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Accueil du site > Actualités > Europe > L’Union Européenne face aux vieux démons de l’immigration

L’Union Européenne face aux vieux démons de l’immigration

images.1213775567.jpgSyndrome de la citadelle assiégée, l’Europe tente d’harmoniser ses législations sur la question sensible de l’immigration à travers l’adoption de la directive « Retour ». Après avoir été approuvée par un Conseil des ministres de l’intérieur des 27 Etats membres le 5 juin, la copie est aujourd’hui en débat devant le parlement européen. Un paradoxe pour un continent amnésique dont les enfants il n’y a pas si longtemps ont essaimé sur la planète, de l’Australie aux Etats-Unis à la recherche d’un avenir meilleur, fuyant pour la plupart la misère et la faim.

Le projet de Directive soumis au Parlement européen contraindrait les autorités nationales à choisir entre légaliser le séjour des sans-papiers ou les expulser. Leur “éloignement”, enfants y compris, devra se faire sur une base volontaire. Sinon, il sera forcé et assorti d’un bannissement de 5 ans du territoire de l’UE. Douze associations européennes de défense des droits des étrangers ont dénoncé cette “directive de la honte” et le PCF, “cette Europe barbelée”. La question de l’immigration, et tous les fantasmes qu’elle véhicule, est un sujet des plus sensibles.

L’harmonisation des législations en la matière met en cause la souveraineté même des Etats membres. Elle est cependant rendue incontournable face à des systèmes nationaux très divergents. La seule solution pour aboutir sera donc de trouver un point d’équilibre. Autrement dit un compromis.

La question la plus controversée est celle de la durée maximale de rétention d’un immigré irrégulier dans un centre fermé sachant qu’actuellement selon les pays elle s’étale de trente-deux jours au plus en France à des détentions illimitées en Suède ou aux Pays Bas. Pour ce seul exemple, le compromis proposé par la Commission serait un délai prolongeable jusqu’à six mois voire dix huit dans certains cas. Mais là encore, l’unanimité ne se fait pas jour les opposants à la directive redoutent qu’introduire un plafond pourrait inciter les pays en deçà à l’atteindre.

Autant dire que les débats risquent de se prolonger au Parlement européen devant l’hostilité d’une bonne partie des députés européens en désaccord avec le texte. Le sujet devrait rester quelque temps sur le devant de l’actualité du fait de la volonté affichée de la future présidence Française de l’Union de faire du Pacte européen d’immigration l’une des priorités de son mandat.

Comme l’avait déclaré en son temps Michel Rocard alors Premier ministre, « la France ne peut accueillir toute la misère du monde ». Le constat s’applique à l’échelle européenne où le débat porte non sur celui-ci mais sur la notion de rigueur migratoire. N’en déplaise aux défenseurs des droits de l’homme, l’UE appréhende essentiellement la question de l’immigration à travers un prisme utilitariste à savoir on n’accueille pas les migrants pour leurs beaux yeux mais pour leur potentiel économique. Un concept formalisé dans la dénomination d’immigration choisie.

Dans ce contexte, le vrai débat porte sur le fait de savoir si l’harmonisation des législations se fera vers le haut ou vers le bas, c’est-à-dire la moins protectrice. Le risque du dumping est réel, Etats et opinions s’habituant avec le temps à tout. On le voit bien avec l’existence sur le territoire de l’Union et même en France de centres de rétention administratifs dont le fonctionnement ne peut qu’interpeller.

Le sujet est complexe et ne doit pas être appréhendé avec un esprit manichéen. Pour autant, ce serait une erreur grave erreur, sous prétexte de pragmatisme de mettre des coups de canif à ce qui constitue le socle de nos démocraties, le respect de la dignité humaine et des libertés fondamentales.


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23 réactions à cet article    


  • Martin sur AgoraVox Martin sur AgoraVox 21 juin 2008 12:52

     

    À l’intention des lecteurs qui découvrent la question de l’immigration massive en provenance d’autres continents, qui est désormais une immigration de remplacement des populations européennes autochtones, je suggère la lecture de l’article publié sur AgoraVox « Démographie et immigration : suicide collectif des Européens ».

     

     

     

     

     

     

    Si les tendances actuelles d’immigration massive en provenance d’autres continents ne sont pas bloquées, alors l’évolution de la population européenne suivra les courbes présentées sur le graphe suivant (qui est extrait de l’article mentionné) : Démographie des populations en Europe et en Afrique.

     

     


     

    La Division de la population du Département des affaires économiques et sociales, de l’Organisation des Nations Unies, a publié un rapport intitulé « Migration de remplacement : est-ce une solution pour les populations en déclin et vieillissantes ? ». À cette question l’Organisation des Nations Unies répond par un OUI alors qu’en vérité d’autres solutions existent, la société européenne peut s’organiser en allant vers la baise de la population ou en encourageant la natalité des autochtones. Voici le résumé en français du rapport de l’ONU.

     

     

     

     

     

    Ce rapport prétend qu’il n’y a qu’une seule solution au déclin démographique des Européens autochtones : l’immigration massive en provenance d’autres continents. L’ONU précise que dans un pays où le taux de fertilité est dans la moyenne européenne, il faut chaque année 6 000 immigrés par million d’habitants. Pour le continent européen entier, avec 720 millions d’habitants, les dirigeants de l’ONU veulent donc que chaque année 4 320 000 immigrés non-européens viennent remplacer les Européens autochtones en voie de disparition. En cent ans, jusqu’en 2100, cela voudrait dire que plusieurs centaines de millions immigrés non-européens seront venus en Europe.

     

     

    D’après les projections démographiques, si les tendances actuelles sont maintenues (faible natalité des Européens autochtones, forte immigration en provenance d’autres continents) la population sur le continent européen sera en 2100 composée d’un tiers d’habitants d’origine européenne (les Européens autochtones) et de deux tiers d’habitants d’origine non-européenne.

     

     

     

    Les Européens autochtones accepteront-ils de disparaître ? Les Européens autochtones doivent-ils être remplacés par des populations venues d’autres continents ? La civilisation européenne doit-elle être remplacée par une civilisation venue d’ailleurs ?

     

     

     

    Ou bien il est temps d’agir ?

     

     


    • beubeuh 25 juin 2008 16:41

      Vous êtes en voie de disparition Martin ? Ce n’est pas moi qui vais m’en plaindre...


    • Internaute Internaute 21 juin 2008 21:48

      Faux, le mage. Ce sont les peuples qui sont porteurs de civilisation et non pas la géographie. Quand on aura remplacé les peuples européens par des peuples africains ou dilué à un tel point les peuples européens qu’ils perdent toute notion de ce qu’est un peuple alors ce jour là la civilisation européenne aura définitivement disparue.

       A tous ceux qui s’imaginent encore que les immigrés vont payer leur retraite je leur demande d’expliquer pourquoi le système de retraite ne fonctionne pas en Afrique alors que les français leur ont montré comment faire et pourquoi ils s’imaginent qu’une fois les africains chez nous ils feront marcher un service qu’ils n’ont jamais su faire fonctionner chez eux. J’ai maintes fois posée cette question sans jamais recevoir la moindre explication cohérente.

      Croit-on à l’opération du Sant-Esprit, croit-on que le fait de changer de rive fait de vous un homme nouveau ?

      On nage en plein délire. La vérité est que beaucoup parmis nous ont déjà accepté de disparaître et cachent leur lacheté derrière une soit-disante bien-pensance nauséabonde.


    • AndreBxl 22 juin 2008 11:30

      Pour votre information : Les vrais européens (l’homme de néanderthal) n’existent plus depuis l’arrivée en europe de "L’homme de Cro-Magnon", originaire d’Afrique ! Ne vous déplaises, mais votre culture vous vient d’Afrique


    • beubeuh 25 juin 2008 15:01

      Il faut arrêter avec cette bouffonnerie qui consiste à faire croire que l’immigration menace notre culture... ce sont les mêmes qui nous disent cela tout en nous expliquant qu’il faut chanter la Marseillaise la main sur le coeur. Une coutume typiquement....américaine !

      Dans les restaus parisiens, quasiment tous les cuisiniers sont d’origine pakistanaise ou africaine...cela ne les empêche pas de continuer de servir du confit de canard ou de la poule au pot !


    • Laurent_K 21 juin 2008 13:52

      Même si nous ne pouvons effectivement pas ouvrir les frontières à tout va -les principe d’immigration choisie ne me choque pas en tant que tel-, un minimum de respect s’impose envers les immigrés. Ils ne s’agit pas de criminels au sens commun du terme mais de gens cherchant un avenir meilleur. Ne ferions-nous pas la même chose à leur place ?

      Ainsi a-t-on vraiment besoin de 18 mois pour savoir si on garde ou on expulse une personne ? Non. Soit on expulse, soit on intègre mais en y mettant les moyens (pas en créant des ghettos comme maintenant).

      Et il faut aussi et surtout se pencher sur la question de savoir pourquoi des gens prennent des risques inouïe (il y a régulièrement des morts) pour venir chez nous. Résoudre les situations qui les poussent à fuir ou en tous cas chercher à les améliorer sera plus efficace que toutes les politiques répressives du monde.


      • Martin sur AgoraVox Martin sur AgoraVox 21 juin 2008 18:05

         

        Pourquoi les Africains font tout pour venir en Europe ? C’est-à-dire pourquoi ils ne résolvent pas les situations qui les poussent à fuir ?

         

         

         

        L’Afrique est le continent avec la plus forte croissance démographique au monde.  

         

         

         

        L’écart entre l’augmentation de la population africaine et la croissance économique africaine, est la raison principale de l’augmentation permanente de la pauvreté des Africains. Désormais, la pauvreté des Africains a comme cause principale la fécondité non maîtrisée de la population.

         

         

        Il faut savoir que d’une population de 130 millions en 1900, la population de l’Afrique est montée à 780 millions en 2000, puis 950 millions en 2008 et devrait d’après les projections - qui tiennent compte des guerres sporadiques et des famines régionales ainsi que des épidémies telles que le SIDA - largement dépasser 2 milliards d’habitants en 2100. L’explication de cette pente montante si abrupte est dans le fait que le taux de fécondité moyen en Afrique est actuellement proche de 5 enfants par femme. Par exemple, le Niger a très peu de surface cultivable et très peu d’eau disponible pour l’agriculture, pourtant le Niger est le pays avec le taux de natalité le plus élevé au monde : 7,9 enfants par femme. À ce taux-là la population double environ tous les 20 ou 25 ans. À l’évidence la priorité en Afrique est dans la baisse de la natalité.

         

         

        Pour mieux éclairer le problème que se créent les Africains avec le taux de fécondité moyen d’environ 5 enfants par femme, il faut rappeler qu’en Europe le taux de fécondité moyen est actuellement de seulement environ 1,3 enfant par femme.

         

        Le graphe suivant centralise les données démographiques mondiales fournies par divers organismes officiels spécialisés dans les études démographiques, dont notamment la « Population Division » des Nations Unies et l’INED à Paris :

         

        Taux de fécondité dans le Monde.

         

         

         

         

        Ce graphe est extrait de l’article « Démographie et immigration : suicide collectif des Européens » qui a été publié sur AgoraVox.

         

         

         

         

        La population africaine, parce que ça masse croit de façon incontrôlée, augmente sans cesse la pression des flux d’immigration depuis l’Afrique vers l’Europe.

         

         

        Certaines études font penser que la fécondité d’une population baisse lorsque les conditions économiques s’améliorent. Cependant aucune croissance économique n’est capable de suivre la croissance explosive de la population en Afrique. L’écart entre l’augmentation de la population africaine et la croissance économique africaine, est la raison principale de l’augmentation permanente de la pauvreté des Africains. Désormais, la pauvreté des Africains a comme cause principale la fécondité non maîtrisée de la population.

         

         

         

         

         

        Autrement dit : les démographes constatent dans les faits que la notion de transition démographique n’est pas applicable en Afrique. C’est une question d’évolution des mentalités. Ainsi les démographes se basent sur les données économiques et sociologiques (donc sur le contexte de civilisation et le contexte culturel) pour estimer l’évolution des tendances démographiques. D’après ces études, les démographes prévoient généralement que l’évolution des mentalités en Afrique sera très lente et que le pic des populations en Afrique ne sera toujours pas atteint en 2100, date à laquelle les Africains seront selon les estimations moyennes entre 2,2 milliards et 3 milliards (ou entre 15 et 25 milliards dans les cas extrêmes, peu probables mais pas impossibles).

         

         

        Voici une estimation moyenne de l’évolution démographique selon les experts de l’ONU, si l’Afrique voulait bien rapidement descendre au taux de fécondité de 2,1 enfants par femme :

         

        « dans l’hypothèse du scénario moyen, la part de l’Afrique dans la population mondiale doublerait d’ici à 2300, passant de 13% actuellement à 24%. Celle de l’Europe tomberait de 12% à 7%, et l’Inde, la Chine et les États-Unis resteraient les États les plus peuplés. » 

         

         

        Le passage cité dans le paragraphe précédent est extrait du Communiqué de presse de l’ONU, en langue française, qui explique que le scénario démographique « moyen » prévoit 9 milliards d’habitants sur la planète en 2100, mais comme le précise le sous-titre : la population mondiale pourrait éventuellement « atteindre 44 milliards vers 2100 » car ce n’est pas exclu, notamment à cause de la fécondité des Africains qui en 2100 pourraient dans le cas extrême représenter plus de la moitié de la population mondiale (cette croissance extrême des populations Africaines ne sera possible que si les autres branches de l’humanité s’organisent pour fournir la nourriture nécessaire aux Africains).

         

         

         

         

         

        En effet le scénario, que les démographes qualifient de « moyen », qui s’appuie sur l’hypothèse de 2,1 enfants par femme n’est que peu probable notamment parce que les mentalités africaines n’acceptent pas la baisse du nombre d’enfants.

         

         

        La fécondité en Afrique ne pourra donc baisser de manière contrôlée que s’il y a intervention autoritaire des pouvoirs publics en suivant l’exemple de ce qui a été fait en Chine. Rien ne permet de présager en Afrique cette intervention autoritaire des pouvoirs publics.

         

         

        Par conséquent le scénario suivant, qui n’est pas du tout certain, est cependant plausible : la population africaine continuera de croître à un rythme tel que les famines d’intermittentes deviendront endémiques et généralisée à l’ensemble du continent. Les famines créeront des conditions sociales insurrectionnelles. Des guerres deviendront endémiques en Afrique. Les famines et les guerres se chargeront de faire baisser le nombre d’Africains pour atteindre l’équilibre entre la capacité des Africains à se prendre en charge (notamment en ce qui concerne les besoins alimentaires) et leur capacité à se reproduire.

         

         

        Certains diront que les Africains ont le droit, s’ils le souhaitent, de se multiplier autant qu’ils le veulent. Sur les territoires qui sont sous leur gestion ils ont le droit d’organiser leur société comme il leur plait. Les Africains ont le droit de se multiplier autant qu’ils le souhaitent. C’est certain. Mais alors ils doivent assumer les conséquences de leur choix, ils ne doivent pas demander aux autres branches de l’humanité de financer les moyens nécessaires à la survie de la masse croissante des Africains, ils ne doivent pas chercher à déverser leur trop plein de population sur l’Europe.

         

         

        Et j’ajoute que concernant les crises alimentaires qui commencent à se propager dans certaines régions de la planète la solution écologique et de bon sens est la suivante : le nombre d’habitants d’une région de notre planète ne devrait pas dépasser la capacité de ces habitants à se prendre en charge de façon autonome, y compris sur la question de la production de nourriture.

         

         

        Il n’y a qu’une solution : la réduction des naissances dans les régions où les populations ne sont déjà pas capables d’assurer leur propres moyens de survie. Les aides au développement devraient exclusivement viser cet objectif prioritaire de réduction des naissances ce qui d’ailleurs contribuerait rapidement à réduire la pauvreté endémique de ces régions.

         

         


      • del Toro Kabyle d’Espagne 21 juin 2008 19:51

        "Certains diront que les Africains ont le droit, s’ils le souhaitent, de se multiplier autant qu’ils le veulent. Sur les territoires qui sont sous leur gestion ils ont le droit d’organiser leur société comme il leur plait. Les Africains ont le droit de se multiplier autant qu’ils le souhaitent. C’est certain. Mais alors ils doivent assumer les conséquences de leur choix, ils ne doivent pas demander aux autres branches de l’humanité de financer les moyens nécessaires à la survie de la masse croissante des Africains, ils ne doivent pas chercher à déverser leur trop plein de population sur l’Europe. "

        Ouf Martin ! J’ai eu peur ! Un moment j’ai cru que vus étiez devenu humaniste ! (mais comme on connait bien votre prose ici ... faudra attendre).

        Je sais pas si vous connaissez Jean Ziegler. Il montre que l’on peut "tuer" la faim dans le monde juste en claquant des doigts. Vos explications "culturalistes" ne tiennent pas du tout la route, surtout dans un monde "globalisé" comme de nos jours.

        Et quant aux Africains qui se "multiplient" (on a compris, "chez eux plutôt que "chez nous"), eh bien je doute que votre rhétorique soit simplement biblique ...

        N’oubliez pas d’embrasser Jean-Marie pour moi (sur le front, c’est une tradition de chez nous)


      • Internaute Internaute 21 juin 2008 21:57

        L’immigration choisie ne me choque pas en tant que telle lorsque le retour est obligatoire. C’est ce que font tous les pays sensés. Les expatriés français qui vont sur des chantiers à l’étranger n’ont pas le droit d’exercer dans le pays une fois le chantier terminé. Il y vont pour gagner quatre fois plus qu’en France net d’impôt, il échangent leur force de travail contre ce salaire et quand tout est fini on se sépare bons amis.

        Pourquoi un sénateur ou un député français est-il incapable de penser à cela ? Qu’ont-ils dans leur tête ?

        Le problème avec les politique qui parlent de l’immigration choisie est qu’il font croire qu’il s’agit d’une immigration de travail alors qu’en fait ils préparent les documents et les réglements pour que ce soit une immigration de peuplement. C’est comme cela qu’on a fait venir des dizaines de milliers d’iimmigrés dans la région de Lille-Roubaix-Tourcoing et qu’on les a laissé chez-nous au chômage alors même que l’industrie textile dégraissait à tour de bras.

        Ce masochisme que nous imposent les députés est mortel pour notre pays.

        Finalement, le problème des clandestins dans la restauration montre bien qu’on est entrain d’appeler un tas de gens uniquement pur engraisser quelques patrons peu scrupuleux. Que leur restaurant tourne ou non n’est absolument pas un problème national ni une priorité politique. Fermons-les. Que les autres montent leurs prix ou que les gens fassent des sandwichs. Il y en a marre de culpabiliser toute la nation et de créer des problèmes humains à n’en plus finir uniquement pour satisfaire quelques intérêts privés.


      • beubeuh 25 juin 2008 16:24

        @ Martin, l’exemple de la Chine vous montre pourtant clairement que le contrôle des naissances ne fait pas baisser l’immigration.


      • zarathoustra zarathoustra 21 juin 2008 18:00

        LES EUROPEENS me font pitier c est dire tout le bien que j en pense !Il peuvent bien ce le garder pour eux leur smic leur précaritée leur vie de moutons dociles et mangé des hamburguers jusqu à en tomber malade c ils le souhaite et nous peuple du tiers monde voir meme plus nous créverons sous les coups des dictatures que les gouvernements europeens adoubées par une clique mafieuse et finaciere nous impose nous subirons une famine qu ils provoquerons en spéculants sur les matieres premieres t elle que le riz le blée et pour finir nous mourons dans des gueres civiles qu ils téléguident depuis leurs bureaux de paris new york londre et j en passe et des méilleurs !


        • Internaute Internaute 21 juin 2008 22:07

          Les pays sous-développés n’ont aucune interdiction pour cultiver leur terre et se nourrir, ni pour faire une révolution violente et jeter aux crocodiles leurs hommes politiques.

          Nous ne vous devons rien.


        • beubeuh 25 juin 2008 15:10

          Internaute, si vous aviez quelques notions d’économie, vous sauriez que les pays sous-développés n’ont aucune marge de manoeuvre sur les marchés agricoles où leurs faibles capacités d’investissements sont totalement annihilées par le dumping pratiquées par les agricultures des pays développées.

          Quand vous achetez des escalopes de dinde, produite par une industrie du poulet subventionnées, les bas morceaux sont revendus à pertes en Afrique, où ils concurrencent de manière totalement déloyale la filière locale, qui est par conséquent incapable de dégager des surplus lui permettant d’investir.

          Et impossible pour ces pays de se développer en protégeant leur marché intérieur, car les instances multilatérales leur imposent de laisser ceux-ci ouvert à tous les vents, le chantage à la dette ayant raison de toutes les vélléités souverainistes.

          Quand à l’agriculture du Sahel (principal pourvoyeur de nos immigrés), je vous signale quand même qu’elle est en cours de destruction à cause de l’avancée du désert, elle même due au réchauffement climatique (et donc aux émissions de CO2, qui sont principalement le fait des pays développés).


        • Martin sur AgoraVox Martin sur AgoraVox 21 juin 2008 19:43

           

          Le Niger avait peut-être le taux de fécondité de 7,1 enfants par femme en 2003 mais en 2006 ce taux est déjà monté à 7,9 enfants par femme.

           

           

           

          Voir la colonne « Total fertility rate » à la page 5 du document suivant :

           

           

          « 2006 World Population Data Sheet »

           

           

           

          Le Niger a très peu de surface cultivable et très peu d’eau disponible pour l’agriculture, pourtant le Niger est le pays avec le taux de natalité le plus élevé au monde.

           

           

           

          Concernant les crises alimentaires qui commencent à se propager dans certaines régions de la planète la solution écologique et de bon sens est la suivante : le nombre d’habitants d’une région de notre planète ne devrait pas dépasser la capacité de ces habitants à se prendre en charge de façon autonome, y compris sur la question de la production de nourriture.

           

           

          Il n’y a qu’une solution : la réduction des naissances dans les régions où les populations ne sont déjà pas capables d’assurer leur propres moyens de survie. Les aides au développement devraient exclusivement viser cet objectif prioritaire de réduction des naissances ce qui d’ailleurs contribuerait rapidement à réduire la pauvreté endémique de ces régions.

           


        • beubeuh 25 juin 2008 16:34

          Parler d’autosuffisance agricole pour l’Afrique alors que les marchés agricoles sont globalisés, cela ne veut rien dire. On a jamais été capable de réaliser cette autosuffisance pour l’Europe, alors...

          Par ailleurs si on veut parler de contrôle des naissances en Afrique, il faudrait peut-être dire au Pape d’arrêter de descendre en flêche la contraception.


        • Tony Pirard 21 juin 2008 20:44

           Hypocrisie Européenne

          Poéme Ode à gaieté,du allemand Friederich Shiller que son compatriote Ludwig Van Beethoven devenu connudans le monde entier,inclus lui dans le dernière moviment du leur Neuviéme synphonie,de 1824,célebre les Dieux dans les sanctuairesunent avec pouvoirs magiques"QUE L’ÉPÉES DES HABITUDES SEPARAI" et a transformé médiants en "fréres de principes".

           Et penser que la composition ravissant,une des plus puissant évocations d’espérance que l’art a laissé aux hommes,continue à être l’hymne officiel de l’Union Européenne.C’est une cruel ironie.

           Enfin ,le groupe que a décidé d’excluir de son propere sanctuaire tant combien réussent capturer des 8 millions que lá arriveront savent les Dieux comment rêvent être reçu`a fraternité des principes,et que ne mérissent le droit de travaille légalement par le pain de chaque jour.

           Si le Marché du Travail ne les veulent, que soyent ordonné de s’en aller... ! dit le ministre Manfred Weber.Comme tous voiennt ce n’est pas seul l’Afrique que souffre d’injustice.. !

           


          • DOTT.G.CIANCIMINO TORTORICI DOTT.G.CIANCIMINO TORTORICI 22 juin 2008 05:50

            Io sono del parere che l’immigrazione deve essere una questione di sicurezza nazionale e delinquenza economico-politica e l’ultima parola devono averla gli stati.Pero e’ evidente che non si puo prescindere della colaborazione Europea per afrontare problemi comuni e corregere deviazioni nazionalisti.(e non credo a quello d’immigrazione di passagio e immigrazione definitiva,penso piutosto che l’immigrazione faccia "vittime disegnate").In questo senso questa legge è un importante contributo perche ci sono paesi che all’Europa non ci tengono e reprimono preferenzialmente l’immigrazione Europea a favore di quella extracomunitaria (l’Italia nei confronti dei Romeni),o privilegiano secessionismi locali transformando in stranieri nella propia patria i propi connazionali(la Lega nei confronti del Meridione Italiano).Daltronde penso che a nulla serve questa legge se non viene complementata di una normativa legale in materia di cittadinanza e soggiorni omogenea a tutti i paesi,e una rigorosa sorveglianza del rispetto dei criteri scelti:l’immigrazione clandestina,"sans papier" prima o poi viene identificata ma la "clandestinita incartata",quindi "legale"(fra virgolette)è una fonte di ingiustizia permanente che fa radici tra di noi come un cancro che corrompe l’economia,la legalita,la vita civile,l’autostima dell’Europa e la dignita dei popoli civilizati,oltre a una presa in giro a quelli rispettuosi della legalita.Questa delinquenza burocratica-amministrativa deve essere perseguitata e punita severamente.

            Un Europeo "desterrato" in territorio extracomunitario.


            • DOTT.G.CIANCIMINO TORTORICI DOTT.G.CIANCIMINO TORTORICI 22 juin 2008 06:52

              Je suis d’avis que l’immigration devrait être une question de sécurité nationale et de criminalité politique-économique et le dernier mot doit avoir les États.Mais il est clair qu’il n’est pas possible dispenser de la coopération européenne pour lutter contre des problèmes communs et corriger les déviations nationalistes. (Et je ne crois pas a l’immigration de passage et l’immigration permanent, je pense que l’immigration fait victimes "target" "). En ce sens, cette loi est une important contribution, car il ya des pays que a l’Europe ne tient pas et réprimer de préférence l’immigration européenne en faveur de celui extra-communautaire (Italie contre les Roumains), ou/et donner la priorité aux séparatismes et fait devenir des étrangers dans leur patrie leurs propres compatriotes( la Ligue vers les Italien du Sud). En autres je pense que cette loi n’est rien si elle n’est pas complétée par des règles juridiques sur la citoyenneté et de séjour cohérente dans tous les pays, et le strict contrôle du respect des critères choisis : ’ l’immigration clandestine, "sans papier" plus tôt ou plus tard est identifiée, mais le "clandestin avec papier", puis "legale" (entre guillemets) est une source d’injustice permanent que fait racines parmi dans nous comme un cancer qui corrompt l’économie, la légalité , la vie civile, l’estime de soi de l’Europe et la dignité des peuples civilisé, ainsi que de tourner en dérision ceux respectueuse de la légalité. Cette bureaucratiques et administratives délinquance doivent être poursuivis et punis sévèrement.

              Un européenne "bannie" en territoire "extra-communautaire".


            • AndreBxl 22 juin 2008 11:13
              Ce qui m’inquiète le plus dans toutes ces réactions, c’est que personne n’attache d’importance aux droits de l’homme !Que je saches les pays européens et la majorité des pays par le monde sont signataires de la déclaration universelle des droits de l’homme dont la France se targue d’en être à l’origine. De plus, un peu d’histoire ne ferait pas de mal à tous, surtout pour ceux qui ont oubliés les périodes noires où nous étions les bienvenus dans de nombreux pays et cela sans restrictions aucunes. Et je ne parles pas du comportement de nos aieux dans certaines contrées ! Soyons solidaires et le monde se portera mieux !!!

               


              • beubeuh 25 juin 2008 16:38

                Non la déclaration des droits de l’Homme ne parle pas du droit des peuples, ce sont deux concepts distincts.


              • frédéric lyon 22 juin 2008 11:32

                Il est certain que le problème de l’immigration est venu au centre du débat politique, en France et en Europe, pour Y RESTER !

                Les partis politique de gauche en Europe feraient bien de prendre en compte cette situation éminemment politique, justement !

                Ils feraient bien, en particulier de prendre garde à ne pas associer leurs images à l’immigration musulmane en Europe, au risque de devoir en payer le prix électoral. Qu’ils laissent donc la défense de l’immigration clandestine aux partis de l’extrème-gauche, ils ne feront pas un mauvais calcul.

                 


                • DOTT.G.CIANCIMINO TORTORICI 22 juin 2008 19:21
                  Permettez-moi de préciser que est l’Italie du Berlusconi qui ne veut pas l’Europe, bien que son programme électoral a demandè fidélité avec l’Union européenne : est contre les Roumains, les Français "colonialistes" et maintenant aussi contre le peuple irlandais qui ne veut portent pas les vêtements du traité de dômes de Lisbonne ,même à couvrir le dos. Il est avec des hallucinations d’un pan-Américanisme avec les pieds sur l’air.

                  • beubeuh 25 juin 2008 16:20

                    Il y a quand même un certains nombre d’idées reçues et de lieux communs dans tout cela, et elles sont souvent concentrées dans la phrase de Rocard "nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde" , qui constitue désormais le point de départ de toutes les argumentations sur l’immigration. Le problème ce n’est pas tellement qui nous pouvons ou non accueillir, mais dans l’équation "immigration=misère du monde" qui est admise par tout le monde alors qu’elle est loin d’être évidente.

                    Les phénomènes migratoires sont en effet beaucoup plus complexes que ce que les journalistes et surtout les hommes politiques se complaisent à nous laisser croire, tant le thème est rentable éléctoralement (la xénophobie d’un côté, le misérabilisme de l’autre). En Afrique notamment, les gens émigrent énormément, mais il le font très majoritairement vers leur propre pays ou vers d’autre pays africains. Les flux vers l’Europe sont certes importants, mais ils sont assez faibles en regard des migrations inter-africaines. D’autre part, il est faux de dire que les migrations, c’est "la misère du monde". Ce serait plutôt la frange supérieure de la pauvreté africaine qui vient chez nous, pour la bonne raison que l’émigration représente un coût non-négligeable : il faut en effet payer le voyage, qui est non négligeable pour un Africain, surtout s’il se fait clandestinement. L’immigration est donc le plus souvent une stratégie économique, un investissement duquel on espère tirer des revenus et/ou une qualification professionnelle, et surtout une ascension sociale. Mais cela n’est pas le seul cas, on voyage aussi, comme tous le monde, pour des raisons personnelles, politiques dans bien des cas, parfois aussi idéologiques. Enfin il faut souligner l’impact décisif, dans les pays de départ, des médias (cinéma, séries TV) dont les contenus sont essentiellement fabriqués en Europe, dont ils donnent une image idéalisés. Pour les migrants, qui sont souvents très jeunes, MTV et Cie sont souvent une source de motivation importante. Il faut également balayer le mythe d’une immigration constituée essentiellement de crèves-la-faim analphabètes. Dans l’un des rares endroits ayant permi de constituer des statistiques fiables, le camp de Sangatte, on a ainsi pu voir que 6 adultes sur 10 avaient une qualification équivalente à un bac +4.

                    Tout cela pour dire qu’il ne faut se leurrer sur les bienfaits éventuels des politiques de co-développement, qui ne pourront marcher que si elles sont massives et soutenues à long terme, et pas des boutons de culotte comme aujourd’hui.

                    Il ne faut pas non plus se faire d’illusion sur le traitement administrativo-policier de l’immigration que nous vendent les gouvernements. Le fait même qu’il existe une filière clandestine d’immigration parallèle à la filière légale montre que les consignes des Etats en matière d’immigration ne sont pas en adéquation avec les besoins économiques réels (un clandestin étant obligé de travailler pour vivre, le fait même qu’ils restent sur le territoire montre qu’ils trouvent à s’employer). Je trouve d’ailleurs assez surprenant que personne à droite ne relève le caractère complètement contradictoire de la politique "d’immigration choisie" -du dirigisme digne de l’Union Soviétique - avec le libéralisme professé par le même gouvernement. Le seul résultat de tout cela, c’est qu’on se retrouve avec tout une catégorie de gens qui échappe au suivi administratif (sauf en ce qui concerne leurs impôts, bien sûr) qui serait nécessaire pour que leur intégration se déroule convenablement. Et ce n’est pas l’absurde politique du chiffre qui est actuellement mise en place (et dans laquelle on intègre, je le rappelle, des ressortissants de futurs membres de l’espace Schengen, histoire de gonfler les statistisques) qui changera quoi que ce soit à cet état de fait, tant que les entreprises françaises offriront des rémunérations supérieures à celles des pays d’émigration.

                    D’une manière générale, toutes les politiques d’immigration se basent sur la responsabilisation de l’immigré, concept qui n’a aucun sens car dans un système mondialisé, la première responsabilité d’un homme est d’assurer des revenus les plus élévés possibles à lui-même et à sa famille. Immigrer clandestinement est peut-être interdit légalement, mais d’un point de vue moral cela n’a rien de répréhensible, donc, sauf à nous comporter comme des barbares, les sanctions prises à l’encontre des clandestins ne seront jamais dissuasives.

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