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Accueil du site > Actualités > Europe > L’Europe, épicentre de conflits destructeurs

L’Europe, épicentre de conflits destructeurs

On ne rappellera jamais assez, notamment aux jeunes générations, que l'Europe continentale s'est sabordée en tant que puissance mondiale lors des deux dernières guerres, et plus particulièrement lors de celle de 1939/45. L'histoire va-t-elle se répéter ?

L'antagonisme franco-allemand qui aurait pu être évité avant 1914 a conduit 20 ans après, du fait d'une paix mal conçue, à la subversion de l'Europe par le régime nazi. Celui-ci à son tour a été détruit par l'intervention américaine, qui n'attendait que cette occasion pour se substituer à l'Europe dans la domination de l'occident. Dans le même temps, la Russie tsariste avide de coopérations avec les Européens, a été remplacée par un régime communiste refermé sur lui-même.

Très vite, même si ses excès initiaux le justifiaient, la Russie a été diabolisée sous l'influence principalement de l'Amérique, s'appuyant sur les forces conservatrices en Europe. Ceci alors que, au contraire, avec Gorbatchev et ses successeurs, elle aurait due être considérée par les Européens comme une alliée potentielle, pouvant partager les mêmes objectifs géopolitiques. Elle a par ailleurs failli être détruite de l'intérieur sous l'action des oligarques soutenus par les Etats-Unis, qui s'étaient emparé de toutes ses forces vives.

C'est que la Russie avait réussi à la fin de la guerre à se donner une force militaire, notamment nucléaire qui, sans être du niveau de celle des Etats-Unis, représentait une perspective de « destruction mutuelle assurée » en cas de conflit. De ce fait, l'Amérique, pour qui comme l'a dit un commentateur, il n'y a de Russie acceptable que rayée de la carte, n'avait plus comme espoirs d'intervention que tenter de susciter des « révolutions orange » en Russie même, comme elle le fit depuis dans les pays composant la ceinture occidentale de l'ancienne URSS. Il se trouva cependant des Russes suffisamment éclairés sur ce qu'étaient à long terme les objectifs de survie de leur patrie, pour se redonner, avec Vladimir Poutine et ses équipes, des dirigeants décidés à tenir tête, non seulement à l'Amérique, mais à ses alliés au sein de l'Otan.

Une Europe soumise

Mais que devint l'Europe pendant ce temps ? Avec la création de l'Union européenne et la mise en place de l'euro, les optimistes ont pu croire qu'elle s'était affranchie de ses démons autodestructeurs antérieurs. Mais c'était oublier que l'Union européenne avait été conçue par des hommes politiques européens totalement dévoués à l'influence atlantiste. C'est d'ailleurs pour s'en faire une alliée docile dans la lutte contre l'URSS puis sur le plan économique dans la lutte contre les autres puissances du monde, que l'Amérique avait acceptée de reconnaître aux Européens une certaine marge d'autonomie. Mais il ne fallait pas que les Européens en abusent.

Ce but a été très largement acquis. Ainsi toutes les velléités de socialisme en Europe ont été détruites du fait des pressions de Washington et des institutions internationales mises en place pour les prolonger : FMI, Banque Mondiale et autres. Il en fut de même en matière d'autonomie politique. Un de Gaulle qui voulait récupérer une certaine indépendance vis-à-vis de l'Amérique n'a pas été suivi de successeurs s'inspirant de son modèle. On peut se souvenir, à titre d'exemple parmi de nombreux autres, comment le Plan Calcul européen, lancé par De Gaulle, et qui représentait un défi technologique à juste titre très pris au sérieux par le lobby politico-industriel américain, fut rapidement sabordé alors qu'il était en train de réussir par un Valéry Giscard d'Estaing, tout dévoué à la domination d'outre-atlantique.

Dans la lutte incessante menée par l'Empire américain contre la Russie, directement ou par Otan interposé, l'Amérique a trouvé deux alliés. L'un fut et demeure encore la Pologne, suivie de ses voisins immédiats La diplomatie américaine sut parfaitement y exploiter les sentiments anti-russes et anti-religion orthodoxe qui existaient déjà avant la 2e guerre mondiale. Le second fut l'Allemagne réunifiée où la collaboration entre industriels et financiers permit aux deux pays de réunir leurs efforts dans un certain nombre de domaines industriels. Cependant, aujourd'hui, l'Allemagne semble avoir reconquis une volonté d'indépendance. Elle a notamment découvert, à l'occasion des affaires d'espionnages US sur son territoire, qu'elle n'était qu'un outil comme les autres au service de la domination américaine. Par ailleurs, grâce à ses compétences en matière industrielle et d'organisation sociale, elle a réussi récemment à s'émanciper du moins en partie à l'influence politique d'une Amérique désormais en proie à des crises internes diverses.

Que pèse dorénavant pour l'Amérique comme pour l'Allemagne leurs anciennes complicités dans la lutte contre la Russie. Il ne faut pas se faire d'illusion. L'Allemagne reste encore très largement ce qu'elle a toujours été, notamment vis-à vis de l'Amérique, c'est-à-dire un nain politique. Ce n'est pas sur elle, encore pour le moment, que devront compter les mouvements européens souhaitant marquer ouvertement une émancipation à l'égard de cette dernière. Cependant son économie et celle de la Russie sont de plus en plus imbriquées, à la satisfaction des deux parties. Ainsi, le capitalisme et la banque allemande ont montré récemment une grande résistance aux « sanctions » contre la Russie que voulait imposer l'Amérique. Malgré cela, le rôle de l'Allemagne, comme facteur de résistance aux offensives américaines contre la Russie, et au service de ses propres intérêts, reste encore incertain. L'histoire sur ce point très important, hésite encore.

Qu'en est-il de la France ? Nous l'avons dit, l'idéal Gaullien de souveraineté n'a guère laissé de traces. Certes, dans l'opinion, demeurent aux deux extrêmes de l'échiquier politique des forces demandant, au moins dans les discours, une prise de distance. Mais au niveau des institutions, comme chez les représentants des majorités au pouvoir, s'est installée une dévotion à l'atlantisme quasiment de nature religieuse. Faut-il s'en étonner si l'on sait que par exemple chaque promotion de l'Ecole Nationale d'administrationn a vu ses représentants les mieux notés invités aux Etats-Unis pour des séjours tous frais payés par la French-American Foundation - séjours n'étant pas autre chose que de l'endoctrinement. Ne mentionnons pas les innombrables organisations dites non-profit, composées de citoyens français, qui font du lobbying à tous niveaux, politiques et économiques, au service des entreprises américaines, qu'il s'agisse de Boeing ou des industriels du tabac.

Pendant un certain temps cependant, dans la suite du gaullisme, de très efficaces industries de pointe s'étaient mises en place à partir des années soixante, notamment dans le domaine de l'aviation et de la défense. Néanmoins aujourd'hui, elles semblent ne plus intéresser les gouvernement tandis que, sous prétexte de libre-échange au plan de l'Union, elles ont perdu l'essentiel de leurs centres d'excellence au profit d'industriels européens agissant souvent comme faux nez de leurs homologues d'outre-atlantique.

L'Union européenne, en ce qui la concerne, s'est-elle constitué en force géopolitique capable de contrebalancer l'influence américaine et jouer un rôle de pont en direction de la Russie ? Il n'en a rien été. Sous l'influence des Britanniques, notamment, aucune décision ou organisme capable de s'opposer au pilotage de l'Europe par l'Amérique n'ont été mis en place. Une entente quasi permanente entre le conseil des ministres européens, représentants les Etats – et les recommandations ou consignes de Washington, a été observée. Des postes essentiels de commissaires ont été confiés à des personnalités convaincues de la nécessité de l'alliance atlantique. Le Haut représentant pour la politique extérieure est encore à ce jour une Britannique, en liaison directe avec le Département d'Etat américain. Les négociations, déterminantes pour l'avenir de l'Europe en tant que référence civilisationnelle, politique et économique et visant à conclure des traités de Libre-échange avec les Etats-Unis, sont prises en charge exclusivement par la Commission. On fait valoir qu'en tant que telles, elles relèvent du domaine commercial, lui-même de la seule compétence de la Commission. Mais c'est évidemment faux. Il suffit de voir le nombre des accords qui, s'ils étaient signés, aboutiraient à la disparition de compétences régaliennes, intéressant au plus haut niveau les responsabilités des Etats européens. Quant à l'euro, la Banque centrale européenne, sous la pression des intérêts financiers anglo-saxons, s'est toujours vu interdire un rôle d'intervention au service des politiques européennes analogue à celui de la Banque fédérale américaine en soutien des politiques conduites par le président des Etats-Unis (le POTUS) et ses ministres.

Un avenir sombre

Comment vont évoluer ces trois entités, Etats-Unis, Russie et Allemagne, non pas dans un futur de quelques décennies, mais dans les trois prochaines années ? Si nous nous limitons à ce court laps de temps, nous pouvons ne pas tenir compte des évènements qui surviendront à terme, influence des rapports avec des BRICS, Chine et Inde notamment, de plus en plus influents, ou sous un autre angle, changement climatique mondial dont la plupart des conséquences sont présentées comme devant être catastrophiques. Or à échéance de deux à trois ans, les pronostics que pour notre part nous pourrions faire sont extrêmement pessimistes.

L'Amérique d'abord, dont on ne répétera assez qu'elle dispose d'une supériorité technologique et militaire dépassant largement les forces réunies du reste du monde. Va-t-elle en faire un usage plus sage, sous l'influence notamment de revendications démocratiques de plus en plus présentes en son sein même ? On peut craindre que, pour des raisons quasiment systémiques qui se sont retrouvées identiques dans l'histoire et la préhistoire, car une force dominante se s'inflige pas à elle-même une réduction de puissance, l'Amérique continuera à abuser de sa puissance dans tous les domaines. Ceci même si dans certains cas elle est obligée de tenir compte de difficultés qu'elle ne pourra éviter. Disons-même que, plus ces difficultés s'accentueront, comme par exemple aujourd'hui des restrictions budgétaires obligées, plus elle les compensera par ailleurs, aux dépends d'équilibres mondiaux qui ne lui importent pas.

C'est ainsi notamment que les efforts qu'elle multiplie aujourd'hui pour obtenir la destruction, au moins politique et économique, de la Russie, ne diminueront pas. Ceci par tous les moyens disponibles, sauf peut-être, il faut l'espérer, le recours à l'arme nucléaire : campagnes de désinformation au niveau mondial, pressions économiques et financières multiples, mobilisation de plus en plus active des pays voisins. Au sein même de la Russie, les intrusions non officielles de ce que nous avons appelé la diplomatie du dollar et des forces spéciales se multiplieront. Leur objectif sera de mobiliser au service de l'Amérique, par des promesses qui ne seront d'ailleurs pas tenues, les oligarques et autres forces internes d'opposition au gouvernement actuel.

Qu'en sera-t-il alors de la Russie ? Compte tenu de ces mêmes oppositions internes, mais aussi de facteurs de faiblesse propres à la fédération de Russie (démographie insuffisante, aggravation de l'état sanitaire, manque d'accès direct à des ressources essentielles), le régime dit de Poutine sera de plus en plus fragilisé. Il est loin d'être aussi fort que la propagande occidentale le prétend. Poutine peut être renversé d'un jour à l'autre. Il serait alors remplacé soit par des oligarques précités soit par des extrémistes ultra-nationalistes, voire néo-nazis qui dans tous les cas, feront les affaires de l'Amérique. Elle pourra ainsi ainsi dicter ses conditions à un pays affaibli, démoralisé, ouvert à tous les démembrements.

Quant à l'Europe enfin, rien ne permet d'espérer, compte tenu de son évolution récente, qu'elle devienne une puissance mondiale et autonome capable d'imposer sa médiation dans l'hémisphère nord. Elle deviendra, plus encore qu'actuellement, l'épicentre de tous les conflits. Au plan juridique, la cohésion déjà fragile de l'Union et de la zone euro ne résistera pas à tous ceux voulant s'en extraire. Chaque Etat européen, même le plus petit, prétendra reprendre son indépendance. Dans le même temps, ces Etats seront de plus en plus confrontés à des revendications d'indépendance régionale où les grands Etats régaliens, et par conséquent le continent tout entier, épuiseront leurs forces.

Quel jeu jouera alors l'Allemagne, aujourd'hui la puissance incontestée du continent ? Si les Etats-Unis poursuivent leur politique actuelle, c'est-à-dire d'espionnage, de pénétration, de contrôle de secteurs allemands essentiels, y compris les médias, ils s'efforceront d'en faire une version renouvelée d'un grand Reich sous influence capable de s'imposer victorieusement, non seulement à la Russie, mais à tous les Etats européens refusant le retour à un passé douloureux. Ce grand Reich, peuvent-ils espérer, leur sera suffisamment dépendant pour exécuter fidèlement toutes les consignes de Washington. Un tel dessein échouera sans doute, du fait des forces démocratiques encore présentes en Allemagne, de la résistance d'autres Etats européens et surtout des faiblesses intrinsèques de l'économie allemande. Cette dernière n'aurait alors, pas plus que l'économie hitlérienne, la maîtrise des technologies émergentes, l'accès à des sources énergétiques et à des marchés d'exportation absolument vitaux. L'Allemagne deviendrait seulement une source de désordre et conflits supplémentaires, s'ajoutant à tous ceux dont l'Europe souffrira alors.

Quid de la France, demandera-t-on ? On ne voit pas de raisons pour lesquelles elle se guérirait de ce qu'il faut bien appeler sa dépendance congénitale à l'atlantisme. Ayant bradé à l'Amérique et à l'Allemagne ses investissements dans les grands programmes industriels, ayant renoncé à tout effort pour se doter de moyens d'action dans le monde des réseaux numériques, déchirée par des conflits entre minorités religieuses, poussant sa jeunesse à s'expatrier dans d'autres parties du monde plus prometteuses, il ne lui resterait que des prophètes hallucinés sur le modèle d'un certain BHL lors de la campagne dite de Libye pour lui proposer des options radicales parfaitement impossibles à mettre en oeuvre.

NB1 : Précisons que, dans un court article comme celui-ci, si nous sommes conduits à écrire, par exemple , « l'Amérique pense ceci » ou « La France fait cela », c'est parce que nous sommes obligés de nous en tenir aux propos et décisions effectifs des représentants officiels de ces Etats. Nous ne pouvons tenir compte de résultats de sondages ou de manifestations de rues, fussent-ils très significatifs.

NB2 : Cet article a développé certaines des idées présentées par un correspondant, que nous remercions, en observation d'un article publié sur le Saker.fr http://www.vineyardsaker.fr/2014/07/21/guerre-en-ukraine-les-grands-medias-francais-mentent-deliberement/#comments


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41 réactions à cet article    


  • claude-michel claude-michel 27 juillet 2014 17:26
    L’Europe, épicentre de conflits destructeurs...comme le reste du monde hélas..aucune partie n’est épargnée..Les politiciens-mafieux font tout pour que le chaos face sont office de destruction...Ce sont sur les cadavres encore chauds que ces illuminés remplissent leur tirelire..Mais les futurs morts vont quand même voter pour ces charognards.. ?

    • Mowgli 27 juillet 2014 22:33

      « épicentre de conflits destructeurs...comme le reste du monde »

      Les épicentres sont partout ! Vous connaissez le cercle aux mille centres ? Celui qui a mille temps à se manisfester ?


    • Mowgli 28 juillet 2014 07:33

      « épicentre de conflits destructeurs...comme le reste du monde »

      Les épicentres sont partout ! Vous connaissez le cercle aux mille centres ? Celui qui a mille temps à se manisfester ?


    • Ariane54 Ariane54 27 juillet 2014 17:40

      Bonjour,
      Je ne suis pas d’accord avec vous en ce qui concerne le déclin de la Russie.
      En premier lieu, en ce qui concerne la démographie : http://french.ruvr.ru/2014_04_08/Le-renouveau-demographique-russe-confirme-en-2014-7899/
      Ensuite, prétendre que Poutine peut être renversé n’importe quand, c’est se moquer de vos lecteurs.
      Poutine est non seulement un homme politique de valeur, mais il est également très aimé. Et pour cause : https://www.youtube.com/watch?v=UB2cf8MDmVw
      Voilà...


      • Automates Intelligents (JP Baquiast) 27 juillet 2014 20:54

        A Ariane. Je ne moque absolument pas des lecteurs, chère dame. Au contraire. J’évoque une issue activement recherchée par les US. Et Poutine le sait. C’est un peu à nous d’empêcher cela


      • Jeff84 28 juillet 2014 07:38

        Parce que c’est un pur démago, et qu’il dit clairement utiliser la force publique pour violer le droit de propriété ? Je suis sûr que vous seriez ravis qu’un gars comme Poutine déboule chez vous, et vous dise que votre appart, maintenant, c’est à lui.

        Un homme de valeur, sans aucun doute. Enfin, de vos valeurs.

      • Ariane54 Ariane54 28 juillet 2014 08:04

        Je vois, vous trouvez normal que des patrons (banques, finance, etc...) se goinfrent sur le dos des ouvriers puis ferment les lieux de productions si ces derniers ne rapportent pas assez à leur goût (20 à 30 %, au moins) ?
        Dites-moi, quel est votre intérêts ? Vous avez des placements en bourse ou vous êtes un simple lèch.... larbin ?


      • Jeff84 28 juillet 2014 09:08

        Ah, le bon vieux cliché. « Les pa-trons ! Au bû-cher ! »

        Enfin, admettons que ce patron ne soit effectivement motivé que par l’argent, et que cette usine rapporte vraiment quoi que ce soit. Vous nous croyez pas qu’il l’aurait vendue, même pour un prix dérisoire, plutôt que de tout perdre ?
        Non, la vérité est que cette usine perd de l’argent, et donc que personne n’en veut. Elle détruit donc de la richesse pour l’économie et doit être fermée, et ses moyens (matériels mais surtout humains) réinvestis dans des productions qui créeront, eux, de la valeur. L’important n’est pas d’avoir seulement de l’emploi, mais que cet emploi crée de la richesse. Vous pouvez creuser et reboucher un trou toute la journée, ca ne va pas remplir votre assiette.

      • lermontov lermontov 27 juillet 2014 18:05

        Est-ce qu’on peut discuter avec des dingos ? Leur faire confiance ?

        http://fr.sott.net/article/22390-Holocauste-nucleaire-planifie-par-Washington


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 juillet 2014 20:03

          lermontov,
          18 inspections internationales démontrent que la Russie n’a pas violé la frontière avec l’ Ukraine".
          Mais comme les médias euro-atlantistes passent leur temps à dire le contraire... 


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 27 juillet 2014 18:08


          Pour la relation Russie-Usa dans l’affaire d’Ukraine, je crois que ce debat est gagné sur Internet et j’en suis heureux, car je crois qu"il en va de l’avenir de l’Occident et chaque petit pas dans la bonne direction est un gain. 


          Ne pas oublier l’autre front de la meme lutte que le timing du false flag du MH 17 a chercheè a nous faire negliger : GAZA.

          Le seul pouvoir réel des quidams qui dechirent leur tunique en parlant de Gaza est le boycott des commerces qui soutiennent cette intervention ; juifs ou non est sans pertinence. Le reste est bavardage. Si vous leur donnez votre clientele pour sauver cents sous, vous touchez vos 30 deniers et vous êtes méprisables. IL FAUTB LE DIRE ET LE DIFFUSER

          PJCA

          • Xenozoid Xenozoid 27 juillet 2014 18:19

            Le seul pouvoir réel des quidams qui dechirent leur tunique en parlant de Gaza est le boycott des commerces qui soutiennent cette intervention ...t’as quel age ?,sincérement avant ghazha y’avais rien ?,ne pas oublier que le pouvoir se fout de ses émotions comme de sa derniére rêglemet qu’il n’a pas besoin d’israel ou d’autres
            ’états"


          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 27 juillet 2014 19:28

            @ Ariane 


            Il est toujours genant de constater que les gestes des protagonistes instrumentent les population victimées... En Ukraine comme a Gaza, les massacres visent l’opinion publique, dans un sens comme dans l’autre.  A Gaza, Israel pourrait cesser ...et dans le Donbass une intervetntion russe reglerait l’affaire en quelques heures. Mais il y a d’autres objectifs....

             PJCA

          • Mowgli 28 juillet 2014 08:05

            « L’Eglise d’Ecosse soutient le mouvement BDS contre Israel. »

            Lien : http://fr.sott.net/article/22389-L-Eglise-d-Ecosse-soutient-le-mouvement-de-boycott-desinvestissements-et-sanctions-BDS-contre-Israel

            Où on lit :

            « Article du Morning Star, quotidien communiste britannique »

            Faut-il que les cocos soient tombés bien bas pour appeler une Eglise à la rescousse, fût-elle écossaise !

            Alors, camarades, oucéti qu’il est, l’honneur ouvrier et prolétarien ?

            Halte là, halte là, halte là, les lendemains sont là

            Les lendemains qui chantent sont là !

            — Qu’est-ce qu’ils chantent, ces lendemains ?
            — Des cantiques.

            C’est l’alliance de la faucille et du goupillon.


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 juillet 2014 19:56

            Paul Craig Roberts,
            « L’Europe est un Etat fantoche américain.
            Les Gouvernements européens ne sont pas plus indépendants que la Hongrie ou la Tchécoslovaquie ne l’étaient du PC soviétique. Pareil pour le Japon. »


            Analyse géopolitique des forces en présence :
            « La guerre américaine contre la Russie est déjà en cours. »
             Paul Craig Roberts est un fin connaisseur des arcanes de l’ administration de Washington. Comme l’ auteur, il est fortement pessimiste.

            Sauf si on tient compte du point faible : l’ OTAN.

            « Si un pays quelconque devait se retirer de l’ OTAN ou de l’ UE, alors le mutisme sur les crimes de guerre de Washington se lézarderait.

            Washington a déclaré au Congrès, que du moment où la Maison Blanche a le soutien de l’ OTAN, il n’a plus besoin du feu vert du Congrès pour partir en guerre. »


            Ce pays qui sortirait de l’ UE & de l’ OTAN, pourrait être la France, si la majorité des citoyens se rassemblait provisoirement pour retrouver la souveraineté...
            C’est ce que propose l’ UPR.

            • lermontov lermontov 27 juillet 2014 20:11

              Je sais, ma petite fifi, au sujet des pseudo-violations de territoire par la Russie.

              Il semble que d’après le süddendeutsche zeitung du jour (sic, je dis de mémoire) que Merkel va décliner le pretafta (avec le Canada) parce que c’est une embrouille destinée à contourner les souverainetés des états ; il semblerait qu’elle soit remontée après Barroso et les autres clowns de la Commission pour avoir négocié un truc pareil.

              Une enième embrouille ? Le début d’autre chose en Europe ? Le début de la fin pour tout le monde ?


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 28 juillet 2014 05:39

              lermontov,
              Si vous mettiez les liens où vous avez trouvé l’info, ce serait mieux.
              Si l’Allemagne, qui a bien plus d’intérêts à défendre du côté de la Russie que du côté Washington, se met à ruer dans les brancards, c’est une super bonne nouvelle !


            • alinea alinea 27 juillet 2014 21:07

              J’adore votre emploi du futur !! enfin, façon de parler !


              • oj 27 juillet 2014 23:01

                epicentre , peut-etre...
                il faut eviter qu’elle devienne un centre de conflit USA/URSS

                Quant à la dépendance vis a vis des USA :
                un gaulois lambda peut penser : j’ai été envahi par les romains et j’y ai gagné en développement, j’ai été colonisé par les americains et j’y ai gagné en liberté et en développement ; si ca avait été par les russes , j’y aurait perdu.
                De plus, plus de guere de 60 ans ; d’autre part si je le veux je peut m’installer et faire du business partout dans le monde et revenir en france.
                Alors du point de vue d’un individu tout cela est tres relatif et virtuel.


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 28 juillet 2014 06:14

                  oj,
                  Les 3/4 des gaulois lambda savent que les médias mentent.
                  Seuls ceux qui prennent le temps de chercher et de croiser les informations ont quelques chances de comprendre quelque chose...
                  77% des Français ne font pas confiance aux médias.
                  Et seuls 8% font confiance au PS, à l’ UMP ou au FN...


                  « Mépris, mensonges et truquages », témoignage sur le journalisme français d’une jeune stagiaire sud coréenne.

                • Lou Lou 28 juillet 2014 02:11


                  Sans oublier la corruption des politiciens et des oligarques de l’ Europe ...estimation 120 milliards d’ euros ....
                  Les pires l’ Italie, l’ Espagne ....
                  http://rt.com/shows/sophieco/175340-corrupt-eu-economy-money/


                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 28 juillet 2014 06:04

                    On peut constater que sur les évènements en cours, Ukraine, Gaza, Libye, Irak, Syrie, Mali, Russie, USA, Israël.. etc, le site du Front National, est d’une discrétion de violette..., circulez, ya rien à voir ! Pas la moindre petite déclaration pour des sanctions contre Israël ou un cessez-le -feu à Gaza ...


                    Paul Craig Roberts a écrit un 2e article publié sur le site de Berruyer : « Les crises » :
                    « Washington est en train de transformer en guerre la crise ouverte en Ukraine »

                    • chantecler chantecler 28 juillet 2014 07:24

                      Le suicide de l’Europe a bien été lancé sans nul doute en 1914 : la seconde guerre mondiale n’en est que la prolongation ou la conséquence .
                      Et encore il y aurait beaucoup à dire sur le traité de Versailles et l’hypocrisie des démocraties alliées qui l’ont signé mais n’ont rien fait pour le faire respecter , ravies que notre pays soit en difficulté .
                      Faudrait tout de même avoir en mémoire le nombre de victimes et les destructions en Belgique , Hollande et dans notre pays : il existe encore des zones impropres à la vie normale tant la concentration d’obus classiques ou à gaz , de ferraille , de plomb de matières explosives et le bouleversement de la géographie sont intenses ( zones rouges, cf wiki).
                      Mais puisque vous parlez de la seconde guerre il faudrait tout de même se souvenir que l’URSS était considérée alors comme alliée dans la lutte contre les barbaries fascistes .
                      Et qu’elle en a payé un prix énorme .


                      • Spartacus Spartacus 28 juillet 2014 08:49

                        Sur Agoravox chaque week end c’est la foire aux textes les plus délirants de l’apologie du communisme et de l’anti américanisme dans le bandeau central.


                        Les bolcheviques nous refont l’histoire.
                        Il ont « oublié » que les russes ont déclaré la guerre. Qu’ils ont tué plus de civils que les Allemands en Pologne, qu’ils ont envahis la finlande.
                        Qu’ils ont perpétué des massacres de masse et mis en famine volontaire la moitié de l’Ukraine.

                        Que l’idéologie communiste a tué 100 milllions de personnes.

                        Que les communistes Français n’étaient qu’une filiale de l’URSS, ont accueillis les Allemands avec des drapeaux et des offres de service.
                        Qu’ils ne sont entré en résistance qu’en 41 par fidélité aux russes.
                        Qu’avant guerre ils détruisaient l’effort de guerre et les usines de production en France.
                        Les communistes Francais ont formé les « camarades » du Cambodge et avec leurs idées ont massacré 2 millions de personnes.
                        Que le PCF a été financé par l’URSS jusqu’aux années 80.

                        Boudarel a tué 300 Francais.

                        Ces gens là après guerre ont profité de la débâcle pour engendrer la France d’aujourd’hui, avec les régimes spéciaux, les privilégiés de l’état, les monopoles, la dictature sociale, une éducation nationale la pire du monde qui sème le communisme dans les programmes. Les syndicats les plus corporatistes et minoritaires du monde mais les plus sectaires.

                        Les communistes Français vivent dans des réserves gardées, « les services publics », ou ils se reproduisent en cercles fermés par cooptation, clientélisme, syndicalisme ou favoritisme.

                        • Trelawney Trelawney 29 juillet 2014 16:24

                          « Les communistes Français vivent dans des réserves gardées, « les services publics », ou ils se reproduisent en cercles fermés »

                          Et les mélanges consanguins ne font jamais bon ménage.

                          Je suis globalement d’accord avec ce que vous dites Spartacus, mais il faut revenir à l’origine du problème : Le marxisme qui n’est qu’une escroquerie intellectuelle.

                          De toute façon, comme ils vivent en vase clos, il ne nous causent pas à nous. Pourtant je suis prêt à échanger des idées avec un communiste, mais le libre échange n’est pas dans leur principe.


                        • Torvald 28 juillet 2014 09:51

                           

                          Il est toujours intéressant d’essayer de grandes synthèses. Celle-ci semble pertinente.
                          Sur l’affaire d’Ukraine en particulier, à ma petite échelle suis en désaccord complet avec la plupart des commentaires et du sieur Roberts.

                          Sans être un bisounours et dans le cadre de la Realpolitik, la plus communément admise, l’hypothèse est que Obama et son administration cherchent à calmer le jeux avant toute chose. Ce qui trompe la vue, c’est qu’il hérite de la politique agressive, tous azimuts de Bush et les neocons. Il se retrouve, tel le jongleur en assiettes chinoises, et alors que sa spécialité le tourne plutôt vers la politique intérieure, le social et le sociétal, à devoir gérer, l’Afghanistan, l’Irak, deux problèmes empoisonnants à dégager au plus vite, puis subitement la Syrie, l’Egypte, l’Ukraine et maintenant, la Libye et Israel//Gaza, excusez du peu.

                          Concernant l’Ukraine on part du fait que les preuves flagrantes du tir contre le MH venant du côté rebelle équipé par les Russes, existent via les satellites de tout le monde, et pas seulement des américains. Et pas d’un énorme mensonge à la Colin Powell, cette époque étant révolue car trop énorme et porteuse de discrédit.
                            
                          Il s’agit donc de laisser du temps au temps, pour que la situation ne dégénère en aucun cas. Toute proportion gardée, ça rappelle la crise de Cuba, et la méthode de gestion de crise des Kennedy. Pour cela il faut en face un interlocuteur assez sensé, et ça semble être le cas.

                          • Claude Selva 28 juillet 2014 15:59

                            @Torvald : Vous écrivez :« Concernant l’Ukraine on part du fait que les preuves flagrantes du tir contre le MH venant du côté rebelle équipé par les Russes, existent via les satellites de tout le monde, et pas seulement des américains. »

                            Vous avez des sources ?

                          • jozwa 28 juillet 2014 09:56

                            « …la subversion de l’Europe par le régime nazi. Celui-ci à son tour a été détruit par l’intervention américaine, qui n’attendait que cette occasion pour se substituer à l’Europe dans la domination de l’occident. »

                            C’est certainement votre intime conviction, mais avez vous lu, ne serait-ce que, « Wall Street et l’ascension de Hitler » de Antony Cyril Sutton ?


                            • chantecler chantecler 28 juillet 2014 11:18

                              Et par l’Union Soviétique (qui n’a pas déclaré la guerre que je sache ) n’en déplaise à notre légendaire Spartacus qui ne sait pas que ce dernier était à la tête d’une révolte des esclaves .
                              Probablement un bolchevique !  smiley


                            • Spartacus Spartacus 28 juillet 2014 12:20

                              Va falloir lire le livre noir du communisme pour apprendre l’histoire du sang sur les mains du PCF, seul parti Français ouvertement collaborationniste.....


                              Les communistes furent donc non seulement aussi racistes que les nazis, mais ajoutèrent l’épuration de classe à l’inventaire de leurs monstruosités.

                              En France vous avez même commencé la guerre par l’organisation de la destruction des usines d’armement de la France.

                              ---Comme le dit la déclaration d’intention du 20 juin 1940 du PCF aux nazis, « notre lutte a facilité votre victoire »« pour l’URSS nous avons bien travaillé par conséquent par ricochet pour vous »....

                              Vous niez, êtes dans le dénis ? Comme à votre habitude les cocos ?

                            • titi 28 juillet 2014 14:01

                              @chantecler

                              « Et par l’Union Soviétique (qui n’a pas déclaré la guerre que je sache ) »
                              En effet.
                              L’URSS a envahi la Finlande, la Pologne, la Lituanie, la Lettonie, et l’Estonie sans aucune déclaration préalable.


                            • Trelawney Trelawney 29 juillet 2014 16:35

                              l’Union Soviétique (qui n’a pas déclaré la guerre que je sache )

                              le Japon non plus n’a pas déclaré la guerre. Enfin pas tout de suite. Monsieur chantecler vous vous arc-boutez sur des principes qui n’ont aucune existence légale ou même morale.

                              Depuis quand faut-il remplir une déclaration de guerre en bonne et du fourme pour faire la guerre. Sui c’est le cas, envoyez moi le formulaire car je ne le connais pas.

                              En 41 les Russes sont entrés en guerre et hop aussitôt après les communistes français sont entrés en résistance. Le patriotisme d’un communiste me ferra toujours rigoler.

                              Quand je me suis engagé dans l’armée en 1976, nous n’avions à l’époque qu’un seul ennemi : le communiste qu’il soit de l’intérieur comme de l’extérieur. Ce n’était pas pour défendre « les intérêts du capital » comme ils disent. C’est juste pour défendre nos libertés


                            • millesime 28 juillet 2014 14:22

                              @oj « il faut éviter que cela devienne un conflit USA/URSS) désolé mais l’URSS n’existe plus ! il y a toutefois des gens (comme spartacus) qui ne l’ont pas encore compris.
                              quant à l’auteur, il serait quelque peu  »atlantiste" que cela ne serait pas étonnant, bien qu’il risque de s’en défendre.
                              La France devra choisir tôt où tard, ce sera soit le mur ou les BRICS
                              Faire ce qu’aucun gouvernement n’a fait. Imposer une politique de crédit public pour investir dans l’équipement de l’homme et de la nature, assainir son environnement financier par une vraie séparation bancaire, et rompre avec les faux monnayeurs de la City, de Wall Street et de Francfort. Hors de l’ UE et de l’ OTAN.
                              Une politique risquée ?
                              Bien sûr, mais continuer comme on va l’est bien d’avantage, entre austérité destructrice et fuite en avant vers la guerre.
                              http://millesime57.canalblog.com


                              • millesime 28 juillet 2014 18:14

                                « L’Union Européenne a l’intention de contrôler tous les pays du flanc Ouest de la Russie. Et si le peuple ne veut pas (les intégrer), nous le ferons quand même »
                                dixit : Herman Van Rompuy, président du Conseil Européen, dans une interview à De Standaard à propos de l’intégration de l’ Ukraine à l’UE, mai 2014

                                Il ne parle pas notre langue, vous n’avez pas voté, mais il vous représente quand même (Fermez là !)


                                • Furax Furax 29 juillet 2014 12:34


                                  Voilà une info qui va certainement faire la une de nos merdias :
                                  http://www.wikistrike.com/2014/07/mh17-un-pilote-ukrainien-affirme-avoir-abattu-l-avion.html
                                   smiley


                                  • Trelawney Trelawney 29 juillet 2014 20:05

                                    La fin de la seconde guerre mondiale a crée 3 faits majeurs :

                                    1 la suprématie mondiale au niveau économique, social, militaire, politique des USA sur tout autres pays ou groupes de pays de la planète. Cette domination est due au fait qu’ils n’ont pas eu à subir une invasion quelconque alors que tout le reste du monde Asie comme Europe était exsangue de plusieurs années de conflit.

                                    2 La réunification militaire de tous les pays sous influence de l’URSS et la création du rideau de fer. Par cette ligne de démarcation, le gouvernement communiste Russe avait décidé, à l’époque, d’isoler la population de son pays et des pays sous sa zone d’influence du reste du monde.

                                    3 L’opposition de deux économie de marché : une entièrement sous le contrôle de l’état où la propriété est abolie et où tout habitant dépend directement de l’état pour sa scolarité, son travail, sa santé, sa défense et sa culture. Et une autre basée sur une économie de libre entreprise, comme elle existait dans tous les pays (sauf l’URSS) avant la seconde guerre mondiale.

                                    Les pays de l’Europe occidentale à l’époque liée par des traités se trouvaient séparés par un no man’s land face d’une région ostracisée et considérée comme un nouvel ennemie supérieur militairement. Il a fallu créer une alliance avec les USA et l’Otan est né. La France a quitté l’Otan le jour où elle posséda la bombe atomique qui lui assuré une indépendance militaire et politique sur le reste du monde. Elle n’avait certe pas les moyens d’atomiser la planète, mais elle avait de quoi lui casser un bras.

                                    Tant que l’URSS était là, il est certain que la zone de conflit se trouver être l’Europe. Et l’implantation de fusées Pershing face aux fusées SS20 russes prouvait qu’ils allaient être atomisé dès les premières minutes du conflit. Les Russes et les Américains ayant trouvé un « gentleman agrément » en matière de conflit nucléaire à savoir : On atomise l’Europe Est et Ouest et après on discute avant de lancer les missiles intercontinentaux. Sauf que dans ce plan si bien préparé (Les Russes et les Américains étaient tellement ennemies qu’on aurait dit des amis), la France avec ses 80 missiles sur sous marins faisaient office de vilain petit canard.

                                    Aujourd’hui :

                                    L’Europe est en crise (monétaire et économique) comme une bonne partie du monde (Amérique latine, Afrique, une partie de l’Asie et USA). Les pays qui ne sont pas en crise économique qui sont essentiellement les pays producteurs de matières premières subissent le contre coup de cette crise.

                                    La Russie est en crise politique et n’arrive plus à conserver sa zone d’influence que ce soit en Roumanie, Hongrie, Pays Baltes, Pologne, Géorgies, Ukraine, Biélorussie, Bulgarie, République tchèque et Slovaquie . On ne parle plus de la Mongolie et de l’Afghanistan ni des pays musulmans autour de l’Iran et de la mer Caspienne.

                                    La totalité des finances de la Russie est à Londres et le pays s’enfonce dans une crise sociale. Le seul fait que la Russie est une dictature permet à Poutine de sauver la face. 

                                    Il ne faut jamais pousser une bête fauve dans ses derniers retranchements. Et la Russie est une bête fauve. mais il faut avouer qu’elle s’y est mise toute seule sans l’aide de personne. Ils s’y sont mis parce qu’ils ont adhéré à une idéologie marxiste qui relève plus de l’escroquerie mentale que d’un principe économique coulé dans le bronze. Et parce qu’à l’inverse de la Chine s’ils s’en sont pas sorti ils veulent y retourner comme on aimerait retourner en enfance.

                                    Quant à l’UE ou du moins les pays qui la constitue, ils sont assés grands pour se sortir eux même de la crise économique dans laquelle ils sont plongés quitte pour cela à faire table rase des principes « d’état protecteur », « garantie sociale » n’en déplaise à ses habitants


                                    • Hannibal GENSERIC Hannibal GENSERIC 30 juillet 2014 08:26
                                      La guerre approche, La Russie (et l’Humanité) ont-elles un avenir ?
                                      Le gouvernement russe a enfin réalisé qu’il n’avait aucun « partenaire » occidental, et se plaint amèrement de la propagande mensongère et de la désinformation publiée contre lui sans la moindre preuve par Washington, ses vassaux européens et la presse prestituée [jeu de mots composé avec presse et prostituée]. Peut-être le gouvernement russe pensait-il que seuls l’Irak, la Libye, la Syrie, la Chine et Edward Snowden feraient l’objet de mensonges et de diabolisation de la part de Washington.

                                      Il était assez évident que la Russie serait la prochaine sur la liste.
                                      L’Europe complice de sa propre chute 
                                      Le gouvernement russe et l’Europe doivent voir plus loin que la propagande de Washington, parce que la réalité est bien pire. Le Commandant Suprême de l’OTAN Breedlove et la proposition de loi n°2277 du Sénat montrent clairement que Washington prépare, avec l’Europe, la guerre contre la Russie (voir mon billet précédent).
                                      L’Europe hésite à s’aligner sur Washington pour inclure l’Ukraine dans l’OTAN. Les Européens comprennent que si Washington ou ses larbins à Kiev provoquent une guerre contre la Russie, l’Europe sera la première victime
                                      Washington s’impatiente du manque de complaisance de ses vassaux. Rappelez-vous de la tirade « fuck the EU » de la Secrétaire d’État adjointe, Victoria Nuland. Et c’est justement ce que Washington est sur le point de faire
                                      Source : www.paulcraigroberts.org

                                      http://numidia-liberum.blogspot.com/2014/07/la-guerre-approche-la-russie-et.html


                                      • gogoRat gogoRat 30 juillet 2014 13:04
                                        • "Ayant bradé à l’Amérique et à l’Allemagne ses investissements dans les grands programmes industriels, ayant renoncé à tout effort pour se doter de moyens d’action dans le monde des réseaux numériques, déchirée par des conflits entre minorités religieuses, poussant sa jeunesse à s’expatrier dans d’autres parties du monde plus prometteuses, il ne lui resterait que des prophètes hallucinés ...« 

                                        La force brute, la rhétorique ... et les techniques sont les leviers qui gouvernent le monde.
                                         La combinaison de tout ça nous a donné MAD (Mutual Assured Destruction)
                                         Si on regarde froidement les cartes sous cet angle, le principal atout dans ce jeu de dingues, des »personnes morales« Europe, ou France, reste aujourd’hui le nucléaire franco-français ...
                                         Sachant que dans ce jeu-là, le décisif ne dépend ni de la taille du joueur, ni de la surabondance de bombinettes à sa disposition ... mais plutôt de l’imprévisibilité du ’délégué du peuple’ susceptible d’appuyer sur Le bouton - et de sa réputation à savoir péter les plombs ...

                                         Moralité : les peuples (dotés de la capacité nucléaire), intelligents, ont compris qu’ils n’avaient pas intérêt à élire des gens trop sages.

                                         .... sauf que voilà le problème :
                                         pas étonnant que la facilité (intellectuelle et morale) s’installe inexorablement
                                         si bien que l’effort indispensable au maintien de technologies (trop ?) avancées a tendance à être délégué lui aussi ( à des geek, top-ingénieurs et autres Chercheurs ,vus comme des savants fous, qu’on voudrait considérer comme un peu autistes ...)
                                         à tel point que le populos qui refuse le »sapere aude« des Lumières s’écarte de la capacité à préserver son outil-miracle de folie banalisée ... et, s’écartant du devoir citoyen de participer par lui-même à l’effort d’équilibre démocratique ... se met par défaut à la merci du premier pervers acharné qui, lui, saura cultiver l’idée fixe hégémonique

                                         »La plupart des gens préféreraient mourir que réfléchir. C’est d’ailleurs ce qu’ils font" - disait Bertrand Russell

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