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Accueil du site > Actualités > Europe > L’Europe et le totem-euro

L’Europe et le totem-euro

Une bonne vingtaine de députés néo-nazis au parlement grec. Mme Merkel devrait y réfléchir. Comme du fait que son modèle d’austérité a sans doute fait perdre la présidence à son bouillon allié, Nicolas Sarkozy. Car la fameuse crise, que tout le monde s’accorde à identifier comme financière, reste avant tout éminemment politique. La conduite des affaires par l’UE et les pays membre les plus importants, celle dite d’austérité, continue à produire des effets de plus en plus spectaculaires d’ingouvernabilité. Ces fameux médecins qui nous gouvernent et qui voudraient notre bien malgré nous, comme le dit astucieusement Daniel Khon-Bendit, à force de cures, ils vont finir par rendre le patient moribond. C’est-à-dire à mettre en péril la seule valeur communément assumée en Europe, celle de la démocratie. Des Pays-Bas à la Belgique, de la Hongrie à la Norvège, de la Roumanie à l’Italie ou la France (sans oublier la Suisse) une fronde polymorphe extrême – droitière plane désormais sur l’Europe alimentée essentiellement par les instances européennes elles-mêmes, ses décisions et sa politique. Puisque l’Europe se croit docteur, qu’elle médite sur la maxime d’Hippocrate : avant tout ne pas faire du mal

L’Europe doit sérieusement se remettre en cause ne serait-ce que du fait, que depuis qu’elle gère la crise elle ne fait que produire du chaos. Chaos économique (avec une spirale vicieuse – et vertigineuse - de la dette), chaos politique (sept gouvernements ont perdu les élections depuis la « crise », pas de majorités stables malgré des systèmes électoraux bétonnés), chaos social (des peuples au bord de la crise de nerfs, paupérisés, acculés au chômage et à des conditions de travail précaires), chaos qui se traduit systématiquement par des sentiments désormais conquérants : une défiance des peuples européens vis-à-vis de l’UE, une poussée des sentiments racistes et xénophobes, un repli de soi, dont les gouvernants ne peuvent que les prendre en compte, créant, à l’ère de la mondialisation, les conditions d’un nouvel isolationnisme. La même politique engendrant les mêmes effets, la Grande Bretagne et l’Allemagne entre autres, risquent de connaître le même sort politique : des minorités agissantes bloquant les institutions et créant des impasses électorales, une radicalisation des extrêmes, des formes inédites de contre-pouvoir empêchant la routine politique traditionnelle et les alternances habituelles. Ces prémices chaotiques se renforceront élection après élection, conflit social après conflit social, impasse politique après impasse politique, tant que gouvernants et EU feront la sourde oreille et pondront des pis aller, s’ « inquiéteront » de la montée des mouvements radicalisés, ou créeront des « observatoires du terrorisme » et autres « structures de veille », remplaçant la culture du résultat par celui de l’observation. Pas besoin d’observatoire de quelque sorte pour voir, à l’œil nu, qu’être à ce point obnubilé que par la volonté de donner gage après gage au marché produit pour les citoyens une austérité désormais insupportable. Le peuple grec a subi, depuis des mois, un tel sacrifice, qu'il y a un sentiment de révolte parmi la population. Elle vient de s’exprimer lors de ce scrutin. C’est fort inquiétant vient de déclarer le ministre des affaires étrangères Alain Juppé. Soit. Et quelle est la réponse ? Commission, Allemagne, FMI, continuent à peser : il faut des mesures supplémentaires d’austérité. 

 L’économiste et prix Noblel, Paul Krugman dans un article du New York Times s’indigne : Les français et les grecs se sont révoltés. Et ils ont eu raison ! La stratégie de l’austérité, imposé par l’axe franco-anglais aux pays de la zone sud de l’euro a complètement échoué. Limiter encore plus les dépenses rend la dépression encore plus grande, comme le montre aussi l’exemple Irlandais. Même le très orthodoxe Wall Street Journal conclue de manière caustique : Il est un peu tôt pour commencer des comparaisons avec la période de l’entre deux guerres, époque qui donnèrent racine au fascisme, au communisme et le nazisme en Europe. Mais en donnant aux partis « traditionnels » la possibilité d’échouer et d’échouer encore, l’Europe risque la répétition de ce scénario. Les grecs, dit hypocritement le WSJ ont de sérieuses raisons de s’indigner envers Bruxelles. Les paquets d’aide n’ont absolument rien fait pour réduire leur propre dette.  En effet, ce journal sait très bien que ces fameux paquets ne visaient en rien la dette grecque : il s’agissait, une fois encore, de sauver les banques exposées à cette dette, et peu importait la paupérisation de tout un peuple et les conséquences qui en résultent.

Aucune crise économique n’épargne une société d’une expression politique de cette crise. Continuer à faire comme si rien n’était ne fera qu’à renforcer les tendances chaotiques et, en fin de compte, porter la crise au cœur même de l’Union Européenne. Peut-être que celle-ci sera salutaire et imposera de la démocratie à un structure technocratique qui croit pouvoir encore gérer (et conditionner) la démocratie de ses pays membres. Après tout, l’Europe, n’existe théoriquement que pour promouvoir les valeurs de progrès, de justice sociale, d’équité et de justice et pour éviter la guerre. Si elle fait le contraire, si son seul but n’est plus que de se prosterner devant le totem euro, se vouer au dieu du marché, qu’elle succombe sous le poids de ses propres contradictions…


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121 réactions à cet article    


  • Yvance77 8 mai 2012 09:16

    Bonjour,

    Je crois sincèrement que le nœud du problème se situe dans les politiques économiques - blanc bonnet et bonnet blanc - menées par les deux groupes qui ont la charge des pays en Europe.

    En effet, droite et gauche s’alternent dans diverses contrées, au gré des humeurs des peuples (Roumanie, GB, Italie, Espagne, France sans parler de la Belgique etc...) sans que cela ait un quelconque bienfait sur les comptes, la dettes, les aspirations, et j’en passe.

    A suivre aveuglément Monsieur FMI et ses croques-mort de la finance c’est la catastrophe et le chaos qui nous attend, seuls les pays tels que : l’Islande, le Venezuela, l’Argentine etc... s’en sont admirablement sortis en tendant le majeur bien haut.

    On ne le dira jamais assez, et il faudra se battre un jour sans aucun doute doute mais : « cette crise et cette dette ne sont pas les nôtres », et nos dirigeants nouveaux feraient bien de ne pas l’omettre dans leurs réflexions futures.

    Que les extrêmes gagnent du terrain est tout sauf une surprise ... de la misère naît la colère, surtout si on en prend pour vingt ans.

    La bêtise des politiques est d’avoir laisser les coudées franches au marché, en passant que ce dernier allait ce réguler de lui-même. Et bien non, celui-ci comme tout bon cheval de trait à besoin d’être bridé.

    Et tant que l’on ne forcera pas les « banksters » à rendre les armes, rien n’ira... sauf l’inéluctable à moyen terme


    • L'enfoiré L’enfoiré 8 mai 2012 10:04

      Bravo à l’article. Bien dit Yvance.
      Pour ceux qui connaissent l’anglais, le blog de Krugman.
      Le 10 mai, il sera interviewé chez nous.Krugman est Keynisien convaincu.
      En l’état, il ne voit aucun signe d’espoir pour l’Europe.
      L’austérité est une folie politique.
      C’est comme une voiture qui a un batterie à plat qu’il suffirait de mettre 100$ pour faire repartir.
      Aux States, tout reprend, doucement.
      Les Républicains sont pour lui des imbéciles.
      A écouter, c’était ce matin.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 8 mai 2012 13:12

      @ Yvance :


      « Les deux groupes qui ont la charge des pays en Europe.... » Blanc bonnet et bonnet blanc,vous le dites.  Il n’y a qu’en seul parti : celui des Banquiers. Il faut s’en défaire. Le reste est enfumage. J’ai appelé à l’abstention, mais les Français se gargarisent encore de mots, « Gauche », « Droite » alors que le problème est « en Haut -vs- »en Bas«  : un cheptel de jocrisses, exploité par une toute petite minorité d’exploiteurs. Il faut se débarrasser de cette petite minorité qui est une moisissure à la surface de la société.

      Pour détourner les gens du vrai problème, on éructe d’autres mots »Fascisme«  »Communisme« , dont plus personne ne connait le sens et qui ne représentent plus des idéologies, mais des caricatures de ces idéologies et qu’on utilise comme injures pour faire détester par les gens simples ceux qui voudraient frapper à la porte de la Banque.

      Nous ne sommes plus en 1930. Il n’y plus de Fascisme et le Communisme n’a jamais eu lieu. Bien sûr, il y toujours des similitudes au palier des problèmes - c’est la même l’injustice qui revient sous un nouveau masque - et il y en a aussi au palier des solutions : il faut échapper à l’hypnose du discours dominant, arracher le masque de ceux qui exploitent et les détruire. Mais que le drapeau soit rouge, ou noir, ou blanc, ou bleu, il faut, comme disait Jeanne, » bouter les Anglois hors de France"... ce qui aujourd’hui s’entend prendre les banques et pendre les banquiers. Les Grecs commencent à comprendre. 

      Pierre JC Allard



    • Henri Francillon Henri Francillon 8 mai 2012 13:28

      Vous êtes un homme lucide Pierre JC Allard, honneur à vous.


    • Gens_d_Ormesson Gens_d_Ormesson 8 mai 2012 13:54

      @ Franchouillard,

      Et vous un bel imposteur qui se ridiculise par la diffusion de contre-vérités qu’il ne prend même pas le temps de démentir...
      Je vous conseille de vous faire petit, et pourquoi pas prendre quelques jours de repos. D’ici-là, on vous aura peut-être oublié... Mais pas sûr.

      Sinon, revenez sur votre fil nous démontrer qu’on a tort. smiley

      PS : désolé pour le HS


    • epicure 8 mai 2012 19:12

      Le nœud du problème c’est que les partis gouvernementaux qui se disent de gauche, n’ont plus de véritable politique de gauche, ils ont déplacé leur politique économique vers al droite sans volonté de réformer le capitalisme, de contrôler la finance, ils votent les mêmes textes européens que la droite , du coup l’alternance se transforme juste en changement de têtes et de symboles politiques.
      Résultat en Grèce, maintenant que les grecs s’en sont rendus compte, le pasok a perdu plus de la moitié de ses voix, et c’est la gauche radicale qui prend la tête de la gauche.


    • paOptiMiste 9 mai 2012 19:07

      Je ne comprends pas la surprise des gens par rapport à la catastrophe européenne.

      Et surtout je ne comprends pas que l’on cherche encore et encore à « comment améliorer le fonctionnement de l’ue ».

      Il suffit pourtant de bien écouter les vidéos de F. Asselineau, les réécouter même à l’occasion, pour se rendre compte de l’arnaque organisée.

      Ensuite, il faut bien être à l’écoute de ce qui se passe dans le monde et en France, pour que les pièces du puzzle se mettent en place immédiatement et clairement.

      Comment se fait-il que Monsieur Obama demande aujourd’hui aux pays européens d’oeuvrer pour améliorer la croissance ? (vu en bandeau sur LCI hier et avant hier) Monsieur Obama est le président du monde ? de l’union européenne ? heuu oui peut être bien qu’il est le superviseur ! on nous aurait menti alors ? l’union européenne pour concurrencer les states (entre autres) ?

      Comment se fait-il que Monsieur Obama s’inquiète du sort des pays européens (mis à part pour des raisons mercantiles) et de leur devenir à court terme ?

      Est-ce que la poussée des partis extrêmistes inquiètent Obama ou au contraire va servir son projet ?

      Enfin c’’est pourtant bien clair, et correspond en tout point avec les projets dénoncés par F. Asselineau.

      Je ne suis pas une fervente de l’upr, je ne vote pas, je suis abstentionniste, donc inutile de venir me dire que je prêche pour Asselineau.

      Ce sont ses théories qui sont intéressantes, ce qu’il nous apprend, il m’a donné une lecture du monde que je ne soupconnais pas.

      Pour ça aussi que le vote me semble bien inutile. Mais pour comprendre, il faut avoir l’envie de savoir, et pour ça, il faut prendre le temps d’écouter ses conférences sur l’union européenne. Ensuite, on pourra discuter du vrai projet de la mise en place de « la désunion européenne ».

      Putain mais quelle arnaque !!!

       

       

       

       


    • Yvance77 8 mai 2012 09:21

      *** qui nous attendent et se réguler (pardon)


      • sisyphe sisyphe 8 mai 2012 09:29

        Excellente analyse, Monsieur Koutouzis.

        La rigueur allemande à obliger les pays européens à se prosterner devant les marchés, à renflouer les banques, et à paupériser les citoyens , ne peut que renforcer la colère légitime des peuples d’Europe, et favoriser la montée des extrêmes ; et, comme toujours en cas de crise, les nationalismes, avec désignation de boucs émissaires.

        L’Europe est malade du vide politique qui laisse les pays totalement à la merci des mafias financières, et risque de le payer de plus en plus cher.

        Va-t-il falloir attendre des affrontements civils, à l’intérieur même des pays européens, pour comprendre enfin la nécessité de changer les règles, de mettre fin à l’austérité qui ne peut, en aucun cas, régler quelque problème que ce soit.

        Alors qu’aux Etats Unis, en Angleterre, au Japon, les Banques centrales alimentent largement de quoi couvrir les déficits, l’Europe, les yeux bandés, continue à se saboter elle-même, en laissant son sort entre les mains des spéculateurs et des banquiers.

        Les états européens ne doivent plus dépendre des banques pour obtenir l’argent dont ils ont besoin pour fonctionner, et les dettes illégitimes doivent être supprimées, pour permettre aux pays d’Europe de renouer avec la croissance, et de protéger leurs citoyens.

        Il y a urgence absolue, avant que la colère des peuples en vienne à des extrémités qui ne pourront être que l’augure de solutions dramatiques pour les citoyens européens.

        L’Allemagne est le principal responsable de cette pente dangereuse ; il est plus que temps de la contraindre à accepter un changement des règles, avant qu’il ne soit trop tard.


        • lagabe 8 mai 2012 09:47

          citer
          Alors qu’aux Etats Unis, en Angleterre, au Japon, les Banques centrales alimentent largement de quoi couvrir les déficits, l’Europe, les yeux bandés, continue à se saboter elle-même, en laissant son sort entre les mains des spéculateurs et des banquiers.

          50 chiffres incroyables sur l’économie des États-Unis en 2011 - Fortune

          le déficit Américain comme anglais est supérieur à celui de la Gréce , tu cites de trés bon exemple, en clair en couuvrant les déficits , on ne résoud pas les problèmes

          La seule solution pour ma part sera par un doublement voire triplement des impôts (surtout appliquer aux plus riches), je vois pas pourquoi on paye moins d’impôts par rapport à 30 ans et pourquoi on aurait plus de droits


        • lagabe 8 mai 2012 10:17
          Les politiques monétaires expansionnistes des banques centrales permettent de circonscrire l’incendie à court terme mais elles envoient des signaux faussés aux marchés qui se paieront à long terme estime Nicolas Bouzou, économiste chez Asterès.

          Contrairement à ce qu’on a pu lire ici ou là, la crise actuelle a très peu à voir avec celle des années 1930. Parmi toutes les différences, le comportement des politiques économiques, restrictives après 1929, incroyablement expansionnistes après 2008, tant du point de vue budgétaire que monétaire. Les banques centrales, qui devraient être en principe des temples de conservatisme, ont beaucoup innové, mettant au point quantitative easing et LTRO (refinancements à long terme des banques). Aux Etats-Unis, mais surtout au Royaume-Uni et encore plus au Japon, les banques centrales monétisent les dettes publiques dans les grandes largeurs. Résultat : les marchés sont inondés de liquidités, qui viennent s’investir là où elles le peuvent : matières premières, immobilier haut de gamme, actifs financiers (obligations publiques bien sûr mais aussi actions d’entreprises...).

          Comme toujours en économie, pour juger du bien-fondé de ces politiques, il faut mettre dans la balance les coûts et les avantages, sachant que, comme souvent, les avantages se perçoivent à court terme, alors que les coûts s’exprimeront à long terme (pour les puristes de la politique économique, il faudrait introduire dans le raisonnement un « taux d’actualisation » qui permette de donner un « prix » au temps). Les avantages, on les voit clairement : les Etats peuvent se désendetter en douceur, les marchés ne plongent pas, les banques restent à peu près liquides, en tous cas suffisamment pour continuer leurs activités de base à peu près normalement. Des coûts en revanche on ne parle jamais. Et pourtant ils sont bien réels : trop de liquidité, ce sont des prix d’actifs qui envoient des signaux faussés (exemple : la délirante introduction boursière de Facebook ou la surévaluation de certains marchés immobiliers) et donc des investissements qui ne sont pas forcément au bon endroit (les anglo-saxons parlent de malinvestment). N’oublions pas que la crise de 2008 trouve justement ses racines dans les excès de liquidité hérités de l’ère Greenspan aux Etats-Unis.

          L’idée, largement partagée par les acteurs financiers, selon laquelle il faut toujours plus de liquidité, est donc incroyablement dangereuse. Elle traduit l’incapacité du secteur à se projeter dans une logique de moyen et long terme, toujours au profit du court terme.

          en clair , ça ne résoud pas les problèmes structurels



        • moussars 8 mai 2012 12:20

          "Alors qu’aux États-Unis, en Angleterre, au Japon, les Banques centrales alimentent largement de quoi couvrir les déficits, l’Europe, les yeux bandés, continue à se saboter elle-même, en laissant son sort entre les mains des spéculateurs et des banquiers."

          En clair, pour ceux qui n’auraient pas compris : avec cette Europe-là, avec des Schumann et des Monnet qui ont travaillé pour les anglo-saxons, il ne pouvait y avoir d’autre résultat. Le plan Marshall devait être rentabilisé...
          En cas de difficultés, c’est l’Europe qui devait servir de disjoncteur à ces derniers.
          Dans l’avant dernier panel des commissaires européens, plus des 2/3 avaient été formés aux U.S.A....
          Quant à l’ancien maoiste Baroso, aux études financés par les services américains...

          Ne pas vouloir partir des faits, mettre sous le boisseau la mainmise américaine sur l’Europe depuis le départ de l’Europe (Stay behind (Gladio) ou pas), c’est disserter dans le vide et de manière irresponsable.
          Le nombre croissant d’organisations transatlantiques au service des anglo-saxons va dans ce sens...


        • sisyphe sisyphe 8 mai 2012 13:07

          Par schweizer.ch (xxx.xxx.xxx.72) 8 mai 10:05

          « ...comme toujours en cas de crise, les nationalismes, avec désignation de boucs émissaires. »

          En tout cas, il y en a qui commence à réactiver le Boche éternel... Elle est belle, leur « Union »..

          SAUF QU’il ne s’agit pas ici de l’Allemagne en tant que pays ou que peuple, mais de la POLITIQUE menée par la droite libérale allemande, menée par Merkel, qui va très probablement se faire battre lors des élections législatives en 2013.

          La réorientation de l’Europe peut s’entamer, si Hollande en maintient fermement la volonté ; la plupart des pays européens sont d’ailleurs, déjà, sur cette ligne...


        • sisyphe sisyphe 8 mai 2012 13:22

          @ moussars

          Entièrement d’accord avec vous.

          L’Europe est avant tout victime de la volonté du système hégémonique US de la saborder, pour rester maître du jeu avec le dollar.

          Il est plus que temps que l’Europe adopte, vis à vis de ce système de prédation, les mesures pour se protéger contre les attaques de l’Empire anglo-saxon.

          C’est ce à quoi doit s’atteler F Hollande, en toute priorité, et isoler Merkel, et son parti libéral aux commandes de l’Allemagne, s’il le faut... jusqu’à ce que les Allemands s’en débarrassent, lors des prochaines élections législatives en 2013.

          Parce qu’au lieu de vouloir s’aligner sur le pseudo « modèle allemand », il faut savoir à quel prix celui-ci s’exerce, au détriment du monde du travail.

          Merkel ne s’y trompe d’ailleurs pas, essayant de sauver son parti libéral en pleine déconfiture, par des mesures sociales, comme l’instauration d’un salaire minimum, jusque-là interdit.

          La modération salariale allemande est un des facteurs clés de la compétitivité du pays, et notamment de son industrie. Le revers de la médaille, souvent pointé du doigt par les syndicats, sont des salaires faibles, en l’absence de salaire minimum généralisé, et une précarisation croissante, avec un recours accru dans certains secteurs de l’industrie au travail temporaire et intérimaire.


        • lagabe 8 mai 2012 14:58

          en allemagne , la plus grade chance , c’est avoir une coalition entre le SPD et la CDU


        • paOptiMiste 9 mai 2012 19:08

          Merci Moussars !!!


        • lagabe 8 mai 2012 09:37

          tu penses que l’Argentine s’en est tiré
          extrait
          La présidente argentine Cristina Kirchner multiplie depuis des semaines les mesures de rigueur, réduisant les subventions aux services publics et contrôlant les importations pour faire face à la crise internationale.
          Réélue en octobre dans un raz-de-marée (53,9%), Mme Kirchner a rapidement supprimé 852 millions d’euros de subventions, une mesure qui se traduit par des augmentations des tarifs dans divers domaines.


          Elle a appelé cela « la sintonia fina » ("le réglage en finesse") de l’activité économique, un euphémisme pour éviter le mot « rigueur ».
          "La volte-face dans la politique fiscale et de revenus est éloquente si on la compare avec l’année électorale", dit à l’AFP l’économiste Marina Dal Poggetto du cabinet Bein & Associés.
          En 2011, l’année de la campagne, les subventions avaient atteint un record de 12 milliards d’euros, soit 50% de plus qu’en 2010, selon les chiffres de l’Association argentine du budget.
          Les Argentins vont devoir désormais remplir un formulaire s’ils estiment qu’ils ont besoin d’une subvention pour leurs factures d’eau, d’électricité ou de gaz. Les premiers touchés ont été les services financiers, les casinos, les aéroports, les compagnies pétrolières et de téléphone.
          Dans la capitale, l’Etat a cédé le métro à la ville pour n’avoir plus à le subventionner : le prix du billet a aussitôt augmenté de 127%.
          Pour Marina Dal Poggetto, après avoir enregistré 8% de croissance en moyenne depuis 2003 (8,8% en 2011), l’Argentine "sait qu’elle ne pourra garder ce rythme".
          Cette économiste prévoit une croissance de 3,5% en 2012, en dessous des prévisions officielles (5,1%).
          Le pays sait aussi que son défaut de paiement record (76 milliards d’euros) a fait de lui de 2001 un paria des marchés internationaux, auxquels il n’a toujours pas accès.
          L’Argentine est donc contrainte de faire des économies et d’avoir une balance commerciale excédentaire, afin de préserver ses réserves monétaires qui ont diminué de 4,5 mds d’euros en 2011, passant de 39,5 à 35 mds d’euros.
          Le gouvernement a mis en place, dès le lendemain de l’élection d’octobre, une série de contrôles draconiens sur l’achat de devises étrangères, afin de tenter de limiter la fuite de capitaux.
          La nécessité d’une balance commerciale positive, est devenue « une question d’Etat », selon la Fondation des recherches pour le développement (FIDE).
          L’Argentine, deuxième exportateur mondial de maïs, principal fournisseur international d’huile et de farine de soja, troisième en graine de soja, bénéficie depuis des années de la hausse du prix de ces matières premières.
          En 2011, le pays a eu un excédent commercial de 7,8 mds d’euros, de 11% inférieur à 2010.
          Cette année, le gouvernement prévoit une augmentation de 8,8% des exportations (69 mds d’euros) et de 8,1% des importations (62,5 mds d’euros), soit un excédent de 6,5 mds d’euros.
          Pour y parvenir, il a décidé de contraindre les importateurs à remplir des déclarations détaillées de leurs achats en se réservant un délai pouvant aller jusqu’à dix jours avant de donner son feu vert.
          Ces mesures protectionnistes ont été très critiquées par ses partenaires du Mercosur (Paraguay, Brésil et Uruguay), qui représentent 25% des exportations et 31% des importations argentines.
          « La solution trouvée par le gouvernement a été de contrôler les importations », dit à l’AFP l’économiste Orlando Ferreres.
          "Ce n’est pas une vraie solution, mais c’est assez logique« , estime-t-il.  »C’est du court terme, ajoute-t-il, car le manque de pièces détachées importées freine la production industrielle".
          L’inflation, qui a atteint 25% en 2011 selon les économistes indépendants, demeure la grande faiblesse du modèle argentin.
          Le gouvernement tente pour la première fois de limiter les hausses salariales, au prix d’un conflit potentiel avec les syndicats.
          je suis plutot dubitatif

          • Yvance77 8 mai 2012 09:41

            Oui c’est toujours mieux que lorsque ce pays était sous le joug d’un FMI dictatorial. Tout ne se fera pas en un jour, et le fait de ré-nationaliser les biens du peuple est aussi une bonne chose.

            A noter qu’il a un excédent commercial, ce qui n’est pas si mal, et qu’il a des industries qui produisent et ne délocalisent pas.

            A long terme, cela pet être payant.


          • lagabe 8 mai 2012 09:55

            ils ont peu d’industrie et un trés bon secteur agro-alimentaires donc ils dépendent fortement des cours des matières premières


          • Balian of Ibelin Balian of Ibelin 9 mai 2012 16:58

            @lagabe

            Moi, je suis dubitatif.... sur le fait que l’argentine a renationalisé YPF,
            au détriment de Repsol, le géant espagnol, et que les technocrates de l’UE et les USA,
            comme d’hab....
            tombent à bras raccourcis sur l’Argentine....en demandant des mesures de rétorsion..
            http://www.rts.ch/info/monde/3969261-l-argentine-nationalise-son-petrole-en-expropriant-repsol-de-sa-filiale-ypf.html

            On plonge ainsi l’Argentine dans la difficulté, et après, il en est qui viennent s’étonner
            des mesures d’austérité prises par la présidente de ce pays...

            Cette UE est vraiment une sale dictature pilotée depuis Washington, et il va falloir faire le ménage, et virer tous ces ripoux... Si on veut retrouver notre Liberté et conserver nos valeurs.

            NO PASARAN !!!


          • mortelune mortelune 8 mai 2012 09:58

            « l’Europe, existe pour promouvoir les valeurs de progrès, de justice sociale, d’équité et de justice et pour éviter la guerre. Si elle fait le contraire, si son seul but n’est plus que de se prosterner devant l’euro, se vouer au marché, qu’elle succombe sous le poids de ses propres contradictions… »

            J’ai le sentiment que l’Europe a été mise aux enchères auprès de la finance sioniste. Nous la laissons se prostituer sans trop bouger tout content de remplir le kadi et tenailler par la peur de ne plus le faire. Les financiers sont de véritables proxénètes qui nous vendent l’europe et ses faveurs au prix cher. 


            • Lavoi Lavoi 8 mai 2012 10:19

              bien vu morteLune,
              tu as raison, les financiers sont des proxénètes ; à nous de refuser de laisser l’Europe se prostituer,par le vote pour l’instant,et l’insurrection si cela ne suffit pas !!
              Savoir dire non,est notre devoir !!!
              no pasaran !!!


            • Lavoi Lavoi 8 mai 2012 10:42

              ouais schweizer,
              et pourquoi pas mettre des barbelés autour de l’europe ???
              encore un nazillon en vadrouille !!!
              tous les chiens du f-haine se lâchent en ce moment
              ouaf-ouaf ;aboyez ,aboyez,
              vous perdrez toujours contre :
              LA JUSTICE- L’EGALITE -LA FRATERNITE- L HUMANITE
              des mots qui ont disparus de votre vocabulaire que« la fosse blonde du haut de son château fortifié »a, jour après jour , réussi à effacer de votre mémoire ,pour peu qu’ils y aient existé un jour !
              mais ne vous inquiétez pas ,on se chargera de vous les rappeler,car ils font partie de la mémoire universelle, et celle-là, ni vos matraques, ni vos bottes cirées, ni vos tutus de camouflages ,ne réussiront à les effacer !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


            • Lavoi Lavoi 8 mai 2012 11:10

              à schweizer
               tout n’est pas perdu alors !
              la lucidité c’est bien ,mais le courage c’est mieux , beaucoup plus difficile à porter,mais oh combien plus gratifiant !


            • Lavoi Lavoi 8 mai 2012 13:49

              à schweitzi petit suisse aux p’tits oignons,
              pardonne -moi !! j’avais cru déceler un petite once d’humanité dans ton dernier message !!!je vois que mon bon coeur me perdra ,mais c’est ça le courage : le garder intact malgré tout !!
              ça t’échappe hein ? y’a des choses tellement plus simples et surtout à la portée de tous.....
              la haine par exemple !!!


            • Lavoi Lavoi 8 mai 2012 15:37

              mon pauvre schweitzy
              punaise t’es vraiment bien atteint !!!!
              là , le crois que t’as touché le fond !

              ils sont tous comme ça chez vous schweitzy ????
              je comprends pourquoi les gens ont peur
              misère,misère !!


            • sisyphe sisyphe 8 mai 2012 16:11

              Par schweizer.ch (xxx.xxx.xxx.72) 8 mai 12:00

              Et c’est qu’il en faut, du courage, pour aller contre le politiquement correct, la visqueuse sensiblerie, l’humanitarisme poisseux et l’abjecte tolérance !

              Ben voyons !

              Le courage d’aller vers la lumineuse xénophobie, la transcendante indifférence, le glorieux rejet de l’autre, le louable mépris, le formidable cynisme, et la resplendissante intolérance !

               smiley smiley

              Il y en a qui passent leur temps à changer de pseudo, en adeptes de l’embrouille ; malheureusement pour eux, leur fond vaseux et pestilentiel les fait toujours repérer à distance  ! 

               smiley


            • Lavoi Lavoi 8 mai 2012 16:32

              @sisyphe,
              d’accord avec toi ;
              malheureusement pour eux : - chassez le naturel il revient au galop
               - on reconnait un arbre à ses fruits !
              deux dictons contre lesquels ils ne peuvent lutter sans se trahir


            • Lavoi Lavoi 8 mai 2012 17:10

              @
              @ schweitzy
              les tomates qui tolèrent les carottes qui tolèrent les courgettes .....c’est de la passivité, !!
              putain !!! est -ce une métaphore du f-haine ???
              la vache on est pas sauvés !


            • Lavoi Lavoi 9 mai 2012 08:10

              @ schweitzer
              ah ça !mon bon,on a remarqué que de tendre la main n’était pas ton fort !
              il y a deux catégories de gens en fait ;
              ceux qui tendent la main,généreux,acteurs du progrès social,le monde de demain,que cela te plaise où pas,
              et ceux qui crachent dedans,laminés par la peur de ce qu’il ne connaissent pas - -tu sais les chiens qui mordent la main des inconnus--- qui font partie du monde d’hier,caduc,vermoulu,définitivement dans le passé---et pas des plus glorieux---
              où te situes -tu ??
              je connais la réponse
              ps : en toute amitié, je crois que tu as de très mauvaises lectures


            • Lavoi Lavoi 9 mai 2012 08:59

              @ schweizter
              la science n’a rien faire dans le choix de chacun,soit t’es courageux,soit t’as peur !!
              je critique pas la peur ;tout est fait pour que nous soyons craintifs , dociles et surtout immobiles ( paralysés ) !
              IL SUFFIT DE BOUGER POUR VOIR QUE RIEN NE SE PASSE, et que la peur n’était qu’une ombre qui disparait lorsqu’on on met la lumière !!( les partis fascistes sont des ombres entretenues) !!!!
              on nous soumet que par la peur ,regardons-là en face et elle disparait !!!
              quant a tes lectures, tu les interprète comme tu veux,comme ça t’arrange !
              on y voit toujours ce que l’on veut bien y voir ,ce qui nous arrange finalement,c’est pas vraiment objectif,mais personne ne l’est et c’est bien comme ça !!


            • Lavoi Lavoi 9 mai 2012 11:48

              à schweitzer
              je vois que je prêche dans le désert ;
              je ne suis pas un naïf pacifique comme tu dis ,mais si tu veux n’imposer des barbelés autour de l’europe ,parce que t’as peur je dis non !!!
              ___qui va venir et pour te prendre quoi ????
              je t’ai déjà dit ,l’ennemi est en toi ,dans ta peur,je comprends il faut que tu trouve quelq’un sur qui la déverser,c’est plus commode j’en conviens,mais pas du tout courageux.....
              cromprende ?
              « yawoll camarate,il faut mieux foutre sur la keule tes otres ke te se remettre en causse kel ?? ? »


            • totogore 8 mai 2012 10:15

              Bonjour,

              Bien d’accord avec cette article mais il ne faut pas occulter la responsabilite des Grecs via leurs partis politiques ( PASOK/ND) corrompus et clientelistes. La population du moins en partie se satisfaisait jusqu’au debut de la crise de cet etat de fait.


              • Yvance77 8 mai 2012 10:22

                Non pas du tout, c’est d’abord la faute de Goldman Sachs (avec la complicité des Allemands et du groupe Siemens) qui a pondu un rapport foireux - et l’a remis aux gouvernants - pour que ce pays rentre au chausse-pied dans divers critères de convergences.

                On sait aujourd’hui que Sachs a menti sur les chiffres et que son rapport était faux du début à la fin.

                Le peuple grec n’a pas eu voix au chapitre... mais s’est réveillé un matin avec une dette qui a été masqué par des banksters... avec la complicité du gouvernement (ce qui lui a coûté sa place)


              • lagabe 8 mai 2012 10:54

                qui a demandé à truquer les chiffres , c’est le gouvernement grec , ne mélange pas avec Siemens ou les allemands ont corrompu des grecs pour avoir un contrat
                En clair on tape plus sur le corrupteur ou le corrompu , moi je dirais le corrompu , donc les grecs


              • lagabe 8 mai 2012 10:56

                va lire La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Boeuf
                la fin
                Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages.
                Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs ,
                Tout prince a des ambassadeurs,
                Tout marquis veut avoir des pages.


              • totogore 8 mai 2012 11:34

                . GS est responsable mais il a truque les chiffres avec la complicite du grouvernement. L’entree de la Grece meme chose. Detournement d’une partie des fonds europeen etc. C’est bien une responsabilite politique. Restons pragmatique tout n’est pas noir ou blanc ...


              • Yvance77 8 mai 2012 11:41

                Putain vous êtes bouchés à la toile émeri ou quoi ?

                Vous vous reportez la faute sur le peuple grec, hors il n’est pas responsable de la gabegie des gouvernements divers ou des rapports foireux de Goldman Sachs, ou des corruptions venant des teutons à ce que je sache.

                Pas plus que vous et moi, nous sommes responsables de la dette à milliards d’euros qu’ont contracté les Sarkozy, Juppé et Balladur (plus de 1200 à eux trois - balaise quand même).

                J’ai jamais demandé à ces enculés de faire dans le suivisme financier US ou Anglo-saxon pour être précis, et j’en passe.

                Alors ne confondez plus « Les Grecs » peuple valeureux et leurs dirigeants, crapules à pendre haut et court... comme chez nous du reste (et ailleurs accessoirement)


              • totogore 8 mai 2012 11:59

                Je ne suis pas bouche a quoi que ce soit, la situation de la Grece je suis en plein dedans. Les manips de GS evidemment on etait pas au courant, le trucage des chiffres pour entrer dans l’europe non plus.
                Oui nous sommes en partie ( je dis en partie responsable) de cette situation, qui a en continu vote pour des pourritures du PASOK ou Nouvelle Democratie depuis 38 ans ? Nous. Les scandales de pots de vins, corruptions nous les connaissions. Et le quotidien encore maintenant, c’est sije te donne une facture tu paye tant et sans facture tu paye tant, permis de conduire a Athenes = enveloppe. Nous nous sommes satisfait de cette situation pendant longtemps avant de nous retrouver dans une merde noire.
                Mais je reste d’accord avec l’auteur et vous meme , qui mettez en exergue la reponsabilite de l’europe et des politiques.

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