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L’impossible Europe politique

Le 9 mai était le jour de l’Europe. La France va présider l’Union et M. Fillon fait le tour des capitales. L’année dernière, on fêtait l’anniversaire du traité de Rome. Beaucoup d’agitation et pourtant rien n’avance, aucune perspective, aucune idée, aucune politique n’est proposée, à droite, à gauche, par les anciens, par les nouveaux pays. Cette inertie, cette aboulie, cette paralysie ne sont pas nouvelles. Elles m’avaient conduit à poser un diagnostic – métier oblige – et j’en avais conclu que l’Union politique de l’Europe était, pour des raisons simples, impossible. J’attends avec impatience de connaître où est mon erreur.

Le cinquantième anniversaire du traité de Rome a été l’occasion de refaire l’historique des grandes étapes de la construction européenne. Ce cheminement laborieux force l’admiration tant les obstacles furent nombreux et toujours surmontés.

L’élan qui a permis la mise en commun des intérêts marchands est aujourd’hui retombé et, si l’Europe continue de s’élargir, elle ne s’approfondit plus. L’étape suivante qui devait être la création d’une fédération, d’une confédération, d’une union d’États paraît impossible car les nations européennes ne sont pas prêtes à abandonner ce qui fait leur identité nationale : politique étrangère, défense nationale, impôts, droits sociaux, etc.

Seul un amour fusionnel aurait permis de franchir ce seuil idéal où chacun abandonne pour l’autre son indépendance, ses intérêts, ses égoïsmes, ses habitudes au profit d’un avenir plus grand.

Ce transport d’enthousiasme et d’espoir dans l’avenir qui fait basculer l’Histoire est celui qui anime les révolutionnaires au moment où se fait la révolution. Il n’est pas près de soulever les Européens pour l’Europe politique.

Ainsi, ce qui devrait être une étape, est devenu une fin.

Les citoyens européens sont trop vieux pour vouloir davantage. La passion n’est plus de leur âge et il en aurait fallu beaucoup pour créer ce nouveau pays.

La faute en est à la démographie qui fait et fera de l’Europe un espace de plus en plus déclinant. Les gérontes n’aspirent qu’à la tranquillité, au bien-être, aux loisirs, à la paix. Ils ont transmis à leurs héritiers, quand ils en ont, le même projet de vie.

Une ambition aussi limitée s’accommode très bien de l’Europe que nous connaissons en 2007 : celle du libre-échange. Elle a apporté la prospérité et étale ses bienfaits à tous ceux qui le veulent. Pourquoi vouloir davantage ?

Le vieillissement de la population sonne peut-être le déclin même de ce marché commun car la vieillesse est aussi l’âge de l’égoïsme et l’avenir est peu prometteur. La perspective d’autres adhésions fait peur car ce sont peut-être de nouveaux clients, mais aussi de futurs concurrents.

Cette absence de désir pour une Europe politique ne tient pas seulement au vieillissement et à une perte de vitalité qui anesthésierait les Européens. Complémentaire ou principale, l’autre raison est tout autant fatale. Le rassemblement autour d’une idée, celle d’une Europe puissance autonome aurait exigé qu’une de ses nations cristallise sur elle le rêve des Européens. Ils y auraient vu un modèle, un leader. Lequel d’entre eux pourrait, aujourd’hui, avoir cette prétention, être ce moteur ? Chacun traîne, aux yeux des autres, d’un lot d’handicaps et de défauts qui le rendent plus répulsif qu’enviable.

Les Européens ont trouvé ailleurs ce pays idéal qui réunit tout ce qu’ils voudraient être et avoir : les États-unis d’Amérique.

Jeune, puissant, fier de montrer sa force, il n’a peur de rien, il croit en lui-même et se veut le meilleur des mondes. Son histoire est tragique, mais il ne se repent de rien : génocide des Indiens, esclavage, Hiroshima, discrimination raciale, pollution, prisons, couloirs de la mort, crime organisé, démocratie exportée par ses agences d’intelligence ou imposée par des tapis de bombes… Rien ne saurait atténuer sa séduction.

Son mode de vie, l’esprit d’entreprise, les succès technologiques, les prix Nobel (en 2006 tous les Nobel scientifiques sont Américains), la conquête des étoiles, Hollywood en font un pays de Cocagne où tout est permis tout est possible. Désirable, mais aussi désirant il attire tous ceux qui, ailleurs, ont des idées, des projets. Les chercheurs sont accueillis à bras ouverts et bien rémunérés dans les laboratoires. Les cadres peuvent faire des carrières fulgurantes. Les créateurs y trouvent les financements dont ils ont besoin Les entrepreneurs sont courtisés par les banques et les administrations leur facilitent la tâche… Bill Gates, Steve jobs auraient-ils pu être Français ?

Notre avenir s’y prépare et nous attendons avec quelques années de retard que le progrès nous rattrape.

La réussite à la portée de tous ceux qui le veulent, le sens de l’innovation, la créativité, la réactivité sont les images que donnent les États-Unis et les seules qui sont retenues. Si cette Amérique-là effraie les couches âgées de la population, elle fascine les plus jeunes, les plus entreprenants, ceux dont l’idéal n’est pas la fonction publique et qui auraient dû être les moteurs de l’Europe politique.

Comment pourrait-il en être autrement quand notre modèle affiche conservatisme, corporatisme, avantages acquis, lourdeurs administratives, impôts dissuasifs, honte de l’argent, etc. ?

Face au mirage et aux miracles américains, l’Europe ne fait pas le poids pour les nouveaux arrivants. Ils plébiscitent l’Europe parce qu’ils en reçoivent les subsides. Mais encore plus que les anciens leurs cœurs et leur esprit sont outre-Atlantique. Ce qu’ils écoutent est toujours la Voix de l’Amérique.

L’évocation de l’empire américain, de l’empire chinois, du futur empire indien donnent à la conversation un ton de gravité respectueuse et craintive. La possibilité d’un empire européen rival et tout aussi entreprenant ne sera pas soulevée.

Cette réalité sociologique et culturelle mérite d’entrer dans l’explication du manque d’appétit des uns et des autres pour une Europe politique. Elle n’est pourtant jamais discutée dans le débat habituel. Trop subjective, trop irrationnelle ? Aussi incorrecte soit-elle, pourra-t-on éviter de la prendre en compte si l’on voulait vraiment continuer de bâtir l’Europe ?


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9 réactions à cet article    


  • dom y loulou dom 13 mai 2008 14:07

    vous oubliez (par vrais oubli ?) la guerre qui est menée contre vos frères européens qui tiendront encore te toujours le flambeau de la vraie démocratie. Si la France a abandonné ses frères pour essayer encore de se glorifier personellement ( ce qui n’a forcément aucun sens - Marianne n’est pas une personne et Sarkosy ne représente pas la France mais les intérêts sionistes - pourfendeurs de citoyeneté et pollueurs de débats notoires) c’est au grand désespoir de tous les européens progressistses qui tiennent à ce qu’on ne leur enlève pas leur propre territoire sous les pieds, comme cela avance inexorablement par la tyranie des divertissements.

     

    La France dont tous attendaient le fameux plan B promis met tous ses partenaires contre elle maintnenat en torpillant et l’europe et l’union africaine en se croyant assez glorieuse pour présider une union méditerranéenne où les états arabes ne seraient que des vassaux, des affiliés d’office avec la pute du bout de la méditerranée au sein d’une même union, de frères ennemis, tout ça pour se glorifier, pour se persuader que les lumières sont françaises et tant que ça dure tout est vain, seule la guerre bushienne avance avec ses ravages et la France là aussi, s’est affiliée avec les bourreaux.

     

    Que pourrions-nous en attendre ? Mais sachez que l’europe a des racines bien plus profondes que vous ne le pensez et qu’elles ne se laissent pas déraciner par des optiques de marché forcément très éphémères. Ce sera de ces racines-là qu’émergera une nouvelle europe et si cela doit être sans les politiciens eh bien ce sera sans eux, à leurs risques et périls d’avoir abandonné la seule cause qui pouvait sauver le continent du dumping social opéré sur toute la planète depuis des décennies.

     

    Mais les critiqueurs et les juges professionels qui se prennent pour Dieu s’appuient sur tout ce ui n’a pas de substance.... croyez-vous sincèrement que cela va durer longtemps ? Et cette fascination pour l’empire américain est bien finie, même si les plus cons veulent continuer à y voir le phare évolutif, tout ce que les USA ont fait vis-à-vis de l’europe et du monde n’est plus que perçu comme oppression,vassalisation, infantilisme et abjection politique. Le temps du hamburger-roi a fait son temps.

     Faudrait commencer par jeter les journaux, sensés remplacer notre capacité de réflexion, par les fenêtres, tout le monde s’en porterait mieux.


    • Henri François 13 mai 2008 15:36

      Malheureusement dès sa naissance (souvenez-vous Marché Commun) l’Europe s’est uniquement pourvue d’un label économique sous lequel entrepreneurs et hommes d’affaires de l’Occident puis de l’Orient ont proliféré. Ensuite, animée par le souci "démocratique excessif", elle a enfanté un immense magma de fonctionnaires et d’ennarques de tous horizons où elle est embourbée jusqu’au cou. Enfin, elle n’a pas su, et ne sait pas, se débarrasser de l’emprise des Etats Unis d’Amérique qui ont commencé à la piéger dès la première guerre mondiale et qui s’y sont dorénavant confortablement installés, grâce surtout à la Douce Albion, c’est à dire la Grande Bretagne, cet éternel empêcheur de "tourner en rond".

      La globalisation ou la mondialisation n’a rien arrangé. Aujourd’hui, dans ce patchwork hétéroclite politiquement, chacun des Etats qui le composent tire à hue et à dia pour peser de tout son poids et souvent à son seul profit et il est à craindre que cet ensemble éclatera à moyen ou long terme, comme ont éclaté au cours des siècles toutes les Saintes Alliances de l’ histoire du continent.

      Et voilà qu’aujourd’hui, sous l’impulsion du Président français (foutaise que cette présidence européenne tournante tous les six mois), toujours par le biais du label économique, elle désire s’étendre à la Méditerranée bordée dans sa rive Sud de pays - dont certains sont très riches il est vrai - qui ne s’entendent pas beaucoup entre eux.

      Fédération, avec un pouvoir politique central, à l’image améliorée de celle justement des Etats Unis aurait été si simple et tellement bénéfique pour cette vieille Europe si une telle démarche avait été évoquée dès sa naissance.

      Et pourtant je ne désespère pas. Je rêve justement que la solution pourrait venir du...Sud. A la condition que le projet présenté et animé par les français ne soit pas un nouveau "contrat marchand" et qu’il puisse enfanter dans cette région justement, une alliance fortement structurée. Ce sera certainement difficile tellement les écueils y sont nombreux. 


      • brieli67 13 mai 2008 18:15

        LE COMBLE................. IL SERA CHEF DE LA PRESIDENCE FRANCAISE DE L’EUROPE

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Pr&eacute ;sidence_fran&ccedil ;aise_de_l’Union_européenne

         

        OR

        OR

        Dés le lendemain de son élection tête de liste il re/démarre à son cabinet d’Avocats....

        D’avril à octobre 1999, Nicolas Sarkozy devient président par intérim du RPR, succédant à Philippe Seguin, qui en avait démissionné brutalement. Il conduit conjointement avec Alain Madelin la liste RPR-DL aux élections européennes de 1999 et devient tête de liste après le départ de Philippe Seguin. Ces élections sont marquées par une sévère défaite : la liste arrive en troisième position avec seulement 12,82 % des suffrages (en comparaison, la liste d’union RPR-UDF qui avait été conduite par Dominique Baudis en 1994 était arrivée en première place avec 25,58 %), et obtient un résultat inférieur à la liste menée par Charles Pasqua et Philippe de Villiers (13,05 %). Il confiera alors à ce dernier : « Tu as de la chance, Philippe, toi tu aimes la France, son histoire, ses paysages. Moi, tout cela me laisse froid. Je ne m’intéresse qu’à l’avenir... »20.

        Démissionnant de la présidence par intérim du RPR le 14 juin 1999, il renonce alors à toute responsabilité au sein du parti et se retire de la politique nationale. Il assiste tout de même, en 2001, au 25e anniversaire de la création du RPR. Pendant cette période, il rejoint le cabinet d’avocats où il exerce et publie en 2001 un livre, Libre.

        A QUI LA FAUTE ? Nous électeurs forts marris de nos bulletins blancs.......... Une élection si plus de 15 % d’abstentions .............. ANNULER l’élection il n’y a aucune raison de consulter le peuple

        si 15 % de votes blancs A REFAIRE si confusion du genre cad échelon local / régional/ national/européen

        RAS LE BOL DE CES SALMIGONDIS 


      • Martin sur AgoraVox Martin sur AgoraVox 13 mai 2008 18:58

         

        Une des principales raisons qui empêche les citoyens de ressentir fièrement leur appartenance à une « nation » européenne est le fait que dans les institutions de l’Union européenne et dans les États membres les cercles au pouvoir gouvernent dans un déni permanent de la démocratie. L’absence de démocratie au sein de l’Union européenne provoque un sentiment d’antipathie envers le système puisque les citoyens estiment que les institutions de l’Union européenne ne sont pas là pour veiller à ce que dans chaque décisions politique la volonté démocratique de la majorité des citoyens soit mise en application mais qu’elles sont là pour mettre en application ce que veut l’oligarchie qui détient le pouvoir politique. Cette attitude anti-démocratique des « élites » provoque de la part des citoyens le rejet des politiques et donc le rejet de ce que ces politiques représentent : une Union européenne qui désormais se construit selon les plans d’une oligarchie aux visées mondialistes et universalistes, nullement soucieuse de préserver ce qui définit les Européens.

         

        Si elle était démocratique (mais elle ne l’est pas) et si elle cherchait à défendre les intérêts des Européens plutôt que de favoriser les intérêts des cercles pro-mondialistes, l’Union européenne pourrait être le ciment d’une Europe unie pour mieux se préserver face aux pressions planétaires, pour s’opposer à la globalisation qui fait régresser socialement l’Europe, pour s’opposer au mondialisme qui cherche à détruire ce qui caractérise les Européens. Au lieu de défendre les Européens et leurs avancées, malheureusement l’actuelle l’Union européenne trahit les Européens.

         

        Concernant la démographie européenne, je suggère la lecture de l’article « Démographie et immigration : suicide collectif des Européens » qui a été publié sur AgoraVox et qui apporte une analyse cohérente sur ce sujet qui est d’importance capitale pour les Européens actuels.

         

         

         


        • Internaute Internaute 13 mai 2008 21:26

          Cet article par d’un postulat et tourne autour de deux idées fausses.

          On postule qu’il faut une Europe politique, c’est à dire un pouvoir supranational. Peut-on faire la liste des avantages tangibles d’une telle structure ? En dehors de l’éternel "parler d’une seule voix" qui ne signifie rien du tout.

          L’auteur voit une Europe vieillissante, à bout de souffle. La question démographique se résoudra toute seule à condition qu’on résiste aux sirènes de l’immigration. En une seule génération la situation peut se retourner. Le déclic sera le sentiment collectif qu’il y a une place pour chacun dans notre société et celui-ci ne peut pas exister avec une densité de population déjà supérieure à celle de la Chine. Si par contre les européens laissent envahir leur territoire, ce qui malheureusement est en route, alors il n’y aura plus de place pour leurs petits-enfants et ce sera foutu.

          La deuxième idée fausse concerne les USA. Ceux-ci ne sont plus un modèle pour personne. S’il est vrai que la liberté d’entreprendre y est plus grande que chez nous, cela vient d’une omniprésence du socialisme en France. L’UMP et l’UDF sont des partis socialistes, au même titre que le PS. Nos politiques pensent qu’ils doivent régenter la vie des gens dans le moindre détail et interdire toute liberté individuelle, toute initiative privée. Ce n’est pas nouveau et c’est ce qui tue toute velleité de progrés. Je me souviens trés bien quand les italiens ont commencé à vendre en accessoire des rétroviseurs extérieurs. Tout de suite ils ont été interdits en France, jusqu’à ce que du jour au lendemain ils deviennent obligatoires. Avec ce genre d’élite il ne faut pas demander la lune à la population. Une des conséquence est que nous somme le pays des grands groupes. Il faut avoir une taille suffisante pour oser faire quelque chose.

          Tout reste possible si nous changeons de mentalité. Il faut casser le carcan des droits de l’homme, se libérer l’esprit comme le fait Berlusconi en Italie avec la Ligue du Nord, s’associer avec les vrais pays européens et faire de ce bout de continent une place où soient défendus les intérêts des européens. Les populations ne veulent pas de l’Europe car on ne nous propose que la dilution dans un magma tiers-mondiste. Il n’y a rien de positif venant de l’UE.

          Nous n’avons rien à faire d’une union méditerranéenne. Soyons de bons voisins et commerçons avec eux mais il n’y a aucune raison pour en faire des citoyens européens qui pourront s’installer partout sans entrave. Il est évident que la différence de niveau de vie inondera l’europe avec les populations africaines dès que nous leur auront donné le droit de libre circulation dans un espace Shengen allant de la corne de l’Afrique à la Finlande. Il faut être fou pour ne pas voir les conséquences.

          Heureusement les mouvements nationalistes prennent de la force. Ils sont les seuls à permettre cet élan positif vers une association de nations dans le respect mutuel de leurs habitants. Ils sont les seuls a proposer comme objectif la défense des intérêts européens. Avec ces 450 millions d’âmes, l’Europe est un ensemble qui a largement dépassé la taille critique pour prospérer sur sa lancée.


          • wesson wesson 14 mai 2008 02:54

            Mais quelle bouillie, quel feu d’artifice de tautologies, de syllogismes et de phantasmes.

            On ne sait pas par quel bout commencer.

            "les nations européennes ne sont pas prêtes à abandonner ce qui fait leur identité nationale : politique étrangère, défense nationale, impôts, droits sociaux"

            Et bien pour la france, c’est bien imité. Notre politique étrangère, c’est celle des USA, notre défense nationale sera bientot aussi celle des USA, les impots, moins 15 milliards remboursés aux riches et les droits sociaux, j’ai pas compris que on en créait des nouveaux là !

            "Seul un amour fusionnel aurait permis de franchir ce seuil idéal où chacun abandonne pour l’autre son indépendance"

            Oui ben dans l’amour, il y en a toujours un qui finit par se faire baiser !

            "l’Europe que nous connaissons en 2007 : celle du libre-échange. Elle a apporté la prospérité et étale ses bienfaits à tous ceux qui le veulent"

            ça, il faut être par exemple docteur à la retraite pour l’écrire. Par contre, si on était mineur à Carmaux ...

            "la vieillesse est aussi l’âge de l’égoïsme"

            et ça donne Sarko élu à 53%, et berlusconi élu pour la 3ème fois.

            "Les Européens ont trouvé ailleurs ce pays idéal qui réunit tout ce qu’ils voudraient être et avoir : les États-unis d’Amérique."

            roooh la belle connerie étalon que voici !!! Pour voir les USA comme un pays idéal, il faut être sérieusement miro. Consultez vos collègues ophtalmo !!!

            "Rien ne saurait atténuer sa séduction."

            au hasard : Bush, Gantanamo, l’Irak, L’Afghanistan, Israël, 38 millions de pauvres, 3 millions de prisonniers, plus de criminalité violente que partout ailleurs, pas de couverture sociale, une crise financière d’ampleur planétaire, tout le monde endetté pour 2 générations, des cyclones, des typhons, une pollution endémique, une société totalement policière, ... Votre Amérique, je vous la laisse. Elle m’attire autant qu’un coup de pied au cul !

            "les prix Nobel (en 2006 tous les Nobel scientifiques sont Américains)"

            FAUX : le mathématicien russe Grigory Perelman a eu le nobel en 2006 (pour avoir résolu la conjecture de Poincarré). Il l’as refusé, parce qu’il n’est pas Américain peut être ?

            "Bill Gates, Steve jobs auraient-ils pu être Français ?"

            En tout cas, heureusement qu’ils ne le sont pas, car je pense que la France a assez de pillards comme ça, et ne pourrait supporter ceux de cette envergure.

            "notre modèle affiche conservatisme, corporatisme, avantages acquis, lourdeurs administratives, impôts dissuasifs, honte de l’argent, etc. ?"

            Vous auriez pu le dire de suite que vous étiez le porteur d’eau de la doxa libérale, une sorte de Kessler en plus décati en somme !

            Votre registre est essentiellement du compassionnel, de l’émotionnel. On doit s’abandonner à l’europe, donner tout ses avantages, et autres fariboles. Vous parlez même de modèle, de leader européen.

            Votre truc à vous, c’est l’homme providentiel, le De Gaulles du 21ème siècle, avec les idées libérales de l’époque victorienne. Le guide, le dutche, le Fürher...

            Cette Europe là, ce sera la votre, pas la mienne.


            • Dancharr 14 mai 2008 11:47

               

              @ Wesson,
              Voilà un commentaire comme je les aime : posé, réfléchi, policé, qui s’intéresse aux arguments de l’autre après les avoir lus deux fois pour être sûr de ne pas avoir compris de travers. Devin en plus car il me découvre des convictions que j’ignorais…
              Merci Wesson, vous avez bien mérité de vous reposer un peu.
              Mes amitiés à Smith.

            • arturh 14 mai 2008 12:27

              Ce n’est pas un paradoxe de voir l’anti-américanisme primaire répondre sur un pseudo à consonnance américaine.

              D’abord ça permet de rappeler que même en termes d’anti-américanisme primaire, ce sont toujours les américains qui sont, et de très loin, les meilleurs. On l’a vu avec les films anti-bush où les pathétiques tentatives européennes ont été complètement occultées par le brillant "Farenheit 9/11" qui a immédiatement fit autorité dans le monde entier, à lméricaine, comme d’habitude. Et le complotisme sur le 11 septembre, qui fleuri particulièrement sur Agoravox ne pouvait naître qu’aux USA. 


            • LOISEAU 14 mai 2008 13:55

              Bonjour,

              Je cite :

              "L’étape suivante qui devait être la création d’une fédération, d’une confédération, d’une union d’États paraît impossible car les nations européennes ne sont pas prêtes à abandonner ce qui fait leur identité nationale : politique étrangère, défense nationale, impôts, droits sociaux, etc."
              Je ne me souviens pas, en tant que citoyen, avoir été consulté à ce sujet. Je ne me souviens pas non plus d’un débat à l’Assemblée Nationale. L’étape suivante est pourtant suffisamment importante pour que la population soit consultée. Pour ma part, je considère qu’un accroissement des pouvoirs de l’ Europe doit aller de pair avec un renforcement des pouvoirs régionaux. On cède des pouvoirs à l’Europe (ceux pour lesquels la marge de manoeuvre est quasi nulle sur le plan national), mais on accorde aux régions le soin de s’occuper (de plus près, sans empilements de structures, donc mieux, a priori), du quotidien des français.

              Mon analyse est que le personnel politique (droite - gauche : le moule est le même) y est opposé. Le personnel politique veut garder son casse croûte français, car il n’aurait que quelques miettes dans le casse croûte européen. Et puis.... perdre des pouvoirs au profit de l’Europe, et au profit des Régions, c’est dur à avaler. Et pourtant, pourquoi pas ? Si c’est ce que souhaite la population. Mais il faut d’abord en débattre, et la consulter avant de parler en son nom sur ce sujet.

              Cordialement.

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