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Italie : de la post Démocratie à la post Europe ? Le populisme sonne le glas

Même si les commentaires insisteront surtout sur la défaite de Mario Monti, l’énième retour de Berlusconi et la poussée protestataire de Beppe Grillo, les deux grandes perdantes du scrutin Italien demeurent l’Europe et la Démocratie. La sortie de l’Europe d’un tel pays entraînerait un double cataclysme, politique bien sûr, mais aussi économique avec une Italie comptant une dette voisinant avec les 2000 milliards d’euros. Aprés la Grèce, l'Italie ? Puis la France ? Qu’un ex humoriste soit la grande « révélation » de cette élection interroge sur l'état de la Démocratie, chose valable pour bien d’autres pays d’Europe marquant par un taux d’absention sans précédent ou des victoires par défaut. Après avoir vu un Pape se retirer avec un écho inattendu, l’Italie semble être cette fois-ci au bord d’une grave crise Institutionnelle aux répercussions plus globalement européennes. Ce pays ouvre t'il le bal du deuil annoncé de l'Europe ?

Alors qu’il menait sa sixième campagne, Silvio Berlusconi a pour le moins remporté la seule victoire qu’il escomptait en réalité, porter un coup fatal à l’Europe autant qu’à ses adversaires qu’il juge précisément trop inféodés aux exigences de Bruxelles. En un peu plus de deux mois, il a su relancer son parti en menant une de ses tournées médiatiques dont il reste un grand professionnel, dans son approche marketing du politique. Cet homme âgé battant tous les records d’audience dans la presse « people » au travers de nombreux scandales de mœurs, qui gouverna durant neuf années depuis 1994, parvient donc à se hisser à nouveau au statut d’alternative à des partis politiques que les Italiens exècrent de plus en plus. Des moeurs privés aux moeurs uniquement poltiiques, le peuple semble beaucoup plus exigent au niveau des seconds, à moins que tout cela ne reflète un état général. La France n'aura pas été épargnée par cette confusion. Par sa présence renouvelée dans les parlements, les risques financiers et judiciaires encourus par cet homme incarnant le populisme le plus vile se trouvent donc une fois encore contournés. Berlusconi interroge lui aussi la Démocratie.

S’agissant de populisme, le succès de Beppe Grillo recouvre ainsi un supplément assez pitoyable pour toute la classe politique italienne, et pareillement pour la Démocratie essuyant ici un pied de nez sans précédent dans un des pays les plus importants de la bien vieille Europe. En réunissant pas loin de 25 % des votants, le M5S serait en mesure d'envoyer plus d'une centaine d'élus à la Chambre et au Sénat. Après avoir essentiellement porté un discours assez classique de l’anti système agrémenté de l’exigence d’augmentations salariales infaisables, il déclarait incarner « une force extraordinaire » assurant vouloir faire « tout ce qu'il a dit ». Il excluait toute alliance avec les parlementaires du centre droit, affirmant que « remettre l'Italie entre les mains de Berlusconi, ne serait-ce que pour six mois ou un an, serait un crime contre la galaxie. ». Berlusconi et Grillo auront au moins su se rassembler dans une haine commune pour l’Euro, et l’Europe. Gardons que la Constitution actuelle Italienne fut établie au sortir des années de fascisme (et reformulée en 1990) dans une volonté de réduire tout excès de pouvoir, chose qui mena à un mode électoral conduisant souvent à une gouvernabilité pour le moins précaire. La menace d’un nouveau fascisme populiste ne peut plus être exclue. Oui, la Démocratie perd beaucoup d'elle même, de ses illusions, de plus en plus, et partout.

Sauf à voir le parti de Berlusconi et le PD constituer une grande coalition d’union nationale, la contrainte d’un retour aux urnes s’impose comme l’horizon politique le plus probable.

L’autre fait marquant de cette élection repose sur le type de campagne dans le rapport à la population. Comme dans d’autres pays d’Europe, les partis « de Gouvernement » n’auront pas été sans contourner souvent la confrontation directe à un peuple précisément écœuré par leur incompétence et corruption. A contrario, l'humoriste génois et ses partisans ont tout misé sur des réunions publiques dans les principales villes italiennes. Ils auront su notamment tirer un bénéfice électoraliste de l'affaire Monte dei Paschi di Siena, cette banque dont les pertes massives furent habilement dissimulées par des artifices sur des titres toxiques. Le centre gauche aura assurément payé très cher ses liens trop étroits avec l'établissement bancaire concerné. Beppe Grillo est pour le moins parvenu à fédérer la contestation croissante de toute une partie de la population frappée par la récession. Comme ailleurs, le non renouvellement de la classe politique fait peser de graves menaces sur la démocratie et les partis qui l’incarnent. Face à Grillo condensant en sa personne un mélange de Coluche et de Jean Marie Le Pen en version anarcho-troskyste, Berlusconi n’en demeure pas moins dangereux pour incarner une sorte de populisme « light ». Berlusconi est parvenu à banaliser l’outrance sous un supposé bon sens plein d’avenir. La IIe République née, au début des années 1990, sur les décombres du Parti communiste et de la démocratie chrétienne, sort en lambeau de ce scrutin.

Après avoir en un premier temps salué les bons scores de Bersani à la Chambre, les marchés ont été refroidis dans leur optimisme de part l’avance de Berlusconi au Sénat. L’euro est ainsi retombé à 1,31 dollar. Que la droite de Berlusconi gagne au Sénat grâce à son avance dans deux régions clés, la Lombardie et la Sicile, annonçait le retour tant redouté par certains. par le Sénat. Le marché marquait toute son inquiétude à Milan. La majorité des traiders pensera que « le parlement sera bloqué » selon l’un de leurs représentants interrogé par les médias. Le très bon score de Grillo, candidat « anti-système » aura aussi impressionné les marchés pour traduire autant une rébellion populaire consistante qu’une possible inflexion de la rigueur budgétaire initiée jusqu’alors par le grand perdant, Mario Monti, rassemblant moins de 10 % .

Le spectre d’une Italie ingouvernable et incapable de maintenir les réformes jugées nécessaires à la croissance inquiète aujourd’hui les marchés et investisseurs, d’où l’idée d’un « nouveau vote », lancée par Pier Luigi Bersani. Il reste qu’une telle hypothèse maintiendrait l’Italie dans l’incertitude avec la menace d’une plus grande radicalisation de l’électorat osant désormais se prononcer pour les votes les plus contestataires. Un nouveau vote ne pourrait que renforcer le retour jusqu’alors inconcevable de Berlusconi ? A l’image du parti de Gauche de Mélenchon ou de la Vague Bleue Marine, Grillo semble structurer un front appelé à se maintenir.

La coalition de centre-droit dirigée par Silvio Berlusconi passe ainsi en tête selon les derniers résultats. Selon les sondages de sortie des urnes, le parti de centre-droit aurait finalement obtenu 31,7 % des voix contre 29 % pour la gauche dirigée par Pier Luigi Bersani. Le « Mouvement 5 étoiles » du comique populaire Beppe Grillo apparu il y a un an à peine sur la « scène » remportant 25 % des voix. Rappelons que le parti Choix citoyen soutenu par Mario Monti, obtînt environ 8,5 % des voix.

Choix citoyen ? Alors que Pier Luigi Bersani achève un livre récent en affirmant que sa « grande aspiration est que l'Italie inverse sa route, que les jeunes retrouvent un espace pour construire leur avenir, que la justice, le civisme et la solidarité deviennent des valeurs recherchées », le peuple recouvrant une grande majorité de contestation et d’abstention parait animé par un tout autre état d’esprit que le sien. Le dirigeant du Parti démocrate (PD) succéderait d'ici au 15 avril à Mario Monti à la présidence du Conseil. Il pourrait avoir grand besoin du pragmatique qu’on lui reconnaît. Puisse le fait qu’après ses études de philosophie il ait soutenu une thèse consacrée au pape Grégoire le Grand ne lui porte pas malheur, le conduisant à jeter l’éponge avant terme comme Benoît 16.

Assez inconnu sur la scène internationale, Bersani faisait dernièrement une tournée des capitales européennes. François Hollande ne fut pas sans l’adouber en octobre dernier à l'Élysée. Le 7 février 2013 le même Bersani s'était rendu à Berlin pour rencontrer Angela Merkel. Ce double parrainage improbable reçu par Bersani s’inscrivait dans une Europe en phase déjà très critique. Le président Français s’y montrant désormais en première ligne, la France pourrait connaître prochainement des heures difficiles. Le Cabri de l’Europe évoqué jadis par le Général De Gaule va-t-il "sauter" de la façon la plus explosive qui soit ? Il n’est pas dit que majoritairement les peuples le redoutent vraiment, sauf à le souhaiter. De l’Europe ou de la Démocratie, l’une dans l’autre, gardons que la seconde reste prioritaire. 

 

Guillaume Boucard

 


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56 réactions à cet article    


  • Dupont Georges Dupont Georges 26 février 2013 15:49

    « fainéantise de la pensée unique »


    Chant du cygne de l’orthodoxie social libérale à la botte des financiers plutôt...

  • jako jako 26 février 2013 12:21

    Oui, donc un vent d’espoir, surtout à écouter ici en Belgique , les commentaires à la radio, vraiment un grand grand moment.


    • Fergus Fergus 26 février 2013 12:56

      Bonjour à tous.

      Je partage l’avis de Jako : le résultat de ces élections italiennes est porteur d’une très grande crainte pour tous les politiciens traditionnels qui, depuis des décennies, ont opposé leur mépris et leur carriérisme aveugle aux électeurs qui les avaient portés au pouvoir.

      Tous ceux-là doivent aujourd’hui avoir des sueurs froides, y compris dans les partis radicaux, pas beaucoup plus crédibles que les partis de gouvernement, eu égard à des pratiques politiciennes guère plus reluisantes qui suffisent manifestement à décrédibiliser dans l’opinion des idées pourtant séduisantes et assez largement en rupture.


      • bigglop bigglop 27 février 2013 00:49

        Bonsoir à tous,

        Il faut remarquer le silence assourdissant d’Hollandréou.

        L’espoir renaît, peut-être, en Italie, mais aussi en Bulgarie où le gouvernement a démissionné sous la pression des citoyens


      • extrapole 26 février 2013 13:30

        Le mouvement 5 étoiles de Beppe Grillo promeut des valeurs perdues, rejet de la corruption et la participation directe des citoyens dans la gestion des affaires publiques. (Consulter wikipédia pour en avoir une idée plus vaste). Il est évident que les marchés et donc les rentiers n’apprécient pas du tout le vote des 25% d’Italiens pour le mouvement de Beppe Grillo. Heureusement le quart des électeurs italiens a voté pour un populiste (apparamment non fachiste, non complotiste, etc...) et donc pour ses intérêts propres. Il est à espérer que celà va faire des émules dans d’autres pays, si seulement, des candidats suffisamment compétents arrivent à se mettre en avant.


        • ETTORE ETTORE 26 février 2013 13:53

          ça me fait rire doucement quand j’entend parler d’Italie ingouvernable !

          les vieux croûtons n’ont que ce qu’ils méritent, un beau bouillon !
          ce n’est pas un point critique, mais un point d’équilibre momentané avant un basculement... définitif [je l’espère]
          De toute façon, il faut bien se dire qu’en l’état actuel des choses, tout ce qui n’est pas bon pour ces technocrates, courtiers, banksters, politicards à vie..... est un « signe » précurseur de la défaillance de leur plan maléfique envers les peuples.
          Peut être que nous souffrirons, peut être autant que si on les avait laissé faire
          mais ce qui nous importe, c’est le grand coup de karcher qu’on va leur passer !


          • Richard Schneider Richard Schneider 26 février 2013 15:36

            Je comprends - sans l’approuver totalement - votre réaction, Ettore. Y en a marre de tous ces politicards vermoulus ; y en a marre de ces européïstes à la botte de la Teutonne impitoyable ; y en a marre de tous ces Eurocrates à la solde des banksters ; y en a marre des ces économistes qui envahissent quotidiennement les plateaux de télés pour tancer les peuples si crédules au point d’avoir voté démocratiquement l’avènement de l’Euroland ...

            En revanche, revoir ce bouffon de Berlusconi réapparaître triomphant sur le devant de la scène, me semble beaucoup moins réjouissant : difficile de comprendre la bêtise populaire se laissant berner par la démagogie et le « bling-bling » d’un vieux beau qui depuis longtemps aurait dû être jugé pour ses frusques et ses frasques.

          • Nico31380 26 février 2013 13:56

            Il suffit de s’informer et de regarder un peu pour savoir que même en France, nous avons des personnes qui pronent les valeurs des droit de l’homme et de la constitution en faveur du peuple. Un petit tour sur internet (Car la censure est un très bon moyen de controle de la foule), vous permettra de prendre connaissance d’une personne qui à l’inverse de Beppe, connait bien le systeme car il en vient. Il s’agit de François Asselineau qui a fondé son mouvement en 2007 l’UPR.

            Les alternatives existent, contrairement à ce qu’on pourrait penser, mais elle sont sans cesse cachées au peuple car trop dangeureuse pour le systeme actuel !


            • Papat 26 février 2013 14:12

              Ce pays ouvre t’il le bal du deuil annoncé de l’Europe ?

              Il faut l’esperer.


              • Richard Schneider Richard Schneider 26 février 2013 15:42

                @Démosthène :

                Tout-à-fait en accord avec vous : dans presque tous les médias, ce n’est que consternation ! Comment un peuple réputé aussi pro-européen (à savoir le peuple italien) a-t-il pu « bouder » cette belle institution - qui, ne n’oublions jamais, aurait dû nous apporter « la paix et la prospérité » pour des décennies ...

              • paoum 26 février 2013 14:27

                un bel article européiste béat, qui va bien dans le sens du vent avec de la bonne novlangue, s’agirait-il d’un troll payé pour faire de la propagande comme on nous l’a annoncé il y a peu ?

                on dirait bien en tout cas.

                je me demande combien c’est payé... smiley


                • lionel 27 février 2013 09:54

                  « Comment c’est payé »... En Euro ? En OR ? En Rouble ? En Francs CFA ? Bonne question en effet (rires).


                  Sortie de la tyrannie européenne, sortie de la pauvreté de l’euro, sortie de la barbarie de l’OTAN !

                  UPR

                • jullien 26 février 2013 17:00

                  Comme la grande majorité des Agoravoxiens je n’ai jamais été un fan de Silvio Berlusconi. C’est pourquoi je ne me peux m’empêcher de noter que le fait qu’aujourd’hui les anti-Berlusconi (certains d’entre d’eux du moins) nous fassent « plus peur » que lui est révélateur de combien les choses se sont dégradées...


                  • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 26 février 2013 18:11

                    jullien,
                    Je n’apprécie pas plus que vous Berlusconi, mais du point de vue des banksters (le seul qui doit nous intéresser), il est dangereux, car il est opposé aux plans d’austérité et pas vraiment europhile....

                    C’est la raison pour laquelle il a été viré, et remplacé par un ancien de Goldman Sachs, Mario Monti. Lequel vient de faire un bide électoral, alors qu’il était le candidat de la Troïka.

                    Il est arrivé la même chose en Grèce à Papandréou, qui voulait organiser un referendum sur les plans d’austérité. Viré aussi et remplacé par Papademos, ancien gouverneur de la Banque de Grèce au moment des comptes falsifiés, ancien Gouverneur de la Banque fédérale de Boston etc.

                    Que le Sénat bascule grâce à deux eurosceptiques, et que les Bourses européennes plongent montrent bien que ce ne sont pas les manifestations qui font peur aux banksters, mais la sortie de l’euro, et derrière, le risque que les populations ne veuillent plus rembourser la dette.
                    Cela prouve aussi que Asselineau a raison depuis le début.


                  • DanielD2 DanielD2 26 février 2013 17:26

                    C’est assez évident que plus le projet délirant des mondialistes avance, plus ils vont avoir du mal avec les élections. Je me rappel encore du « C’est irresponsable ! » général de nos « élites » a l’annonce d’un referendum en Grèce. Ils sont même obligé de payer des gens pour dire du bien de l’Europe sur internet maintenant, tellement il ne viendrait plus à personne l’idée de le faire gratuitement. C’est pitoyable ...

                    Bref, sans une dictature de Bruxelles franche et directe, je ne vois pas comment l’UE peut survivre.


                    • interlibre 26 février 2013 17:33

                      Salut,

                      Je plussoie bon nombre de commentaires précédents.
                      Comme d’habitude la médiacratie mariée aux politicards véreux gouvernants depuis 30 ans a peur quand un tel événement se produit.
                      Alors aujourd’hui on a droit a du « clown » et autre « populistes » pour une italie « ingouvernable ».
                      J’attends avec impatience la coalition droite/gauche pour venir a bout du monstre ou alors une xeme république bananière favorable au bipartisme ou peut être l’interdiction des autres partis que droite/gauche, j’en passe et des meilleurs. Je leur fait confiance pour trouver des idées pour détruire ce qui reste de démocratie en Europe. Après les banquiers de Goldman remplaçant des présidents élus on va encore avoir droit a un show fasciste de grande ampleur je sens.


                      • tingo 26 février 2013 17:57

                        Ça me fait vraiment plaisir, toutes ces réactions des Avxiens. Quant à ce deuxième article (sur un total de trois) ici su Avx qui se contente de rebâcher des thèmes surranés et se montre incapable d’encadrer ce qui est en train de changer autour de nous, ça, ça me dépasse. Mais bon, on a entendu et on continuera d’entendre le même refrain s’agissant de Chavez, de Lula, de Morales, de Correa, de Kirchner et j’en passe, alors, maintenant que ça se présente en Europe, il n’y a peut-être pas de quoi s’étonner.


                        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 26 février 2013 18:03

                          La botte qui fout un coup de pied au cul aux chouchous de Bruxelle ....
                          Tournée de chianti pour tous !


                          • francesca2 francesca2 26 février 2013 18:09

                            Salute Aita !

                            Qu’ils tiennent bon e qu’ils nous montrent la voie !

                          • Shawford Shawford42 26 février 2013 18:12

                            Carrissima, t’as pas peur de vous griller en écrivant ces choses aussi sensées ?


                          • francesca2 francesca2 26 février 2013 18:33

                            C’est à dire que si toi tu les trouves sensées, ça me fait peur oui....j’ai bien dû me gameller quelque part...mais où mon nono ?


                          • Shawford Shawford42 26 février 2013 18:36

                            Sois rassurée, écoute ton moi profond, tu sais bien que je n’écris ni ne dit jamais rien de sensé smiley smiley


                          • abelard 26 février 2013 19:02

                            Allez, je ne résiste pas à dire moi aussi mon amusement à voir notre élite médiapolitique tirer des têtes de mercredi des cendres après le coup de pied aux fesses reçu en Italie.

                            « Ti amo Italia, ti voglio bene ! »

                            Merci pour tout et que Beppe Grillo continue à leur mettre le nez dans leurs déjections.
                            D’ailleurs en parlant de lui, savez vous qui il veut soutenir pour le poste de président de la République italienne ?

                            «  A la question : »Qui soutiendriez vous pour le poste de Président de la République ?« , il répond : »Dario Fo ! C’est un prix Nobel très lucide. Un jeune homme. C’est une intelligence ouverte et nous en avons besoin. Les grillini se prononceront donc dans un vote en ligne sur notre site internet."

                            Dario Fo !!!! Prix Nobel de littérature 1997, jeune homme de 87 ans, dramaturge à l’oeuvre foisonnante et passionnante !!!
                            Bon sang, rien que pour ça j’ai envie de lui baiser les pieds à mon ami Beppe !


                            • Pie 3,14 26 février 2013 19:41

                              A lire les commentaires, il n’existe que des raisons de se réjouir des résultats de l’élection italienne. Ceux qui s’inquiètent ne peuvent être que d’odieux « européistes » à la solde de la finance internationale soutenus par les « merdias »...

                              Ces élections marquées par deux phénomènes graves mais prévisibles : une abstention record, le succès de deux formations populistes ont pourtant toutes les raisons de nous inquiéter.

                              Elles signifient sans doute beaucoup de choses, rejet d’une classe politique sclérosée, d’un système politique mal pensé, d’un ras le bol face à la crise et des politiques d’austérité, la liste n’est pas close. Elles signifient surtout le début des ennuis pour tous.

                              Ceux qui n’aspirent qu’à « foutre en l’air le système » sont de grands naïfs ou d’étranges pyromanes. Les crises engendrent plus souvent des monstres, totalitarismes, dictatures, guerres, génocides et ruines que des mondes parfaits. Cela commence souvent par la victoire de ceux qui promettent des solutions simples.

                              Simples comme ne pas payer nos dettes avec des contes comme ceux de l’Islande, de l’Argentine voire du Vénézuela. Simples comme sortir de l’UE supposée ruiner notre économie et imposer une « dictature » ignoble. Simples comme donner le pouvoir à ceux qui vous plaignent et proposent des solutions simples.

                              Si les solutions étaient simples, pensez-vous sincèrement que ceux qui nous gouvernent ne se seraient pas jetés dessus ? Ah non, j’oubliais qu’ils oeuvraient en sous- main pour les « banksters » et la finance internationale...

                              Au passage, la dette française est majoritairement détenue par des français sous la forme de produits comme les assurances vie, compléments retraite etc.. le reste appartient souvent à des fonds de pensions ou des placements pèpères. La partie spéculative est très minoritaire pour la simple raison que ce n’est pas là où les hauts rendements se font.

                              Simplismes direz-vous.

                               

                               

                               

                               


                              • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 26 février 2013 20:00

                                L’européisme béat de nos élites gouvernantes n’était il pas un simplissisme ,et ce depuis 30 ans ?
                                La sainte loi du marché n’est pas un simplissisme ?
                                On pourrait en donner des tonnes de simplissismes ,issus de nos élites .....
                                Mais bien sur quand vient le retour de baton du réel ,il n’y sont pour rien ,et il faudrait oublier leurs responsabilités .....les reconduire ....
                                Ce sont eux qui nous ont amenés à l’aventure ,par le biais d’une « démocratie » tronquée ...
                                Ce qui en ressortiras ,le peuple n’en sait rien ,mais ce qu’il sait c’est qu’il veut éviter d’avoir à faire le trottoir afin d’assouvir les fantasmes d’une petite minorité .


                              • Asp Explorer Asp Explorer 26 février 2013 20:02

                                Voyez les ravages de l’Europe. Les jeunes sont si désœuvrés et désespérés qu’ils en sont réduits à accepter les emplois d’eurotrolls sous-payés de Van Rompuy.


                              • Pie 3,14 26 février 2013 20:19

                                La construction de l’Europe n’a jamais été simple ni béate. Son existence ne vous a évité ni la crise ni les politiques d’austérité, elle vous a simplement évité un processus à la manière de 1929. Sans l’UE, vous auriez eu la crise, l’austérité avec en plus une monnaie de singe et des paramètres économiques encore bien pires.

                                La loi du marché est la réalité du monde actuel depuis la fin du XVIIIème siècle. Elle n’est pas une décision prise par nos élites politiques.

                                On a le droit d’être exaspéré par la situation actuelle, mais on a surtout l’obligation d’avoir les pieds sur terre.


                              • Pie 3,14 26 février 2013 20:22

                                A Explorer,

                                Si seulement cela pouvait être vrai. Donnez-moi vite le contact afin que j’arrondisse mes fins de mois.

                                J’aurais ainsi le plaisir de défendre mes idées tout en gagnant ma vie.

                                 

                                 


                              • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 26 février 2013 20:33

                                Il est bien de réciter ses mantras , Pie , tu iras au paradis fiscal !
                                Bonne formation ,très moule burnes .


                              • Pie 3,14 26 février 2013 20:46

                                A Pea Pea,

                                Avec tout le respect que je ne vous dois pas, vos propres mantras sont beaucoup trop approximatifs pour susciter mon intérêt. J’aime la précision et la recherche du réel, pas les déclarations généralisantes non argumentées.

                                 


                              • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 26 février 2013 21:37

                                Allez voir Jorion ,il est au dessus de mes capacités ,bien que le comprenant .
                                Et ma verve s’excuse .Bien à vous .


                              • abelard 26 février 2013 22:34

                                Cher Pie 3,14
                                Comme le triomphe de Beppe Grillo m’a donné une furieuse envie de m’amuser ce soir j’espère que vous me permettrez de commenter votre commentaire :

                                "La construction de l’Europe n’a jamais été simple ni béate. Son existence ne vous a évité ni la crise ni les politiques d’austérité, elle vous a simplement évité un processus à la manière de 1929. Sans l’UE, vous auriez eu la crise, l’austérité avec en plus une monnaie de singe et des paramètres économiques encore bien pires.« 

                                ... Enoncez vous doctement.

                                Je suis assez intrigué par l’emploi du »vous« au sujet des bienfaits si visibles de l’Europe. Qui êtes vous ? D’où parlez vous ? Vous n’êtes pas européen ?

                                Si c’est le cas, je vous saurai gré de ne pas venir nous donner de leçon. Nous vivons en Europe, nous nous mêlons de nos affaires. Personnellement je ne me vois pas allez dire à un Malien ou à un habitant de la planète Mars ce qu’il doit penser de sa vie et de son histoire. Il s’agit d’une question de simple politesse.

                                D’autre part je vous signale que vous avez oublié quelques plaies dans l’énoncé des catastrophes qui nous auraient touchées si nous ne faisions pas partie de l’euro :

                                Les invasions de sauterelles.

                                L’arrivée d’extra-terrestres belliqueux

                                L’épidémie de peste noire...

                                 »La loi du marché est la réalité du monde actuel depuis la fin du XVIIIème siècle. Elle n’est pas une décision prise par nos élites politiques."

                                Si la loi du marché est la réalité du monde, comme vous l’affirmez, comment échapperait elle à la décision politique ?

                                Est-ce une nouvelle donne géologique ?

                                Est ce une volonté divine ?

                                Découle-t-elle d’une loi inconnue de l’évolution ?

                                Vous êtes malheureusement un radoteur, un perroquet inutile qui prend ses délires pour la réalité. Des ratiocineurs de votre espèce, les écrans de télévision en regorgent. Je ne vois pas du tout l’intérêt de venir répandre vos croyances et superstitions sur un site de discussion entre citoyens...


                              • Pie 3,14 26 février 2013 23:55

                                Cher Abélard, puisque vous me semblez quelque peu émasculé du bulbe, je vais vous instruire.

                                Ce « vous » que vous déplorez s’adressait à mon interlocuteur, un certain Pea Pea. Il suffisait de lire le fil pour le comprendre mais cela devait déjà être trop pour vous.

                                Contrairement à ce que vous affirmez, la « loi du marché » n’est pas le fruit d’une décision politique. C’est d’abord une structure économique qui s’installe progressivement puis est portée par des groupes sociaux qui s’organisent politiquement par la suite et finissent par prendre le pouvoir. Cela débute à la fin du Moyen-Age et triomphe au XIXème siècle.

                                Le reste relève de votre « humour » aussi fin que celui de Berlusconi : radoteur, perroquet, croyances, superstitions etc...

                                Vous pensez que je n’ai pas ma place sur un site de discussion entre citoyens, mais où est la vôtre ?

                                 

                                 


                              • abelard 27 février 2013 00:50

                                Ne confondons pas tout cher pie, vous avez tout à fait votre place où vous voulez la prendre...
                                Ce sont vos pseudos arguments de pacotille qui sont à la réflexion ce que Nicolas Sarkozy est à la littérature et que l’on retrouve absolument partout qui m’agacent. Qu’ils soient idiots ne me gêne pas c’est leur banalité creuse qui lasse...

                                J’ai relu attentivement le fil et malheureusement je suis toujours aussi intrigué par ce « vous » tout à fait déplacé... Je me demande si vous ne croyez pas appartenir à une caste quelconque vivant dans une bulle protégée du réel.

                                Quant à votre théorie indigente qui ferait passer les actes économiques d’agents comme précédant la politique, elle est tout bonnement risible. L’économie ne précède rien du tout, elle découle des espaces dégagés par les choix politiques ; il n’y a pas d’économie au sens strict mais toujours des économies politiques...


                              • lionel 27 février 2013 10:08

                                Pi « ,14

                                 »Simples comme sortir de l’UE supposée ruiner notre économie et imposer une « dictature » ignoble.« 

                                Cette simple affirmation fait s’effondrer toute votre intervention qui aurait pu amener un bémol à une unanimité d’analyse peut être un peu »paresseuse" ... 

                                L’Europe est une stratégie impérialiste pour soumettre les peuples d’Europe. La monnaie unique nous a ruinée. Effectivement, en toute objectivité, l’UE devient une dictature et c’est ignoble. Monsieur François Asselineau décrit mieux que personne ces trois affirmations dans ses conférences aussi je vous laisse les écouter plutôt que de la paraphraser ou développer 
                                inutilement ce qui est amplement démontré !
                                UPR 

                                La réalité est complexe, nécessite des électron libres qui nous ouvre les yeux devant un unanimisme béat éventuel. Vous n’êtes pas de ceux la aujourd’hui.

                              • lionel 27 février 2013 10:13

                                Saint pi 3,1416....


                                Vous n’abuserez personne ici, allez donc troller ailleurs avec des gens qui ont les pieds sur terre et qui sont précis et qui ne sont pas simplissimes etc... 

                              • Pie 3,14 27 février 2013 12:31

                                Cher Abélard,

                                Ce « vous » prétexte à un procès en mégalomanie est peu de chose comparé aux prétentions qu’affiche votre pseudo. Abélard, l’intellectuel surdoué, l’amoureux éperdu de la belle Héloïse.

                                Une figure romantique parfaite avec de vrais morceaux de drames. Vous aimez trop les belles histoires qui se terminent mal.

                                L’économie découle (...) des espaces dégagés par les choix politiques (...) il n’y a que des économies politiques dites-vous dans un de vos rares arguments.

                                C’est à la fois vrai et faux.

                                Vrai parce que les choix politiques volontaires ou involontaires favorisent ou pas l’éclosion de systèmes économiques.

                                Faux parce que dès qu’il existe un acheteur et un vendeur un marché se met en place dont les règles ne dépendent pas seulement du politique mais de multiples facteurs ( religieux, culturels etc..)

                                Par exemple, les premières formes de capitalisme marchand repérées au XIIème siècle en Europe se créent malgré des structures politiques ( pour simplifier, la féodalité) peu favorables à leur développement.

                                Les diverses formes que prend le capitalisme jusque aujourd’hui ne sont pas réductibles à des choix politiques. Braudel explique cela très bien pour le XVIème.

                                Vous déplorez la banalité creuse des arguments que l’on retrouve partout mais les vôtres sont nulle part. Rien sur ce fil en dehors de votre enthousiasme à l’idée de la nomination d’un dramaturge de 87 ans au poste honorifique de président de la République.

                                Voilà qui va sans doute sortir l’Italie de la crise.

                                 


                              • Pie 3,14 27 février 2013 12:38

                                A Lionel,

                                Et vous, qui abusez-vous ?

                                Armé de la seule pensée politique du pathétique Asselineau, vous ne pouvez jouer que les roquets.

                                 


                              • Asp Explorer Asp Explorer 26 février 2013 19:59

                                Ce que vous appelez « populisme », c’est les gens qui ne sont pas de votre avis, c’est ça ? C’est les gens qui s’aperçoive que depuis qu’on s’est lancé dans la construction européenne, la France n’a pas cessé de dégringoler et qui ont l’outrecuidance d’y voir un lien de causalité ? Les gens qui pensent que ce n’est pas une très bonne idée d’ouvrir les frontières aux quatre vents de la concurrence internationale tandis que tous nos partenaires sont protectionnistes et sabotent leurs monnaies ?

                                Bon, ben je suis populiste. Qui est populiste avec moi ?


                                • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 26 février 2013 20:21

                                  Tous ceux qui sont ou qui craignent pour eux ou leurs enfants de devenir polemploipulistes ....
                                  Au fait , l’en pense quoi notre hauteur des accords de l’OMC que l’Europe est la seule à appliquer en long,en large mais jamais de travers ,contrairement aux autres signataires ?

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