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Accueil du site > Actualités > Europe > L’Union européenne est malade, mais de quoi ?

L’Union européenne est malade, mais de quoi ?

Dire que l’UE est malade est une banalité, mais de quoi souffre-t-elle ? Eh ! bien, nous sommes en mesure de porter un diagnostic : l’Europe est foldingue !

Tout d’abord, elle souffre de mégalomanie, grossissant toujours en une folie des grandeurs qui englobe tour à tour tous ses voisins, piochant ici une île dans la Manche, là une autre en Méditerranée, creusant même un tunnel digne des pharaons pour justifier l’européanité de la GB, mordant bientôt sur le Moyen-Orient, rêvant de s’associer à l’Afrique du Nord, galopant sur l’Europe centrale sans repos ni limites. Sont-ce les rêves (déjà un peu fous) d’Alexandre le Grand ou de Napoléon enfin réalisés ? En tout cas, un haut fonctionnaire européen nous a confié, sous le sceau de l’anonymat, mais tout à fait sérieusement : "Le Tibet est européen !", avant d’ajouter, grand seigneur : "L’UE gardera le Tibet, mais laissera le reste à la Chine".

Si encore les maux de l’Union s’arrêtaient là... Mais cette mégalomanie se double d’un trouble de l’identité, d’un "moi" fragile : pensez, 500 millions de personnes qui parlent un tas de langues différentes, une cacophonie, une tour de Babel à elle toute seule ! Comment construire son identité dans ces conditions schizoïdes ? On en connaît qui sont devenus "borderline" pour moins que ça...

Mais ce n’est pas tout :

— Docteur, j’entends des voix.

— Et que disent-elles ?

— Souvent : "Tu dois suivre notre doctrine", ou : "envoie davantage de troupes en Afghanistan !".

— Mmm, et cette voix, a-t-elle un nom ?

— Oui, M. NATO, je crois, ou OTAN, je n’ai pas bien compris.

Notre psy songe aussitôt à une schizophrénie, car tout un chacun n’entend pas des voix dans sa tête, même au pays de Jeanne d’Arc.

En parlant de personnalité schizoïde, c’est le rêve d’un psychiatre, un patient qui vous dirait :

- Docteur, nous sommes 27 !

Le praticien se verrait déjà rédiger un article choc sur cette personnalité multiple dotée de 27 identités différentes... Fabuleux ! Euh... uniquement sur le plan scientifique, car pour le patient, c’est moins favorable.

- En fait, si l’on tient compte de toutes les minorités et de toutes les langues que j’entends dans ma tête, nous sommes bien une soixantaine. Certaines voix me parlent en gaélique, d’autres en catalan ou en maltais, vous pensez si j’y comprends quelque chose !

Le souffle court, le docteur griffonne dans son calepin : du jamais-vu ! Ce patient a tellement de personnalités qu’il lui est impossible de les dénombrer.

- Et je vais vous dire : il y a des jours où j’ai l’impression que je vais éclater, exploser, alors qu’à d’autres moments, j’ai plutôt envie de pleurer tant je trouve la vie difficile avec tous ces gens en moi...

"Plus on est de fous, plus on rit !" - se dit in petto le psychiatre en prenant des notes, rajoutant dans la marge ses hypothèses diagnostiques : dépression ? Psychose maniaco-dépressive, trouble bipolaire ?

Et ce n’est pas fini : l’UE souffre de troubles obsessionnels compulsifs, TOC pour les habitués des pages psycho. Quand on répète à longueur de journée certaines formules comme "multilinguisme", "apprenez les langues", ou "la richesse de l’Europe, c’est sa diversité", il s’agit soit d’un mantra religieux, soit d’un TOC. Quoique... à la réflexion, il pourrait s’agir d’un truc de politicien, car ces filous qui ont piqué toutes leurs astuces aux camelots.

On soupçonne aussi une grave névrose œdipienne : vous aurez remarqué que depuis l’arrivée de la GB, le couple franco-allemand chancelle, et l’unité militaire franco-allemande a été remplacée par l’Eufor anglophone ; bref, l’Europe politique a laissé la place à un grand marché commun anglophone, mâtiné de coopération. L’UE n’aurait-elle pas voulu, en passant à l’anglais, tuer le père ? Pire : l’Union s’est même débarrassée de la langue de ses deux parents... renvoyant Oedipe au rang d’aimable amateur.

A côté de ça, une petite agoraphobie mérite à peine d’être mentionnée, mais citons-la pour mémoire : à cause de sa mégalomanie, l’UE s’est construit à Bruxelles un bâtiment trop grand. Du coup, par peur du vide consécutif à l’absentéisme des députés, on a dû inviter 15 000 lobbyistes pour meubler un peu les locaux !

Comparativement, les rumeurs d’adultère ne sont que peu de choses, mais un psy doit laisser son patient décharger le fardeau de sa culpabilité et raconter tout ce qui peut soulager sa conscience. De ces confidences, il ressort que la GB quitte parfois le domicile conjugal pour aller faire des choses avec un jeune et puissant cow-boy un peu fruste, mais viril dans ses bottes, et dont le lasso ne lui servirait pas qu’à attacher des bœufs aux hormones, mais aussi des Anglaises et des Anglais... La rumeur dit également que la Catalogne ferait chambre à part avec l’Espagne, que le Portugal fait les yeux doux au Brésil - ils partageraient la même langue... que les Belges sont au bord du divorce, que Norvégiens et Suédois se réchauffent ensemble durant les longs mois d’hiver, et que les Suisses sont coutumiers des parties à quatre langues – cinq avec l’anglais. Heureusement, ces riches dépravés ne sont pas réellement européens.

La France, de son côté, ferait de l’œil au Maghreb pour consommer une Union méditerranéenne... mais qui s’étonnera des galipettes de ces volages Français ? L’Allemagne leur a malgré tout donné un discret avertissement : pour les coucheries, passe encore, mais la bigamie mettrait sérieusement en péril le couple franco-allemand... l’Italie, quant à elle, n’a d’yeux que pour la belle Albion, au point d’avoir rendu l’anglais obligatoire à l’école... En outre, tout le monde a remarqué la jolie courtisane turque qui fait les yeux doux à l’Europe, qui passe et repasse lascivement devant sa porte, laissant présager de belles scènes de jalousie ; espérons que ses soupirants n’iront pas jusqu’au duel, comme l’ont fait tout récemment les Serbes et les Croates pour un motif qu’on serait bien en peine d’expliquer aujourd’hui. Il a fallu faire appel à un mercenaire états-unien pour les calmer. Cette grande famille est bien turbulente.

Assurément, une pareille galerie de symptômes, qui couvre des pans entiers de la psychiatrie, a de quoi inquiéter ses citoyens. D’ailleurs, par contagion, il n’est pas rare qu’eux-mêmes soient fragilisés sur le plan mental :

- Si je ne suis ni mobile ni polyglotte, suis-je un vrai Européen ? Et si mes enfants ne vont pas à Londres dès l’âge de 4 ans, auront-ils droit au passeport européen ? Moi qui n’ai jamais quitté les limites du canton de Trifouillis-les-Oies, docteur, suis-je Européen ou ne le suis-je pas ?

De vous à moi, l’Europe souffrirait en outre d’un syndrome confusionnel que ça ne m’étonnerait pas plus que ça. Ne faut-il pas avoir l’esprit confus pour bâtir une maison sans connaître la surface au sol ? Non plus que la surface habitable, sans savoir au juste le nombre de pièces ? Pour bâtir sans plan ni architecte ? Et quel personnel hétéroclite : un promoteur franco-allemand, un maçon espagnol, un plombier polonais, un électricien suédois, un menuisier hongrois, et un contrôleur anglais des travaux finis qui se pointe quand le plus dur est fait ! Franchement, une baraque pareille, c’est la moins-value assurée en cas de revente. Seule solution : y habiter ad vitam aeternam !

Le diagnostic est sévère, me direz-vous, mais est-ce que ça se soigne ? Oui et non : on peut commencer par une psychothérapie comportementale, grâce à quelques séances de débats parlementaires et de discussions dans les médias, en sachant que le déni et le refus de soins sont très probables.

Malheureusement, chacun sait qu’une psychose aussi grave ne se guérit pas, en l’état actuel de nos connaissances. On peut néanmoins user de ce que le grand public appelle la camisole chimique : abrutir les citoyens par de belles paroles, leur cacher que l’UE est anglophone, prétendre que toutes les cultures sont égales en droit et également respectées, que l’on sait où l’on va, que l’UE est démocratique, que les lobbys sont sous contrôle, que l’avenir est radieux.

Ce ne sont que des pis-aller, mais ces traitements bien connus des politiciens permettront au moins d’attendre d’éventuels progrès scientifiques, seul espoir de guérison pour l’UE...

Dans l’immédiat, faute de pouvoir faire démocratiquement élire un président par ses citoyens, l’UE, qui ne se prend pas pour une vulgaire fédération, va tout bêtement en désigner un, histoire de ne pas être le seul pays au monde sans président. Disons-le tout net, l’Union européenne qui se prend pour un vrai pays, c’est de la mythomanie !


Moyenne des avis sur cet article :  4.23/5   (31 votes)




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47 réactions à cet article    


  • Asp Explorer Asp Explorer 16 juin 2008 13:27

    Je suis tout à fait d’accord avec le premier quart de l’article de Krokodilo.


    • Olga Olga 16 juin 2008 20:02

       

      Asp

      Ce n’est plus possible ce monstre hideux, à capuche rouge, qui accompagne vos commentaires. Faites-moi plaisir, oubliez-le. C’est le genre de bestiole qui me faisait faire des cauchemars, quand j’étais petite et que je regardais Capitaine Flam à la télé. Merci de m’épargner ce traumatisme qui n’est pas du tout un euphémisme.


    • Olga Olga 16 juin 2008 21:43

      Ne prenez pas cette remarque à la légère. Je guette vos prochaines apparitions...


    • ZEN ZEN 16 juin 2008 13:43

      "Le diagnostic est sévère, me direz-vous, mais est-ce que ça se soigne ?"

      Non , docteur Kroko, il faut un changement de régime...

      Trombose financière , apoplexie ultralibérale ..Il faut soigner la tête ou ..la couper !

       


      • Krokodilo Krokodilo 16 juin 2008 15:37

        Houla ! Déjà que l’UE ne sait pas où elle va, si on lui enlève le cerveau et son sens de l’orientation, ça craint...


      • Krokodilo Krokodilo 16 juin 2008 19:41

        Ohé AVox ! encore un message insultant et un pseudo qui est une insulte à l’envers...


      • Hermes esperantulo 16 juin 2008 20:52

        bon tiens il s’auto censure maintenant et bien il avance le petit


      • Dominique LIN Dominique LIN 17 juin 2008 12:33

        Pourquoi, elle en a un ?

        A se demander.


      • Wlad Wlad 18 juin 2008 13:11

        "Ohé AVox ! encore un message insultant et un pseudo qui est une insulte à l’envers..."

        Zen, à l’envers, ça fait "Nez". Rien d’insultant.

        Dans le message non plus, pas de quoi fouetter un crocodile.


      • beubeuh 16 juin 2008 16:34

        "la bureaucratie qui la ravage" . Les clichés ont décidémment la vie dure. Certes la prise de décision a lieu à Bruxelles, mais les bureaucrates que tu dénonces se trouvent à Paris, Londres, Berlin, Madrid... L’Union n’emploie qu’un nombre très limité de fonctionnaires (environ 3 fois moins que la seule Mairie de Paris), et la plupart d’entre eux sont des traducteurs et interprètes.

        La plupart des tâches d’expertise par exemple sont sous-traitées aux Etats-membres, c’est-à-dire à des experts issus des administration et organismes d’Etat et détachés par les ministère. Technocratie peut-être, bureaucratie certainement pas, ou alors nous accusons Bruxelles de maux bien français (car nos compatriotes sont sur-représentés dans cet exercice).

        "mettre fin à l’Europe" - simple comme bonjour, apparemment.


      • beubeuh 17 juin 2008 10:22

        Informez-vous un peu : la campagne contre la fessée est une action de sensibilisation lancée par le Conseil de l’Europe, qui est une institution distincte de l’Union Européenne (elle compte 40 pays), fondée en 1949.

        De plus vous n’avez visiblement pas compris ce que j’ai dit : si vous n’aimez pas la bureaucratie, sortir de l’Europe ne changera strictement rien, puisque vous aurez la même bureaucratie en France. Bureaucratie européenne= bureaucratie française. Je vous le répète, en terme de personnel, l’Europe, ce n’est pas grand chose, d’ailleurs je ne vois pas comment elle pourrait se permettre un personnel prolifique étant donné que son budget est plafonné et qu’elle ne peut pas être déficitaire.

        Après sur la pseudo inutilité du travail au niveau européen, je vais prendre un exemple simple : quand 20 personnes travaillent à élaborer une norme environnementale (par exemple sur la pollution des voitures) pour 27 pays, cela coute beaucoup moins cher que 27 fois 20 personnes qui pondent 27 normes différentes pour chacun des 27. Et c’est plus efficace au final.

        Vous pouvez critiquer l’Euro, mais si nous étions restés au Franc le litre d’essence couterait aujourd’hui dans les 20F. Le franc était une monnaie sujette à l’inflation, faible face au dollars, et que les politiques dévaluaient n’importe quand pour donner temporairement un poil de pouvoir d’achat, et sans penser aux conséquences à long terme. Quand à l’ouverture des frontière désolé mais c’est bien l’Europe depuis le traité de Rome, puis l’espace Schengen qui nous l’ont apporté.

        Quand au Royaume-Uni, il n’est pas "partiellement" dans l’Europe, même s’il n’est pas dans l’Euroland ni dans Schengen. Toutes les normes européennes s’appliquent là-bas (et plutot mieux qu’en France), et les "avantages" conférés par leur position en retrait sont relatifs. Après tout, ils ont leur indépendance monétaire, mais en contrepartie il est possible de spéculer sur le cours de la livre, et la facture pétrolière est plus élevée.

         


      • Senatus populusque (Courouve) Courouve 16 juin 2008 14:44

        L’Europe est un pâté de cheval qui comporte beaucoup trop d’alouettes.

        La sur-représentation des petits Etats au Parlement européen ôte toute légitimité à cette institution, alors que ces Etats sont déjà sur-représentés au Conseil et au Conseil Européen.


        • beubeuh 16 juin 2008 16:50

          Sur ce problème de sur-représentations, c’est justement l’un des objets du traité de Lisbonne, qui rétablit davantage l’équilibre en faveur des grands pays, notamment au Conseil : http://echogeo.revues.org/docannexe/image/4013/img-2.jpg

          En ce qui concerne le Parlement, le traité de Lisbonne a des implications moins spéctaculaires, mais la France y gagnerait quand même 4 députés.

          Rappelons que le Traité prévoit également des gardes-fous pour éviter des coalitions du type "les petits contre les gros"

          Par ailleurs, à l’Assemblée Nationale, il y a le même problème de disproportion entre circonscriptions : Axel Poniatowski, député du Val D’Oise, représente près de 200 000 électeurs, contre moins de 35000 pour son collègue Pierre Morel, député de la Lozère. Pourtant personne ne se plaint.


        • dom y loulou dom 17 juin 2008 13:49

          @courouve

          les petits pays sont sur-représentés ???

          vous avez une drôle de façon d’appréhender l’égalité entre les cultures.

           

          article très drôle, merci, constat et diagnose parfaites. Hormis pour les suiss qui ne sont ni particulièrement riches ni ne sont pas européens puisque les bilatérales les obligent à toutes les concessions mais , en ne faisant pas partie du club, n’ont pas leur mot à dire sur la construction, bien navrant.

          Pourtant on vous aime...  (même pas une blague)

           


        • dom y loulou dom 17 juin 2008 13:50

          @courouve

          les petits pays sont sur-représentés ???

          vous avez une drôle de façon d’appréhender l’égalité entre les cultures.

           

          article très drôle, merci, constat et diagnose parfaites. Hormis pour les suiss qui ne sont ni particulièrement riches ni ne sont pas européens puisque les bilatérales les obligent à toutes les concessions mais , en ne faisant pas partie du club, n’ont pas leur mot à dire sur la construction, bien navrant.

          Pourtant on vous aime...  (même pas une blague) (la preuve : on vous laisse gagner l’euro foot... plutôt n’importe qui plutôt que nous ! voilà une devise très suisse) (où ai-je mis ces semences de roses ?)

           


        • Wlad Wlad 16 juin 2008 16:05

          Cher Docteur,

          excellent diagnostic. L’Europe grandit bien trop vite.

          Tu as omis de préciser que l’UE est aussi tétraplégique : la tête, qui ne dépasse pas beaucoup malgré ses talonnettes, agit toute seule sans tenir compte de ce que veulent les membres.

          En revanche, le traitement est inepte. Ce n’est pas en changeant la langue de l’UE qu’on résoudra ses problèmes. Et arrête de croire que tout le monde est inféodé aux États-Unis.


          • beubeuh 16 juin 2008 16:57

            L’Europe "agit toute seule sans tenir compte de ce que veulent les membres". Arrêtons de croire ça ! Que l’Europe n’écoute pas les citoyens, soit ! Mais elle n’est absolument pas coupée des Etats-membres et de leur gouvernement, ce sont même eux qui sont responsable au premier chef de son (non) fonctionnement. En dehors des quelques milliers de fonctionnaires de la Commission, recrutés sur concours, tout le reste (représentants permanents, membres des centaines de comités, représentants aux comités de programmes, experts détachés...) est nommé directement par les ministère des Etats membres. Que ces derniers ne veulent pas assumer cette responsabilité quand l’échec apparaît au grand jour est assez naturel, la crédulité des citoyens fait le reste pour attribuer la faute à l’Europe.

            Quand la France s’avère à peine capable de dépenser 50% des subventions Européennes, c’est à cause de l’incompétence de son administration, pas la faute de l’Europe !


          • Wlad Wlad 16 juin 2008 17:26

            Allez, t’as droit à une seconde chance : "la tête, qui ne dépasse pas beaucoup malgré ses talonnettes, agit toute seule sans tenir compte de ce que veulent les membres".

            Un indice : Traité de Lisbonne.


          • beubeuh 16 juin 2008 18:35

            En faire la tête de l’UE est franchement abusif....c’est ce qu’il prétend, mais il pète plus haut que son cul.


          • Traroth Traroth 17 juin 2008 11:51

            @beubeuh : L’Etat, c’est nous. Pas Sarkozy.


          • beubeuh 17 juin 2008 13:53

            Wlad ne l’entend pas de cette oreille. Pour ma part je suis d’accord pour dire que l’Etat n’est pas Sarko, ce n’est pas "nous" pour autant.


          • Traroth Traroth 17 juin 2008 18:12

            D’accord. Disons alors que l’Etat, ça devrait être nous...


          • Wlad Wlad 18 juin 2008 13:14

            "Wlad ne l’entend pas de cette oreille."

            Qu’est-ce que t’en sais ?

            Puisque visiblement je n’étais pas assez clair, voilà : les dirigeants de l’UE, quels qu’ils soient, se foutent royalement de notre gueule en imposant de slois que nous avons rejetées.

            Si ça c’est pas un symptôme grave de déficience...


          • beubeuh 18 juin 2008 15:15

            Les dirigeants de l’UE sont les dirigeants nationaux. La Commission a été nommée par eux, Barosso a été choisi par Chirac et Raffarin (entre autres). C’est donc une hypocrisie maximale que de dénoncer Bruxelles en se drapant dans la vertu.


          • Internaute Internaute 16 juin 2008 18:25

            L’Europe grignote chaque jour davantage nos libertés. Celles-ci ne sont pas à vendre et les irlandais l’ont brillament démontré. De toute manière, la disparition de nos libertés s’accompagne d’une baisse de notre niveau de vie.

            Il faut supprimer l’UE et construire une association de nations sur les cendres de Shengen, de Lisbonne de Barcelone et de Nice. Les accords cadres, tenant en une dizaine de pages et pas plus, seront avalisés le même jour dans toute l’Europe par un référendum. Au bout du compte, n’y participeront que les pays qui auront majoritairement dit oui.


            • beubeuh 16 juin 2008 18:38

              Et on fera quoi dans cette "association de nations". Allez un problème type : un pays X, pilier de ton "Europe des Nations", et ayant dit oui à ton référendum décide subitement, 2 ans plus tard, de faire cavalier seul sur la politique agricole et pratique un dumping agressif en subventionnant massivement ses agriculteurs. Comment on fait ? On l’attaque militairement ?


            • phiconvers phiconvers 16 juin 2008 21:36

              La publication de cet article m’ayant été refusée par les gardiens du temple agoravoxien, le voici !

               

              Message à l’Européen de 60 ans : « Tu appartiens à une génération qui s’est bercée dans l’illusion que l’Europe était la solution miracle. L’Europe tampon, l’Europe qui engraisse, l’Europe qui invente ce que les nations n’arrivent pas à trouver, l’Europe qui montre ses biscotos, enfin, aux puissances archaïques ! En fait de construction géniale, nous avons récolté un nain militaire, gras de ses juristes doctrinaires et de sa haine des nations, ces vieilles constructions des dizaines de générations précédentes qui, comme chacun sait, étaient beaucoup plus bêtes que la vôtre.


              L’Europe de 2008, c’est une erreur initiale de gens de bonne volonté traitée aux hormones des baby-boomers matérialistes, jouisseurs et décadents.

              Alors, il faut que toi et tous ceux qui insultent les Irlandais après avoir subverti la volonté des peuples se mettent dans la tête qu’on n’achète pas la souveraineté à coups de subvention. L’Irlande a empoché et vous emmerde. Elle a bien raison. »

               

              Pourquoi l’Europe est dans l’impasse.

               

              Dans des temps normaux, une personne qui répondrait complètement à cette question s’enrichirait rapidement, son opus s’arrachant à prix d’or dans les chancelleries et dans les couloirs impersonnels des cubes de verre et béton qui donnent à Bruxelles l’impression qu’elle est une capitale internationale. En ces lendemains de claque irlandaise bien sentie, il ne faut pourtant avoir aucune illusion, l’ordinateur de nos « zélites » est verrouillé et leurs oreilles bien remplies de cérumen pilé.

               

              Pas la peine donc, de s’acharner à être complet. Voici simplement quelques raisons que j’identifie et qui demeurent, depuis l’éveil de ma conscience politique, quand on nous vendait Mastricht avec des trémolos dans la voix :

              - L’Europe associe des nations solides, à la puissance relative déclinante (le Royaume-Uni et la France), des petits pays qui n’ont jamais eu de puissance et qui n’en rêvent point et des nations contestées à l’intérieur ou émasculées par l’histoire (Espagne ou Belgique pour la première catégorie, Allemagne pour la seconde) ;

              - Par un curieux concours de circonstance, les mythiques pères fondateurs, des hommes ayant pris leurs traumatismes personnels consécutifs à la guerre comme une raison suffisante pour abolir l’ordre ancien, ont réuni autour de leur chimère des intérêts différents mais momentanément convergents : celui de De Gaulle, fossoyeur de l’Empire français au nom d’un France petite mais puissante, celui d’une Allemagne souhaitant échapper à l’opprobre frappant ce pays à l’origine de trois guerres en moins d’un siècle, celui d’une Hollande marchande et mercenaire, celui d’une Belgique se haïssant, celui de l’improbable mais très banquier Luxembourg et, enfin, celui d’une Italie n’en pouvait mais de son interminable décadence.

              - Par la suite, se sont agglomérés sur cette improbable molécule 21 Etats supplémentaires, attirés par l’opulence qui doit sans doute plus à la conjoncture et aux (beaux) restes de l’Histoire qu’au génie des institutions européennes. Chacun de ces 21 Etats a une histoire propre et des motivations particulières. Certains coïncident avec de vieilles nations déterminées par leur propre culture, leur environnement et leur volonté collective.

              - L’un des avatars de la démocratie en Europe est la nécessité du mouvement perpétuel ou, plutôt, de la sensation de ce mouvement. Il faut aller de rupture en rupture, d’initiative en initiative, faire des lois, des règlements, innover. Cette caractéristique est bien connue des Français, ces derniers mois. Et d’ailleurs, moins les idées sont nombreuses et innovantes, plus la frénésie doit couvrir la réalité. C’est ainsi que l’Europe n’échappe pas à cette dictature du mouvement. Nous avons eu une zone de libre-échange puis une union douanière, mais c’était faire preuve d’une hallucinante naïveté que de penser que les responsables politiques sauraient en tirer les bénéfices sans vouloir pondre une nouvelle étape chaque jour. A cet égard, les « pères fondateurs », eux, avaient fait preuve d’une diabolique prescience.

              - Nous voilà donc avec une Europe politique sur les bras, larguée par un mélange harmonieux d’enfants de la guerre mondiale, de repentants post-coloniaux, de baby-boomers sans repères, sans valeurs et sans enfants et d’élites biberonnées au lait tiède de l’universalisme confortable. Nous y sommes encore.

               

              SAUF QUE…

              - pendant que nous dépensons les derniers deniers de la prospérité construite en mille ans, une vaste partie du monde crève plus ou moins la dalle et que, sur ces terres, l’Europe ne suscite guère plus de pitié que les autres puissances qui, elles, se protègent et avancent, immoralement peut-être, mais non sans une certaine efficacité ;

              - notre idée post-nationale prétendument géniale n’intéresse guère le reste de l’Humanité (merci de vous abstenir de me parler du Mercosur, de l’ALENA ou de l’ASEAN…) ;

              - nous parlons plus de vingt langues différentes et que nous avons une histoire différente. Cela ne nous condamne pas à la guerre ou à l’absence de coopération, mais cela ne s’effacera pas avec Erasmus (et c’est tant mieux, soit dit en passant, j’aurais horreur de me sentir dans mon pays quand je prends la peine d’aller en Espagne, en Italie ou en Angleterre !) ;

              - nos voisins ont des motivations très différentes de celles qui ont présidé à « notre » choix européen : certains sont européens parce qu’ils veulent démanteler l’Etat central, vécu comme une contrainte (et cela n’a pas toujours grand-chose à voir avec les politiques libérales ou socialistes dudit Etat) : c’est typiquement le cas de l’Espagne, où les communautés autonomes voient en Bruxelles l’allié objectif contre Madrid ; d’autres voient l’Europe, à juste titre, comme un formidable accélérateur de mondialisation : c’est le cas des nations marchandes de la péninsule européenne, d’autres encore espèrent naïvement que l’Europe les protègera de la vieille nation de tutelle (même s’ils ont quand même la lucidité de privilégier l’OTAN) : welcome Pologne, Estonie & co. Restent enfin la France et l’Allemagne. La première a cru que l’Europe serait un démultiplicateur de sa puissance, un empire de substitution après l’aventure coloniale. L’Allemagne, de son côté, a vu l’Europe comme un investissement. Elle a (beaucoup mis à la caisse) et pense que le moment est venu d’encaisser les dividendes. Et elle le fait. Je suis frappé par l’affirmation allemande depuis la guerre des Balkans. Berlin n’est plus disposé à laisser le leadership diplomatique continental à Paris, ce qui était le deal initial. Avez-vous vu comme nous devons céder sur à peu près tous les sujets avec la mère Merkel. Quel est, dans cette Europe fidèle à la loi de la spécialisation, l’avantage comparatif de la France ???

               

              ALORS, de ce qui précède, je tire les conclusions suivantes :

              - notre destin nous appartient : nous sommes condamnés à sombrer ou à continuer comme la vieille nation que nous sommes ; il ne faut compter ni sur Madrid, ni sur Bruxelles, ni sur Berlin ni (évidemment !) sur Londres pour nous sortir de l’ornière ;

              - nous avons bien sûr vocation à coopérer étroitement avec nos voisins, sur notre petit sous-continent européen, mais nous avons parfois des intérêts divergents et nous serions bêtes de ne pas défendre les nôtres ;

              - la France ne sera sans doute plus jamais ce qu’elle fût au XVIIe s. ou, même, en 1914, la première puissance mondiale. La bonne nouvelle est que ce n’est pas grave ! Nombre de « petits » pays sont très heureux de leur situation et ne cherchent pas à faire nombre pour pouvoir enfler leurs jabots.

              - Petits que nous sommes, nous conservons une position objective extrêmement privilégiée, qu’il faut s’attacher à maintenir et conforter.

              - C’est en nous et chez nous que nous trouverons les clés de l’avenir. C’est difficile, mais nous n’avons pas le choix.

               

              C’est ce à quoi je m’attelle. Et je vous promets que quand je prends le RER ou que j’ouvre la télé, je doute. Pas longtemps, heureusement !

               


              • Belle lurette 16 juin 2008 21:46

                dans toutes les langues nous sommes capables de comprendre :

                protection du travail, protection de la santé, du logement...

                 


                • moebius 16 juin 2008 22:36

                   Si je vous suis bien c’est pas l’Europe qui est dans l’impasse mais les nations... Allons dans ce sens.... Une thése ; L’Europe se constitue sur l’echec des nations à la constituer..Donc exit les nations, place à l’Europe. Au départ et pour faire vite il y’a la nation. La nation c’est une concept qui nait il ya deux siécle avec la révolution Francaise et le peuple souverain. La nation crée un déséquilibre et un appel à l’est, elle entre en rivalité avec la Prusse, la formation de l’empire est au centre de la rivalité, c’est l’enjeu du duel. Ce foyer de tension sans précédent dans le monde par sa densité et sa modernité irradie et met le feu a la planéte entiere...... L’incendie s’éteint il y a une demi siecle...et laissent la nation exangue..... Pause et Réconcilliation et début de la construction européenne par d’autre moyen que la violence qui a épuisé et vidé de leur substance les nations. Oui l’Europe est né d’un constat d’échec et d’une réconcilliation et c’est inoui dans l’histoire. L’Europe est le nouveau concept.... et c’est aussi une "fatalité" historique comme l’était en son temps la nation. A nous de la vouloir.


                  • mepetulenutsemerKolidorkol 16 juin 2008 22:41

                    La nation française est née progressivement à partir de 843 et elle est bien antérieure à l’apparition du mot nation, mais le concept existe depuis l’antiquité. L’europe est née du désir d’éviter une troisième guerre mondiale et de renforcer son indépendance face aux étatsnunis...

                    Typhon

                     


                  • moebius 16 juin 2008 22:48

                     Vu le tour que prennent les choses dans notre région, c’est l’Europe qui remplacera l’Etat, ici de plus en plus en retrait par rapport a sa mission initiale. Le souverainistes ont bien raison d’avoir peur mais on passe a un autre niveau d’organisation historique, a une construction qui intégre et intégrera encore davantage de complexité..trés bien ça...non ?


                  • mepetulenutsemerKolidorkol 16 juin 2008 22:54

                    Sur le plan théorique, il y aurait à redire : il faudrait que vous précisiez votre pensée...

                    Sur le plan pratique, l’Europe est devenue un technocratie qui cherche à détruire les identités et les souverainetés, et les mine par tout les moyens.

                    Typhon


                  • moebius 16 juin 2008 22:55

                     Non la nation n’est pas apparu en 843 c’est un concept moderne mais dépassé..... la nation suppose par exemple la notion d’égalité de tous, la guerre totale , la conscription obligatoire ect....Charlemagne c’est autre chose, et jeanne d’arc aussi, Jeanne d’arc c’est la nation mais c’est14-18 ect.. ;


                  • moebius 16 juin 2008 22:58

                    ..la perte du camembert c’est pas grave au regard de l’Histoire..c’est un détail...Ha ! ha !


                  • beubeuh 17 juin 2008 10:37

                    Le débat sur la définition de la Nation est ancien et a fait rage lors de la seconde moitié du 19e siècle. La définition que vous donnez ici, et qu’on retient en France, est celle donnée par Ernest Renan, qui s’opposait à la conception Allemande de la Nation, à l’époque basée sur la notion de Volk et les liens du sang.

                    Il y a eu aussi une conception soviétique de la nation, définie par Staline. Quand à la nacion espagnole, on ne la trouve dans son sens moderne que vers la fin du 19e.

                    Bref, la nation est un concept relatif. Mais de toute façon il ne s’oppose pas forcément à l’Europe.

                    Il y un concept que tout le monde semble ignorer, c’est celui de subsidiarité. C’est un concept juridique fondamental des Traités Européens, qui signifie en gros qu’on doit prendre des décisions au niveau le plus approprié. En clair, pour l’ouverture de la chasse aux oiseaux migrateurs qui traversent le continent, il est logique que la décision appartienne à l’Europe, alors que pour la chasse au renard, un arrêté préfectoral suffit. Autre exemple : il n’a jamais été question que l’Europe se mêle de l’éducation primaire et secondaire, alors que pour la mobilité des chercheurs et des étudiants, sa présence est indispensable pour éviter un brain drain au niveau continental.

                    L’idée comme quoi on devrait choisir entre l’Europe et la Nation est absurde, simplement il faut bien reconnaître qu’il y a certaines politiques qu’on ne peut plus mener au niveau national.


                  • FYI FYI 16 juin 2008 23:10

                    Mais qu’est-ce qui a pu se passer au détriment des travailleurs et de la population depuis plus de 30 ans ?

                    Car le constat est unanime auprès des citoyens. Leur niveau de vie à diminuer, et de surcroît leur qualité de vie en a pris un sacré coup.

                    L’UE qui était il n’y a pas si longtemps encore la CEE (comme Le Crédit Lyonnais qui devient la LCL) est une chimère vendue auprès de la population qui y voyait le symbole de la prospérité et l’entente des peuples de l’Europe.

                    Mais les résultats sont là, sur ses 20 dernières années, et malheureusement, il n’y a pas besoin d’être un agrégé en économie pour constater que l’UE c’est une ARNAQUE, un piège à peuple, une paupérisation généralisé au profit des .... banques et des multinationales au détriment de la vraie concurrence celle qui nous prémuni contre les trusts.

                    En fait depuis le traité de Rome en 1957, les peuples ont subi un coup d’Etat de la part des banquiers.

                    En effet, regardez le CV de M. Monnet et de son parcours, vous constaterez que ce n’est qu’un simple banquier, et qu’il nous a tous noyauté dès le début, fidèle à la doctrine du "consensus de washington" voulu par d’autres sectes du genre Bidelberg etc...

                    En France, à cause de VGE en 1974, il délégua le contrôle de la monnaie au banque privée.

                    Résultat, nous sommes passés de la monnaie d’investissement à la monnaie d’endettement. Aujourd’hui la France doit chaque année 80 Milliards d’€ / an au banque dont 40 Milliard d’intérêts.

                    Le constat est sans appel, depuis 1974, apparaisse les déficits publics et le chômage.

                    Pour mieux imprimer cette état de faite, nos banquiers privés (les commissaires européens), nous ont proposé le traité de Masstricht .

                    En effet cette prison financière est le résultat d’une décision politique (notamment l’article 104 du traité de Maastricht) qui interdit aux États de créer la monnaie dont ils ont besoin pour financer les besoins publics. C’est une sorte de « hara-kiri monétaire » par lequel les États s’imposent d’emprunter ces sommes auprès de prêteurs privés, moyennant un intérêt exorbitant, à la source d’une dette folle qui va finir par asphyxier les États et qui, finalement, nous interdit déjà toute politique publique volontariste. On dirait même que c’est le but des prétendus "libéraux" : des États ruinés pour interdire toute relance keynésienne (qui serait favorable aux travailleurs et défavorable aux rentiers).

                    Cette façon de procéder est typiquement le comportement des banquiers vis à vis de ses clients.

                    Prenez le cas d’un contrat pour obtenir une carte bleu bancaire. C’est environ sur 2 pages, écrit en petit caractère, illisible mais dans tout ce magma, il y a un article qui se noit, invisible mais fatale au signataire... C’est le cas de l’article 104 de Maastricht. (avec votre browser faîte une recherche sur 104).

                    Je ne sais pas si nos élus en étaient conscients, mais nous avons perdu notre indépendance et notre autonomie pour des banques privées...

                    Désormais parlons de nos représentants. Il n’est pas encore possible de pratiquer la démocratie directe, aussi la représentativité est pour l’instant nécessaire. Or ces derniers ne nous représentent plus. Ils sont soit incompétents ou corrompus ou les deux à la fois.

                    Les citoyens doivent reprendre le contrôle de la DÉSIGNATION DE NOS REPRÉSENTANTS. Les élections nous le constatons est un faiseur de noble et d’une caste hors de contrôle par ses citoyens, et qui ne défend plus l’intérêt général. Aussi nous devons changer le mode de désignation. L’Histoire de la démocratie nous en donne déjà la réponse. C’est le TIRAGE AU SORT comme un jury citoyen d’une Cours d’Assise. C’est le meilleur moyen de détruire ou de minimiser la constituion de caste et de la corruption.

                    Je résume, nous avons donc besoin d’une réforme structurelle de fond qui passe par :

                    - Le contrôle de la monnaie

                    - Le contrôle de nos Représentants

                    Ceci ne se fera qu’avec et par le peuple, sinon c’est la ruine qui nous attend ...


                    • beubeuh 17 juin 2008 10:40

                      "Les citoyens doivent reprendre le contrôle de la DÉSIGNATION DE NOS REPRÉSENTANTS. Les élections nous le constatons est un faiseur de noble et d’une caste hors de contrôle par ses citoyens, et qui ne défend plus l’intérêt général"

                      pourquoi reprendre le contrôle ? Quand est-ce que nous l’avons eu plus qu’aujourd’hui ? Quand nos représentants ont-ils défendu l’intérêt général plus qu’aujourd’hui ?

                      Les expressions "nobles" et "caste" sont impropre, parce qu’il n’y pas de reproduction. Les fils de présidents ne deviennent pas présidents.


                    • Traroth Traroth 17 juin 2008 11:42

                      Cet article est simplement un délire nationaliste. Sur le ton de la dérision et sans le dire clairement (ça serait trop honnête), on nous explique que l’Europe, ça ne peut pas marcher parce que les gens ne sont pas de la même nationalité. L’expérience montre pourtant que ça a marché, et même que ça a enthousiasmé les foules pendant longtemps. La bonne question n’est donc pas de savoir pourquoi l’Europe ne marche pas mais pourquoi l’Europe ne marche plus.

                      J’affirme personnellement que l’Europe ne marche plus parce qu’elle est devenue le moyen le plus commode de faire bouffer toutes sortes de couleuvres ultra-libérales (ouverture des frontières aux importations chinoises, mises en concurrence voire privatisations de services publics, libre-échange, contrôles sur le niveau des impôts et des déficits, politique monétaire) aux citoyens européens, pour leur plus grand malheur, et qu’elle est de plus devenue un moyen commode de contourner la démocratie. Maintenant, les référendums ne sont plus des occasions pour le Peuple de décider de son avenir, mais simplement d’approuver ce qu’on lui propose (Dans tous les cas. Désapprouver n’est pas une option. A quand les référendums avec un seul choix ?). Les décisions les plus importantes sont prises par des gens qui n’ont aucun mandat électif, et nos élus, y compris au Parlement européen, ne sont que des marionnettes, des chambres d’enregistrement de décisions prises hors de portée du Peuple.

                      Comment, dans ces circonstances, pourrait-on imaginer que les gens soient pro-européens ?

                      Ca n’a rien à voir avec une quelconque difficulté à cohabiter entre nations différentes. Personnellement, en tant que citoyen du monde, une fédération européenne, démocratique et consciente de ses propres intérêts (c’est à dire qui ne condamnerait pas ses citoyens au chômage et à la pauvreté) me paraitrait au contraire un progrès très net sur le chemin d’une intégration mondiale. Ce n’est pas du tout le chemin qui est emprunté actuellement, qui nous conduit plutôt vers une vaste zone de libre-échange où l’essentiel du pouvoir échappe largement aux citoyens pour se retrouver entre les mains de quelques nababs ayant corrompus les gens que nous avions élus pour défendre nos intérêts.


                      • Traroth Traroth 17 juin 2008 11:56

                        Censuré ? Ca ne m’est jamais arrivé. Peut-être parce que je ne cherche pas simplement à faire du bruit ?

                        L’esperanto est une bonne idée, mais si l’article en parle, j’ai dû sauter le passage...


                      • Traroth Traroth 17 juin 2008 13:00

                        La psychanalyse de comptoir ne m’intéresse pas. Je n’ai pas vu votre commentaire, mais s’il est du même tonneau que vos autres prestations, sa suppression n’est guère étonnante.

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