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Accueil du site > Actualités > Europe > L’Allemagne, double bénéficiaire de l’euro

L’Allemagne, double bénéficiaire de l’euro

Il y a près de 25 ans, la France a poussé l’adoption d’une monnaie unique européenne à son partenaire allemand, pensant le ligoter au projet européen. Mais en réalité, ce projet fou et artificiel s’est révélé être un effarant outil de domination économique de l’Allemagne sur ses partenaires.

 
Une dette souveraine moins chère
 
C’est Alterecoplus, d’Alternatives Economiques, qui a levé un aspect peu connu de la crise de la zone euro : le fait qu’elle a permis à l’Allemagne de faire des économies colossales sur le coût de sa dette souveraine, du fait de la divergence des taux d’intérêt entre les pays membres de la zone euro, après la convergence des premières années de la monnaie unique. Les chiffres sont stupéfiants : si les taux payés par l’Allemagne étaient restés stables depuis 2008, Berlin paierait 93 milliards d’intérêts en 2015. Cette année, notre voisin d’outre-Rhin n’en règlera que 48 milliards, soit près de deux fois moins, du fait du choix des investisseurs de privilégier la signature Allemande, la plus plus rassurante dans cette zone euro. Guillaume Duval a fait les comptes : l’Allemagne a économisé 193 milliards depuis 2008  !
 
 
Alors, bien sûr, la monnaie unique a aussi bénéficié aux pays aujourd’hui en difficulté car les taux de leurs dettes souveraines ont beaucoup baissé. Mais cette facilité accordée un peu rapidement par les marchés a également créé un fort effet d’aubaine qui camouflait les déséquilibres qui grandissaient, notamment au travers de la grande divergence des balances commerciales, relativement équilibrées au tournant du millénaire, et qui variaient entre -10 et +6% du PIB quand la crise s’est déclenchée. Et les gains colossaux réalisés par l’Allemagne (et les pays aujourd’hui privilégiés par les marchés) rendent d’autant plus insupportable les politiques austéritaires destructrices menées en Grèce car les différences entre les deux pays doivent beaucoup aux simples humeurs des marchés.
 
Outre un hold up commercial
 
Mais cette grande divergence des balances commerciales doit également beaucoup à l’unification monétaire européenne. En effet, avant l’euro, le deutsche mark était régulièrement réévalué et les monnaies du sud de l’Europe étaient dévaluées, reflétant ainsi des différences culturelles sur l’inflation. Ces réajustements ne posaient pas de problème et permettaient à chaque pays d’avoir une monnaie adaptée à son économie. Le projet fou d’unification monétaire européenne a cassé les mécanismes d’ajustement, ne permettant plus aux pays à plus forte inflation de compenser par une dévaluation de leur monnaie, que ceux qui avaient moins d’inflation n’avaient plus à subir, voyant progressivement leur compétitivité progresser, et donc les excédents commerciaux grimper, notamment au détriment de leurs partenaires.

C’est ce qu’a souvent souligné Jacques Sapir sur son blog. Non seulement l’euro n’a pas apporté le moindre bénéfice en matière de croissance ou de puissance, mais il a nourri, au contraire, bien des déséquilibres que certains pays européens paient cash aujourd’hui, quand d’autres, comme l’Allemagne, bénéficient d’une balance commerciale largement excédentaire, signe d’un enrichissement au détriment de ses partenaires, et d’une facture abaissée pour sa dette souveraine, tout en pouvant dicter ses conditions aux autres pays puisque Berlin est désormais le créancier de dernier ressort de la zone euro. L’euro s’est révélé être un outil impitoyable de domination des forts sur les moins forts, et encore, dans une compétition dont les dés sont largement pipés, outre le fait de ne clairement pas être justes.

Oui, l’euro a apporté croissance et puissance, mais uniquement pour l’Allemagne, et au détriment de ses partenaires, qui n’ont ni croissance, ni même libre-arbitre pour certains, obligés qu’ils sont d’accepter les règles venues de Berlin, comme la camisole budgétaire. Un destin malheureusement prévisible, d’autant plus que l’Allemagne s’est adaptée à la nouvelle donne.


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45 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 27 juillet 2015 09:56

    « Un destin malheureusement prévisible, d’autant plus que l’Allemagne s’est adaptée à la nouvelle donne. »


    Qu’est-ce qui empêche les autres pays européens, notamment la France, de s’adapter à cette nouvelle donne, qu’ils ont participé à élaborer, de leur plein gré, depuis tant d’années ?...

    • Olivier Perriet Olivier Perriet 27 juillet 2015 11:57

      @Jean-Pierre Llabrés

      désolé j’ai fait doublon.

      Marre d’entendre des commentateurs mettant, alternativement, en accusation l’Allemagne et la Grèce.

      Et nous on fait quoi, on regarde ?


    • toma 27 juillet 2015 12:17

      @Jean-Pierre Llabrés
      Vous avez raison et tord. Parce qu’on sait très bien que tous les 28, ou la zone € ne peut devenir une zone d’Export uniquement, vu qu’il faut que qqn importe un jour !

      Par contre, ce qu’on peut se demander, pourquoi la zone n’est pas articulée de manière à répartir les rôles, si un exporte et les autres exportent, très bien, que cette situation soit admise et entretenue de manière saine pour les 28. Les riches allemands, laissent leurs €mark dans les hôtels en Grèce, en échange, les grecs achètent des VW...

      Le stupide de l’histoire, pourquoi avec tout ce personnel à Bxl, on arrive pas à organiser le système pour éviter d’être là ou nous sommes ?

      Comme j’ai lu dans l’Article sur le banquier allemand que j’ai posté ici même, « on demande de faire des sacrifices aux pays du sud pour redevenir concurrentiels (contre la Chine,...) puis, quand les sacrifices sont faits, on arrête de leur donner de l’argent pour conquérir les marchés où ils sont redevenus concurrentiels... »

      Bref, la carotte, puis quand ils sont arrivés au but, on ferme la porte et les laissent crever.

      Tout cela n’encourage pas a faire de l’austérité, si pour au bout, c’est pour quand même rien avoir.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 27 juillet 2015 14:18

      Addendum :


      La France a proposé l’Euro à l’Allemagne afin d’arrimer celle-ci à l’Europe lors de sa réunification.
      Dans le même temps, Helmut Kohl a proposé à la France une plus grande intégration politique franco-allemande que la France (mitterrand) a déclinée.

      N’entends-je pas, aujourd’hui, la France demander plus d’intégration politique franco-allemande à l’Allemagne ?...


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 juillet 2015 18:01

      @Jean-Pierre Llabrés
      Le couple franco allemand est un mythe servi aux Français.
      Le vrai couple est l’Allemagne et les USA :
      « L’alliance germano - américaine pour le 21e siècle », signé en 2004.


    • Ouallonsnous ? 27 juillet 2015 19:00

      @Jean-Pierre Llabrés

      Qu’est ce qui empêche la France de s’adapter à cette nouvelle donne libérale anglo-yankee ?

      Mais tout simplement qu’elle a dit non à l’UE/OTAN, son peuple ayant voté non à 55%, les politiques corrompus actuels s’étant assis sur le réferendum et la volonté du peuple sous la houlette de l’agité à talonnettes alias Paul Bismuth, alias Sarkozy de Nagy Bocsa !


    • TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE 19 août 2015 09:28

      @Olivier Perriet

      heil !!!!mutter Merkel

      DEUTCHLAND UBER ALLES !!!! FRANCKREICH UNTER ALLES !!!!!!!!!!!!!!!!!

      eux salaires a 700 EUROS POUR LES MIGRANTS NOUS QUALiTE PERDUE PORC...veau ou mouton ?? aucun gout sauf de merde CANCERIGENE ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;


    • fred.foyn Le p’tit Charles 27 juillet 2015 10:03
      L’Allemagne, double bénéficiaire de l’euro...mais..l’euro c’est le « Mark » déguisé il me semble...vu que ce pays passe son temps à le sauver.. ?

      • Olivier Perriet Olivier Perriet 27 juillet 2015 11:56

        La mise en accusation sous-jacente de l’Allemagne c’est bien, mais la/les question(s) prioritaire est (sont) :
        cette situation était-elle attendue depuis le début par l’Allemagne ?
        est-ce une adaptation que les autres n’ont pas pu/voulu faire ?
        a-t-on été plus bêtes que les gouvernements allemands ? et pourquoi ?

        Constater n’est pas expliquer et encore moins donner des pistes d’action


        • franc tireur 27 juillet 2015 13:14

          @Olivier Perriet

          l’euro c’est dabord une construction des francais( delors et cie), qui pensaient via une monnaie commune mettre une camisole a une allemande réunifiée. ca s est totalement retourné contre eux . les anglais ont vu le danger des le début ,ils ont évité l eceuil 
          bref , l allemagne est grand beneficiaire mais n en demandait pas tant de la part des élites francaises, encore une fois aussi arrogantes que celles qui ont mené au désastre de juin 40 ( lire marc bloch, l etrange défaite)

        • Olivier Perriet Olivier Perriet 27 juillet 2015 13:23

          @franc tireur

          Comme je l’ai dit plus haut et dans un nartic, j’en ai un peu marre d’entendre crier, à droite, « les Grecs tricheurs » et à gauche, « Salauds d’Allemands »...


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 juillet 2015 18:05

          @franc tireur
          La zone euro a été décidée en juin 1965, à Washington, entre les responsables du département d’ Etat américain et Robert Marjolin, le représentant de la CEE. (documents US déclassifiés en 2000)

          La création de l’euro devait « rester secrète jusqu’à ce que ce soit irréversible. »


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 juillet 2015 18:32

          @Olivier Perriet
          L’Allemagne a bénéficié de l’euro, car il est bien inférieur à la valeur antérieure du mark.
          L’Allemagne est en situation de monopole international dans 2 domaines : les machines outils et les berlines haut de gamme. L’euro lui sert à exporter plus facilement qu’avec le mark.


          L’Allemagne a aussi bénéficié de sa position géographique, elle délocalise ce qui l’arrange dans les ex -pays de l’ Est, avec des bas salaires.

          Mais il ne faut pas croire qu’il n’y ait que des avantages... Les masses d’euros qui se réfugient dans les banques allemandes... font baisser la valeur du mark, obsession des Allemands et de la Bundesbank. Et cela a débouché sur un conflit majeur entre la BCE et la Bundesbank.
          L’euro doit donc continuer le plus longtemps possible....

        • Olivier Perriet Olivier Perriet 27 juillet 2015 22:32

          @Fifi Brind_acier
          "Les masses d’euros qui se réfugient dans les banques allemandes... font baisser la valeur du mark, obsession des Allemands et de la Bundesbank.« 

          Mais comme le mark n’existe plus...corrigeons cette phrase :
           »les masses d’euros qui se réfugient dans les banques allemandes...font virtuellement bondir la valeur du mark si la zone euro venait à se dissoudre...c’est pourquoi l’Allemagne n’a pas plus intérêt que ça à la dissolution de la zone euro et au retour des monnaies nationales".

          Certes.

          En gros si la zone euro disparaît on ne sait pas trop ce qui se produirait


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 28 juillet 2015 09:10

          @Olivier Perriet
          Détrompez-vous, le mark existe toujours, il s’appelle « l’euro-mark » !
          Ceux qui ont inventé ce machin se sont contentés de décider qu’un beau matin, toutes les monnaies de la zone euro, s’appelleraient euros, avec une valeur équivalente :
          un euro-franc = 1 euro-mark = 1 euro-lire, = 1 euro drachme....


          Les euros circulent donc librement d’un pays à l’autre, il n’y a plus de change et les euros des autres pays qui arrivent dans les banques allemandes ne sont pas des marks, mais des monnaies euro- créances sur les banques espagnoles, grecques, françaises.. qui valent de moins en moins.

        • Olivier Perriet Olivier Perriet 28 juillet 2015 11:47

          @Fifi Brind_acier

          il s’agit d’une dépréciation qui reste virtuelle, puisque la zone euro n’a pas explosé si je comprends bien ;


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 28 juillet 2015 20:04

          @Olivier Perriet
          L’euro devait, c’est l’histoire qui nous a été comptée, rapprocher les économies.
          Elles divergent de plus en plus. L’euro est un donc échec, il finira par éclater, et les créances allemandes sur les banques des pays ruinés ne vaudront plus un kopeck ...


        • TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE 19 août 2015 09:34

          @franc tireur

          Désastre du aux traitres PETAIN LAVAL WEYGAND ET AUTRES :de corps ni de brigade

          ni de de division ni d armee !!!!! ( leur devise PLUTOT HITLER QUE LE FRONT POPULAIRE IDEM POUR L UE EN CE MOMENT !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

          aucun chef a son poste et ils ont meme vendu aux fridolins les plans de« la ligne MAGINOT »

          ELUS ET CHEFS MILITAIRES ETAIENT CORROMPUS ET DES TRAITRES A LA NATION

          LE PROFIT AVANT TOUT !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


        • toma 27 juillet 2015 12:11

          J’apporte juste un éclairage autre, la Belgique avec 140 % en 1993, alors tout le monde, la France en premier rigolait de nous !

          Depuis, on est à 100 %, comme la France, la Belgique a baissé sa dette de 30 % et la France a augmenté de 30%.

          Ceci explique l’état des routes entre autres. En fait, la Belgique n’a pas remboursé sa dette, elle a arrêté depuis d’en faire plus. De 1993 à 2003, en monnaie courante, la dette passe de 322 milliards à 332 milliards, pendant ce temps, le PIB croit de 2 à 3% par an.

          Sur la graphique, on voit que la Belgique a même un taux plus bas que l’Allemagne durant ces années.

          Donc, oui, le système bancaire peut bien fonctionner.

          Après, tout cela n’explique pas pourquoi une banque américaine a maquillé les comptes grecs avec l’accord de tout le monde et notamment de la Commission Européenne.

          Pourquoi a-t-on aidé la Belgique et enfoncé les autres ?


          • Alex Alex 27 juillet 2015 14:48
            Hollande terrifié ?

            « Yanis Varoufakis a signalé que les Français sont “terrifiés” par ce que Berlin exige de leur gouvernement. La crainte de M. Hollande est que son gouvernement s’effondre s’il est obligé de mettre en œuvre le genre de mesures d’austérité poussées par les Allemands, a déclaré le ministre des Finances. Varoufakis a ajouté que M. Schäuble a utilisé la menace du Grexit pour “terroriser” les Français. » (The Telegraph, 27-7-2015)


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 juillet 2015 20:02

              @Alex
              Ils ont raison d’être terrifiés, les lois Macron sont un copié/coller de ce qu’exige la Troïka pour les Grecs. Sauf que les médias ne font pas leur boulot d’information des Français.


              Avec Macron, on a les mêmes à la maison : privatisations d’aéroports, de barrages hydrauliques, dérèglementation des professions, gel des pensions de retraites, baisse des remboursements de la sécu, hausse du prix de l’électricité, augmentation du nombre de CDD, chômage, attaques sur les acquis sociaux et le droit du travail etc. Comme en Grèce.

              La loi Macron va aggraver les difficultés, pas les résoudre.

            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 juillet 2015 18:21

              L’euro, créé à Washington, en 1965, n’a jamais eu pour projet de faire de la zone euro une zone prospère. Pourquoi les USA auraient été assez bêtes pour promouvoir une zone concurrente de taille mondiale, qui allait les enterrer ?
              Il s’agit d’autre chose, de politique, pas d’économie.


              Dans un monde « normal », une monnaie= une économie= un peuple.
              Dans un monde « normal », chaque peuple se bat pour des acquis, et tient à les conserver.
              Avec une monnaie commune, impossible à dévaluer, les Gouvernements n’ont d’autres choix que d’envoyer les Etats providence aux égouts, et de faire baisser sans cesse le prix du travail.
              La zone euro, c’est une lutte des classes qui ne dit pas son nom.

              Toutes les monnaies communes à plusieurs pays, ont toujours été des monnaies d’ Empire, pour soumettre les pays conquis : Empire romain, Empire colonial, Empire austro-hongrois etc
              Une monnaie commune à plusieurs pays n’a pour but que la soumission des pays auxquels elle s’applique. C’est une décision po-li-ti-que.
              « La tragédie de l’euro » par Asselineau.

              • lloreen 29 juillet 2015 14:02

                @Fifi Brind_acier
                " Pourquoi les USA auraient été assez bêtes pour promouvoir une zone concurrente de taille mondiale, qui allait les enterrer ? « 

                C’ est effectivement enfantin comme raisonnement et comme on peut tout imaginer sauf que leurs partenaires soient des imbéciles, on en arrive à la rapide conclusion qu’ il n’ y a que des associés à la recherche d’ intérêts particuliers que ce soit en Amérique, au Pérou, en Papouasie ou ailleurs.

                Peu leur importe qu’ il y ait des millions d’ autres specimen entre eux et leurs associés.Ce fait devrait quand même être compris au XXIème siècle...

                Quant à s’ ébaubir qu’ il y ait des BMW sur les parkings des entreprises allemandes...Merci le crédit !Et d’ ailleurs, il me semble que ces sont les fabricants locaux donc certainement moins chers au final que s’ il fallait importer des voitures étrangères moins robustes avec tout ce que cela entraîne comme frais supplémentaires (immobilisation, pièces, main d’ oeuvre).

                Les seuls qui sont gagnants à tous les coups sont les banksters, au cas où vous ne l’ auriez encore toujours pas compris.

                C ’est vrai aussi que l’ Allemagne n’ a pas dû accueillir tous les ressortissants et leurs familles des pays que ces mêmes banquiers ont fait coloniser par la guerre (Algérie, Maroc,...) et que les français ont entassés dans des zones qui ressemblent à des camps de transit sans leur donner aucune perspective, ce qui ne peut que se transformer en poudrière à plus ou moins longue échéance.

                La France a (avait ?) un immense atout : ce sont les surfaces agricoles.

                Et devinez ce qu’ ils n’ ont rien trouvé de mieux à faire ?

                Suivre le chant des sirènes des escrocs de l’ UE qui leur ont ruiné l’ existence avec leurs »aides de Bruxelles".

                J’ ai d’ ailleurs vu qu’ il y a un article sur les agriculteurs sur Agoravox que je n’ ai pas eu le temps de lire.

                Mais c ’est partout la même chose.Lorsqu’ on s’ allie aux escrocs il faut s’ attendre au retour de bâton.


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 juillet 2015 18:23

                PS :
                Les taux d’intérêts des emprunts sont fixés par les agences de notation.
                Ils sont inversement proportionnels à votre capacité à rembourser.
                Plus vous avez de mal à rembourser, plus ils sont élevés.


                • Croa Croa 27 juillet 2015 19:10

                  À Fifi Brind_acier

                  Les dettes dites souveraines NE SONT PAS À « REMBOURSER » ! 
                  Ces dettes là n’ont vocation qu’à générer une rente appelée « intérêts » lesquels ne sont qu’une rémunération léonine due à celui qui détient le privilège d’émettre des liquidités. 
                  La dette est et restera ÉTERNELLE ! 
                  Les taux sont plus durs pour ceux qui en chient le plus ce qui est normal dans un processus de pur asservissement smiley
                  *
                  Bref, L’emploie de la locution « capacité à rembourser  », alors qu’il ne s’agit que d’une capacité à cracher au bassinet, n’est-elle pas un peu abusive ?
                   smiley smiley smiley smiley


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 juillet 2015 19:49

                  @Croa
                  Salut Croa, nous sommes bien d’accord, il s’agit de rembourser les intérêts.
                  Mais l’article compare les taux d’emprunt. Ils sont différents suivant les pays.


                  La France ou l’ Allemagne peuvent emprunter à 0, quelque chose, disons 0,7%, ou 1%, ou 1,5 %.
                  Et la Grèce doit emprunter à 7 ou 8%. Sur plusieurs milliards, ça fait une belle différence.

                  Dans ces taux d’emprunt, il y a déjà, depuis plusieurs années, « une prime de risque de conversion », en clair, une pénalité pour les pays qui risquent de sortir de la zone euro...

                  C’est Mario Draghi qui prétend d’un côté que « l’euro est irréversible ».
                  Et qui annonce en 2012, que les emprunts contiennent déjà « une prime de conversion »....

                • Spartacus Spartacus 27 juillet 2015 20:50

                  Qu’elles sont stériles ces analyses de la création de pauvreté.


                  Dévaluer c’est  appauvrir sa population. 

                  Se plaindre que l’état ne puisse appauvrir sa population effectivement les Keynésians pleurent.....

                  Vous comprenez ma bonne dame, les états comme l’Allemagne qui gèrent mieux ont des taux d’intérêt moins élevés car le risque est qu’il y a moins d’Enarques Keynésiens qui dépensent sans compter dans leurs gouvernements....
                  Incroyable n’est ce pas ?




                  • Le421 Le421 27 juillet 2015 21:17

                    @Spartacus
                    Moins d’énarques Keynésiens et plus d’escla.. Heu non !! De travailleurs émigrés sous-payés pour bien enculer les petits copains comme la France...
                    Non ??
                    J’ai pas bon là ??


                  • Le421 Le421 27 juillet 2015 21:20

                    @Spartacus
                    Plus !!
                    Si il n’y avait que des péloys comme moi pour acheter leurs Audi, Porsche ou autre Mercos - ce que je pourrais faire - ou bouffer leur viande industrielle de merde, les teutons flamberaient moins.
                    Citroën ou Peugeot, viande de Nabirat et tout à la suite...


                  • Spartacus Spartacus 27 juillet 2015 21:55

                    @Le421

                    Je viens justement de revenir d’Allemagne ou je viens de voir un prestataire logistique.
                    J’ai dialogué avec des gens qui m’expliquaient que dans leur région, ils avaient le quasi plein emploi.
                    Ils étaient à 2% de chômage.

                    Le dirigeant m’expliquait que les salaires augmentaient face a la pénurie de main d’oeuvre et que ça lui faisait mal au cœur de refuser du business qu’il ne pouvait plus assurer faute de main d’oeuvre disponible.....

                    Effectivement en voyant les employés avec leurs BMW sur le parking, on a vraiment l’impression que ce pays pratique l’esclavage......
                    Vraiment ! 

                  • Le421 Le421 28 juillet 2015 02:43

                    @Spartacus

                    Un peu de lecture.
                    Ouais, ouais, c’est pas « Valeurs actuelles », je sais.
                    Mais bon...

                    http://www.marianne.net/Le-prix-de-la-prosperite-allemande-42-de-salaire-moyen-_a212320.html


                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 28 juillet 2015 09:16

                    @Spartacus
                    Voici ce qui reste de l’industrie française après 40 ans d’Union européenne.
                    Les Mamamouchis européens ont décidé que la France, c’était le tourisme.


                    Le plein emploi quand on est leader mondial dans le domaine industriel, une monnaie sous évaluée, et qu’on a une démographie en berne, c’est pas très compliqué...
                     L’ Allemagne n’a pas 600 000 jeunes à caser chaque année !

                  • Spartacus Spartacus 28 juillet 2015 23:12

                    @Fifi Brind_acier

                    L’Allemagne n’est pas un modèle parfait mais assure a ses enfants plus de prospérité que ce stupide état providence qui n’est providentiel que pour les obligés de l’état et ceux qui soupent a sa gamelle.


                  • lloreen 29 juillet 2015 15:53

                    @Spartacus
                    "Effectivement en voyant les employés avec leurs BMW sur le parking, on a vraiment l’impression que ce pays pratique l’esclavage......"

                    Oui.L ’esclavage financier, très exactement. Et ce ne sont sûrement pas les bad boys-girls employés de la plate forme de Francfort qui me contrediront.


                  • Le421 Le421 27 juillet 2015 21:20

                    Qu’est-ce qui me fait penser que nous vivons dans un IVème Reich...
                    Je me le demande.


                    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 28 juillet 2015 09:20

                      @Le421
                      Je viens de regarder une vidéo sur Delamarche, site Arrêt sur images, où il explique les statuts du FESF, censé nous sauver : ils se sont concocté un statut qui leur garantir l’immunité totale, et ils peuvent décider de faire payer n’importe quel montant, à n’importe quel pays.


                    • hugo BOTOPO 29 juillet 2015 09:18

                      Un gros avantage de l’Allemagne est sa faible natalité (moins de 1,4 enfant par femme depuis quelques décennies) : ce qui entraine :
                      -des importations de main d’oeuvre, à très bas coût (400 €/mois pour les moins qualifiés) qui ne reste qu’à durée limitée ;
                      - de l’immigration permanente de techniciens, infirmières, ingénieurs, médecins très qualifiés dont « l’élevage » et la formation professionnelle et universitaire sont pris en charge par les pays d’origine.
                      Le solde migratoire en 2013 était de 300 000 et en 2014 estimé à près de 400 000 !

                      Les coûts publics (sociaux, éducatifs, médicaux, fiscaux...) entre la conception et l’arrivée sur le marché du travail est estimé à 200 000 par personne. Avec un solde migratoire annuel moyen de 300 000 c’est alors une économie publique de 60 milliards d’euros, chaque année 8


                      • zygzornifle zygzornifle 2 août 2015 07:23

                        l’Europe c’est l’Allemagne, les autres ne servent que de porte-feuille ou elle puise grassement les contributions .....


                        • exocet exocet 2 août 2015 17:44

                          Laurent herblay se dit Gaulliste.
                          Il a écrit :
                          "quand d’autres, comme l’Allemagne, bénéficient d’une balance commerciale largement excédentaire, signe d’un enrichissement au détriment de ses partenaires, et d’une facture abaissée pour sa dette souveraine, tout en pouvant dicter ses conditions aux autres pays puisque Berlin est désormais le créancier de dernier ressort de la zone euro. L’euro s’est révélé être un outil impitoyable de domination des forts sur les moins forts, et encore, dans une compétition dont les dés sont largement pipés, outre le fait de ne clairement pas être justes."

                          Notre balance commerciale, en France, est déficitaire.
                          Celà signifie que nous achetons plus à l’étranger que ce que nous vendons à l’étranger.
                          Dans le Monde entier, Chine, USA et autres compris, pas seulement en Europe.
                          Celà est dû, en particulier à la désindustrialisation massive de notre pays : nos entreprises coulent ou bien délocalisent à l’étranger, nous produisons beaucoup moins, et le chômage augmente.

                          Bien que les salaires en France ne soient pas très élevés dans le privé, notre coût de l’heure de travail est l’un des plus hauts d’Europe :
                          à travers les charges à payer sur une heure de travail dans le privé, il faut rémunérer les élus (le plus grand nombre par habitant est en France), les fonctionnaires (souvent plus nombreux et mieux payés qu’ailleurs), les retraités en grand nombre dans la génération du papy boom avec un fort ratio de grosses retraites à taux plein, les jeunes avec les structures qui vont avec (explosion du nombre de bacheliers et d’étudiants depuis 20 ans), et in fine les gens sans emploi de plus en plus nombreux du fait de ce marasme sont aussi à nourrir et à gérer.....

                          Forcément, les produits Français ont donc tendance à être chers, et souffrent à l’export face à la concurrence.
                          Accuser le voisin qui s’en sort mieux, de la part d’un politique, c’est minable (c’est pas de ma faute c’est eux).
                          C’est ce qu’on fait certains à la veille de 14-18 : les fauteurs de guerres.

                          Quant à l’Allemagne, ses politiques, depuis plus de 10 ans ont eu le courage de faire de vraies réformes, nous en France on fait semblant, comme des Grecs.


                          • exocet exocet 2 août 2015 19:06

                            pour ceux qui ne sont pas rebutés par la lecture et aiment compter :
                            http://lekiosque.finances.gouv.fr/fichiers/etudes/thematiques/1T2015.pdf

                            Solde du commerce extérieur avec l’Allemagne, France 2014 : 14.3 milliards d’euros
                            Solde total du commerce extérieur France 2014 : 53.8 milliards d’euros

                            des chiffres c’est quand même mieux que des incantations.

                            C’est justement Charles de Gaulle qui a dit : « des chercheurs qui cherchent on en trouve, des chercheurs qui trouvent on en cherche »
                            Si laurent herblay se mettait à chercher un peu sérieusement, peut être qu’il trouverait....

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