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Accueil du site > Actualités > Europe > L’accident de l’autocar Eurolines

L’accident de l’autocar Eurolines

Ce drame, survenu dimanche vers 1h30, à hauteur de Fitou (Aude) sur l'autoroute A9, a fait deux morts et une trentaine de blessés, dont le chauffeur, lorsque l'autocar assurant la liaison Marseille-Murcie a percuté la glissière de sécurité et plongé dans le talus en contre-bas des voies.

 Les images marquent...on y voit le véhicule comme écrasé par un pilon, toutes ses structures déformées, disloquées, aprés plusieurs tonneaux. On pense à l'effroi des voyageurs, en pleine nuit, dans un demi-sommeil (le car avait récemment fait un arrêt à Vinassan), lorsque tout a basculé. Même avec ceinture de sécurité, quand les vitres explosent et que les bagages à main deviennent projectiles, le pire des Grand 8 n'est rien, et sans ceinture, n'en parlons pas...

 Secours qui n'ont pas tardé, gyrophares dans la nuit, médecins urgentistes sur le front, et sur quelques vidéos d'actu on voit des pompiers harrassés qui ramassent encore les bagages des soutes éventrées au petit jour...

 Lisant distraitement, le matin, le titre de cettte info "Accident de car meurtrier", j'ai de suite pensé à la fameuse loi des séries. Trains, cars, avions, ça commence à faire beaucoup cet été, et rien que la veille, 5 jeunes pulvérisés dans l'Aude également, en voiture. On secoue la tête tristement, toutes ces vies anéanties. Quand j'ai vu le nom de la compagnie Eurolines, le temps s'est arrété. Un immense frisson. Ce nom, je connais. Assez bien. Et ce trajet, trés bien.

 Dans les années 1970, pour les immigrés Espagnols ou Portuguais, l'autocar était, hormis la voiture, le moyen idéal pour descendre au pays. L'avion était hors de prix. Le trajet en train était interminable, trois fois plus de temps, avec de multiples changements, ne serait-ce qu'à la frontière Franco-Espagnole (sans jeu de mots) à cause d'une ubuesque différence d'écartement des rails entre les deux pays. De plus en Espagne, seules les grandes villes étaient desservies en train. Enormément de petites liaisons et gares avaient été supprimées. Et pour avoir voyagé, cahoté, dans un équivalent de TER de l'époque, avec ses banquettes en bois, je ne les regrette pas. La RENFE (SNCF espagnole), beaucoup moins puissante et chargée d'histoire que son homologue Française, préférait vendre ses rails et terrains et investir dans le transport par route. Les gens s'y étaient faits aux cars, horaires multiples, pas besoin d'infrastuctures particulières à part les gares routières, et arrets à la demande devant le plus petit hameau de 20 péquenots. Bon, fallait voir les trapanels que c'était parfois ! Mais conviviaux. Ca discutaillait dans tous les sens, meme avec le chauffeur. Déjà les touristes Français de l'époque disaient qu'il y avait beaucoup de camions là-bas. Ben oui, beaucoup moins de trains aussi.

 Et donc on partait de France vers Barcelone, Valence, Alicante, Grenade, Algésiras et bien d'autres escales, pour une somme modique, avec l'ancetre d'Eurolines, la compagnie IBERBUS. Ils avaient une flotte de cars trés bien pour l'époque, certains meme avec télévision et toilettes ! Le voyage se faisait toujours de nuit.

 Dans les années 1980-90, j'embarquais avec Iberbus 5 à 6 fois par an. Prendre sa voiture pour faire l'Auvergne-Alicante, avec 5 jours de congés, c'était un jour de trajet, 3 jours là-bas, un autre jour de trajet... crevant. Avec eux, c'était une nuit en car, 5 jours là-bas, une nuit en car, et zéro stress ni fatigue. Iberbus avait une agence à Toulouse, rue Bayard, en face de la gare SNCF, il suffisait de traverser le canal du Midi. Pour réserver sa place, un simple coup de fil quelques jours avant. Arriver une heure à l'avance, vers 19 heures, l'agent Iberbus, un parfait bilingue, faisait le billet, étiquetait les bagages, parfois payait le café... on discutait entre voyageurs : une majorité d'Espagnols, quelques étudiants Français. Le car arrivait, les chauffeurs rangeaient les bagages au carré selon la destination, réglaient quelques paperasses, embarquement et départ ! Le choix des places était libre, mais invariablement les vieux devant, les jeunes et fumeurs derrière. hé oui !!! à l'arrière on pouvait fumer...Arrets pour prendre d'autres voyageurs à Carcassonne, Narbonne, et Perpignan. Sauf en cas de forte affluence, pour voyager sans personne à coté, je prenais mon air mal rasé pas comode et allumais une clope : méthode imparable. Puis la frontière au Perthus-La Jonquera. Meme avant l'entrée de l'Espagne dans l'Europe, les cars passaient comme une lettre à la poste. Et le car s'endormait. Enfin, non. Arret à Barcelone, et pause pipi-café toutes les trois heures. Le car sortait souvent de l'autoroute pour déposer des voyageurs dans des villes improbables, ou pour casser une première croute chez le fameux "Jacinto", vers Castellon - et encore aujourd'hui !- A 7-8 heures du mat, enfin la gare routière d'Alicante, en plein centre ville, (et une heure plus tard je faisais une bise à grand-mère).

 Tout cela pour raconter que c'était une moyen de transport fiable, trés bien organisé, structuré, à des prix modestes (et quelques belles rencontres en cas de chance).

 Entre 80 et 90, les choses ont aussi évolué. Imperceptiblement. Parfois c'était un autocar siglé Francebus qui nous prenait, compagnie française soeur d'Iberbus. Le logo EUROLINES, tout petit au départ, est apparu. Ca faisait moderne... Lignes Européenes... celui qui a pondu cet acronyme n'était pas la moitié d'un imbécile.

 Et Iberbus, Francebus, ont disparu, remplacées par ce logo, entre 90-2000. Les dix années suivantes, les destinations se sont multipliées. Europe de l'Est, Scandinavie, Maroc... les brochures et les prix étaient alléchants. Je ne prenais déjà plus ces cars-là, préférant les destinations lointaines en avion (et mamie décédée) mais ma soeur, si. A force elle connaissait le prénom de la moitié des chauffeurs habituels. Elle habitait Valencia et venait souvent nous voir. J'allais la chercher en voiture à Toulouse, l'y amenait.

 A Toulouse, tout a bien changé. Plus d'agence conviviale rue Bayard, mais un logo parmi tant d'autres sur une vitrine d'agence dans la galerie de la gare routière que je n'ai jamais vu ouverte. Les départs se faisant à 21h et les arrivées à 7h. La galerie est fermée, meme le bar pour patienter. Un distributeur à café et un écran Arrivées-Départs en bout de quais, et une ambiance lugubre dans cette gare ouverte au vent d'autan, sale, parsemée de détritus et hantée de pauvres sdf bourrés ou drogués et de trainards qui matent les bagages ou les femmes seules et un simple vigile qui fait les cent pas avec sa clope sous les panneaux Interdiction de fumer en plein vent. Les voyageurs ont changé. Sur trois espagnols il y a cinq maghrébins et deux étudiants. On attend. Le car arrive. Trés souvent siglé d'une autre compagnie qu'Eurolines. Celui-là vient de Reims, a roulé toute la journée, me dira plus tard un chauffeur. Ils sont trois. Les voyageurs qui descendent sont quasiment tous des pays de l'Est. Les soutes s'ouvrent, chacun se démerde pour récupérer ses bagages et les trainards rodent. Ca s'agglutine. Les partants attendent qu'un chauffeur dise "telle destination, soute à gauche, telle autre, soute à droite ", puis c'est la ruée pour ranger soi meme ses bagages. La " valise marocaine " de chez Tati s'entasse sur la Samsonite lustrée. Les premiers sont fiers et ralent que les suivants bousculent leur rangement nickel pour y empiler le leur... Pffff... c'est le bordel intégral, les trainards rodent toujours les yeux en coin, un chauffeur est obligé d'intervenir et éparpille un peu plus l'amoncellement façon puzzle. ( Autorisés 20 kg de bagage pour l'europe, 40 kg vers le Maroc... officiellement... grosse marrade, tout le monde a deux ou trois valises, qui se retrouvent disséminées...) et j'attends placide : l'expérience...je sais que le dernier bagage mis sera le premier sorti. Les voyageurs peuvent enfin monter. Ca pousse un peu des épaules et du coude pour etre le premier à choisir son meilleur siège. Un chauffeur les filtre au compte goutte en vérifiant chaque titre de transport imprimé sur le net ou en agence de voyage. Quand tout le monde est installé, ben...on attend. Un chauffeur est allé à la "tour de controle" et ne revient toujours pas. Je fais le tour du car sans pouvoir voir ma soeur derrière les vitres fumées. Belle bete cet engin. J'adore les rétros en forme de cornes apparus déjà un certain temps. A l'arrière droit le troisième chauffeur fume. Je remarque une ouverture jamais vue auparavant qui va du bas de caisse au haut des vitres avec le logo "Handicapé" en gros. Lui demande " Que es eso ?" Il me répond en Français :" Pfff...les nouvelles normes d'europe...un monte charge pour les fauteuils roulants..." " Ah... c'est bien ça..." et lui de rigoler : "Ouais, on s'en sert jamais ! De toutes façons dans l'espace de chargement on y a mis des sièges. Conneries tout ça". Le pilote est revenu de la tour de controle, je dis au revoir à des vitres fumées et surtout "bon voyage".

 C'était il y a un an.

 Juste avant d'apprendre ahuri dans la presse économique qu'Eurolines appartenait à VEOLIA TRANSPORTS, filiale de VEOLIA ENVIRONEMENT !!! J'en suis tombé sur le cul. C'est en fait un regroupement de transporteurs routiers crée à partir de 1985 de rachats en alliances et dont le siège social est...à Bruxelles ! Et que jusqu'en 2005, l'actionnaire à 50/50 était... (accrochez vous au cocotier) KEOLIS ! Ca ne vous dit rien ? Oh, juste une filiale de la SNCF !!! J'ai mis du temps à encaisser. Ne connais pas le statut actuel de cette société, qui saura me dire ?

 Pour en revenir à cet accident de dimanche, un détail m'a fait tilter en lisant cet excellent journal "Le Figaro" (rire amer) et d'autres... Les chauffeurs auraient été Français, Espagnol et Ukrainien. les passagers, Français, Espagnols, Ukrainiens et Russes. C'est du grand n'importe quoi ! L'autocar n'était pas un vrai EUROLINES, en période de grands départs, ils sous-traitent à fond à des compagnies diverses et mieux disantes. Cette nuit là, c'était un car GOMEZ, de la région de Murcie, comme on peut le voir sur les photos du fronton de pare brise du car disloqué. Cette société, basée à Aguilas, travaille depuis deux ans avec Eurolines. Les trois chauffeurs étaient en fait Espagnols de Murcie, plus exactement de Fuente Alamo, Lorca, et Puerto Lumbreras. Parfois, comme me disait ma soeur, peu habitués aux parcours, avec un GPS défaillant ou des travaux et déviations, ces chauffeurs-là sont perdus, et les passagers de toujours les guident, et tout va pour le mieux.

 Cette nuit là, un déséquilibré, tout juste refusé à la Légion Etrangère, a fait basculer la vie de beaucoup de gens. Depuis je pense à eux.

 

SOURCES :

Le Monde, Le Figaro, Levoyageur, Wikipédia, et surtout Informacion.es (journal d'Alicante), et puis tant de souvenirs...


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24 réactions à cet article    


  • alinea Alinea 14 août 2013 11:20

    Salut Paco,
    Beau voyage dans le temps ! Hélas ; je suppose qu’il y aura une enquête, si ça se trouve le chauffeur s’est endormi !
    Lire ou entendre le mot Veolia, me fait frémir de dégoût ; vraiment je ne sais pas pourquoi ! smiley
    Je n’ai jamais pris ces bus pour voyager, quand j’étais jeune je faisais du stop et me payais de belles trouilles parfois avec un chauffeur chauffard ! Mais j’ai plein de copains qui le faisaient et ce qu’ils en rapportaient c’est à peu près ce que tu en dis...
    merci Paco (je n’ose plus ce diminutif..... !)


    • paco 14 août 2013 12:38

       Hola @Alinea, plaisir de te lire sur mes souvenirs...Moi aussi je faisais du auto-stop en pagaille dans l’insouciance de mes vingt ans...je n’ai pas eu droit aux chauffeurs chauffards mais à deux tarés en voiture rallye qui faisaient une reconnaissance de course de cote en conditions presque réelles et m’ont calé à l’arrière ! La peur de ma vie...rire...
       Pour l’accident de dimanche, il semblerait qu’un passager a tiré le volant brusquement. J’attends les suites de l’enquete.
       Pour mon diminutif, je crois comprendre ton allusion, et m’en trouve aussi triste que beaucoup.


    • bluerage 14 août 2013 11:41

      Salut à toi Paco, de la part d’un ancien de la ligne Beziers Alicante par Iberbus Linebus Eurolines etc. Je me souviens aussi de ce Jacinto près de Castellon, qui devaient faire le repas gratuit aux chauffeurs en echange de la clientèle. Les tapas mangées sur le comptoir ou prises sur un plateau dans la file style cafeteria. La grande gare de Valencia, les arrêts à Denia jusqu’à la délivrance à Alicante souvent avec deux heures de retard...

      Le voyage etait dur, (ay madre) maintenant je pars plutôt en avion, surtout que l’aeroport d’Alicante a été beaucoup agrandi (et en plus il y a un burger king).


      • paco 14 août 2013 13:07

         Salut à toi, @Bluerage, on a bien partagé un vécu...Ca me fait plaisir que tu connaisse cette ligne... D’aprés mes oui-dires, Jacinto prés de Castellon était un ancien chauffeur d’IBERBUS, et offrait bien sur repas au chauffeurs, et pourcentage sur les consos des voyageurs. Ca existe toujours, tu sais...Mais quesqu’on se régalait des tapas maison et de Ponche Caballero, enfin !
         Ma soeur aussi, maintenant, prends l’avion. Et les heures de retard, elle ne les compte plus.
        Bonne journée à toi.


      • juluch juluch 14 août 2013 11:56

        Salut l’ancien.


        Il y avait qu’un seul chauffeur apparemment pour ce trajet.......

        Cet accident est un manque de chance, difficile de gérer la clientèle surtout quand on a affaire à des « spéciaux ».

        Pas mal le coup de la passerelle pour PMR......impossible à utiliser sans engager sa propre responsabilité.  smiley

        Merci pour cet article

        • paco 14 août 2013 13:32

           Bonjour @Juluch ...
           Vas pas me foutre le moral en berne en me disant « l’ancien », j’ai moins de cinquante balais ! Je me souviens, c’est tout...
           Non, il ne pouvait pas y avoir qu’un seul chauffeur. Meme les sous traitants payés au lance-pierre, comme eux, sont tenus d’avoir un équipage de deux ou trois. T’imagines, partir de Marseille vers Murcie seul ?
           Mais tu as raison, gérer la clientèle est un sacré défi.. bonne journée....


        • juluch juluch 14 août 2013 20:15

          Oups....... smiley


          désolé.

          On doit avoir en plus le même age.... smiley

          Gérer la clientèle, je le fait tous les jours sur Marseille....

          Bonne soirée.

        • paco 14 août 2013 21:00

           Pas de quoi etre désolé !
           Mais si tu es sur Marseille au quotidien, avec ce genre de défis, courage .


        • juluch juluch 14 août 2013 21:06

          Ouais, il en faut....... smiley


        • In Bruges In Bruges 14 août 2013 12:10

          C’est demi-secoué lithuanien qui a fait donner un grand coup de volant au chauffeur car .. il voulait s’arréter uriner.
          Mais bon, pas de problèmes, dans les statistiques des bouffons de la sécurité routière, on appellera cela excès de vitesse et on demandera des radars en plus...


          • paco 14 août 2013 13:39

             Je crois que tu dis vrai. L’enquete le dira. Et aucun radar n"y pourra jamais rien. Hélas.


          • LE CHAT LE CHAT 14 août 2013 14:28

            je me suis tapé au temps jadis un Arras-Lloret de Mar en bus , ça fait autant de kilomètres !
            quand on est jeune , on dort partout !
            maintenant à 50 ans , moi aussi je préfère prendre un charter au bus inconfortable et long ou au train Hassan Cehef hypercher .

            il a vraiment pas eu de bol de tomber sur un cassos , le chauffeur ! ça reste dans le domaine de l’imprévisible , des choses comme ça ...


            • paco 14 août 2013 19:28

              Ouille !.. @le Chat, tu avais du partir en journée, je compatis....surtout qu’Arras, c’est pas la porte à coté...Et tu le dis bien : quand on est jeune, on dort partout ! En crabe, en yoga, en hamac ou sur le sac à dos.
               Qu’as tu pensé de LLoret ?
               Quant à l’imprévisible, c’est certain, tout peut survenir. Je m’étonne tout de meme qu’aucun média ne dise que dans beaucoup de pays d’Amérique du Sud, les cars grandes lignes sont équipés de vitres infranchissables entre le poste conducteur et les passagers. L’Europe et ses normes et ses compagnies transnationales ou on ne sait plus qui est qui ont du grain à moudre, à mon avis.
               bonne soirée, le chat...


            • escartefigue 14 août 2013 20:22

              Joli récit  pris sur le vif Paco .


              Fais en d’ autres c ’est très plaisant . 

              Sauf bien-sûr quand ça part en couille comme cet accident . 

              Amicalement .





              • paco 14 août 2013 21:21

                 Té, fallait bien qu’il se pointe, çui-là !
                 Malgré un sujet dramatique, à vrai dire le style de narration ouverte à tout souvenir m’a été inspirée, entre autres, par les récits postés en commentaires des aventures d’un jeunot en 125 cm3 vers la Haute Loire... Suivez mon regard...Un bon coup d’épaule, Captain !


              • jip14 14 août 2013 22:15

                Le groupe Keolis ne fait plus partie du groupe SNCF depuis de nombreuses années. Il a été racheté par une groupe d’investissement anglo-saxon....


                • paco 15 août 2013 14:12

                   Merci, @jip, pour la précision.


                • Esclarmonde Esclarmonde 14 août 2013 22:47

                  Votre récit m’a rappelé des souvenirs. J’ai pris deux fois ces cars Eurolines dans les années 90 pour aller en Europe de l’Est (Pologne et République Tchèque). J’avais rencontré des gens de ces pays et je suis allée leur rendre visite. A l’époque, je n’avais même pas eu l’idée de prendre l’avion, moyen de transport qui, il faut dire, ne me convient guère. Ces deux voyages, très longs, m’avait permise de voir défiler des paysages de divers pays (Belgique, Pays-Bas, Allemagne) et de constater les différences entre l’Ouest et l’Est encore criantes car les « démocraties populaires » étaient tombées depuis peu.


                  Les voyageurs étaient, dans leur grande majorité, polonais et tchèques, il faut dire que c’était très bon marché. Les contrôles aux frontières étaient très sévères à l’époque.... en rentrant en France surtout, contrôle de la douane interminable et sévère avec de la recherche de drogue avec des chiens... Le tout sans beaucoup d’humanité. Par contre, on avait eu un contrôle en rentrant en Allemagne (de République Tchèque) rapide et courtois...

                  Bref, pour moi, que de bons souvenirs de voyages qui se sont pour moi bien mieux terminé que pour ces gens de l’autocar accidenté de dimanche. J’ignorais bien sûr les magouilles financières qu’il y avait derrière cette compagnie Eurolines qui reflète bien les vrais réalités européennes... Merci pour ce récit bien raconté 

                  • paco 15 août 2013 14:51

                     Ravi, @Esclarmonde, de vous avoir rappelé de bons souvenirs.
                     Voyager ne devrait etre que cela : de bons souvenirs. Comme vous, ce que j’aime dans l’autocar et le train, c’est voir défiler les paysages. En avion un nuage restera toujours un nuage, bof, bof...En autocar ce que j’adorais c’était de me mettre devant en haut de ceux à étage (d’ailleurs on en voit de moins en moins). Aux premières loges. Quand ils roulaient en ville et tournaient, on avait toujours l’impression qu’on allait se manger une façade. En train, (attention, pas en TGV, en TER tortillard ) ce qui m’éclate est que l’on voit toutes les arrières cours des entreprises et maisons, avec plein de bordel entassé. Et des vues vertigineuses...Passez donc Le Lioran ( Cantal ) en train : la sensation de voler sur des précipices.
                     Pour ce qui est des controles policiers, en ai vécu des sévères, souvenir surtout d’un Bordeaux-Cordoue en 1992 ( Expo de Seville, JO) ou à la frontière Basque, le car slalomait entre les blindés de l’armée, puis fouillé au millimètre, puis ensuite sur les autoroutes, à chaque pont, un campement de soldats. Egalement un trajet Oyapoque-Macapa ( Nord Amazonie) et une descente de police militaire...musclée.
                     Bonne journée...


                  • ALEA JACTA EST ALEA JACTA EST 15 août 2013 13:52

                    Tout comme vous j’ ai utilisé iberbus dans les années 80 pour faire Valenciennes- Ondara( près d’ Alicante).Maintenant je vis en Espagne.
                    Suite à la grève du transport aérien en Juin dernier j’ ai dû reprendre la ligne Eurolines pour faire Marseille-Valence.
                    Pas de pause pipi ni d’ arrêt p’ tit déj en matinée près de Barcelone.En prime une chauffeur de bus assez agressive qui n’ expliquait rien aux passagers qui étaient un peu perdus au changement de Barcelone( ils ne savaient même pas qu’ il y avait plusieurs arrêts à Barcelone et cette jeune chauffeur les engueulait et se moquait d’ eux, ce qui m’ a valu une vive altercation avec elle. )
                    Je suis arrivé à midi à Valence dans un état physique proche de celui des prisonniers de Guantanamo.
                    J’ ai appellé la compagnie 2 jours plus tard pour leur dire que le servivce avait franchement baissé et qu’ ils nous avait transporté comme des bestiaux.


                    • paco 15 août 2013 15:13

                       Rire... @Alea, connais Ondara, suis presque Alicantin !
                       Ma soeur, grande habituée de la ligne, a eu aussi des échanges assez vifs pour non respect des arrets obligatoires qu’elle connait par coeur ou des conduites aléatoires. Ce petit bout de femme qui énervée vaut son pesant de TNT a toujours pris soin de s’adresser au chauffeur en repos pour qu’il aille dire au collègue au volant d’arreter ses conneries, Ou d’attendre l’arret pour aller faire au chauffeur des explications de texte pas piquées des vers. Ses courriers sont toujours restés lettre morte.
                       Par contre elle a deja gentiement guidé un chauffeur novice au GPS en panne.
                       Heureusement que votre chauffeuse n’est pas tombée sur elle !
                       Et ou vivez vous donc maintenant ?


                    • ALEA JACTA EST ALEA JACTA EST 15 août 2013 19:25

                      Je vis toujours dans le même coin( Ondara).Mon dernier retour de Marseille, je l’ ai fait sur Valencia pour aller récupérer ma voiture qui était restée en carafe à l’ aéroport,vu que l’ aller , je l’ avais fait par avion .
                      Ça fait 24 ans que je vis dans le sud est de l’ Espagne:j’ adore cette région et ses habitants et je m’ y sens très bien.
                      Bonne fin de journée Paco..hasta luego..


                    • franc 15 août 2013 16:39

                      je n’ y crois pas trop (euphémisme) à la version officielle sur l’accdent du bus ,un ukrainien qui a voulu arrêter le bus en donnant un coup brusque de volant parce qu’il a une envie pressante d’uriner ,plus c’est gros et plus ça passe,tout comme je n’ai pas cru à la version officielle de l’accdent du train de Brétigny. .Ils mentent tous ,les journalistes comme les policiers et les juges ,et les politiques s’en lavent les mains .

                      n’avez vous pas remarqué que dans les affaires criminelles avec des meurtres sordides comme par exemple le massacre d’une famille entière ,c’est toujours le mort qu’on accuse,qui souvent s’est suicidé ,ou alors c’est un fou qu’on s’empresse tout de suite à enfermer dans un asile psychiatrique de sorte qu’on entendra jamais sa version des faits .Dans les deux cas ,pas de procès , on entendra qu’une seule version des faits celle de l’accusation présentée auparavant par les journalistes par un battage médiatique qui désignent le coupable avant tout procès ,on n’entendra jamais la voix des accusés morts ou fous enfermés dans l’asile pychiatrique qui ne pourront jamais se défendre publiquement de leur innocence éventuelle ;Or dans un procès qui se veut équitable il faut d’abord entendre les deux parties et surtout et avant tout la défense de l’accusé .Donc pas de procès ,l’affaire est entendue ,le coupable est bien entendu le mort ou le fou enfermé ,la famille des victimes sont résigné et les autres peuvent dormir tranquille ,l’affaire est réglée ,en attendant un nouveau meurtre ou un nouvel accident ,la routine quoi,tout est normal .

                       

                      dans l’affaire de l’accident du bus mentionné ,le fou ukrainien ou présenté comme tel par les médias et l’appareil de justice , est immédiatement enfermé dans un asile psychiatrique ,où je suppose on le fera avaler un kilo de produits chimique qui le rendra réellement fou ,et jamais on ne pourra entendre sa version des faits en toute conscience .

                       

                      mais une information furtive est arrivée à mes oreilles comme quoi il y aurait des échauffourés avec des maghrébins dans le bus et des disputes auparavant ,mais chuuuuuuut ,il ne faut pas le dire. 

                       

                      le fait d’enfermer quelqu’un sans aucun procès publique dans une prison ou un asile psychiatrique est contraire au principe de justice de l’habeas corpus si chèrement acquis il ya quelques siècles ,c’est un retour en arrière ,une régression scélérate et scandaleuse.Bravo la France .


                      • clementine 11 décembre 2013 22:40

                        bonjour, j’aurais voulu savoir qui a connu paco riberte chauffeur de bus « iberbus » habitant soit a Murcia soit a valence ? je suis à sa recherche. un homme pas très grand avec les cheveux dégarnis il s’arreter souvent a un hotel restaurant route de perpignan s’apellant l’aurorest. si quelqu’un a connu cet homme me faire signe en vous remerciant par avance. au plaisir de vous lire

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paco


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