Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Europe > Jean Gabin à la rescousse de l’Europe

Jean Gabin à la rescousse de l’Europe

« Un homme pas plus mal qu’un autre !… Quand on a cette ambition-là, on ouvre un bazar, on ne gouverne pas une nation. Parce que c’est une s@loperie de venir au pouvoir sans avoir une conviction à y appliquer. » (Émile Beaufort dans la bouche de Jean Gabin).



L’un des acteurs majeurs du cinéma français, Jean Gabin, est mort à l’hôpital américain de Neuilly-sur-Seine il y a quarante ans, le 15 novembre 1976, à l’âge de 72 ans d’une leucémie. Les grands films auxquels Jean Gabin a participé, aux côtés d’autres grands acteurs et de grands réalisateurs, furent nombreux durant sa carrière et ont comptabilisé entre 150 et 200 millions entrées en salle.

En période de précampagne présidentielle pour 2017, c’est l’occasion de revenir sur l’un des chefs-d’œuvre du cinéma français, selon moi, le film "Le Président" réalisé par Henri Verneuil, adaptation d’un roman de Georges Simenon. Le film est sorti dans les salles le 1er mars 1961. Les dialogues, très savoureux, ont été écrits par le célèbre dialoguiste Michel Audiard.

L’histoire retrace un événement politique "totalement" imaginaire qui se passe précisément dans la France de la IVe République, avec la valse des Présidents du Conseil dans un régime d’assemblée. Elle peut aussi se passer sous la IIIe République au début du XXe siècle avec les nombreux scandales financiers qui ont émaillé le régime (Panama, etc.).

D’un point de vue chronologique, cela se situe plutôt durant la IVe République puisqu’il est question de la Première Guerre mondiale : « Au moment de Verdun, Monsieur Chalamont avait 10 ans… Ce qui lui donne, par conséquent, le droit d’en parler. Étant présent sur le théâtre des opérations, je ne saurais prétendre à la même objectivité. On a, c’est bien connu, une mauvaise vue d’ensemble lorsqu’on voit les choses de trop près ! Monsieur Chalamont parle d’un million cinq cent mille morts, personnellement je ne pourrais en citer qu’une poignée, tombés tout près de moi. ».

Certaines scènes, comme la pétanque dans les jardins de Matignon, sont cependant des scènes typiques des années 1930. Le livre de Georges Simenon a été fini d’écrire le 14 octobre 1957, donc bien avant le retour de De Gaulle et le début de la Ve République.

Tout le film est centré sur le personnage du Président Émile Beaufort, qui est excellemment joué par Jean Gabin, avec deux voire trois unités de temps. Le présent du film, il est à la retraite, dans les 70 ou 80 ans (Jean Gabin n’avait que 56 ans lorsqu’il a tourné), éloigné dans une propriété en province, mais comme il est en train de rédiger ses mémoires, il y a des flash-back, il revient sur ses années au pouvoir (il a été chef du gouvernement), une ou deux décennies auparavant. Le livre de Georges Simenon évoque un homme de 82 ans au moment de sa retraite et des événements qui ont eu lieu il y a vingt ans.

Parmi les autres personnages, il faut surtout prendre en compte l’autre personnage clef de l’histoire, Philippe Chalamont, joué par le très crédible Bernard Blier, qui fut l’ancien directeur de cabinet d’Émile Beaufort, mais, "marié à une banque", s’est enrichi par un délit d’initié découvert par Émile Beaufort. Plus tard, Philippe Chalamont est devenu un député d’opposition à Émile Beaufort et l’histoire se passe au moment où Philippe Chalamont est sur le point d’être nommé Président du Conseil et va voir son ancien mentor dans sa retraite pour être sûr qu’il ne ressortira pas la vieille affaire le concernant.

Avec ses grosses moustaches, son ton assez péremptoire et définitif, son bagout, son aspect très intimidant, Émile Beaufort campe à l’évidence la figure histoire de Georges Clemenceau. C’est notamment le cas lorsqu’il répond au courrier d’un magazine féminin et qu’il parle de sa femme morte depuis longtemps (Clemenceau a été divorcé et est devenu assez misogyne, ce n’est pas tout à fait le cas d’Émile Beaufort, mais les deux ont en fait pour seule épouse… la France).

_yartiGabinJeanPresident03

On peut néanmoins surajouter de nombreuses autres figures historiques : Aristide Briand, non seulement pour les moustaches mais aussi son attachement à la construction européenne et l’unité de temps qui colle sans doute le mieux à l’histoire ; Pierre Mendès France qui a quitté le pouvoir après l’incompréhension des députés sur sa politique ; le Général De Gaulle, qui a rédigé ses mémoires et qui s’est retiré à Colombey-les-Deux-Églises ; Antoine Pinay qui a reçu beaucoup d’hommes politiques durant sa retraite, presque une visite obligatoire pour les candidats gouvernants ; Winston Churchill également, pour ses mémoires, l’aspect un peu bourru, l’amour des cigares et du whisky ; également Gaston Doumergue qui fut un Président célibataire (en fait, il aurait fréquenté Doumergue, puisqu’il dit à sa secrétaire : « Tenez, envoyez donc [la photo] où je suis au gala des Petits Lits Blancs, avec le Président Doumergue et les Dolly Sisters ! »).

L’élément intéressant de ce film est bien entendu la tirade d’Émile Beaufort sur la construction européenne. Il faut recadrer le contexte du film qui est tourné après le retour de De Gaulle (le livre a été écrit avant ce retour) mais surtout après l’échec de la Communauté européenne de défense (CED) qui fut l’un des projets politiques majeurs sous la IVe République.

Émile Beaufort est pacifiste, attentif aux préoccupations sociales du peuple. Il sait donc fustiger les "banquiers" comme on pourrait le faire encore aujourd’hui : « Monsieur Chalamont, lui, a passé une partie de sa vie dans une banque à y penser aussi… Nous ne parlons forcément pas de la même Europe. ». Quels "banquiers" aujourd’hui ? Tout le monde pense à Emmanuel Macron. Oui, en effet, mais il faut penser aussi …à Henri Emmanuelli, qui a débuté sa vie active chez Rothschild et ne s’en est pas gêné pour se faire une réputation à l’aile gauche du PS (Benoît Hamon est son dauphin depuis 2008).

Parlons justement d’Europe ! Émile Beaufort est brossé comme un ardent partisan de la construction européenne, et, à l’instar d’Aristide Briand et de Victor Hugo, il souhaite des États-Unis d’Europe, une Europe fédérale qui permettrait de contrecarrer l’Europe de la finance, celle qui n’a pas besoin d’institutions pour imposer aux peuples une dictature de l’argent et des profits.

C’est sans doute cela que les anti-européens d’aujourd’hui n’ont pas bien compris quand ils citent cette tirade pour conforter leur europhobie. Émile Beaufort (Jean Gabin) explique justement que sans construction européenne, sans fédéralisme européen, l’Europe sera aux mains des financiers et des profiteurs.

Ce n’est évidemment pas Jean Gabin qui parle, ni même Henri Verneuil ni Michel Audiard, puisque c’est une fiction, mais cette tirade est rudement belle, bien vue, bien relevée et, chose étrange alors le film a déjà cinquante-cinq ans, elle est toujours d’actualité !

Émile Beaufort commence par l’Europe de la paix, tant militaire que sociale : « Durant toutes ces années de folie collective et d’auto-destruction, je pense avoir vu tout ce qu’un homme peut voir : des populations jetées sur les routes, des enfants jetés dans la guerre, des vainqueurs et des vaincus finalement réconciliés dans les cimetières, que leur importance a élevés au rang de curiosité touristique ! La paix revenue, j’ai visité des mines. J’ai vu la police charger les grévistes, je l’ai vue aussi charger des chômeurs… J’ai vu la richesse de certaines contrées, et l’incroyable pauvreté de certaines autres. Eh bien, durant toutes ces années, je n’ai jamais cessé de penser à l’Europe ! ». Il évoque sans doute la Débâcle et les grèves très dures de 1947, ce qui placerait le film plus dans les années 1950 que dans les années 1930 (c’est une fiction qui se nourrit de toute l’histoire du XXe siècle).

Il décrit ce que sera le pays sans son projet de fédération européenne : « Pourquoi croyez-vous, Messieurs, que l’on demande à mon gouvernement de retirer le projet de l’Union Douanière qui constitue le premier pas vers une Fédération future ? Parce qu’il constitue une atteinte à la souveraineté nationale ? Non pas du tout ! Simplement parce qu’un autre projet est prêt… Un projet qui vous sera présenté par le prochain gouvernement. Ce projet, je peux d’avance vous en énoncer d’avance le principe ! La constitution de trusts verticaux et horizontaux et de groupes de pression qui maintiennent sous leur contrôle non seulement les produits du travail, mais les travailleurs eux-mêmes ! On ne vous demandera plus, Messieurs, de soutenir un ministère, mais d’appuyer un gigantesque conseil d’administration ! Si cette assemblée avait conscience de son rôle, elle repousserait cette Europe des maîtres de forges et des compagnies pétrolières. ».

Et de finir ainsi, juste avant de quitter définitivement la scène parlementaire : « Et maintenant, permettez-moi de conclure. Vous allez faire, avec les amis de monsieur Chalamont, l’Europe de la fortune contre celle du travail. L’Europe de l’industrie lourde contre celle de la paix. Eh bien, cette Europe-là, vous la ferez sans moi, je vous laisse ! Ce gouvernement maintient son projet. La majorité lui refusera la confiance et il se retirera. J’y étais préparé en rentrant ici… ».



En fait, dans cette histoire (fictive), il n’y avait aucun projet de rechange, justement, l’Europe des financiers n’a pas besoin d’institutions européennes régulatrices, au contraire, elle a peur d’une instance supranationale qui pourrait les freiner dans leur conquête de profits, elle a peur d’une harmonisation fiscale, elle ne peut plus spéculer quand la monnaie devient unique, elle ne peut plus se jouer d’État contre un autre.

L’Europe que dénonce Émile Beaufort, cela pourrait ressembler à l’Europe d’aujourd’hui, celle de José Manuel Barroso, celle de Goldman-Sachs. Mais l’Europe d’aujourd’hui est aussi celle du programme Erasmus, celle d’Airbus (JJSS avait appuyé ce type de collaboration européenne bien avant l’heure), celle de projets spatiaux réussis comme Rosetta. L’Europe d’aujourd’hui est une Europe au milieu du gué, forcément incohérente car elle est allée trop loin ou pas assez loin.

_yartiGabinJeanPresident02

Et justement, l’Europe que préconise Émile Beaufort, c’est une Europe qui va plus loin, une Europe fédérale, des États-Unis d’Europe. C’est donc un contre-sens de vouloir faire de la récupération de ces belles tirades de Michel Audiard pour cracher contre la construction européenne. Cet excellent film "Le Président" est au contraire un extraordinaire hymne à l’Europe, à la construction européenne, à l’Europe de la paix et l’Europe des projets solidaires. Pas au repli sur soi, pas aux nationalismes de tous poils, pas à la xénophobie ni à la fermeture des frontières…

C’est en ce sens que ce film, excellemment interprété du début jusqu'à la fin, est un petit bijou du cinéma français, qui n’a pas pris une ride et dont les principaux contributeurs furent Jean Gabin, Bernard Blier, Henri Verneuil, Georges Simenon, et bien sûr, le très reconnaissable Michel Audiard.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (15 novembre 2016)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Jean Gabin.
Bernard Blier.
Qui imitera Thierry Le Luron ?
Thierry Le Luron, persifleur numéro un.
Coluche.
Alice Sapritch.
Georges Brassens.
Léo Ferré.
Grace Kelly.
Pierre Dac.
Christina Grimmie.
Abd Al Malik.
Yves Montand.
Daniel Balavoine.
Édith Piaf.
Jean Cocteau.
Charles Trenet.
Michel Galabru.
Gérard Depardieu.

_yartiGabinJeanPresident04


Moyenne des avis sur cet article :  1.97/5   (29 votes)




Réagissez à l'article

23 réactions à cet article    


  • sarcastelle 15 novembre 12:19

    La magnifique discours européiste de Michel Audiard est caractéristique d’une époque de soutien massif à l’idée de l’Europe, car celle-ci n’avait encore aucune consistance et aucune influence sérieuse sur le gouvernement des états ni leur législation. On applaudissait un rêve. 

    .
    Après quoi l’UE est devenue réalité tangible et forcément les opinions sont plus partagées. Le discours d’Audiard revêt largement de nos jours le caractère d’un échantillon de l’opinion de son époque, mais que d’aucuns aujourd’hui qualifieraient bien un peu d’envolée incantatoire. 
    .


    • Fergus Fergus 15 novembre 15:21

      Bonjour, sarcastelle

      L’idée européenne telle qu’elle est évoquée dans le discours de Beaufort n’est pas morte, bien au contraire. Ce qui l’est, c’est le carcan néolibéral qui a été imposé par les chefs d’Etat et de gouvernement dans le cadre du Traité de Lisbonne.

      Tout cela peut, et doit, être revu dans l’avenir pour restaurer la vision initiale.


    • janel janel 15 novembre 19:03

      @


      __FergusMon pauvre tristounet de Fergus, je la ramène encore non pas pour vous ridiculiser mais pour vous poser une simple question.


      Il est facile lorsque l’on échoue d’accuser une tierce personne d’en être la cause.


      Vous accusez donc les chefs d’état de nous avoir imposé le « carcan néolibéral  » comme s’ils avaient tous agi de concert sans se contredire entre eux pour nous imposer comme vous nous le dites le traité de Lisbonne qui n’est pas autre chose, soit dit en passant, que la première forme du traité européen qui fonctionne comme une loi constitutionnelle qui prévaut sur toutes les lois nationales (droit commun). La preuve :


      « L’effet direct du droit européen a été consacré par la Cour de justice dans l’arrêt Van Gend en Loos du 5 février 1963. Dans cet arrêt, la Cour énonce que le droit européen engendre non seulement des obligations pour les pays de l’UE mais également des dr » ce texte comme vous auriez pu le constater si vous aviez cliqué, est une déclaration officielle de l’Union Européenne.


      Si vous êtes intelligent ou du moins aussi intelligent que la moyenne nationale, vous comprendrez aisément que ce ne sont pas les chefs d’état qui ont légiféré pour nous imposer la primauté du droit européen sur le droit national mais la cour de justice européenne en la personne de Van Gen en Loos

      Dans l’arrêt du 5 février et ainsi que dans toute la juriste-prudence qui s’en suit, il y a un vice de forme.


      Dans le droit républicain, il y a une loi qui est au fondement de l’état de droit. Cette loi fondamentale qui existe aussi dans les monarchies constitutionnelles (GB) et qui n’existe que pour empêcher toute dérive dictatoriale en empêchant que tous les pouvoirs : législatif, exécutif, et judiciaire, ne tombent entre les mains d’un seul homme ou d’une seule entité. C’est la loi sur la séparation des pouvoirs.


      Ici vous le voyez bien Fergus, c’est le pouvoir judiciaire européen qui a imposé son pouvoir législatif en prenant un arrêté qui fonctionnera par sa juriste-prudence comme une loi européenne. Il y a donc un vice de forme parce que le pouvoir judiciaire a légiféré à la place du parlement qui n’existait pas encore à l’époque (1964).


      Normalement il est interdit dans un état de droits au pouvoir judiciaire (la justice) de légiférer mais pas dans l’union européenne ainsi qu’en France d’ailleurs. C’est une preuve supplémentaire que l’Europe et la France sont des dictatures en devenir où le pouvoir judiciaire aura été confisqué au peuple.


      Mon cher Fergus, je n’ai pas été très méchant avec vous pour ce coup-ci.

      __

    • V_Parlier V_Parlier 15 novembre 19:15

      @Fergus
      Tiens donc, que de belles citations :
      « Émile Beaufort (Jean Gabin) explique justement que sans construction européenne, sans fédéralisme européen, l’Europe sera aux mains des financiers et des profiteurs. »
      -> Pas autant qu’aujourd’hui car le dumping social et les délocalisations sont rendus moins faciles. Les capacités de nuisance inhérentes au capitalisme (qui n’est pas la seule doctrine à en comporter) sont donc bridées, même si la spéculation n’est empêchée dans aucun cas (les méthodes changent).

      « l’Europe des financiers n’a pas besoin d’institutions européennes régulatrices, au contraire, elle a peur d’une instance supranationale qui pourrait les freiner dans leur conquête de profits »
      -> Les pays stables ont toujours des institutions régulatrices. Et il est plus difficile de neutraliser une vingtaine d’institutions qu’une seule qui les remplace toutes. Ce n’est pas pour rien que le lobbying à Bruxelles est on ne peut plus intensif. Dans le rêve européiste, la porte d’entrée parait plus robuste mais en s’y mettant tous ensemble les dérégulateurs l’enfoncent sans problème, et ensuite la voie est libre d’un coup pour la domination de tous les membres à la fois.

      On comprend qu’à cette époque les européistes aient pu se tromper, mais aujourd’hui c’est de l’entêtement.


    • gaijin gaijin 15 novembre 12:38

      bon article sur un film extraordinaire qui devrait être au programme de toutes les écoles .....hélas

      «  Cet excellent film »Le Président" est au contraire un extraordinaire hymne à l’Europe, à la construction européenne, à l’Europe de la paix et l’Europe des projets solidaires. « 

      ben oui sauf que dans la réalité ça n’est pas arrivé ....a la fin même l’utopiste sort ...vaincu ....superbe mais vaincu........ par le réaliste chalamont qui comme plus tard un certain giscard a épousé une banque ......
      l’europe aurait du être différente dites vous ? oui mais elle ne l’a pas été ....elle ne pouvait pas l’être .....( notez que j’en parle au passé )

      vous parlez d’erasmus etc mais combien des enfants de chomeurs ( remplacés par des » travailleurs détachés " esclaves modernes ) entendront seulement parler d’ érasmus ? ( a moins que ce ne soit un arrêt de bus )
      les utopistes partageront avec les cyniques la responsabilité de ce qui va suivre : demain ( ou peut être hier smiley ) verra la réunion de tous ceux qui n’ayant plus grand chose a perdre vont renverser la table


      • V_Parlier V_Parlier 15 novembre 19:18

        @gaijin
        En plus les échanges inter-universitaires existent même avec des pays hors UE et sans erasmus. Erasmus c’est comme Airbus (dont la création n’a rien à voir avec l’UE), c’est la vitrine, le village Potemkine de l’européisme.


      • Pyrathome Pyrathome 15 novembre 12:47
        Jean Gabin à la rescousse de l’Europe

        .

        Ah ah ah........

        Et vous nous faites pas un nartic sur Trump, le grand méchant loup ?

        Vaut mieux parler de Gabin qui sauve l’Europe....

        Rakoto, l’UE est déjà morte, écrasé sous son propre poids de dictature qui n’ose avouer son nom, quant à l’Euro, il est voué aux flammes de l’enfer....L’Otan va avoir le même sort dans les poubelles de l’histoire....

        Eh oui, le vent tourne sévère en ce moment, n’est-ce pas ? Ah ah ah !! smiley


        • Fergus Fergus 15 novembre 15:27

          Bonjour, Pyrathome

          L’Union Européenne mourra, en effet, si elle ne se réforme pas. Chaque année qui passe, et chaque nouveau coup porté à ce projet, conduiront à une disparition de l’UE dont aucun des grands états et des états fondateur ne veut.

          C’est pourquoi, au pied du mur et confrontée au risque périlleux de résurgence des nationalismes, l’UE se réformera. Si tel n’est pas le cas, elle mourra, et les états en subiront les conséquences, possiblement désastreuses.


        • François Vesin François Vesin 15 novembre 19:12

          @Fergus
          Les nations qui composent l’Europe

          ont été mises sur le tapin par ses protecteurs américains.
          En interne, elles ont subi la loi de leurs souteneurs
          dont la liste commence avec Pompidou pour se finir avec Hollande.
          L’idée européenne mourra sous ses lois et règlements infâmes
          si la parole n’est pas donnée aux peuples souverains les seuls à même
          de décider ce qu’ils veulent mettre en commun et ce qu’ils ne veulent pas.


        • V_Parlier V_Parlier 15 novembre 19:27

          @François Vesin
          Ce qui est incroyable c’est que l’UE en vient même cette semaine à engueuler les USA car elle a peur de ne plus être assez soumise (ils disent : « soutenue ») par eux !

          Dans la communication européiste médiatico-politique, le détournement du public par des sujets fétiches sociétaux au détriment des problématiques internationales sérieuses et de leurs résolutions possibles après l’arrivée de Trump nous montre que l’UE est « naturellement » dans cet état de furie et d’inconscience. Même un anti-UE comme moi avait surestimé la capacité des USA à la rendre si folle. Elle est à présent lancée elle-même, et seul son effondrement pourra lui faire entendre raison.


        • Attilax Attilax 16 novembre 10:56

          @Fergus
          « L’Union Européenne mourra, en effet, si elle ne se réforme pas.  »

          On s’en fout : les nations survivront, car elles existent vraiment, elles.

        • zygzornifle zygzornifle 15 novembre 14:40

          Bientôt the walking dead, zombie warior et Dracula a la rescousse de l’Europe ..... 


          • Fergus Fergus 15 novembre 15:18

            Bonjour, Sylvain

            Excellent article, et excellente analyse du personnage et du discours de Beaufort dans ce superbe film. J’adhère à 100 % à cette vision de l’Europe, bien loin de ce que l’UE est devenue par la volonté de nos gouvernants dans le cadre du Traité de Lisbonne.

            Sans l’Union Européenne, les nations repliées sur elles-mêmes se perdront dans une concurrence effrénée portée par de dangereux nationalismes. Est-ce cela que nous voulons ?

            A propos de Gabin, rappelons qu’il n’a pas été seulement un très grand acteur, mais aussi un meneur de revues et un chanteur de talent comme en témoigne sa prestation dans La Belle Equipe de Julien Duvivier : Quand on s’promène au bord de l’eau.


            • Tall Tall 15 novembre 16:44

              @Fergus


              confrontée au risque périlleux de résurgence des nationalismes

              Fergus fait allusion aux 3 guerres mondiales qui ont ravagé l’Europe entre 1945 et 1992 avec ( sinistres souvenirs ) l’atomisation de Paris, Berlin et Londres ...

              Il était vraiment temps que l’UE arrive ... ouf !
                
              D’ailleurs, il suffit de regarder le monde autour de soi aujourd’hui : il y a hors de l’UE 170 nations souveraines qui n’arrêtent pas de guerroyer, c’est l’horreur absolue !
               
              Las but not least : le Japon qui se fait tirer l’oreille par les USA depuis des années pour se doter de sa propre armée autonome. C’est le syndrome Hiroshima.

            • Tall Tall 15 novembre 16:47

              Et après ça, le monsieur vous expliquera comment on protège sa sécurité sociale avec des frontières ouvertes. Il suffit d’avoir quelques compétences en prestidigitation


            • V_Parlier V_Parlier 15 novembre 19:29

              @Tall
              Ca, c’est l’éternel paradoxe des gauches occidentales ! On ne peut débattre là-dessus, ils ont un blocage incontournable.


            • Parrhesia Parrhesia 3 décembre 20:11
              @Tall

              Ce jour 3 Décembre à 20H 09, 17 votes négatifs pour sanctionner un commentaire indiscutablement logique et positif, cela pose question sur le bon fonctionnement de ce système de notation.

              Bon week-end quand-même, Tall !!!

            • Ar zen Ar zen 15 novembre 16:42

              « Le film »Le Président« est au contraire un extraordinaire hymne à l’Europe, à la construction européenne, à l’Europe de la paix et l’Europe des projets solidaires. Pas au repli sur soi, pas aux nationalismes de tous poils, pas à la xénophobie ni à la fermeture des frontières… »

              L’Union Européenne, et non « l’Europe » a été pensée, imaginée, et voulue par les puissances de l’argent. Les peuples n’ont pas eu leur mot à dire. Les traités TUE et TFUE regroupent aujourd’hui les traités de Rome, de Maastricht, d’Amsterdam, de Nice, de Lisbonne. Depuis 1957, de réunion en réunion, de compromis en compromis, l’Union Européenne s’est faite « contre » les peuples. Aucune harmonisation fiscale, ni salariale, ni environnementale, ni sociale n’ont été envisagées. Les créateurs de l’UE ont même réussi ce tour de force que de donner l’intégralité de l’initiative législative à un collège de personnes non élues : la commission européenne, dont les anciens commissaires partent les uns après les autres manger à la gamelle aux petits soins des multinationales qu’ils ont favorisées. Le pouvoir monétaire a été confié à une autre institution non élue : la BCE, dirigée par un ancien de Golmann Sachs. Les traités ont même mis sur pied une ignominie : la procédure de « consultation » dont le résultat n’a strictement aucune importance, la commission européenne faisant ce qu’elle souhaite. Comment berner les peuples à moindre frais. Et même en présence de la procédure « ordinaire », il existe 21 domaines, et non des moindres, qui ne sont pas soumis à celle ci.

              Les peuples sont sur le flanc et ne disposent que d’un pouvoir fictif. L’Union européenne que nous avons sous nos yeux est tout sauf démocratique. Elle n’est pas du tout solidaire, elle entraîne les pays vers des guerres coloniales puisque l’UE est soumis par l’article 42 à l’OTAN et, par conséquent, aux souhaits américains en matière de politique étrangère.

              L"UE est un piège à rats irréformable, c’est la prison des peuples, c’est la nouvelle union soviétique.

              https://m.youtube.com/watch?feature=youtu.be&v=lZEOPXUvXHo

              https://m.youtube.com/watch?feature=youtu.be&v=lZEOPXUvXHo

              https://www.facebook.com/upr.francoisasselineau

              http://eleonoredv.over-blog.com/2016/10/la-promesse-de-renegociation-des-traites-europeens-un-grand-classique-de-la-campagne-electorale.html

              http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=URISERV:ai0020


              • RICAURET 15 novembre 22:19

                RIEN NE NE LÈVERA DE MON ESPRIT LA TIRADE DE GABIN DANS L’HÉMICYCLE DE L ASSEMBLÉE NATIONALE LORSQU IL SORT LES QUATRE VÉRITÉS A CHAQUE DÉPUTÉ QUEL PIED
                J ATTEND TOUJOURS QU UN DÉPUTÉ COUILLU FACE PAREIL


                • Pyrathome Pyrathome 16 novembre 12:15

                  @RICAURET
                  C’est plus que jamais vrai, une bande de mange merde qui ne représentent qu’eux-mêmes, leurs petits intérêts, leurs petites magouilles, le peuple dont soit disant ils représentent, ils n’en ont rien à foutre sauf au moment de se faire réélire....
                  Le PS/LR, parti unique et inique.....pour l’instant, car ils vont être chassé.....


                • Parrhesia Parrhesia 3 décembre 17:25

                   

                  >>> Le livre de Georges Simenon a été fini d’écrire le 14 octobre 1957, donc bien avant le retour de de Gaulle et le début de la V° république <<< 

                  "Bien avant", dans les faits, cela ne fait guère que huit mois !

                   Huit mois pendant lesquels le processus du retour de de Gaulle à la tête de l’État avait déjà été engagé par certains Français réalistes qui avaient alors mesuré l’ampleur de la chienlit pré-gaullienne de 1957 !!!

                   Et pourtant, cette chienlit pré-gaullienne de 1957, au demeurant gravissime, ne revêtait encore ni l’ampleur ni la profondeur de la chienlit actuelle, véritable blessure mondialiste infligée au cœur-même de notre pays !!!


                  • covadonga*722 covadonga*722 3 décembre 17:46

                    U E delenda est !

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès