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Accueil du site > Actualités > Europe > L’Europe, le chômage et l’instabilité politique

L’Europe, le chômage et l’instabilité politique

La crise financière mondiale de 2008 a fait place à une crise globale de l'emploi. Cette montée dramatique du chômage va assez rapidement faire place à une crise politique. La crise implique les trois principaux piliers du système mondial : l'Europe, la Chine et les États-Unis. Les niveaux d'intensité de cette crise seront différents, les réponses politiques seront différentes et les relations à la crise financière seront différentes. Mais il existe un dénominateur commun, le chômage qui est maintenant devenu le problème central.

L'Europe est au coeur de cette crise. La semaine dernière, l'Italie a organisé des élections, et le parti qui a remporté le plus grand nombre de voix - avec environ un quart du total - est le tout nouveau parti, le Mouvement 5 Etoiles qui dirigé par un comédien professionnel. Deux choses à noter au sujet de ce mouvement : sa revendication centrale qu’il présente comme un moindre mal, est un appel a interrompre le service de la dette publique extérieure de l’Italie. La seconde est que l'Italie, avec 11,2 pour cent de chômage, est loin d'être dans la pire situation au sein de l'Union européenne mais l'Italie est un pays ou de nombreux partis sont radicalement opposés à la politique d'austérité actuellement en place.

En Europe, le débat politique central a porté sur la meilleure façon de résoudre la crise de la dette souveraine et la menace qui en résulte pour les banques européennes. La question étant de savoir qui porterait le fardeau de la stabilisation du système. L'argument qui l'a emporté, surtout parmi les élites européennes, est celui que l'Europe avait besoin d'austérité, et d’une réduction draconienne des dépenses publiques pour permettre une restructuration des dettes souveraines et éviter un défaut.

L'une des conséquences de l'austérité est la récession. Les économies de nombreux pays européens, en particulier ceux de la zone euro, sont désormais en phase de contraction, l'austérité signifiant évidemment qu’il y a moins d'argent disponible pour acheter des biens et des services. Si l'objectif principal est de stabiliser le système financier, il est logique. Mais la stabilité financière ne peut rester l'objectif principal que s’il existe un large consensus parmi tous les secteurs de la société. Lorsque le chômage s’accroit, le consensus s’affaiblit et la discussion politique se change de terrain. Lorsque le chômage devient très élevé, c’est l’ensemble du système politique qui peut être déstabilisé. L'élection italienne pourrait bien avoir été le premier pas vers une telle déstabilisation.

Une tendance se dessine en Europe

 Lorsqu’on regarde la géographie du chômage en Europe, seuls quatre pays sont aux alentours ou en dessous de six pour cent de taux de chômage et tous sont contigus de l'Allemagne ; ce sont l'Autriche, les Pays-Bas et le Luxembourg. D’autres pays situés à la périphérie immédiate de l’Allemagne ont des taux de chômage beaucoup plus élevés : le Danemark à 7,4 %, le Royaume-Uni à 7,7 %, la France de 10,6 % et de 10,6 % en Pologne. Pour les pays plus éloignés comme l'Italie le taux est de 11,7 %, la Lituanie est à 13,3 %, l'Irlande à 14,7 %, le Portugal à 17,6 %, l'Espagne à 26,2 % et la Grèce est à 27 %.

L’Allemagne, quatrième économie mondiale par la taille, est le véritable centre de gravité de l'Europe. Ses exportations de biens et de services représentent l'équivalent de 51 pour cent du produit intérieur brut, et plus de la moitié de ses exportations de l'Allemagne le sont vers les autres pays européens. L'Allemagne considère l'Union européenne comme une zone de libre-échange essentielle à sa survie. Sans le libre accès à ces marchés, ses exportations se contracteraient de façon spectaculaire et le chômage monterait en flèche. L'euro est un levier que l'Allemagne, avec son poids économique considérable, utilise pour gérer ses relations commerciales - et cette gestion met les autres membres de la zone euro dans une situation désavantageuse. Même les pays où les salaires sont relativement faibles, et qui donc devraient avoir un avantage concurrentiel sur les exportations allemandes, sont en position de faiblesse parce tous ont des balances commerciales déficitaires. Lors de la crise financière, ces pays disposaient d’une capacité de gestion financière tellement insuffisante qu’elle les a conduit à une de leur dette souveraine, laquelle à son tour a miné leur position par l'introduction de politiques d'austérité, d'autant plus désastreuses que leur appartenance à la zone euro ne leur permettait pas d'appliquer leurs propres politiques monétaires.

Certes ils sont aussi prodigues dans leurs politiques sociales, mais les racines de leur échec sont beaucoup plus complexes. L’échec trouve ses origines dans le cas très rare d'une zone de libre-échange en construction autour d'une économie de grande taille et dépendant de ses exportations. (L'Allemagne est le troisième exportateur dans le monde, se classant derrière la Chine et les Etats-Unis.) Par comparaison, l'accord nord-américain de libre-échange est construit autour d'un importateur net. Grande-Bretagne était un importateur net de l'Empire. La puissance de l’économie allemande déséquilibre l'ensemble du système. En comparant le taux de chômage le bloc allemand avec celle de l'Europe du Sud, il est difficile d'imaginer que ces pays font partie du même ensemble commercial.

Même la France, qui a un taux de chômage relativement faible, a une histoire plus complexe. Le taux de chômage en France est concentré sur deux pôles majeurs dans le nord et le sud, celui du sud de la France étant le plus grand des deux. Ainsi, si vous regardez la carte de l’Europe, le sud a été affecté par des taux de chômage très élevés (l’Europe de l'Est n'est pas tout à fait aussi mal en point), mais l'Allemagne, l'Autriche, les Pays-Bas et le Luxembourg ont été relativement épargnés. En prenant en compte la récession en Allemagne on peut se demander combien de temps cette situation peut durer, mais le contraste régional est riche d’enseignement pour le devenir géopolitique de la zone.

Le Portugal, l'Espagne et la Grèce sont en pleine dépression. Leur taux de chômage est à peu près équivalent à celui des États-Unis pendant la Grande Dépression. Si l’on pose en principe que pour chaque chômeur recensé, trois autres personnes sont affectées par leur chômage (conjoints, enfants ou dépendants), cela signifie que lorsqu’on atteint un taux de chômage de 25% de la population active la quasi-totalité de la population est touchée. À 11 pour cent de chômage d'environ 44% de la population du pays est affectée.

On peut faire valoir que les chiffres ne sont pas aussi mauvais que cela puisque beaucoup de gens travaillent dans l'économie informelle. C'est peut-être vrai, mais par exemple en Grèce un grand nombre de produits pharmaceutiques de première nécessité sont introuvables parce que ni les hôpitaux, ni les pharmacies n’ont suffisamment de trésorerie pour les importer. En Espagne, les gouvernements locaux mettent à pied de plus en plus d'employés et le pays a atteint un point d'inflexion à partir duquel il est difficile de concevoir une reprise rapide. Dans le reste de la périphérie de l'Europe, la crise du chômage s'intensifie et les chiffres précis importent moins que l'impact visible sur des sociétés qui chancellent.

Les conséquences politiques de chômage élevé

Il est important d’appréhender les conséquences de ce type de chômage à long terme des classes populaires, celles des travailleurs de la classe moyenne supérieure. L’exemple est celui d’un architecte espagnol qui a perdu son emploi. Marié avec enfants, il est au chômage depuis tellement longtemps qu'il a plongé dans un mode de vie totalement différent et inattendu. La pauvreté est difficile à gérer en soi, mais lorsqu’elle est aussi liée à la perte d’un statut social, la douleur qu’elle cause est aggravée et souvent donne naissance à une force politique puissante et difficile à canaliser.

L'idée qu’une cure d'austérité imposée par l'Allemagne puisse survivre politiquement est difficile à imaginer. En Italie, avec « seulement » 11,7% de chômage, le succès du Mouvement Cinq Etoiles est une réponse inévitable à la crise. Jusqu'à une date récente la crainte première des Européens, du moins celle de l'élite politique et journalistique, était la survenance d’une défaillance du système financier. Ils ont certes réussi en partie à résoudre la crise bancaire, mais au prix d’une crise sociale massive. Cette crise sociale est en train de générer une réaction politique forte qui va empêcher la stratégie allemande d’aboutir. Pour les populations d’Europe du Sud, où la crise sociale s'installe dans le long terme, et aussi plus largement pour l'Europe, les avantages d’assurer un service ponctuel de leurs dettes ne sont plus évidents. Ils peuvent se voir exclus des marchés de capitaux, mais le coût de leur accès à ces marchés est partagé de manière tellement inégale que la base politique en faveur de l'austérité est en train de disparaitre.

Cette situation est aggravée par une nette augmentation de l'hostilité à l’égard de l'Allemagne. L’Allemagne se considère vertueuse par sa frugalité. D'autres y voient un exportateur rapace et agressif pour qui l'exportation le plus important que le chômage qu’il cause. La différenciation croissante entre le bloc allemand et le reste de l'Europe est l'un des évènements les plus significatifs depuis le début de la crise.

La tension croissante entre la France et l'Allemagne est particulièrement importante. Relations franco-allemandes ne sont pas seulement l'un des principes fondateurs de l'Union européenne, mais l'une des raisons pour lesquelles l’Union Européenne elle-même existe. Après deux guerres mondiales, tous ont compris que la paix de l'Europe dépendait de la bonne entente entre la France et l'Allemagne. La relation est loin d'être brisée, mais elle est tendue. L'Allemagne veut voir la Banque centrale européenne continuera sa politique de contrôle de l'inflation. C'est dans l'intérêt de l'Allemagne. France, avec près de 11 pour cent de chômage, a besoin de la Banque centrale européenne pour stimuler l'économie européenne, afin de réduire le chômage. Ce n'est pas un débat ésotérique. Il s'agit d'un débat sur qui contrôle la Banque centrale européenne, quelles sont les priorités de l'Europe sont et, finalement, comment l'Europe peut exister avec ces grandes différences de taux de chômage.

Une réponse est que le taux de chômage en Allemagne pourrait faire un bond considérable. Cela pourrait atténuer sentiment antiallemand, mais il ne résoudra pas le problème. Les taux de chômage enregistrés par de nombreux pays européens atteignent un niveau tel qu’ils minent la capacité de leurs gouvernements à déployer les politiques nécessaires à une bonne gestion du système financier. La proposition du Mouvement Cinq Etoiles d’interrompre le service de la dette est la lubie d'un parti qui a remporté 25% des voix aux dernières élections. Rappelons que le héros des europhiles, Mario Monti, a lui recueilli à peine 10% des voix un an après avoir été ovationné par toute l’Europe.

En Europe, le fascisme a trouvé ses racines dans des échecs économiques causés par l’incapacité des élites financières à prévoir les conséquences politiques de chômage. Ils ont ri de partis politiques dirigés par des hommes qui avaient été vagabonds et vendaient des cartes postales dans la rue tout en promettant des miracles économiques après que les responsables de la misère du pays aient été expurgés. L’histoire nous montre que les peuples ont répondus avec empressement à cette promesse avec pour résultat des gouvernements totalitaires qui ont coupé leurs pays du reste du monde et gérés leurs économies par l’autoritarisme et la manipulation.

C'est ce qui s'est passé après la première guerre mondiale n'a pas eu lieu après la Seconde Guerre mondiale parce que l'Europe était occupée. Mais quand on regarde les taux de chômage aujourd'hui, les écarts entre les régions, et le fait qu'il n'y ait aucune amélioration en vue jetant la classe moyenne dans les rangs des démunis, on peut voir les modèles qu’on croyait disparus ressurgir.

Cependant, l'histoire ne se répète pas de manière inéluctable. Le fascisme au sens des années 1920 et 1930 est mort. Mais l'émergence de nouveaux partis politiques qui représentent les chômeurs et les nouveaux pauvres est aussi inéluctable. Que ce soit le parti de l’Aube dorée en Grèce ou les mouvements indépendantistes catalans, la croissance de partis qui veulent redéfinir le système qui a presque détruit la classe moyenne est inévitable. Comme souvent au cours de l’histoire, l'Italie ouvre la voie.

Il est non seulement difficile de dire comment ce phénomène va évoluer dans chacun des pays, mais aussi de trouver une formule pour éviter une autre crise financière, parce que la volonté politique pour supporter l'austérité n’existe plus. Il est même impossible de savoir comment la zone de libre-échange de l’UE pourra survivre face à l’impératif qu’ont les allemands d'exporter plus pour survivre. La profonde divergence entre les intérêts allemands et ceux de l’Europe du Sud et de l'Est s’est creusé plus encore après qu’ait été trouvé un compromis pour sauver les banques parce que c’est précisément ce compromis qui a eu pour conséquence involontaire de déclencher la force destructrice du chômage.


A l’heure actuelle, il est très difficile d'imaginer l’avenir de la politique européenne commune. Comment un pays avec un taux de chômage de 5,2% – l’Allemagne – peut-il envisager une politique économique commune avec ceux qui ont des taux de chômage de 11 ou 14 ou 27% ? La crise du chômage en Europe est une crise politique profonde et durable qui va saper toutes les institutions que l'Europe avait mis tant de temps à construire. Le test de la survie de l'Europe n'est pas celui de la dette souveraine mais celui de savoir si elle peut éviter de retomber dans les erreurs du passé et de s’engager sur les mauvaises voies nées du chômage de masse.


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4 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 6 mars 2013 10:13

    il ne nous reste pas beaucoup de solution...La propagande a fait beaucoup de dégâts et nombreux sont ceux qui pensent qu’il est impossible de changer le système parce que les lois ne le permettent pas. Mais si les capitalistes ont été capables de faire des lois pour gérer leurs affaires, pourquoi un gouvernement populaire ne pourrait pas faire des lois pour gérer les affaires des citoyens ? Ce que des lois ont fait, d’autres lois peuvent le défaire.

    voir : L’EUROPE, SUBIR OU RESISTER ?


    • TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE 10 mars 2013 10:16

      SUPERBE TRIBUNE DE MICHEL ROCARD DANS L OBS.....

      quelques lignes

      -« je ne comprends pas je ne devine pas l’intelligence profonde du projet britannique d’isolement »

      - « dans de telles circonstances on se méprise...on s’énerve. »

      -« au reste...pourquoi decideriez vous de rester...c’est la city et vos banques qui le demandent »

      PERFIDE ALBION PORTE-AVIONS DES USA EN EUROPE ET AXE PAR LA CITY DU NOUVEL ORDRE MONDIAL WALL STREET- LA CITY

      COMME ROCARD JE LEUR DIS CHICHE TIREZ VOUS CAR CAMERON A CONTRE LUI
      66% DES ANGLAIS QUI VEULENT REDEVENIR .ILIENS ET COMME IL PERDRAIT SON POSTE IL RESTERA.PERFIDE ALBION...


    • Le Yeti Le Yeti 6 mars 2013 14:13

      M’ouais.
      Bonne analyse et synthèse de la situation mais strictement d’un point de vue « officiellement ».

      >>> Sans parler spécifiquement de cet article ... <<<

      Quand on parle du taux de chômage en France, par exemple, il ne faut ni oublier ni confondre qu’il s’agit de chômeurs au sens administratif du terme et non des véritables sens-emploi ! Et là, les chiffres ne sont plus les mêmes ...

      Le taux de chômage allemand est effectivement relativement bas mais à quel prix ? Des salaires divisés par deux.

      N’oublions pas non plus qu’en France nous avons -cocorico- réglé le problème de la délocalisation. De la délocalisation, y’en n’ a plus ; en revanche, on a maintenant de la « colocalisation » ... (Monte-lad’ssus & Bourg-moi l’mou)

      Et les émeutes massives qui pullulent en Europe ? Elles ne sont pas du tout d’ordre idéologique (gauche/droite). Si elles sont motivées par la misère, elles sont en revanche bien dirigées contre l’autoritarisme sourd des gouvernements. Et quant à l’honnêteté et aux intentions réels de ces derniers ...

      Avant de traiter un chiffre ou un mécanisme, il faut bien regarder quelle réalité se trouve a derrière.
      JT par exemple : « La bourse de Trifouilli a ... ». La bourse est automatisée à 86% (trading haute fréquence) , c’est à dire gérée par des machines et des algorithmes ! En quoi cela est-il vraiment représentatif des marchés ou des mentalités ? Et vous avez vu les volumes ?! Que penser d’une action (Apple ...) dont le cours est capable de « remonter » alors que les ventes se cassent chroniquement la gueule ? (Merci la banque centrale d’Israel !)

      Enfin, n’oubliez pas nous plus qu’il est désormais devenu fréquent d’entendre « pour la première fois », c’est à dire sans précédent. Dès lors les comparaisons avec ce qui a pu se passer autrefois est caduque ou au mieux très relatif. En 29, il y avait le plein emploi, beaucoup de gens avait de l’argenterie chez eux (des couverts par exemple) et nous n’étions que 2 milliards sur Terre ...

      Il est temps de se faire à l’idée que les approches à Papa, théoriques, bien-pensantes, typées « années 90 » appartiennent au passé. Aujourd’hui le « normalement » n’est plus du tout ce qu’il est sensé être et encore moins ce qu’il devrait être.


      • BA 6 mars 2013 17:20

        Vous vous rappelez toutes les belles promesses au moment du référendum sur le traité de Maastricht ?

         

        - « Si le traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, 30 juillet 1992, RTL)

         

        - « L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage. En s’appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde ; sur une monnaie unique, la plus forte du monde ; sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde, les entreprises pourront se développer et créer des emplois. » (Michel Sapin, 2 août 1992, Le Journal du Dimanche)

         

        - « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. » (Michel Rocard, 27 août 1992, Ouest-France)

         

        - « Les droits sociaux resteront les mêmes – on conservera la Sécurité sociale –, l’Europe va tirer le progrès vers le haut. » (Pierre Bérégovoy, 30 août 1992, Antenne 2)

         

        - « Pour la France, l’Union Economique et Monétaire, c’est la voie royale pour lutter contre le chômage. » (Michel Sapin, 11 septembre 1992, France Inter)

         

        - « C’est principalement peut-être sur l’Europe sociale qu’on entend un certain nombre de contrevérités. Et ceux qui ont le plus à gagner de l’Europe sociale, notamment les ouvriers et les employés, sont peut-être les plus inquiets sur ces contrevérités. Comment peut-on dire que l’Europe sera moins sociale demain qu’aujourd’hui ? Alors que ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry, 12 septembre 1992, discours à Béthune)

         

        - « Si aujourd’hui la banque centrale européenne existait, il est clair que les taux d’intérêt seraient moins élevés en Europe et donc que le chômage y serait moins grave. » (Jean Boissonnat, 15 septembre 1992, La Croix)

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