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Accueil du site > Actualités > Europe > L’Europe : libérale toujours

L’Europe : libérale toujours

On vient d’encaisser la Constitution européenne (alias traité de Lisbonne), et voilà que le Conseil européen confirme l’orientation libérale qui y est toujours contenue (forcément le fond est le même). Conseil européen au cours duquel Sarko a bien précisé qu’on n’avait « aucune chance » d’avoir droit à un référendum sur ce texte aussi crucial que libéral.

Sarko l’avait promis : pas de référendum sur la Constitution s’il était élu. Encore une fois, hélas, il tient promesse. Ni débat ni vote, l’affaire est bouclée. La constitution européenne sera donc en vigueur dès janvier 2009, après la ratification dans tous les pays (sans vote populaire effectivement ça va plus vite).

Le "groupe de réflexion" de Sarko

La semaine dernière c’était donc le Conseil européen, sommet des chefs d’Etat et de gouvernement, présidé par le Portugais José Socrates, ultra libéral et grand défenseur du "traité de Lisbonne". On y a décidé de monter un énième "groupe de réflexion" - cher à Sarkoléon cette fois-ci - pour réfléchir sur l’avenir de l’Europe. Tiens donc, le traité de Lisbonne n’était-il pas assez clair pour donner un avenir à l’Europe ? C’était pourtant le seul argument favorable au traité...

35 sujets de réflexion ont été mis à l’ordre du jour du "groupe de réflexion horizon 2020-2030" (voyons grand). Le groupe mènera donc des réflexions notamment sur l’entrée de la Turquie dans l’Europe (diantre nous priverait-on à nouveau d’un référendum ?), mais aussi, selon Le Monde, sur "la modernisation du modèle économique et social européen (aïe), le développement durable, la sécurité (étrangement), l’immigration (forcément, la deuxième marotte de Sarko), l’énergie, le réchauffement climatique et la lutte contre la criminalité internationale et le terrorisme (ah oui n’oublions pas le terrorisme tout de même)". Les réflexions devraient également porter sur "la stabilité mondiale" (tant qu’à faire, autant se mêler du monde entier nous qui sommes de si grands démocrates. D’ailleurs la stabilité mondiale risque fort de revenir à suivre les délires des Etats-Unis et de l’Otan en matière de diplomatie et d’affaires internationales) et l’"Etat de droit", qui reste encore un mythe, mais sur lequel l’Europe va donc réfléchir... Le Kosovo, à qui l’Europe avait promis l’indépendance pour 2008, est aussi à l’ordre du jour, mais je ne vois pas bien pourquoi, sauf si c’est pour laisser le Kosovo à la Serbie malgré les promesses faites après la guerre. On causera également du "renforcement du modèle social européen (sic.)". Je serais tentée de dire "lequel" ? Autre point inquiétant, qui sent l’entreprise de propagande à plein nez : on parlera de "la mobilisation des citoyens". Pour quoi faire ? Pour qu’ils adhèrent au dogme libéral européen et cessent de protester quand on se moque d’eux ?

Pour la composition du groupe qui, nous précise-t-on, est "indépendant", Le Monde explique que "Les ’sages’ seraient des hommes d’affaires, des syndicalistes, des personnalités du monde académique ou associatif ou encore des intellectuels incontestés". Donc des hommes d’affaires (comme le président de Nokia), forcément très représentatifs de la population et immensément préoccupés par son bien-être, vont se mêler de l’avenir de l’Europe de manière totalement ostensible, c’est magnifique. Comme s’ils n’avaient pas assez de lobbies pour peser sur la Commission et le Parlement. Quant aux "intellectuels incontestés", il s’agira évidemment des tenants de la pensée unique sarkozyste. D’ores et déjà, c’est l’ex-Premier ministre espagnol Félipe Gonzales qui dirigera le groupe de "neuf membres maximum", ce qui est génial pour faire pression.

Une grande déclaration sur l’adaptation à la mondialisation a été jointe aux conclusions du Conseil, et vise à tourner la page après la signature du traité de Lisbonne. En gros "circulez y a rien à voir". D’ailleurs on nous précise bien que ledit traité ne sera pas modifié avant un bon bout de temps. L’Europe doit donc faire face (comme d’habitude depuis soixante ans) au grand "défi" de la mondialisation, ainsi qu’ "encourager le libre-échange et continuer à développer son propre marché intérieur afin de stimuler la création d’emploi et la croissance" (cf. Euractive), l’UE fera aussi tout ce qu’elle peut pour augmenter l’ouverture des marchés (c’est-à-dire aller vers toujours plus de libéralisation, en accord avec l’AGCS et les orientations euroépennes depuis 1948). Après cela, Sarko sera mal placé pour mettre sur le dos de l’Europe les résultats économiques désastreux de la France. Mais il le fera quand même.

Autres considérations du Conseil...

Dans les conclusions du Conseil, on parle beaucoup de migration, en se disant qu’une politique européenne serait une bonne idée. Car, l’immigration est utile pour "la stratégie de Lisbonne pour la croissance et l’emploi" (ah bon on a parlé d’emploi à Lisbonne ?), "la productivité, la compétitivité et les finances publiques". On se dit quand même que l’immigration ne remplace pas les "réformes structurelles" à savoir rendre le marché du travail toujours plus précaire (pardon : flexible) et diminuer les droits sociaux des travailleurs (eh oui il faut être compétitifs n’est-ce pas). En conclusion, "une politique d’immigration efficace devrait être envisagée en tenant compte de la pénurie de main-d’oeuvre qualifiée et des besoins du marché du travail". Les Européens ne veulent plus travailler six jours par semaine, dix heures par jour pour un salaire de misère ? Qu’à cela ne tienne, on fera venir des étrangers, vous savez ceux qui meurent de faim chez eux à cause des politiques libérales...

"Le renforcement de la coopération policière et judiciaire reste prioritaire", nous dit-on. Il s’agit en grande partie de s’échanger les fichiers de police et de justice (via Eurojust et Europol qui sera crée avant juin 2008), empreintes ADN et autres données biométriques et administratives plus ou moins erronnées.

En matière économique, le Conseil applaudit des deux mains les orientations de "la stratégie de Lisbonne" : libéralisme et libre concurrence. L’enseignement doit permettre "une économie fondée sur la connaissance", pas sur le savoir général. On doit orienter les "connaissances" vers ce qui intéresse l’économie, et l’Europe trouve ça très bien. On appelle ça les "partenariats public-privé", mais que dans les secteurs "stratégiques", évidemment, les autres se débrouillent avec les baisses de crédit. On revient sur cette histoire de "formation tout au long de la vie", c’est-à-dire (car il faut expliquer ce que ce terme recouvre pour les eurocrates) adapter l’enseignement aux besoins ponctuels des entreprises à longueur de temps. Une formation sera donc vite périmée puisque les "besoins" des entreprises évoluent de plus en plus, et la main-d’oeuvre n’est pas encore assez flexible. Chacun devra donc se coltiner un apprentissage soit avec des formations soit avec des logiciels pour garder une chance de rester en activité.

Un de mes passages préférés, au point 45, commence ainsi : "Le marché unique est une réussite incontestable". Ah bon ? Le gauchiste, à ces mots, s’étrangle de rire. Le marché unique, de plus, "reste une condition indispensable à la croissance et à la prospérité" de l’Europe. Encore un dogme balancé comme une vérité imprescriptible alors que chacun, aujourd’hui, constate la dégradation du niveau de vie et l’augmentation de la précarité y compris chez les salariés. Ne parlons même pas de l’envolée des prix et de l’érosion du pouvoir d’achat.

On entend également ce nouveau concept : le "développement industriel durable, qui s’appuie notamment sur l’innovation et les compétences tout en développant sa dimension extérieure". Ah, on ne parle donc pas d’écologie...

Puis, au détour d’un paragraphe sur les PME, on apprend que "la modernisation de l’administration publique est essentielle pour améliorer l’efficacité des dépenses publiques". Certes, cela n’a rien à voir avec la problématique des PME, mais qu’importe, c’est plus discret de l’écrire là que de faire un paragraphe spécial pour dire qu’il faut baisser les dépenses publiques. Modernisons, donc, c’est-à-dire vendons au plus offrant. Et puis, l’"administration en ligne" c’est tellement plus simple et plus accessible à tous (malgré la fameuse fracture numérique)...

Le point 48 est intéressant lui aussi, car il révèle parfaitement le parti pris ultra libéral de l’Europe. On peut lire que "Le Conseil européen, eu égard à l’évolution récente des marchés financiers, souligne que les éléments macroéconomiques fondamentaux sont solides de l’UE, et que l’on peut s’attendre à une croissance économique soutenue". Soit. Ca fait un paquet d’années qu’on attend la Croissance comme le messie, et à part des crises structurelles on ne voit rien venir. L’"évolution récente" dont il est question n’est autre que la crise des prêts immobiliers pourris aux Etats-Unis, qui, à cause de la spéculation internationale sans limite, s’étend partout. En ce qui concerne la croissance, en France, on sait qu’on ne décollera pas au dessus de 2 % (et 2 % ce serait déjà énorme) .

Mais "tout de même", on se dit qu’"une surveillance constante sur les marchés financiers et l’économie" est "indispensable" car et c’est eux qui le disent "des incertitudes subsistent"... On ne leur fait pas dire. Il serait bon que l’Autorité des Marchés financiers commence à dénoncer la spéculation sur des actions pourries, les junk funds comme on les appelle dans le jargon. Car, bien que potentiellement très rentables, ces actions misent sur du vent, voire de la dette. Or, quand les gens ne peuvent plus rembourser, l’action coule et les banques et particuliers qui ont misé dessus se retrouvent le bec dans l’eau. Bon, quand ce sont des banques qui coulent, l’Etat (donc le contribuable) renfloue les caisses tant que c’est possible (plus de 500 milliards d’euros en deux mois, cet été, injectés par la Banque centrale européenne sur les marchés). Quant aux "incertitudes", eh bien le Marché n’est fait que de cela, d’où l’intérêt qu’il y a à spéculer. Qu’en serait-il si on pouvait prévoir que telle boîte va couler et telle autre doublera son bénéfice ?

Donc, au lieu de cadrer fermement les spéculateurs, comme on pourrait s’y attendre au vu des risques sur l’ensemble de l’économie, eh bien on se contentera de "surveiller".

Le point suivant évoque "l’emploi et la politique sociale". Le sujet est vite balayé, il n’y a rien à dire puisque "le Conseil approuve l’accord intervenu (...) les 5 et 6 décembre (ah bon il y a eu un accord ? On n’en a pas entendu parler de celui-là, et pour cause...) sur les principes communs concernant la flexisécurité et invité les Etats membres à les prendre dûment en compte lorsqu’ils élaboreront et mettront en oeuvre leurs politiques nationales axées sur la flexisécurité". La flexisécurité, c’est donc la flexibilité, qui, selon le dogme libéral, amène la sécurité (pour qui exactement ? eh bien pour le salarié, selon les eurocrates). En fait, cela fait quelques années que l’Europe a décidé qu’on irait vers toujours plus de précarité (pardon flexisécurité), et les Etats n’ont plus le choix. les orientations sont définies depuis toujours, on doit donc continuer même si les résultats de ces politiques sont absolument désastreux pour le citoyen lambda.

Toujours au point 49, on nous explique qu’"il convient d’adopter une approche de l’emploi fondée sur le cycle de vie (c’est-à-dire reculer l’âge de la retraite) en promouvant le vieillissement actif (sic) et la modernisation des régimes de retraite (tant qu’on y est)". Voilà encore un échantillon des principes sociaux européens du moment.

Passons à la suite, car c’est un véritable florilège de délires néo-libéraux. On apprend au point 50 l’existence de "politiques d’inclusion actives" destinées à pousser à "l’insertion dans le marché du travail, la mobilité de la main-d’oeuvre, la motivation à chercher activement un emploi". Mais c’est tout le programme social de Sarko qui nous est résumé là ! On doit donc être flexible, mobile et actif même au chômage, c’est vraiment génial. Et, en contrepartie, on a quoi ? Ben rien, pardi. Ah si, on nous dit que le Conseil est attaché à ce qu’on ait un "travail décent", probablement que les immigrés auront le travail indécent... On prône aussi des "normes de travail élevées", ce qui est totalement obscur surtout au vu de l’attachement des eurocrates à détruire le droit social et du travail depuis toujours.

Et puis, on nous parle de développement durable (ça ne mange pas de pain), d’écologie et de bonnes intentions. Après viennent les relation extérieures, et enfin le Kosovo, à qui on avait promis l’indépendance, mais c’est mal parti. A noter quand même : "le Conseil européen se déclare une nouvelle fois profondément préoccupé par le programme nucléaire iranien", faisant ainsi le jeu de Bush et sarkoléon. Pour lui, il "serait inacceptable" que l’Iran ait du nucléaire militaire, comme l’Europe ou les Etats-Unis, l’Inde, la Chine et d’autres grandes démocraties. Il y a même un mensonge éhonté, puisque le Conseil dit que l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) n’est pas contente car elle ne peut affirmer l’état d’avancement du programme nucléaire iranien. Or, si justement, l’AIEA a dit que l’Iran était incapable de faire du nucléaire militaire avant 2015. Mais ce n’est qu’un détail. Le Conseil, se joignant à Bush et à l’Otan, a donc décidé d’augmenter la pression sur l’Iran.

Passons. Voilà qu’on nous parle (puisque le Conseil est satisfait) des "progrès accomplis lors de la 1re réunion du Conseil economique transatlantique" (sic). Cet organe, créé en avril 2007 par Merkel, Bush et Barroso (président de la Commission) a pour but de renforcer la coopération économique avec les Etats-Unis et cherche l’"harmonissation des règlements, des normes et des critères" afin d’enlever tout protectionnisme et de s’aligner quant aux principes libéraux. Créé sans aucun débat parlementaire (et encore moins citoyen) préalable, cet organe n’a rien de démocratique (il est composé de fonctionnaires et hommes politiques, et de représentants d’entreprises privées) et pourtant, ses décisions doivent être appliquées. C’est grâce à cet organisme que, par exemple, nous aurons droit de manger du poulet transgénique américain, car l’interdire ce serait fausser la concurrence et faire du - vilain - protectionnisme.

Déclaration sur la mondialisation

Petit cours de propagande et de langue de bois européenne. Pardon pour mettre de longs extraits, mais il est toujours intéressant de voir comment les dogmes européens sont diffusés. Le texte commence ainsi :

"De plus en plus, la mondialisation façonne nos vies en favorisant la circulation des personnes (mais pas celle des immigrés bien sûr), des biens, des services et des idées et en offrant de nouvelles possibilités aux citoyens et aux entreprises (possibilité de se retrouver au chômage du jour au lendemain et de perdre l’ensemble des services publics ?). L’augmentation des échanges commerciaux et la croissance economique ont accru la prospérité (celle de qui ? Du salarié moyen ou du CAC 40 ?), en transformant les modes de vie des citoyens européens et en permettant à des millions de personnes de sortir de la pauvreté à travers le monde (c’est marrant, j’aurais plutôt dit qu’on a enfoncé beaucoup de monde dans la pauvreté, certainement pas qu’on leur a amené la prospérité, ça c’est ce qu’on disait pour justifier la colonisation au siècle dernier)."

Donc ça c’était l’entrée en matière, le conditionnement du cerveau pour lire la suite. L’Europe veut donc "orienter la mondialisation" pour éviter trop de dégâts (là je traduis). Mais pour ça elle a besoin d’établir avec ses "partenaires internationaux une coopération stratégique renforcée et oeuvrer ensemble dans le cadre d’organisations multilatérales plus fortes". Nous y voilà ! C’était donc ça le but de la manoeuvre : renforcer les institutions internationales (dont le déficit démocratique n’est plus à rappeler). Ce sont donc le FMI, l’OMC, la Banque mondiale, le Conseil transatlantique qui vont décider pour nous de la marche à suivre dans le domaine économique (et, par voie de conséquence, dans les domaines sociaux et politique également). De plus, on va renforcer ces institutions, ce qui est proprement consternant, et va encore éloigner les décisions du citoyen.

Tant qu’à parler mondialisation, autant aborder la question de décisions mondiales puisque "L’Union souligne la nécessité d’un accord mondial global pour l’après-2012, auquel participeraient en particulier les Etats-Unis, la Russie, la Chine, l’Inde et le Brésil, et qui devrait être conclu au plus tard en 2009". L’enfer étant pavé de bonnes intentions, celles-ci ne manquent pas pour justifier un tel accord : environnement, développement, etc.

Tant qu’à rêver, on évoque aussi un "marché financier stable". Autant y aller franchement, c’est vrai. Un peu plus loin, on nous avoue que "L’Union a toujours encouragé le libre échange et l’ouverture en tant que moyen de promouvoir la croissance, l’emploi et le développement pour elle et ses partenaires commerciaux et elle entend continuer à montrer la voie dans ce domaine. Nous continuerons à oeuvrer en faveur d’un accord équilibré et global dans le cadre du programme de Doha pour le développement, complété par des accords bilateraux". Ainsi, puisque la Croissance est liée au libéralisme (et jamais l’Europe n’admettra que le libéralisme plonge la plupart des gens dans la précarité), il faut persévérer et aller vers toujours plus de libéralisme (ou d’"ouverture" ça fait mieux, puisque le contraire de l’ouverture est la fermeture et que les antilibéraux sont forcément des gens fermés). Accessoirement, le cycle de Doha - mené par l’OMC - n’a rien à voir avec le développement, bien au contraire, celui-ci vise à établir le plus parfait libéralisme partout dans le monde. Mais, on n’est plus à une contre-vérité près...

Juste après, on nous affirme que "Les dialogues avec les principaux partenaires commerciaux, comme celui qui est mené au sein du Conseil économique transatlantique, ont apporté une première contribution à la levée des obstacles non tarifaires (comme, par exemple, une interdiction des OGM ou des produits cultivés avec trop de pesticides) aux échanges et aux investissements." Ah voilà pourquoi on a si vite mis sur pied cet organe atlantiste et libéral (le Conseil économique transatlantique). Mais bon on s’en doutait... Les obstacles tarifaires étant déjà abolis avec les Etats-Unis, il n’y a plus qu’à s’occuper du reste.

"L’Union européenne agira résolument en faveur d’une ouverture croissante des marchés, qui devrait conduire à des avantages reciproques." Encore du dogmatisme, puisque les effets indésirables de ces politiques se mesurent chaque jour et se font de plus en plus évidents. Pourtant, on continue de dire qu’on pourra en tirer des "avantages réciproques", comme un voeu pieux... Ce qui est le plus consternant, c’est de s’aperçevoir que les eurocrates ne mettront jamais en cause les principes libéraux, maintenus depuis soixante ans malgré les crises économiques et sociales qu’il crée. On continue, donc... Mais à force d’"ouvrir les marchés", eh bien on se retrouve en europe avec la crise des subprime (les prêts immobiliers pourris des Etats-Unis, sur lesquels les spéculateurs ont allègrement spéculé avant de se retrouver le bec dans l’eau).

Restons mondialistes et occupons-nous de "sécurité et stabilité à l’échelle mondiale". Ne disons pas, surtout pas, qu’il s’agit de gouvernement mondial ou du moins d’un ersatz, mais "L’Union est résolument favorable à un multilatéralisme efficace et à des organisations internationales fortes, à commencer par les Nations unies."... A savoir : le fameux gouvernement mondial est en construction, à partir de l’ONU justement, qui s’apprête a créer un "impôt mondial" sous le prétexte du développement durable...


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56 réactions à cet article    


  • dup 24 décembre 2007 08:07

    patience amis Français . Un édifice pareil basé sur le mensonge , le viol , la technocratie , la spoliation de la souverainté ,ne peut QUE s’écrouler. Malheureusement , à l’instar de l’ex URSS ,ça peut prendre 80 ans.


    • Yannick Harrel Yannick Harrel 24 décembre 2007 09:16

      Bonjour,

      Il y a une soviétisation rampante de l’Union Européenne qui m’inquiète effectivement depuis un moment. Le cynisme dont les dirigeants font preuve est consternant et ne peut qu’être gros à l’avenir de réactions d’hostilité franche.

      Croire que l’Europe politique peut se faire sans les peuples c’est comme enjamber une falaise : la chute sera fatale !

      Cordialement


    • Internaute Internaute 26 décembre 2007 19:02

      En URSS, les judéo-communistes on mis en place un processus qui a tué plus de 50 millions de personnes en 50 ans.

      La misère accélérée déjà programmée que va provoquer l’UE en Europe, va exacerber l’agressivité des populations et le replis communautaire étroit. Des comportements qui aujourd’hui paraissent totalement irréalistes peuvent malheureusement réapparaître sous l’instigation des députés et des commissaires européens.

      Ces gens là jouent avec le feu. Il faut prendre conscience rapidement de ce qui nous arrive et les arrêter avant qu’il ne soit trop tard. La Paix a été gagnée au prix fort par nos ancêtres. Elle a permis la construction de ce monstre qui s’appelle l’UE et qui risque fort de nous ramener à la case départ.

      Il n’y a qu’une Europe constituée par une association de nations se respectant mutuellement qui peut garantir la sécurité et l’épanouïssement des peuples d’Europe. C’est cette organisation qui a été créée par Shuman, de Gaulle et Adenauer. Aujourd’hui, les forces du mal ont oublié les principes directeurs de base. Le Soviet Suprême s’installe à toute vitesse et, comble de l’ironie, ce sera peut-être la Russie qui au final nous sauvera du néo-communisme caché sous le néo-logisme « néo-libéral ».


    • JL JL 24 décembre 2007 08:53

      Excellent coup de gueule.

      C’est la révolution conservatrice mondiale en pleine apogée !

      La contre révolution est en cours, dans les esprits. Quelle forme prendra-t-elle dans les faits ? Et quand interviendra-t-elle ? Peut-être lorsque cette folie libérale s’effondrera, ce qui pourrait bien arriver avec la crise qui se profile à l’horizon 2008.


      • Gilles Gilles 25 décembre 2007 13:14

        JL

        « Et quand interviendra-t-elle ? Peut-être lorsque cette folie libérale s’effondrera, »

        A mon avis, une fois les ressources naturelles en voie accélérée d’épuisement, les changements climatiques perceptibles et couteux (en pognon, infrastructures à reconstruire, immigration massive de réfugiés...), manque d’eau, surpopulation, tout ceci induisant conflits entre nations pour la main mise sur les dernières ressources, guerres, baisse du PIB mondial entrainant une faillite rampante d’acteurs économiques (dont les fonds de pension assurant la retraite de centaines de millions de « riches »), vu que le système capitaliste semble incapable d’y faire face (c’est pas moi qui le dit mais des économistes et autres, pas spécialement anti capitalistes) au niveau mondial), alors on assistera à un effondrement économique mondial permettant l’émergence de nouveaux moyens d’actions non basés sur la rentabilité immédiate

        Et si vous réfléchissez un tant soi pue, touts ces phénomènes sont déjà à l’œuvre. Ya plus qu’à attendre....


      • chabou (---.---.212.67) 5 janvier 2008 19:47

        pourquoi contre revolution, non revolution tout court celle a laquelle aspirait Jaures, qui fut philosophe avant de se lancer dans la politique

        de quelle revolution il s’agit , de donner un toit a tous, droit d’ acces a l’eau a l’electricite, a la sante partout dans le monde a ceux qui le souhaitent, est ce une utopie ,pourtant l’aide internationale existe unhcr


        • ZEN ZEN 24 décembre 2007 10:14

          Bonne synthèse de la novlangue mondialiste bine intégrée maintenant à Bruxelles

          « Conseil economique transatlantique » (sic). Cet organe, créé en avril 2007 par Merkel, Bush et Barroso (président de la Commission) a pour but de renforcer la coopération économique avec les Etats-Unis et cherche l’« harmonissation des règlements, des normes et des critères » afin d’enlever tout protectionnisme "

          On le voit il n’est plus seulement question d’Europe...


          • ZEN ZEN 24 décembre 2007 10:18

            Tout à fait cohérent avec ce document :

            http://www.politis.fr/article1746.html


            • JL JL 24 décembre 2007 10:40

              @ Zen, lien intéressant. En fait, lors de la campagne pour le TCE, nous avions à choisir entre la peste et le choléra, mais ceux qui nous demandaient de voter oui ne pouvaient le dire ainsi sous peine de perdre leurs chances d’en sortir indemnes en cas de victoire du non. C’eût été trahir leur camp.


            • TSS 24 décembre 2007 11:14

              en 1789 c’est les bourgeois et non le peuple qui ont declenché la revolution !!

              il ne reste qu’à attendre que les classes moyennes que les divers gvts pressurent à plaisir petent un cable et declenchent les hostilités !

              car malheureusement ceux qui nous gouvernent ne comprennent que la peur !!


              • JL JL 24 décembre 2007 11:56

                Tiens ça me rappelle quelque chose : « Sarkozy il faut lui marcher dessus, il n’y a que ça qu’il comprend, etc. ».


              • Yannick Harrel Yannick Harrel 24 décembre 2007 12:44

                Bonjour,

                Sans aller jusqu’à ces extrêmités, je me souviens d’un anecdote très intéressante : Nicolas Sarkozy avec sa manie de taper sur l’épaule et dans le dos tout en employant le tutoiement à toutes les sauces s’est fait rembarré par... Vladimir Poutine ! En effet, lors de leur dernière rencontre en octobre, Sarkozy avait commencé lors de la séance presse par tutoyer à la bonne franquette le Président Russe. Ce dernier lorsqu’il prit la parole le fit d’un air glacial en usant et accentuant... du vouvoiement ! Du coup, Sarkozy termina le compte-rendu en ne donnant plus que du « M. Poutine » avec grande déférence smiley

                C’était dans Le Figaro du 11 octobre il me semble...

                Cordialement


              • Ceri Ceri 24 décembre 2007 11:42

                oui c’est très inquiétant de voir à quel point les technocrates font leur cuisine dans leur coin, sans même informer les citoyens de ce qu’ils font. Consternant aussi de voir que malgré les dégats causés par leurs politiques, ils ne les remttront pas en cause avant un bon paquet d’années (si ça arrive un jour). A la fin c’est à se demander pour qui on fait (ils font) l’Europe...


                • Gugu Gugu 24 décembre 2007 11:54

                  Article très intéressant, même si le ton est trop partial, et donc en fera fuir plus d’un... Quand on voit comment les dirigeants européens sont heureux que l’essentiel du texte soit resté inchangé, hormis sa « non lisibilité ».

                  on se demande bien pourquoi on nous a demandé notre avis en 2005, puisque nous ne sommes pas capable de prendre de « bonnes décisions »... Heureusement que nous avons des gens pour penser à notre place


                  • Ceri Ceri 24 décembre 2007 12:08

                    pour le ton partial, je suis d’accord avec vous. C’est un choix que j’ai fait : celui d’annoncer la couleur. Mias des gens qui se qualifient de droite me lisent aussi avec intéret, (et ca m’a beaucoup surprise d’ailleurs), parce que même si le ton est gauchiste, les faits sont les faits.

                    Je suis journaliste et pour moi l’objectivité n’existe pas, l’honneteté est alors dans le fait de se positionner clairement. Et tant pis si ça agace certains libéraux qui sont incapables de remettre en cause les Dogmes qu’on leur a inculqués.

                    Et sinon ben bon noel à tous même ceux qui bossent et qui s’en foutent (comme moi notamment) smiley


                    • moussars 24 décembre 2007 13:10

                      Il était une fois un petit groupe d’individus (et pas seulement des élus...) qui décidèrent d’empêcher une nouvelle guerre en créant une union (a minima au départ) en Europe par l’économie. Les plus actifs d’entre eux étaient des conservateurs-libéraux.

                      Un petit secrétariat était chargé des tâches administratives. Mais, au fil du temps, celui-ci pris de plus en plus de poids au point ou l’administratif pris une place considérable et les petits secrétaires devinrent commissaires européens au pouvoir inimaginable, et cela, sans vote explicite des peuples européens...

                      Après 35 ans, on amusa la galerie avec un traité du côté de Maastricht, déjà tellement orienté politiquement, qu’un ancien président français de la C.E.E. nous demanda de l’accepter et qu’on le corrigerait après... On a tous vu ce qu’il en advint.

                      Puis, un jour, un ancien président de la République française, reçu une proposition de Bruxelles, comme plusieurs autres, de trouver des idées pour rabibocher les européens avec leurs « leaders » européens. Progressivement, en dehors de tout mandat explicite, lui et son comité transformèrent leur simple rôle d’apporteur d’idées et de simples propositions, en créateur de la futur constitution (pardon, traité) européenne. Ces individus n’étaient pas mandatés par Bruxelles, qui ne le pouvait, n’ayant pas la qualité d’assemblée constituante expressément élue pour cela... Devant l’orientation politique très marquée et de nombreuses insuffisances de ce texte qu’on peut qualifier de tout sauf de juridique, il y eu un certain nombre de dénonciations et de démissions : la partie concernant les droits du citoyen proposait de rajouter une nouvelle déclaration venant se superposer à la Déclaration des droits de l’Homme et autres textes explicites. Elles rajoutaient quelques droits... pour en supprimer plus et plus fondamentaux Sur le plan politique, le projet était idéologique ; les exceptions au profit de certains pays injustifiables ; la présence du traitement de certaines denrées (épices et autres) ne faisaient même pas sourire. Juridiquement, la réforme du traité s’avérait non démocratique...

                      Nombre d’élus et d’hommes politiques ne l’ont pas lu complètement, et encore moins étudié tellement la forme est indescriptible et le fond, idéologique... Le contraire d’un texte de nature constitutionnel quoi. j’imagine déjà la tête des juristes, des historiens, du citoyen lorsqu’il tombera dessus dans 15 ou 20 ans...

                      Le bureau national (pas très démocratique, et encore moins représentatif des militants) du principal parti d’opposition (enfin, qui devrait l’être...), après avoir songé de dire non, changea de position aux vues des premiers sondages (6 mois avant le référendum) et organisa des élections internes après avoir travaillé au corps les sections : puisque le oui allait l’emporter, il ne fallait pas dire non ! Même le groupuscule commando de chefs syndicalistes, salariés de l’Europe, se prononcèrent pour le oui, sans consulter leurs bases...

                      Ce texte fut soumis au peuple de France qui le repoussa malgré un matraquage, un bourrage de crâne, une dénonciation et des insultes à l’endroit des nonistes, digne de la France pétainiste...

                      Après ce refus, ils étaient nombreux à proposer qu’on revote un peu plus tard... jusqu’à ce qu’on dise oui !

                      Un agitateur, bourré de complexes, n’ayant eu qu’une obsession maladive durant près de 30 ans, arriva au pouvoir et trouva tout un aréopage de courtisans de tous bords pour se coucher et le laisser décider que ce serait les Parlementaires qui déferont ce que le peuple à décider !

                      Gageons que dans 2 ans, il n’y aura pas de vote pour confirmer le oui !!!

                      Nous sommes une société riche (mais dans laquelle l’argent et le pouvoir sont très mal répartis), dans laquelle je ne vois pas de différences fondamentales avant un régime comme celui de Poutine, par exemple (j’ai vécu en Russie, parle la langue, y vais régulièrement et suis de près son actualité au quotidien).

                      Encore un peu de patience et les plus autistes d’entre nous comprendrons -peut-être- ce que ça veut dire...


                      • Ceri Ceri 24 décembre 2007 13:17

                        j’adhère à cette jolie histoire non officielle de l’Europe, à part sur un point : ce n’est pas pour éviter une guerre que l’Europe a été mise en place, mais pour créer un marché commun, sans entraves commerciales, qui permette aux produits US des débouchés conséquents. D’ailleurs le plan Marshall avait 3 conditions :
                        - créer la CECA (un marché commun du charbon et de l’acier, qui a vu le 1er organe supra national avec la Haute Autorité dirigée par Monnet au début),
                        - et aussi que l’argent serve à acheter des prosuits US
                        - qu’on libéralise davantage


                      • moussars 24 décembre 2007 14:08

                        Vous avez raison. J’aurais pu et dû écrire cela. Sans doute ne voulais-je pas commencer trop fort pour que les plus fanatiques aient une chance de lire jusqu’au bout... smiley

                        Monnet était bien un faux « naïf » libéral qui a toujours été présenté comme un idéaliste. Des gens beaucoup plus réformables que lui sont partis faire la guerre 14-18, sans enthousiasme, au lieu de fricoter avec les milieux d’affaires anglo-saxons...


                      • Ceri Ceri 24 décembre 2007 14:48

                        c’est vrai que sur Monnet et son copain Marjolin, il y aurait beaucoup à raconter. Ce que je trouve formidable c’est le mythe comme quoi lui et Schumann auraient eu l’idée, un beau matin, de « faire l’Europe ». On nous prend vraiment pour des cons, c’est affolant.


                      • moussars 24 décembre 2007 16:00

                        Avez-vous essayé d’imaginer ce que tous ceux qui font office d’« élites », chez nous, feraient dans une dictature ? Songez-vous un instant, Berlusconi, Bush, Aznar, Sarkozy... dans un régime de l’ex-Europe de l’Est ? Et le contraire alors ? Croyez-vous que tous ceux qui avaient du pouvoir (après Staline s’entend) là-bas étaient, foncièrement, des gens abjects et incompétents ?

                        Ce sont ces mêmes salauds (vous pouvez proposer un aautre qualificatif ?) qui ont empêché Raoul Marc Jennar de travailler et de retrouver du travail en Europe après son magnifique travail sur l’Europe des coquins ? Qui reconnaît comme ONG depuis plus de 15 ans, des organisations patronales militant pour des accords commerciaux (libéraux) transatlantiques ? Qui ?

                        Qui vient de déclarer légal le plombier lituanien en Suède ? (http://www.lefigaro.fr/economie/2007/12/19/04001-20071219ARTFIG00323-leurope-legitimele-dumping-social-.php) Qui a l’air de cons maintenant ?


                      • Stéphane Swann 25 décembre 2007 10:21

                        La CECA condition du plan Marshall ? Vos sources s’il vous plaît. Parce que Schumann doit quand même se retourner dans sa tombe.


                      • dom y loulou dom 27 décembre 2007 14:11

                        votre compte rendu est totalement lacunaire


                      • bernard29 candidat 007 24 décembre 2007 14:52

                        Ce qui m’épate c’est qu’il existe aussi un « Conseil de l’Europe » qui regroupe 47 Etats, et qui fait son petit trafic dans son coin. Et personne n’en parle. C’est positivement incroyable. A quoi sert ce machin ??

                        Mais tout ça n’empêche pas que l’on crée des comités divers et variés sur l’avenir de l’europe, des chartes toujours modernisées sur les droits de l’homme, à tel point que le citoyen n’a absolument aucun droit sur cette europe dite de « l’avenir », puisque que tous les « copains » trouvent un siège d’expert rémunéré, grassement d’ailleurs, dans ces groupes de reflexion et ces usines à gaz.


                        • Yannick Harrel Yannick Harrel 24 décembre 2007 19:01

                          Bonjour,

                          A faire monter le prix des bails locatifs du quartier de l’Orangerie déjà... Outre cela, le Conseil de l’Europe vaut surtout pour l’organe lui étant rattaché, à savoir la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

                          Il est vrai que les recommandations et avis du Conseil de l’Europe ne sont pas contraignants, mais je dois lui reconnaître parfois une activité normative très intéressante, comme par exemple en matière de cybercriminalité. En dehors il est vrai que le Conseil de l’Europe fait pâle figure à côté des organes de l’Union Européenne. Remarquez, l’UEO de son côté est encore plus incongrue et pourtant perdure !

                          Cordialement


                        • Marsupilami Marsupilami 24 décembre 2007 15:13

                          Bon article clair et synthétique. L’offensive néolibérale continue, mais désormais elle se fait plus feutrée, sournoise, insidieuse, ce qui ne la rend pas moins dangereuse, au contraire. Lire sur ce sujet le Livre noir du néolibéralisme de Pierre Larrouturou.


                          • Ceri Ceri 24 décembre 2007 16:33

                            ...et pour moi la question est : comment stopper ce processus qui nous amène vers toujours moins de démocratie et toujours plus de précarité ? Il y a une dichotomie terrible entre l’image que se donne l’Europe (et ses technocrates et autres « élites ») et la réalité des choses.

                            Les gens sentent bien qu’ils sont floués, mais les institutions européennes sont si complexes (et opaques) qu’il est difficile de savoir exactement comment ça fonctionne et ce qui se fait, si on n’a pas déjà des notions de droit (et avec le TCE ce ne sont même plus des notions qu’il fallait mais des bonnes connaissances dans différents domaines du droit !).

                            En résumé : comment impliquer davantage les gens dans l’Europe en leur montrant comment ça se passe, comment vulgariser à ce point ?

                            Ce qui est sur, c’est que ce ne sera pas de nos JT et autres médias oui-ouistes que viendra l’initiative.

                            Et accessoirement il est quasi impossible de se procurer les rapports des différents lobbies (comme l’European Round Table ) qui pourtant sont parfois recopiés tels uels dans les « livres blancs » et autres délires de la Commission européenne, ce qui est absolument scandaleux.


                            • Jason Jason 24 décembre 2007 17:17

                              Mille mercis pour cet exposé. Très bon article qui laisse perplexe, rêveur, pantois par moment, tout sauf optimiste.

                              Ce traité va permettre la naissance d’un immense troupeau de boucs émissaires affublés de toutes les idéologies et qui servira à guider les peuples (400M) sur des « torrents d’idées ». Sombre perspective. J’ai l’impression de voir la naissance d’un monstre fabriqué par un biologiste fou.


                              • Jason Jason 24 décembre 2007 18:11

                                Sur les lobbies, un article de Courrier International, N° 836, du 15 nov. 2006. On y apprend que :« Jim Murray ne compte que 25 collaborateurs, ce qui explique en partie pourquoi le BEUC est méconnu hors de Bruxelles. En face, ils sont plus de 15000 lobbyistes à oeuvrer pour faire entendre la voix des secteurs industriel et agricole dans la capitale européenne. » (BEUC = Bureau Européen des Unions de Consommateurs)


                              • JL JL 24 décembre 2007 18:26

                                En somme, le BEUC servirait de « couverture », d’alibi aux lobbies ?


                              • Jason Jason 24 décembre 2007 20:29

                                @JL Non, pas vraiment d’alibi, mais plutôt le Beuc s’efforce de faire face aux lobbies, c.à.d. 25 contre 15.000. Sidérant, non ? C’est ce qu’on peut appeler l’équilibre des forces en présence. Et qui s’en émeut à Bruxelles ? Personne...


                              • JL JL 25 décembre 2007 08:19

                                Jason, je ne dis pas autre chose : ce groupe est l’exception qui confirme la règle qui veut que les lobbies ne représentent que des intérêts privés.


                              • Jason Jason 25 décembre 2007 11:19

                                @ JL Ok, d’accord. Les institutions, les procédures dites démocratiques, ne sont que des décors de pacotille faits pour donner l’illusion de défendre l’intérêt général. C’est la démocratie orwellienne : tous sont égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres.

                                Cordialement


                              • xoj 24 décembre 2007 19:07

                                s’il y a un tel danger sur la démocratie, l’avenir de nos sociétés et la place de l’individu en son sein, pourquoi n’y a t-il pas, depuis l’observation de cette tendance, une fraction de francais qui lancerait une insurection pour reprendre le controle du destin de leur nation ?


                                • fourreau 24 décembre 2007 19:41

                                  Depuis le passage de la CEE à l’UE, il y a eu une emprise des lobbies sur les peuples via les technocrates de l’UE. Nombre d’affaires vont sortir pour le prouver. L’UE et ses avatars sont des véritables « produits » à VICES cachés. Je vous livrerai très prochainement les preuves en ma possession...D’ailleurs si vous voulez donnez un coup main pour monter le dossier, je suis ouvert.


                                  • anny paule 24 décembre 2007 21:35

                                    Article très intéressant qui devrait être « public », c’est-à-dire, publié dans la presse quotidienne et ne pas se cantonner à des lecteurs qui réfléchissent un peu...

                                    Il est certain que ce nouveau traité reste, dans l’esprit, identique au précédent que nous avons, majoritairement et démocratiquement refusé.

                                    Il sera permis de s’interroger sur la représentativité de nos élus (députés et sénateurs)s’ils acceptent la modification de notre constitution nécessaire pour la ratification par voie parlementaire chère à notre petit président.

                                    Nous, citoyens, avons peut-être encore un moyen de pression pour que ce traité fasse l’objet d’un référendum : un appel du CNR (comité national pour un référendum) peut être signé par chacun de nous, sur le site : www.nousvoulonsunreferendum.eu

                                    Plus nous serons nombreux à signer et à inviter à signer, plus nous aurons de chances d’échapper au pire !

                                    Par ailleurs, il est possible de porter plainte auprès de la Cour Européenne des Droits de l’Homme pour « refus de processus électoral libre ». Voir : www.29mai.eu

                                    Enfin, le blog d’Etienne Chouard (qui a tant informé lors du TCE) contient des informations très intéressantes (très inquiétantes aussi !).


                                    • xoj 25 décembre 2007 02:49

                                      pensez-vous arreter cette marche forcenée par votre CNR ; il s’agit tout de meme d’un des blocs les plus important de la planete : 400 millions de personnes , l’Europe et tout ce qu’elle possede , tout ce qu’elle représente , la principale force médiane du monde, entre les USA, pervertis et décadents, et la chine , arriérée et non démocratique, et le Japon qui se réarme, et la Russie....

                                      Les enjeux actuels pour nous et les dirigeants europeéens (economiques surtout) sont colloossaauuxx .....pour l’avenir.

                                      On tue pour moins que cela.

                                      Pour reprendre en main notre destin je ne parlerais pas d’une eniéme petition mais je commencerais a parler d’INSURRECTION, I N S U R R E C T I O N c’est a dire une faction qui reprend en main le destin de la nation.

                                      C’est étrange je ne vois ce mot nul part, mais sur les blog on déblatere....


                                      • saint_sebastien saint_sebastien 25 décembre 2007 04:32

                                        voila on y est...

                                        Sarko, vous l’avez voulut, vous l’avez eut, maintenant vous en payez le prix...

                                        comme quoi, un peuple non éclairé qui vote n’est ni plus ni mins qu’une dictature républicaine...


                                        • JL JL 25 décembre 2007 08:23

                                          Saint-sébastien, ce que vous dites là, c’est ce qu’on appelle en français « le coup de pied de l’âne », vous êtes d’accord ?

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