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Accueil du site > Actualités > Europe > L’arrogance française à son apogée

L’arrogance française à son apogée

La dernière fois que j'ai pris ma plume, c'était en février pour ma "petite promenade athénienne". J'étais tellement subjugué par ce que je voyais que je devais l'écrire.

Aujourd'hui, je suis à nouveau subjugué. Cette fois-ci, c'est l'attitude de la France qui me subjugue. Voici pourquoi.

Hier soir, tranquillement installé dans un fauteuil, je regarde la rediffusion de "C dans l'air" sur la 5. Invités : Elie Cohen, Marc Fiorentino, Christian Chavagneux, Olivier Duha. Cette émission m'a laissé bouche bée, et je vais vous expliquer pourquoi.

Le thème de l'émission était : "Hollande face au mur de Berlin". Un titre plus juste aurait été "L'Allemagne face à l'arrogance française" !

Pendant 2 heures, j'ai assisté à la plus grande supercherie qu'il ne m'ait été donné d'entendre depuis bien longtemps (de la part d'Elie Cohen et de son accolyte) : l'Allemagne est trop intransigeante, on ne peut faire que de l'austérité, il faut accepter de faire de la croissance (non, ne rigolez pas, comme si certains ne voulaient pas de croissance, les Allemands par exemple), bla bla bla... Je passe sur les définitions de la croissance, la bonne, la mauvaise, etc.

Le moment fatidique arrive au moment où M. Cohen nous explique que les Allemands, qui ont vu leurs salaires gelés depuis 20 ans, qui ont réformé leur pays comme jamais la France ne l'a fait, notamment sous le chancelier Schröder, appartenant au peuple de gauche (j'emploie exprès la terminologie si chère à notre élite bien pensante), font de la concurrence déloyale. Accrochez-vous bien : l'Allemagne fait des sacrifices pendant 20 ans, réforme son marché du travail en le rendant flexible (nous on reste accrochés comme des abrutis à notre CDI et à notre code du travail complètement archaïque), gèle les salaires, bref rend en 10 ans son économie ultra-compétitive, et nous, les Français, qui n'avons rien fait pendant tout ce temps, à part quelques réformettes sous Sarko, venons leur faire la leçon ! Pincez-moi, je reve !

Il est temps de remettre les pendules à l'heure. Non, chère élite bien pensante, en ayant réformé son pays l'Allemagne ne fait pas de concurrence déloyale. Par contre, en ayant fait aucun effort depuis 30 ans, noyautée par une pensée unique de gauche dont les meilleurs représentants sont des syndicats hostiles à toute réforme, la France tente de faire avec l'Allemagne ce qu'elle a si bien fait dans son pays : le nivellement par le bas, le choix de la médiocrité. Bien entendu, maintenant que les Français se sont choisi comme président un parfait représentant de cette médiocrité, la seule solution pour tenir les promesses hallucinantes du candidat (toujours plus de dépenses) est de s'endetter toujours plus mais si possible aux frais de l'Allemagne ! Donc pour résumer, voici ce que la France dit aux Allemands : en ayant refusé la médiocrité pendant 20 ans et en ayant préféré l'excellence, vous avez fait de la concurrence déloyale ! C'est énorme !!! Ah je nous savais champions du monde de la rhétorique, mais là ça m'en bouche un coin. Quelle arrogance, mais quelle arrogance !

On pourrait se dire que la ficelle est un peu grosse, que ça ne marchera jamais ? Pensez-vous ! Croyez-vous que nos journalistes débusquent la manoeuvre ? Point du tout ! Au contraire, ils en ajoutent. Ce matin, sur France Info, un chroniqueur nous explique que l'Allemagne va monter ses salaires : après plus de 10 ans de gel, Merkel lache du lest. Immédiatement le chroniqueur met la pression en expliquant que les syndicats français veulent aussi des hausses de salaires... bien entendu ! Que fera Hollande se demande-t-il, avec dans la question un début de réponse : si les salaires augmentent en Allemagne, il n'y a pas de raison qu'ils n'augmentent pas en France... Donc je résume à nouveau : quand les salaires baissent en Allemagne ou que le marché du travail est réformé, il n'y a pas de raison de le faire en France. Par contre, quand les salaires sont augmentés en Allemagne, là il faut le faire en France ! C'est qui perd gagne ! Rappelez-vous : les derniers à avoir scandalisé tout le monde en raisonnant exactement de la meme manière (si on gagne, on gagne, mais si on perd, vous nous remboursez) c'est ... la finance ! L'ennemi de Hollande ! Pincez-moi, je reve...Là il faut oser quand meme. Mais comme disait Audiard dans un de ses films : "les cons ça ose tout, c'est meme à ça qu'on les reconnaît".

Nous approchons de l'heure de vérité. Bien sûr, Hollande fait tout pour faire plier les Allemands, cherchant des alliances improbables auprès de la Grande-Bretagne (qui ne demande qu'une chose c'est que la zone euro les rejoigne avec les USA dans la méthode planche à billets) ou auprès de l'Espagne qui elle n'en peut plus de l'austérité. Mais sachez que pour notre bien à tous, pour ne pas voir notre pays sombrer violemment d'ici quelques années dans les abysses, il est vital que nous le réformions urgeamment. Notre seule chance de le faire est d'avoir en face de nous des partenaires européens intransigeants, qui ne nous laissent pas le choix. Notre meilleur allié pour cela, c'est l'Allemagne.

Vous retrouverez cet article sur mon blog (http://lamatrice.fatalblog.com/l-arrogance-francaise-a-son-apogee-a46506317) ainsi que beaucoup d'autres. Je termine en rappelant ces quelques vers de La Fontaine :

La Cigale et la Fourmi

La Cigale, ayant chanté
Tout l'été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue :
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu'à la saison nouvelle.
"Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l'Oût, foi d'animal,
Intérêt et principal. "
La Fourmi n'est pas prêteuse :
C'est là son moindre défaut.
Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
- Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
- Vous chantiez ? j'en suis fort aise.
Eh bien ! dansez maintenant.


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70 réactions à cet article    


  • chapoutier 26 mai 2012 08:09

    c’est depuis 1980 que les travailleurs et les familles subissent la crise
    et depuis on nous serine que demain on rasera gratis, mais pour l’instant il faut continuer à subir l’austérité.

    et vous écrivez que nous sommes arrogants parce que d’après-vous nous n’avons pas assez pris de coups dans la gu...le et que nous résistons.

    ils n’ont pas assez ruiné la planète et ses habitants, vos chers maitres les capitalistes ?

    ils n’en n’ont pas assez profité ?

    il faudrait quoi en plus ?


    • eric 26 mai 2012 10:42

      Chapoutier, tout a fait, il a suffit que la gauche arrive au pouvoir. Ensuite, es pèriodes de droite ont permis de faire bouger un peu le pays et de le remettre un peu sur les rails, au coeur de blocages syndicaux de type mafieux opposant la rue à la démocratie, pour voir a nouveau dilapider ces effort lors d’alternances.
      Du rest pour confirmer votre aveux, les inégalités on cessé de baisser a partir de 81, les services publics ont commencé a se dégrader avec 2 millions d’agents en plus et tout à l’avenant.
      En revanche, je ne vos pas du tout ce que ce que vous nommez « capitalistes »( ????) ont a voir là dedans.


    • Ouallonsnous ? 27 mai 2012 19:31

      Ceci dit, écrire un article sur l’argumentation développée à « C dans l’air », il faut le faire !

      Tout le monde n’étant pas touché par la « propaganda staffel » du système et ils ont ressenti le besoin de remettre le couvert à la télé !


    • Roubachoff 28 mai 2012 22:05

      Après l’élection, les cons sortent du bois comme les escargots après l’orage...

      Que répondre à un idiot utile du capitalisme qui glose sur l’émission la plus débile de la télé ? 


    • Arynae 26 mai 2012 09:38

      Salaires, minimas minimes, travail à 1 euro -> précarisation, misère croissante

      Allemagne à su rester compétitive, mais à quel prix pour les ouvriers, les précaires, le petit peuple ?

      Demandez leur, à eux, la majorité, et non aux grands patrons et politiques, s’il apprécient leur mode de vie, s’ils sont en pleine forme, sereins, heureux...

      Si c’est mieux maintenant ?


      • Roubachoff 28 mai 2012 23:46

        L’Allemagne a cyniquement sacrifié sa population la plus fragile pour permettre aux éternels privilégiés de continuer à se vautrer dans leur auge. Le drame, c’est que l’indifférence et la soumission sont dans ce pays un art national, qu’il s’agisse de dévaster l’avenir d’une jeunesse - allez donc voir le genre de vie qu’on peut s’offrir avec un job à 400 euros - ou d’envoyer ses voisins dans un ghetto puis dans des camps de concentration. Ceux qui connaissent cette magnifique patrie de la liberté et de la compassion sauront ce que je veux dire en évoquant Oskar Lafontaine (ancienne étoile du SPD et co-fondateur de Die Linke) et les réactions qu’a suscité chez les élites socio-démocrates sa rupture avec un parti qui trahissait tout simplement la population au nom des intérêts financiers. Aujourd’hui, la plupart des Allemands tiennent sur la Grèce des propos dont ils devraient avoir honte, se souvenant que leurs pères éructaient les mêmes horreurs sur les juifs et une variété de sous-hommes tout juste bons à finir dans des fours. Cerise sur le gâteau, cet abruti de Cohn-Bendit (le Bendit ne serait-il pas de trop ?) croit venir au secours de la Grèce en comparant le mémorandum de la Troïka et les compensations de guerre de 1918. Où a-t-il vu le rapport entre 4 années de massacre et le fait, même s’il était avéré, de ne pas payer ses impôts ? Et comment ose-t-il insinuer que ses chers compatriotes, eût-on été moins exigeant avec eux, se seraient abstenus de suivre leur gnome moustachu dans son délire et de mettre à feu et à sang un continent ?

        Ne serait-il pas temps de se demander avec qui et comment nous avons (très mal) construit cette Europe dont on nous vante les mérites jusqu’à l’écoeurement ?

         


      • jimili 30 mai 2012 07:45

        Normalement c’est à vous d’y répondre si les Allemands sont plus heureux du système libéral voulu par la France ?!

        L’Allemagne d’avant 1914 ne fut pas libérale !
        Bismarck avait basé son Pouvoir sur la classe laborieuse contre la bourgeoisie libérale-démocrate.
        Ce pouvoir donc de « gauche » avait réussi à hisser cet Etat en avance sur les autres sur les plans politique, économique et social.
        L’Autriche-Hongrie avait aussi pris comme référence cette Allemagne. (une organisation politique comparable à l’actuelle UE)

        Savez-vous que le Kaiser avait accepté en 1905 un texte du Tsar incluant la France comme Alliée pour éviter la Guerre et que nos propres dirigeants l’avaient rejeté ?
        Les conséquences de 1918 sont aussi connues, pensez-vous que les Européens, dont les Français, eurent gagnés avec la casse démographique, économique et financière avec cette fausse victoire pour reconquérir l’Alsace-Lorraine ?
        Notre actuelle réalité est aussi en lien avec ces conséquences, même si l’époque est déjà lointaine.


      • jimili 30 mai 2012 08:23

        Pour Roubachoff.

        Il serait temps de remettre les pendules à l’heure !

        Avec la prise en compte de vos arguments,

        -  quelle serait votre position si l’Allemagne avait été économique laxiste avec les résultats visibles en Grèce ?

        -  serait-ce la France qui assumerait ?

        On pensera là aux conséquences, mauvaises, issues de la « victoire » de 1918, et que vous pouvez aussi vérifier (par vous-même) comment le parti nazi a pu accéder au pouvoir (par quels soutiens financiers), et pourquoi donc l’Allemagne pu être centralisée (qu’une seule fois dans son histoire alors que la France l’a toujours été, sous sa monarchie comme encore aujourd’hui – une administration uniforme, une seule langue républicaine, un pouvoir centralisé)

        Pour ce qui concerne leur seul dictateur, vous avez oublié tous les nôtres, Louis XIV, Napoléon qui correspondent au délire et de mettre à feu et à sang un continent, et les autres, encore nombreux.

        Pour ce qui concerne les camps de concentration, j’ai connu une personne, de nationalité anglaise, dont les parents avaient émigré en Angleterre avant 1900 et avaient été internés dès le début de la Guerre et avaient eu tous les biens confisqués. (Alsaciens, donc de nationalité allemande)

        Je précise que cette personne était l’homme de confiance de Douglas Fairbanks.

        … et si vous approfondissiez un peu ce que vous critiquez dans la Construction européenne je suis certain que vous auriez des surprises puisque le centralisme bruxellois si souvent dénoncé vient bien des volontés de nos propres dirigeants qui veulent un pouvoir centralisé européen (et pas l’Allemagne qui a du concédé)

        Il serait donc bien que chacun regarde de plus près ce qui est inscrit dans les textes européens, par exemple le principe de subsidiarité que notre « belle » démocratie n’a même pas en pratique puisque tout reste exclusivement cantonné dans notre CENTRE parisien. Mais cela vous ne le voyez pas, et vous ne le comprenez même pas.

        Il serait peut être temps de vous réveiller, et d’ouvrir les yeux pour voir. Comprendre c’est encore une autre chose, et l’intelligence encore une autre car avec la connaissance seule celle-ci permet d’innover ! … et lorsque les faits, les vérités, la connaissance de tout cela est masqué (on est les meilleurs) l’intelligence ne peut pas être.

        Elle est où, chez nous ???


      • Roubachoff 31 mai 2012 07:19

        @Jimil

        Il y a au moins sur ce site et ailleurs des gens capables d’exprimer clairement leurs idées, qu’on les approuve ou pas. Désolé, mais ce n’est pas votre cas...

        Je vous répondrai donc sur la seule intervention que j’ai cru comprendre. J’aurais dû écrire « camps d’extermination », histoire mettre les points sur les « i ». Votre contre-exemple est absurde : dans tous les pays, quand on est en guerre contre un autre pays, on interne assez souvent les gens qui viennent du pays en question, même s’ils ont été naturalisés. (Voir les Japonais aux USA.) C’est triste, certes, mais quel rapport avec Dachau ou Buchenwald ? Enfin, que ce monsieur ait été l’assistant de D. Fairbanks ou de Bozo le Clown, qu’est-ce que ça change ?

        Brisons-là, cette polémique ne nous conduira nulle part.


      • Catherine Segurane Catherine Segurane 26 mai 2012 09:39

        L’article est-il bon sur le fond ?


        Je l’ignore, car je ne l’ai pas lu.

        Je me suis arrêtée à « arrogance française ».

        Dès que je lis ces mots, ou d’autres mots de culpabilisation de la France, je ferme les écoutilles.

        En matière européenne, la France a plutôt été trop humble que trop arrogante.

        Elle fait partie des contributeurs nets, mais elle se laisse traiter comme quelqu’un qui doit de l’argent.


        • eric 26 mai 2012 11:05

          A Madame Segurane, Vous avez bien tort. C’est très rigolo. L’auteur montre comment les petits chinovniks de la fonction publique du PS tentent d’appliquer leurs méthodes hexagonales à l’Allemagne comme il le font au contribuable français. Pression idéologiques, politiques, dénonciations tous azimuts, et prise en otages des usagers. Comme leurs logiques étriquées sont peu imaginatives, il leur font même le coup de la grève si on peut dire, en l’occurrence de la chaise vide. La France s’obstine a refuser la nomination d’un allemand pour « lui apprendre »et du coup, il n’y a personne aux commande de l’euro. Je ne pense pas qu’ils soient assez stupides pour aller à bloquer les TGV ou le courant électrique pour les allemands, mais sait on jamais. Il y en a déjà même quelques uns qui ont osé tenter la réduction ad Hitlerum. Le mot Boche a même été prononcé.
          En tout cas, de l’autre côté, on les voit venir, le bouquin qui explique que cette fois ci, on ne la leur fera pas à l’Holocauste pour payer à la place des autres rencontre un immense succès.
          Je craint que le PS ne surestime gravement la capacité d’un gamin de Neuilly né avec une petite cuillère en argent dans la bouche et monté en graine dans les ors de la république, a impressionner idéologiquement une fille de Pasteur qui a grandie sous le socialisme réel...


        • jimili 30 mai 2012 08:46

          Pour Catherine Segurane,
          si vous avez quelques connaissances des faits de l’Histoire de France, on n’a même plus de fierté, si l’on est juste bien sûr !

          En tant que personne responsable on ne ferme jamais les « écoutilles » !

          On ne s’est jamais gêné de culpabiliser l’Allemagne sur son Etat centralisé et dont nos propres dirigeants de l’époque ont une responsabilité directe (mais qui le sait ?)

          Vous avez utilisé le mot humble en matière européenne, mais que pensez-vous des politiques menées en matière européenne par la France à travers l’Histoire ? (par exemple celle de Louis XIV et des actions menées par les Condé et autres Turennes ?, ou par Napoléon 3, ou... ????)


        • Xtf17 Xtf17 26 mai 2012 09:58

          Arrogant auteur...


          • lionel-pg44 26 mai 2012 10:49

            Comme le faisait dire Michel Audiard à Lino Ventura dans « les tontons flingueurs » :


            « Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ».

            • Éleutheria 27 mai 2012 00:19

              Ah zut ! Vous me coupez l’herbe sous le pied, c’est exactement ce que je voulais mettre en commentaire ! smiley

              Il faut dire qu’il en tient une bonne et qu’il donne les bâtons pour se faire battre, ce dimitripas.


            • Dudule 26 mai 2012 11:01

              Il ne vous a jamais effleurer que si tout le monde en Europe faisait des efforts pour augmenter sa « compétitivité » par la baisse des salaires et ces fameuses réformes dont on nous rebat les oreilles depuis 30 ans, le gain de compétitivité relative pour chacun serait nulle ?

              Et c’est bien pour ça que la « concurrence libre et non faussée » et l’absence de politique sociale à l’échelle européenne est une catastrophe : les revenus et le niveau de vie moyen de tout les pays chutent, générant une crise de la dette publique et privée, et personne n’en tire aucun bénéfice (à part les gros tunés qui s’aménagent des rentes confortables sans rien faire)... Le libéralisme et la déréglementation conduisent au désastre, comme ils l’ont toujours fait chaque fois qu’ils ont été appliqués depuis Turgot.

              Arrogance française ? Ce que je constate surtout, c’est l’incroyable arrogance allemande ! Complètement bouchés à l’émeri les casques à pointe ! La politique qu’ils imposent à l’Europe depuis 3 ans de crise est un désastre évident, et ils continuent de vouloir l’imposer envers et contre tout ! C’est bien eux le problème en Europe, pas la Grèce ou le Portugal ! Sans eux, bien des aspects de la crise aurait été réglé depuis longtemps.

              Le problème de l’Allemagne, c’est sa démographie catastrophique, qui l’a transformé en pays de rentiers qui tire sa rente du reste de l’Europe. Ils ne lâcheront rien là-dessus parce qu’ils ont besoin des rentes des retraites par capitalisation pour leurs vioques de plus en plus nombreux et qui vont être encore plus nombreux dans l’avenir. Rien à voir dans son attitude avec un prétendu blocage psychologique des Allemands dû à l’inflation catastrophique pendant la république de Weimar. C’est une politique délibérée, cynique et assumée d’un pays vieillissant, et ça va pas s’arranger de ce côté là. Je pleins les jeunes et les pauvres Allemands, déjà fortement sollicités eux aussi.

              Quant à « C dans l’air », je ne regarde pas cette émission de propagande néolib depuis longtemps... mais si même eux, Elie Cohen et consort, commence à dire que le serrage de vis généralisé n’est pas la solution, c’est que la situation est vraiment préocupante !


              • Fergus Fergus 26 mai 2012 11:50

                Bonjour, Dudule.

                Vous avez raison, l’auteur n’a rien compris au film : sans même parler de tous els paus européens, il aurait suffi que la France - l’autre géant européen- adopte la même politique de dumping salarial que les allemands pour que tout le système s’effondre car les profits des deux grands en termes de capacité exportatrice auraient coulé l’économie de toutes les autres nations européennes réunies.

                L’auteur s’en prend à Cohen, et le fait est que celui-ci n’a pas toujours été clairvoyant dans le passé, mais ses définitions des fondamentaux de l’économie sont excellentes et il n’a pas dit d’ânerie en termes de prospective économique durant la campagne électorale de 2012.

                Et cela contrairement à Fiorentino qui, parlant en chef d’entreprise désireux de voir s’appliquer les pires recettes ultralibérales en vue de dégager pour lui-même de juteux profits, a multiplié les prophéties péremptoires les plus alarmistes durant cette même campagne, le comble ayant été atteint dans cette tribune du journal Les Echos où, en février,il pronostiquait que, dès le 7 mai, si Hollande était élu, la bourse s’effondrerait tandis, les agences de notation dégraderaient le pays et les taux d’intérêt s’envoleraient en creusant la dette.

                Hollande élu, nous avons vu : 1) que la bourse n’a globalement pas bougé avant que de nouvelles inquiétudes sur la Grèce n’entraînent une chute des cours ; 2) Moody’s vient de confirmer le triple A ; 3) les taux d’intérêt sur les marchés n’ont jamais été aussi bas pour la France qui, hier, a emprunté 10 milliards à moins de 2,4 %, soit 0,7 % seulement de plus que l’Allemagne.


              • Emmanuel Aguéra LeManu 26 mai 2012 13:08

                Salut Fergus,

                On ne peut pas toujours tout jeter, et à part l’occultation du rôle pourtant prépondérant des mécanismes de la Finance, le tableau est globalement, sinon historiquement, du moins chronologiquement assez bien brossé. Mais cette mise sous silence est bien dommage car elle décrédibilise des arguments-clefs de la division politique et sociale en France et de la dichotomie simpliste qui fait de tout patron un enculé de droite et de tout employé un exploité du capital. La flexibilité de l’emploi prônée comme un sacrifice est une présentation idiote du besoin. Cette flexibilité, qui en effet comprend, entre autres, l’embauche et la débauche facilitée, est à organiser paritairement plutôt qu’à décrèter comme sous-tendu dans l’article. D’ailleurs, à y réfléchir, c’est ce qui s’est fait chez nos amis teutons, où le rôle du syndicat devrait nous inspirer, mais c’est une autre histoire.
                En tous cas, j’ai fait un peu tous les boulots, en France et ailleurs, dans des grosses ou des petites boîtes, aussi en indépendant, et je ne serais peut-être pas autant dans la (dé)merde si j’avais pu me faire aider simplement quand le volume de boulot l’aurait voulu. Mais embaucher, c’est le début de la merde. Alors tant-pis pour le bizness, je me démerde seul, pas plus riche, mais au moins je dors. Quelque chose doit changer, non ? En ça l’article n’a pas tord.
                Mais fondamentalement, même si ça ne peu pas lui nuire, cette réorganisation administrative n’a rien à voir avec la dialectique croissance contre austérité. C’est de la simple logique, un code du travail 1.2 avec le dernier update.
                En bref, en faire, comme l’auteur, une idéologie, est une des raisons de l’échec du message à faire passer, et une bonne raison à bon marché de le refuser comme anti-social : ne tombons pas dans ce piège.


              • Emmanuel Aguéra LeManu 26 mai 2012 13:15

                J’ajoute pour la bugadière trolleuse que qui n’a pas vécu un à l’étranger ne peut pas comprendre l’expression « arrogance française ». L’arrogant, c’est l’autre, non ?


              • Dudule 26 mai 2012 18:15

                Bonjour Fergus.

                Ouai, enfin, Cohen, depuis le début de la « crise grec », dit tout et son contraire. Il parle à la fois des dangers des politiques d’austérité et de la nécessité de réduire les dépenses publiques, et ne semble pas relever la contradiction.

                Je n’ai pas vu l’émission et je ne sais pas ce qu’il y a dit, mais il est possible qu’il commence à mettre un peu d’ordre dans ses idées.

                Mais bon, étant donné que c’est un des gars qui a organisé la privatisation de la Société Générale sous le règne de Sa courtoise Suffisance (les fameux « noyaux durs »), et qu’il y a gagné un jeton de présence à son conseil d’administration, j’ai des doutes sur la sincérité du bonhomme. Ça expliquerait son attitude ambiguë d’ailleurs :
                L’économiste compétant sait que l’austérité, c’est la quata, et le lobbyiste doit défendre l’idée du remboursement de la dette quel qu’en soit le coût social.


              • Roubachoff 29 mai 2012 00:03

                @Dudule

                Si vous créez un parti, je serai votre premier adhérent.

                Et oui, mille fois oui : si même Elie Cohen (inspirateur direct, en France, de toutes les monstruosités libérales des 30 dernières années) commence à dire un peu moins de conneries, c’est que nous sommes vraiment dans la mouise.

                L’Allemagne est le cancer de l’Europe. Une seule consolation, si on ose présenter les choses ainsi : la tumeur finit toujours par mourir avec le malade qu’elle a tué.


              • jimili 30 mai 2012 08:57

                La France d’avant 1914 avait voulu une Allemagne libérale (alors qu’elle avait un pouvoir basé sur la classe laborieuse contre la bourgeoisie libérale et démocrate) : elle l’a.

                Je vous rappelle là que l’Europe centrale - Allemagne et Autriche-Hongrie - fut politiquement, économiquement et socialement en avance. (enseignement, sécurité-sociale, banques, universitaire... et dans la classe dirigeante - héritier de l’Empire Austro-Hongrois marié à une épouse de classe inférieure)
                En lisant des livres sur les conséquences issues du Traité de Versailles, on peut aussi se poser la question ce qui aurait pu être si ce modèle, bien que non libérale et non démocratique, n’avait pas été cassé ?


              • Dzan 26 mai 2012 11:46

                Nous les « Zarrogants » on a toujours payé des impots.
                Surtout les classes moyennes.
                Qu’en fut-t’il de la Grèce. ???


                • jef88 jef88 26 mai 2012 11:50

                  L’arrogance n’a rien a voir dans ce schmilblick !

                  Le vrai problème c’est le réalisme .....
                  Concurrence libre et non faussée ......... Je me marre !!
                  C’est ce que pratique la Chine et les pays du tiers monde ?????
                  Salaire 20 fois moins chers, charges sociales minimales ........ !!!

                  Pour remettre les pendules à l’heure il faut agir sur les causes : ce dumping éhonté !
                  et non sur les effets en bloquant les frontières de l’Europe ....

                  Bien sur il y aura deux GROS perdants : la grande distribution et la finance internationale ....

                  Chiche !!


                  • sisyphe sisyphe 26 mai 2012 13:10

                    Tiens ! 


                    Un article d’un employé de Goldman Sachs ! 

                    ... et qui semble grec, d’après son pseudo... je suppose qu’il est heureux des effets de la politique européenne à la Merkel, sur ses concitoyens : il doit avoir joué en bourse à la baisse sur son pays... 

                    • sisyphe sisyphe 26 mai 2012 13:22

                      .. et puisque l’auteur aime les fables de la Fontaine, profitons en : 


                       LES ANIMAUX MALADES DE LA CRISE

                        Un mal qui répand la terreur, Mal que le Ciel en sa fureur (1)Inventa pour punir les crimes de la terre,La crise (puisqu’il faut l’appeler par son nom),Capable d’enrichir en un jour la finance, (2) Faisait aux animaux la guerre.Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés : On n’en voyait point d’occupésA chercher le soutien d’une mourante vie ; (3) Nul mets ne pouvait combler leur envie ; Ni Loups ni Renards n’épiaient La douce et l’innocente proie. Les Tourterelles se fuyaient ; Plus d’amour, partant (4) plus de joie.Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis, Je crois que le Ciel a permis Pour nos péchés cette infortune ; Que le plus coupable de nousSe sacrifie aux traits du céleste courroux ;Peut-être il obtiendra la guérison commune.L’histoire nous apprend qu’en de tels accidents (5) On fait de pareils dévouements : (6)Ne nous flattons (7) donc point ; voyons sans indulgence L’état de nos finances.Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons  J’ai ruiné force moutons ; Que m’avaient-ils fait ? Nulle offense (8) :Même il m’est arrivé quelquefois de ruiner Le Berger.Je me dévouerai donc, s’il le faut ; mais je penseQu’il est bon que chacun s’accuse ainsi que moi Car on doit souhaiter selon toute justice Que le plus coupable périsse.Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi ;Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;Et bien, ruiner moutons, canaille, sotte espèce.Est-ce un péché ? Non non. Vous leur fîtes, Seigneur,  En les ruinant beaucoup d’honneur ; Et quant au Berger, l’on peut dire Qu’il était digne de tous maux,Etant de ces gens-là qui sur les animaux Se font un chimérique empire.Ainsi dit le Renard, et flatteurs d’applaudir. On n’osa trop approfondirDu Tigre, ni de l’Ours, ni des autres puissances Les moins pardonnables offenses.Tous les gens spéculateurs, jusqu’aux simples Mâtins (9),Au dire de chacun, étaient de petits saints.L’Âne vint à son tour, et dit : J’ai souvenance Qu’en un pré de Moines passant,La faim, l’occasion, l’herbe tendre, et je pense Quelque diable aussi me poussant,Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.Je n’en avais nul droit, puisqu’il faut parler net.A ces mots on cria haro (10) sur le Baudet.Un Loup quelque peu clerc (11) prouva par sa harangueQu’il fallait dévouer ce maudit Animal,Ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal.Sa peccadille fut jugée un cas pendable.Se nourrir à sa faim ! quel crime abominable ! Rien que la mort n’était capableD’expier son forfait : on le lui fit bien voir.Selon que vous serez puissant ou misérable,Les jugements de Cour (12) vous rendront blanc ou noir.
                       smiley 

                      • sisyphe sisyphe 26 mai 2012 13:28

                        désolé pour la forme ; je réessaie : 


                         Un mal qui répand la terreur,
                         Mal que le Ciel en sa fureur 
                        Inventa pour punir les crimes de la terre
                        La crise (puisqu’il faut l’appeler par son nom)
                        ,Capable d’enrichir en un jour la finance
                         Faisait aux animaux la guerre
                        .Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :
                         On n’en voyait point d’occupés
                        A chercher le soutien d’une mourante vie ;
                         Nul mets ne pouvait combler leur envie ;
                         Ni Loups ni Renards n’épiaient
                         La douce et l’innocente proie.
                         Les Tourterelles se fuyaient ;
                         Plus d’amour, partant plus de joie
                        .Le Lion tint conseil, et dit :
                         Mes chers amis,
                         Je crois que le Ciel a permis
                         Pour nos péchés cette infortune ;
                         Que le plus coupable de nous
                        Se sacrifie aux traits du céleste courroux 
                         ;Peut-être il obtiendra la guérison commune
                        .L’histoire nous apprend qu’en de tels accidents 
                         On fait de pareils dévouements : 
                        )Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
                         L’état de nos finances.
                        Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons
                          J’ai ruiné force moutons ;
                         Que m’avaient-ils fait ? 
                        Nulle offense 
                         :Même il m’est arrivé quelquefois de ruiner
                         Le Berger.
                        Je me dévouerai donc, s’il le faut ; mais je pense 
                        Qu’il est bon que chacun s’accuse ainsi que moi
                         Car on doit souhaiter selon toute justice 
                        Que le plus coupable périsse.
                        Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi ;
                        Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
                        Et bien, ruiner moutons, canaille, sotte espèce.
                        Est-ce un péché ? Non non.
                         Vous leur fîtes, Seigneur, 
                         En les ruinant beaucoup d’honneur ;
                         Et quant au Berger, l’on peut dire
                         Qu’il était digne de tous maux,
                        Etant de ces gens-là qui sur les animaux 
                        Se font un chimérique empire.
                        Ainsi dit le Renard, et flatteurs d’applaudir. 
                        On n’osa trop approfondir
                        Du Tigre, ni de l’Ours, ni des autres puissances
                         Les moins pardonnables offenses.
                        Tous les gens spéculateurs, jusqu’aux simples Mâtins (9),
                        Au dire de chacun, étaient de petits saints.
                        L’Âne vint à son tour, et dit : 
                        J’ai souvenance 
                        Qu’en un pré de Moines passant,
                        La faim, l’occasion, l’herbe tendre, et je pense 
                        Quelque diable aussi me poussant,
                        Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
                        Je n’en avais nul droit, puisqu’il faut parler net.
                        A ces mots on cria haro sur le Baudet.
                        Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
                        Qu’il fallait dévouer ce maudit Animal,
                        Ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal.
                        Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
                        Se nourrir à sa faim ! quel crime abominable !
                         Rien que la mort n’était capable
                        D’expier son forfait : on le lui fit bien voir.
                        Selon que vous serez puissant ou misérable,
                        Les jugements de Cour vous rendront blanc ou noir. 

                         smiley 

                      • Jean Jolly Jean Jolly 26 mai 2012 13:45

                        Il est fou ou il est abruti l’auteur ?

                        Selon lui on devrait crever de faim pour engraisser les actionnaires... là c’est du grand délire !


                        • Walid Haïdar 26 mai 2012 14:11

                          Bah dis donc en matière de supercherie t’es quand même le champion toutes catégories cher auteur !


                          « Les élites bien pensantes » : mais c’est bien sûr. Tu nous ressert le crédo universel des élites qui dominent la propagande économique depuis 30 ans, et tu joue les anti-conventionnels avec de tels qualificatifs.

                          Tu fais partie des mal-pensant. L’Allemagne est « ultra-compétitive » : et moi je suis la reine d’Angleterre. Le PIB par habitant en France et en Allemagne, c’st kiff-kiff, et pourtant on travaille moins en France.

                          L’Allemagne profite juste de l’Europe fort, est un pays vieillissant avec un avenir tout médiocre de vieux qui gardent leurs sous-sous à l’abri de l’inflation, ce pourquoi la droite allemande ne veut pas entendre parler d’inflation, même un peu.

                          Par conséquent ne pas accepter l’ascèse allemande ça s’appelle simplement défendre NOS intérêts, exactement comme EUX le font. Ce n’est pas être arrogant, mais juste avoir un soupçon de conscience, et deux doigts d’esprit critique vis à vis des choix Allemands, qui les arrangent EUX, pas NOUS.

                          • Roubachoff 29 mai 2012 07:30

                            Au sujet de François Hollande, un homme d’une tout autre envergure que son grotesque prédécesseur, il n’y a plus qu’une question : malgré sa culture européiste, sa profonde bienveillance et son goût des évolutions paisibles - rien qui ne soit criticable, sauf en temps de guerre - s’apercevra-t-il qu’il est face à l’Allemagne confronté à un choix très simple ?

                             La tentation de Montoire, ou l’Appel du 18 juin.


                          • Anaxandre Anaxandre 26 mai 2012 14:23

                            Cher Dimitripas, vous lire m’a bien fait sourire !
                            Tout d’abord, vous ne semblez pas, ou ne voulez pas voir que ces médiacrates que vous dénoncez avaient hier la même position que celle que vous défendez : rigueur, réformes structurelles, etc... Aujourd’hui que disent-ils d’autre sinon que, soutien au nouveau pouvoir oblige, la rigueur à l’allemande est sans doute bonne pour l’Allemagne (croissance par l’export) mais moins pour la France (croissance par la consommation). Et que les pays européen étant divers, on doit chercher des compromis car un état ne peut imposer sa recette à des pays n’ayant pas le même type d’économie.
                            Vous voudriez nous faire croire que nos chers « économistes » et autres « experts » de C dans l’air (j’ai vu l’émission) seraient devenus du jour au lendemain d’ardents défenseur du laxisme budgétaire, du creusement de la dette ou du SMIC à 1700€. Quelle blague ! Mais même ceux-là, monsieur, n’osent pas annoncer aux français, ceux « d’en bas », qu’il faudrait faire tomber leur salaire à 400€ (les « 1-euro-jobs » allemand) et le geler pour les 10 ou 15 prochaines années. Si c’est le projet que vous soutenez, il faut le dire...
                            Non monsieur, ce que font nos médiacrates c’est de continuer à défendre l’UE, ce qui devrait vous plaire si vous compreniez leur fonctionnement. Ayant bien observé que la Troïka et ses mesures n’arrangeait pas tant que ça un grand nombre de grecs (encore ceux « d’en bas » !), ils ont pris conscience que pour sauver l’euro et l’UE ils doivent adopter un discours plus souple et plus en phase avec l’opinion et le nouveau président. Car ce qu’ils défendent en réalité c’est le fédéralisme européen qui mènera inéluctablement à beaucoup de rigueur pour les peuples et à beaucoup de prospérité pour certaines élites, réjouissez-vous ! Ils sont seulement plus malin que vous et savent bien que ce qui a été fait assez brutalement en Grèce prendra plus de temps en France. Vous voulez aller trop vite, laissez-leur un peu de temps, au fond ils veulent la même chose que vous : un grand peuple européen unifié capable de lutter avec la chine... à salaire égal !


                            • Henri Francillon Henri Francillon 26 mai 2012 14:24

                              Ces réactions de haine, de mépris et d’arrogance à votre égard, dimitripas, sont autant d’arguments démontrant que vous avez raison.
                              Merci pour cet article.


                              • Anaxandre Anaxandre 26 mai 2012 14:34

                                Belle démonstration de « l’esprit démocratique » monsieur Francillon !
                                Ah ! Ah ! Ah ! J’en pleure de rire !


                              • Roubachoff 29 mai 2012 01:39

                                @Francillon

                                Traiter un con de con, ce n’est pas de la haine, du mépris ni de l’arrogance, mais un acte de salubrité publique.


                              • moussars 26 mai 2012 14:42

                                C’est devenu un classique un peu partout maintenant : nous mettre en demeure de choisir entre 2 parties qu’on rejette.
                                D’un côté, l’Allemagne de Schröder ou de Merkel n’est pas meilleure que celle de feu Sarkozy (en dehors de la personnalité de ce dernier). Demandez au 30 % ne gagnant pas 750 € et dont certains doivent travailler toute la semaine pour un « salaire » à celui des prisonniers chez nous !
                                Et le premier n’est qu’un traître à la sociale démocratie et est parti chez ses maîtres (les Russes de Gasprom, comme le travailliste Blair chez les banquiers : 2 salopards qui auraient dû subir une enquête sur leur agissement les derniers douze mois de leur mandat...).

                                De l’autre des économistes libéraux, hypocrites, cyniques et qui n’ont rien vu venir, qui cumulent les fonctions et dont certains conseillent d’ailleurs la fausse gauche et Hollande.

                                Mais on met ces 2 parties dans le même sac et on ouvre la trappe mon bon monsieur !
                                Vous voulez réformer ? Nous aussi ! Seulement, exactement à l’inverse de vous !!!
                                A moins que ce ne soit que de la provocation. Faut dire que l’UMP n’arrive pas à diriger.
                                Le troll, c’est le leitmotiv de ce parti en ce moment..


                                • moussars 26 mai 2012 14:43

                                  « n’arrive pas à digérer sa défaite » bien sûr...


                                  • Jean Jolly Jean Jolly 26 mai 2012 14:47

                                    Il est beau le modèle allemand.

                                    Dans la dernière décennie, l’Allemagne a réformé son marché du travail avec les Réformes Hartz (2003/2005) et pris des mesures contre la crise pour préserver son dynamisme économique. Ces mesures sont souvent vues comme un modèle pour les autres pays européens, mais le prix à payer sur le plan social est également souligné par les économistes et il est jugé parfois excessif. Ainsi, Henrik Uterwedde, économiste et directeur adjoint de l’Institut franco-allemand de Ludwigsburg, parle-t-il de quasi-« abus et exploitation en ce qui concerne les temps partiels et les bas salaires. ».

                                    Pour maintenir son dynamisme économique, l’Allemagne a en effet privilégié l’emploi précaire sans salaire minimum : les mesures prises par le gouvernement allemand (définissant de nouveaux contrats de travail, exonérant les employeurs et ne donnant pas droit au chômage, avec la possibilité de payer le salarié moins de 1 euro par heure), en accord avec le patronat et les syndicats ont ainsi entraîné une baisse de salaire de 20% pour 1,6 millions de personnes, et une stagnation depuis dix ans pour les autres38. De plus en plus d’Allemands travaillent à temps complet pour un salaire de 720 euros et l’appauvrissement des travailleurs est en augmentation (20 % de travailleurs pauvres, + 2 millions en 10 ans).

                                    Concernant la recherche d’emploi, il y a en tout 9 millions de personnes (soit 20% de la population active) qui sont soit au chômage soit touchent des indemnités prévues par la loi Loi Hartz IV40.

                                    Conséquence de cette précarisation, des retraités sont contraints de faire des petits boulots payés moins que le SMIC pour compléter leurs pensions (augmentation de 58 % en dix ans du nombre de retraités pauvres).


                                    • Scual 26 mai 2012 14:53

                                      Mon dieu mais comment peut on croire de telle absurdités... On sort de 15 ans de droite dont 7 d’ultra droite mais bien sur nos problème sont dus à la gauche !

                                      Faut consulter à ce niveau là !

                                      Allez un peu de courage au lieu de chercher des excuses non recevables, ouvrez les yeux. Les théories que vous avez défendu bec et ongle ont provoqué la plus grande catastrophe économique de toute les temps depuis 1929 qui avait déjà été provoquée par les même absurdités dangereuses. Ne pas le voir maintenant que c’est sous vos yeux explique en partie pourquoi vous aviez déjà pu le penser en premier lieu.

                                      Les mesures d’ultra droite ont fait en Allemagne (15,5% de pauvres) bien pire qu’en France (6,2%) et même pire qu’aux USA (12%). Mais le pire c’est surtout que ce n’est que le début car ce qui caractérise ce système, c’est que ça ne cesse d’empirer jusqu’à la catastrophe non plus économique mais humanitaire.


                                      • communauthic communauthic 26 mai 2012 16:18

                                        Le système allemand c’est pour les allemands, ce qu’il faut c’est un système pour la France.

                                        En priorité, que tout le monde puisse travailler.

                                        Le smic est un handicap pour le travailleur non qualifié et la garantie de travailler pour un salaire minimum pour les travailleurs qualifiés.
                                         En cas de plein emploi, la peur de ne pas gagner suffisamment disparait puisqu’on a la liberté de changer d’employeur.
                                        Mais on est loin du plein emploi et plus les rendements montent plus le chômage augmente et plus on embauche de robots. 

                                        Avec un robot pas de charge sociale, pas de 35 heures, ni de vacances, ni de grève.
                                        Pour l’employeur qui peut le faire, c’est tout bénéf et ça va faire revenir la fabrication en France.
                                        Mais le plein emploi ne reviendra jamais, c’est fini, il est parti pour toujours, les trente glorieuses sont passées, elles sont révolues, nos parents en ont profitées, nous on peut se brosser.

                                        Et la croissance ne se décrète pas, elle est passée et ne repassera plus. pas la peine de chercher les clefs, le modèle est cassé et la tirelire avec.

                                        Il faut raisonner autrement, non plus en terme de croissance, mais en terme de partage.
                                        Le travail, la société, la politique sont organisés pour ceux qui ont le pouvoir, ce sont eux qui tirent les marrons du feu, à chaque fois. Donc il faut leur enlever ce pouvoir, ils nous ont sucé mais ne partageront pas leur richesse. Organisons nous pour rendre notre planète vivable, dans la fraternité et l’amitié entre les peuples.

                                        • Gandalf Claude Simon 26 mai 2012 16:18

                                          C’est bien, la chapelle capitaliste allemande, euh, en fait c’est stérile

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