Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Europe > L’histoire de la construction européenne, 40 ans de trahisons et (...)

L’histoire de la construction européenne, 40 ans de trahisons et d’erreurs, résultat : l’effondrement a commencé avec le Brexit ...

« Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »
Citation de Jean Claude Juncker – Président de la commission européenne en janvier 2015 (*)

Cette déclaration édifiante se passe de commentaires, cependant, comment en est-on arrivé là ?

Pour comprendre la généalogie des événements, il faut remonter 70 ans en arrière.
Après avoir occupé la présidence transitoire de la France durant 14 mois jusqu’à novembre 1945, le général De Gaulle décide de quitter le pouvoir suite au retour de la politique politicienne des partis.
Après l’échec de l’AMGOT [1] qui avait pour but de vassaliser la France après la guerre, les américains avaient un autre plan pour mettre la France et l’Europe occidentale sous leur hégémonie. Ils avaient également besoin d’un homme à eux dans le cercle des personnages d’influence du pays, le choix évident s’est porté sur Jean Monnet.

(*) Avant d’être nommé président de la commission européenne, Jean Claude Junker était le président du Luxembourg, petit pays de l’UE, champion de l’évasion fiscale des multinationales.

Jean Monnet, un homme à la solde des américains
Fils d’un négociant en Cognac, Jean Monnet fut l’un des hommes clés de ce qui allait devenir bien plus tard la construction européenne.
En effet, à l’instar de certains qui, en 1940, firent le choix de se soumettre au plus fort, à savoir l’Allemagne, Jean Monnet fit quant à lui le choix de la soumission aux États-Unis [2].
Comme l’avait anticipé Tocqueville dès 1835, les États-Unis allaient finir par devenir la puissance mondiale dominante, prédiction qui se réalisa après la seconde guerre mondiale.
L’économiste Jean Monnet avait très tôt noué des relations étroites avec des personnages influents du monde anglo-saxon, en particulier Harry Hopkins, conseiller de Roosevelt qui avait conçu l’AMGOT.

monnet
Jean Monnet

Jean Monnet participe à la création [3] du CFR (Council on Foreign Relations) dès 1920. Ce think tank avait pour objectif initial d’éliminer la guerre par l’instauration d’une sécurité collective basée sur une intégration économique des nations accompagnée par un transfert de souveraineté des états à des organismes supranationaux.

Le concept repose en fait sur un groupe de technocrates « nommé » et donc non élu qui prend les décisions, puis les gouvernements exécutent.
Ce qui allait s’appeler presque un siècle plus tard « l’Union Européenne » associée à son bras armé l’OTAN rappelle furieusement ces concepts des années 20.

Ce qui n’a jamais été annoncé et encore moins reconnu même ultérieurement sont les liens de subordinations planifiés avec les États-Unis de ces organismes à venir !

Ce n’est pas sans raisons que De Gaulle avait surnommé Jean Monnet « l’inspirateur », ce dernier fut à la source du « logiciel fondateur » [2] de toute l’idéologie européiste.
En effet cette idéologie avait fait des émules non seulement dans l’espace mais également dans le temps. Elle est aujourd’hui la base du fonctionnement de l’Union Européenne avec ses nombreux thuriféraires au pouvoir qui la défendent bec et ongles malgré ses échecs flagrants et répétés.

Jean Monnet avait une vision à très long terme [2] car il avait prévu dès la fin de la guerre le synopsis de cette construction brique par brique selon le principe de l’engrenage, une action irréversible en entrainant une autre sur un temps assez long afin que les populations ne se rendent compte de rien.
La vision de Jean Monnet était -de part sa formation- purement économique, en effet, il n’avait pas de compétences en politique et encore moins en histoire, domaine dans lequel il ne possédait aucune culture [2].
Il avait par ailleurs compris très rapidement que Charles De Gaulle allait être un obstacle à ce grand projet comme le démontre la fameuse lettre secrète de 1943 à Harry Hopkins (*) où il lui déclare que « De Gaulle doit être détruit ».

(*) Lettre connue depuis l’ouverture des archives.

La stratégie de Jean Monnet pour monter son grand projet consistera à rester en arrière plan et, comme il a toujours su le faire, à influencer les hommes de pouvoir.
Son premier acte fut la création du CECA en 1951 à travers son homme de paille Robert Schumann.
Mais au préalable, examinons un point fondamental sur la constitution allemande de 1949.

1949 : constitution souverainiste allemande et création de l’OTAN
En 1949, l’Allemagne fédérale s’est dotée d’une constitution encore en vigueur aujourd’hui, dont la loi fondamentale est d’empêcher son dirigeant ou son parlement d’instrumentaliser la démocratie au détriment du peuple [4].
La cour constitutionnelle de Karlsruhe, gardienne de la loi, possède ainsi le pouvoir de refuser toute législation qui ne respecterait pas ce principe.
Contrairement à la France où la protection de la République est du ressort d’un seul homme, le président de la République, en Allemagne, c’est une cour collégiale de magistrats qui en est chargée.
La différence est fondamentale, en témoigne les arrêts rendus par cette cour, en particulier ceux de 1993 lors de Maastricht et surtout de 2009 lors du traité de Lisbonne.

Les traités européens sont donc potestatifs pour l’Allemagne et automatiques pour les autres pays [4].

Cette même année voit la création de l’OTAN, un traité d’alliance militaire occidentale dont l’ennemi potentiel désigné est l’URSS qui fondera en réponse le pacte de Varsovie en 1955.
Ce traité comprend deux volets, d’abord une intervention automatique de tous les états signataires de l’alliance en cas d’agression, puis un commandement militaire intégré sous contrôle américain.

1950 : le CECA, premier pas vers la perte de souveraineté des états
La création de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) fut annoncée par Robert Schumann (*), ministre des affaires étrangères, le 9 mai 1950. Ce dernier était en fait cornaqué par son mentor Jean Monnet.
Officiellement, il s’agissait de rendre la guerre impossible entre la France et l’Allemagne en créant une entité supranationale concernant les moyens de fabriquer des armes, c’est à dire le charbon et l’acier.

Ce concept de supranationalité est au cœur de l’idéologie Monnet, il s’agissait de créer une première entité avec des pouvoirs supérieurs à ceux des nations [2].

Sans entrer dans la généalogie des événements, 60 ans après, le résultat du CECA fut la destruction de la sidérurgie française avec le rachat puis la délocalisation de cette dernière par l’indien Mittal. Les allemands moins stupides, avaient pris une participation étatique majoritaire dans la leur pour la protéger de toute OPA hostile, conservant ainsi la mainmise sur leur sidérurgie malgré le CECA…

(*) Robert Schumann, homme pusillanime et sans personnalité était un membre influent du MRP, parti démocrate chrétien. L’ascension de ce parti fut permise à la fin de la guerre par la disgrâce des partis collaborationnistes de droite et du centre [5].

1954 : tentative de création de la CED, défense européenne
Jean Monnet connut son premier échec lorsqu’il tenta un gros coup avec la proposition pour une Communauté Européenne de Défense (CED).
En effet, sur fond de la question du réarmement de l’Allemagne, la stratégie de transfert de souveraineté au profit des États-Unis se poursuit.
La CED est une tentative pour la création d’une armée européenne dont le commandement serait confié à l’OTAN, autrement dit aux américains.
Le sujet étant cette fois très sensible pour le monde politico-médiatique français, un clivage aussi fort que lors de l’affaire Dreyfus apparait alors dans le débat.
Préfigurant sa future politique d’indépendance nationale, le projet est violemment rejeté par le général De Gaulle.
Bien que quatre des six pays concernés aient ratifié le projet, ce dernier est rejeté par la France le 30 aout 1954 signant par cet acte son arrêt de mort.
Le volet militaire s’étant donc avéré un sujet très sensible, la relance de la construction européenne retourna sur un plan strictement économique avec la création de la CEE en 1957.

1957 : création de la CEE, Communauté Économique Européenne
Les négociations de la fin des années 50 aboutirent au traité de Rome en 1957 qui établit la CEE appelée aussi « marché commun ».
Toujours dans un esprit supranational à venir, ce traité a été conçu dès le départ pour être évolutif, il fut en effet modifié à de nombreuses reprises comme on le verra par la suite avec le TFUE.
La CEE n’était pas une simple zone de libre échange mais un principe incluant la mise en place d’une politique commune (notamment agricole avec la PAC) entre les six signataires initiaux (*) avec suppression progressive des droits de douanes entre ses membres.
La Grande Bretagne en fut exclue à la demande de la France pour cause de trop grande interdépendance avec les États-Unis, en particulier dans le domaine de la défense.
Dans un premier temps, opposé au marché commun, le général De Gaulle, revenu au pouvoir en 1958, avait finit par le ratifier car il ne représentait alors qu’un traité commercial sans transferts de souveraineté. Dans son esprit, ce traité devait accélérer la modernisation de l’économie française et il anticipait déjà son contrôle par les états à travers le futur plan Fouchet.
Par ailleurs, la souveraineté monétaire restait intacte avec les banques centrales et les monnaies sous contrôles souverains. Cette dernière permit la dévaluation réussie de la monnaie en 1958 avec l’apparition du nouveau Franc.
Le marché commun des années 60 s’avéra finalement une réussite avec une longue période de croissance pour les membres de la CEE.
Pour mémoire, citons Euratom, le second traité signé également en 1957, mais qui est tombé dans l’oubli.

-> En 1957, la CEE regroupe donc 6 pays (*).

(*) France, Allemagne, Italie, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg.

1962 : désarrimage de l’Europe et des États-Unis avec le plan Fouchet, le vrai visage de l’Allemagne
Dans la foulée de son retour au pouvoir en 1958, le général De Gaulle tenta de proposer un plan d’union européenne qui excluait la dépendance aux États-Unis et conservait la souveraineté des états : le plan Fouchet.
Ce dernier, malgré des négociations très avancées fut finalement rejeté en 1962 par les autres pays membres de la CEE, en particulier par les Belges (*). Les raisons exactes de cet échec restent relativement obscures même si l’on note le refus d’une hégémonie franco-allemande par les « petites » nations, à laquelle fut préférée la protection militaire américaine à travers l’OTAN.
Cela mis en évidence les divergences de choix politiques et d’intérêts géopolitiques entre les pays d’Europe.
Notons que la période ne fut pas propice à cette proposition gaulliste avec le regain de tension est/ouest lié à la crise des missiles de Cuba.
Durant les mandats gaullistes, la construction européenne en resta au stade de la CEE. En effet, les thuriféraires des politiques supranationales, émules de Jean Monnet, étaient alors dans l’opposition au régime.

Charles De Gaulle revint à la charge avec le traité franco-allemand de l’Élysée qui tenta à nouveau de désarrimer l’Allemagne des États-Unis. Ce dernier bien que signé en 1963 fut vidé de sa substance par le préambule voté unilatéralement par le Bundestag qui réaffirmait sans ambiguïté le lien transatlantique.

Cet acte très significatif montre le choix atlantiste des élites allemandes post seconde guerre mondiale, choix qui sera confirmé en 2004 par un accord officiel entre ces deux pays avec une France soigneusement tenue à l’écart.

(*) Marie-France Garaud estime quand à elle que ce sont les américains qui ont influencé les Belges (Paul Henry Spaak) pour qu’ils s’opposent à ce plan (vidéo ici).

1966 : Charles De Gaulle quitte le commandement intégré de l’OTAN
Après avoir tenté en vain d’obtenir un siège dans la direction de l’alliance aux cotés de la Grande Bretagne et des États-Unis, le président De Gaulle décide de quitter le commandement intégré de l’OTAN.
Cette décision assure l’indépendance de la défense nationale avec le départ de plus de 60 000 américains du sol Français. La France reste cependant solidaire des accords d’intervention automatique en cas d’agression d’un pays de l’alliance.

1972 : l’élargissement de l’union, premier accroc au Gaullisme
En 1972, le président Pompidou organise un référendum pour demander au peuple s’il souhaite élargir l’union à 4 autres pays dont la Grande Bretagne.
Après un résultat favorable, l’union s’élargit de trois nouveaux pays avec le Danemark, l’Irlande et le Royaume Unis (le peuple Norvégien l’ayant refusé par référendum).

-> En 1973, la CEE regroupe donc 9 pays.

Valéry_Giscard_d’Estaing_1978(3)
Valéry Giscard d’Estaing

1974… : Valéry Giscard d’Estaing, le conseil européen et l’élection du parlement (1976)
Il fallu attendre le mandat de Valéry Giscard d’Estaing surnommé VGE, un fédéraliste proche de l’idéologie Monnet (*), pour revoir pointer une nouvelle avancée des européistes avec la formalisation du conseil européen et l’élection du parlement au suffrage universel.
La création d’un parlement au niveau de l’Europe n’est pas anodine, en effet, ce dernier sert à voter des réglementations et des lois en lieu et place des états.

Par ailleurs, ce dernier n’allait pas tarder à devenir le paradis des lobbyistes de tous poils, mandatés en particulier par les multinationales.
Avec 30 000 représentants de tous les groupes de pression imaginables et connaissant la probité de l’eurodéputé moyen (**), nous sommes entre de bonnes mains !

Autre problème majeur, parmi les multiples textes de loi et autres réglementations européenne signés chaque année, les députés qui les ratifient ne comprennent en général pas ce qu’ils font [6].

En 1976, Valery Giscard d’Estaing officialisa à Washington la naissance de la French American Fondation. Cet organisme destiné à « renforcer » les liens France/USA, a lancé en 1981 le fameux programme des « Young leaders » dont on reparlera plus loin.

VGE fut nommé par la suite responsable de la convention européenne de 2001 qui établit un projet de constitution pour l’Europe.

(*) Peu de temps avant sa mort, Jean Monnet avait rendu visite en 1977 à Giscard à l’Élysée, en partant il lui déclara [2] : « J’ai vu que vous aviez compris que la France était trop petite pour résoudre seule ses problèmes »

(**) Les eurodéputés sont classés en 3 groupes par les lobbyistes : ceux qui sont sensibles aux « gestes de bonne volonté », ceux qui ne le sont pas (les incorruptibles ?), et ceux qui sont à approcher avec doigté [6]

1978 : le sursaut chiraquien et le discours de Cochin
Jacques Chirac qui s’est toujours dit Gaulliste, a prononcé en 1978 un discours musclé qui présentait clairement les risques induits par les élections des députés européens au suffrage universel.
Était plus particulièrement visé le président Valéry Giscard d’Estaing, l’un des plus ardents soutien de cette élection.
Les députés européens allaient obtenir un pouvoir supranational pour voter des réglementations potentiellement dangereuses pour notre pays, ce dernier n’allait peser que pour 81 sièges sur 410 députés au total.
Ce discours entré dans l’histoire sous le nom d’appel de Cochin (allusion à l’appel du 18 Juin), fut rédigé par Marie France Garaud et Pierre Juillet, ses deux plus proches conseillers, Gaullistes véritables. On y parle notamment du « parti de l’étranger » faisant un parallèle allusif entre l’UDF, le parti démocrate chrétien de Giscard et le régime de Vichy.
Jacques Chirac a probablement prononcé ce discours pour des raisons de stratégie politique, ce dernier étant connu pour ses célèbres palinodies mises au service de sa carrière [6].
En effet, l’homme était un opposant politique à Giscard tout en restant dans sa majorité. Cette ambiguïté a probablement induit l’échec de son parti aux élections suivantes, signant l’éviction de ses deux conseillers.

1981 : L’entrée de la Grèce dans la CEE.
L’entrée de la Grèce dans la CEE en 1981, malgré une économie inadaptée, préfigura les élargissements inconsidérés auxquels on allait assister par la suite.
Elle entra ultérieurement dans la zone Euro en 2001 grâce à la banque oligarchique Goldman Sachs qui masqua le déficit abyssal de cet état à l’aide d’une opération financière dolosive.

-> En 1981, la CEE regroupe 10 pays.

1981 à 1988 : Le premier mandat de François Mitterrand et le cas Delors
De grands espoirs avaient été placés par les Français en mai 1981 lorsque François Mitterrand défendant une politique de gauche avait pris le pouvoir.
Contrairement à la tendance récente, ce dernier avait appliqué dès le début de son mandat le programme pour lequel il avait été élu. Personnage d’un égotisme rare, sa motivation principale était d’inscrire son nom dans l’histoire avec un grand projet de gauche.
Cependant, le résultat de ce dernier fut un échec avec l’explosion du chômage et des déficits.
Le président Mitterrand suivit alors certains de ses conseillers, comme son ministre des finances Jacques Delors, qui lui recommandèrent d’appliquer une politique économique libérale en prenant en 1983 le tournant de la rigueur.
C’est de cette époque que date le retournement du P « S » vers les idées de la droite libérale, fait historique ayant éradiqué le clivage droite/gauche.

Son grand projet initial ayant échoué, François Mitterrand se mit à la recherche d’une alternative, toujours avec la même motivation de passer à la postérité.

Delors
Jacques Delors

Jacques Delors est à l’origine un adepte des thèses démocrates-chrétiennes avec ses engagements dans la CFTC et le MRP. Rappelons que cette mouvance a déjà été évoquée avec le PDP dans la liste de ceux qui ont contribué à la défaite de 1940.

Jacques Delors fait partie de ces nombreux politiciens (*) dont la vision du futur, depuis 40 ans, s’est avérée totalement démentie par les faits.

Ce dernier, grand adepte des idées de Jean Monnet, a finalement réussi à convaincre François Mitterrand de relancer le grand projet européen et d’appliquer le vieux « logiciel Monnet ».

Delors croyait en des « vents dominants » de la mondialisation qui « se fera avec ou sans nous » [2].

Il pensait qu’en étant à la manœuvre, il serait possible de louvoyer entre ces vents afin de tracer une route plus favorable à la France.
Président nommé, et donc non élu de la commission européenne de 1985 à 1995, il posa donc la première brique d’un hypothétique fédéralisme européen avec l’Acte unique bientôt suivi par le traité de Maastricht.

En 1985, l’accord de Schengen pour la suppression des frontières intérieures à l’union fut signé puis appliqué en 1990.

(*) Citons également l’inénarrable Jacques Attali qui est une véritable boussole inversée.

1986 : l’acte unique de Jacques Delors
Dans l’esprit des supranationalistes, le prérequis à une Europe fédérale est de supprimer toutes barrières à la circulation des personnes, des biens et surtout des capitaux.
C’est exactement le sens de l’Acte unique de 1986 qui effectue cette fois une modification majeure du traité de Rome de 1957.

Les conséquences de ce traité furent visibles bien plus tard avec les délocalisations industrielles vers les pays à bas salaires, l’augmentation du chômage et le rachat des grandes entreprises françaises par des actionnaires anglo-saxons. Il favorisa également l’évasion fiscales des multinationales lors des élargissements ultérieurs vers des paradis fiscaux.

Tout ceci n’est que l’aboutissement de l’application de la doctrine unique européiste et panglossienne du libre échange total appliquée depuis 30 ans [7].

Au passage, on en profita pour effectuer le troisième élargissement de la CEE avec l’entrée de l’Espagne et du Portugal.

-> En 1981, la CEE regroupe 12 pays.

L’étape suivante fut la ratification du Traité de l’Union Européenne (TUE) plus connu sous le nom de traité de Maastricht.

1992 : le traité de Maastricht, perte de la souveraineté budgétaire
La réunification de l’Allemagne en 1990 fit craindre à François Mitterrand que cette dernière renoue avec ses anciens rêves de puissance.
Ce que l’on croit savoir aujourd’hui de cette période historique est que François Mitterrand aurait soutenu la réunification à condition que l’Allemagne abandonne son Mark au profit d’une monnaie unique. D’après François Mitterrand, une monnaie unique « clouerait » l’Allemagne à ses partenaires européens.
Helmut Kohl aurait ainsi donné son accord à condition que la future banque centrale européenne soit indépendante du pouvoir politique selon le modèle allemand. Cela revient à dire que le chancelier allemand voulait le Mark pour tout le monde !
Ce fut la principale mesure du traité de Maastricht qui permit de préparer le futur passage à une monnaie unique.
Il s’agit donc bien d’une décision politique, décision qui nous a couté cher par la suite malgré les « merveilleuses » promesses faites à l’époque.

Le traité de Maastricht, dont le contenu est volontairement abscons, est donc la première évolution majeure de celui de Rome.
Il est basé sur un principe directeur énoncé en première page où l’on parle d’un « marché où la concurrence est libre et non faussée » associé avec quatre axes fondamentaux :
– Communautés européenne
– Politique étrangère et de sécurité commune
– Coopération policière et judiciaire
– Union monétaire

La principale mesure de ce traité concerne l’union économique et monétaire UEM, avec les fameux critères de convergence destinés à préparer les pays concernés au passage à la future monnaie unique.
Ces critères incluent en particulier :
– le contrôle strict de l’inflation
– la limitation du déficit annuel à 3% du PIB national
– la limitation de la dette à 60% du PIB

Les deux traités fondamentaux sont le TUE, Traité de l'Union Européenne et le TFUE, Traité sur le Fonctionnement de l'Union Européenne remplacé ultérieurement par celui de Lisbonne.

Les critères de convergence ont induit pour la France des années 1990 une explosion des déficits liés à une politique économique expansionniste décidée pour ne pas pénaliser la croissance.

Maastricht est le premier traité européen qui fit perdre une grande part de sa souveraineté à la France, faisant très justement dire à Marie France Garaud qu'il rappelait furieusement celui de Troyes en 1420 avec Chirac dans le rôle de Charles VI ! [6]

1993 : élargissement avec 3 nouveaux pays
Un nouvel élargissement avec 3 petits pays (*) est décidé, contribuant à diluer encore le poids de la France noyée dans un ensemble de 15 pays.
(*) Finlande, Suède, Autriche.

1999 : la création de l’Euro
Comme prévu, la monnaie unique entre en vigueur en 1999 avec un premier groupe de 11 pays.
La Banque Centrale Européenne (BCE) fut localisée à Francfort, sous pilotage allemand de fait, grâce à la loi fondamentale de la constitution de 1949 associé au contrôle très strict de la cours de Karlsruhe.
Le mandat de la BCE, décidé par l’Allemagne pour son intérêt seul, consiste à contrôler l’inflation à travers le NAIRU, et donc au détriment de l’emploi [9].

Les conséquences de la monnaie unique sur l’économie de la France fut dévastatrice, avec une monnaie trop forte et la perte des leviers techniques financiers, comme la dévaluation, la gestion des taux d’intérêts et la monétisation (*).
Les résultats, analysés par des économistes sérieux (Sapir, Todd, Krugman,…), sont aujourd’hui visibles de tous [8] :
– croissance en berne
– chômage en expansion continue
– déficits systématiques de l’état
– balance commerciale en déficit chronique

(*) Même si cette dernière était déjà prohibée par la loi Pompidou/Giscard de 1973 reprise dans le traité de Maastricht, article 104.

Le traité de Maastricht a ensuite subit deux révisions avec les traités d’Amsterdam (1997) et de Nice (2003).
Ces révisions concernaient la prise en compte de l’extension de l’UE vers l’est.

2003 : élargissement massif à l’est de l’UE et de l’OTAN en violation des engagements vis à vis de la Russie
Un certain nombre de petits pays de l’Europe orientale se pressaient au portillon pour entrer dans l’UE et dans l’OTAN.
Un référendum fut effectué en 2001, en Irlande au sujet de l’élargissement, après un résultat négatif, on fit revoter les Irlandais qui cette fois « votèrent correctement » avec un « oui ».
Le 9 avril 2003, l’élargissement est accordé à pas moins de 10 pays supplémentaires : Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Hongrie, Slovénie, Chypre, Malte.

-> En 2003, l’UE regroupe 25 pays.

Cette fois, les véritables motivations des décideurs de l’UE apparaissent au grand jour. On fit entrer dans l’union des paradis fiscaux, des pays à très bas salaires et d’anciens pays de l’est précédemment sous la coupe de l’URSS….

Une trahison de la parole donnée à la Russie
Cet élargissement entra en violation directe d’un engagement pris en 1990 entre le secrétaire d’état américain James Baker et Mikael Gorbatchev. Ce dernier avait reçu l’assurance que l’OTAN ne s’étendrait jamais vers les anciens pays du bloc soviétique.

Vingt ans plus tard, l’accord est violé par les atlantistes.
Cette stratégie est en fait l’illustration du « confinement » de la Russie par les américains théorisée par Zbigniew Brzezinski [9].
L’UE, en bon toutou des américains, appliqua donc la politique de l’empire et joua ainsi le rôle de cheval de Troie au profit des États-Unis.
Le premier objectif était de justifier l’entrée de pays au voisinage de la Russie dans l’OTAN, sous commandement militaire américain.

2001 – 2009 : Giscard le retour, le projet de constitution européenne et la trahison du référendum français
Dernier acte en date du montage européiste, le projet de constitution européenne conçu sous la direction de Valéry Giscard d’Estaing

Acte 1 : Travaux de préparation du projet
Sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, une commission appelée « Convention pour l’avenir de l’Europe » élabore entre 2002 et 2004 un projet de constitution européenne.

Acte 2 : 2004, signature du projet par les chefs d’état
Après plusieurs passes de négociations, ce projet est signé le 29/10/2004 par les 25 chefs d’états ou de gouvernements de l’UE.
L’étape suivante consistait à le faire ratifier par les états membres afin qu’il devienne légalement applicable.

Acte 3 : 2005, processus de ratification par les 25 pays
Il existe deux possibilités légales pour ratifier un traité, la voie parlementaire ou le référendum.
La majeure partie des pays choisirent la voie parlementaire sauf l’Espagne, la France et les Pays Bas.

Acte 4 : Deux référendums disent « non » au traité : France et Pays Bas
Le célèbre référendum de 2005 organisé en France par Jacques Chirac (*) présenta un taux de participation élevé avec 70% de votants.

Jacques Chirac qui défendait le camp du « oui » n’avait même pas lu le traité ! [6]
Avec 55% des voix, ce dernier fut rejeté massivement par les Français. Le résultat fut identique aux Pays-Bas.

(*) Notons que Jacques Chirac, pour la seconde fois après l’Irak, prit une bonne décision pour le pays.

Acte 5 : 2009, quand les élus Français trahissent la volonté populaire
Lors du mandat de Nicolas Sarkozy, il fut prétendu que des modifications majeures avaient été apportées au traité pour tenir compte du référendum [10].
En réalité, le nouveau document fut un copié/collé du précédent et il fut, cette fois, ratifié par voie parlementaire avec la complicité des députés P « S » (*).
La liste de ceux qui ont voté « pour » est ici.

7880505
Nicolas Sarkozy

Cet acte est sans conteste un cas de haute trahison des élites au pouvoir, à l’initiative de Nicolas Sarkozy, et allant à l’encontre d’une décision souveraine du peuple [10].

En effet, un référendum a plus de poids qu’une décision prises par les élus qui ne sont que les représentants du peuple.

(*) Ce vote n’est pas sans rappeler celui de 1940 qui donna les pleins pouvoirs à Pétain.

2007 – 2013 et au delà, Les élargissements récents et à venir
En 2007, la Bulgarie et la Roumanie rejoignent l’union, en 2013, c’est au tour de la Croatie.
L’extension anarchique et sans limites vers la quasi totalité des pays candidats se poursuit sans relâche.
Pour entrer dans l’UE, hormis le fait de ne pas être Russe, il suffit de respecter une série de critères rappelant les « 21 conditions de Moscou » établies par Lénine en 1920 pour intégrer une nation à l’internationale communiste.
Le dernier pays candidat à l’entrée dans l'UE est la Turquie islamiste, complice des terroristes de Daesch dans leur conquête d’un grand califat international.

-> En 2013, l’UE compte 28 pays.

Pendant ce temps, les Allemands…
Au début du 21e siècle, deux faits majeurs, passés inaperçus ici, ont eu lieu en Allemagne.

2004 : signature du pacte germano-américain
Le 27 février 2004, le chancelier Schroeder rencontre W. Bush à la Maison Blanche et signe « l’Alliance germano-américaine pour le XXIe siècle « .
Cet accord a montré qu’à l’instar du préambule au traité de l’Élysée de 1963, l’Allemagne reste tournée en priorité vers les États-Unis.
Les élites allemandes veulent une hégémonie atlantiste qui proliférerait jusqu’au moyen-orient sous leadership européen de l’Allemagne.
Nous sommes bien loin du couple franco-allemand tant vanté par les médias franco-français, il serait plus judicieux de parler de « cocufiage » !

En 2009, la cours de Karlsruhe fixe des limites strictes à la supranationalité
En 2009, la cours constitutionnelle de Karlsruhe a rendu un arrêt dont les médias français se sont bien gardés de rendre compte.

Cours Karlruhe
La cours de Karlsruhe

En effet, la cours a considéré qu’il n’existe pas de peuple européen, et qu’il ne peut exister de souveraineté européenne. Elle a donc fixé des limites absolues aux transferts de compétences de l’état allemand aux instances européennes.

Emmanuel Todd a brillamment analysé le sujet, en effet les nations européennes possèdent des structures familiales historiques différentes, elles ne partagent donc pas les mêmes valeurs [7].

L’OTAN…suite et fin : une organisation anachronique, délétère et belliqueuse
L’OTAN, dont la genèse a été évoquée plus haut aurait du être dissoute lors de la disparition de l’URSS qui était sa seule raison d’être.
Cette organisation américaine a connu une crise existentielle dans les années 1990.
La seule réponse trouvée par les « néocons » américains pour maintenir le zombie OTAN en vie fut de diaboliser la Russie renaissante de Poutine et d’en faire un ennemi créé de toutes pièces.
Ce fut une application directe de la nouvelle doctrine géostratégique élaborée par Zbigniew Brzezinski [9], l’éminence grise des présidents américains qui élabora la politique étrangère US post-soviétique.
L’entrée dans l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) des ex-pays de l’est est un non sens absolu, en effet, peut on considérer que la Bulgarie ou la Roumanie sont situées dans l’Atlantique nord ?

La Russie de Poutine, quand à elle, ne rêve que de commercer pacifiquement avec l’ouest, mais cette Europe la rejette sur influence américaine.
Cette politique contraire à nos intérêts (sanctions, etc…) continue contre vents et marées à être appliquée.

Les méthodes d’influence américaines vers les élites Françaises
Le principal outil d’influence des États-Unis envers les élites françaises est la French American Fondation fondée en 1975 (leur site ici).
Le programme « Young leaders » lancé en 1981 consiste à sélectionner chaque année 20 français et américains potentiellement destinés à occuper ultérieurement des postes clés.
Une formation de 10 jours permet alors de formater ces élus selon l’idéologie atlantiste.
L’annuaire de cette organisation est par ailleurs très instructif (*) et on y apprend en particulier que François Hollande fait partie de la promotion 1994.

(*) Laurent Joffrin, Alain Juppé, Emmanuel Macron, Arnaud Montebourg, Pierre Moscovici, Najat Vallaud Belkacem, Alain Minc, etc…

Les conséquences de la politique libérale de l’UE et de la monnaie unique, les 1% contre les 99%
Dans un premier temps, l’ouverture au libre-échange des capitaux et des marchandises (acte unique) a induit une désindustrialisation du pays avec des délocalisations vers les pays à bas salaires.
Le chômage s’est donc amplifié, induisant des baisses de rentrées fiscales et donc un premier axe d’augmentation des déficits.
Le second axe majeur ayant provoqué la chute des recettes de l’état concerne l’évasion fiscale massive des multinationales vers les paradis fiscaux de l’UE et d’ailleurs.

Et comme cela ne suffisait pas, le MEDEF avec son président actuel Pierre Gattaz a proposé des réductions de charges pour « améliorer la compétitivité » des entreprises dégradée par la libre concurrence.
Le dernier avatar de cette politique est le pacte de compétitivité qui avait pour but, en échange des baisses de charges, de lancer des embauches massives de la part des entreprises.
Ces baisses, non compensées par de nouveaux impôts, ont dégradé encore plus les rentrées fiscales, mais les entreprises n’ont pas embauché pour autant.
Elles ont en fait augmenté les dividendes aux actionnaires (les 1%), l’exemple de Radiall, la société du président du MEDEF Pierre Gattaz est éloquent avec l'analyse de l'expert-comptable Arlette Charlot ici (minute 6) et ici [11].
Le chômage ayant explosé dans les pays du sud ainsi qu’en France, une banque centrale nationale souveraine aurait eu à sa disposition des leviers monétaires pour améliorer la compétitivité des pays à l’exportation.
Cependant, le passage à la monnaie unique a mutualisé ces outils vers la Banque Centrale Européenne pilotée de fait par l’Allemagne.
Il n’existe donc plus aucun outil monétaire national pour corriger les déséquilibres, la seule variable locale d’ajustement restante concerne les salaires.
C’est pourquoi on assiste, sur ordre de Bruxelles, aux fameuses « réformes » telles que la loi travail EL Komery et la remise en cause du SMIC de plus en plus évoquée.
Pour réduire les déficits, Bruxelles, représentant les lobbies oligarchiques, impose de tailler dans les dépenses sociales (assurances chômage, maladie, etc…) sous couvert de la règle des 3% de déficit autorisés au maximum.
Tous ces points sont décrits dans les médias par une phrase clé de pure langue de bois :
« Il faut avoir le courage de faire les réformes nécessaires au redressement et à la modernisation du pays ».

Dans cette phrase, dont la rhétorique dit exactement l’inverse de la réalité (*), chaque mot est soigneusement pesé pour masquer l’objectif de paupérisation et précarisation des populations (les 99%) au profit des actionnaires (les 1%). Le processus a déjà été testé en Grèce, Espagne et Portugal avec les catastrophes sociales que l'on a constaté.

Ce mécanisme permet en réalité aux 1% de siphonner les revenus des 99% à leur profit, et d’augmenter sans limites leurs avoirs.

L’analyse ci-dessous démonte avec pertinence toute la duplicité de la rhétorique médiatique :

 

(*) En réalité, il s’agit de régressions présentées comme des progrès !

23 juin 2016 : « Independance day » : sortie de la Grande Bretagne de l’UE par référendum (Brexit)
Le référendum sur la sortie de la Grande Bretagne de l’UE était attendu avec angoisse par tous les européistes, et ils avaient raison d’avoir peur !
Le 23 juin 2016, le résultat du référendum tombe avec 52% de Britanniques qui se prononcent pour la sortie de l’UE.
Avec un taux de participation record de 72%, les Anglais nous donnent une belle leçon de démocratie en décidant de reprendre leur indépendance. On voit mal cette fois comment le gouvernement anglais pourrait, à l’instar de celui de Sarkozy en 2008, passer outre ce référendum.
Les premières déclarations du parlement européen montrent un comportement de folie pure en proférant de graves menaces à l'égard du Royaume Unis.
Les salopards présents dans les groupes qui dominent cette institution oublient seulement qu'ils n'ont cette fois pas affaire à la petite Grèce mais à la 5ième puissance mondiale.
Il s’agit bien d’un pavé majeur dans la mare de cette construction bancale, l’avenir dira combien de temps le zombie amputé continuera à survivre.

CONCLUSION

L’histoire nous a enseigné qu’à intervalle régulier, les élites françaises tentent d’inféoder la nation aux puissances étrangères dominantes [12].
La situation actuelle entre à l’évidence dans cette catégorie avec le triptyque Union Européenne/Euro/Otan que l’on nous présente comme inéluctable et bénéfique pour les peuples.

En réalité, ce dernier consiste en une double soumission :
1) Politique et militaire envers les États-Unis sous le leadership européen de l’Allemagne.
2) Économique vis à vis des multinationales et de la finance débridée à travers le puissant lobbying Bruxellois.

La novlangue orwellienne est utilisée ad nauseam dans les médias pour justifier la casse « à la Grecque » de l’ensemble des protections sociales acquises au siècle dernier après des dizaines d’années de lutte. Des réformes rétrogrades sont justifiées par les déficits chroniques des états. Ces derniers sont issus de l’évasion fiscale massive et des multiples cadeaux fiscaux faits aux grandes entreprises pour, a t’on prétendu, les aider à lutter contre la concurrence mondialisée des marchés ouverts à tous les vents.
On a constaté,
avec une logique d’hubris du toujours plus, que l’oligarchie a réussi à ouvrir plusieurs canaux pour siphonner les ressources des peuples à son profit.

Le concept des États-Unis d’Europe est pour l’instant un oxymore car les nations de notre continent possèdent des valeurs et des intérêts divergents ainsi qu’une histoire qui leur est propre.
Il n’existe pas de peuple européen comme les Allemands l’ont très bien compris.
On peut parler, à minima, d’une civilisation occidentale judéo-chrétienne commune.

Que faire pour sortir de ce carcan qui nous mène à notre perte ?

La réponse est dans la question, à l’instar des Britanniques qui ont tiré les premiers avec le référendum sur la sortie de l’UE, il faut non seulement quitter cette organisation totalitaire qui entrainera automatiquement la sortie de l'Euro, mais également quitter l'OTAN afin de recouvrer notre souveraineté avec les armes qui lui sont associées.
Un seul parti politique base son programme sur cette triple sortie : l’UPR. Cependant, ce dernier n’est pas médiatisé et n’apparait pas dans les sondages car il ne fait pas partie de l’ « offre politique » des sondeurs [6].
La sortie de l’UE est prévue par les traités avec l’article 50 du TFUE. Même si cet article n’existait pas, en cas de sortie par décision de la France, il y a peu de chances que nous subissions une invasion par l’armée européenne pour nous ramener à la raison !
Le Brexit sera à cet égard riche d'enseignements avec la suite des événements qui sera à observer de près.

Par ailleurs, si la France sort, elle entrainera à coup sur les pays du sud [7].

En parallèle, il peut être envisagé de remonter une union d’états souverains avec ceux qui voudront nous suivre dans cette nouvelle voie.

L’intégration dans ce futur ensemble de la Russie, située dans notre continent, est une évidence comme l’avait prédit le général De Gaulle avec son fameux « une Europe de l’Atlantique à l’Oural » qui est une vérité cardinale.

Cet ensemble finira par se constituer car il va dans le sens naturel de l’histoire du continent européen. Il formera alors une véritable puissance indépendante capable de se mesurer pacifiquement aux États-Unis, Chine et autres super-puissances en devenir.

Découvrez les autres articles de ce blog ici.

Liens
[1] Extrait de « C’était de Gaulle » par Alain Peyrefitte (source UPR).
[2] « La faute à Mr Monnet » – Jean Pierre Chevennement (2005)
[3] « Impostures politiques » – Marie France Garaud (2010)
[4] « Ce soir ou jamais » du 10/05/2013 – Marie France Garaud – Extrait ici.
[5] « Aux origines du carcan européen » – Annie Lacroix Ritz (2015)
[6] « Le moment est venu de dire ce que j’ai vu » – Philippe De Villiers (2015)
[7] « Après la démocratie » – Emanuel TODD – 2008
[8] « L’Euro contre la France » – Jacques Sapir sur son blog.
[9] La géopolitique du moyen orient expliquée à Hollande, Fabius et autres imposteurs qui nous gouvernent
[10] « Les 4 cas de haute trahison commis par Sarkozy »
[11] "J'suis pas content #39" : analyse du bilan de Radiall par Arlette Charlot (6e minute)
[12] "De Jeanne d’Arc à l’atlantisme européiste, 600 ans de trahisons des élites françaises"


Moyenne des avis sur cet article :  4.62/5   (39 votes)




Réagissez à l'article

107 réactions à cet article    


  • devphil devphil 27 juin 10:09

    Excellent article 


    Merci infiniment

    Philippe

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 juin 10:24

      Bonjour,
      Pas le temps de tout lire ce matin, deux petits ajouts : Mitterrand faisait déjà partie en 1948 du Conseil de l’ Europe... Dans son discours en 1995 à Strasbourg, cette crapule confond sciemment patriotisme et nationalisme, pour mieux justifier d’avoir vendu la France et des Français aux banksters... D’où les discours :« L’ Europe, c’est la paix »... toussa, toussa..
      Faut demander aux Yougoslaves, aux Afghans, aux Libyens, aux Syriens et aux habitants du Donbass ce qu’ils en pensent...


      Sur le Traité de Rome, il a été signé par Guy Mollet en 1957, de Gaulle l’a fait ratifier par le Parlement ? ou l’a acté, sans pouvoir s’en débarrasser ?

      • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 27 juin 10:30

        Merci pour cette mise au point synthétique qui devrait être largement diffusée.


        Une des plus grosses manips qui est passée comme une lettre à la poste et continue de passer souvent inaperçue est le tôle joué par Walter Hallstein, le premier président de la commission européenne, de 1958 à 1967  (Commission Hallstein), ancien conseiller juridique d’Hitler, « coaché » officiellement par les Etats-Unis qui l’avaient « fait prisonnier » (comprendre « exfiltré ») alors qu’il était officier dans l’armée nazie, véritable concepteur et architecte d’une Europe à la botte des industriels allemands qui a pu réaliser son rêve quand le Américains y ont trouvé leur intérêt à travers l’OTAN, l’OCDE, les conséquences financières du plan Marshall et l’utilisation du dollar comme étalon des échanges internationaux (relayé depuis par l’Euro).

        • Ar zen Ar zen 27 juin 13:08

          @Jeussey de Sourcesûre

          Si Walter Hallstein était l’un des éminents juristes de l’Allemagne nazie, il n’en demeure pas moins vrai qu’il a été arrêté, par les troupes alliées lors de la bataille de Cherbourg en juin-juillet 1944, en uniforme de la Wehrmacht et non en uniforme nazi. Pour le reste, son exfiltration, son « retournement » et son recyclage par le gouvernement des USA, comme tant d’autres dignitaires de l’Allemagne nazie d’ailleurs, reste un fait historique qui demeure soigneusement caché. Quelle mauvaise publicité pour l’UE que de dévoiler que son grand artisan et premier commissaire participait déjà à cette idée de construction de « la nouvelle Europe ». Une « Europe » bien éloignée des peuples, ce que les utopistes de la rénégociation des traités, d’une « Europe » plus « sociale », se refusent à voir et à comprendre.


        • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 27 juin 14:11

          @Ar zen
          « Si Walter Hallstein était l’un des éminents juristes de l’Allemagne nazie, il n’en demeure pas moins vrai qu’il a été arrêté, par les troupes alliées lors de la bataille de Cherbourg en juin-juillet 1944, en uniforme de la Wehrmacht et non en uniforme nazi. »


          Si ça ressemble à un canard, si ça nage comme un canard et si ça cancane comme un canard, c’est qu’il s’agit sans doute d’un canard.

        • Ar zen Ar zen 27 juin 18:01

          @Jeussey de Sourcesûre

          Ce sont bien des officiers de la Wehrmacht qui ont fomenté l’attentat contre Hitler dans son bunker. Les officiers nazis n’ont pas participé à cette opération. 

          Chez les canards il y a des colverts et des mandarins, ils nagent tous, ils cancanent tous mais les ornithologues les distinguent et les nomment sans aucune difficulté. Ne mettons pas tous les oeufs dans les même panier. 




        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 juin 18:19

          @Jeussey de Sourcesûre
          Hallstein était le juriste d’ Hitler, mais les Américains ne sont pas fatigués à chercher un modèle d’ Europe, ils ont utilisé le projet économique d’ Hitler pour l’ Europe après la guerre...

          "Le 22 juin 1940, en tant que grand chef du plan quadriennal, Herman Göring a ordonné qu’on réfléchisse à l’organisation économique de l’Europe après la guerre. Suite à cela, la chancellerie du Reich produisit un memorandum le 9 juillet 1940 qui servira de base pour l’organisation de la nouvelle Europe économique voulue par les nazis.

          Une zone économique européenne
           sans frontières
           sans barrières douanières
           un marché unique,
           une politique agricole commune,
           la relocalisation des usines au plus rentable,
           un taux fixe entre les monnaies,
           et l’idée que plus cette zone économique de libre échange est large et plus elle aura de poids pour négocier dans le commerce international
          .


        • colere48 colere48 27 juin 10:39
          On aimerait des articles comme celui ci plus souvent , merci l’auteur.

          • Zevengeur Zevengeur 27 juin 12:50

            @colere48

            Merci,
            ce fut un énorme boulot car je suis parti de rien !


          • JBL1960 JBL1960 27 juin 14:42

            @Zevengeur Félicitations ! Cette mise en lien vers la liste des votants le Traité de Lisbonne est éclairante. D’ailleurs on peut voir que le Christophe Caresche qui a pété les plombs en live face à Chasaigne sur Public Sénat a voté pour, comme le futur PM Manuel Valls (M. 5%...). On devrait leur mettre sous le nez rien que pour voir. J’avais pour ma part fait une relation entre le 1er Président de l’Europe Walter Hallstein - en soulignant qu’il était issu de l’opération Paper Clip - la création de l’UE donc et le Groupe Bilderberg ici = https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/02/20/bilderberg-cie/ Je le relaye de ce pas !


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 juin 18:29

            @Zevengeur
            Petit bémol, la sortie réelle des Anglais, ce n’est pas pour tout de suite.
            Il faut d’abord que soit déposée à Bruxelles la demande de sortie.
            Ce n’est qu’à partir de ce moment là que les négociations de sortie pourront débuter.


            Pour la France, il y a 521 Traités et accords à examiner, j’ignore combien il y en a pour la GB ? Il faut trier ceux qu’on veut conserver et rejeter les autres, cela peut prendre plusieurs mois.
            Mais si au bout de 2 ans, il n’y a pas accord, la sortie du pays demandeur est de fait.

            La difficulté pour les Anglais, c’est que les électeurs pro Brexit ont voté pour des raisons différentes, et parfois opposées. Les électeurs conservateurs trouvent que l’ UE n’est pas assez libérale, les électeurs travaillistes que l’ UE est trop libérale, les électeurs de Farage sont pour la privatisation de la santé et contre les immigrés etc ...

          • Pie 3,14 27 juin 18:43

            @Zevengeur

            « Ce fut un énorme boulot car je suis parti de rien »...et vous êtes arrivé à pas grand chose.

            Ce portrait à charge de la construction européenne qui ressemble au discours habituel de l’UPR n’a rien de nouveau. C’était celui du PCF dès les années 50 puis c’est devenu celui de l’extrême-droite après l’effondrement de l’URSS, lorsque le combat contre le communisme est devenu secondaire pour eux, c’est celui aujourd’hui des souverainistes de tout poil. 

            Vous invoquez l’Histoire mais aucun historien sérieux ne se permettrait de traiter cette question de manière si caricaturale et biaisée.

            Cela dit, si vous êtes content de vous, c’est l’essentiel.

          • Ar zen Ar zen 27 juin 18:49

            @Pie 3,14

            Article 3 de la constitution de la 5ème République. Pour ou contre ? Voulez vous le conserver ou le supprimer ? Donnez nous votre avis. Vous avez l’air de bien vous y connaître en matière de souveraineté, n’est-ce pas ? À qui souhaitez vous confier la souveraineté nationale ? Une petite réponse Pie 3,14 ?

            ARTICLE 3.

            La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.

            Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice.

            Le suffrage peut être direct ou indirect dans les conditions prévues par la Constitution. Il est toujours universel, égal et secret.

            Sont électeurs, dans les conditions déterminées par la loi, tous les nationaux français majeurs des deux sexes, jouissant de leurs droits civils et politiques.


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 juin 19:37

            @Pie 3,14
            Je suppose que « les historiens sérieux », ce sont les politiques et les journalistes qui font de la propagande pro-européenne depuis 70ans ?
            Ainsi que ceux qui nous ont conseillé de voter OUI au Traité de Maastricht ?

            - « Maastricht apporte aux dernières années de ce siècle une touche d’humanisme et de Lumière qui contraste singulièrement avec les épreuves cruelles du passé. » (Michel Sapin, ministre socialiste des finances, Le Monde, 6.5.92)


            - « En votant “non”, nous donnerions un magnifique cadeau, sinon à Hitler, à Bismarck. » (Alain-Gérard Slama, Le Figaro, 18.9.92)

            - » Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie »(Michel Rocard, Ouest-France, 27.8.92)

            Et ma préférée :
            - « Avec Maastricht, on rira beaucoup plus. » (Bernard Kouchner, Tours, 8.9.92)

          • Pie 3,14 27 juin 19:40

            @Ar zen
            Oh non , je ne connais pas l’article 3 autant que vous car la souveraineté nationale en bon militant de l’UPR que vous êtes est votre obsession.


            La souveraineté d’un peuple peut s’exprimer dans diverses instances, l’UE en est une comme une autre.

            Votre souverainisme hystérique ne m’intéresse pas.



          • Pie 3,14 27 juin 19:43

            @Fifi Brind_acier

            Non, les historiens sérieux sont plus simplement...des historiens professionnels et non des charlots comme Asselineau qui fait de l’Histoire comme Monsieur Jourdain fait de la prose.

          • Ar zen Ar zen 27 juin 20:28

            @Pie 3,14

            Je suis pour l’application de la constitution française acceptée à une très très large majorité par le peuple de France et détricottée ensuite par la procédure du congrès.

            Votre réponse est claire : la souveraineté d’un peuple (au singulier) peut s’exprimer dans diverses instances (lesquelles ? ), l’UE en est une comme une autre.

            Alors comme ça Pie 3,14 la souveraineté du peuple s’exerce dans l’UE et ailleurs ? Pouvez m’en faire la démonstration ? Il me semble bien que nous soyons dans une dictature mais vous allez m’éclairer de votre science, vous que la souveraineté n’hystérise pas et qui savez conserver un esprit d’analyse éveillé.

            Je suis attentif à votre réponse Pie 3,14, je pense que d’autres lecteurs également. Vous allez nous faire découvrir un monde qui nous ignorons. Par avance merci.


          • Ouam 27 juin 20:37

            -@Pie 3,14 :

            « Votre souverainisme hystérique ne m’intéresse pas. »

            Ce n’est pas possible, ou pas la bonne formule.


          • Ouam 27 juin 20:42

            @Ar zen : merci !

            Moi aussi j’attends avec impatience sa réponse à ta question (avec un grand interet)

            Mais ne croyant plus au pere noel (malheureusement) depuis un certain nombre d’années, j’ai déjà fait mon deuil de celle ci.

            bonne soirée


          • Zevengeur Zevengeur 27 juin 22:28

            @Fifi Brind_acier

            Il est exact que la sortie avec l’article 50 du TFUE peut réglementairement prendre jusqu’à 2 ans. C’est d’ailleurs l’un des principaux arguments des détracteurs de l’UPR.
            Le fait est qu’avec des raisonnements comme cela, on serait découragés d’agir et condamnés à bouffer de l’UE pendant 1000 ans, c’était d’ailleurs l’ambition du 3e Reich !

            Merci à ceux qui ont évoqué le cas de Walter Hallstein, un sujet historique (de plus) à creuser.


          • emphyrio 27 juin 23:15

            @Zevengeur
            En effet, beaucoup dénigrent l’UPR car il invoque la seule modalité de sortie juridiquement disponible que le Royaume-Uni va dès à présent mettre en application. Une arme de moins entre les mains de ses détracteurs.


          • emphyrio 27 juin 23:31

            @Pie 3,14
            c’est ballot mais dans la bibliographie de l’Union Européenne on ne trouve que des thuriféraires ou des idéologues (voir Wikipédia). Les historiens sérieux sont à venir quand ils s’intéresseront à l’Union européenne comme à une situation révolue et en ne négligeant aucun des éléments qui en permettront une bonne compréhension.


          • Zevengeur Zevengeur 28 juin 14:08

            @Pie 3,14

            Vous êtes fait pour lire les articles de Jean Quatremer dans Libé !


          • Pie 3,14 28 juin 16:48

            @Zevengeur

            Nul doute qu’ils sont plus intéressants que les vôtres car ce journaliste même s’il aime la polémique et parfois la provocation a l’avantage de connaître le fonctionnement de l’UE sur le bout des doigts.

          • Pie 3,14 28 juin 21:17

            @emphyrio

            Wikipédia est un site amateur, je préfère la bibliographie fournie par la BNF qui fourmille de références à l’Histoire.

            Continuez à lire Saint-Asselineau si cela vous procure du plaisir.


          • Doume65 28 juin 23:14

            @Zevengeur
            « Ce fut un énorme boulot car je suis parti de rien ! »
            Reformuler les théories d’Asselineau n’est pas partir de rien.


          • Zevengeur Zevengeur 29 juin 18:28

            @Doume65

            100% de tout ce qui est écrit part forcément d’autres analyses, sinon on repartirait de zéro comme les Grecs du 4e siècle avant JC.
            De plus si vous pensez que j’ai fait du copié/collé d’Asellineau (qui n’est que l’une de mes sources), alors je vous mets au défi de trouver l’article plagié !


          • Doume65 29 juin 22:53

            @Zevengeur
            « si vous pensez que j’ai fait du copié/collé d’Asellineau »

            Veuillez me lire : j’ai parlé de reformulation, pas de copié-collé.
            Ceci dit, je reconnais un vrai travail d’approfondissements sur certains points.


          • BobbyFFR94 (---.---.154.231) 17 septembre 18:34

            @Zevengeur

            EXCELLENT travail de ré-information !!!

            Cela me fait penser au travail de ré-information d’Eric ZEMMOUR - Le suicide français - et nous ne pouvons que vous remercier INFINIMENT pour cet article !!!

            Vous n’avez pas parlé de l’AMI - Accord Multilatéral pour l’Investissement - avorté à la fin des années 90, remplacé par l’actuel TAFTA ...

            Intéressez-vous à EURABIA, voici un lien qui va vous y aider :
            http://www.dreuz.info/2012/03/16/7-juin-1975-le-jour-ou-leurope-a-ete-vendue-au-monde-arabe-par-bat-yeor/
            L’Europe a été vendu aux pays pétroliers arabo-musulmans...

            Nous, peuple de France, avons donc été TRAHIS par ceux que vous citez, et qui étaient censés nous « protéger » ...

            J’ai fait la mise à jour de la déclaration des droits de l’homme & du citoyen, mise à jour commencé le 02 janvier 2010...l’article 37 à lui seul mettra fin à TOUTES ces ORDURES :
            -

            *Art. 37. « Tout individu ou groupe d’individus, entité spirituelle, morale, intellectuelle, politique, administrative ou gouvernementale, sans exhaustivité AUCUNE quand à la nature de ce groupe, qui commet, FAIT commettre en son nom, ou LAISSE se commettre des actes de barbarie, d’agressions répétées, et/ou par ses agissements, a pour but d’anéantir les droits & libertés du peuple français en s’attaquant aux lois françaises telles qu’inscrites dans la déclaration des droits de l’homme, issues de la révolution française de 1789, et/ou tente d’abroger les lois sur la laïcité, en terrorisant et/ou en agissant contre le peuple, doit être poursuivi, non comme un criminel ou groupe de criminels «  classique », mais comme un ou des TRAÎTRES et assassins terroristes de la pire espèce, et la justice aura comme devoir sacré et obligation d’utiliser tout moyen en ce sens, sans aucune limitation, jusqu’à l’arrestation ou l’anéantissement de ce ou ces individus ».

             -

            Art. 37a. »Tout individu ou groupe d’individus, entité spirituelle, politique, administrative ou gouvernementale, sans exhaustivité quand à la nature de cette entité, s’attaquant aux lois sur la laïcité, sans aucun accord ni consultation par référendum, dans l’un des buts tels que définis dans l’article 37, se rend coupable sous le même chef d’accusation au sens de ce même article, et doit être immédiatement soumis aux mêmes poursuites par la justice telles que décrits dans l’article 37. "

             -

            Art.37b. » Le fait pour toute personne, groupe de personnes ou entité, tels que désignés dans les alinéas 37 et suivant, de prêcher dans un lieu de culte, en public, ou dans n’importe quelle endroit, privé ou non, sur le territoire français, afin d’inciter d’autres individus à se rendre coupables d’actes tels que définis dans l’article 37 ci-dessus, rend cette personne, groupe, ou entité, coupable au sens de ce même article, et doit être immédiatement soumis aux mêmes types de poursuites par la justice tels que décrit dans l’article 37. "

             -

            Art. 37c.  »Toute personne, groupe de personne, ou entité, tels que désignés dans les alinéas 37 et suivants - tentant d’interpréter ces articles et d’essayer d’en limiter la portée, ou d’en détourner le sens, dans l’un des buts tels que définis dans l’article 37 et suivants, se rend coupable sous le chef d’accusation de "assassin terroriste " au sens de ce même article, et doit être immédiatement soumis aux mêmes poursuites par la justice telles que décrits dans l’article 37. "

             -

            Art. 37d. »Tout individu, personne, groupe, entité, tels que désignés dans les alinéas alinéas 37 et suivants, sans exhaustivité aucune quand à la nature de ces groupes ou entité, ne doit jamais pouvoir abroger l’article 37 et ses alinéas car une telle action serait directement interprétée comme une violation majeure de l’article 37 et suivants, et le peuple sera immédiatement, et légitimement en droit de se révolter, afin d’arrêter toutes les personnes se rendant coupables de cette action au sens de l’article 37, car les pouvoirs de la justice, au regard de la situation politique et juridique à ce moment-là, seront automatiquement transférés vers le peuple, qui sera légalement dans son droit de décider de toute poursuite au sens de l’article 37, jusqu’à l’arrestation ou l’anéantissement du ou des individus, groupe d’individus, entité, coupable(s) sous le chef d’accusation de « assassin(s) terroriste(s) » tels que définis par l’article 37 et ses alinéas " 

            Dès que le ou les assassins terroristes seront tous arrêtés ou anéantis, le peuple redonnera automatiquement à la justice de son pays les pleins pouvoirs, dont le premier acte sera de juger et de condamner les accusés encore vivants, sur le territoire français.

            La justice du pays pourra continuer dès lors à fonctionner comme avant les faits ayant provoqué le transfert de ses pouvoirs, et ce, tant qu’aucun autre évènement ne transfère de facto à nouveau ses pouvoirs au peuple, conformément à l’article 37 & ses alinéas, ou à tout autre article inscrit dans la présente déclaration. 

            *ART. 38. Les tyrans, les dictateurs, quels qu’ils soient, sont à jamais les ennemis déclarés contre le souverain de la terre qui est le genre humain, et contre le législateur de l’univers qui est la nature.

            * article supprimé ou modifié dans la Constitution de 1793,  mais remis dans la présente déclaration des droits de l’homme & du citoyen, mise-à-jour le 02 janvier 2011



          • Jason Jason 27 juin 12:04

            « Contrairement à la France où la protection de la République est du ressort d’un seul homme, le président de la République, en Allemagne, c’est une cour collégiale de magistrats qui en est chargée. »

            Très bonne rétrospective, avec une petite erreur : Le tribunal constitutionnel de Karlsruhe le « Bundesverfassusgsgericht » a son équivalent en France, c’est le conseil constitutionnel. Le président français conduit la politique du pays, tout comme la chancelière allemande.

            Le tribunal allemand et le conseil constitutionnel français vérifient la conformité des lois à leur constitution respective.


            • Zevengeur Zevengeur 27 juin 12:52

              @Jason

              Je suis d’accord,
              mais j’avoue ne pas avoir creusé les différences entre les 2 institutions dans le détail.
              Je pense cependant que la cours de Karlsruhe possède un pouvoir beaucoup plus étendu que notre conseil constitutionnel,
              des experts de la question ici ?


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 juin 18:45

              @Jason
              La Cour de Karlsruhe est composée de magistrats.
              Son arrêt le plus célèbre est celui de 2009, où la Cour explique que la construction européenne n’est pas démocratique, car il n’y a pas de « peuple européen ».
              Et qu’elle ne peut se prévaloir d’une souveraineté équivalente à celle des Etats qui la compose.
              La constitutionnaliste Anne marie Pourrhiet, le dit mieux que moi.


              Alors que le Conseil Constitutionnel français, c’est du copinage...

              Il comprend neuf membres, dont le mandat dure neuf ans et n’est pas renouvelable. Le Conseil constitutionnel se renouvelle par tiers tous les trois ans.
              Trois des membres sont nommés par le Président de la République.
              Trois par le président de l’Assemblée nationale, trois par le président du Sénat.
              En sus des neuf membres prévus ci-dessus, font de droit partie à vie du Conseil constitutionnel les anciens Présidents de la République.

               


            • Zevengeur Zevengeur 27 juin 22:32

              @Fifi Brind_acier

              Savez vous comment sont nommés les magistrats de la cours de Karlsruhe ?
              (Ici, avec Fabius nommé président du conseil constitutionnel, les choses sont claires...)


            • Jason Jason 27 juin 23:24

              @Fifi Brind_acier

              « Son arrêt le plus célèbre est celui de 2009, où la Cour explique que la construction européenne n’est pas démocratique, car il n’y a pas de « peuple européen ». »

              Ces braves magistrats n’ont jamais mis les pieds en Inde avec ses multitudes de cultures, de langues, de religions. Et pourtant le sous-continent Indien est bien un pays.

              Ces gens-là ne sont que des gens bornés et ne pensent qu’à l’Allemagne. Voyager leur ferait du bien


            • Zevengeur Zevengeur 28 juin 09:36

              @Jason

              D’un autre coté, l’Inde ne fait pas partie de l’UE, et la cour ne fait que son boulot en s’occupant des intérêts de l’Allemagne.


            • Jason Jason 28 juin 12:08

              @Zevengeur

              Ce n’était pas mon propos. L’Inde, que je cite en contre exemple à la citation allemande, malgré ses diversités nombreuses, constitue un pays.

              Je voulais réagir aux propos chauvins et bornés de cette déclaration péremptoire « il n’y a pas de peuple européen ». Le cas présent n’est pas qu’il y ait un peuple ou pas (notion très vague), mais le fait que toute la salade européenne soit si mal gérée.


            • Zip_N Zip_N 27 juin 13:05

              « Le concept des États-Unis d’Europe est pour l’instant un oxymore car les nations de notre continent possèdent des valeurs et des intérêts divergents ainsi qu’une histoire qui leur est propre.
               Il n’existe pas de peuple européen comme les Allemands l’ont très bien compris
              . »

              Suite au vote ce sont les anglais non pas les allemands qui ont bien compris, lapsus ?. Il existait un peuple européen ce sont les rois qui s’attribuaient la gestion des territoires (Bourbons, Ducs de Savoie..) c’est pas nouveau, comparez cela à l’existence d’un Etat-Unis d’Amérique  ? les valeurs nordistes et sudistes, les valeurs des natives américan contre celle des Colombs descendant de Christophe, 500 ans d’histoire ?


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 juin 18:50

                @Zip_N
                Je suppose que la référence allemande concerne l’arrêt de 2009 de la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe, que j’ai cité au dessus ...
                Pour qu’il y ait démocratie, il faut qu’il y ait « un démos, un peuple ».
                Or il n’y a pas de peuple européen. 


              • Zip_N Zip_N 27 juin 20:42

                @Fifi Brind_acier

                Sans référence c’est un lapsus. Les anglais étaient pas dans Shengen, ils avaient pas la monnaie commune, ils défendent leur fort intérêts financier contradictoire avec l’Europe avec leur iles (Gibraltar, Bermude, Caiman..) par ailleurs les anglais ne roulent pas à droite contrairement au reste de l’Europe. A force de grain de sable, comme une pièce en titane qui fait l’effet d’une bombe sur piste de décollage (Concorde) les relations de développement s’amenuisent. Les allemands ont pas trop de problèmes ils ont racheté la moitié de l’industrie automobile italienne et je pense pas qu’ils comptent s’arrêter en si bon chemin.


              • Zevengeur Zevengeur 27 juin 22:43

                @Zip_N

                Je parlais bien d’un arrêt rendu par la cour de Karlsruhe qui représente réellement l’intérêt des Allemands.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès