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Accueil du site > Actualités > Europe > L’Europe des esprits, les fondements de l’Europe

L’Europe des esprits, les fondements de l’Europe

Dans le cadre des futures échéances électorale, nos candidats auront à éclaircir leur positionnement sur l’europe.

Le dernier référendum sur l’Europe a été un véritable camouflet pour les élites sensées représenter le peuple. Le vote protestataire des Français ne trouve cependant pas ces causes là où certains ont bien voulu nous l’expliquer.

La raison profonde tient plus au décalage de notre représentation nationale avec le peuple lui-même. En effet la majorité actuelle ne représente que moins de 14% de l’électorat inscrit comme d’ailleurs le parti socialiste lui-même(13%). Il est aisé de comprendre dans cette situation qu’à chaque fois que le peuple aura à se prononcer sur quelque réforme que ce soit,, le fait de donner la parole à ceux qui ne l’ont jamais se traduira systématiquement par un vote protestataire.

Claude Allegre notre ancien Ministre de l’éducation Nationale avait une vision d’avenir pour l’Europe, chevillée au corps et en adéquation avec les besoins réels de notre vieux continent et de notre jeunesse, qui de toute manière portera l’avenir de nos peuples.

Extraits de la conclusion du livre de Claude Allegre « toute la vérité est bonne à dire »

« Mitterand disait : On va faire l’Europe Sociale. Election après élections, nous avons promis de faire l’Europe Sociale ; Chirac dit aujourd’hui à son tour qu’il veut une Europe sociale. Mais il ne suffit pas de sauter comme un cabri et de dire « l’Europe sociale » pour qu’elle se fasse ! Si elle ne se fait pas, c’est que c’est difficile.

Au risque de vous surprendre, je crois qu’il faut pour l’instant laisser le social au niveau des nations et laisser faire le temps. Sinon je crains fort que l’Europe Sociale ne se fasse au minima et que les français n’y perdent. Parlons, discutons, rapprochons nos points de vue... Que la « souveraineté sociale », la sécurité sociale, la protection contre le chômage ou la vieillesse restent du ressort de l’Etat.

Là encore, l’émulation entre états peut apporter plus que des tentations de compromis diplomatiques prématures.

Le premier aura tendance à harmoniser en s’alignant sur le meilleur, le second construira des compromis a minima.

Tout ce que nous venons d’évoquer concerne l’Europe institutionnelle, l’Europe des structures politiques, des lois, du règlement, mais il y a une Europe plus importante encore à construire...

L’EUROPE DES ESPRITS,

L’Europe de la création, de la culture, de la science, des échanges de jeunes, l’Europe de demain, quoi !c’est pour moi une obsession.

Pendant que nous essayons avec fermeté de bâtir l’Europe politique institutionnelle, effort qui demandera du temps, de la patience, de la ténacité,

établissons les fondements d’une Europe des esprits, multiplions les échanges de jeunes, de chercheurs, de créateurs, d’enseignants, développons une Europe des langues, des fonds d’intervention pour un cinéma Européen, ou la création artistique audiovisuelle.

Si nos enfants sont baignés dans cette construction Européenne-là, dans la diversité des cultures autour de l’histoire commune, l’étape suivante de la construction Européenne ne sera pas difficile à franchir.

Créons une Académie Européenne des sciences propre à conseiller toutes les instances politiques, mais aussi à jouer un rôle d’animation scientifique de l’Europe et à représenter à l’extérieur l’Europe de la science.

Organisons la recherche, l’évaluation, le transfert de technologie, le capital-risque à l’échelle européenne.

C’est en mettant en concurrence Cambridge, Grenoble, Heidelberg, Uppsala, Edimbourg et les autres universités Européennes que nous ferons éclore cette Europe de la connaissance, de la culture, de la création dont nous avons tant besoin.

C’est avec cela que nous poserons les fondements, les bases de l’Europe de demain.

C’est à tout cela que je crois intensément pour peser sur l’histoire du XXI siècle. C’est à cela que j’ai cherché à contribuer... »


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41 réactions à cet article    


  • MAB (---.---.220.222) 17 août 2006 12:41

    Parmi les priorités, l’action en direction de l’UE ne peut pas se limiter à l’éducation et la culture, même s’il est essentiel de l’envisager.

    La sécurité militaire me semble être un dossier urgent, pour deux raisons.

    1) L’agrandissement de l’UE peut poser en interne des problèmes que la vie à 15 ne faisait pas craindre. A 25, un cancer peut naître et prospérer en interne et l’UE devra bien y faire face elle-même.

    2) D’autre part, l’appel quotidien à l’intervention de l’UE sur tous les lieux à feu à sang du monde ne peut pas être satisfait, sans des moyens qui ne sont pas mis en place.

    Je pense aussi à l’évolution du dossier des relations structurelles de l’UE avec le Sud et avec l’Est de la Méditerranée, ceci permettant l’intégration du difficile problème des relations de l’UE avec la Turquie.

    Pour l’Europe Sociale, comment la réaliser si personne n’a envie de faire un bout de chemin avec la France ? Je suis d’accord pour attendre des jours meilleurs.


    • gilles (---.---.102.41) 17 août 2006 13:26

      comme vous je partage votre avis,mais ce sujet sera encore plus délicat à mettre en oeuvre, en effet les moyens de défense d’un pays ou d’une nation ne sont que l’autre face de sa politique étrangère. L’europe devra d’abord harmoniser sa vision de la défense de ses intérêts communs, et ensuite seulement avec une volonté tenace, elle pourra alors se doter d’une défense commune pour être crédible et efficace. Cette phase qui découle logiquement de la première nécessitera pour se construire au moins 20 à 30 ans, délais incompréssible de la mise en commun de nos moyens bien souvent non compatibles, de l’harmonisation de nos procédures, de nos cultures et de la formation collective de nos forces. Nous en sommes encore très loin. la proposition de claude ALLEGRE a cependant de mérite de mettre en marche la jeunesse Européenne, qui de toute manière représente l’avenir de notre continent. Si l’harmonisation politique, y compris la défense et les affaires étrangèrs, demanderont encore beaucoup de temps, la formation de notre jeunesse peut débuter dès à présent.


      • Cool Mel (---.---.17.131) 17 août 2006 18:00

        Curieux Allègre, Il est capable du meilleur comme du pire. C’est parce qu’il est intelligent, mais de gauche.

        Quand il écrit : « Au risque de vous surprendre, je crois qu’il faut pour l’instant laisser le social au niveau des nations (...) Que la « souveraineté sociale », la sécurité sociale, la protection contre le chômage ou la vieillesse restent du ressort de l’Etat. », il voit juste.

        Mais quand il préconise « établissons les fondements d’une Europe des esprits, multiplions les échanges de jeunes, de chercheurs, de créateurs, d’enseignants, développons une Europe des langues, des fonds d’intervention pour un cinéma Européen, ou la création artistique audiovisuelle. », il a tout faux.

        Parce que cette Europe-là, abjectement élitaire, existe déjà, et les peuples n’y sont associés que fiscalement. Ce qui fait que, tout naturellement, ils la rejettent. Sans savoir, au demeurant, qu’elle ne mène à rien, comme toutes les manifestations de pédanterie intellectuelle.


        • Laurent K (---.---.107.46) 17 août 2006 22:08

          « Il faut pour l’instant laisser le social au niveau des nations ».

          Le problème est que le social est indissociable de l’économie. Il faut des moyens pour financer le social et avec la concurrence effrenée entre les Etats notamment sur la fiscalité, les Etats sociaux ont un problème de financement.


          • gilles (---.---.102.41) 20 août 2006 13:14

            Il n’y a pas d’économie de gauche ou de droite, il n’y a qu’une bonne économie celle qui crée des richesses disait le prof R BARRE ainsi que le président actuel du LANGUEDOC ROUSSILLON. En revanche il ya des politiques de gauche et de droite dès lors qu’il s’agit de redistribuer les richesses.

            Le problème en France et vous ne pouvez l’ignorer, réside dans le fait que nos comptes sont déséqulibrés pour ne pas dire en faillite et ce depuis 1974 mais surtout depuis 1982 avec les recrutements massifs de fonctionnaires.

            Les dépenses de l’état français en ce qui concerne le paiement de ses fonctionnaires atteint un record historique dans toute l’histoire de l’humanité. 26% de la population active aux quels il convient d’ajouter tous les emplois rémunérés eux aussi sur le budget de l’état (1 millions tois cent mille emplois associatifs) soit au total plus de 30% de la population active du pays (certains spécialistes annoncent même le chiffre de 33%) Si vous ajoutez à cela 10% de chômeurs et 10% de personnes sans emploi car non chômeurs au regard de la définition du BIT et parconséquent non comptabilisés, nous avons plus de 50% de notre population active qui ne participent pas directement à la création de richesses et dont les salaires sont payés par le travail du privé.

            C’est cela qui est incroyable et qu’aucun politique ne dénonce franchement. le rapport PEBEREAU n’a pas le courage d’aller jusqu’au bout de son analyse et sans prendre conscience de cette réalité rien ne pourra changer dans notre pays.

            Comme nous vivons à crédit depuis 25 ou 30 ans, les coûts de notre protection sociale qui représentent plus de 2100 milliards d’anciens francs sont complétés tous les ans par des emprunpts qu’il faudra bien un jour rembourses.

            Tous nos voisins y compris les pays nordiques qui sont souvent mis en avant par nos socialistes pour leur social, ont entrepris ces réformes incontournables depuis plus de 10 à 15 ans, comme le Canada et aujourd’hui l’Allemagne.

            Le prochain président n’aura pas d’autre alternative, c’est la logique même, mais nous sommes dans un pays où les fonctionnaires représentent 85% du monde syndical et près de 95% des dirigeants. Equilibrer les comptes de la nation serait pour eux un véritable cassu belli. Et pourtant cela se fera, et très vite car dans moins de 5 ans nous aurons dépassé le point de non retour avec une véritable faillite de l’état.


          • gilles (---.---.102.41) 17 août 2006 23:47

            Soyons réalistes et pas seulement utopiques. Imaginons que notre droit social soit imposé à un pays comme la POLOGNE, chacun le souhaite certes, mais ce serait la faillite assurée. Nous avons mis des années pour parvenir au niveau où nous sommes et bien des injustices subsistent, comment les nouveaux pays qui arrivent après 60 ans de communisme pourraient ils bénéficier de nos avantages qui au passage représentent 2000 milliard de francs soit plus de 300 milliards d’euros. Il ne faut pas dire n’importe quoi sans revenir aux réalités. ce n’est pas parceque de nombreux français ignorent combien coûtent nos aides sociales (au passage en faillite) qu’ils peuvent demander à un autre peuple l’impossible. Comme le précise Allegre cet objectif est un souhait non réaliste dans l’immédiat et pour cause (étudiez le PNB de ce pays et vous comprendrez l’ineptie de votre proposition) Le communisme avait beaucoup d’avantage l’égalitarisme par le bas, ce n’est plus ce que souhaitent tous ces peuples qui se sont libérés du JOUG de l’ex URSS, paradis idéologique de ceux qui ne l’ont jamais connu.


            • Kamaam (---.---.72.174) 18 août 2006 08:39

              « Soyons réalistes et pas seulement utopiques. Imaginons que notre droit social soit imposé à un pays comme la POLOGNE, chacun le souhaite certes... »

              Le droit social français correspond à la mentalité française. On se demande bien ce que des Polonais pourraient en faire. C’est stupide de croire qu’il existe des modèles universels, applicables à la planète entière !!!

              Alors si, en France, chacun - ce qui reste tout de même à démontrer - souhaite exporter l’assistanat hexagonal en Pologne, les Polonais, eux, n’en ont rien à cirer.


            • Forest Ent Forest Ent 17 août 2006 23:58

              Ce texte porte en lui l’échec de 2002 et le vote de 2005.

              « Du social, non désolé ce n’est pas possible. Par contre on pourrait européaniser les universités. »

              Mais alors il ne faut pas s’appeller « parti socialiste », plutôt « parti universitaire ».


              • (---.---.178.203) 18 août 2006 01:26

                L’ « Europe » est un montage des oligarchies financières, un double des Etats-Unis mais en pire et bien plus dangereux. Avec des records de dumping social en prime qui sont en passe de créer une situation comme celle des USA avant la II Guerre mondiale.


                • joe (---.---.35.58) 18 août 2006 03:18

                  @ Forest Ent (IP:xxx.x30.45.205) le 17 août 2006 à 23H58

                  vous dites :

                  « Mais alors il ne faut pas s’appeller »parti socialiste« , plutôt »parti universitaire« . »

                  je pense que vous devriez remplacer le mot « universitaire » par « parti des Haut-fonctionnaires qui sortent de l’ENA et qui font c... tout le monde ».


                  • Forest Ent Forest Ent 18 août 2006 15:20

                    « parti des Haut-fonctionnaires qui sortent de l’ENA et qui font c... tout le monde » ???

                    Ce n’est pas suffisamment discriminant.


                  • gilles (---.---.102.41) 19 août 2006 13:22

                    Je pense que beaucoup sont hors sujet, s’en prendre aux enarques c’est normal ils ont toujours été les premiers de la classe et ça ne mange pas de pain comme l’on dit au bistrot du coin. C’est en quelque sorte la revanche des cancres, ça soulage de pouvoir au moins une fois critiquer ceux qui réeussisent toujours dans notre pays.

                    la véritable question posée, par la conclusion du prof ALLGRE, concerne la construction d’une Europe à travers sa jeunesse. cette démarche est possible immédiatement avec peu de changement, mais une organisation differente. L’Europe Sociale restera un objectif à atteindre car non réaliste dans l’immediat pour les motifs évoqués ci dessus (plus de 300 milliards d’euros uniquement en France, 25% de toute la richesse du pays)


                    • Emile Red (---.---.211.251) 19 août 2006 15:16

                      Oui mais ces enarques sauront ils un jour planter un clou ?


                    • gilles gilles 19 août 2006 21:35

                      Est il indispensable de savoir planter un clou pour piloter un avion de chasse ? la réponse est non, ce qui impôrte c’est que le pilote connaisse son métier, il en est de même avec un chirurgien. pensez vous que le fait de savoir planter un clou ou un choux pourrait être un critère de selection pour les domaines qui concernent ces élites ? Si vous le pensez alors comme nous disons vulgaiement en citant Platon « on ne discute pas avec les brouettes »


                    • gilles (---.---.102.41) 19 août 2006 13:38

                      La notion e « CLUSTER » reprise avec beaucoup d’intelligence par Christian BLANC est incluse dans cette réflexion d’ALLEGRE. cette méthode qui consiste à DONNER l’autonomie FINANCIERE à des Pôles universitaires, à leur permettre de traiter directement avec des partenaires économique locaux (contrats d’ordre privés), à créer des zones de vie agrable financée autant par les institutionnels que par le privé dans une même perspective d’efficacité et d’utilisation de la recherche. C’est ce problème que pose ALLEGRE, mais c’est vrai nous sommes en FRANCE, où comme la Sorbonne ne voulait pas former des techniciens nous avons été obligé de créer les classes préparatoires et LES GRANDES ECOLES , un pays où l’informatique est toujours considérée au CNRS comme un science mineure, ce qui a obligé les informaticiens et ALLEGRE à créer une nouvelle structure. Quel pays bloqué ? Quand prendrons nous conscience du ringardisme de la défense de nos habitudes dépassées devant l’évolution et le changement du monde ?


                      • Präsident a.D. der Preussischen Akademie der Wissenschaften (---.---.47.54) 19 août 2006 14:36

                        re :« une Académie Européenne des sciences propre à conseiller toutes les instances politiques »(« L’Europe des esprits, les fondements de l’Europe » par gilles, jeudi 17 août 2006). Une telle académie existe déjà.L’allemagne veut unir l’académie des arts( Präsident der Preussischen Akademie der Künste ) avec toute autre à une seule académie nationale.Une idée de la fédération de football[le maître ].L’académie prussienne des sciences est conçu dans la tradition des Gottfried Wilhelm Leibniz,un mathématicien,en comparaison Sir Isaac Newton reste un agriculteur juif d’une façon extrêmement créative(un mot d’insulte au moins dans les sciences financières) que Newton publiait jamais quelque chose pendant sa longue vie d’quatre-vingts-quatre ans.


                        • Forest Ent Forest Ent 19 août 2006 16:15

                          Erasmus existe depuis longtemps. Il n’y a plus grande différence entre un jeune français et allemand : ils écoutent la même musique, mangent les mêmes pizzas, ... Une fois que l’on en a fini avec les gadgets, on peut peut-être revenir aux choses sérieuses.

                          Le minimum que l’on peut attendre comme projet social pour l’Europe, c’est d’avoir un minimum de cohérence entre politiques monétaire, économique, fiscale, commerciale, douanière, règlementaire, ... plutôt que d’avoir un marché unique et une monnaie unique avec des fiscalités, règlementations, ..., différentes.

                          Si ce n’est pas possible, et il semble que plus l’on est nombreux, plus c’est difficile, il faut se poser la question de savoir si l’UE apporte en l’état plus d’avantages que d’inconvénients. Le traité de Maastricht a 15 ans, il est temps de faire un bilan.


                          • gilles gilles 19 août 2006 21:38

                            depuis quand existe ERASMUS ? Qui en France en est à l’origine ? c’est vrai que j’ai oublié de préciser que l’ouvrage d’ALLEGRE date de 1999 ou 2000.


                          • gilles gilles 19 août 2006 21:50

                            L’utopie est une chose, elle a au moins le mérite d’éclairer les consciences, mais la réalité est bien réelle. Dire ou mieux constater qu’une europe sociale harmonisée sur les protections des pays les plus riches et les plus protégés sur le plan social est impossible à réaliser dans l’immediat ; le dire n’est pas une trahison de la part ds socialistes, c’est tout simplement constater le réel.

                            C’est pourquoi le prof ALLEGRE dans sa grande sagesse de scientifique, après avoir fait ce constat en tire les conclusions que même un gamin de 8 ans est capable seul de tirer. je fais remarquer qu’il ne dit pas que cet objectif doit être abandonné, mais avec réalisme et pragmatisme (ce qui est normal pour un scientifique) il propose de laisser du temps au temps et donc de laisser ce problème aux états dans la perspective lointaine d’harmoniser par le haut ces protections dès lors que les nouveaux pays en auront les moyens financiers, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui malheureusement.


                          • Forest Ent Forest Ent 20 août 2006 02:22

                            C’est tout à fait ce que j’avais compris en première lecture et j’en tire la conclusion qu’un enfant de 8 ans pourrait en tirer : dans ces conditions, il vaut mieux quitter l’UE.


                          • Prêtresse (---.---.5.248) 19 août 2006 18:20

                            « La sécurité militaire me semble être un dossier urgent » MAB

                            Aucun gouvernement ne reconnaît actuellement qu’il entretient son armée pour satisfaire d’éventuels désirs de conquête ; c’est au contraire à la défense qu’elle est censée servir. On invoque à l’appui la fameuse morale qui approuve la légitime défense. Or, cela signifie réserver la moralité pour soi et l’immoralité pour le voisin, puisqu’il faut l’imaginer agressif et avide de conquête si l’on veut que notre Etat pense nécessairement à assurer sa légitime défense ; en outre, lui qui NIE exactement comme notre Etat toute envie d’agression et prétend de son côté n’entretenir une armée que pour des raisons de légitime défense, on le déclare, du fait même que l’on explique de la sorte pourquoi on a besoin d’une armée, cet hypocrite et ce rusé criminel qui n’aimerait que trop surprendre sans coup férir une victime inoffensive et maladroite. Voilà comment tous les Etats se fond actuellemen face : ils postulent les mauvaises dispositions du voisin et chez eux-même les bonnes dispositions. Mais ce postulat est un trait d’inhumanité, aussi grave et plus grave que la guerre ; il est même déjà au fond une incitation à la guerre, une cause de conflit, puisque, comme on l’a vu, il impute l’immoralité au voisin et semble par là même provoquer l’hostilité de ses sentiments et de ses actes. On doit renoncer à cette doctrine de l’armée considérée comme un moyen de légitime défense aussi radicalement qu’aux désirs de conquête. Et un grand jour viendra peut-être où un peuple, insigne par ses guerres et ses victoires, par la suprême perfection de son organisation et de son génie militaire, et habitué à faire les plus lourds sacrifices en ce domaine, s’écrira spontanément : « Nous brison l’épée » - et détruira jusqu’en ses fondements la totalité de ses forces armées. Renoncer aux armes alors que l’on était le plus vaillant sous les armes, par élévation de sentiment, - voilà le moyen d’une paix véritable, qui ne peut jamais reposer que sur la paix des esprits ; alors que la paix armée, comme on l’appelle, celle qui gagne maintenant tous les pays ; est le fait d’une âme inquiète qui n’a confiance ni en soi ni dans son voisin et, moitié par haine, moitié par peur, ne veut pas déposer les armes. Plutôt périr que haïr et craindre, et plutôt périr deux fois que se faire haïr et redouter, - telle devra être un jour la maxime suprême de toute société politiquement organisée - Nos députés libéraux n’ont pas le temps, on le sait, de réfléchir à la nature de l’homme ; sinon, ils sauraient qu’ils travaillent en vain en travaillant pour une « diminution progressive des charges militaires ». C’est bien plutôt lorsque cette sorte de misère sera à son comble que sera aussi la plus proche l’espèce de Dieu qui peu seule ici porter secours. L’arbre des gloires guerrières ne saurait être abattu que d’un seul coup, par la chute d’un éclair ; mais l’éclair, vous le savez, vient d’en haut.

                            Nietzsche


                            • gilles gilles 19 août 2006 21:30

                              une position proche du « néant » pour écrire cela, vous n’avez sans doute jamais connu la guerre,heureux homme, mais malheureusement cette ignonminie existe et tous ceux qui l’ont approchée ont une autre approche. ce n’est pas les supppliques des vieilles femmes qui ont un jour empecher cette calamité, mais toujours l’existence d’une certaine force mise au sevice du droit. les forts ne sont jamais attaqués, une règle qui se confirme dans le monde animal et nous n’en sommes toujours pas très loin malheureusement. Si vis pacem parra bellum disaient les latins, formule encore inscrite sur le fronton de l’école de guerre Française. C’est encore d’actualité, malheureusement. ce n’est que la triste réalité mais refuser de la voir comme en 1936 conduit inévitablement à des catastrophes que d’ailleurs seul le peuple subit. « la guerre ce sont de millions de gens qui meurent et qui ne connaissent pas au bénéfice d’un petit nombre qui ne se tuent jamais mais qui se connaissent tous »


                              • arturh (---.---.119.98) 19 août 2006 22:15

                                « Le dernier référendum sur l’Europe a été un véritable camouflet pour les élites sensées représenter le peuple. »

                                Pour construire un raisonnement juste, il faudrait commencer par utiliser les bons outils. Le 20 ème siècle nous a appris une chose : le « peuple » n’existe pas. Ce n’est qu’une idée pour bâtir des idéologies, en règle générale des idéologies totalitaires et meurtrières. Les morts étant généralement répartis en deux camps, ceux qui n’appartiennent pas au « peuple » (les juifs, les possédants, les catholiques, etc, suivant les idéologies), et ceux qui sont sommés de mourir pour la cause du « peuple ».

                                A l’aube du 21ème siècle, les européens vont-ils enfin pouvoir penser la démocratie pour y accéder. Penser qu’il n’y a pas de peuple mais uniquement des individus, des citoyens, dotés de droits individuels.

                                Peut-être alors pourrons nous en finir avec cette idée qu’il y a des « élites » sensées représenter « le peuple » pour accepter que nous devons avoir des représentant élus au suffrage universel, selon le principe de la séparation absolue entre pouvoir législatif, exécutif et judiciaire.

                                Peut-être pourrons nous alors, pour garantir nos libertés, cesser de devoir vivre sous la tutelle de la démocratie américaine.

                                Pour le moment, plus de deux siècles après les premières aspirations, l’Europe butte toujours sur la question de la démocratie.


                                • Prêtresse (---.---.30.206) 19 août 2006 22:21

                                  « C’est toujours l’existence d’une certaine force mise au service du droit qui empêche la calamité de la guerre » Giles

                                  Non !

                                  Mais pour ceux qui veulent satisfaire leur volonté effrénée de puissance, c’est un mensonge par lequel ils peuvent se justifier à eux-même, la nécéssité d’un Etat fort (totalitaire).

                                  Et ainsi s’y soumettre par vice.

                                  — -


                                  • MAB (---.---.48.53) 20 août 2006 01:15

                                    prêtresse :

                                    Alors que mes opinions politiques devraient me conduire dans une autre direction, je suis très attaché à l’existance d’une armée, française aujourd’hui, peut être européenne demain.

                                    Pourquoi ?

                                    J’ai eu un père pilote de chasse en 39/45 et je sais ce qu’il en a couté de ne pas savoir intervenir militairement en Espagne et en Allemagne, en temps voulu. Aujourd’hui, je sens le nombre des munichois de tout poil augmenter sans cesse et se justifier.


                                    • Pretresse (---.---.150.77) 20 août 2006 01:29

                                      « J’ai eu un père pilote de chasse en 39/45... » Mab

                                      Un père guerrier !

                                      C’ est une sorte d’excellence d’un rang différent de celle du prêtre.

                                      Bel exemple !!

                                      — -


                                      • Brod (---.---.102.41) 20 août 2006 06:55

                                        Pourquoi pas une Europe NON-LIBERALE. Une Europe avec un plan d’hamonisation économique.


                                        • arturh (---.---.119.98) 20 août 2006 12:38

                                          Excellente idée. En plus on pourrait l’appeler Union des Républiques Socialistes Soviétiques, il parait que l’appellation est tombée dans le domaine public


                                        • gilles (---.---.102.41) 20 août 2006 12:51

                                          excellente remarque,j’étais sur le point d’écrire quelque chose de similaire.


                                        • gilles (---.---.102.41) 20 août 2006 12:48

                                          à Pretresse Vos propos sont d’une idéologie et d’une utopie incroyables. Comme vous, tout être sensé ne peut que souhaiter la disparition de la guerre ; Surtout ceux qui l’ont connue. Le constat est cependant troublant, mais c’est aussi la triste réalité, nous n’y sommes pa encore parvenu et le chemin est encore très long pour y parvenir. Nous pouvons espèrer que nous y parviendrons le jour où les états nations auront totalement disparu. Il nous faudra sans doute encore de nombreuses années. que faisons nous dans ce laps de temps ? Nous désarmons et nous laissons faire ? car en vous suivant dans votre raisonnement il n’y a pas d’autre alternative. Et pire encore, à imaginer qu’un jour nous puissions voir s’installer un gouvernement mondial, pensez vous que pour autant la violence disparaitra ? faudra t il également supprimer toutes les forces de police ? vous semblez oublier que la violence est congénitale à la race Humaine, qu’une société depuis la nuit des temps doit pour survivre savoir se défendre ou alors disparaître. c’est sans doute un triste constat mais c’est la réalité que nous enseigne l’histoire. Platon disait « qu’une nation qui ne voulait plus porter ses armes pour se défendre était prete à porter celles de ses ennemis en esclavage » Voyez vous il existe encore en France des hommes et des femmes qui selon la maxime des soldats de l’anII de la révolution en sont encore à « VIVRE LIBRE OU MOURRIR » De 1940 à 44 ils se comptaient sur les doigts de la main contrairement à ce que nous avons voulu croire.


                                          • Prêtresse (---.---.12.119) 20 août 2006 14:38

                                            Gilles,

                                            La violence n’est pas congénitale (qui existe dès la naissance) chez l’espèce humaine. Elle trouve ses racines dans la petite enfance et se répète de génération en génération. Celui qui impose les limites et cherche à diriger les autres ; le gouvernement du monde ; recherche dans son for intérieur sa docile soumission aux yeux de tous.

                                            Sa volonté de dominer est un retournement du sadisme en son contraire et une identification avec sa victime ou avec son premier agresseur... Lorsqu’on a été instruit par son père et formé à l’obéissance (c’est-à-dire avoir été symboliquement son objet), on peut choisir de devenir le maître, le chef qui fait la loi.

                                            Il y a peu de chance pour qu’un être invente quoi que ce soit de monstrueux en matière de violence, sans le connaître d’une façon ou d’une autre par expérience.

                                            Le mécanisme de répétition de la violence est un mécanisme psychique de défense, de refoulement et d’identification avec l’agresseur (syndrome de Stockholm). Lorsque l’agresseur est menaçant, « l’otage » épouse toujours la cause de l’agresseur qu’il craint et prend comme modèle jusqu’à vouloir en imiter les manières et la physionomie.

                                            — -

                                            Oui, il est souhaitable que les Etats-Nations disparaissent.

                                            Et n’est-il pas risible que l’on croie encore à notre propre Etat, dont le caractère, l’existence même est un mensonge perpétuel. Le meurtre perpétuel ?

                                            « Un jour nous puissions voir s’installer un gouvernement du monde »...

                                            Egocratie : le meilleur des systèmes politiques, en cela, que le pouvoir y est absolu et exercé par moi !

                                            « Pensez-vous que la violence disparaitra ? »

                                            La barbarie, l’instinct élémentaire de déstruction ne peut être extirpé de l’âme humaine. Il s’agit de savoir comment se donner les moyens de canaliser nos instincts, sans pour autant les réprimer. Il ne faut pas perdre de vue la prééminence fondamentale des forces d’un ordre spontané, agressif, conquérant, usurpant, transformant, et qui donne sans cesse de nouvelles interprétations et de nouvelles directions.

                                            « Faudra t’il également supprimer toutes les forces de police ? »

                                            La preuve que non.

                                            « Vivre ou mourir » ... ?

                                            Pour servir aux lamentations, c’est-à-dire pour le PLAISIR de VOIR souffrir, il faut toujours une victime abusée de qui on se moque, que l’on exploite, outrage, insulte et persécute. La maltraitance, la cruauté mesquine et l’exercice du pouvoir sont un art.

                                            L’ESCLAVAGE, c’est le refus d’exercer le pouvoir.


                                            • gilles (---.---.102.41) 20 août 2006 14:51

                                              Vous commetez une erreur fondamentale. l’éducation dont la définition nous est donnée dans le LITTRE, c’esr tout simplement le fait d’accepter les règles qui régissent le milieu humain dans le quel nous vivons. c’est l’acceptation de règles indispensable à l’harmonie de la vie collective, règles que l’individu policé s’applique de lui même car nécessaires et bien comprises. la violence et les déviances qui en découlent ne sont pas des approches intellectuelles mais d’un autre ordre sur le quel malgré des milliers d’années nous constatons notre impuissance. c’est cette prise de conscience qui amène les dirigeants de toute collectivité huamaine depuis la nuit des temps à édicter des règles indispensable à l’harmonie de la vie collective. sans force le droit n’est toujours qu’utopie, mais c’est le propre des intellectuels de vouloir voir le monde tel qu’ils le souhaitent que de l’accepter tel qu’il est avec ses nombreuses faiblesses et contradictions.


                                              • Prêtresse (---.---.12.119) 20 août 2006 15:31

                                                « C’est le propre des intellectuels de vouloir voir le monde tel qu’ils le souhaitent que de l’accepter tel qu’il est avec ses nombreuse faiblesses et contradictions » Giles

                                                L’abuseur pervers (lorsque l’emprise hypnotique n’est plus un moyen de séduction...) utilise toujours la provocation, l’autojustification, l’autoaccusation et le mensonge dans des proportions telles qu’il cherche à produire un effet de SIDERATION PSYCHIQUE.

                                                En outre, parallèlement à tous ses abus, il est toujours attaché à des principes moraux stricts. La psychorigidité est la conséquence d’une pathologie.

                                                Ne rend pas les intellectuels coupablent à ta place de ton propre nihilisme.

                                                — -


                                                • Prêtresse (---.---.12.119) 20 août 2006 15:39

                                                  Ne rends pas les intellectuels coupablent à ta place de ton propre nihilisme.

                                                  — -


                                                • gilles (---.---.102.41) 20 août 2006 16:01

                                                  bravo, réaction très « humaine » d’en venir à l’insulte quand on est à court d’argument. ce qui prouve que l’humour manque souvent à ceux qui se prétendent « intellectuels » c’est bien comme cela que débutent les affrontements, chassez le naturel il revient toujours au galop, nous n’y pouvons rien, l’être humain est ainsi fait !! merci de faire la preuve de ce que j’écris.


                                                  • Prêtresse (---.---.12.119) 20 août 2006 16:23

                                                    Nihilisme - abuseur pervers - sidération spychique - principes moraux stricts - psychorigidité - pathologie...

                                                    Gilles : « bravo d’en venir à l’insulte ».

                                                    Des erreurs secrètes à stigmatiser (pour nier les faits les plus simples) ?

                                                    Ou bien l’art de faire passer son adversaire pour le contraire, quand on ne porte plus son masque ?

                                                    — -


                                                    • gilles (---.---.102.41) 20 août 2006 16:29

                                                      toujours à pretresse, votre perception du monde est bien curieuse, nous ne devons pas vivre sur la même planète. Les hommes naissent libres et égaux en « droit » seulement comme le soulignait le Philosophe COLUCHE. pensez vous que les hommes sont égaux à leur naissance ? pourquoi certains sont ils forts, intelligents plus capables que d’autres ? esr ce juste ? mais n’est-ce pas la réalité ? paradoxalement certains accumulent toutes les injustices et bien souvent n’en sont pas responsables. Ouvrez les yeux, parcourez le monde non pas à travers des livres ou mieux encore de la télévision, rencontrez d’autres civilisations et vous comprendrez alors la relativité de notre propre civilsation qui aujourd’hui s’impose au monde entier au travers de nos valeurs des textes fondateurs de la charte de l’ONU et j’en passe. Demabdez à des intellectuels Chinois ou japonais ce qu’ils pensent de nos systèmes de pensée, vous en fremireriez. pourquoi vouloir imposer nos grilles de valeurs à d’autres civilisations qui bien souvent nous sont antérieures, si ce n’est par volonté de puissance inhérente à la race humaine. pour l’insulte n’inversez pas ls facteurs.tout lecteur de ce fil pourra s’en faire une idée personnelle.


                                                      • Antoine Diederick (---.---.231.241) 20 août 2006 22:50

                                                        Europe des Esprits....oui da, je suis d’accord...c’est cela qu’il nous faut...

                                                        Ce soir il est tard, je reviendrai demain....

                                                        Pas d’Europe dans cela....mais je crierai bien pour que l’esprit tout simplement habite l’Europe comme une vague qui emporte tout sur son passage.


                                                        • gilles gilles 20 août 2006 22:59

                                                          A demain sans doute


                                                          • Prêtresse (---.---.158.231) 21 août 2006 01:04

                                                            « Les hommes naissent libres et égaux en - droit - seulement » Gilles

                                                            Amen.

                                                            La foule croit à « l’égalité » des droits. C’est un malentendu religieux et morale. Et quand la morale et la religion passent au centre de l’interêt, c’est un symptôme de détresse. La norme utilitaire dans l’interêt du plus grand nombre et l’instinct grégaire à l’arrière-plan... La revendication de droits égaux (par exemple le droit de pouvoir juger n’importe qui) est anti-aristocratique.

                                                            « Nous ne devons pas vivre sur la même planète »

                                                            Vous vous faites illusion.

                                                            « paradoxalement certains accumulent toutes les injustices »

                                                            Darwin s’est partout trompé. La sélection naturelle ne joue pas au profit des exceptions et des réussites heureuses ; les plus forts et les plus heureux sont faibles dès qu’ils ont contre eux des instincts grégaires organisés, la pleutrerie des faibles, le trop grand nombre.

                                                            « nos valeurs des textes fondateurs de la charte de l’ONU et j’en passe ».

                                                            Je suis d’un scepticisme absolu envers les interprétations morales des textes fondateurs de la charte de l’ONU. Interprétations mystiques pour faire triompher l’évolution morale de concepts traditionnels.
                                                            - Les croyances toutes faites pour un monde arrangé et simplifié, contre la volonté de créer du beau.

                                                            « Vos propos sont d’une idéologie et d’une utopie incroyable ».

                                                            Je ne souhaite pas développer les vertus qui profitent au troupeau.

                                                            Prêtresse.

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