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Accueil du site > Actualités > Europe > L’élargissement oublié : la Suisse n’a pas dit son dernier (...)

L’élargissement oublié : la Suisse n’a pas dit son dernier mot

Un vent d’Europe se lève sur la Confédération helvétique. Des voix issues d’horizons différents se font entendre pour mettre fin à la stratégie de l’insularité. Enterrée dans la douleur au lendemain du référendum sur l’adhésion à l’Espace économique européen en 1992, l’idée européenne n’a jamais été aussi vive qu’en ce début d’année 2010. Enquête.

Les rives tranquilles du Lac Léman s’agitent depuis quelques mois. Le coffre-fort suisse se lézarde avec les attaques contre le sacro-saint secret bancaire et l’image d’une Suisse immaculée s’est ternie depuis le vote interdisant la construction de minarets. La Suisse doute. La Suisse vit une crise d’identité.

Du coup, l’inconscient helvétique voit revenir ses vieux démons et les serpents de mer, ou de lacs, refoulés. On reparle d’adhésion à l’Union Européenne. Mieux : l’idée germe dans des esprits de plus en plus divers. Officiellement, la Suisse n’est pas candidate. Mais en coulisse, ils sont nombreux à penser que la voie séparée, les fameux « accords bilatéraux », sont arrivés au bout de leur logique.

Il y a d’abord les irréductibles : les jeunes du mouvement « Nés un 7 janvier 1992 », créé après la cinglante défaite du « Oui » à l’adhésion dix-sept ans plus tôt. Devenue le Nouveau mouvement européen suisse (NOMES), l’organisation compte aujourd’hui plus de 5000 membres et une organisation de jeunesse, la Young European Swiss. Surnommés les YES, ces jeunes sont actifs dans les gares ou dans les rues lors des grands rendez-vous européens mais aussi lors des « votations » pour sensibiliser les citoyens aux enjeux de l’Europe.

Après une longue traversée du désert, le mouvement a repris des couleurs. Des lendemains qui chanteraient l’hymne à la joie de Beethoven redeviennent possibles. A Genève ou Lausanne, des drapeaux européens fleurissent aux fenêtres de nombreux appartements d’étudiants.

« Nous sommes européens », affirme sans détour Francesca Perucchi. Avocate au Tessin, cette passionaria de l’adhésion faisait partie de celles et ceux qui ont versé des larmes le soir du 6 janvier 1992. Celles et ceux qui ont occupé symboliquement le pont de Thielle ce soir-là pour marquer la différence entre une Suisse francophone acquise à l’adhésion et une Suisse alémanique qui l’a rejetée. La juriste ne nie pas les travers de l’UE, « après tout elle n’a que 20 ans », mais elle constate que « la Suisse n’est pas une île heureuse ».

Francesca Perucci est persuadée que la Suisse pourrait apporter sa pierre à l’édifice européen, notamment par les particularités de son système politique souvent comparé à une « Europe miniature ». Elle regrette cependant que certains politiciens pro-européens soient incapables de « communiquer un credo et d’expliquer les avantages de l’Union par peur de ne pas être réélus ». « Les idées nouvelles et ambitieuses ont toujours nécessité du courage politique », analyse-t-elle.

Pourtant, cette fois, l’envie d’Europe dépasse le cadre des amoureux de toujours. Certains ont récemment fait leur « coming out ». C’est le cas du fiscaliste genevois réputé Xavier Oberson. « La stratégie bilatérale avec l’Union européenne a profité à la Suisse, mais elle arrive aujourd’hui au bout de ce qu’elle peut produire », déclare-t-il. Le déclencheur ? « Le vote catastrophique sur les minarets, il m’a amené à réfléchir de manière plus globale ».

Et de rappeler que la Suisse a adopté la plupart des règles européennes qui posaient problème comme Schengen par exemple. Idem pour le secret bancaire depuis la mise en conformité de la Suisse avec les normes de l’OCDE en matière fiscale. « Cela revient à suivre toutes les règles contraignantes d’un club, sans en faire partie et sans aucun avantage. C’est absurde ! », conclut-il. Xavier Oberson admet que c’est un sujet qui reste encore « tabou » dans les milieux économiques mais les langues se délient. Des entrepreneurs, des industriels montent au créneau pour réaffirmer l’intérêt du grand marché européen.

AvenirSuisse, le plus influent think-thank en Suisse financé par une cinquantaine de multinationales, a mis la question sur la table. Son directeur, Xavier Comtesse, admet qu’il y a 10 ans, l’organisaiton était farouchement opposée à l’adhésion. Aujourd’hui, il affirme que « le salut de la Suisse passe par l’Europe » mais attend le nouveau souffle européen indispensable pour que la population se laisse plus largement séduire.

A ses yeux, la tragédie de l’Union, c’est de ne pas offrir de perspective d’emploi à ses jeunes. « Ils sont bardés de diplômes mais doivent quand même être barman ou serveur pour gagner leur vie », regrette-t-il. Lui qui a vu se succéder les crises et les embellies depuis les années 70 est persuadé que le moteur européen va se remettre en marche. « Ce jour-là, nous sauterons dans le train », prédit-il.

Fin connaisseur du monde politique et économique helvète, Xavier Comtesse estime que le noeud du problème réside dans la reprise de « l’acquis communautaire ». Ce principe veut que les normes juridiques adoptées par l’UE soient intégrées dans le droit national. « Celui qui signe avec l’Europe s’engage non seulement pour le présent, mais aussi pour le futur », dit-il. C’est cet effet de cliquet que redoute ce juriste de formation.

Des doutes que partageait aussi Jean Rusotto, surnommé « l’homme des banques suisses » à Bruxelles. Cet avocat d’entreprises, l’un des meilleurs spécialistes des relations helvético-européennes et ancien du Collège de Bruges, juge désormais que la Suisse ne devrait pas négliger l’Europe. « Croire que le bilatéralisme peut être érigé en doctrine relève du rêve éveillé », affirme-t-il. Et de plaider pour que l’adhésion soit remise au goût du jour dans une perspective de long terme. Sans quoi la position de la Suisse risque de devenir intenable face à une Europe élargie qui a durci sa position.

Ses imprécations semblent trouver un écho à Berne. Les oppositions classiques se dénouent progressivement : le débat sur l’adhésion fait un retour sur la scène suisse alémanique, traditionnellement hostile à tout mariage avec l’Union et bastion de « l’Alleingang ». A l’exemple de l’industriel Bernard Rüeger, membre du comité directeur d’Economiesuisse, l’organisation-mère des entreprises helvétiques, qui dénonce le statut de « nain politique » de la Suisse et le manque de stratégie à long terme du gouvernement.

Les milieux politiques s’inquiètent aussi de cette politique de l’autruche qui a montré ses limites : affaire Kadhafi, déboires de l’UBS, vote sur les minarets, querelle fiscale avec la France, risque d’inscription sur la « liste grise » des pays de l’OCDE.... Du centre-droit jusqu’à l’extrême gauche, on s’accorde pour dire que 2009 est une année-charnière, pour ne pas dire une annus horribilis. Conséquence : le verrou interdisant de réfléchir à l’avenir des relations avec l’UE de manière générale et à l’adhésion en particulier a sauté.

Le Parlement a donc chargé le gouvernement de mener une réflexion sur ce thème. L’exécutif devrait publier un rapport en 2010 évaluant la praticabilité des relations bilatérales avec l’UE. Si les conclusions seront forcément timorées, elles donneront du grain à moudre au débat public car la question de l’adhésion reviendra sur le tapis. Déjà, le ministre démissionnaire Pascal Couchepin, figure emblématique de la politique suisse déclarait récemment : « Je suis convaincu que la Suisse fera partie de l’Union Européenne ». Une affirmation qui contraste avec la ligne de son parti, partisan du statu quo.

Comme la plupart des « born-again » ou des irréductibles, Pascal Couchepin est réaliste : « Les blessures du passé sont encore trop présentes. L’idée, c’est de laisser passer une génération d’anciens combattants pour donner une chance à ceux qui arrivent avec plus de fraîcheur dans la bataille ». Selon lui, l’opinion n’est pas encore prête et continue de dormir... ou de rêver. C’est justement au gouvernement d’expliquer « et de rappeler qu’on est seul ». La force politique de l’Union démocratique du centre, le mouvement populiste de Cristoph Blocher profondément europhobe, ajoute à la complexité de l’équation européenne.

Informer sans cesse. Expliquer les enjeux. Montrer que la Suisse a tout à gagner à faire partie de la famille européenne. C’est tout l’enjeu de l’année 2010. Il faudra encore un long temps de maturation et d’affinement avant que les Suisses ne se réveillent un beau matin et souhaitent danser avec l’Union. Mais à mesure que l’horloge helvétique s’isole et se dérègle, ils sont de plus en plus nombreux à penser que l’heure de l’adhésion pourrait bientôt sonner.


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44 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 3 février 2010 10:41

    Plus besoin de se retrancher derrière la neutralité , l’Europe de Barosso fait ce que lui dictent les milieux des banques et de la finance , la Suisse y a donc toute sa place !  smiley


    • zelectron zelectron 3 février 2010 11:20

      ça va de soit, c’est de bonne guerre...(économique bien sûr)


    • Mat Mat 3 février 2010 11:51

      En tant que Suisse, je ne veux pas d’une monnaie contrôlée par la réserve fédérale américaine, je ne veux pas que la souveraineté démocratique du peuple Suisse puisse être contourné par des lois ou des directives européennes et donc, sans l’accord direct du peuple Suisse, je ne veux pas non plus que la Suisse se mêle des sales affaires de l’OTAN en ce moment et dans un futur proche. Le jour ou l’Europe et le monde sera plus sain, peut-être pourrions nous y reflechir, mais pour l’instant, pas question de rentrer dans votre logique de nouvel ordre mondial.


      PS. Pour le secret bancaire, les autres pays on tout intérêt à nous laisser nous enrichir la dessus, nous avons blanchi toute les transactions d’après-guerre et de post-colonisation qui révèlerai qui sont les véritables gagnants du fascisme et du colonialisme, ces gagnants étant puissants et très implantés, ils n’ont pas intérêt à ce que la Suisse ouvre ses livres de compte au monde.

      • plancherDesVaches 3 février 2010 12:24

        « Le jour ou l’Europe et le monde sera plus sain,.. »

        Nous avons une expression gauloise pour cela : « C’est pas demain la veille »


      • plancherDesVaches 3 février 2010 20:42

        Ceci dit, un Suisse qui fait la leçon au reste du monde, cela prouve bien que ce sont des enfoirés de première qui ne valent pas mieux.


      • plancherDesVaches 3 février 2010 20:51

        http://dondevamos.canalblog.com/archives/2010/01/25/16666592.html
        "Parmi les paradis les plus prisés, on a les Pays-Bas, (17% des filiales du CAC 40) le Royaume-Uni (30 % des filiales), le Luxembourg, sans oublier Hong Kong, la Suisse..."

        Gloups... j’ai glissé.

        Ainsi, la Suisse a gentiment hébergé les richesses nazistes, juives, et de tous les puissants de la terre.


      • Croa Croa 6 février 2010 22:27

        Bien ton avatar Mat !

        Cela me fait penser à ces trains du quais d’à coté qui vous donnent l’impression de partir alors que c’est lui qui part !

        Le bonjour au libre et fier peuple suisse
        si jaloux de ses votations citoyennes ! 

        de la part d’un sujet européen...  smiley

        Non pire : d’un sujet de Sarko, smiley

        lui-même fantoche de la finance :->


      • docdory docdory 3 février 2010 11:58

        @ Jérôme 


        Moi , j’aimerais mieux que l’union européenne adopte la constitution de la confédération helvétique :
        -On veut des référendums d’initiative populaire comme en Suisse , et pouvoir refuser les minarets comme les suisses ( en France , on pourrait faire un référendum sur le voile intégral , pour l’interdire, ou sur la suppression des menus musulmans dans les cantines )
        - On veut que chaque pays de l’UE puisse refuser par référendum une directive européenne 
        - On veut que chaque pays puisse conserver sa propre législation ( comme les cantons en Suisse )
        - On veut la suppression de la Commission européenne , organe par essence anti-démocratique )
        ( liste non limitative ) . 
        Vous ne croyez pas que la confédération Helvétique est un modèle de démocratie à suivre par toute l’Europe ? Et qu’elle est cent fois plus démocratique que l’UE ?

        • Traroth Traroth 3 février 2010 12:13

          « la suppression des menus musulmans dans les cantines » : Là aussi, c’est pour l’égalité des hommes et des femmes ? Vous ne proposez rien d’autre que d’exclure les musulmans des cantines scolaires, en réalité. Et ensuite, des écoles, peut-être ?


        • docdory docdory 3 février 2010 23:47

          @ Traroth 

          Non , ce que je propose , c’est que l’école continue à enseigner la Raison, ce qui est sa vocation première, et à combattre les superstitions, ce qui est également une de ses vocations. .
          Par ailleurs , selon l’article 2 de la loi de 1905, la République ne reconnaît aucun culte . Par conséquent , l’école de la République n’a pas à reconnaître les superstitions alimentaires du culte musulman au sein de ses cantines. Si certains musulmans veulent des menus spéciaux pour leurs enfants dans les cantines, ils se financent des cantines privées à cet effet .

        • Traroth Traroth 5 février 2010 15:09

          Rendons le poisson obligatoire le vendredi...


        • Traroth Traroth 5 février 2010 15:11

          J’observe aussi que vous commencez par dire non, avant de finalement confirmer : les musulmans n’ont qu’à aller dans des cantines privées...


        • Bertrand Damien Bertrand Damien 3 février 2010 12:05

          Article très intéressant, très bien écrit. Du vrai journalisme sur Agoravox, ce n’est pas si courant.


          • Emile Red Emile Red 3 février 2010 14:10

            Bah !

            Tout ça c’est parce qu’ils n’arrivent pas à égaler le chocolat Belge...

            En plus ils veulent s’approprier la locution « nain politique », alors qu’elle est bien Française, enfin Hongroise, enfin on sait plus...


            • cubrad 3 février 2010 14:51

              Vouloir adhérer à l’Europe aujourd’hui tient du masochisme. Tenez-vous absolument appartenir à cette machine a perdre ? A l’époque de Maastricht la catastrophe sociale et économique était déjà prévisible, mais on comprend facilement que les peuples aient pus se laisser berner par des classes dirigeantes déjà gangrenées. Mais aujourd’hui !!!!


              • Daniel Roux Daniel Roux 3 février 2010 15:18

                Les Suisses n’ont aucun intérêt à entrer dans l’E.U. à moins qu’ils en aient assez de la démocratie et de leur liberté.

                A contrario, nous aurions tout intérêt à en sortir afin de reprendre notre destin en main.


                • zadig 3 février 2010 16:36

                  Je constate que mon message a été supprimé ou fausse manip de ma part ?

                  Ce message faisait que refléter mon sentiment sur l’affaire


                  • zadig 3 février 2010 16:38

                    A l’auteur, mon message supprimé c’’est vous ?


                    • Bertrand Damien Bertrand Damien 4 février 2010 07:59

                      Les auteurs ne peuvent pas supprimer de message. Vous avez fait une fausse manip. Seuls les gestionnaires d’Agoravox peuvent décider de supprimer un message, lorsque les lecteurs signalent des abus.


                    • maxencef 3 février 2010 17:39

                      Bonjour,

                      Je travaille au nom de la Commission Europeenne pour la promotion du Prix Europeen des Jeunes Journalistes 2010. Je pense que ce concours peut particulier vous interesser.

                      Je souhaiterais notamment entrer en contact avec vous pour vous envoyer toutes les informations au sujet de ce concours. Je vous envoie aussi le lien du site officiel du concours : http://www.eujournalist-award.eu/home/home-fr.html?no_cache=1

                      En attendant avec impatience votre reponse, je vous souhaite une bonne fin de journee.

                      Cordialement,
                      Maxence


                      • Jérôme 3 février 2010 23:04

                        Bonjour,

                         Voici une adresse sur laquelle vous pouvez prendre contact avec moi : jay1000@hotmail.fr


                      • Jean d'Hôtaux Jean d’Hôtaux 3 février 2010 18:19

                        Bonjour l’auteur : « étudiant à l’Université de Neuchâtel, mais Français ... » : utile de le préciser, ceci afin que vos compatriotes ne vous confondent pas avec un Helvète ... posture très française pour éviter toute confusion ... ?  smiley

                        Souffrez qu’un Suisse apporte son modeste éclairage ...

                        En tant qu’Helvète, j’ai voté « OUI » avec enthousiasme à l’adhésion de la Suisse à l’EEE (Espace Economique Européen) en 1992 et j’ai été extrêmement déçu du résultat de ce scrutin.

                        Depuis lors, la Suisse a signé de nombreux accords bilatéraux avec l’EU dans de multiples domaines. Ceux-ci ont semble-t-il été bénéfiques à l’économie suisse, puisque celle-ci réalise de meilleurs résultats que ceux de l’UE. Le taux de chômage, l’inflation, les taux d’intérêt, la TVA, y sont plus faibles qu’au sein de l’UE.

                        Alors qu’en penser ?

                        Un rappel :
                        Sur le plan économique, l’UE est le premier partenaire économique de la Suisse.
                        Pour l’UE, la Suisse est son second partenaire économique derrière les Etats-Unis, mais devant la Chine et la Russie.

                        Il est vrai, comme l’écrit l’auteur, que les négociations bilatérales entre la Suisse et l’UE atteignent presque les limites des possibilités et qu’on ne voit plus très bien ce qui pourrait encore être négocié, à part l’adhésion bien sûr ...

                        Mais cela, c’est une autre histoire !

                        Vu sous cet angle là, il semblerait logique d’adhérer, et pourtant le peuple - qui est souverain en Suisse et ce n’est pas un vain mot - dans son immense majorité n’est pas prêt à une telle adhésion actuellement. Tous les dirigeants politiques en sont conscients, raison pour laquelle ceux qui y sont favorables évitent le sujet de crainte de perdre des voix aux prochaines élections fédérales en 2011. La tête dans le guidon et les yeux fixés sur l’audimat, ils refusent le débat !

                        La raison essentielle du désamour des Suisses pour l’UE est à rechercher dans la perte annoncée de leur système de démocratie directe, lequel permet leur permet de décider in-fine, comme l’a rappelé « docdory » dans un commentaire ci-dessus.
                        Une autre raison de cet idéal « européen » en perte de vitesse, tient aux nombreuses attaques dont la Suisse a été l’objet au cours de 2009 et jusque ce jour de la part de l’UE et de ses ténors : France, Allemagne, etc. Attaques contre le secret bancaire, diktat du « G20 » qui a instrumentalisé l’OCDE pour faire mettre la Suisse sur la liste grise des paradis fiscaux, etc.

                        Ces attaques ont eu pour effet de resserrer les liens entre les Suisses, toutes cultures confondues.

                        Connaissant très bien la sensibilité politique de mon pays, je ne vois pas du tout les Suisses abandonner aujourd’hui leur système de démocratie directe pour se jeter dans les bras de l’UE. Autant dire abandonner la proie pour l’ombre !

                        Merci à l’auteur pour son article !

                        Cordialement !


                        • dup 7 février 2010 11:42

                          je m’étonne de votre conjonctivite de 1992 . Fallait pas être l’inventeur de l’eau chaude pour voir que la perte de souveraineté est la porte ouverte d’un esclavage bureaucratique,d’abus de pouvoir et lent glissement vers une dictature

                          http://www.dailymotion.com/video/xakp4p_union-europeenne-la-nouvelle-urss_tech

                          maintenant c’est chose faite , les années qui viennent seront les années de larmes

                          http://www.dailymotion.com/video/xbh4el_une-gouvernance-mondiale-selon-le-p_news

                          c’est ça que vous voulez  ?????????????????????
                          regardez aussi sous ’Francois Asselineau’ et ’Pierre Hillard’ vous remercierez les petits suisse , frileux , xenophobes et nains de jardin de vous avoir sauvé malgré vous


                        • Jean-Paul Doguet 7 février 2010 15:23

                          « La raison essentielle du désamour des Suisses pour l’UE est à rechercher dans la perte annoncée de leur système de démocratie directe »
                          C’est une affirmation digne de Christoph Blocher, Docdory et les antieuropéens de service. J’ai sous les yeux le guide René Schwok sur le référendum de 1992. Une adhésion à l’UE ne signifierait en rien la « perte de la démocratie directe », il a calculé que tout au plus 10% des référendums tenus en Suisse deviendraient sans objet en cas d’adhésion, par exemple la largeur des camions. Il faudrait aussi accorder une égalité de droit à tous les résidents étrangers ressortissants de l’UE. Mais le système lui-même serait intégralement conservé.


                        • dup 7 février 2010 16:22

                          et bien sur vous croyez ces conneries . Qui est René Schwok  ?
                          http://www.unige.ch/ieug/contact/enseignants/Schwok.html
                          et qui est Jean Monnet ? un larbin des USA

                          moi jai « calculé » qu’on aurait un taux de merde de 100% si on faisait partie de l’UE .De toutes façon on est près de l’implosion . juste un peu de patience


                        • Jean-Paul Doguet 7 février 2010 16:52

                          René Schwok enseignait à l’IU des hautes Etudes Internationales et à l’Université de Genève, il a assuré longtemps la chronique Europe de « L’hebdo ». Il est l’auteur de nombreuses publications sur la CE et l’UE.


                        • dup 7 février 2010 17:02

                          ah oui , Hebdo , Pilet , Passer, Chantal Tauxe ,Ringier ,Schwok ,Biderberger et consort . Eurobeats . Avec de telles references c’est le crachat sur la Suisse . Evidemement ce schwok mange dans une bonne gamelle ,même si c’est au prix d’une trahison. J’ai quelques problemes à mettre des liens sur AV , mais j’essaie , tellement c’est grave de voir des aldultes avec des raisonnements enfantins se faire avoir avec de très grosses ficelles




                        • Jean-Paul Doguet 7 février 2010 17:10

                          Parce que vous vous raisonnez peut-être ? On n’en a pas vraiment l’impression à vous lire. La démocratie directe est de toute façon ancrée dans la constitution suisse, et une adhésion à l’UE n’y changerait rien. Seulement signer les traités européens pour la Suisse impliquerait d’exclure certaines questions du champ référendaire, c’est aussi simple que cela.


                        • dup 7 février 2010 17:56

                          je ne m’occupe pas de problèmes egotiques,ce qui arrive est trop grave . Je constate avec effroi que des universitaires sont à ce point naifs.
                           Mais la démocratie , l’europe lui pisse dessus !!
                          Les écrits engagent que ceux qui les croient. Les referendums balayés dans 3 pays , vous avez déjà oublié ? Vous parlez de certains référendums qui seraient à sacrifier sans dire lesquels. Le droit europeen prime sur le droit national . Malheureusement je ne peux coller des liens , mais je vous supplie de vous instruire un peu . Tous les clignotants sont au rouge . C’est la derniere ligne droite pour un soviet . Les pays font faillite les uns après les autres avec la concurrence non faussée et vous voyez rien .Dans quel monde vivez vous ?


                        • Jean-Paul Doguet 7 février 2010 18:45

                          catastrophisme=démission de l’intelligence, pas d’analyse, que de la confusion

                          Je réponds à votre remarque : Le référendum sur les minarets aurait eu lieu sans problème même si la Suisse était membre de l’UE, pareil pour les votations concernant les autoroutes, les révisions du code pénal, l’extension du droit de vote, le service civil ou militaire, l’adhésion au FMI ou à l’ONU, le droit de timbre.
                          Par contre je pense que les questions des énormes subventions agricoles suisses seraient atteintes par les contraintes de la PAC, et certainement aussi les questions de la garantie des risques à l’exportation, ou encore les lois sur le séjour et l’établissement des étrangers parce qu’adhérer à l’UE implique de mettre tous les ressortissants de l’UE sur pied d’égalité entre eux. Même chose peut-être aussi pour les aides à Swissair ou à l’UBS. La commission de Bruxelles aurait pu trouvé à y redire.


                        • dup 7 février 2010 20:03

                          NON le réferendum aurait pas pu avoir lieu . C’était un plaisir de voir O.Freysinger moucher Con-bandit à ce sujet . L’UE prescrit ce qui peut être service publique et ce qui doit se privatiser. Les autoroutes en Suisse sont gratuite moyennant une vignette peu chère. La France à été « conseillée » de rejoindre l’otan . Des commissairs incompétants et arrogants,non élus, statuent sur les moindres détails de la vie . L’état doit pouvoir quelquefois sauver un secteur d’activité. Le dumping est le moyen le plus sûr de ruiner un état . Un enfant de 5 ans comprendrait ça. L’UE est parfaite pour les bobo de salon qui vivent du systeme sans avoir à descendre au charbon.

                           


                          LE MONOPOLE, TON DIEU, TU ADORERAS


                          L’Europe aurait pu être, et devrait être, une opportunité pour les peuples d’initier une nouvelle conception de l’Etat au-delà des Etats, et une nouvelle conception de la société. Au lieu de cela, elle n’est qu’une opportunité pour les marchés et les entreprises multinationales, opportunité de se mondialiser davantage, c’est-à-dire de tendre de plus en plus vers le monopole mondial, qui est en contradiction flagrante avec les principes du libéralisme. Le libéralisme suppose la libre concurrence. Le monopolisme est la fin de toute concurrence même s’il est l’aboutissement logique du processus. La plupart des malheurs de nos sociétés proviennent de cela.

                           

                           


                          COMPETITIF TU SERAS, ET TON PROCHAIN TU ECRASERAS


                          Dominer le monde est d’ailleurs l’objectif ouvertement avoué de ces multinationales. Pour y parvenir, il faut s’appuyer sur le concept de COMPETITIVITE, qui n’est ni plus ni moins qu’un projet de destruction de l’autre, d’élimination du concurrent par tous les moyens. Ce concept est admis et reconnu comme bon par la plus grande part de la population pour son plus grand malheur.


                          « Il faut être compétitif ». Au nom de la compétitivité a lieu un vaste mouvement d’expropriation de l’humain .dans tous les domaines. Même l’Université colporte ce concept et s’en fait le complice. L’étudiant, à la fin de ses études, a parfaitement intégré cette idée qui va faire de lui un « tueur », en attendant, de plus en plus vite, d’être tué par cette même exigence de compétitivité qui oblige à se recycler toujours, jusqu’à une limite d’âge de plus en plus précoce. Il n’en voudra même pas au système mais culpabilisera simplement de n’avoir pas su être assez « compétitif ».

                          A TA RENTABILITE TU VEILLERAS


                          La mondialisation est avant tout technologique c’est-à-dire culturelle. Le but est que la vitesse de réaction des capitaux soit instantanée, que les investissements puissent se déplacer massivement en temps réel en fonction de la maximisation de la rentabilité, et ainsi réduire les états et les peuples en esclavage, à la merci des décisions de quelques uns, Les nouveaux outils d’échange suppriment les limites du temps et de l’espace. Cela semble a priori fort positif. Cela le serait si cette compression n’avait pas pour objectif de rendre tout très vite obsolète, donc de contraindre à une mobilité croissante dans tous les domaines. Il faut être partout en même temps. Il n’y a plus de territoire qu’on puisse défendre.


                          Cet espace sans frontières est-il le lieu d’un village global ? Cette ouverture mondiale est-elle l’occasion d’une unité entre les peuples ? D’une harmonisation ? Certes non. Seules les transactions sont véritablement sans limites et sans contrôle. Ce sont les capitaux qui sont de plus en plus libre, certainement pas les hommes. Il y a trente ans, quand on parlait de mondialisme, on imaginait une société idéale, sans guerres, sans misère. C’est l’inverse qui a été instauré. Le mondialisme aujourd’hui est devenu l’ennemi des peuples.

                          AU PROGRES TU TE SOUMETTRAS


                          La manipulation mentale par la secte libérale mondialiste, la plus brutale et la plus pernicieuse qui puisse exister, ne s’appuie pas que sur le concept de compétitivité. Elle s’appuie aussi sur une technique d’assimilation du « descriptif » et du « normatif » : Ce qui est un pur constat de circonstances devient une norme morale à laquelle il faut se soumettre si on veut rester dans la danse et avoir une chance de s’en sortir, une chance de détruire l’autre.


                          La première norme imposée est celle de l’économie ouverte : on ne peut aller contre le progrès technologique. Tout ce qui est possible doit être réalisé. Le mondialisme découle du progrès technologique. Il est donc forcément bon. Etre contre le mondialisme c’est donc être contre le progrès, et c’est voué à l’échec.


                          AU MONDE ENTIER TU T’OUVRIRAS
                          ET AUCUN TERRITOIRE TU NE DEFENDRAS


                          On est un bon gouvernement si on favorise le plus rapidement le règne du marché mondial en y intégrant et soumettant tous les marchés locaux. Si on veut tenir compte de l’intérêt local, des familles, des entreprises, des régions, on est un mauvais gouvernement contraire à l’ouverture économique et au progrès.


                          Les seuls protagonistes de cette mondialisation sont les entreprises de dimension mondiale. Elles seules sont aptes à gérer les ressources mondiales dans le sens d’une allocation optimale des capitaux. Il faut donc leur faire confiance. L’intérêt qui doit être poursuivi est l’intérêt des multinationales puisque ce sont elles qui ont la capacité d’accroître la compétitivité. Tout autre intérêt doit y être subordonné. Dans cet esprit, on a libéralisé un à un tous les marchés, et on continue. Libéraliser, c’est déréglementer de sorte que les capitaux puissent circuler librement et sans la contrainte de se préoccuper de tel ou tel intérêt local. Toujours au nom de l’ouverture et de la compétitivité.


                          TU LAISSERAS LES AUTRES MOURIR DE FAIM


                          Ainsi, on a libéralisé les marchés des capitaux, la pêche, l’agriculture, les matières premières etc. et on connaît le résultat : l’industrialisation de la pêche et de l’agriculture avec son cortège de pollution, de chômage, de surexploitation, de misère en particulier dans les pays sous-développés et au bout du compte la famine dans des régions entières du globe. Alors que le discours avait toujours été que l’« optimisation » des allocations de ressources avait pour but de donner à manger à tout le monde. C’est faux de façon flagrante. Le but est le pouvoir monopolistique sur l’alimentation de l’humanité : 80% des semences sont sous le contrôle d’une seule multinationale qui s’est arrangée pour faire disparaître 90 % des espèces de riz et autres céréales au profit de celles qu’elle contrôle, et les manipulations génétiques permettent de créer des semences qui ne se reproduisent pas, c’est-à-dire qui oblige le cultivateur à racheter la semence à chaque fois. La deuxième génération n’est plus apte à la reproduction, tel est le but poursuivi. Avec en vue le chantage à la mort pour l’humanité tout entière, par des monopoles qui fixeront librement le prix de tout ce qui est vital. L’esclavage absolu.


                          UNE MARCHANDISE TU DEVIENDRAS


                          Même chose pour la libéralisation dans le domaine culturel. La déréglementation c’est l’universalisation d’une langue unique, d’une culture unique, en utilisant des moyens techniques uniformisés contrôlés par un seul groupe multinational. Le monopole de la pensée est d’autant mieux programmé que le marché éducationnel a remplacé l’éducation. Dans ce marché mondial, le professeur local n’aura bientôt plus de raison d’être et disparaîtra. On achètera un produit éducationnel pour sa compétitivité, qui permettra de mettre à niveau la propre compétitivité de l’acheteur, et c’est à cela que conduit l’Université en jouant ce jeu qui fait de l’étudiant un produit à vendre aux entreprises qui la subventionnent au même titre qu’un brevet de recherche. Si ce produit n’a pas acquis une mobilité totale, c’est-à-dire s’il ne se soumet pas à toutes les déportations, à toutes les flexibilités, à toutes les contraintes au nom de la compétitivité, il est déjà bon pour la casse.


                          TOUTE SOUVERAINETE TU ABANDONNERAS


                          A quoi sert l’Etat dans ce monde mondialisé ? A rien bien entendu. Au contraire, l’Etat est l’ennemi naturel de la mondialisation. Pour que l’ « ouverture » soit totale, il n’a plus le droit de réguler les télécoms, la culture ou les revenus. Les Etats pourtant jouent le jeu de la mondialisation afin d’accroïtre leur compétitivité par rapport à d’autres. La France a toujours dit : « il faut faire l’Europe car grâce à elle la France peut garder son rang de puissance moyenne et avoir un poids dans le concert international ». Cette compétitivité provisoire est un leurre. Les Belges se demandent : « alors si l’Europe sert à la France à garder son pouvoir, quel est l’intérêt de l’Europe pour la Belgique ? »


                          Et surtout, en s’ouvrant à la mondialisation pour rester compétitifs, et prendre le meilleur sur d’autres Etats, les Etats s’ouvrent à leur propre mort. Les gouvernements ne sont plus que des marionnettes. 82 % des micro-processeurs sont fabriqués par Intel. 92 % des logiciels sont Microsoft ; 90 % des ordinateurs sont Compaq. 66 % des avions sont Boeing-Mc Donnell. Etc. etc. Quel poids peut bien avoir un Etat face à cela ? Quelle marge de décision ? Quelle capacité à dire « non » ? L’Etat a déjà perdu ? et malgré tout il continue de jouer le jeu qui a mené à sa perte. Si la souveraineté d’Etats comme la France est ainsi proche de zéro, que dire de la souveraineté d’Etats comme le Mexique ou l’Angola ?


                          A LA LOI ET A LA MORALE DES MONOPOLES TU TE PLIERAS


                          Les marchés font la loi et s’autorégissent, puisque les Etats n’ont plus le droit de les réglementer du fait d’accords internationaux domaine par domaine. L’AMI qui devait institutionaliser le tout a été répoussée par la résistance de certains peuples (notamment en France grâce au « Monde Diplomatique »). Mais le fond du problème reste entier.


                          Plus aucune réglementation nationale n’est plus souveraine. Un exemple parlant est celui de l’autorisation de breveter le génôme humain. Jusqu’à présent, on tentait de limiter les manipulations génétiques. La barrière aura vite sauté. Le 18 mai 98, du fait que certains pays autorisent l’appropriation du patrimoine génétique constitué en laboratoire, qu’il soit végétal, animal ou humain, la Commission européenne a dû, afin de préserver la compétitivité à venir des entreprises européennes, l’autoriser également. Désormais, des acteurs privés peuvent devenir PROPRIETAIRES (avec tout ce que cela implique) de tout être vivant animal ou humain dès l’instant qu’il détient le brevet du capital génétique créé (modifié) en laboratoire.


                          TA MISERE TU ORGANISERAS


                          Le processus est partout le même : au nom de la compétition on déréglemente, on libéralise, puis lorsque cela devient rentable, on privatise. Au profit d’entreprise qui sont déjà en position dominante, bien entendu.


                          On aboutit donc à une société où des forces privées ont toute la maîtrise

                          1°) de l’allocation des ressources mondiales (vers quoi sont dirigés les investissements, avec pour seul critère de choix la rentabilité à court terme au détriment de toute notion sociale ou écologique),

                          2°) de la répartition de la richesse produite. Elle va bien entendu aux actionnaires.


                          Depuis les années 78-80, toutes les réglementations ont été modifiées, dans tous les domaines de l’économie, dans un sens de libéralisation au niveau mondial. Il s’ensuit que les gains de productivité se font de plus en plus au bénéfice du capital, et de moins en moins au bénéfice des populations ou du travail.


                          Du fait que les travailleurs ne tirent leur revenu que du travail, et que la compétitivité mondialiste pousse naturellement à la diminution des coûts salariaux, tandis que les revenus du capital ne cessent de s’accroïtre, la paupérisation des masses est inévitable, comme l’accroissement des inégalités. Un nombre de plus en plus restreint de familles dispose de la quasi-totalité des disponibilités financières de la planète (on sait que certains financiers sont capables de déplacer d’un jour à l’autre des masses financières équivalentes au budget annuel d’un pays comme la France). Et la répartition des ressources est désormais confiée au privé.

                          LA CHANCE DE TA VIE TU LAISSERAS PASSER
                          ET A TA LIBERTE TU RENONCERAS


                          Tout le monde joue ce même jeu de la compétitivité qui consiste à gagner des parts de marché pour allouer les ressources mondiales là où le profit est le plus grand et le plus vite possible. Celui qui gagne prend tout. Et comme ce sont les Etats Unis qui sont les plus compétitifs dans le plus grand nombre de domaines, ce sont eux qui instaurent les règles dont ils bénéficient. Si on demande dans un pays du Tiers Monde ce que c’est que la mondialisation, on répond : « c’est l’américanisation ». Et si on demande à un américain ce que c’est que la mondialisation (ou « globalization », il répond : « c’est nous ».


                          L’Université est le lieu moderne de la lutte pour QUI VA DIRIGER. Qui va allouer les ressources et les amasser au bout du compte. Dans cette compétitivité où les nations disparaissent, les petits se recroquevillent, se barricadent. L’intolérance religieuse, ethnique, nationale, sociale, est accentuée par cette lutte incessante entre les peuples dont on est complice dès l’instant qu’on fait un choix de consommation ou qu’on entre à l’Université. Alors que toute cette énergie, toute cette éducation, toute cette richesse aurait pu servir à réaliser une société de paix au niveau mondial.


                        • Jean d'Hôtaux Jean d’Hôtaux 7 février 2010 23:24

                          @ Jean-Paul Doguet :

                          " ... C’est une affirmation digne de Christoph Blocher, Docdory et les antieuropéens de service. J’ai sous les yeux le guide René Schwok sur le référendum de 1992. « 

                          Je ne roule pas du tout pour Christoph Blocher !  smiley

                          Par ailleurs, puisque vous faites référence à René Schwok, j’ai sous les yeux un ouvrage publié en 2006 par les »Presses polytechniques et universitaires romandes« , collection »Le Savoir suisse« , intitulé »Suisse - Union Européenne - l’adhésion impossible ?« , signé par René Schwok. Je ne sais si c’est à cet ouvrage que vous faites référence en évoquant »ce guide«  ?

                          Le chapitre 11 de l’ouvrage est intitulé »Pourquoi le refus d’adhérer à l’Union européenne« et l’auteur d’énumérer plusieurs causes parmi lesquelles la démocratie directe. A la page 102, il écrit :

                            »La question de la démocratie directe constitue l’un des principaux obstacles sur la voie de l’adhésion« 

                          René Schwok constate que, »paradoxalement, plus la Suisse se rapproche de l’UE, plus les perspectives d’adhésion semblent s’éloigner.« 

                          Un dernier mot pour regretter que le modèle fédéral tel qu’imaginé par Denis de Rougemont n’ait pas trouvé (encore ?) preneur au sein de l’UE. Malheureusement, l’idéal de Denis de Rougemont s’est estompé dans son propre pays, la Suisse !

                          Qui se souvient encore de sa »Lettre ouverte aux Européens" ?

                          Cordialement !


                        • Jean-Paul Doguet 8 février 2010 12:56

                          Bonjour,
                          Ce que j’ai critiqué c’est la formule « perte » de la démocratie directe, qui supposerait qu’elle disparaisse. Vous vous parlez d’abandon. Ce qui est vrai, c’est qu’elle verrait son exercice se restreindre, ce qui est différent. Le livre de 1992 auquel je fais référence est « Suisse-Europe : le choix historique ». Il est vrai que depuis sa parution la construction européenne a progressé et que les restrictions du champ d’application référendum s’étendraient par exemple je pense à la monnaie.


                        • moebius 3 février 2010 22:00

                          ce systéme de démocratie directe c’est de la...du chocolat aux noisettes. Ca permet surtout a vos dirigeants de ne jamais s’engager en leur nom propre et surtout en leur qualité d’élus et de repporter leur responsabilité politique.... Cette histoire de minarets nous a fait beaucoup rire ici. Quatre minarets en suisse et la voila la démocratie directe... je suppose que vous organisez un référendum pour la réfection des bordures de trottoir de Genéve. Vous n’intégrerait jamais l’Europe, votre démocratie si parfaite dont vous etes si fiers ne peut pas prendre ce genre de décision, restez donc dans vos vallées et laissez donc faire vos banques ....qui sont d’ailleurs autant les votres que les notres ou celle de n’importe qui.... que vous restiez en dehors de l’Europe arrange tout le monde en fait..meuh !


                          • Croa Croa 6 février 2010 22:43

                            « que vous restiez en dehors de l’Europe arrange tout le monde en fait..meuh ! » FAUX !

                            ça gêne par exemple les routiers obligés de payer et de mettre leurs camions sur des wagons pour traverser les Alpes... Ou de faire le tour !


                          • moebius 3 février 2010 22:02

                            restez donc neutre comme la banque


                            • Jérôme 3 février 2010 22:47

                              Bonjour à tous,

                              Je n’ai pas l’habitude de voir tant de commentaires... Mais en tant que citoyen et apprenti-journaliste, je ne peux qu’être heureux de constater cette vive discussion sur le sujet ! Contre toute attente, l’Europe passionne encore.. même si c’est dans un sens plutôt négatif. Sachez en tous cas que mon rôle n’est pas de prendre position. Et je suis heureux de voir que certains l’ont compris. (@Jean d’Hôtaux,@BertrandDamien@docdory@traroth)
                              Mon papier n’a pas vocation à se prononcer sur la question « Faut-il que la Suisse adhère à l’UE ». Il est le fruit d’entretiens, d’interviews et de reportages avec des personnalités du monde politique et social en Suisse qui m’ont exprimé leur point de vue sur le sujet.
                              @marcgelone : et si vous avez bien lu, vous avez noté que beaucoup partagent votre analyse : « le peuple suisse n’est pas prêt ». C’est évident. Et ce d’autant plus que l’Europe peine à séduire, notamment les jeunes. Mais des choses se font sentir, à la base, comme à un plus haut-niveau de l’Etat.
                              J’ai essayé d’être le plus honnête possible dans les doutes comme dans les espoirs que l’Europe suscitent chez certains.
                              @zadig : je ne suis pas habilité à supprimer les commentaires !


                              • zadig 4 février 2010 09:44

                                La Suisse dans l’UE, chiche !

                                Mais plus de secret bancaire et échange automatique des données bancaires.

                                Les pays seront alors à égalité pour capter l’épargne.


                                • dom y loulou dom 5 février 2010 15:54

                                  ...
                                   
                                  En Islande nous voyons TRES EXACTEMENT de quelle nature est cette europe qui fait encore baver le NOMES sioniste qui, après sa râture de ne pas arriver à nous livrer il y a dix ans, sans discussion aucune et en gommant simplement la démocratie directe au passage avec ce sourire condescendant très supérieur qu’on adresse aux demeurés, l’accusant d’être devenue « lente, d’un autre âge (la dictature représentative est »tellement souhaitable, moderne et déjà tellement dans les moeurs helvétiques..« ), la démocratie directe serait désuette et vieillotte » disaient-ils. 

                                  Devant l’ampleur de leur déconvenue grotesque et humiliante...

                                  le NOMES voulait alors redessiner la suisse, rien que ça, selon de grandes vues abstraites et technocrates. Botté au cul encore une fois.

                                  Ce groupement n’a aucun avenir, en suisse en tout cas, peuvent toujours se recycler en ambassadeurs du WWF, c’est aussi du prince Phillip, ça les changera pas de leurs affectations, si ça leur chante.

                                  ils nous auraient livré pieds et poings liés pour de belles primes étrangères !!!

                                  Inutile de rêver que l’europe serait un havre pour la suisse, ce serait sa mort politique et donc identitaire à jamais. 

                                  A moins qu’elle adopte la démocratie directe, ce qui préserverait les régions européennes et donc les régions suisses aussi.

                                  IL N’Y A ABSOLUMENT QUE DES LOBOTOMISES SANS CERVELLE POUR ENCORE CROIRE AUTRE CHOSE ET NE PAS VOULOIR VOIR QUE L’IMPERIALISME SCIENTISTE DES ROTHSCHILDS NOUS FAIT LA GUERRE, PAR TOUS LES MOYENS QUE LA LACHETE REND POSSIBLES, EST DEVENU CARREMENT SUICIDAIRE..




                                  • curieux curieux 7 février 2010 00:47

                                    Entrer dans l’Europe au jour d’aujourd’hui ; alors que beaucoup de pays voudraient et devraient abandonner l’Euro ; Non, les Suisses n’ont quand même pas envie d’être pris pour des cons

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