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Accueil du site > Actualités > Europe > L’insoutenable « je t’aime moi non plus » européen

L’insoutenable « je t’aime moi non plus » européen

Dimanche 25 mars 2007, l’Europe fêtait son 50e anniversaire. Heureux hasard du calendrier, la date anniversaire de la signature du traité fondateur de Rome coïncidait avec la présidence allemande de l’Union, et c’est donc à Berlin, ville hautement symbolique, que la famille européenne réunifiée s’est retrouvée pour célébrer ses noces d’or. L’occasion de dresser le bilan de cinquante ans de construction européenne mais aussi et surtout de dégager des perspectives pour l’avenir.

En cinquante ans, l’Europe a permis des avancées considérables en matière économique et dans une moindre mesure en matière politique. Surtout, la construction européenne aura permis de stabiliser notre continent et de repousser définitivement le fléau de la guerre. A la faveur des révisions successives du traité fondateur dont on célébrait le 50e anniversaire, l’Europe a vu son champ d’intervention s’étendre considérablement et son ambition économique initiale se doubler d’un dessein politique, affirmé explicitement pour la première fois à Maastricht en 1992.

L’intégration économique est une réussite, mais paradoxalement le thème du déficit démocratique commence à s’imposer. L’Europe est confrontée à un problème de légitimité pour poursuivre son intégration. Le double rejet du traité établissant une Constitution pour l’Europe le 29 mai 2005 a marqué un tournant et témoigne de la nouvelle étape franchie.

Repositionner la France dans l’Europe est une obligation si nous voulons avoir droit au chapitre au plan mondial. L’Union, dotée d’institutions pérennes, doit se penser en tant qu’Europe puissance dans un monde multipolaire et ne pas se résumer à une simple zone de libre-échange.

Cette campagne, tout comme les élections législatives, ne pourra pas faire l’économie d’un débat sur l’Europe. Nous sommes en droit d’attendre des prises de position claires et identifiables. Mais la relance présuppose que les politiques revoient leur discours. Il semble que, du côté des états-majors des « grands » partis, chaque scrutin a sa logique propre. Alors qu’à l’occasion du référendum en mai 2005, les partisans du oui se faisaient les chantres de la construction européenne, à la veille de l’élection présidentielle il semble que l’hiver ait radouci les plus chauds europhiles. Si pour regagner les faveurs de l’opinion l’Union doit incontestablement gagner en efficacité, en transparence et en légitimité, les politiques doivent également changer de discours. Vanter les mérites de l’intégration communautaire pour l’accabler de tous les maux quelques mois plus tard n’est pas tenable. Le résultat tant analysé et commenté du 29 mai 2005 tient ici l’une de ses clés de lecture.

Pour réussir la relance de l’Union, quatre domaines méritent une attention particulière.

Après la réunification de l’Europe amorcée en mai 2004, l’Union européenne s’est encore élargie à la Roumanie et à la Bulgarie le 1er janvier 2007, faisant passer l’ensemble communautaire à 27 membres. La nécessité d’une réforme institutionnelle dans une Union élargie demeure. Doter l’Union d’outils institutionnels stables et capables de fonctionner à 27 est un gage d’efficacité.

La méthode conventionnelle a fait ses preuves tant en terme d’efficacité que de légitimité. Génération Ecologie plaide pour la réunion d’une nouvelle convention chargée de reprendre les points de blocage qui ont conduit au rejet de la Constitution établissant une Constitution pour l’Europe.

En outre, si elle veut se penser en tant qu’entité politique, l’Union doit se doter de frontières clairement établies. Il faut donc avoir le courage politique de faire émerger une grande problématique sur la question de l’élargissement et des frontières qui prendra, en premier lieu, la forme d’une pause dans l’élargissement. Au préalable, l’Europe doit résoudre la question de ses institutions et digérer sa dernière vague d’adhésion et tout nouvel élargissement devrait faire l’objet d’un référendum paneuropéen. Enfin dans le cadre d’un monde multipolaire, l’Union doit rechercher un partenariat avec la Turquie ainsi qu’avec l’ensemble du pourtour méditerranéen plutôt que de franchir le pas de l’adhésion qui aurait pour conséquence de vider de sens la construction européenne en la ramenant à la simple construction d’une vaste zone de libre-échange.

La question du déficit de légitimité de l’Union doit prendre place au cœur de l’exercice de repositionnement. L’Europe doit y répondre en orientant davantage sa politique en direction des citoyens. La promotion des droits fondamentaux, en prise directe avec les préoccupations quotidiennes, à travers une charte des droits fondamentaux dotée d’une force juridique contraignante apparaît comme un outil efficace pour répondre à ce défi de légitimation.

Enfin, reste l’aménagement du territoire. Aborder une telle question dans le cadre d’une relance de la construction européenne peut surprendre. Pourtant, c’est bien à partir de « solidarités de fait », pour reprendre la célèbre formule de Robert Schumann, que l’Europe s’est construite. L’émergence d’un sens commun européen est sûrement à rechercher également dans cette structuration de l’espace. En ce sens, les échanges et projets communs entre régions voisines doivent se multiplier et les regroupements interrégionaux, tels que l’Arc Atlantique, l’Arc Méditerranée, l’Arc Manche ou l’Arc alpin, être reconnus et encouragés. Ce découpage en macrorégions permet de valoriser les atouts des régions tout en atténuant leurs handicaps et offre une nouvelle lecture de l’espace européen qui dépasse les cadres nationaux pour donner une cohésion territoriale à l’Europe.


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22 réactions à cet article    


  • Bill Bill 4 avril 2007 11:04

    Sur le blog de Daoudal, cette aimable réflexion, qui m’a interpellé :

    "La farce de la Déclaration de Berlin Angela Merkel, présidente en exercice de l’Union européenne, José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, et Hans-Gert Pöttering, président du Parlement européen, ont signé en grandes pompes, dimanche, au Musée d’histoire de l’Allemagne, la Déclaration de Berlin, que les chefs d’Etat et de gouvernement des 27 avaient « adoptée » la veille, mais qu’ils n’ont pas signée, contrairement à ce qui avait été annoncé...

    Pourtant cette Déclaration, comme l’avait remarqué Jean-Marie Le Pen dès vendredi, n’est qu’un « affligeant catalogue des lieux communs de la pensée unique », un « exemple type de ce que peut donner l’alliance de la langue de bois et de l’impuissance politique ».

    Certes, mais elle se termine par l’affirmation que « nous partageons l’objectif d’asseoir l’Union européenne sur des bases communes rénovées d’ici aux élections au Parlement européen de 2009 ». Selon l’exégèse officielle, faite par Angela Merkel qui est l’auteur unique du document, cela veut dire qu’au printemps 2009 un nouveau traité européen (on n’ose plus parler de Constitution, et le texte ne dit même pas « traité ») devra avoir été ratifié.

    Curieuse interprétation, car « partager un objectif » ne veut pas dire qu’on s’engage à le réaliser à la date indiquée. Surtout quand on ne dit même pas de quoi il s’agit concrètement...

    Quoi qu’il en soit, Mme Merkel a forcément raison, puisque c’est elle qui a écrit le texte et que c’est elle qui l’explique...

    Mais les réactions ne se sont pas fait attendre. Le président tchèque Vaclav Klaus a aussitôt prédit qu’il « n’y aura pas de consensus sur la substance » du nouveau traité, et que « ce n’est pas une tragédie ». Il semble que Vaclav Klaus ait refusé de signer la Déclaration , ce qui a fait capoter la signature du document par les 27. Quant au président polonais Lech Kaczynski, il a déclaré : « C’est peut-être un bel objectif, mais il me semble irréaliste »... Il a rappelé que la Pologne voulait une mention des racines chrétiennes de l’Europe dans le préambule, et que ce qui était également important pour la Pologne était le système de vote (celui du traité de Nice est avantageux pour Varsovie), « ainsi que la détermination précise de ce qui relève des Etats nationaux et de ce qui relève des compétences de l’Union européenne ». Car, a-t-il précisé, « le temps des Etats nationaux n’est pas encore passé »."

    http://yvesdaoudal.hautetfort.com/archives/category/europe.html

    Par Bill


    • Darkfox (---.---.141.125) 4 avril 2007 11:34

      Encore un article sur l’Europe et le lobbying européen ? Pour ma part, je suis pour une europe différente après ca ne tient qu’à des questions de goûts.

      j’adore votre « Surtout, la construction européenne aura permis de stabiliser notre continent et de repousser définitivement le fléau de la guerre » ... nous allons accepter de force la Serbie... pays qui a un petit génocide, on nous force la main pour la Turquie malgrès le fait qu’elle ne reconnaisse pas la totalité des membres actuelles de UE ( ce qui est délirant ). Le terme « forcer » est bien le mot car nous a t on demande notre avis ? non.

      Continuons et regardons de plus près, a t on évoluer de manière positive sur des points ?

      - Agricultures non la PAC est un fiasco.

      - La Pêche non plus le droit par exemple des pêcheurs espagnols et portugais ayant le droit de pêcher sur les côtes francais afin de booster pour leur économies se fait au détriment du notre mais bon ...

      - Politique exterieur ... on a vu dans les derniers conflits aucune politique extérieur commune, voir même on assiste à une séparation entre des pays telque la Pologne qui peuvent suivre les Etat uni les yeux fermés moyennant finance.

      - Europe sociale... avec des temsp de travaisl différents, des salaires différents et aucune harmonisation, il ne faut pas s’étonner à des délocalisation européens ainsi la Slovaquie devient le premiere pays producteur en europe... Tiens ne doit-on pas fermer quelques usines en europe de l’ouest ?

      - Europe fiscale..et oui depuis peu il est intéressant de vivre ailleurs pour avoir des taxes moindres. il ets intéressant de déplacer le siège social de sa société pour ne payer que peu d impots sur le bénéfice dans un pays à fort taxation et aller dans un pays ou les taxes industriels sont faibles (l’europe de l’est tente d’ailleurs d attirer les entreprises et les personnes avec un bons portefeuille via ce biais). Sans parler des pays entrant demandant sans cesse d avantage de subvention...

      - Europe plus libre ... avec des lois abhérantes sur les engrais , les ogm... on en arrive à ce dire que l’on ne controle plus son pays.

      Au final je pense qu’il y a du boulot avant d’avoir une europe potable, qu il faut arreter l’« élargissment à tout prix » pour déjà stabiliser nos institutions, quitte à virer ceux qui ne sont pas content. mettre des quotat d importation de la Chine, Faire des avancée sociales et demandé aussi à la population vers ou elle veut aller !


      • alpo47 (---.---.15.38) 4 avril 2007 11:38

        Cette « grande messe » dédiée à l’Europe ressemble plus à une incantation qu’à autre chose. Le fossé entre les citoyens européens et leurs élus s’agrandit de plus en plus (qui peut encore nommer 3 ou 4 députés européens ?).

        Après une phase, cherchant à provoquer des émotions avec des mots forts (prospérité, liberté, fraternité...), destinée à susciter l’adhésion des citoyens, les dits citoyens commencent à prendre conscience des inconvénients de cette construction et sont en train d’évoluer.

        D’abord, sans doute, qu’il s’agit avant tout d’une europe ouverte aux multinationales, où les méfaits du libéralisme à outrance (libre concurrence) sont destinés à être la rêgle.

        Bien entendu, les peuples qui ont le plus profité de la redistribution des fonds européens ces dernières années, y restent majoritairement favorables, les derniers arrivés sont plus mitigés, les « anciens » commencent à voir les inconvénients (qui peut m’expliquer pourquoi je dois payer davantage d’impots pour construire des autoroutes en Lituanie ou en Roumanie).

        De plus, lorsque les récentes admissions sont effectuées en « catimini », donnant l’impression d’une fuite vers l’agrandissement à tout prix, nous constatons que nous n’avons pas été consultés pour autoriser cela .

        En fait, cette construction européenne et son mode de fonctionnement actuel ont pour objectif essentiel de confisquer le pouvoir aux citoyens/électeurs. Les fonctionnaires européens ont pris le pouvoir au travers de la commission européenne, au dessus de tout, s’imposant aux états.

        Nous avons perdu notre souveraineté.


        • faxtronic faxtronic 4 avril 2007 14:27

          franchement je ne suis pas un fan du president polonais mais sur ce coup je suis d’accord avec lui. L’europe c’est :

          - Je prends a paul pour donner a pierre afin que pierre puisse prendre le boulot de paul, ou bien permettre a A chang de raffler le tout. L’europe n’est au service que des financiers et des multinationales.

          - Les citoyens en europe ne sont pas egaux, un maltais vaut 10 francais en terme de droit de vote.

          - Pierre n’a pas le droit de voter, mais pas par contre il doit obeir. Si il n’obeit pas, alors Pierre, et tous ses compatriotes, payent une amende.

          L’europe est mal partie. La seule chose de bien c’est la paix. Mais le reste, tout le reste craint.

          Quand a la phrase gentiment debile de l’auteur :« Repositionner la France dans l’Europe est une obligation si nous voulons avoir droit au chapitre au plan mondial. L’Union, dotée d’institutions pérennes, doit se penser en tant qu’Europe puissance dans un monde multipolaire et ne pas se résumer à une simple zone de libre-échange ». C’est justement par ce que la France veut une europe puissance qu’elle se fait mettre au ban de l’europe. L’europe est une merde diplomatique politique et inetrnationale, et une merde molle en plus. La france ou la grande-bretagne ont mille fois plus de poids que l’europe.


          • moebiard (---.---.13.127) 4 avril 2007 22:15

            La France est une petite merde


            • Laurent_K (---.---.107.46) 5 avril 2007 00:18

              Selon vous, « la méthode conventionnelle a fait ses preuves tant en terme d’efficacité que de légitimité ». Il me semble au contraire qu’elle a montré ses limites en accouchant d’un texte approuvé massivement par les dirigeants de l’Europe mais nettement plus discuté dès qu’on a le courage d’interroger les citoyens.

              Le thème du déficit démocratique commence à s’imposer tout simplement parce qu’il atteint un niveau inacceptable avec l’extension continu des pouvoirs de l’Union Européenne mais aussi parce que cette convention qui a été nommée et non élue démocratiquement a fait soigneusement attention de ne pas résoudre ce déficit démocratique (l’exemple le plus caricatural étant le droit d’initiative populaire vide de toute obligation juridique pour la Commission même si le million de signature requis était réuni). Je constate d’ailleurs que dans vos propositions, vous vous contentez de parler de promouvoir les fumeux droits fondamentaux plutôt que d’attaquer le problème du déficit démocratique : un président de la Commission élu directement par les citoyens, un Parlement compétant pour toutes les lois et pouvant en proposer, pouvant renverser la Commission à la majorité simple et non avec les deux tiers des voix...


              • Wells (---.---.7.2) 5 avril 2007 10:39

                Peut être ne voit on pas ce qui est évident : il est temps de quitter cette Europe.

                Tout comme un couple qui se sépare qq temps pour faire le temps, je pense qu’un débat sur l’Europe doit être ouvert.

                Mais pour avoir un débat de qualité, il faut prendre du recul sur les choses. La seule façon de faire ça et de sortir au moins temporairement de l’Europe.

                On dit souvent que c’est quand on perd qq chose qu’on se rend compte qu’il nous était indispensable. Quittons l’Europe et voyons si effectivement on se rend compte que nous avons plus perdu perdu que gagné. A mon avis nous avons tout à y gagné dans la mesure ou nous donnons plus que ce que nous recevons.

                Et la solidarité dans tout ça me direz vous ? Bah vue l’état de notre pays balayons devant notre porte avant de vouloir aider le reste de la planète.


                • Axel (---.---.248.90) 7 avril 2007 13:36

                  Que nous a apporté l’Europe, mis à part des contraintes tatillonnes, des frontières Schengen passoires, une intégration dans la mondialisation qui nous ruine ? L’Europe voulu par les fondateurs devait être un chemin semé de fleurs, 50 ans après on peut voir le résultat : calamiteux !


                  • Internaute (---.---.120.232) 7 avril 2007 20:36

                    A la sauce des mots à la mode, vous nous servez la soupe européenne comme l’aurait fait un vieux politicien de la trilatérale. C’est bien triste qu’à 22 ans vous soyez déjà formatté comme Barrot ou Cohen-Bendit. Si c’est cela la nouvelle génération il n’y aura jamais aucun air frais sur notre continent.

                    Comment pouvez-vous écrire : « La question du déficit de légitimité de l’Union doit prendre place au cœur de l’exercice de repositionnement. L’Europe doit y répondre en orientant davantage sa politique en direction des citoyens.La promotion des droits fondamentaux, en prise directe avec les préoccupations quotidiennes, à travers une charte des droits fondamentaux dotée d’une force juridique contraignante apparaît comme un outil efficace pour répondre à ce défi de légitimation. »

                    L’Europe n’est pas le Congo ou la Corée du Nord. Notre civilisation existait bien avant que Bruxelles vienne nous embêter. Les droits fondamentaux nous les avons depuis le moyen-âge ou presque.

                    Ce qui me gêne dans votre Europe est qu’elle nous vend des choses dont nous n’avons pas besoin et nous impose en douce une suppression de nos libertés les unes derrière les autres.

                    Mon droit fondamental c’était d’avoir le 12, un service gratuit et de qualité pour obtenir un renseignement téléphonique. Qu’en avez-vous fait ?

                    Toutes les brimades que subit la population viennent de l’Europe : lutte anti-tabac, suppression des fromages au lait cru, OGM dans nos cultures, suppression de l’étiquettage d’origine des produits, uniformisation épouvantable de nos vies, baisse de la qualité partout, métissage obligatoire etc.

                    Notre droit fondamental c’était d’avoir un travail. Bruxelles nous l’a enlevé au nom de l’application des règles de l’OMC. C’est Bruxelles qui nous oblige a supporter une concurrence déloyale.

                    A part du baratin complètement creux sur les droits de l’homme, l’europe de Bruxelles ne nous a apporté que des ennuis. Franchement, on se fiche complètement de parler d’une seule voix car cela ne nous apportera rien du tout. Bien entendu, cela fera plaisir au porte-parole de l’Europe qui pourra se prendre pour un Grand Mamamouchi. Le prix à payer est beaucoup trop élevé pour la petite gloire qu’on en retirera.

                    C’est la Paix qui a permi à l’Europe de se construire et non pas l’inverse. Les avancées éconmiques sont celles de l’Europe économique jusqu’à Maastricht. Dés que les politiciens on voulu se servir des succès européens comme alibi pour justifier la création d’un super-état les choses ont commencé à mal tourner.

                    Votre merveilleuse europe n’a pas de frontière, refuse de reconnaître l’existence des peuples européens, ne travaille pas pour eux mais pour l’idée qu’elle se fait d’un pouvoir mondial. Elle a abandonné le marché commun qui était la seule justification valable de l’union européenne.

                    Vous osez nous parler de négocier un partenariat avec la Turquie ou l’Afrique du Nord. Les directives ont déjà été passées pour éliminer toutes taxes d’importation depuis le Magrebh à partir de 2010. Les contrats ont déjà été signés pour que la Turquie fasse partie de l’Europe politique. Elle fait partie de l’Europe économique ce qui a déjà mis en faillite l’industrie de la vaisselle et de la chaussette pour ne citer que celles-là. Il n’y a plus rien à négocier car on a déjà tout lâché.

                    Voilà du concret. Si vous avez des arguments points par points je vous lirai avec plaisir.

                    En 50 ans on a eu le temps de juger Bruxelles sur pièce et on n’a pas besoin de slogans éculés du genre « demain on rase gratis ».


                    • philéas (---.---.111.179) 8 avril 2007 19:15

                      « Notre civilisation existait bien avant que Bruxelles vienne nous embêter. Les droits fondamentaux nous les avons depuis le moyen-âge ou presque ».

                      Mais bien sûr ! Parlez-en aux serfs, aux innombrables victimes de l’absolutisme monarchique , aux embastillés sur lettre de cachet, aux empalés , roués vifs et autres joyeusetés, à Calas par exemple, roué en 1762 après un procès inique parce qu’il était protestant, au chevalier de la Barre torturé et décapité en 1766 par qu’il n’avait pas enlevé son chapeau au passage d’une procession.

                      Parlez en aussi aux femmes dont le droit fondamental à voter a été reconnu dans notre beau pays démocratique ...en 1944 (bien après la plupart des pays d’Europe).

                      « Mon droit fondamental c’était d’avoir le 12, un service gratuit et de qualité pour obtenir un renseignement téléphonique. Qu’en avez-vous fait ? »

                      Ah évidemment, si c’est votre conception de ce qu’est un droit fondamental, je comprends mieux. smiley

                      « Toutes les brimades que subit la population viennent de l’Europe : lutte anti-tabac, suppression des fromages au lait cru, OGM dans nos cultures, suppression de l’étiquettage d’origine des produits, uniformisation épouvantable de nos vies, baisse de la qualité partout, métissage obligatoire etc ».

                      « Lutte anti tabac » : les législations interdisant le tabac sont nationales et non européennes. Sont européennes les seules règles concernant les mentions sur les paquets de cigarettes.

                      « Suppression des fromages au lait cru » : au contraire protection des savoir faire traditionnels grâce aux Appellations d’Origine Protégées et Indications Géographiques européennes (demandez aux producteurs de roquefort, par exemple, ce qu’ils en pensent),

                      « suppression étiquetage d’origine » : ???????? ,

                      « OGM dans les cultures » : pas faux. Mais l’introduction des OGM dans l’Union se fait selon une procédure d’autorisation au cours de laquelle les gouvernements nationaux siégeant au conseil peuvent s’opposer à cette introduction. Ce qu’ils font ou pas, selon ce qui les arrange

                      http://quoideneufeneurope.hautetfort.com/archive/2006/12/28/le-conseil-desavoue-la-commission-sur-les-ogm.html

                      Question : pourquoi le Gouvernement français a-t-il transposé la directive européenne 2001-18 sur la dissémination volontaire d’OGM par décrets sans passer par le Parlement, si ce n’est pour mieux laisser de côté les dispositions protectrices de la directive et en faire à sa guise, quitte à répondre ensuite aux critiques que c’est l’Union européenne qui l’impose, ce qui est faux, mais bien pratique comme excuse.

                      « uniformisation épouvantable de nos vies » : ah parce que nos modes de vie ne s’inspirent pas des Etats-Unis plutôt ?

                      « baisse de la qualité partout » : la faute à l’Europe là encore ?

                      « métissage obligatoire » : ah d’accord, je vois : ce qui vous chagrine c’est de ne plus vivre entre « gaulois » de souche n’est ce pas ? Eh bien, moi, c’est tout le contraire : s’il y a une réussite fabuleuse dans l’Union européenne, c’est la suppression des frontières et la possibilité pour ceux qui le veulent d’aller étudier, séjourner, travailler dans d’autres pays, de rencontrer d’autres gens, d’aimer en toutes les langues et les couleurs, et de dire m... en toutes les langues aussi aux abrutis qui veulent recréer les frontières et s’imaginent qu’on les laissera faire.

                      « Notre droit fondamental c’était d’avoir un travail. Bruxelles nous l’a enlevé au nom de l’application des règles de l’OMC. C’est Bruxelles qui nous oblige a supporter une concurrence déloyale ».

                      Tout le contraire : le fait d’être dans l’Union européenne permet à la France de défendre ses intérêts à l’OMC. Si les négociations à l’OMC sont actuellement suspendues sine die c’est en partie à cause du dossier de l’agriculture et de l’opposition européenne à faire des concessions supplémentaires sur les subventions agricoles. Et si l’Union défend ce dossier c’est notamment parce que la France lui en donné mandat. Et c’est parce que la France appartient à un ensemble de 490 millions de personnes qu’elle peut se faire entendre. Si elle avait du aller seule aux négociations de l’OMC affronter les Etats-Unis et le groupe de Cairn, il y a longtemps que les agriculteurs français auraient été balayés par la mondialisation. Ce qui vaut pour l’agriculture vaut pour les autres secteurs. A qui allez-vous faire croire que la France a les moyens de se défendre seule dans les négociations commerciales internationales ? Vous voulez quoi ? Fermer les frontières ? Revenir à la vie en autarcie ? Ah mais c’est vrai le moyen âge est votre modèle : la régression ne vous fait pas peur.

                      « C’est la Paix qui a permis à l’Europe de se construire et non pas l’inverse ».

                      Non : l’Union européenne est un facteur de paix tout simplement parce qu’il est plus difficile de se faire la guerre quand on a des intérêts communs. Ce n’est pourtant pas compliqué à comprendre.


                    • Internaute (---.---.215.122) 8 avril 2007 21:38

                      Les droits fondamentaux.

                      Je trouve un peu ridicule de ressortir des cas particuliers de personnes maltraitées au moyen-âge. En guise de droit fondamental, et ceci se passe en 2007 et non pas de 1760, l’Europe de Bruxelles nous propose le délit d’opinion. Le Docteur Zundel vient d’écoper de 5 ans de prison ferme en Allemagne, aprés trois ans de détention sans jugement au Canada, uniquement pour dire et écrire des choses qui ne plaisent pas au pouvoir mondial juif. Il n’est absolument pas pourchassé pour crimes contre l’humanité mais uniquement pour délit d’opinion, c’est à dire pour avoir écrit des livres. Votre Europe, c’est la nouvelle URSS avec toutes les dérives totalitaires, les procés de Moscou, les camps de rééducation et le Goulag pour les récalcitrants. On le voit déjà dans la façon dont sont traités les commentaires de cet article. A 17 heures le mien a une note de 23, à 19h il est refermé ainsi que tous ceux qui ne plaisent pas à Bruxelles. Même les articles les plus polémiques sur les candidats à l’élection présidentielle ne subissent pas cette chappe de plomb. Cela est une belle démonstration de la férocité des gens de Bruxelles. Leur laisser plus de pouvoir serait extrêmement dangereux pour nos libertés fondamentales.

                      OMC.

                      Contrairement à ce que vous dites, l’Europe de Bruxelles est le marchepied de la mondialisation et la France peut trés bien tenir tête toute seule pourvu que notre délégué ait le sentiment d’être soutenu par derrière. Sans compter qu’elle ne sera pas toute seule, loin s’en faut. La preuve en est le mécanisme de prise de décision qui donne le même poids aux USA qu’aux îles Marshal. En tout cas c’est ce qu’annonce l’OMC elle-même.

                      http://www.wto.org/english/thewto_e/whatis_e/tif_e/org1_e.htm

                      Je vous invite à lire la brochure des Communautés Européennes ISBN 92-894-4715-X terminée en Décembre 2002. On y lit ...« L’Union européenne en tant que première puissance commerciale mondiale a un intérêt offensif à l’ouverture des échanges mondiaux » et encore ...« L’Union européenne s’efforce d’intégrer les pays pauvres à l’économie mondiale par une réelle ouverture des économies avancées et des politiques d’assistance visant à les aider à s’intégerer dans le régime multilatéral des échanges » et encore ... « L’Union européenne préconise des échanges mondiaux ouverts .. et sans obstacles de nature protectionniste ». Si cela ne signifie pas être le moteur de la mondialisation alors je ne comprends plus rien au français.

                      La mise en concurrence libre et non faussée de nos travailleurs avec les pays du Magrebh apparaît à la page 12 « En 1995 a été lancé le processus de Barcelone qui vise à instaurer une zone euro-méditerranéenne de libre-échange d’ici à 2010 au moyen d’accords bilatéraux et d’arrangements régionaux. Pour que le processus puisse progresser des accords d’associations ont été signés avec l’Algérie, l’Autorité Palestinienne, l’Egypte, l’Israël (avec la faute d’orthographe habituelle des journalistes qui consiste à oublier l’article), la Jordanie, le Liban, le Maroc et la Tunisie ».

                      Le métissage obligatoire.

                      Ne faites pas semblant de ne pas comprendre. Le problème ne vient bien évidemment pas de nos cousins européens mais de l’immigration extra-européenne. Celle-ci est favorisée par Bruxelles, il suffit de relire tous les articles du TCE à ce sujet. En France, les expulsions sont interdites à cause des réglements de Bruxelles. Les clandestins de Sangate courrent toujours dans nos campagnes.

                      Le seul point sur lequel je vous approuve entièrement est la responsabilité de nos hommes politiques dans le soutien inconditionnel qu’ils apportent à Bruxelles. Là-dessus ils sont hypocrites, soutenant Bruxelles dans ses dérives pour ensuite lui faire porter le chapeau.

                      Recherchons les candidats qui ne soient pas soumis au pouvoir mondial mais prônent une Europe qui soit une association de nations souveraines. C’est notre seule voie de salut et j’en vois au moins deux, de Villiers et Le Pen.


                    • philéas (---.---.46.48) 9 avril 2007 12:06

                      Sur l’OMC

                      L’Union européenne n’est pas le marche pied de la mondialisation. Elle est dans la mondialisation, comme tous les pays. Et encore une fois, il n’est pas difficile de comprendre qu’un ensemble de 490 millions pèse plus lourd dans les négociations qu’un pays de 60. Le principe « un état une voix » principe traditionnel des organisations internationales classiques comme l’OMC ne signifie pas que dans la réalité les états ont le même poids. A qui allez vous faire croire que la France seule aurait le même poids que les Etats-Unis ou la Chine.

                      Aujourd’hui, la seule façon pour la France d’être une puissance c’est d’appartenir à l’Union européenne. Ca, c’est la réalité des rapports de forces actuels, pas de l’époque napoléonienne.

                      Sur les droits fondamentaux

                      Je constate que ce qui vous indigne en fait c’est que le droit fondamental de Ernst Zundel (qui se qualifie lui-même de nazi) à nier l’existence des chambres à gaz n’ait pas été respecté. Moi, je me dis que si votre ami Zundel et ses copains étaient au pouvoir, JE pourrais m’inquiéter très fort pour mes droits fondamentaux et beaucoup avec moi. Car c’est bien connu, l’Allemagne hitlérienne a été un grand moment de défense des droits fondamentaux. Zundel a été condamné pour négationnisme (plus précisément déni de l’Holocauste) ce qui est pénalement sanctionné et non pour délit d’opinion comme vous voulez le faire croire mensongèrement.

                      « C’est notre seule voie de salut et j’en vois au moins deux, de Villiers et Le Pen ».

                      Ben voyons. Deux militants des droits fondamentaux, c’est bien connu.


                    • Briseur d’idoles (---.---.168.37) 9 avril 2007 12:42

                      Ta conception de la liberté d’expression est un peu tordue mais très explicite !

                      La liberté des maîtres de tout faire et le droit aux victimes de se taire !


                    • candide (---.---.253.4) 8 avril 2007 20:57

                      « Non : l’Union européenne est un facteur de paix tout simplement parce qu’il est plus difficile de se faire la guerre quand on a des intérêts communs. Ce n’est pourtant pas compliqué à comprendre. »

                      - Les Bosniaques massacrés/génocidés - au choix - en 1995, en Europe s’il vous plait ( point besoin de remonter au paléolithique ni d’aller jusqu’au Darfour ) apprécieront la délicatesse du propos et l’intervention heureuse des F16 Américains...ainsi que la toute relative notion de « paix », d’amour, de fraternité, et autres fumisteries eau de rose destinées à lobotomiser ici les plus crédules.

                      - Les Arméniens apprécieronnt également beaucoup l’ouverture des négociations d’adhésion avec la Turquie génocidaire qui nie toujours ses forfaitures passées : 1million5 morts en 1915 ainsi que l’occupation militaire de Chypres depuis 1974..quand même !

                      Mais il est désormais clair et entendu que lorsque l’on est Eurocrate chevronné et/ou supporter inconditionnel de la Médiocratie Bruxelloise, on ne soit plus à une contradiction prêt. l’auteur de l’article l’apprend à ses dépends sous la « plume » inspirée et un tant soit peu amnésique de Philéas ici .


                      • arturh (---.---.119.98) 9 avril 2007 09:01

                        « Non : l’Union européenne est un facteur de paix tout simplement parce qu’il est plus difficile de se faire la guerre quand on a des intérêts communs. Ce n’est pourtant pas compliqué à comprendre. »

                        Ce n’est pas l’Union Européenne qui est un facteur de paix en Europe, c’est la victoire des troupes sous commandement de la démocratie américaine en Europe en 1945. Cette paix a notamment pu être maintenue grâce aux seules forces armées réellement opérationelles en Europe, les troupes de l’Otan, qui opèrent toujours en Europe sous le commandement du pouvoir exécutif américain.


                      • ninipodchien (---.---.146.2) 9 avril 2007 09:35

                        @ artuhr, il me semble que tu oublies toujours le front est : infanterie russe 30 millions de morts...Je sais tu vas ajouter soviétiques...Mais un mort est un mort, n’est-il pas ? Stalingrad, ça te dit quelque chose ?

                        Cela dit, je trouve que tout ce que dit Internaute n’est pas faux, loin de là...Les commentaires liés aussi...

                        Mon dieu, que vais-je devenir ? Mon hémisphère droit se bat contre mon hémisphère gauche et mes noyaux gris sont ratatinés !


                      • philéas (---.---.46.48) 9 avril 2007 12:12

                        « Les Bosniaques massacrés/génocidés - au choix - en 1995, en Europe s’il vous plait ( point besoin de remonter au paléolithique ni d’aller jusqu’au Darfour ) apprécieront la délicatesse du propos, », etc...

                        Parce que la Bosnie et la Serbie sont membres de l’Union européenne, à présent ? Ca c’est le scoop de la journée.


                      • candide (---.---.61.151) 10 avril 2007 19:53

                        Quand vous aurez compris qu’ils sont européens comme vous et moi, vous aurez grandi....un peu.

                        L’europe , c’est finalement un peu comme la M....E, moins on en a et plus on l’étale. Ca ce n’est pas un scoop, mais une réalité quotidienne vous concernant !


                      • AXEL (---.---.154.198) 9 avril 2007 15:16

                        Que nous a apporté l’Europe, mis à part des contraintes tatillonnes, des frontières Schengen passoires, une intégration dans la mondialisation qui nous ruine ? L’Europe voulu par les fondateurs devait être un chemin semé de fleurs, 50 ans après on peut voir le résultat : calamiteux ! Messieurs les européistes vous êtes minoritaires en France et parmi les citoyens européens en général. Un référendum portant sur l’ensembles des habitants de l’Union donnerait une majorité au NON.


                        • jolibois (---.---.32.7) 9 avril 2007 16:15

                          « Un référendum portant sur l’ensembles des habitants de l’Union donnerait une majorité au NON ».

                          Eh, y’a des people sur AV ! Elisabeth Teissier, on t’a reconnue ! Salut, Babeth smiley


                        • Daniel (---.---.68.22) 9 avril 2007 17:01

                          Il est difficile d’être sûr qu’un référendum au niveau européen donnerait une majorité au non comme le dit Axel, mais en tous les cas ce qui est sûr c’est que l’enthousiasme des citoyens européens pour l’Europe mondialisée est très faible. L’Europe est voulue par à la fois des hommes politiques et des personnes qui ont des intérêts disons capitalistes à faire produire le moins cher possible, quitte à tuer les économies locales mais en parallèle à vendre au plus cher. De façon à engranger des bénéfices maximum, en fermant par exemple les yeux sur le travail esclavagiste qui se passe en Chine avec les millions de prisonniers dont beaucoup de prisonniers politiques.


                          • Internaute (---.---.129.61) 9 avril 2007 19:49

                            L’auteur, Bruxelles, la presse et la télé nous présentent toujours la mondialisation comme quelque-chose d’inéluctable, pour laquelle l’Europe de Bruxelles serait le meilleur moyen d’y tenir son rang.

                            Pour justifier leur politique, ces personnages noient constamment le poisson sans jamais donner le moindre chiffre. Dans leurs discours, le commerce avec l’Allemagne est de la mondialisation tout comme le commerce avec Hong-Honk. Selon leur théorie, puisqu’avec l’Allemagne le développement du commerce est plutôt une bonne chose alors ce serait la preuve que le développement du commerce libre avec le Lesotho ou Poulo-Bidong serait forcément une chance pour la France. Vous aurez remarqué qu’ils utilisent exactement la même réthorique au sujet de l’immigration. Puisque l’immigration européenne s’est bien intégrée en France ce serait la preuve selon eux que l’immigration malienne est une chance pour notre pays.

                            Malheureusement, les gens qui ne font pas attention à cette façon de nous faire prendre des vessies pour des lanternes se laissent piéger. Bas les masques !!!!!!!!!!!!

                            Voici les chiffres du commerce extérieur publiés par le gouvernement pour l’année 2004. C’est un peu vieux mais donne néanmoins une bonne idée de la question.

                            Les exportations françaises représentent 20,3% du PIB. Les mondialistes vous diront tout de suite que sans la mondialisation la France est foutue à cause du chômage qui en résulterait. Lorsqu’on regarde d’un peu plus prés les chiffres, de ces 20,3% il y en a 16,7 qui sont du commerce avec les pays riches (Europe 15,0% et Amérique du Nord 1,7%). Nos exportations avec les pays pauvres (Amérique du Sud, Afrique, Moyen Orient et Asie) représente 3,6% du PIB de la France en 2004. Il n’y a donc rien d’inéluctable et la simple suppression de ce commerce ne changerait rien de fondamental à notre économie, les restrictions à l’importation depuis ces pays générant un surplus immédiat de croissance dans nos contrées. Par contre elle ferait monter les emplois chez nous car 65 millions de consommateurs « riches » séduiront suffisamment les fabricants de n’importe quoi pour rouvrir les usines qu’il ont fermé.

                            La mondialisation est une volonté politique, n’est pas un fait accompli et est tout à fait curable. Il n’est pas trop tard pour réorienter notre politique. 3,6% du PIB ne sont pas d’une telle importance qu’il faille y sacrifier notre niveau de vie.

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