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Accueil du site > Actualités > Europe > L’adhésion de la Turquie : oui ou non ?

L’adhésion de la Turquie : oui ou non ?

L’adhésion de la Turquie, vaste débat !

Pourtant, il semble qu’il n’y ait pas de raison objective de s’opposer à son intégration.

Les opposants à cet élargissement ont tort de mettre en avant la cartographie. Nombreux sont ceux ayant souligné que la construction européenne est essentiellement idéologique et historique[1], et qui plus est, la Turquie n’est pas totalement asiatique, géographiquement.

Aussi, pour que les décisions soient prises en connaissance de cause, il faudrait dans un premier temps que les ressortissants de l’Union se familiarisent davantage avec les principales caractéristiques de la révolution kémaliste. Dans la mesure où valeurs européennes et valeurs orientales s’opposent, Mustapha Kemal a systématiquement fait le choix des valeurs européennes. Il a ainsi promu l’égalité entre hommes et femmes, au point d’accorder à ces dernières le droit de vote bien avant la France. On n’évitera pas le parallèle avec l’actualité nationale en notant qu’il avait prohibé le port du voile dans les lieux publics, y compris les écoles et les administrations. La séparation de l’Eglise et de l’Etat fut mise en oeuvre de manière stricte et souvent douloureuse. Fermer la porte à la Turquie[2] reviendrait, d’une certaine manière, à récuser tout cet héritage.

Certaines des difficultés qui surgissent, à l’examen de la candidature turque, tiennent sans doute à la normalisation du Sud-Est anatolien, au respect total des droits de l’homme, et au rôle de l’armée.

Également, concernant les droits de l’homme, il faut mettre un terme effectif aux mauvais traitements.

Concernant l’armée, Atatürk en avait fait la gardienne des institutions nouvelles, et donc, pourrait-on dire, la gardienne des valeurs européennes. C’est parce qu’il redoutait une réaction populaire, une réaction au sens de retour en arrière, que Mustapha Kemal ne faisait pas entièrement confiance à la forme de gouvernement démocratique. Du point de vue de l’Union, un retour de la Turquie aux valeurs du début du siècle dernier serait tout aussi inacceptable qu’une intervention des militaires dans la vie politique du pays. Là est le dilemme turc.

Qui plus est, le poids du militaire en Turquie explique que la population considère parfois le respect du droit international comme secondaire et sa défense d’abord à travers sa propre armée. Elle s’oppose donc au multilatéralisme européen, ne souhaite pas particulièrement l’émergence d’une Europe puissance[3] et n’a aucune ambition militaire au niveau de l’Union[4].

Une autre raison des opposants à l’intégration turque, au-delà du rôle de l’armée, est la peur du nombre (donc du poids politique éventuel) et des difficultés économiques : en effet, la Turquie compte 66 300 000 habitants[5] avec un indice de fécondité de 2,5 -contre 61 000 000 et 1,9 pour la France (pays ayant le meilleur taux de natalité de l’Union), et a un PNB par habitant de seulement 2 530 dollars -contre 22 730.

L’intégration de la Turquie aurait un effet très positif sur la démographie déclinante de l’Europe à 25, d’autant plus que la part des moins de quinze ans s’élève à 28,3 % -contre 18,7 % en France[6].

Certes, le décalage économique est, quant à lui, imposant ; mais l’adhésion effective de la Turquie -dont les négociations ont débuté le 3 octobre 2005- ne se ferait pas avant une dizaine d’années, ce qui lui laisserait la possibilité de réduire son retard, notamment grâce aux aides européennes, qui devraient, en revanche, être colossales...

De plus, la Turquie, « truchement » entre deux mondes, a vocation à favoriser le dialogue entre ceux-ci. Par son entremise, l’Europe pourra rayonner davantage au Proche-Orient et y servir mieux la paix. Par la bonne intégration de millions de musulmans, l’Union montrera que la guerre des civilisations n’est qu’une fantaisie extrémiste, que les valeurs européennes de tolérance et de laïcité sont le mieux à même de répondre aux guerres de religions.

Plus à l’Est, une Turquie au sein de l’UE permettrait un meilleur dialogue avec les républiques musulmanes et turcophones d’Asie centrale, dont l’importance stratégique à la frontière de l’Afghanistan, mais surtout aux confins de l’Iran, de la Russie et de la Chine, n’est plus à démontrer.

La route de la soie n’a pas perdu tout intérêt. Rappelons aussi que dans les régions des Balkans et du Caucase, les alliances se sont généralement déterminées par rapport à la Turquie.

De même, elle joue un rôle fondamental dans le tracé des oléoducs destinés à exporter le pétrole de la Caspienne. Ou bien ils traversent la Tchétchénie, ou bien les Balkans par la Mer Noire, ou bien la Turquie. Les enjeux sont considérables, dans un monde bien perturbé.

De plus, la Turquie constitue aujourd’hui une grande base militaire entre Occident et Orient, et son armée compte aujourd’hui les effectifs les plus nombreux de l’OTAN avec un effectif total de 515 000 hommes.

Elle pèse de tout son poids aux frontières de l’Irak et de l’Iran. Le problème kurde ne sera pas traité sans elle.

Attentive aux préoccupations d’Israël, elle peut contribuer également à la recherche d’une solution au problème palestinien.

Enfin, la crise irakienne en 2003 avait révélé une attitude nouvelle de la Turquie, qui marquait une volonté et une capacité à s’émanciper de la « protection » américaine, ce qui va dans le sens d’une Europe plus autonome et qui rassure quant aux intentions malignes américaines derrière leur soutien à la candidature turque.

La Turquie a donc de sérieux arguments à faire valoir pour son adhésion à l’Union.

En revanche, elle ne sera pas encore assez « mature » (concernant ses aspirations) pour faire partie de "l’Europe puissance" qui ne confondra pas tout de suite ses frontières avec celles de l’Union tout entière.

Car si l’Europe peut s’élargir toujours un peu plus dans un but de paix et de prospérité sur l’ensemble du continent, en revanche une Europe puissance, intégrée et fédérative, ne répond pas - encore - à l’attente de tous les Etats membres. Celle-ci ne peut pas s’élargir à des pays n’ayant pas les mêmes ambitions.

L’Union européenne est d’ores et déjà trop large, puisque nombre des vingt-cinq ne souhaitent pas aller au-delà d’un grand marché unique. C’est pourquoi les élargissements peuvent être sources d’affaiblissement pour l’effectivité d’une Europe puissance.

Il est vrai que jusqu’à présent, certains élargissements ont rendu peu viable un tel projet. Alors même qu’il était hostile à une Europe fédérale, le président de Gaulle s’était opposé à l’entrée du Royaume-Uni dans la CEE, qui avait toujours exprimé une conception libre-échangiste et pro-américaine, fondamentalement opposée à la constitution d’une Europe puissance.

Pourtant, il ne s’agit pas de s’opposer aux élargissements[8] mais plutôt d’accepter et d’officialiser l’idée que puisse se former, au sein de l’Union, un noyau dur, plus intégré, composé des Etats qui le souhaitent.

[1] La Turquie a idéologiquement les mêmes ambitions européennes et est historiquement étroitement liée à l’Europe : c’est d’abord la terre de l’Empire romain d’Orient puis, l’Empire ottoman a régné pendant plusieurs siècles sur les Balkans, avant de devenir « l’homme malade de l’Europe ». Cet héritage est bien visible aujourd’hui avec d’importantes minorités turcophones (Bulgarie, Macédoine, Grèce) ou islamisées (Bosnie, Albanie et Kosovo). Si l’Europe du Sud-Est a été ainsi turquisée, la Turquie s’est européanisée à partir de 1923, sous la direction de Mustapha Kemal, en cherchant à se moderniser selon des modèles occidentaux. Membre fondateur du Conseil de l’Europe et de l’Organisation européenne de coopération économique (OECE), (aujourd’hui OCDE), entrée à l’OTAN dès 1952, la Turquie a donc de sérieux arguments à faire valoir.

[2] Notamment en raison de sa religion très largement musulmane...

[3] 59 % des Turcs considèrent la force militaire comme la meilleure façon d’assurer la paix contre 28 % des Européens membres de l’UE ; 40 % des Turcs pensent que l’UE devrait devenir une superpuissance comme les Etats-Unis contre 71 % des Européens membres de l’UE ; enfin, 71 % des Turcs considèrent qu’un pays a le droit d’agir sans l’accord de l’ONU quand ses intérêts vitaux sont en jeu, contre 44 % des Européens membres de l’Union (Enquête rendue publique le 9 septembre 2004 par le German Marshall Fund, un centre d’études indépendant) .

[4] C’est pourquoi, la Turquie n’a pas vocation à participer à un quelconque noyau dur européen d’ici bien longtemps.

[5] Elle deviendra le deuxième Etat de l’UE le plus peuplé après l’Allemagne, mais avec un taux de fécondité plus élevé. D’ici quinze ans, elle sera sans doute déjà l’Etat le plus peuplé.

[6] Les données démographiques et économiques sont tirées de L’Année stratégique 2005, Pascal Boniface (dir.), L’Etudiant et IRIS, 2004, Paris.

[7] Bien au contraire, nous l’avons dit, les élargissements permettent le développement géographique d’un espace démocratique, de paix et de prospérité.


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163 réactions à cet article    


  • (---.---.162.15) 17 février 2006 11:34

    Tout de suite le premier argument choc, sur lequel on passe rapidement, ce n’est qu’un point de détail :

      Les opposants à cet élargissement ont tort de mettre en avant la cartographie.
    Ben voyons, 4% en Europe, 96 % en Asie, qu’est-ce qu’ils ont tort !

    Quand on pense que le projet de Constitution européenne n’a même pas été capable de rappeler les frontières géographiques de l’Europe !...

    Le reste est du blabla...

    Am. (pour une fois d’accord avec Giscard)


    • Nicolas Cadène (---.---.208.2) 17 février 2006 15:00

      Il serait plus honnête de me lire correctement avant de réagir. En effet, j’écris ensuite : « Nombreux sont ceux ayant souligné que la construction européenne est essentiellement idéologique et historique » et donc non géographique (pas uniquement)... Merci.


    • olivier (---.---.97.72) 17 février 2006 16:56

      Et Chypre qui est à une encablure de la Palestine ?


    • olivier (---.---.97.72) 17 février 2006 17:53

      Je pense qu’une adhésion de la Turquie pourrait être une bonne chose.

      Cependant, je trouve que l’Europe s’agrandit à tout va, avant même de règler les futurs problèmes politiques - je parle ici d’accepter des nouveaux pays, puis après, chercher à faire une « constitution ». C’est un peu comme si on voulait labourer un champs avec une charrue mais sans les boeufs.

      En l’état actuel des choses et si notre avis était demandé par voix référendaire, je voterais non, surtout pas pour des raisons religieuses ou parcequ’ils sont qu’à 4% sur le continent européen ... Tout simplement car nous ne sommes pas prêts pour accueillir de nouveaux entrants.


    • (---.---.162.15) 17 février 2006 18:35
        Il serait plus honnête de me lire correctement avant de réagir. En effet, j’écris ensuite : « Nombreux sont ceux ayant souligné que la construction européenne est essentiellement idéologique et historique » et donc non géographique (pas uniquement)... Merci.

       ? Et alors, ça ne change rien à mon commentaire, qui est aussi celui de Giscard et de nombreux français. La Turquie est en Asie et l’Europe est d’abord une notion géographique. Le reste est secondaire. Je vous ai bien lu correctement. Vous avez une façon désagréable de me considérer comme malhonnête.

      Mais votre réaction est typique de ceux qui ne veulent entendre que ce qui leur plaît. C’est pareil pour moi, me direz-vous. Oui, mais au moins je m’appuie sur un argument incontournable, enseigné depuis des siècles dans nos écoles. L’Europe va jusqu’à l’Oural et aux Dardanelles.

      Si vous voulez aller au delà, changez le nom de « Union européenne ». Tiens, pourquoi pas « Union Euroméenne » pour intégrer le pourtour de la Méditéranée...

      Enfin, il est quand même incroyable que quelques dirigeants européens, complètement déconnectés de leur électorat, aient fait le forcing pour essayer d’intégrer un pays asiatique...

      Am.


    • Antoine (---.---.18.181) 17 février 2006 12:18

      Je ponctue sur ceci : Enfin, la crise irakienne en 2003 avait révélé une attitude nouvelle de la Turquie, qui marquait une volonté et une capacité à s’émanciper de la « protection » américaine, ce qui va dans le sens d’une Europe plus autonome et qui rassure quant aux intentions malignes américaines derrière leur soutien à la candidature turque.

      Certains géopoliticiens américains seraient bien contents de « fiabiliser » les régions turques par l’entrée de la Turquie ds l’Europe politique. Ce serait un souci de moins car la prochaine « vocation » us, c’est la Chine. D’accord de faire l’Europe mais pas sous-pressions.


      • Yaarg (---.---.11.162) 17 février 2006 12:26

        Il faudrait avant tout répondre à une question de fond :

        Qu’est-ce que l’Europe ?

        Un véritable casse-tête qui nécessite débat, concernation et compromis, car on n’arrivera jamais à mettre tout le monde d’accord !


        • argoul (---.---.18.97) 17 février 2006 12:29

          Vous avez l’air sympa et vous présentez façon Science Po des arguments raisonnables. Cependant, l’identité n’est pas du ressort du raisonnable et il ne faut pas confondre les ordres, comme le disait Pascal, repris par Raymond Aron. L’Europe se cherche, son identité est floue. Donnons-lui d’abord une identité avant d’aller plus loin. Intégrer la Turquie maintenant, c’est renoncer à toute identité possible car adjoindre un pays qui n’a (certes) pas plus de 65 millions d’habitants aujourd’hui, mais qui en aura plus de 100 dans 20 ans. Il serait alors le premier pays « européen » en termes démographiques, avec les conséquences institutionnelles que l’on peut aisément concevoir. Compte-tenu des écarts de meoeurs évidents, c’est NON. Peut-être pas à terme, dans 2 générations, mais NON tout de suite. Il y a trop d’écarts démographiques, culturels, de manières et de moeurs pour accepter la Turquie dans l’Union aujourd’hui. Ce n’est nullement mépris de ma part, j’ai voyagé en Turquie, travaillé avec des financiers turcs, eu de bons amis durant mes études qui étaient Turcs. Rien à voir. Intégrer la Turquie, c’est donner la victoire à une certaine conception de l’Europe que je refuse : celle du seul libre marché, indépendant de toute affiliation culturelle, le rêve du libéralisme à l’américaine perroquetté par les Anglais. Ces 2 puissances anglo-saxonnes sont des « iles » ; elles ont une identité forte et donc tout le loisir de rester « entre soi » tout en côtoyant les autres. C’est l’esprit même du « communautarisme ». L’Europe continentale n’est pas dans le même cas ; une intégration signifierait une dilution d’identité, une emprise des moeurs musulmanes par capillarité, une censure de fait de la « liberté d’expression », une turquisation de l’Europe qu’on le veuille ou non. Kemal Ataturk était, certes, « occidental » lorsqu’il voulait réformer la Turquie, mais c’était à une époque où la France apparaissait comme la première puissance militaire du globe, après la 1ère guerre mondiale. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, au contraire ! L’islamisme florissant contaminerait sans aucun doute nos expressions et nos institutions. Pas question. Rien à voir avec une quelconque idée platonicienne, encore une fois, mais avec les faits concrets de l’identité en devenir. L’Europe, comme chacun d’entre nous, doit se CHOISIR un destin (c’est toute la philosophie de l’histoire d’un Raymond Aron tout comme l’existentialisme d’un Sartre ; je ne crois pas que les suivants les aient dépassés en ce sens). Le « non-choix » que vous proposez est simplement de poursuivre les tendances, sous le prétexte sous-jacent que le mouvement seul est « bon ». Je ne suis pas d’accord. Une pause s’impose. Un temps de réflexion. D’approfondissement de soi. Une fois confortés, nous pourrons envisager de poursuivre vers ce « gouvernement mondial » par étapes qui est le rêve des siècles. Ici et maintenant, je dis NON à l’intégration de la Turquie dans l’UE.


          • Antoine (---.---.18.181) 17 février 2006 16:22

            D’accord avec vous....

            Géopolitiquement la notion de « vérité continentale » s’oppose à la notion de « vérité insulaire »


          • Antoine (---.---.18.181) 17 février 2006 17:32

            « L’Europe, comme chacun d’entre nous, doit se CHOISIR un destin (c’est toute la philosophie de l’histoire d’un Raymond Aron tout comme l’existentialisme d’un Sartre ; je ne crois pas que les suivants les aient dépassés en ce sens). Le »non-choix« que vous proposez est simplement de poursuivre les tendances, sous le prétexte sous-jacent que le mouvement seul est »bon« . Je ne suis pas d’accord. Une pause s’impose. Un temps de réflexion. D’approfondissement de soi. Une fois confortés, nous pourrons envisager de poursuivre vers ce »gouvernement mondial« par étapes »

            je ponctue sur la chute de votre intervention pour manifester mon accord avec vous et l’idée de se CHOISIR un destin est bien ce qu’il faut débattre.

            Sans le provoquer ce débat, il n’y aura jamais de communauté de destin (et c’est surement ce que vous voulez dire). L’Europe en est là elle on dirait qu’elle ne veut pas aborder cette question, ce faisant elle édulcore son existence et s’ampute de son avenir (J’espère mon tromper)


          • popol (---.---.224.239) 17 février 2006 12:48

            voici un calcul très simple à réaliser...

            si la Turquie rentre dans l’union européenne , elle pourra obtenir plus de 99 sièges de au parlement (en effet, l’allemagne, en détient 99, on peut donc « espérer » que la Turquie, aura plus ou moins le même nombre de sièges, sachant que la Turquie représente en million d’habitants, à peine moins que l’Allemagne).

            sachant, que la Turquie est à 95% musulmane, et que le parti politique le plus en vue en ce moment est un parti islamiste ... on peut conclure facilement(sans être parano), que le parlement européen aura en son sein, 99 parlementaires islamistes (au minimum, mais sachant également que la natalité est en augmentation impressionnante en Turquie, on peut imaginer beaucoup plus dans les années qui viennent).

            vu les revendications actuelles des islamistes d’Europe (voir à ce propos le sursaut de la Ligue Arabe européenne pour les élections communales en Belgique, notamment

            http://www.liberation.fr/page.php?Article=358240 et http://www.dhnet.be/index.phtml ?content=http ://www.dhnet.be/dhinfos/article.phtml?id=138838 (cet article est intéressant, ... pour info, ... monsieur Dyab Abou Jahjah est un extrémiste islamiste qui déclare un retour à des valeurs morales traditionnelles et qui a été écarté de la scène politique belge après des déclarations xénophobes et antisémites http://www.flwi.ugent.be/cie/archief/docu26.htm ) bref... tout cela pour dire : non à l’entrée de la Turquie

            démocratiquement,

            Popol


            • machinchose (---.---.129.40) 17 février 2006 13:30

              tout habitant d’un pays à majorité musulmane est automatiquement ISLAMISTE ? même pas musulman, carrément islamiste... waw ! dire que nous n’avons que des catholiques intégristes dans nos institutions et que je ne l’avais pas remarqué.


            • (---.---.123.107) 17 février 2006 13:03

              Je pense qu’en effet il n’y a aucun avantage à faire entrer la turquie. On peut être amis, alliés militaires, avoir des echanges commerciaux, tout celà avec la turquie en dehors de l’europe. Faire entrer la turquie dans l’europe c’est pleins de possibles tensions pour rien. On n’a aucun intérêt à faire entrer un pays musulman, meme modéré, en europe quand on voit déjà la cassure et les difficultés à intégrer certaines banlieues en france.


              • Platon (---.---.216.209) 19 février 2006 17:02

                Votre visoin Sarko-Cartésienne, passe du « micro-nonsens » au « macro-nonsens ».

                Please check your number and try it again. You failed !!!


              • Saint Cochon (---.---.164.51) 17 février 2006 13:07

                Bien dit. Vu les difficultés que l’Europe éprouve à intégrer quelques millions de musulmans, on peut imaginer les difficultés qu’elle aura à intégrer la Turquie peuplée majoritairement de musulmans....Au secours !


                • machinchose (---.---.129.40) 17 février 2006 13:31

                  elle éprouve des difficulté avec les musulman ou bien avec la pauvreté, l’abandon, son propre racisme... ??? un peu de rigueur ne ferait pas de mal à certains.


                • Platon (---.---.216.209) 19 février 2006 17:10

                  La turquie est un joli pays quand meme...

                  Presque tous les européens y ont fait un petit tour ! Je trouve une petite hypochrisie dans vos écrits...

                  « Il ne faut pas juger le sac sur l’étiquette ».


                • (---.---.62.135) 11 avril 2006 11:43

                  au moins 1% des européens.... ! peut être....


                • Antoine (---.---.18.181) 17 février 2006 13:07

                  Bonjour, Je ponctue sur ceci :

                  « vu les revendications actuelles des islamistes d’Europe (voir à ce propos le sursaut de la Ligue Arabe européenne pour les élections communales en Belgique »

                  Ce mouvement est l’illustration pure selon moi de la réelle politisation de l’Islam dévoyé. Une partie de son postulat avoué ou non, est revendiquer par la violence, sans débat democratique une place dans la vie politique et dans notre espace social comme si cette exigence devait être remplie immédiatement sans préalable et en escamotant toute forme de débat". C’est donc grave !


                  • Rammstein (---.---.158.81) 17 février 2006 14:35

                    Je suis en phase avec les commentaires précedents et je tiens a donner mon avis sur ce sujet important. Vous avez omis la non reconnaissance par la Turquie du génocide armenien de 1915-16. Le nationalisme turc n’est pas une chimére de-meme pour l’islamisme. La majorité des européens sont hostiles a l’adhésion de la Turquie dans U-E mais les bureaucrates n’en font qu’a leur téte ! U-E est devenue ingérable a 25 et on veut continuer dans cette voie stupide pour faire plaisir aux hommes d’affaires. Il est clair que la Turquie n’est pas géographiquement,culturellement et religieusement européenne,ne vous en déplaise !!! Chirac a promis que les francais auraient le dernier mot avec un référéndum. Cette promesse d’engage que lui et dans dix ans il ne sera plus aux affaires(du moins,je l’espére !!!) Vue le contexte actuel délétére :l’Europe et le monde musulman,les islamistes cherchant la confrontration a monter les musulmans d’Europe contre les occidentaux de « souche » le temps est a la vigilance pas aux amabilités !!! L’Europe fut une belle idée presque utopique mais a été fourvoyée par nombres de personnes déconnectées de la vie de tous les jours et se foutant éperdument de l’avis du citoyen lambda. Ils sont en train de se mettre a dos des europhobes de plus en plus nombreux.DOMMAGE U-E partait d’un bon sentiment.

                    Rammstein


                  • popol (---.---.224.239) 17 février 2006 13:34

                    chers amis démocrates,

                    je pense que ce mouvement (LAE proche des frères musulmans) est bien amorçé et que nos représentants n’ont guère envie de prendre leur responsabilité face à la montée en puissance de l’Islam en Europe.

                    Attendons de voir les prochaines élections en Europe, notamment, en Belgique, au mois d’octobre prochain, où semble-t-il, la LAE va déposer une liste à Bruxelles...

                    personnellement, à mon humble avis, je pense qu’ils vont passer et qu’on pourra les mettre sur le même pied d’égalité que des partis xénophobes tel que le Vlams Block (aujourd’hui rebaptisé Vlams Belang), et en passant, notons le soutien du PTB (extrême gauche) au mouvement de la LAE. (c’est dire si les extrêmes se rencontrent à un moment ou un autre).

                    vive la Liberté ! vive la Démocratie !

                    Popol


                    • popol (---.---.224.239) 17 février 2006 13:38

                      cher MachinChose,

                      relisez bien les propos que je tiens ... je ne dis pas que tous les citoyens turques sont islamistes, mais je dis bien :« que le parlement européen aura en son sein, 99 parlementaires islamistes »

                      vous trouvez cela étonnant ?????? pas moi, personnellement, puisque le parti turque majoritaire actuel, se déclare ouvertement « islamiste »...

                      il n’y aucune généralisation ici.

                      de plus : ce parti islamiste a été élu par le peuple turque ... et cela : démocratiquement

                      on voit donc bien ce que la démocratie amène dans un pays où la religion musulmane est majoritaire (cf la Palestine, l’Egypte, la Lybie, l’Iran ... )

                      bref, bref, bref,

                      très cordialement,

                      popol


                    • Perlin (---.---.172.36) 19 février 2006 07:34

                      Après tout ce n’est peut-être pas si grave que les extrémistes arrivent au pouvoir (à part que ça fout les boules à nos égos humanistes évidemment).

                      Regardez ce qui arrive à Jurg Heider en Autriche, ça tourne en capilotade tellemenent ils sont nuls pour diriger...

                      Je me souviens quand les verts ont eu leurs premiers sièges de députés en Allemagne, ils faisaient peur ces chevelus en jean et puis finalement tout est rentré dans l’ordre, ils font comme les autres : pas grand chose. Plus de nucléaire en Allemagne ? C’est pas grave, elle l’achète à la France (qu’est-ce-que vous voulez, la choucroute c’est bon quand c’est chaud, sinon ça ne vaut rien - c’est pas du racisme, c’est de l’humour).

                      D’une certaine façon c’est même amusant de voir comment on passe de la contestation systématique et urbaine au costume bien repassé et au discours blindé de périphrases.

                      D’ailleurs c’est ce qui a fait dire jusqu’à maintenant à J. Bové qu’il ne briguerait pas un mandat d’élu. Ben tiens, il le sait bien, lui, qu’il serait obligé de fermer sa gueule. Mais bon, comme le pouvoir tente tous les dominants, peut-être qu’il va se faire piéger quand même, on ne sait pas.

                      Allez, faut pas vous inquiéter comme ça, faut regarder la télé, le sport surtout... ou le 13h de JPPernault, c’est bien aussi... Sinon il y a toujours le cinéma, Harry Potter, les Bronzés, ca détend les neurones.

                      Enfin c’est vrai qu’Agoravox c’est captivant, le meilleur y côtoie le pire, mieux, les deux se parlent ! On n’avait plus vu ça depuis Michel Pollack !


                    • mowglii (---.---.153.33) 17 février 2006 13:57

                      la turquie est en voie de dékémalisation , et chaque année un peu plus ; à tel point qu’aujourdhui il est faux de partir de ce presupposé de modernisme concernant ce pays .

                      l’epoque ataturk etait un peu l’equivalent de l’re meiji du Japon ; nationalisme anti europeen, nationalisme anti arabe ( ex remplacement de l’ecriture arabe par l’alphabet latin ), mise en valeur ou construction de l’identité turque, avec beaucoup de modernisme imposé à marche forcée ( interdiction de la barbe, trop musulmane , interdiction du voile, introduction de techniques euroeppennes dans l’armée, l’education, bref un aggiornamiento halluciant pour l’epoque.

                      la tuuqie a tournée le dos à cette philosopie ,la société turque a choisi, meme si la superstructure du pouvoir hésite encore - de redevenir progressivement dans le giron de ’islam politique , proche oriental et arabisant ;

                      les tchadors longs et les barbes des auourgs d’istanboul le prouvent, meme si la haute bourgeoisie se considere elle comme européenne .


                      • machinchose (---.---.129.40) 17 février 2006 15:17

                        popol,

                        Avons nous 100 % de députés européens UMP ? dieu merci non.


                        • Senatus populusque (Courouve) Courouve 17 février 2006 15:22

                          Aux deux articles I-1, § 2, et I-58 du Traité constitutionnel, il n’est exposé aucun critère permettant de distinguer un « État européen » d’un autre État. « Le Traité constitutionnel ne contient effectivement pas de définition des frontières de l’Europe » doit reconnaître Me Robert Badinter (communication personnelle, 2005). L’acceptation de la candidature de la Turquie (l’ouverture des négociations d’adhésion, promise pour le 3 octobre 2005, a été effectuée) montre que la Turquie, pays d’Asie, est déjà considérée, contre toute logique géographique, comme un État européen (en fait, comme un candidat accepté depuis un Conseil européen de 1999), ce qui devrait mener à son adhésion. C’est donc une Europe sans frontières et sans véritable identité culturelle qui est en marche. La géographie serait-elle soluble dans la politique ? Ce Traité constitutionnel, dont l’Acte final avait déjà été co-signé par la Turquie (page 165 du document envoyé aux électeurs, en bas de la deuxième colonne) en tant qu’État candidat, et non en tant que simple observateur, comme je l’avais cru tout d’abord - voir, au bas de la page Convention, la liste des observateurs véritables, et, plus haut, les noms des trois représentants turcs - n’est pas indépendant de la question de l’adhésion (la Bulgarie et la Roumanie ont également co-signé le Traité en tant que candidats, mais pas la Croatie). Parmi les 105 personnes composant la Convention, il y avait en effet ces trois Turcs. « Est-ce que la Turquie est européenne ou pas européenne, ce n’est pas un problème » balançait négligemment le président Jacques Chirac aux « jeunes » le 14/04/05, avant son accident cérébral. Mais le problème principal, en effet, c’est sans doute ... Jacques Chirac, et l’ancien ministre Michel Barnier (un des 105 conventionnels) quand il croyait rassurer en disant que la Turquie avait bien signé l’Acte final, mais pas la Constitution ... Le statut d’État candidat accepté apparaissait encore dans le Rapport de la Présidence de la Convention au Président du Conseil européen en date du 18 juillet 2003 (CONV 851/03) ; aucune distinction n’y était faite entre les candidats devenus membres en 2004 (les dix) et les trois autres candidats (Bulgarie, Roumanie, Turquie). Selon le député européen Alain Lamassoure (France), « en acceptant de classer la Turquie parmi les pays candidats à l’adhésion, le Conseil européen de décembre 1999 [Helsinski, Chirac-Jospin] a abandonné d’un coup le seul critère objectif [géographique] et a compromis la fixation même de frontières ultimes de l’Union. [...] Mal gérée depuis l’origine, la question turque menace de faire échouer tout le projet européen. » (Le Figaro, 6 octobre 2004). On peut encore échapper aux conséquences de cette acceptation. L’adage pacta sunt servanda [les conventions doivent être honorées] est tempéré en droit international par la clause rebus sic stantibus [les choses restant ce qu’elles sont]. Or l’évolution de la menace islamique, le refus de la Turquie de reconnaître Chypre et de permettre des relations commerciales avec elle, et surtout l’opposition résolue de plusieurs opinions publiques nationales à cette adhésion, voilà autant d’éléments qui auraient dû conduire le gouvernement français à confirmer la position exprimée par Dominique de Villepin le 2 août 2005, et l’U.M.P. à exiger l’annulation de l’ouverture des négociations.


                          • Antoine (---.---.18.181) 17 février 2006 15:40

                            je ponctue sur ceci extrait de votre texte :

                            « C’est donc une Europe sans frontières et sans véritable identité culturelle qui est en marche. La géographie serait-elle soluble dans la politique ? »

                            Ouf une bouffée d’air frais.... !

                            Ce n’est mme plus une interrogation c’est une certitude.

                            Un ministre belge à déclaré (il travaille maintenant au niveau européen), je paraphrase :

                            « L’Europe est un concept qui peut être appliqué à tous les pays »

                            Nous voilà bien ! Donc si on comprend bien et pour faire une analogie, je puis créer comme dans une chaine de magasin en franchise, un concept que je puis étendre sans discontinuité partout ou c’est possible....(l’analogie est lourde, j’en conviens)

                            C’est un peu court mme très court...

                            On envie de lui répondre tardivement qu’il semble que le concept n’est pas encore bien et suffisamment rôdé ....

                             smiley


                          • Perlin (---.---.172.36) 19 février 2006 08:03

                            Votre analyse concise et précise (comme je les aime) est aussi cruelle de vérité. Dans ce mauvais coup porté à notre choix démocratique, les suspects se nomment Chirac, Jospin, Barnier, Giscard (preuve s’il en est que la conduite de nos intérêts n’est pas liée à un parti mais bien à des hommes).

                            La question qui se pose maintenant, c’est comment nous sortir de ce merdier et il ne faut pas compter sur ceux qui nous y ont mis pour nous y aider.

                            On pourrait faire le même constat avec les banlieues, depuis le temps qu’on leur dit que ça ne va pas...

                            L’emploi itou ; les privilèges de certains fonctionnaires, qui pèsent sur nos impôts, pareil, etc.

                            Bref, on a besoin que ça change, il faut que ça bouge !

                            Je reste malheureusement persuadé que notre salut ne se situe ni à droite, ni à gauche (d’ailleurs cette distinction n’a plus lieu d’être depuis 1983, date à laquelle la gauche a renoncé à ses rêves et que pouvait-elle faire d’autre ?), ni dans les « zoms-polis-tics » qui ont transformé leur mission en un métier.

                            La voie populaire est peut-être une piste, mais elle est tellement confuse...

                            En attendant sauvegardons nos médias, ça peut toujours servir et le parle de tous les médias : celui-ci, Charlie hebdo, France-Soir, nos téléphones, LCI, Al Jézira, Arte, 20 minutes ... tous, je vous dis !


                          • popol (---.---.155.125) 17 février 2006 15:39

                            chers amis démocrates, cher Machinchose,

                            l’UMP est démocratique (ouf)... n’en déplaise à certains. Nous n’avons certe pas 100% de députés européens UMP.

                            mais le débat n’est pas là ... il est ici :

                            bio de Recep Tayyip Erdogan :

                            sur ( http://www.actufiches.ch/content.php?name=Erdogan&vorname=Recep+Tayyip )

                            Homme politique turc, Recep Tayyip Erdogan est né en 1954 dans le quartier populaire de Kasimpasa à Istanbul. Il veut devenir footballeur, mais son père l’oblige à faire des études. Il entre dans la mouvance islamique de Necmettin Erbakan et de son parti, le Refah, au titre duquel il est élu maire d’Istanbul en 1994. Il enfreint la loï laïque dans un discours, ce qui lui vaut quelques mois de prison en 1997 et une interdiction politique pendant cinq ans. Lorsque le Refah est interdit pour islamisme et dissous, il fonde en 2001 le parti AKP (Adalet ve Kalkinma Partisi - Parti de la justice et du développement). Aux législatives de 2002, il mène l’AKP qui obtient la majorité absolue au Parlement turc. Interdit de poste politique, il doit laisser son second, Abullah Gül, devenir provisoirement Premier ministre à sa place. En 2003, son interdiction levée, il devient le chef du gouvernement. Son cheval de bataille est l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne.

                            démocratiquement vôtre.

                            popol


                            • machinchose (---.---.129.40) 17 février 2006 15:53

                              précisemment si ! le débat est là. quand haider a été élu en autriche ils n’ont pas eu 100 % de député issus de sa formation. quand même !


                            • popol (---.---.155.125) 17 février 2006 16:01

                              cher Machinchose,

                              il me semble que tu oublies une chose, ...

                              le parti LAE (fais une recherche et informe-toi sur ce parti et tu comprendras) peut fédérer autour de ses thèses xénophobes des millions de personnes(musulmans pour la plupart, mais tu le comprendras vite, extrême gauche également, généralement pro-palestinienne) , déjà aujourd’hui ...

                              l’entrée de la turquie dans l’UE avec les troubles actuels que nous connaissons, donnerait à la LAE toutes les chances de devenir un des premiers parti à être réellement transnational en Europe, ... en effet, c’est un parti unique, déjà représenté en UK, Pays-bas, Belgique ... bref... un « vrai » parti européen, ... qui irait chercher pas mal de voix, dans la mesure om la Turquie entrerait dans l’UE.

                              veux-tu un parti ouvertement islamiste représentant une grande partie des citoyens européens ? si ta réponse est « non » ... alors , je ne comprends pas pourquoi tu minimises à ce point l’impact en terme politique de l’entrée de la Turquie...

                              si ta réponse est « oui » ... alors nous n’avons définitivement plus grand choses à nous dire.

                              vive la liberté, les mini-jupes, et les cheveux au vent !

                              Popol


                              • claude villeroy (---.---.35.121) 17 février 2006 16:15

                                La question est de savoir sion veut construire l’Europe , une Europe économique et donc politque, ou si notre role c’est de développer l’Asie centrale Turque. Quand au raisonnement selon lequel nous devons inclure la Turquie pour montrer que nous ne sommes pas opposés à l’Islam, on peut l’étendre au boudhisme ou à l’indouisme... Deux faits sont alarmants : les émeutes de novembre ont montré que la population islamique des banlieues refuse de jouer le jeu de la société française ( contrairement aux asiatiques), d’autres part, que les immigrés turcs en France sont parmi les plus extrémistes. Voir également les manifestations récentes anti occidentales à Istamboul. De meme, l’argument démographique est étrange : doit on aider les familles à élever des enfants, ou bien doit on augmenter nos impots pour verser les 25 milliards d’euros que coutera l’entrée de la Turquie en Europe. Devons nous erte le trop plein de la vigoureuse natalité turque ? Je connnais bien la Turquie depuis 30 ans : son intéret est de se faire subventionner par l’Europe. Son histoire est en Asie centrale, dont les ressoertissants reçoivent encore la nationalité turque, des qu’ils sont en Turquie. Les turcs révent aussi de leur occupation sanglante de l’Europe, lorsqu’ils exposaient les tetes découpées des infidèles sur les murs de Belgrade, ou lorsqu’ils écrasiant les hongrois. Connaissez vous les vers de Hugo, pour libérer la Grèce, après les massacres de Chios ?

                                Quand à l’Europe, elle doit d’abord résoudre ses problèmes et d’abord la disparition de ses industries de ses services et de ses emplois sur le thème de la mondialisation. L’entrée de la Turquie dans l’Europe entrainerait non seulement une lourde charge pour les autres pays européens, mais encore de nouvelles délocalisations.

                                Il n’est donc pas étonnant que la population des pays européens, qui n’ont pas été copnsultés s’oppose à toute entrée de la Turquie en Europe.


                                • machinchose (---.---.129.40) 17 février 2006 16:22

                                  je n’en veux pas plus que je ne veux de berlusconi ou d’un parti chretien fondamentaliste polonais ou quoique ce soit, il s’agit de combattre politiquement ce que nous avons. Je reprenais uniquement un point absurde qui relève de la réthorique de manipulation. Si nous avons un parti transnational alors ils peuvent avoir 200 députés ou 50 pourquoi donner le 99 de référence ??? de même que peut émerger en turquie un partie autre laïque (il y en a je le rappelle). donc ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit.


                                  • Gil (---.---.93.79) 17 février 2006 16:25

                                    Depuis longtemps, ceux qui gouvernent le monde ont décidé d’un avenir libéral d’une Europe élargie intégrant les pays de l’Est et la Turquie. Il se moquent de savoir si cela coincide ou non avec l’intérêt des peuples ou avec leur désir. Tous les traités vont dans ce même sens et nous n’aurions plus qu’à les avaliser. Or, les citoyens commencent à lire entre les lignes et la première réaction en aura été le NON à la constitution. Ils pensaient que l’intégration de la Turquie ne serait qu’une formalité et ils lui ont déjà promis en 1999 son statut européen, sans consulter qui que ce soit. Or, les citoyens européens qui eux n’y voient aucun argument valable, pourraient bien dire à nouveau « NON ». Pour autant, ceux qui sont à l’orchestre n’ont pas renoncé.

                                    L’élargissement de 15 à 25 n’est déjà pas gèrable, cela d’un point de vue purement technique. Alors avec la Turquie en plus...

                                    Mais du point de vue de la civilisation, alors là, nous n’avons vraiment rien de commun avec la Turquie qui est un pays asiatique et musulman, et ce même si nombre de turques sont fort sympatiques.

                                    L’Europe est déjà assez grande comme ça. A 25, elle est déjà ingouvernable et prend des décisions qui nous concernent tous par dessus la tête des parlements nationaux. Cf le retour de la directive Bolkeinstein, dont personne ne veut, mais qui va quand même finir par nous tomber dessus !

                                    Non, l’Europe n’a pas vocation a intégrer le monde entier, cela n’a pas le moindre sens. Oui, il faut reconstruire une Europe recentrée à vocation purement... européenne.


                                    • (---.---.123.107) 17 février 2006 16:34

                                      De plus intégrer la turquie c’est quasiment avoir la frontière de l’europe au moyen orient (irak notamment) avec le risque d’avoir la bas une frontière poreuse qui permettrait non seulement à des immigrés clandestins d’entrer encore plus en europe mais aussi à des terroristes éventuels d’entrer encore plus facilement en europe. Il y a de temps en temps (rarement mais quand même) des attentats à la bombe anti occidentaux à Istanbul il me semble....


                                    • (---.---.38.140) 17 février 2006 17:10

                                      Adherer quand on ne veut pas reconnaitre tous les membres de l’europe comme chypre !!!

                                      Nous avons des hommes politiques a bruxelles qui refusent les réalités de l’histoire de l’Europe.(ou alors ils sont incultes, ce qui serait plus grave)

                                      L’espace aerien grec est défié souvent par la penetration d’avions militaires turques.

                                      N’oubliez jamais que les turcs ont été jusqu’à Vienne pendant la période ottomane.

                                      si nous nous étions pas défendus aujourd’hui vous n’écouteriez pas Mozart dans votre salon.

                                      NON, nous avons pas la meme culture.


                                    • Perlin (---.---.172.36) 19 février 2006 08:30

                                      Oui bon d’accord mais la directive Bolkestein n’a plus rien à voir avec celle du début même s’il y a sans doute beaucoup à dire. Merci les députés européens !

                                      C’est d’ailleurs la preuve que le pouvoir politique en europe est encore aux mains des députés et pas des commissaires.

                                      Ceci dit, en continuant comme ça (je parle du taux de participation aux législatives européennes qui est ridiculement bas), on affaiblit la souveraineté du Parlement européen. Il n’est pas très cohérent de critiquer les commissaires et de si peu voter.

                                      Espérons que le passionnant débat qui a eu lieu sur l’Europe (enfin !) lors du référendum dernier, me fera mentir.


                                    • Antoine (---.---.18.181) 17 février 2006 16:41

                                      Monsieur Cadène,

                                      Votre texte est très bon.

                                      Comme je vois quelques compatriotes belges ici et pour illustrer ce débat certes sérieux et important, je me demande s’il ne diraient pas (mes compatriotes belge) :

                                      « Venez un peu à Bruxelles et voyez dèjà tout le brol qu’on a sur un si petit territoire, même qu’on sait pas ou on va mettre le reste....à la cave ou au grenier »

                                      Et ce avec l’accent bruxellois qui n’est pas l’accent de la Belgique ni mme si chantant du Midi smiley)

                                      Bonne journée à vous


                                      • (---.---.38.140) 17 février 2006 16:57

                                        Pour ou contre l’exclusion de la france de l’Europe ?

                                        Il est temps de sortir de ce bourbier, et d’envisager un partenariat avec ceux qui veulent continuer cette aventure.

                                        La France a des valeurs universelles et manque d’oxygene dans cette union... De plus on peut toujours envisager comme çà de rendre la france plus attractive économiquement comme on l’entend !

                                        VIVE LA FRANCE LIBRE !!!


                                      • Stéphane (---.---.50.142) 17 février 2006 17:02

                                        Tiens,Antoine vous êtes Belge ? Il me semblait bien...avoir reconnu un esprit à la fois pragmatique, lucide et cultivé ! Gelukkig dat we er zijn !!

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