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Accueil du site > Actualités > Europe > L’euro : bientôt la fin ?

L’euro : bientôt la fin ?

La crise qui frappe l’Union européenne vient de franchir, à la faveur du congé estival, un nouveau seuil d’aggravation. En effet, l’Espagne et, dans une moindre mesure, l’Italie viennent de rejoindre le club de moins en moins fermé des pays au bord de la faillite. Relativement au Portugal, il suffit que l’Espagne dévisse encore quelque peu pour que celui-ci soit totalement ébranlé.

Si l’on observe une carte géographique de l’Europe, on voit que les pays du sud latins sont tous criblés de dettes et l’on ne peut que s’interroger face à une telle cohérence culturelle dans la chute. Y aurait-il un lien entre culture latine et propension à la faillite. Si l’on se penche sur le cas particulier de la France, dernier pays latin à ne pas être encore touché, on ne peut qu’être inquiets face à ce que j’appellerais les premiers symptômes d’une grippe économique qui risquerait de se transformer en septicémie totale effondrant toute la latinité européenne. Si la France tombe, ce sera la fin !

L’élection récente de M. Hollande comme Président de la République française constitue probablement un pas de plus dans la direction faisant des pays latins d’Europe un trou noir financier. De fait, la volonté de M. Hollande de faire alliance avec les autres capitales latines (son dernier voyage à Rome en est le témoignage) au détriment d’une consolidation toujours plus effective de l’axe Paris-Berlin – que M. Sarkozy avait si bien cultivé – induit de mortelles fissures au cœur même du pilier qui soutient tout l’édifice européen. Tels les acteurs d’une tragédie grecque qui, à leurs corps défendant, accomplissent les actes qui feront advenir leur funeste destin, les membres actuels du gouvernement français s’évertuent à dégoupiller les grenades qui risquent de faire exploser l’Europe en deux morceaux culturellement distincts : une Europe germanique faite d’austérité, de précision, d’industries lourdes et d’exaltation étatique et une Europe latine faite d’endettements, de gabegie fiscale et de relances à crédit.

Certes, je force ici le trait mais il est très intéressant de constater à quel point d’anciennes frontières médiévales ressurgissent à l’aune de l’actuelle crise.

La volonté idéaliste d’unifier à tout prix, et à marche forcée, des nations de cultures différentes, tournées historiquement vers des territoires extra-européens, aux enjeux géopolitiques disparates me semble un pari audacieux. La volonté de dépouiller in fine les gouvernements nationaux de leurs prérogatives régaliennes au profit d’une Commission européenne dont les mécanismes intimes échappent presque totalement à la réalité psychique de terrain vécue par les peuples est potentiellement dangereuse dès lors qu’une crise économique prive ces mêmes peuples d’une capacité à se saisir de leur propre futur.

Mais, comble de l’idéalisme béat et désincarné, la création de l’euro fut, selon moi, l’introduction au sein de ce tissu occidental déjà fragile, d’une bombe à retardement qui, douze ans plus tard, explose à la face de toute la population européenne à partir d’un épicentre gréco-latin. Quoi de plus humiliant et quelle ironie de l’Histoire que de voir le mal qui vous tue surgir d’Athènes et de Rome, de la sagesse du Parthénon et des mamelles de la Louve qui nourrit Romulus et Remus ! Il semblerait que le début et la fin ne coïncident point.

Napper toutes ces nations disparates d’un sirop nommé « monnaie euro » fut une funeste décision. Comment a-t-on pu créer une monnaie unique sous-tendue par des Etats dont la fiscalité est hétérogène ainsi que les taux d’inflation et les taux obligataires ? N’a-t-on pas vu que cela allait déchirer cette nappe monétaire ? A-t-on cru qu’en créant cette monnaie aussi vite et aussi mal, on allait ensuite forcer les Etats à s’harmoniser totalement et à abandonner leur pouvoir gouvernemental, leurs us et coutumes économiques et culturels au profit d’une lointaine Commission bruxelloise qui serait la synthèse ultime de toute décision ? N’a-t-on pas vu que l’on privait ainsi les Etats de leurs freins et accélérateurs économiques naturels qui étaient la possibilité de dévaluer leurs monnaies eux-mêmes ? Quelle inconscience que de laisser des Etats livrés à une Banque Centrale Européenne qui ne peut y intervenir directement !

Une union monétaire sans union économique qui l’accompagne est vouée à l’échec.

A contrario, il est évident que, pour la majorité des Etats, la volonté politique de céder leur souveraineté économique au niveau européen est aujourd’hui extrêmement limitée.

Malgré les appels du Président du Conseil européen Herman Van Rompuy, malgré le rapport rédigé conjointement par le Président de la BCE, Mario Draghi, le Président de la Commission européenne, José Manuel Barroso et le Président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, les eurocrates ont récemment élaboré un plan pour la création d’une union économique monétaire. On reste très surpris de constater que ces hauts dirigeants se donnent dix ans pour la réaliser ! N’est-ce pas le témoignage du fait que les Etats ne sont guère pressés de l’accomplir ? Pour qu’une union bancaire soit soumise à une réglementation uniforme, pour qu’une politique budgétaire et économique soit commune, il faut nécessairement que cela s’accomplisse par l’abandon quasi-total de la souveraineté des nations à l’Europe. Si, douze ans d’existence ont suffi à mettre l’euro à l’agonie, dix années de plus ne suffiront-elles point à précipiter sa disparition ?

Il me semble qu’il n’existe en fait qu’une seule issue à la catastrophe actuelle : mettre un terme à l’union économique monétaire ainsi qu’à certains aspects de l’Union européenne tels qu’ils sont sous leurs formes actuelles.

Réfléchissons un instant : si le Portugal, l’Espagne, l’Italie et la Grèce ne peuvent pas se financer à des taux raisonnables et que le reste de la zone euro n’arrive plus ou ne veut plus sauver de tels pays à coups de centaines de milliards d’euros, alors, on peut conclure sans ambages que l’un des principaux bienfaits de cette monnaie ‘euro’ a disparu. Les experts qui l’ont créée ne clamaient-ils point que cette monnaie engendrerait de faibles taux d’intérêts pour les Etats emprunteurs ? Si ces pays sont forcés de faire défaut sur leur dette, pourquoi n’iraient-ils pas jusqu’au bout de la logique qui consiste alors à ressusciter leur monnaie nationale ? Cela leur permettrait d’ajuster mécaniquement à la baisse leur dette publique et leurs prix. Ils pourraient dévaluer leur monnaie nationale et résoudre à moyen terme leurs problèmes de compétitivité. Il est encore temps de le faire car les Parlements nationaux, n’ayant pas encore été absorbés par le golem de Bruxelles, peuvent encore voter les lois édictant la résurrection de la lire nouvelle, de l’escudo nouveau, du drachme nouveau et de la peseta nouvelle.

Bien sûr, tout ceci créerait un choc immense sur le plan financier. On ne peut le nier pour le court terme. Le scénario de la création d’une zone de monnaies nationales dans le sud et d’une zone où l’euro survivant ne serait qu’une extension du deutsche mark dans le nord est désormais envisageable.

Comme je le disais déjà en 2009, dans un de mes éditoriaux de la revue European Finance, la crise des subprimes n’aura été que le déclencheur d’une crise plus gigantesque encore : une crise des dettes souveraines menant à la fin potentielle d’un projet de civilisation.

Stéphane Bleus

www.stephanebleus.org


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93 réactions à cet article    


  • Leo Le Sage 17 août 2012 04:46

    @AUTEUR/Stéphane Bleus
    Je ne crois pas en la disparition de l’euro en tant que monnaie.
    C’est pourtant ce que je lis la plupart du temps depuis plus d’un an...

    Les Chinois ont intérêt à ce que cet euro existe et soit bien portant
    Les USA ont le même intérêt
    Même les Allemands y ont intérêt, on dit même que l’euro a été fait pour l’économie allemande.
    La Grèce quelque part a intérêt aussi d’y rester car si elle se sort de l’euro je ne donne pas chère de sa peau...

    Bref, personne dans la classe dirigeante va accepter la descente aux enfers de l’euro.
    Pour le moment la monnaie ne se porte pas si mal que cela.

    Je me souviens que pour l’économie allemande il faut que l’euro soit sous les 1,20 dollars et pour la France sous les 1,15 dollars.
    Or, l’euro reste toujours au dessus de 1,20 euro [environ 1,23 ].
    Ce n’est pas un hasard, cela va de soi.

    N.B. : Je rappelle que les personnes bien informées n’aiment pas la façon dont l’euro fonctionne.

     
    Cordialement

    Leo Le Sage
    (Personne respectueuse de la différence et de la pluralité des idées)


    • Leo Le Sage 17 août 2012 21:33

      @AUTEUR/Stéphane Bleus
      J’ai écrit : "Bref, personne dans la classe dirigeante va accepter la descente aux enfers de l’euro.
      Pour le moment la monnaie ne se porte pas si mal que cela
      "
      En effet, l’euro ne va pas mourir dans le style dispartition de la circulation.
      Les USA comme la Chine ont intérêt à ce que cette monnaie perdure car il est évident que la seule existence de deux monnaies dominantes se fera dangeureusement au détriment de l’autre.
      Ici, il y a 4 monnaies : le Yuan, l’Euro, le Dollar et le Yen bien sûr.
      Ces monnaies sont obligées de collaborer comme on peut s’en douter et ce sont les résultats des consensus que l’on appliquera.
      Je rappelle encore que l’euro reste toujours au dessus de 1,20 parce que justement l’économie allemande EST compétitive en dessous de 1,20...

      Des perturbations pourraient avoir lieu comme je l’ai dit soit au mois d’août, nous y sommes soit au mois de juillet (c’est déjà passé).
      A la limite les malins qui savent pertinemment que bon nombre de personnes seront vigilants, pourraient ne réalisre la perturbation que début septembre.

      Je constate d’ailleurs que la guerre vers la Syrie étant un peu délicate, i a été décidé [j’en mets ma main au feu] qu’on va faire diversion vers le Liban.
      Apparemment çà marche car le Liban a occulté la Syrie...
      Le plus amusant c’est que l’on annonce déjà la couleur : Israël voudrait faire une frappe préventive et l’Iran aurait prévu de raser Israël...
      Vraiment ?
      Ces infos vont cacher peut-être ce qui va se passer au sein de l’euro ? Bonne question...

       
      Cordialement

      Leo Le Sage
      (Personne respectueuse de la différence et de la pluralité des idées)


    • Robert GIL ROBERT GIL 17 août 2012 09:17

      voici un petit PPS sur cette monnaie formidable qu’est l’euro...

      http://2ccr.unblog.fr/2011/07/03/pps-le-franc-et-leuro/


      • lowner 17 août 2012 09:44

        @ Stéphane Bleus « Si l’on observe une carte géographique de l’Europe, on voit que les pays du sud latins sont tous criblés de dettes et l’on ne peut que s’interroger face à une telle cohérence culturelle dans la chute. Y aurait-il un lien entre culture latine et propension à la faillite. Si l’on se penche sur le cas particulier de la France, dernier pays latin à ne pas être encore touché, on ne peut qu’être inquiets face à ce que j’appellerais les premiers symptômes d’une grippe économique qui risquerait de se transformer en septicémie totale effondrant toute la latinité européenne. Si la France tombe, ce sera la fin ! »

        Cher M. vous êtes un rigolo ridicule . Dans votre pamphlet vous oublies de citer la vrai cause des dettes des états qui est la confiscation par le prive de la fabrication monétaire. 

        Leo Le Sage
        « Je me souviens que pour l’économie allemande il faut que l’euro soit sous les 1,20 dollars et pour la France sous les 1,15 dollars.
        Or, l’euro reste toujours au dessus de 1,20 euro [environ 1,23 ].
        Ce n’est pas un hasard, cela va de soi.  »

        Non c pas un hasard ,il est peut-être le signe de la faillite du $ qui perd de la valeur plus vite que le €.

        • Leo Le Sage 17 août 2012 11:35

          @Par lowner (xxx.xxx.xxx.59) 17 août 09:44
          Vous dites : « Non c pas un hasard ,il est peut-être le signe de la faillite du $ qui perd de la valeur plus vite que le € »
          1/ Si le dollar est en faillite alors l’euro serait au delà de 1,50...
          Rappelez moi à combien nous sommes ? Ce n’est pas plus proche de 1,23 là ? smiley
          2/ Je n’ai jamais dit que c’est un hasard, c’est même l’inverse !

           
          Cordialement

          Leo Le Sage
          (Personne respectueuse de la différence et de la pluralité des idées)


        • boris boris 17 août 2012 10:21

          Article dirigé dans un seul sens, celui de dire que les pays « latins » sont des feignasses et qu’ils ne savent pas rédigés un bilan comptable.

          Alors que la mainmise de l’oligarchie financière et la destruction des états ne peut que commencer par les pays les plus « faibles » économiquement, et se gargariser comme le fait Léo le Sage en répétant en boucle « tout va bien Madame la Marquise » tout ça parce que la bourse fait une petite remontée avant le grand soir me fait bien marrer.

          Actuellement c’est la fuite en avant du système et l’ordre est de pratiquer la terre brulée partout et en commençant bien sur par les pays les plus friables sur le plan financier.

          Dans quelques jours, c’est la rentrée et après la torpeur estivale, la douche écossaise va être de rigueur, vous remarquerez combien ce dernier mot « rigueur » est difficile en mettre en bouche dans le palais de nos oligarques, espérant ainsi faire croire aux « zombis » que rien n’est inéluctable.


          • Philippe MEONI Philippe MEONI 17 août 2012 11:32

            « Article dirigé dans un seul sens, celui de dire que les pays »latins« sont des feignasses... »

            C’est un fait que l’Espagne n’est pas une foudre de guerre en terme de production (j’y suis résident expatrié depuis 2005)
            Quasiment 12 ans de vie dans ce pays me permettraient de citer des milliers, oui, milliers d’exemples du « j’men foutisme » ambiant...
            Ça n’avait pas de conséquences avant l’intégration du pays dans l’Europe dans les années 90, dans la mesure où aucune règle n’empêchait le système D, et avec un minimum d’effort, les revenus du tourisme et de la débrouille permettait une existence, certes, « modeste », mais qui laissait largement le temps pour la sieste, la cerveza et la fiesta...
            C’état un pays relativement pauvre mais avec un peuple relativement riche de ce contenter de ce qu’ils avaient...
            Mais, sous l’impulsion du gouvernement Aznar, entre autres, l’ambition d’entrer dans le club des pays riches, dans le modèle du consumérisme, les choses ont changé...
            Pas dans les premiers temps, certes, grâce d’abord aux milliards d’écus, puis d’euros, que l’europe a prêtés sans conditions... les espagnols ont commencé, peu à peu, à prendre goût au luxe, la mode, l’art, la technologie dont ils avaient su se passer jusque là...
            Puis, vint l’el dorado de l’immobilier, avec son lot de corruption, de réforme du droit du sol, l’absece de réglementation qui permit le bétonnage de toute zone s’y prétant, quitte des ravages honteux sur le mlieu naturel...
            Puis, vint l’idée originale des prêts hypothécaires, où on a fait croire aux espagnols qui ne demandaient qu’à être convaincus, que leur bien immobilier leur assurerait, à vie, une rente permettant de ne plus travailler ou presque, important même 5 millions d’étrangers et leurs familles, souvent d’amérique du sud ou d’afrique du nord, pour faire le boulot auquel les espagnols ne voulaient plus toucher, tâches indignes de leur nouveau statut de « riches »...
            Malgré toute l’aide européenne injectée dans le pays depuis au moins 25 ans, aucune industrie lourde n’a vu le jour, pire, tout le tissu agricole s’est délité car ça devenait inutile de ramasser les olives puisque les revenus de l’hypothèque et le crédit suffisaient à vivre confortablement, voyager, « investir » dans des produits financiers... Bref, ils se sont pris pour des texans à Monaco...
            Tout cela bien sûr accompagné par une flambée des prix inexorable, té, pourquoi se priver de vendre un café à 0,80€ au lieu de 0,20 d’antan, puisque personne, nouveau riche à crédit, ne rechignait à payer ce prix ?
            Idem au niveau de l’état, qui a entrepris des travaux « publics » pharaoniques, à des prix gargantuesques par l’inflation de la corruption, pour générer des infrastructures totalement INUTILES, tels des autoroutes en tous sens, des tracés TGV dont on se demande l’opportunité, des aéroports régionaux dont certains SANS AUCUN TRAFIC (Castellón, Lleida...)...
            La suite, on la connaît : Le réveil douloureux de constater que leurs baraques préfabriquée ne valent en fait rien d’autre que la valeur spéculative frauduleuse organisée par le système financier, aucune stratégie industrielle, commerciale, infra-structurelles, bref, 24% de chômage, 1.733.000 familles qui vivent avec 400 euros d’aide mensuelle, 2.200.000 gosses en sous nutrition...
            L’Espagne crie à tue tête à qui l’entendra que la BCE a le devoir de prêter encore plus d’argent, mais aucun politique, ici, ne dit jamais de quelle manière le pays compte rembourser... Comment s’étonner du manque de confiance ?
            Parce que, pour rembourser, admettant que ce soit une préoccupation, et restant dans le modèle keynésien, encore faudrait il que ce pays ait prévu les outils pour au moins maintenir sa croissance... alors qu’au lieu de ça, il s’est contenté d’empocher et dépenser vite fait le vil prix proposé par les firmes multinationales qui ont acheté des km carrés de terrain bon marché, utilisé une main d’œuvre à 700 € par mois pou délocaliser leurs productions et leurs milliards dès que le vent à tourné... (renault va au maroc, 160 milliards de capitaux qui ont fui l’espagne depuis mai 2012...)
            Alors, qu’on ne vienne pas chanter « la faute à la crise »... La faute, c’est « la codicia » (avidité), « la vanidad » (la vanité), l’orgueil mal placé de la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf selon La Fontaine...
            Voilà, pour les autre pays latins, je ne sais pas, je n’y a pas vécu, mais pour l’Espagne, je suis témoin qu’elle s’est sentie sortie de la cuisse de Jupiter et aujourd’hui, même si ce n’est que par bêtise, je ne pleure pas du tout sur sa situation... On apprend aussi la règle de 3 dans les écoles espagnoles et chacun sait combien il est périlleux de dépenser le sou qu’on ne possède pas...
            Alors oui, je suis d’accord avec l’idée de cet article, si les pays latins avaient su rester à leur place et ne pas tenter de s’embourgeoiser, ils n’en seraient pas là, du moins, parlant pour l’Espagne...


          • boris boris 17 août 2012 11:56

            @ Meoni

            Le bétonnage de la costa del sol n’a pas commencé dans les années 90 mais bien avant, je dirais plutôt 70.

            Votre résumé est bon dans le sens que vous indiquez in finé que c’est bien les valets de l’oligarchie qui on tout fait pour précipiter le pays dans le chaos.

            Le souci c’est que la plupart des moutons répètent ce que leurs disent les merdias, cad que les espagnols, les grecs, les italiens ce sont des feignasses et qu’ils ne méritent que ce qu’ils leurs arrivent.

            Alors que la faute primordiale est bien du au fait de la manipulation financière sur ces mêmes « feignasses ».


          • Philippe MEONI Philippe MEONI 17 août 2012 12:14

            L’exemple est simple :

            Je connais un montage financier génial dans lequel tu investis 10.000 euros et qui t’en rapporteront 100.000 dans 1 mois... Tu me crois ?

            Si oui, contactes moi vite... tu m’intéresses vraiment...
            Si non, c’est que tu sais parfaitement que pour gagner potentiellement tant de fric facile, il y a anguille sous roche...

            Aucune banque n’a mis un flingue sur la tempe des emprunteurs lorsque ces derniers, outre la maison principale, se faisaient financer les meubles, la bagnoles, les vacances, les études des gamins...

            Il y a un moment ou la « naïveté » et la « victimisation » ont leur limite... Et quand bien même certains seraient tombés « innocemment » dans l’horrible piège, avec tous les moyens médias qui existent aujourd’hui, il est facile, sauf paresse intellectuelle, de s’informer...

            Mais, même s’informer se fait au détriment du « peu de temps » qu’il reste au loisir... Chacun ses priorités... Ce que je sais pour ma part, c’est que je ne suis pas tombé dans le piège, alors même que l’opportunité du siècle m’a aussi été proposée en 2006...


          • boris boris 17 août 2012 12:23

            Ouais !

            La manipulation est d’autant plus facile que les peuples sont versatiles.

            Cela n’enlève en rien au fait que c’est bien le système oligarchique qui poussent les peuples à l’esclavage, même si ces derniers ont de la merde dans les yeux.


          • Yvance77 17 août 2012 12:39

            Le commentaire de P. Meoni est très juste et pertinent je trouve.


          • Pierre-Marie Baty Pierre-Marie Baty 19 août 2012 16:11

            Je trouve aussi.


          • alinea Alinea 17 août 2012 10:47

            Pourquoi pas un euro protestanto-germain et un euro méditerranéen
            Le France bien sûr serait coupée en deux puis qu’elle a ce privilège d’être latine sur son sud et anglo-gemanique sur son nord !
            L’euro méditerranéen ne vaudrait pas grand chose, mais ce n’est pas grave : nous n’y cultiverions que des olives et de la vigne, le minimum pour se sustenter ; et le nord serait bouffi de voitures de luxes, d’acier inoxydable et le reste, non ?


            • Philippe MEONI Philippe MEONI 17 août 2012 11:35

              C’est ce qui est en train de se profiler :


            • Anaxandre Anaxandre 19 août 2012 13:42

               « Pourquoi pas un euro protestanto-germain et un euro méditerranéen ? »

               Ou comment remplacer un système qui a échoué par le même système a plus petite échelle ! Surtout que là, ce ne serait plus l’Allemagne qui payerait le plus pour maintenir ce système mais bien la France. Pour combien de temps avant que nous ne soyons en faillite totale ?

               Un franc nouveau et de nouveaux dirigeants enfin soucieux de l’intérêt de la France et de son peuple, de son indépendance et des équilibres internationaux, voilà la seule issue ! Sinon tout ça va très mal finir...


            • SamAgora95 SamAgora95 17 août 2012 10:47

              Vos analyses seront faussées tant que vous ne comprendrez pas que tout ceci est planifié.


              1 / L’Euro ne disparaîtra pas, c’est garantit.

              2 / Les peuples paieront le prix de son maintien.

              3 / L’Europe doit ressembler au pays ultra libérale anglo-saxon, ce qui implique la disparition des systèmes dans lesquels le sociale occupe une part trop importante (à leur yeux). Cela explique que seuls les pays du sud soient touchés.

              Je le répète tout ceci est planifié, depuis de longue date et n’a donc rien avoir avec la capacité économique des pays concernés.

              Se remodelage est directement lié avec ce qui se passe au moyen Orient, il est issue de la même source et du même programme dont le but est le remodelage de la société Humaine et la mise en place de leur nouvel ordre mondiale... De gré ou de force !



              • Leo Le Sage 17 août 2012 11:41

                @AUTEUR/Par SamAgora95 (xxx.xxx.xxx.179) 17 août 10:47

                Vous dites : « L’Euro ne disparaîtra pas, c’est garantit »

                C’est ce que je dis...

                Vous dites : « Je le répète tout ceci est planifié, depuis de longue date et n’a donc rien avoir avec la capacité économique des pays concernés »

                Pour la planification je m’interroge encore.
                Ce n’est pas une certitude...

                 
                Cordialement

                Leo Le Sage
                (Personne respectueuse de la différence et de la pluralité des idées)


              • Anaxandre Anaxandre 19 août 2012 13:48

                 Sam n’a pas tort dans le sens où toutes nos élites préférerons enfoncer notre pays jusqu’au fond du trou plutôt que de renoncer d’eux-même à leur grand projet. Maintenant, il est évident qu’à un moment ils ne maîtriserons plus grand-chose et que l’écroulement nous sortira ipso facto d’un euro en pleine implosion et certainement de l’UE. À moins que... la dictature... ?


              • chmoll chmoll 17 août 2012 11:08

                après 21 décembre ( le calendrier de la poste maya)

                vous allez payer avec du bétail

                si j’te l’dit !!


                • filo... 17 août 2012 11:26

                  @ S. Bleues

                  Je ne comprend pas pourquoi se réjouir autant d’une éventuelle disparition de l’Euro ?

                  Que gagnerez vous et vos adeptes des prétendus « valeurs occidentales » et chrétiens animés comme vous le dites par « les axes humaniste, libéraux et chrétiens » ?

                  Déjà le terme humaniste et sa définition ne va pas avec les 2 autres complétement contradictoires.
                  Si Euro disparait tous les européens perdront. Il y a que les USA, GB et spéculateurs financiers qui gagnerons. Les marchands d’arme se réjouissent d’ors et déjà.

                  Je vous invite de réflechir plus profondement en commençant par le commencement. L’Europe a sombré dans une crise identitaire depuis l’arrivée de Sarkozy à la tête de la France.

                  Sarkozy et Merkel sont deux personnages égocentriques. Chacun a commencer de tirer la couverture sur soit et surtout le « Coq » cria plus fort « Moi, je... moi, je... »

                  Les français ont zappé Sarkozy et il ne reste plus que les allemands comprennent qu’il faut éliminer cette fistule sur la face de l’Europe. 
                  Alors vous verrez cette crise identitaire, être ou ne pas être, sera très vite plus qu’un mauvais souvenir.

                  Après restera un autre gros travail, faire comprendre à "nos amis américains" que l’Europe et USA sont deux entités très différentes et indépendante. 

                   


                  • Philippe MEONI Philippe MEONI 17 août 2012 11:47

                    Parce que vous pensez vraiment que l’europe protège de la spéculation ?

                    Pour preuve que non, déjà, dès le départ, il y a eu spéculation, on a indexé la parité de l’euro sur la valeur initiale moyenne du deutch mark calculée sur les fluctuation des 5 années antérieures...

                    L’article 126 de lisbonne, qui n’est qu’une reprise de la loi de 1973 française, oblige les états à se financer sur le marché des capitaux privés avec un euro au prix du DM... Comment ça peut tenir pour des pays qui n’ont pas le PIB de l’Allemagne ?

                    Le retour aux monnaies nationales permettrait au moins la dévaluation... Et par contrecoup, une baisse du niveau de vie de ces pays pour le consumérisme inutile, tant pis pour ceux qui ne pourront se payer le dernier ipod, au moins, ce sera bon pour la planète...
                    Et ne me taxez pas d’égoïsme, comme je le dis dans mon com plus haut, je vis t travaille moi-même en Espagne, pour y voir depuis au moins 12 années, la gabegie qui y a régné, il est grand temps de revenir sur terre...


                  • Leo Le Sage 17 août 2012 11:58

                    @Par Philippe MEONI (xxx.xxx.xxx.151) 17 août 11:47
                    Vous dites : « Parce que vous pensez vraiment que l’europe protège de la spéculation ? »
                    A l’intérieur ou à l’extérieur personne n’est protégé non plus.
                    Il ne faut pas rêver...

                     
                    Cordialement

                    Leo Le Sage
                    (Personne respectueuse de la différence et de la pluralité des idées)


                  • Philippe MEONI Philippe MEONI 17 août 2012 12:19

                    Léo, votre remarque est hors sujet de mon propos...


                  • blondin74 17 août 2012 12:02

                    La raison de la dette vient bien sur de l’abandon de la création monétaire par les nations (droit régalien de frapper monnaie) en France loi de 1973 remplacée par l’article 401 de Maastricht puis par le dernier traite européen. Mais tout cela est planifié depuis très longtemps par les banquiers internationaux. Aucune population ne peut être traitée de fainéante. La dette a été voulue le but c’est le chaos des Nations pour leur disparition. Puis on viendra nous vendre le nouvel ordre mondial dictature des peuples par quelques milliardaires assoiffes de pouvoir. Demander vous pourquoi les pays arabes sont déstabilises. Si ils faut ils déclencherons la 3eme guerre mondiale, ils sont responsables déjà de 2. Albert Pic avait prévu 3 siècle en arrière 3 guerres mondiales pour l’instauration du NWO.
                    Il faut se réveiller sinon cela va être très douloureux. Vos enfants et petits enfants pleureront et souffrirons et vous maudirons de leur avoir laisser ce monde. Écrivez à vos députés pourquoi ils ne reviennent pas sur la création monétaire qui est la principale raison de la dette. C’est eux les responsables, droite ou gauche c’est pareil ils ont les mêmes donneurs d’ordre.


                    • boris boris 17 août 2012 12:17

                      @ blondin

                      L’analyse est partagée, par contre écrire au député du coin c’est comme mettre un bandage sur une jambe de bois.


                    • Gelezinis Vilkas Gelezinis Vilkas 17 août 2012 12:17

                      @ Stéphane Bleus

                      Le principal argument, le plus sérieux, c’est de penser qu’il aurait fallu faire l’Europe politique concomitamment avec la monnaie unique. C’est bien l’absence d’un Etat européen qui pose problème. Mais il n’est pas trop tard pour le faire, sachant que la disparition de l’€ serait une véritable catastrophe économique.

                      Il faut donc tout faire pour sauver l’€. Or les gouvernements ne font pas les réels efforts nécessaires mais mégotent systématiquement sur les solutions à mettre en place. Puisque l’Europe fédérale est la seule façon de stabiliser l’€ et d’avoir une véritable politique monétaire, faisons la et faisons la vite !


                      • Philippe MEONI Philippe MEONI 17 août 2012 12:28

                        Mais, QUI décrète que la disparition serait une catastrophe économique ?

                        Alain Minc ?

                        Pour qui la catastrophe, sachant que le seul problème reste l’exposition des pays qui ont prêté à d’autres, mais ça représente quoi, en fait ?

                        3 000 milliards d’euros au total, rapporté au PIB annuel de la zone, c’est peanut !!!

                        Ceux qui se caguent vraiment dessus, ce sont les assureurs (banques spéculatives US principalement) qui ont vendu des tonnes de CDS sur les dettes souveraines... Pour eux, oui, la chute serait dure, mais pour les économies, les nations, voyez ce qui s’est passé après le défaut de l’Argentine qui s’en est très bien remis...

                        Faut arrêter de croire tous les boniments des médias officiels dont les propriétaires font aussi partie de la bande d’escrocs...


                      • Gelezinis Vilkas Gelezinis Vilkas 17 août 2012 12:40

                        @ Philippe Meoni

                        C’est le bon sens. La crise des dettes souveraines est en fait une crise de confiance dans la capacité des pays à la rembourser, même si ce remboursement reste en grande partie théorique. L’échec de l’€ amènerait à une crise encore plus colossale. Cela commencerait par la ruine des épargnants, sauf les plus riches, qui ont sanctuarisé leurs fonds dans des paradis fiscaux, et dans une autre monnaie. En absence de tout protectionnisme économique, en outre, et avec l’effondrement du pouvoir d’achat, nous serions encore plus tributaires des produits bon marché venant de Chine par exemple.

                        Quand vos actionnaires paniquent, vous essayez de les rassurer, pas de leur dire que la faillite est la seule solution. La déstabilisation profonde de l’Europe n’est en rien profitable.

                        Je vais vous confier un petit secret. Vous savez que le FN est le premier parti à réclamer la fin de l’€. Or sachez que, chez eux, il y en a qui théorisent sur le nécessaire réarmement de la France face à l’Allemagne, spéculant qu’elle réarmerait de son côté. La fin de l’€, ce serait bien un drame économique majeur, une crise de confiance comme jamais. Cela emporterait avec elle l’Union Européenne toute entière et le nationalisme centrifuge n’aurait jamais été aussi fort.

                        Oui la chute de l’€ ne serait pas quelque chose d’anodin, et il ne faut pas sur ce sujet vouloir jouer aux apprentis sorciers. Il faut rassurer nos partenaires, crédibiliser nos budgets nationaux, et donner le meilleur visage possible. Il faut donc réformer, ce qu’Hollande se refuse visiblement à faire, et en profondeur.

                        Et parallèlement, aller vers une Europe plus fédérale, plus unie, ouverte à l’est, jusqu’au moment où on pourra en position de force inverser la tendance. L’€ sera alors une monnaie nationale, celle de l’UE, et pilotée par un gouvernement européen. C’est ce vers quoi il faut tendre.

                        Alors, je sais bien que les souverainistes notamment (Le Pen, Wilders, Strache ...) souhaitent l’effondrement de l’€, mais ce ne sont pas les bons conseillers en la matière. Ils s’en réjouissent par avance parce qu’ils en seraient les grands bénéficiaires, pensent-ils.

                        Ne jouons pas avec l’€, tentons de le sauver mais à un coût raisonnable ce qui est possible en faisant les efforts institutionnels européens nécessaires.

                        Cordialement.


                      • boris boris 17 août 2012 13:00

                        @ Vilkas

                        Pure folie, avoir un gouvernement européen mais c’est déjà le cas. Ouvrez les yeux bon sang !

                        Actuellement nous assistons en direct à l’effondrement économique généralisé de notre système. Effondrement alimenté par le consortium atlantico-sioniste qui nous mènent probablement vers une troisième guerre mondiale au pire, à la mise en esclavage au mieux.

                        Si il vous reste un peu de bon sens et que vous ayez quelques économies, pour que ces dernières ne fondent pas comme neige au soleil, achetez de l’or où de l’argent et pas en titres.

                        Et puis préparez vous au clash.


                      • Gelezinis Vilkas Gelezinis Vilkas 17 août 2012 13:04

                        @ Boris

                        Pure folie, avoir un gouvernement européen mais c’est déjà le cas. Ouvrez les yeux bon sang !

                        Alors je précise « démocratiquement légitime ». Mais non, la commission européenne n’a qu’un pouvoir fort limité (uniquement de nuisance). Qu’il y ait une oligarchie qui préside à nos destinées, même si c’est un résumé trop facile, c’est en partie exact. Mais cela n’a strictement rien à voir avec un gouvernement européen.

                        Effondrement alimenté par le consortium atlantico-sioniste qui nous mènent probablement vers une troisième guerre mondiale au pire, à la mise en esclavage au mieux.

                        De grâce, ne ressortez ce vieux fantasme soraloïde. Qui peut croire que le gouvernement israélien ait un quelconque pouvoir planétaire alors qu’il n’arrive même pas à expulser de chez lui des migrants clandestins africains.

                        Et puis préparez vous au clash.

                        Et pourquoi pas aussi à la « convergence des catastrophes » ? Parce que ce n’est pas politique ! Au lieu d’attendre le pire, faisons notre devoir afin de l’éviter.


                      • boris boris 17 août 2012 13:13

                        Vous êtes d’une naïveté confondante, peu importe la politique « intérieure » d’ Israël, ce qui compte c’est leur capacité de nuisance sur le plan extérieur avec leur grand frère d’outre atlantique.

                        Croire encore aux sornettes débitées par les grands médias aux ordres et pire abonder dans leur sens est une désolation intellectuelle gravissime.

                        La guerre n’a jamais été aussi proche, votre Europe fédérale je crains qu’elle n’est du plomb dans l’aile d’ici peu.

                        Mais bon, vous y croyez c’est l’essentiel.


                      • Gelezinis Vilkas Gelezinis Vilkas 17 août 2012 13:18

                        Vous êtes d’une naïveté confondante, peu importe la politique « intérieure » d’ Israël, ce qui compte c’est leur capacité de nuisance sur le plan extérieur avec leur grand frère d’outre atlantique.

                        Personne de sérieux ne rattache la politique américaine à la politique israélienne. On sait que les républicains sont très pro-israéliens or 75% des juifs américains votent... démocrate. Quant à une quelconque nuisance d’Israël sur la plan extérieur, à part le problème iranien (qui est dû au régime islamiste), c’est là encore un fantasme classique et bien connu. Les USA défendent leurs intérêts, ce que les Européens devraient apprendre à faire eux aussi, et n’hésiteront pas une seconde à abandonner Israël si ce pays les met en difficulté.

                        La guerre n’a jamais été aussi proche, votre Europe fédérale je crains qu’elle n’est du plomb dans l’aile d’ici peu.

                        Il faudrait déjà savoir de quelle guerre vous parlez. Si vous parlez de la guerre civile, attendez encore vingt ans environ.


                      • boris boris 17 août 2012 13:27

                        La guerre civile larvée est déjà patente dans de nombreux pays, vous ne regardez jamais les infos autres que celles d’attractive world bfm tv ?

                        Vingt ans. Vous dîtes ! Monsieur est trop bon, trop généreux, se laisser autant de temps alors que le chaos est à notre porte, nous devons avoir le même âge, simplement je vois la bouteille à moitié vide et vous à moitié pleine.

                         smiley


                      • Philippe MEONI Philippe MEONI 17 août 2012 13:29

                        Par Gelezinis Vilkas (xxx.xxx.xxx.218) 17 août 12:40

                        Je ne vais pas entrer dans votre jeu de politiser le pour ou contre l’euro, d’autres économistes, de gauche, ou apolitiques appuient aussi la sortie de l’euro pour certains pays.

                        La crise de confiance, j’y réponds antérieurement : Demander à emprunter de l’argent sans avoir la moindre idée de comment on le remboursera, évidemment que ça n’incite pas à la confiance. C’est la soupe que nous sert le gouvernement Rajoy depuis des mois...

                        Expliquez moi pourquoi, alors que la france et l’espagne ont exactement les mêmes atouts, le même inconvénient de ne pas avoir de pétrole, alors que l’espagne a même bien plus d’avantages au plan touristique par le nombre de plages et de l’ensoleillement, ce pays puisse avoir subi un retard si considérable face à la france ?

                        Quant aux apprentis sorciers, ce sont justement ceux qui ont spéculé à tort sur l’abandon des cultures des pays qui composent la zone euro... Ici, aucun espagnol n’est prêt à abandonner le rythme de travail entrecoupé de la sieste... Ni renoncer aux innombrables jours de fêtes locales et régionales... La culture Espagnoles est ainsi faite, pour quelque raison, acceptable ou non, de quel droit préjuger qu’ils auraient accepté de se mettre au rythme des pays du nord ?

                        Quant aux « petits » épargnants, non ! Ceux qui perdraient sont ceux qui se seraient hasardé dans l’épargne spéculative qui promet des rendements à 15% au lieu des 2% garantis-protégés du livret A... ils ont risqué leur épargne au casino spéculatif et ce serait à tous les contribuable de payer leurs pertes ?

                        Mais la posture de vos message trahit que vous soyez l’un de ces boursicoteurs par procuration en herbe et je comprends vos craintes pour votre précieuse cassette... Seulement, ne comptez pas sur moi pour protéger vos choix erronés, ni faire la propagande d’un sauvetage de l’euro dont on sait aujourd’hui, par le fixe de sa parité, que c’est une arnaque depuis le début...


                      • Gelezinis Vilkas Gelezinis Vilkas 17 août 2012 13:30

                        La guerre civile larvée est déjà patente dans de nombreux pays

                        Et vous la voyez entre qui et qui ? La seule guerre civile qu’on peut imaginer ne peut avoir lieu que dans environ 20 ans, car elle est intimement liée au « basculement démographique ».


                      • boris boris 17 août 2012 13:42

                        @ Vilkas

                        Levez un peu votre « cul » du fauteuil qui est devant le PC, arrêtez deux petites secondes de taquiner le clavier, détournez si vous pouvez les yeux des graphes de vos cours de bourse et essayez simplement de vous informer autrement.

                        Merci.


                      • Gelezinis Vilkas Gelezinis Vilkas 17 août 2012 13:42

                        Je ne vais pas entrer dans votre jeu de politiser le pour ou contre l’euro, d’autres économistes, de gauche, ou apolitiques appuient aussi la sortie de l’euro pour certains pays.

                        Il y a des irresponsables partout, que voulez-vous. Des gens qui ne comprennent pas le principe des prédictions auto-réalisatrices. C’est en tapant sur l’€ qu’on le fragilise, alors que l’€ en soi est une monnaie plutôt réussie. L’Islande était-elle dans la zone € ? Et le Royaume-Uni ?

                        Expliquez moi pourquoi, alors que la france et l’espagne ont exactement les mêmes atouts

                        Les mêmes atouts ? Ah je suis désolé mais ce n’est vraiment pas le cas, et d’abord pour des raisons climatiques. Et c’était déjà vrai du temps de l’empire romain, entre la Gaule et l’Hispanie. Ce n’est pas grave, moi ça ne me gêne pas qu’on aide l’Espagne, puisque c’est un pays européen, en redistribuant les gains entre européens.

                        Le problème de l’Espagne, c’est qu’elle a vécu pendant longtemps grâce à son empire colonial et a râté le saut dans l’industrialisation. Elle a donc vécu très en retard et les dictatures de Primo de Rivera et de Franco n’ont pas aidé. Depuis 1975, l’Espagne a rattrapé une partie de son retard, mais une partie seulement. Elle est tombée de plein pied dans la bulle spéculative et en vivant des aides européennes, comme la Grèce. Le réveil est douloureux !

                        Ici, aucun espagnol n’est prêt à abandonner le rythme de travail entrecoupé de la sieste...

                        Si on choisit le mode de vie d’un pays du tiers-monde, on l’assume alors sans se plaindre... mais ce n’est pas vrai, les Espagnols sont aussi travailleurs que les autres européens. Ortega Y Gasset, tiens un espagnol, disait que l’Europe était à 80% de culture commune et à 20% de spécificités locales (nationales et/ou régionales). La tradition civilisationnelle européenne s’exprime aussi bien en Espagne qu’en France, et heureusement.

                        de quel droit préjuger qu’ils auraient accepté de se mettre au rythme des pays du nord ?

                        Un modèle social européen équilibré reste à mettre en oeuvre. Il y a beaucoup à apprendre de tous les européens. Mais il est aussi une époque

                        Quant aux « petits » épargnants, non ! Ceux qui perdraient sont ceux qui se seraient hasardé dans l’épargne spéculative

                        Non. Quand la valeur de la monnaie décline, l’argent de votre compte en banque perd aussi de sa valeur. En outre vous n’êtes pas maître à ma connaissance de la stratégie de votre banque. Interdire la spéculation aux banques, je suis assez d’accord, mais ce n’est ni vous ni moi qui pour le moment pouvons le faire.

                        2% garantis-protégés du livret A

                        Garantis de rien du tout. Même si en théorie l’Etat français s’engage à rembourser une certaine somme à chaque épargnant en cas de faillite bancaire, c’est très théorique. Votre livret A ne vaudra plus rien, car la dévaluation ne sera pas de 10 ou 20% mais plutôt de 60 ou 70%. Le néo-franc aurait 30% de la valeur actuelle de l’€.

                        vous soyez l’un de ces boursicoteurs par procuration en herbe et je comprends vos craintes pour votre précieuse cassette

                        Ah, vous avez le droit d’être socialiste, ça ne me dérange pas du tout, mais il faut avoir les moyens de l’être. Le seul moyen c’est l’€ et l’Europe politique à bâtir ! L’effondrement de l’€ peut servir les intérêts à court terme des nationalistes, mais certainement pas du peuple européen.

                        D’ailleurs, les Grecs ne sont pas idiots. Ils y tiennent, à l’euro, eux. Et ils savent pourquoi !


                      • Gelezinis Vilkas Gelezinis Vilkas 17 août 2012 13:44

                        @ Boris

                        Je vous testais et je vois que vous n’aviez pas en tête les derniers évènements d’Amiens, ou alors selon une lecture marxiste, et donc fausse, quand vous évoquez la guerre civile. Je suppose que c’est « les pauvres vs les bourgeois ». Vous abusez trop de la lecture d’Alain Soral, cher ami. C’est dangereux pour la santé et cela crée des hallucinations désastreuses. :)


                      • Philippe MEONI Philippe MEONI 17 août 2012 13:56

                        Je ne tenterai pas de vous inviter à réfléchir dans quelles conditions les grecs, (et quels grecs), tiennent à leur euro...
                        Ceci dit, je vous laisse à votre propagande, au nom de qui que ce soit, l’euro a déjà perdu, l’europe de l’oligarchie a déjà perdu...
                        Nous aurons probablement occasion d’en reparler dans quelques semaines...

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