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Accueil du site > Actualités > Europe > L’intégrisme néo-libéral de l’Union européenne

L’intégrisme néo-libéral de l’Union européenne

Le gouvernement français demande au PDG des assurances sur le maintien de la production du modèle Clio en France, alors que des informations font état d’une possible délocalisation en Turquie. Aussitôt, Mme Kroes, commissaire européen à la concurrence, rappelle qu’elle avait obtenu en 2009 un engagement des autorités françaises pour « que les prêts aux constructeurs automobiles n’affectent pas la liberté des constructeurs automobiles nationaux de développer leur activité économique sur le marché intérieur européen ».

La Turquie ne fait pas partie du marché européen, la lettre du Traité de Lisbonne ne comporte pas la référence à « la concurrence libre et non faussée » qui figurait dans le projet de traité constitutionnel. Mais sinon, tout le Corpus juridique reste en place, au service d’un néo-libéralisme radical. Petit aperçu des arrêts de la Cour de justice des communautés européennes, devenue Cour de justice de l’Union européenne depuis l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne

La liberté d’établissement prime de droit de grève.

Un premier arrêt de la Cour de justice concerne une entreprise finlandaise, Viking : celle-ci place un de ses navires sous pavillon estonien, afin de réduire le salaire des marins. La Fédération internationale du transport appelle au boycott de la compagnie dans les ports européens. Le contentieux est porté devant la justice.

La Cour est saisie. Dans sa décision, elle reconnaît le droit des syndicats à engager des actions, y compris la grève. En revanche, elle juge que de telles actions pourraient entraîner des restrictions au droit d’établissement prévu à l’article 43 du traité des communautés européennes. Or ce droit doit être considéré comme d’un niveau égal ou supérieur au droit de grève. La jurisprudence impose donc des critères stricts pour l’exercice d’une grève qui y ferait obstacle : raison impérieuse d’intérêt général, objectif légitime, proportionnalité.

Le second arrêt concerne une entreprise de construction lettonne Laval un Partneri : celle-ci passe contrat avec une entreprise suédoise pour la construction d’une école en Suède. Elle emploie 35 salariés lettons, qu’elle paie à un salaire inférieur à celui prévu par la convention collective suédoise de la construction. Les syndicats suédois engagent une action collective. Ils sont assignés en justice.

La Cour juge que les articles 49 du traité des Communautés européennes et 3 de la directive du 16 décembre 1996 concernant le détachement de travailleurs effectué dans le cadre d’une prestation de services interdisent aux syndicats de contraindre, par une action collective, un prestataire de services établi dans un autre Etat membre à appliquer la convention collective suédoise.

La liberté de prestation de services prime la protection des salariés

Dans l’arrêt Rüffert, une entreprise allemande, adjudicataire d’un contrat public, sous-traite des services à une entreprise établie en Pologne. Celle-ci paie ses salariés à un niveau inférieur à celui prévu dans la convention collective visée dans le contrat signé entre le Land de Basse-Saxe et l’entreprise adjudicataire.

La Cour de justice considère que la convention collective n’était pas de portée générale dans le secteur et qu’il n’y avait pas de loi allemande imposant un salaire minimum. Par conséquent, l’entreprise polonaise n’était pas tenue de rémunérer ses salariés au niveau prévu par le contrat public.

L’arrêt Luxembourg contre Commission vise l’application par le Luxembourg de certaines règles en cas de détachement de travailleurs étrangers sur son territoire : la société étrangère devait respecter l’ordre public local. A la demande de la Commission européenne, la Cour n’a pas reconnu au Luxembourg le droit de définir des dispositions s’appliquant aux prestataires de services nationaux et étrangers sur un pied d’égalité, dans le but de contrer la concurrence déloyale sur les salaires et les conditions de travail des travailleurs par des prestataires de services transfrontaliers.

Sur d’autres bases juridiques, (Centros, 1999 ; Überseering, 2002 ; Inspire Art, 2003) la Cour de justice interdit aux Etats de prendre en compte le « siège effectif » des sociétés, pour leur appliquer le droit du pays où elles sont domiciliées plutôt que celui du pays où elles sont constituées.

Enfin, en 2007, la Cour a décidé que la loi Volkswagen, qui protégeait le constructeur automobile contre les acquisitions hostiles, n’était pas conforme au droit communautaire car elle constituait une restriction aux mouvements de capitaux.

Un dynamisme interprétatif au service du marché.

Il convient de rappeler brièvement que, dans les décisions Viking et Laval, la Cour de l’Union européenne a inversé jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme. La Cour de Strasbourg vérifie si les restrictions du droit de grève sont justifiées. En revanche, la Cour de Luxembourg apprécie si les restrictions au principe de libre établissement sont fondées.

Ces décisions neutralisent aussi la Charte des droits fondamentaux. En particulier, son article 52 impose de respecter le « contenu essentiel » des droits sociaux et ne permet de les restreindre qu’en respectant un principe de proportionnalité. Aujourd’hui, il est clair que la Charte ne peut servir de point d’appui pour la protection des droits sociaux.

Enfin, ces décisions ignorent les conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT) : notamment de la Convention n°87, qui garantit le libre exercice du droit syndical, et de la Convention n°94, qui prévoit l’insertion dans les contrats publics d’une clause stipulant le respect des conditions de salaire et de travail établies par la convention collective locale. Il est vrai que, stricto sensu, l’Union européenne n’est pas partie aux conventions de l’OIT.

Dans ses conclusions sous l’arrêt Viking, l’avocat général Poiares Maduro résume, dans une phrase, l’esprit du droit européen : si le droit à la liberté d’établissement génère globalement des bénéfices, il emporte aussi, souvent, des conséquences douloureuses, en particulier pour les salariés des sociétés qui ont décidé de déménager. La réalisation du progrès économique par le commerce intracommunautaire implique fatalement le risque pour les travailleurs de toute la Communauté d’avoir à subir des changements de leurs conditions de travail ou même à souffrir de la perte de leur emploi.

Les textes communautaires sont souvent difficiles à lire et à comprendre. Les arrêts ont ceci d’intéressant qu’ils permettent de comprendre très vite le sens de ce droit.

Une nouvelle hiérarchie des valeurs.

La Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 proclame la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine ; elle prévoit aussi le droit « à un salaire égal pour un travail égal » (art. 23-2).

Mais la Cour de l’Union précise que l’exercice des droits fondamentaux en cause, à savoir respectivement les libertés d’expression et de réunion ainsi que le respect de la dignité humaine, n’échappe pas au champ d’application des dispositions du traité ; elle considère que cet exercice doit être concilié avec les exigences relatives aux droits protégés par ledit traité et conforme au principe de proportionnalité[1]. Littéralement, c’est placer les intérêts économiques sur un même plan que le principe de dignité humaine.

Ainsi, une nouvelle hiérarchie de valeurs et de principes se met en place, au sommet de laquelle se trouve la liberté d’établissement et de prestation de services. Pour certains[2], l’Europe serait en train de réaliser le projet constitutionnel d’un des pères du libéralisme contemporain, Friedrich Hayek, qui a développé le projet de « démocratie limitée » pour prévenir la domination sans cesse élargie de la politique sur l’économique, qui conduirait à la ruine de « l’ordre spontané du marché ».

Un modèle chinois s’appliquerait ainsi. Il emprunterait au marché la compétition de tous contre tous, le libre échange et la maximisation des profits. Mais il s’inspirerait du communisme pour l’instrumentalisation du droit, l’obsession de la quantification et la déconnexion du sort des dirigeants et des dirigés. Pour cela, un darwinisme normatif se met en place, qui impose aux Etats de mettre en concurrence leurs droits sociaux.

Le néo-libéralisme total

Pour préserver la dimension sociale de l’Europe, l’idée d’une négociation collective transnationale avait été avancée. La Commission avait placé le sujet sur l’Agenda social 2005-2010 et un groupe de travail avait rendu son rapport en 2006. Mais le livre vert de la Commission « Moderniser le droit du travail pour relever les défis du XXIème siècle », ne fait référence qu’aux relations individuelles du travail et à la "flexisécurité".

Une autre proposition a été avancée par la Confédération des syndicats européens. Elle a rédigé un « protocole de progrès social », que l’Union européenne est invitée à adopter, et qui prévoirait notamment que rien dans les Traités, et en particulier aucune libertés économiques ou règle de concurrence, ne peut avoir la priorité sur les droits sociaux fondamentaux et le progrès social. Mais, alors que le Traité de Lisbonne, qui ne comprend pas de telles dispositions, vient juste d’entrer en vigueur, le sujet n’est pas vraiment à l’ordre du jour.

Enfin, le 22 octobre 2008, le Parlement européen a pris une résolution, aux termes de laquelle, en particulier, il doit être absolument clair que la directive sur le détachement et les autres directives n’empêchent pas les États membres et les partenaires sociaux d’exiger des conditions plus favorables, visant à garantir l’égalité de traitement des travailleurs, et qu’il existe des garanties quant à la possibilité d’appliquer la législation communautaire sur la base de tous les modèles de marché du travail existants. Mais, pour faire simple, le Parlement européen ne peut légiférer qu’avec la Commission.

La commissaire Kroes a peut-être manqué une occasion de se taire. Mais son immixtion dans la politique sociale résiduelle et largement incantatoire du gouvernement français est bien emblématique de l’arrogance que peuvent aujourd’hui se permettre les intégristes néo-libéraux de l’Union européenne.

Toutefois, cette commissaire est encore modérée au regard de la Banque mondiale. Ainsi, le fameux rapport  rapport Doing business qu’elle édite, comprend, dans sa version 2009, un chapitre « Embauche des travailleurs ». On y trouve notamment un encadré (page 21 dans la version française) sous le titre : "Qui facilite le plus l’embauche des travailleurs ?" Il recense les bons élèves, c’est-à-dire les pays où le coût du licenciement est le moins important. Par ordre de classement : Danemark, Nouvelle-Zélande, Etats-Unis, Porto-Rico, Afghanistan, Irak, Iles Marshall...[3]

L’intégrisme néo-libéral ne recule devant rien.


[1] Arrêt Viking, §46 ; arrêt Laval, §94.

[2] Vers l’économie communiste de marché, Alain Supiot, Le Monde, 21 janvier 2008.

[3] Le rapport 2010, disponible pour le moment en version anglaise seulement, comporte le même classement. L’Irak en fait toujours partie, mais non l’Afghanistan.


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112 réactions à cet article    


  • tylhdar tylhdar 18 janvier 2010 11:51

    Cette europe devient une vraie dictature, Ii est urgent de la quitter, après tout nous avons voter non au traiter constitutionnelle.


    • foufouille foufouille 18 janvier 2010 12:11

      les bruxman et autre esclavago-lilibobo doivent etre heureux


      • Furax Furax 18 janvier 2010 12:21

        Il faut quitter cette Europe et vite !
        Tout homme politique qui refuse cette option n’a aucune crédibilité.


        • citoyen 18 janvier 2010 13:17

          mais qui nous débarrassera de cette dictature inique , incompétente , corrompue et insultante d’arrogance qui siége à Bruxelles ? 


          • beubeuh 18 janvier 2010 14:58

            Probablement notre Président et son parti de gens altruistes, compétents, honnêtes et pétris d’humilité qui siègent à Paris. Ils ont été élus si démocratiquement, ils ne peuvent qu’être contre cette « dictature »...qu’en pensez-vous ?


          • Ouallonsnous ? 18 janvier 2010 16:29

            Quand donc notre gouvernement va se décider à porter plainte, à l’ONU, contre l’ingérence dans les affaires intérieures françaises de la maffia mUE ?


          • Ouallonsnous ? 18 janvier 2010 16:33

            Une précision, mUE pour « multinationale des lobbys européïstes Union Européenne », qui n’ont d’européen que les mots union et européenne, leur rôle étant de mettre en coupe réglée les pays de l’espace européen pour le bénéfice de l’impérialisme anglo-Usraélien !


          • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 18 janvier 2010 20:43

            quand la France se moque du Pacte de Stabilite ou des injonctions de la Cour Europenne des Droits de l’Homme, quand la Grece truque ses chiffres pour rentrer dans l’Euro, rassurez vous, Bruxelles ne peut rien imposer aux Etats.

            Juste un truc : le pouvoir des Etats est sans limite. L’Europe est une chance pour le limiter, ce pouvoir.


          • tylhdar tylhdar 18 janvier 2010 21:44

            Encore un mensonge, le pouvoir de l’état français était limiter par la démocratie, maintenant l’Europe remplace la souveraineté des états par le pouvoir sans limite d’une dictature capitaliste.


          • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 19 janvier 2010 08:50

            Un tiers des gens emprisonnés sont en preventive.

            55% du PIB part en impots, taxes, cotisations et autre etatisation forcee.

            Les bavures policieres sont rarement punies

            Vigipirate coute 2 millions d’euros par jour.

            Si vous ne le saviez pas, je vous rassure, la France a le plein usage des attrubuts de la souverainete etatique !


          • tylhdar tylhdar 19 janvier 2010 11:06

            Effectivement on peut voir que l’ue laisse les états devenir fasciste sans la moindre réaction.


          • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 19 janvier 2010 11:15

            Vous etes donc bien d’accord avec l’idee qu il faut un contrepouvoir a ces Etats tous puissants qui opposent ici leur police et leur population, et projettent leurs armees la bas pour soutenir des regimes dont la legitimite est contestee et contestable selon les criteres democratiques (Tchad, Cote d’Ivoire, Afghanistan, Gabon ... )

            Ces contrepouvoirs, Alternative Liberale en a identifie 3

            - les gens, vous et moi
            - les regions et collectivites territoriales, en vertu du principe de subsidiarite
            - l’Union Europeenne.


          • tylhdar tylhdar 19 janvier 2010 12:40

            Moi, j’en vois qu’un seul, la démocratie autrement dit le peuple, virons l’ump-ps et les libéraux, et après tout iras mieux.


          • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 19 janvier 2010 14:40

            il faut partir du reel. la democratie, formellement, nous y sommes

            Mais quoi de commun entre la democratie directe Suisse , cantonale , et la democratie representative francaise, centralisee ?
            Les risques de derive autoritaires peuvent exister AU SEIN MEME de la democratie representative a cause de

            - la technocratie qui a la preeminence sur la decision politique
            - le manque de contre pouvoirs

            voter tous les 5 ans pour des deputés et un president ne suiffit pas. Il faut limiter le pouvoir d’action et de nuisance des deputés et du president (etat minimal concentré sur ses fonctions regaliennes)

            - en appliquant le principe de subsidiarité pour le quotidien (transports, solidarité, education, ecologie, securite) au niveau de la region
             - en mutualisant une partie des pouvoirs regaliens (armee, justice et diplomatie Europeenne)
            - en mettant un cadre juridique empechant les derapages etatiques comme Maastricht

            On voit bien que malgre le traite de Maastricht, malgre la cour europeenne de justice, la France et d’autres pays se moquent des lois. Imaginez ce que ca serait sans !

            L’Europe + la decentralisation sont deux chances pour empecher l’Etat d’aller trop loin


          • tylhdar tylhdar 19 janvier 2010 19:40

            Le fascisme c’est l’alliance de l’état corrompu avec le capitalisme, ce qui veut dire que moins d’états ne résoudras pas le problème.
            L’ue est elle aussi en pleine dérive fasciste.

            "Il faut limiter le pouvoir d’action et de nuisance des deputés et du president (etat minimal concentré sur ses fonctions regaliennes)« 

            La bonne blague, une des fonction régalienne c’est d’émettre sa monnaie, l’ue est contre.

             » - en mutualisant une partie des pouvoirs regaliens (armee, justice et diplomatie Europeenne)"
            Gné ?


          • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 20 janvier 2010 11:16

             Le fascisme c’est un socialisme poussé a l’extreme

            - croyance en l’homme nouveau formaté par l’Etat et fondu dans la masse
            - haine de l’individualisme et de la difference

            Employez les mots a bon escient, svp


            Le capitalisme est un systeme de production, pas un systeme politique, ou des entrepreneurs offrent des produits suivant le systeme de prix et dans le but de faire un profit.
            Il peut y avoir capitalisme et social democratie ultra etatiste monarchiste (Suede) ou laique et republicaine (Finlande, Provence Alpes Cote d’Azur ou Languedoc) ou capitalisme et societe liberale (Royaume Uni, Luxembourg, banlieues francaises, Canada, Suisse).


          • tylhdar tylhdar 20 janvier 2010 13:15

             « Le fascisme c’est un socialisme poussé a l’extreme »
            Mensonge

            « Le capitalisme est un systeme de production, pas... »
            Le capitalisme c’est lorsque le pouvoir est détenu par ceux qui possèdent les capitaux, ce vers quoi améne le libéralisme.


          • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 20 janvier 2010 14:26

            vous confondez capitalisme et ploutocratie.

            Quand au fascisme, renseignez vous !

            Benito Mussolini, ancien membre du parti socialiste ouvrier italien, a contribué en 1933 a La Doctrine politique et sociale du fascisme

            en France, on a eu Drieu la Rochelle qui a ecrit en 1934 Socialisme fasciste, au moment ou les ligues s’opposaient au parlementarisme et a l« Etat bourgeois ».

            Desole de vousrappeler que Mussolini, pour ne citer que lui, a cree des caisses de retraite obligatoire et publique, par exemple ! Sans parler du programme de grands travaux d’autoroutes .


          • tylhdar tylhdar 20 janvier 2010 14:53

            On peut être membre d’un parti socialiste sans être socialiste, se sont pas les exemples qui manquent au ps français d’aujourd’hui.

            Sous mussolini, l’état et le capitalisme ne faisait plus qu’un, alors le coup des travaux public...


          • tylhdar tylhdar 20 janvier 2010 15:06

            Même s’il faut bien admette que le fascisme musolinien a quelque différence avec le fascisme néo-liberal.


          • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 21 janvier 2010 06:18

            etre pour les contre pouvoirs et favoriser la limitation de l absolutisme ultra etatique, c est le programme des partis liberaux dont Alternative Libérale


          • tylhdar tylhdar 21 janvier 2010 11:03

            Je veut pas limiter l’état, mais changer le gouvernement, la réponse aux manquement de l’état, n’est pas moins d’état.
            Il faut un état fort pour nous protéger des abus des entreprise privée.


          • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 21 janvier 2010 12:15

            Les citoyens et les petits entrepreneurs n’ont aucun pouvoir face a la machine administrative.

            Il faut soit des contrepouvoirs soit une stricte limitation des pouvoirs pour proteger les gens contre

            - les abus de l’administration
            - la brutalite policiere et le monopole de la violence (il)legitime
            - les monopoles publics (train, protection sociale, securite) et prives (Eau, telephone, autoroutes)
            - l’exces de surtaxation au service de l’ultra etatisme

            ces contrepouvoirs sont

            - l’Europe et la DG Concurrence de Nellie Kroes
            - les Regions
            - la Cour Europeenne de Justice
            - les associations de consommateurs
            - les partis liberaux, partout au pouvoir en Europe (FDP Allemand, LibDem Anglais, D66 Neerlandais, MR en Belgique) et bientot en France (Alternative Liberale)


          • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 21 janvier 2010 12:32

            Les abus des entreprises privees ou publiques ne sont jamais denoncés par l’Etat mais par l’UE

            - telephone http://www.journaldunet.com/ebusiness/mobile/actualite/0802/080213-roaming-sms-donnees-data-europe-viviane-reding.shtml

            - ciment http://www.easybourse.com/bourse/information/lafarge-et-cemex-sous-le-coup-d-une-enquete-antitrust-de-l-ue-9489

            - train http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/09/1871&format=HTML&aged=0&language=FR&guiLanguage=en

            - banques http://www.lejdd.fr/Economie/Actualite/Frais-bancaires-Paris-epingle-136108/

            - verre http://www.vitres.teintees.com/vitres-teintees-vitre-teintee-teintes-teint-teinte-film-protection-solaire-vitrages-films-lunion-europeenne-surveille-le-vitrage-automobile-auto/

            - chimie http://www.usinenouvelle.com/article/cartels-le-lourd-tribut-des-industriels.156869

            Les milliards d’euros d’amendes infligees par l’UE a toutes ces entreprises, ca n’est pas un Etat Francais fort qui les auraient imposes. La France de 2009 est un Etat fort, les francais en ont voulu ainsi en elisant Sarkozy.

            Conclusion

            - telephone selon Sarkozy http://www.lepost.fr/article/2009/09/16/1699091_sarkozy-cherche-t-il-a-proteger-bouygues-telecom.html

            - automobile (selon la gauche) N’immolons pas notre industrie automobile sur l’autel d’un libre-échangisme dévoyé ! http://www.mrc-22.org/?p=942

            etc


          • tylhdar tylhdar 21 janvier 2010 13:09

            « 
            Il faut soit des contrepouvoirs soit une stricte limitation des pouvoirs pour proteger les gens contre

            - les abus de l’administration
            - la brutalite policiere et le monopole de la violence (il)legitime
            - les monopoles publics (train, protection sociale, securite) et prives (Eau, telehphone, autoroutes)
            - l’exces de surtaxation au service de l’ultra etatisme »
            Ha oui, quand même, là c’est grave.
            Sinon que fait lue a propos des ogm ? Elle oblige les pays a les accepter, L’amiante ? pareil.
            Les abus des industrie pharmaceutique ? aucune réaction avant le scandale H1N1....


          • tylhdar tylhdar 21 janvier 2010 13:30

            J’oublie les banques, qui va nous protéger des banques ?
            Pour les renflouer y’a du monde, par contre pour encadrer le système bancaire, y’a plus personne.


          • tylhdar tylhdar 21 janvier 2010 13:40

            Et puis franchement remplacer les états nationaux par un état européen...


          • Ouallonsnous ? 21 janvier 2010 16:19

            A @Eleusis, l’adversaire de la démocratie et des peuples qui s’en réclame est la mUE, et rien d’autre !

            Combien vous rétribuent les lobbys anglo-américains de Bruxelles pour faire leur propagande @Eleusis ?


          • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 21 janvier 2010 17:09

            @ ou allons nous

            Si les liberaux sont anti etatistes, ca n’est pas pour defendre les Etats que sont les Etats Unis ou le Royaume Uni,

            a la difference de , puisque vous voulez vraiment voir un complot anglo je sais pas quoi :

            - Nicolas Dupont Aignan (droite « gaulliste ») , Najat Belkacem (Parti Socialiste Marie Segolene Royal) , Jerome Chartier (UMP), Francois Hollande (PS), Alain Juppe (UMP), Arnaud de Montebourg (PS) ... http://www.french-american.org/leadership/young-leaders/alumni-francais.html

            - Sarkozy http://www.judaismeetliberte.fr/actualites-judaisme-et-liberte/actualite-nationale/nicolas-sarkozy-recu-par-l-american-jewish-committee 

            - Clementine Autain http://canard68.20minutes-blogs.fr/archive/2009/11/29/temoignage-poignant-de-clementine-autain-en-direct-de-jerusa.html


            - Marie Segolene Royal : http://www.segorama.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=1488&Itemid=67


          • tylhdar tylhdar 21 janvier 2010 19:55

            Les banques ? L’UE s’en occupe banques http://www.lejdd.fr/Economie/Actualite/Frais-bancaires-Paris-epingle-136108/

            Mesurettes sans conséquence qui n’empêchera pas les banques de relancer la crise.
            Quant a laisser les banques faire faillite, c’est sont bien les libéraux de l’UE qui ont donner le feux vert pour permettre a l’état de renflouer les banques.

            remarque la vitesse a laquelle les états on pu trouver des milliard pour les banques est une bonne nouvelle.

            Que ce serait t’il passer si on avait laisser les banque faire faillite ?
            remplacer par les quelques banque multinationale sur lequel l’état n’a aucun contrôle ?


          • tylhdar tylhdar 22 janvier 2010 09:16

            Enfin, vu le manque de démocratie de l’UE pourtant diriger par des libéraux, on auras compris que le libéralisme n’est pas compatible avec la démocratie.


          • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 18 janvier 2010 14:10

            Merci pour cet article. C’est vraiment à creuser de près.

            Une seule remarque : parler de libéralisme dans ce début du XXI siècle n’est par forcément le plus approprié. Depuis les années 1880, le libéralisme a cédé la place à l’impérialisme protectionniste en tant que mode de fonctionnement du capitalisme. En témoignent les très nombreuses guerres coloniales, mondiales, et « régionales » qui n’ont toujours pas disparu.

            La « liberté d’entreprendre » n’existe pas de nos jours. Les PME sont pour l’essentiel des sous-traitantes des multinationales, et de façon générale on ne monte pas une entreprise privée avec des chances de s’en sortir sans le soutien d’un groupe influent. De nos jours, les multinationales et les lobbies financiers sont devenus beaucoup plus puissants que la plupart des Etats de la planète.

            Précisément, la grande expansion coloniale française se fit déjà au nom de l’exportation de capitaux. Mais c’était du grand capitalisme et avec le soutien des canonnières. Voir le texte intégral du discours de Jules Ferry du 28 juillet 1885 :

            Le discours de Jules Ferry du 28 juillet 1885 (I)

            et d’autres liens fournis dans nos commentaires récents accessibles ensemble ici :

            http://www.agoravox.fr/auteur/independance-des-chercheurs

            Nous avions déjà fait cette remarque en mars dernier, à propos d’une vidéo de Geneviève Azam. Voir, pour la vidéo :

            http://www.dailymotion.com/search/azam/video/x8rxrj_du-processus-de-bologne-a-la-lru-un_news

            et, pour notre article :

            CNRS, INSERM et politique de l’Union Européenne (II)

            où nous écrivions :

            Notre remarque sur la vidéo de Geneviève Azam : nous ne pensons pas que, dans l’actuel contexte de mise en place d’une véritable dictature mondiale des oligarchies financières, il soit vraiment possible de parler de «  néolibéralisme », de «  dictature des marchés » ou d’une quelconque «  absence de pouvoir politique ». Ce sont les grands holdings financiers et les multinationales, qui détiennent le pouvoir économique et politique. Nous aborderons la question du libéralisme dans une note ultérieure, avec un bref rappel historique.

            (fin de citation)

            Nous pensons que ce à quoi on assiste, c’est à la mise en place d’un véritable Etat privé. Les entités publiques sont de plus en plus à son service. Rien d’etonnant : déjà il y a un siècle, le mouvement ouvrier avait dénoncé l’asservissement des Etats théoriquement « publics » par la grande finance.

            Cordialement
            Le Collectif Indépendance des Chercheurs


            • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 19 janvier 2010 13:21

              On vient de mettre cet article en ligne dans notre blog :

              http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/01/18/jurispr udence-europeenne-et-droit-du-travail.html

              Jurisprudence européenne et droit du travail (I)

              Le 18 janvier, un article d’Eric Alt dans AgoraVox avec le titre « L’intégrisme néo-libéral de l’Union européenne » rappelle des jurisprudences de la Cour de Justice de l’Union Européenne, appelée Cour de Justice Européenne avant l’entrée en application du Traité de Lisbonne. Il en ressort une évolution dans le sens de l’affirmation d’une prééminence du « droit d’établissement » (article 49 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne) et de la « libre prestation de services » (article 56) sur le droit du travail des pays membres et les droits syndicaux. Le 18 janvier également, Le Monde évoque la situation d’un million de chômeurs français qui se retrouveront en fin de droits cette année et dont 600.000 environ risquent de n’avoir accès à aucune aide de l’Etat. En même temps, Dominique Strauss-Kahn a estimé, en tant que directeur général du Fonds Monétaire International (FMI), que la réduction des dettes publiques doit être la priorité pour les années à venir. La recherche et l’éducation françaises sont directement visées par ce rouleau compresseur, dans la perspective d’une gestion de droit privé des universités « autonomes » et d’un démantèlement des établissements publics de recherche comme le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS). L’offensive contre le CNRS et la politique de privatisation des universités apparaissent comme des signes précurseurs d’une sous-traitance générale des métiers de la recherche et de l’éducation dans le cadre d’un « marché européen » auquel les instances dirigeantes du CNRS n’ont pas manqué de faire allusion au cours des années récentes. Dans ces conditions, il paraît évident que les mobilisations de défense des services publics ne peuvent pas valablement se limiter à des revendications sur l’emploi, le budget ou les salaires. Il est indispensable de s’opposer résolument à l’ensemble des « réformes » en cours ou de la dernière décennie, y compris européennes.

              (...)

              [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/01/18/jurispr udence-europeenne-et-droit-du-travail.html ]


              Cordialement

              Le Collectif Indépendance des Chercheurs
              http://science21.blogs.courrierinternational.com/


            • ELCHETORIX 18 janvier 2010 14:15

              Bonjour , très bon billet qui confirme que les « institutions Européennes » ne représentent que les intérêts de l’économie capitaliste ultra-libérale !
              Notre pays devrait quitter cette ENTITE , non démocratique qui amène par ses directives à un fascisme économique ou du moins une dictature qui ressemblerait à celle du capitalisme étatique chinois , le rêve pour les « zélites » favorables au mondialisme et son nouvel ordre mondial .
              RA .


              • beubeuh 18 janvier 2010 14:36

                Pouvez-vous m’expliciter votre expression « nouvel ordre mondial » ? En quoi est-ce nouveau ?


              • ELCHETORIX 18 janvier 2010 17:35

                Pour vous répondre brièvement le NOM serait une gouvernance mondiale dont les membres sont issus des « élites » de la finance internationale , les « capitaines » de sociétés privées des transnationales et multinationales auxquels on peut ajouter les décideurs politiques ainsi que la plupart des médias à leur service .
                Il y a déjà des organisations qui vont dans le sens du NOM : le FMI , l’ONU la CIA et bien d’autres .
                Cela vous va comme réponse ?
                Pour vous renseigner mieux , consultez le site : www. syti.net .
                RA .


              • Philippe D Philippe D 18 janvier 2010 17:45

                 smiley smiley smiley

                Excellent le site ! Y a même les projets des Maîtres du Monde !


              • beubeuh 19 janvier 2010 15:21

                le NOM serait une gouvernance mondiale dont les membres sont issus des « élites » de la finance internationale , les « capitaines » de sociétés privées des transnationales et multinationales auxquels on peut ajouter les décideurs politiques ainsi que la plupart des médias à leur service .
                Il y a déjà des organisations qui vont dans le sens du NOM : le FMI , l’ONU la CIA et bien d’autres .

                Ah, donc le monde est gouverné par un tas de gens influents mais assez vaguement identifiés. Rien de nouveau sous le soleil, quoi...

                Sinon très bon site en effet, même si ça manque un peu d’extraterrestres à mon goût.


              • beubeuh 19 janvier 2010 17:40

                Pardon je retire ce que j’ai dit : ils étaient bien là, planqués dans un coin du site. Quel naif je suis ! J’entends d’ici le rire sardonique du Docteur Gang et de son chat sournois.

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