEUR IMAGE. Et des discours et des discours, qui ne fachent jamais personne ; comment est-ce possible, de réussir à prendre position sans se mettre tel ou tel puissant « à dos » ? et bien, c’est la langue de bois. et puis le vrai visage d’un pays, c’est dans sa législation, gérant les situations des uns et des autres qu’on le trouve et çà, c’est pas très vendeur, on ne peut pas faire de gros titres avec çà, pourtant la vie des gens, est gérée à ce niveau là loin des discours.


    • L'enfoiré L’enfoiré 2 mars 2007 15:38

      Bonjour Marie,

      Je n’ai rien d’italien (à part des cheveux qui pourraient avoir une origine méridionale) et pourtant, j’aime bien l’ambiance et la manière de vivre des Italiens.

      Aussi, quand j’ai entendu cette histoire, mon sang n’a fait qu’un tour. Après des pushes en cascades, un espoir de tourner la page après trop d’excitation médiatisée par le pouvoir lui-même, semblait sortir des urnes.

      Rebelote et on s’étonne que les esprits démocratiques ne retrouvent pas ses jeunes.

      Tu fais le rapprochement avec les élections françaises. Ok, mais quand il s’agit d’élire un candidat à de futures élections, ce n’est pas le même tabac. Elire, c’est choisir démocratiquement. En Italie, tout est bon pour casser l’autre, très vite, sans lui laisser la chance de faire ses preuves. Et, les coups bas ne sont pas au bénéfice des électeurs. A+


    • (---.---.87.221) 2 mars 2007 19:17

      A l’adresse www.difendiamomaterazzi.it, les défenseurs de Marco Materazzi peuvent se réunir. « C’est un lieu de référence pour tous ceux qui voudraient prendre la défense du joueur de l’Inter Milan », annonce son auteur, Paco Moriglia, webmestre napolitain et étudiant en ingénierie. « Marco Materazzi, un champion qui a sauvé l’équipe nationale italienne à plusieurs moments critiques de la Coupe du monde, subit actuellement une crucifixion médiatique de la part de la presse étrangère, pour une probable insulte au joueur Zinédine Zidane », dénonce le site internet. « Tous semblent oublier, voire justifier la réaction du joueur français : un coup de tête en pleine poitrine. Il ne peut y avoir de meilleur défenseur que les supporteurs italiens », ajoute l’auteur, qui invite « tous les tifosi pro Materazzi à déposer leurs messages sur le site. Valentino Rossi a déjà rejoint notre cause en endossant le maillot azzurro numéro 23 sur le podium », se félicite encore l’auteur du site, en se référant au vainqueur italien du Grand Prix d’Allemagne moto, qui portait le maillot de Materazzi dimanche sur la piste.

      Sur le net, de nombreuses pages ont été créées pour mettre en avant la violence de Marco Materazzi. D’autres sont nées pour montrer le côté violent de Zinédine Zidane. Le site Internet du joueur français reçoit chaque jour des centaines de messages de soutien comme de critique après ce coup de tête en finale.

      ODLB avec AFP


      • L'enfoiré L’enfoiré 2 mars 2007 20:02

        Salut,

        Qu’est-ce que ça à voir avec Prodi et le gouvernement italien ? smiley


      • Karneade (---.---.118.32) 12 mars 2007 16:30

        Je crois qu’on a tout dit (ou presque) sur ce championnat du monde de football en Allemagne. Après cette orgie d’informations, vidéo, audio et de célébrations, essayons-nous de mettre ensemble des pensées. Une sorte de revival post-adrénaline de cette aventure allemande. LA COUPE : Tous l’ont rappeler mais c’est bien de le répéter : nous avons gagné la Coupe de la quatrième étoile par la force des nerfs, de l’attente et de la défense (aucun but subi sur action !!). Je suis heureux pour Materrazzenbauer : personne n’aurait misé sur lui-même et Grosso étant les hommes décisifs. L’ARROGANCE NE PAYE PAS : Platini a du s’en faire une raison aussi bien que Chirac qui avait déclaré un mois à l’avance : J’ai réservé une place pour la finale. Le seul doute est si on joue soit contre l’Allemagne soit contre le Brésil. Le mondial a été une fête. Le public applaudissait les adversaires. Les « tifosi » de deux bords se saluaient à la fin de chaque match. A la sortie des Stades après la rencontre avec l’Allemagne, les « tifosi » allemands m’ont invité à boire avec eux. Vue de l’Olimpiastadion, la finale avec la France a été très hostile : sifflements continus contre l’Italie, dérisions dans la tribune, Domenech insupportable, les journalistes irrités. Enfin les techniciens de la TV française frappait les caisses du matériel contre les parois en dérangeant les collègues étrangers sur les côtés qui transmettaient en direct. Pas un, parmi les français qui nous entouraient, n’est venu nous fêter. Ni avec moi ni avec les autres italiens qui étaient dans les tribunes. Je suis désolé d’écrire de ces « souvenirs ». Mais ces comportements sont aussi déplorables que le geste insensé de Zidan. Je ne me l’attendais pas. Karneade


      • L'enfoiré L’enfoiré 12 mars 2007 16:40

        Une preuve de plus que le sport est l’opium du peuple... smiley


      • Lartiste (---.---.72.92) 3 mars 2007 03:51

        J’ai beaucoup de mal avec les Italiens et de mauvais souvenir avec un sergent polonais smiley

        Honnêtement, le Italiens, ils en font trop, ils sont limite lourds au nord comme au sud.

        Autant on peut très bien imaginer une femme présidente aux USA comme en France, autant en Italie : Comment cela serait-il possible ?

        L’Italie qui a tellement d’Atouts a effectivement beaucoup de mal à jouer le jeu de la « subtilité » sur le plan politique notamment (ils n’aiment pas perdre), c’est mon avis et sans doute lié à mes expériences « à l’italienne ».

        Ce qui aurait prêté à sourire, c’est la confrontation Ségolène/Berlusconi, alors que la confrontation ou plutôt l’alliance Sarkozy/Berlusconi fait très peur. Simple remarque et de toute manière Berclusconi : Sua Emittenza n’est plus de la partie. Ouf !

        Une photo qui en dit long : http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/11/Silvio_Berlusconi_and_Ge orge_W._Bush%2C_walking_along_the_White_House.jpg

        Un mot sur Prodi : Pourvu que ça dure ! vu d’ici on connaît pas trop les remplaçants !


        • L'enfoiré L’enfoiré 3 mars 2007 08:10

          Salut Lartiste,

          C’est vrai un italien est très « chaud ». En vitesse d’élocution, en chanson, en discussions... De la politique, il vaut mieux ne pas commencer la discussion sous peine de devoir prendre son casse croûte au cas où. C’est vrai aussi que le Nord et le Sud se comprennent difficilement. La longueur de cette botte italienne fait comprendre l’histoire très peu commune. Le Sud avec ses colonies grecques, au Nord des origines celtes et au centre Rome qui a étendu son empire à tout le bassin méditerranéen. A la renaissance, des princes organisent et morcèlent ce grand pays. La réunification ne s’est produite qu’à l’époque napoléonienne (risorgimento) avec Victor-Emamnuel II. Le Nord, industriel et le Sud, agricole expliquent le contraste d’aujourd’hui. La Démocratie Chrétienne, le parti communiste confrontés aux extrêmes cèdent le pouvoir à des partis républicains ou socialistes mais avec des marges étroites, trop étroites. C’est vrai que des femmes, on n’en verra pas très vite au pouvoir. Quoique... comme partout le vent souffle de partout. A+


        • Karneade (---.---.118.32) 5 mars 2007 14:48

          En vérité tout ce qui se passe dans la politique italienne et qui me laisse une amertume profonde c’est que personne parle des « Inconnus qui font fonctionner l’Italie ». Pourquoi l’Italie reste un Pays prospère, riche et moderne ? En regardant nos télévisions, en lisant les journaux, en regardant nos cinémas on ne le comprend pas. Tu peux le comprendre en te promenant dans les petites rues des grandes villes, en visitant les petits villages..... Et alors tu te rends compte qu’à chaque porte ou à chaque portail il y a des plaques de plusieurs MPE ou MPI, souvent petites entreprises,( par un recensement récent on a listé un peu plus de 4.500.000) très petites, mais hautement spécialisées, qui ont des rapports avec le monde entier. En marchant tu découvre un trou où il y a quelqu’un qui est en train de faire un paire de chaussure sur mesure pour dames. Il possède les patrons pour chacune parmi elles, les peaux les plus raffinées et tu découvres qu’il a des clientes au Brésil, aux Etats Unies. Pas trop loin tu t’aperçois aussi d’un laboratoire/magasin de poêle, qui sont des vrais chefs d’œuvre, des vrais bijoux, lui aussi connu dans le monde entier. On se rappelle aussi d’une famille des « Puglie » composé de père, mère et fille qui vendent des spécialités gastronomiques locales et qui sont capable de te préparer un dîner somptueux pour cent personnes. Dans une cave un groupe de jeunes gens qui travaillent sur web et qui organisent des avènements importants. Un monde d’artisans, de techniciens, de petits entrepreneurs optimistes, géniaux, actifs, qui ne s’attendent pas de l’aides de l’Etat, qui adoptent les plus modernes technologies, qui travaillent sans cesse. Ils étudient, ils testent, ils essayent et ils insistent jusqu’atteindre la solution. C’est par cette pépinière d’hommes et de femmes que sont émergés les entrepreneurs de l’Italie du miracle dans l’après-guerre, puis ceux qu’ont su dépasser la première crise pétrolière des années 70’ en créant le « made in Italy » et puis ceux qui ont su se défendre de la concurrence asiatique et aujourd’hui, ceux qui inventent des nouveaux produits, nouveaux matériaux et nouveaux services. Tous ces gens là vous ne les verrez jamais à la télévision où les écrans sont toujours occupés par les politiciens, les présentateurs, par les personnages de meurtres, par les comiques et surtout par les fainéantes (les habitants de Fannullopoli), catégorie en constante augmentation. Ils sont snobés par les journaux qui ne parlent que de la haute finance. Les Universités les ignorent. Ils sont les inconnus : ils sont des chercheurs cachés qui découvrent les choses utiles, des constructeurs obscures qui les produisent et les vendent. Et que sans que personne s’aperçoive, ils font fonctionner et avancer le Pays. C’est ça l’Italie. Karneade


          • Alake (---.---.251.50) 5 mars 2007 16:18

            Merci Karneade ! Enfin quelqu’un qui parle de la vraie Italie. Pas celle que l’on voit dans les médias en France, critiquée, méprisée et bien trop souvent rapprochée de Berlusconi et de la mafia.

            L’Italie c’est une mosaïque de villes et de petits villages, de l’entraide et de l’inventivité. Il faut savoir qu’en Italie il n’y a pas « d’assistanat » comme en France et que les salaires sont plus faibles ce qui n’empêche pas les gens de vivre plus que décemment grâce à l’entraide et à la famille.

            « Honnêtement, le Italiens, ils en font trop, ils sont limite lourds au nord comme au sud. » « L’Italie qui a tellement d’Atouts a effectivement beaucoup de mal à jouer le jeu de la »subtilité« sur le plan politique notamment (ils n’aiment pas perdre) » Ce sont des généralités qui ne favorisent pas l’échange entre les pays. C’est comme dire qu’un français est chauvin et aime bien donner des leçons de morale aux autres pays (exception française par ci, modèle démocratique par là...).

            @ l’auteur : on écrit SILVIO (pas de y en italien).

            Les Italiens n’ont pas apprécié le passage à l’euro pour une raison toute simple. Avec l’euro les produits qui étaient à 1000 lires sont passés à 1€ ce qui équivaut à 2000 lires donc le double ! :-° On comprend alors aisément pourquoi certains estiment que c’étaient mieux avant.


          • L'enfoiré L’enfoiré 5 mars 2007 16:20

            @Karneade,

            J’ai adoré ton commentaire.

            Comme tu le dis, si en surface, dans le visible extérieur, les choses semblent se mêler les pinceaux, il est vrai qu’en grattant un peu, très peu, on tombe sur la vérité des gens. Là, surprise, tout marche ou semble marcher à merveille. Comment se fait-il qu’il y ai pu y avoir une telle différence ? Ce que je déteste dans la politique des particularismes et dont j’ai parlé dans mon article, c’est cette volonté des gouvernements à seulement se regarder dans le miroir pour gouverner. On s’arme de lois qui permettront de renvoyer l’autre parti dans les cordes et on oublie la population qui espère s’en sortir encore mieux.

            En Belgique, aussi, nous avons accueilli beaucoup d’italiens dans l’immédiat après guerre surtout autour des terrils, comme par hasard. Ils se sont intégrés parfaitement en définive. Nous en sommes à la 3ème génération et il n’y a que le nom qui rappelle l’origine.

            Le « Made in Italy » a encore de beaux jours devant lui. La mode n’est qu’un des aspects de cette exubérance italienne que j’aime. smiley


          • L'enfoiré L’enfoiré 5 mars 2007 16:26

            @Alake,

            Merci pour la correction de Silvio. J’aurais dû le voir. Le correcteur orthographique a dû franciser le prénom ? Je ne connais que des bribes de phrases en Italien mais cela je savais. Merci encore. Je connais un peu plus d’espagnol. Mais cela est une autre histoire.

            Pour le fond, je l’ai fait en réponse juste avant. Bravo les Italiens. smiley


          • Karneade (---.---.118.32) 8 mars 2007 18:57

            En principe je ne réponds jamais à ce type de généralités qui souvent ne sont que des provocations. Les allégations de Lartiste me conforte dans mon jugement que : Premier : il ne connaît ni l’Italie, ni son histoire, ni les italiens et ni sa langue. Deuxième : s’entretenir avec certaines personnes ne sert à rien. Troisième : Lartiste devrait se poser la question si ce n’est pas lui qui aurait des problème de « limite lourds, mais, en intelligence ».

            Vous avez raison : je rentre en Italie assez souvent et tout le monde se plaigne de la vie trop chère. La « vox populi » dit que 1 euro vaut 2 deux mille lire au lieu de mille lire mais dès que on fait une analyse plus profonde, tel que le panier ménagère standard, l’augmentation du coût de la vie a été de 60% environ et non pas du 100%. Le passage à l’euro à déclanché une course à la spéculation qu’aucun gouvernement n’a su maîtriser mais dès que vous rentrer dans un magasin d’habillement ou de chaussures vous vous rendez compte que personne ne se plaigne des prix. C’est moi que je reste à bouche bée car je considère que c’est trop chère pour mes poches. Personne ne pourrait envisager un retour à l’arrière de la construction européenne, même les ennemis les plus acharnés. Surtout nous, les italiennes, que, dans le passé, avons souffert terriblement à cause des effets pervers crées par des taux d’inflation atteignant le 30/40% et des dévaluations sauvages de la Lira qui nous aidait à survivre mais pas à rendre notre économie plus forte. Les pères fondateurs de l’Europe (Schumann, Monnet, Adenauer, De Gasperi) avaient misé surtout sur le fait que les européens arrêtaient de se déchirer et de se massacrer. Nous avons réussi. Nous n’avons jamais eu autant de bien-être et autant de paix. Ce n’est-il pas assez pour faire un effort, tous ensemble, pour chercher de résoudre des problèmes qui sont beaucoup moins grave qu’une autre guerre mondiale ?

            Karneade

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès