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Accueil du site > Actualités > Europe > La Belgique, chronique d’une mort à court terme

La Belgique, chronique d’une mort à court terme

Le rouge, le jaune et le noir...

Voilà 529 jours que la maison Belgique brûle à petit feu et des pompiers pyromanes de tous bords en sont responsables.

Une responsabilité que ces incendiaires hyper professionnalisés n'ont jamais encaissée, c'est un comble !

Ce plat pays qui n'est plus le mien n'en faisant jamais assez pour accélérer son processus de délitement, une nouvelle pièce à conviction d'onze milliards d'euros vient de s'ajouter au dossier. Usé d'avoir trop voulu lanterner ses adversaires avec lesquels il doit dans tous les cas de figure tenter de s'entendre pour gouverner, le formateur socialiste vient d'offrir sa démission au Roi.

Une démission qu'Albert II s'est empressé de refuser.

On le comprend, notre vaillant octogénaire en chef n'y joue rien moins que sa couronne.

 

Rien ne va plus et pourtant tout le beau petit monde politique jure la main sur le coeur qu'il voudrait que cela aille, mais chaque polichinelle du Belgium Circus exige que ce soit à ses conditions. Une méthode calquée sur celle qui a valu à mes bientôt ex-compatriotes flamands d'arracher à coups d'obstination triomphale un accord institutionnel réduisant de facto les habitants de la périphérie bruxelloise au statut de sous-hommes.

Un accord institutionnel dorénavant remisé pour un temps, celui-ci faisant partie d'un tout.

Ouf, j'en respire presque. Enfermé dans le pakage, mon Bruxelles n'est toujours pas entouré d'un mur...

Une nation hybride qui n'existe plus, comment en être arrivé là ? Est-on vraiment allé un pont trop loin ? Serait-ce un nouvel accrochage entre majorité flamande et minorité francophone, une cabale destinée à nous transformer un peu plus en esclaves ?

Quand même pas ! Relativisons, disons peu ou prou. En partie seulement. Avec des nuances, si vous préférez.

Des nuances économiques. Question de gros sous évidemment.

Sommés par l'Europe sous peine d'une astreinte de 758 millions d'euros de présenter un budget – son solde n'y correspondra de toute façon pas – sensé ramener le déficit en-dessous de la barre fatidique des 3%, nos excellences se sont à nouveau chamaillées jusqu'à la désunion.

Et cette fois, comme dans tout état normalement constitué, libéraux contre socialistes. Plus précisément, socialistes wallons contre libéraux de tous bords.

Atterré devant l'ampleur de la dette concoctée par les incapables qui nous gouvernent, le peuple belge qui sera de toute manière seul astreint à payer la note est en colère, très en colère. Un peuple plus que jamais divisé mais sur base d'un autre clivage, celui entre possédants et non possédants. Des possédants dont les représentants ne cessent de faire allégeance à la haute finance mais ne le disent pas. Des non-possédants accrochés à la bouée de l'Etat-providence mais qui ne le disent pas non plus.

 

Après avoir éjecté la N-VA, le parti ultra-nationaliste de négociations où sa constance admirable se résuma à dire non à tout ce qui n'était pas purement flamingant, on en vint à se dire au nom de cette belgitude qui fait toute notre honorabilité que le chemin de la raison pure était enfin déblayé.

Contre toute attente - mais à quel prix ! Elio Di Rupo dit le Calabrais qui venait enfin de changer de direction en invitant les libéraux à participer aux négociations, c'est presque contre toute attente que les négociations aboutirent vitesse Vprime à une capitulation francophone en rase campagne. Maître d'oeuvre de cette trahison immonde, le Paon comme aime à le souligner tout qui n'est pas au Parti, s'était un peu naïvement persuadé d'avoir de quoi faire passer dans la foulée la partie économique de “ son “ si scandaleux accord. Et yop, en deux coups de cuiller à pot, il présenta “ sa “ solution : taxes, taxes et taxes.

57% de ponction globale du citoyen, record d'Europe !

Tout l'effort porté sur qui produit et turbine, aucune prospective pour le futur et pas touche à la mauvaise gestion des siens.

Un plan foireux. Il dut l'amender suite à de vertes critiques, puis l'amender encore... non pour satisfaire sa clientèle de démunis de tous bords dont il se fiche sauf par le biais de promesses intenables, sa position dominante sur l'échiquier wallon lui permit pour un temps d'empêcher qu'on touche à tout ce qui fait la dominance absolue des potentats socialistes de terrain, une multiplication de relais occultes chargés d'entretenir un clientélisme soigneusement dosé via des organismes à double, triple, quadruple emploi au détriment de la vache à lait chargée par l'impôt à outrance d'entretenir le monde étatique dit de protection du travail.

Deux fois plus d'emplois publics en Wallonie qu'en Flandre avec une efficacité effrontément moindre.

La faillite comptable. Plus faillite morale et déviance, aïe !

Oh, je vous vois venir ... Non, mon propos n'a rien de réactionnaire. Amis Français, notre situation politique interne n'est point comparable à celle que vous vivez, sinon a contrario. Notre P$ wallon, l'artisan du changement, cela fait près de 50 ans qu'il exerce sans discontinuer le pouvoir. Du sarkozysme de type rouge, les us et coutumes avec tout ce que cela suppose. L'UMP opérée à coeur ouvert : tout le pouvoir pour moi, le susucre pour qui est fidèle à ma cause, rien sinon la ponction pour qui ne relève pas directement de mon pouvoir.

La saga monolythique. Les amis de mes amis, tout est dit.

Mais voilà, le grand manitou d'habitude si maniéré s'est obstiné ; taxes, taxes et taxes sur le râble de tout ce qui travaille encore, aucune mesure spécifique significative envers les ultra-riches, rien ou presque dans la lutte contre la fraude fiscale et sociale et aucune réforme structurelle, point ! Personne n'a le droit de toucher au pouvoir hégémonique du Parti. L'hydre doit avoir la main sur tout.

Le compromis social. Deuxième porte à gauche, guichet 26...

 

Enivrée par le nectar qu'exhalent les puissances liées au grand capital, la méchante droite en pleine renaissance de s'être dotée d'un petit junior à papa en tant que Président. Charles Michel dit le Micheton se sentit pousser des ailes, profitant de cet état de grâce purement factice pour mettre les bouchées doubles après avoir été si longtemps snobbé par la caste d'en face. Mauvais calcul, le narcisse rouge n'étant finalement pas allé jusqu'à renier complètement les siens, notre très dégarni fils à papa se retrouve comme le Roi nu, brancardé et brocardé par le Front des Francophones qui a quitté le bateau avec armes et bagages ...et les amabilités du très nanti Didier Reynders, Ministre des Finances qu'il venait de déboulonner de sa fonction complémentaire de Président de parti dans une joute feutrée où le oui franc et massif était aux abonnés absents.

Résultat des courses, voilà le petit Micheton junior inexorablement propulsé dans la fuite en avant et l'excès de communication sensé renforcer votre droit supposé à l'influence.

Seule arme, l'intransigeance. Seule méthode éprouvée, les coups bas.

Ambiance, ambiance...

 

Exactement dans le même cas de figure, le fils à papa Decroo, une grande figure qui exerca quant à lui la présidence de l'homologue libéral flamand, il se sait poursuivi à la trace par le souffle fétide de la N-VA, le muffle linguistique qui voue pour sa part une adoration extrême au tout puissant syndicat patronal auto-qualifié de race flamande, la très trouble VOKA. Dégringolé de par sa seule inexpérience au rang de chef d'un parti d'appoint soucieux de faire oublier les effets secondaires de sa trahison au flamingantisme pur et dur, ce gamin de merde tel qu'on le qualifie dans le milieu est condamné, tout comme son alter égo francophone, à ne survivre que s'il présente un bilan favorable de la répartition de l'effort au monde des nantis. Question purement existencielle les condamnant à unir leur destin, ils savent tous deux qu'un nouveau vote citoyen leur assurerait la raclée de leur vie.

Ces deux trublions-là faisant parfaitement la paire, ils martèlent de concert une pseudo défense des classes moyennes dont ils placent la barre très haut et leur volonté inébranlable d'assurer un revenu décent au petit peuple qui travaille. Un programme tout en déviance puisqu'il consista à exiger en priorité une diminution de 50% de la rente nucléaire prévue à la charge d'Electrabel ( la branche belge de Suez ), l'augmentation des années de cotisation pension comme s'il s'agissait d'instrumentation purement technique, suggéra tout haut la diminution drastique des allocations de chômage dans le temps ( un droit jusqu'ici à vie en ce pays qui fut un mât de cocagne ) et même, oh crime ! la prise en charge d'une part substancielle des économies voulues par l'Europe à charge des Régions, une atteinte bien évidemment directe à l'hégémonie de la Maison Rouge sur la Wallonie toute entière.

Rien de mieux que de réouvrir les hostilités sur le dossier qui fâche, c'était fait pour.

Accourez m'sieurs-dames et comparez :

- à ma droite le champion du rationnel, une nation flamande fière qui, sans trop chipoter les chiffres, gère presque son destin à l'allemande.

- à ma gauche le challenger, une entité belgicaine résiduelle qui, même en les chipotant largement, n'est en fait clairement qu'un vaste tonneau des Danaïdes.

Lequel des deux ne fait pas le poids ?

Point n'était besoin d'ouvrir l'officine des paris. Compromission à la mesure de notre désepérante sagesse, on convint entre traîtres de bonne compagnie que cette terre de cigales appelée Wallonie serait subventionnée plus ou moins de bonne grâce et pour dix ans encore par quelques deniers flamands. Un pourboire concédé du bout des doigts. La piécette lâchée au junkie, précise le si corrosif Bart De Wever. Sa toute dernière chance d'assurer sur le compte de l'autre sa reconversion, une reconversion toujours posée dans les mentalités, jamais réalisée.

Le prix à payer ? Rien moins que la suppression des droits personnels des francophones de la périphérie bruxelloise. Putains de socialos, putains de libéros, putains de cathos, putains d'écolos, ces manges-parole avaient pourtant juré qu'ils ne s'y abaisseraient jamais !

Vendus, nous les habitants d'une capitale de l'Europe ouverte sur le monde, ces lâches nous ont vendus contre des broutilles !

 

La catastrophe d'ambiance aidant, il y eut ensuite Arcelor-Métal. Nouvel épisode de la guerre économique, une bagatelle de mille emplois supprimés dans la sidérurgie liégeoise dont la nouvelle direction, navrée cela va sans dire, était néanmoins en état de constater que le produit fini revenait 500 euros de plus à la tonne que dans une entité plus productive, un site étranger mieux drivé à se taire. Une fois de plus, ne passent à la trappe que les emplois subventionnés pour faire les yeux doux aux hérauts du capitalisme international. La culture de la grève trop souvent pour un rien, le refus d'innover, un bastion imprenable du parti rouge.

Abaisser l'ouvrier n'est pas mon propos. Mais maintenant qu'il a tout perdu, ne se dit-il pas quelque part derrière son drapeau rouge que cette masse de fric filé en subventions n'aurait pas été plus utilement investie ailleurs ?

Scepticisme contre dogmatisme...

Pour parfaire presque à point nommé le chemin de croix, vint ensuite l'affaire Dexia, cette banque de merde dans laquelle quantité de nos entités locales ont englouti jusqu'à leur dernier euro, alléchées par les crédits pas trop regardants, les subprimes, le boursicotage qui rapporte. Encouragés par la présence au sein du conseil d'administration de pare-feux politiques chargés de les protéger mais “ bonifiés “ par l'effet levier sur leur salaire de taux d'intérêt à la Madoff. les syndicats chrétiens y ont investi tout leur bas de laine. Des milliards envolés chez l'ennemi. Et plus précisément chez vous, chers amis d'Outre-Quiévrain. Pas dans votre poche, mais celles des petits copains du paltoquet, vous savez de qui il s'agit.

Ce qui nous intéresse, nous angoisse, c'est avant tout de savoir à qui ira la garantie de l'Etat belge ? Le statut propre aux institutions syndicales leur permettra-t'il d'introduire une action en justice ?

Silence sur toute la ligne, détresse visible et défense en ligne...

“ Ce n'est pas moi, mais l'autre ! “ éructe le gros Dehaene, l'un de nos ex-premiers ministres placé en son sein pour respecter ces usages has been que sont les fromages crémeux dus aux si glorieux anciens serviteurs en chef de l'Etat.

“ J'ai tout vu, tout lu, tout bu, mais j'ai rien vu ! “

Un clown public envoyé mariner parmi des requins financiers.

Ben voyons !

 

Notre grand remède institutionnel s'étant quand même terminé par une trahison, à défaut de bonne fortune et certainement pas de bon coeur, le citoyen en était arrivé à espérer un sursaut de responsabilité face à la dette, un compromis acceptable consistant à partager équitablement les sacrifices et pas à accentuer ce qui nous sépare, notre jeu de civilisation préféré...

Ce fut NON, non et NON. De part et d'autre le même leit-motiv : d'accord pour le sacrificiel, mais uniquement chez l'autre.

Scotché par son ambition démesurée d'exercer un jour la fonction de Premier Ministre alors qu'il ne maîtrise même pas l'abc de l'autre langue nationale, Elio Di Rupo qui eut tant voulu se trouver en haut de l'affiche a donc été logiquement contraint de remettre sa démission.

Vieille femme finissante qui veut qu'on rie, qui veut qu'on danse comme des fous quand c'est qu'on la mettra dans le trou, la Belgique est plus que jamais à la recherche d'un homme d'Etat, un sage capable de faire passer l'intérêt général avant celui de son parti.

Cet homme providentiel est introuvable.

Et le peuple qui voudrait tant kadhafiser pour de bon tout ce bazar piaffe d'impatience, rêve d'envoyer une fois pour toutes ce beau monde au diable. Hypocrite jusqu'au bout, la Convention Nationale empreinte d'éminente sagesse lui répond à rebours qu'elle craint l'aventure.

Un blocage institutionnel catastrophique auquel succède un couac de dimension opposant désormais un populo de gauche condamné à n'assurer que le confort de ses dirigeants et un peuple de droite qui trouve anormal si pas décadent de se voir refuser le droit d'être seul maître des cordons de la bourse.

Du fric, y'en a plus pour deux. Partage bien ordonné... vous connaissez l'adage, faudra vous y faire. C'est que, voyez-vous ,la dépense, c'est à gauche qu'elle s'engage, mais la fortune, c'est à droite qu'elle se conserve.

Et la droite, c'est 70% de la Flandre ...et 30% de la Wallonie.

En clair et le drame est bien là : il ne peut y avoir de majorité chez l'un qu'avec une minorité chez l'autre et réciproquement. Quel que soit le prochain épisode qui peut tomber dés demain matin, ce pays est bel et bien devenu irrésoluble.

N'en jetez plus, la boucle est bouclée.

 

P.S.

Aux dernières nouvelles, Elio Di Rupo la grande Diva rouge qui bat les rappels jusqu'à plus soif accepterait “ sur insistance de sa Majesté le Roi “ de reprendre son rôle de formateur après un court délai de réflexion.

Bof, ce vieux remake a déjà été rejoué cent fois, c'en devient pathétique.

 

ASTERIX c/o l'allocaterre dans les forums belges


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81 réactions à cet article    


  • BlackMatter 24 novembre 2011 12:38

    Cher ami Belge,


    Je lis à travers ces lignes votre désespoir.
    Votre gouvernement et vos dirigeants ne vous conviennent plus.

    Nous, Français, nous vous comprenons et nous aussi, on en a gros sur la patate.
    Aussi je vous propose une solution susceptible de vous ravir.

    Nous pourrions envisager de vous prêter nos dirigeants actuels : Nicolas Sarkozy - Sauveur du monde, François Fillon - Homme des ténébres et notre gouvernement - Clus des Einsteins ratés.

    Nous sommes prêts à faire se sacrifice. Nous vous demandons juste de patienter.
    On en a encore besoin jusqu’en mai 2012. De toute façon, on n’a pas le choix.

    Ne me remerciez pas. 

    • asterix asterix 24 novembre 2011 12:56

      Non, je ne vous remercierai surtout pas, n’ayez crainte !
      Et je vous renvoie l’autocar...
      Nous avons 55 ministres à fourguer, on vous fera un prix pour l’ensemble.
      Livraison immédiate sur demande.


    • Defrance Defrance 28 novembre 2011 09:56

      @ BlackMatter, 

        C’est pas gentil vis a vis de nos amis Belge, je préfère la solution Allemande la moitié avec Schoeder chez les Russes de Gazprom, l’autre moitié avec le « vert »Fisher, chez les Etasunniens Allbright ! 


    • ZEN ZEN 24 novembre 2011 12:48

      la maison Belgique brûle à petit feu ?

      Je ne vois aucune fumée depuis le Mont Noir...
      Comme le suggère BM, on vous donne Sarko et on prend Di Rupo, juste pour voir smiley


      • asterix asterix 24 novembre 2011 13:03

        Bonjour Zen, comment va le vélo aujourd’hui ?
        Sarko, gardez-le. C’est son dernier Tour de France, vous n’en aurez de toute façon plus pour longtemps.
        Dès que vous aurez fini pour la seconde fois de voter, un chef, vous en aurez un autre.
        Ou alors une, quel embarras !
        C’est vrai : dans les deux cas, Elio Di Rupo c’est mieux. L’étage juste au-dessus.


      • jullien 24 novembre 2011 13:36

        @ tous les Belges
        Faites donc comme les Français en 2007 : rétablissez la monarchie absolue...


        • asterix asterix 24 novembre 2011 13:43

          Bonne idée, cela nous changera de la particratie absolue !
          Surtout qu’un Roi, on en a déjà un. Faudrait juste l’envoyer en recyclage.


        • majestic 5412 majestic 5412 25 novembre 2011 18:02

          D’accord avec toi................ un autre Belge


        • Brugal 26 novembre 2011 16:31

          Sauf que le prochain roi, ben, c’est un benet (un « besain » comme on dit en Wallonie)... Not’ bon roi Albert a quand même une certaine intelligence, c’est un bon diplomate et il est respecté. Son fils (celui qui doit lui succéder) est un endormi de première classe et l’autre ne vaut guère mieux...Ils sont la risée de tous. La Belgique ne durera plus longtemps, mais que faire de ses citoyens ? Une partie des wallons voudrait être rattachée à la France, une autre ne veut pas en entendre parler. Une Wallonie libre et indépendante de 3 millions de personnes, où 20% des « actifs » ne le sont pas et où la culture du chômage et de l’état providence règne en maître ? Un état poubelle. Tout comme « Astérix », je vis à l’étranger depuis de nombreuses années et toutes les nouvelles que je reçois de « mon » pays sont désespérantes. Si ça continue, je vais demander l’asile économique et politique au Niger ou à Haïti.

          Entre les vautours libéraux et le clientélisme socialiste, les « affaires » et les charges politiques héréditaires, le j’menfoutisme d’une partie de la population, les mensonges et les arrangements à la petite semaine, je me demande dans quel pays, dans quel monde, vivront mes enfants...Dois-je leur enseigner l’honneur et la justice ou au contraire à être roublards et arnaqueurs pour survivre ? Dégouté, je suis !!!


        • asterix asterix 27 novembre 2011 21:14

          Il m’arrive de penser que je devrais sortir un papier iconoclaste sur la face cachée de notre monarchie constitutionnelle, entre autres le rejet par notre Roi de sa fille naturelle et les raisons, dont se gaussent pourtant entre eux nombre de mes confrères, qui font que Laurent l’atypique n’est pas toujours le bienvenu à Laeken. Mais comme dans cette prison sociale qu’est notre royaume rien n’est jamais vrai sauf le mensonge permanent, conservons l’image d’un pays prie-dieu, fort peu jet-set, très famille-famille et sans soucis, restons-en là et tout ira presque pour le mieux dans le meilleur des mondes.

           


        • manusan 24 novembre 2011 14:01

          Vous faite sécession et le lendemain vous lancer une blitzkrieg sur la Flandre .


          • asterix asterix 24 novembre 2011 15:14

            L’option est à retenir. Ceci dit, il va nous falloir faire attention quand même. En 40, les soldats flamands se sont rendus en masse devant l’arrivée des troupes d’Adolf. Ils risquent d’être un tantinet plus motivés si c’est nous qui leur fonçons sur le râble.


          • Defrance Defrance 28 novembre 2011 09:52

             @ Asterix, 

               Deguisez vous avec des casques a Pointes , et allez y avec des diamants et des liasses de biftons ( biens imités) je suis sur que ca marchera ... comme en 40 (dit on en Français) ! 


          • non666 non666 24 novembre 2011 14:14

            1) La Belgique est de toute façon une creation artificielle des anglais, comme le Koweit.
            Elle n’existe que pour empecher les Français d’avoir pied sur la mer du nord, ou se retrouvent entre eux les peuples germaniques (Angles , Saxons , Frisons ...on dit hollandais aujourd’hui ?)
            Qu’on ne me parle pas de Cesar et de la Belgique définit par les romains car elle comprenait tout ce qui est au nord et à l’est du bassin de la Seine.

            2) La Belgique a déjà failli exploser dans les années 80 ou certains Wallons preconisaient ouvertement le rapprochement avec la France comme 23 eme région.
            Cela ne plaisait evidemment pas aux anglo-saxons car apres s’etre fait virer du Trocadero par De Gaulle, la sécession de la Belgique aurait aussi expulsé l’Otan et son commandement intégré de la banlieue de Bruxelles alors francophone.
            Les yankees ont donc inventé « les tueurs fous du Brabant wallon » pour terroriser la Belgique et la forcer à l’unité.
            Ensuite ils ont joué clairement les flamands en les incitants a prendre le controle de la zone du QG de l’Otan en reant la manifestation annuelle « die Girgle »
            Les flamands ont donc infesté la banlieue de Bruxelles pendant que les francophones se repliaient sur la wallonie profonde.
            Maintenant que les nouvelles frontières sont tracées, la rupture peut avoir lieu...

            3) Le problème de Bruxelle, ville a 90% francophone historiquement n’en sera bientot plus un puisque l’unification se fera, grace aux cohortes de fonctionnaires « europeens » , en anglais....

            4) La Belgique peut desormais mourir comme il etait prevu il y a 30 ans, mais avec des frontières qui garantissent la presence ad vitam eternam de l’OtaN sur la zone devenue flamande et sur une ville prise de force, comme la première employée du sofitel venue.
            La seule question est que veulent les wallons ?


            • asterix asterix 24 novembre 2011 15:59

              Bonjour non66,

              Entièrement d’accord avec ton point 1 : la Belgique ne doit son existence en tant que telle parce qu’il y avait besoin d’un état tampon entre France et Allemagne. Notre séparation d’avec la Hollande ( 1830 ) a bien embêté toutes les grandes puissances et abouti à mettre ensemble deux peuples qui n’avaient que la religion catholique en commun.

              Je le suis beaucoup moins avec le point 2 :
              - d’abord parce que, quoi tu tu dises, la frontière n’a pas encore été fixée. Il y a accord pour la fixer sur notre dos mais la loi n’a toujours pas été votée. Pour rappel, la fixation ACTUELLE de la frontière linguistique n’a été votée en 1963 que par une majorité parlementaire exclusivement flamande, le mécanisme de sonnette d’alarme et le principe 2/3 plus la majorité dans chaque groupe linguistique n’existant pas encore. Cette frontière, il ne nous sera pas difficile de prouver, à condition qu’une instance supérieure soit chargée de la déterminer, que nous ne lui avons jamais donnée notre accord et pire, qu’elle a été fixée sans consultation des populations concernées, les maires flamands ayant saboté l’organisation du processus de votation.
               - ensuite parce que le sombre épisode des tueurs du Brabant wallon n’a jamais été élucidé. Tu manies une des hypothèses les plus plausibles mais il n’y a jamais eu la preuve d’une tentative de déstabilisation de l’Etat par l’extrême-droite. Je reconnais néanmoins qu’il s’agit là d’une explication séduisante.

              Point trois : je ne puis espérer que ce que tu dis s’avère vrai dans le futur. Mais l’accord, l’immonde accord institutionnel, s’il est voté, enfermera définitivement Bruxelles en Flandre au détriment de son hinterland incontestablement francophone à près de 80%. Maudits soient les traîtres qui ont accepté cela .Par ailleurs, sans y voir autre chose qu’une information sociologique, une étude datant de la semaine dernière tient pour acquis que Bruxelles comptera 500.000 musulmans endéans les 20 ans. Ceux-ci sont actuellement 250.000 pour un peu plus d’un million d’habitants, dont acte.

              Acte quatre, tu as à nouveau raison sur toute la ligne. Les Flamands savent ce qu’ils veulent, le crient haut et fort et ont donc déterminé les frontières qu’ils exigent.
              Que veulent les Wallons ? Là, tu as mis en plein dans le mille. Ils ne veulent rien, n’exigent rien, sont toujours en retard d’une guerre et se contentent de voter socialiste pour n’avoir surtout pas à penser. Ces mêmes socialistes nous ont déjà trahis par deux fois et ont lâché d’autant plus facilement la périphérie que celle-ci vote majoritairement à droite. Des votes que, s’ils devenaient bruxellois, changeraient complètement la donne politique de la ville où ils règnent en cartel avec les deux autres composants de l’Olivier, soit Ecolo et le CDH.
              En aparté, c’est peut-être le moment de signaler que ma ville, la capitale de l’Europe, a reconnu de plein droit le vote censitaire puisque les Flamands qui n’y sont que 5% reçoivent la garantie de 17 sièges sur 85 et la parité ( hors le poste de Ministre-Président ) avec deux postes de ministres adjoints sur quatre. Ceci dit, ils trouvent que ce n’est pas assez, mais c’est là une toute autre histoire...
              Résumons en deux mots plutôt que quatre : Flamands et socialistes s’y connaissent en maître pour nous enc...  


            • Montagnais Montagnais 24 novembre 2011 18:19

              Bien renseigné non666.. Bien renseigné.


              Ah, les années de plomb avaient du bon, Nato, Gladio, Namsa, Stay Behind partout..

              Aujourd’hui c’est pas plus discret, seules les méthodes ont changé.

            • asterix asterix 24 novembre 2011 18:23

              J’aurais donc dû écrire 250.000 citoyens musulmans, c’eût moins prêté à équivoque ...et vous signale que le propos d’ensemble, c’était l’anglicisation de Bruxelles.
              Je me demande donc où vous voulez en venir..


            • asterix asterix 24 novembre 2011 20:11

              Cette fois, je me demande VRAIMENT à quoi vous voulez en venir !.


            • asterix asterix 24 novembre 2011 22:18

              D’accord mais ce sera pour la dernière fois, ensuite on s’arrête.
              Je ne te répondrai ni oui ni non. La vérité, c’est à toi de la trouver dit le prophète.

              Sur ce, dans le cadre de ma réponse à non666 sur l’anglicisation future de Bruxelles, j’ai précisé que la ville d’un peu plus d’un million d’habitants allait être entourée d’un mur de Flandre, alors qu’elle est aujourd’hui même habitée par 250.000 musulmans qui, selon une étude parue tout récemment dans la presse - d’où la précision de mes chiffres - seront 500.000 dans 20 ans..
              Par honnêteté à votre égard, je vous ai ensuite précisé « citoyens musulmans », terme sans équivoque qui disait bien ce qu’il voulait dire..
              Même s’il n’y a chez nous que deux langues nationales - ce chez nous étant Bruxelles - votre langue ne deviendra pas officielle, mais votre culture et votre religion vont forcément entrer dans le débat.
              Je suis attristé de vous voir réagir d’emblée de manière défensive.
              Si je n’avais qu’un petit conseil critique à vous donner, ce serait celui-ci :
              Ne tombez pas dans le piège des sirènes particularistes du vieux déglingué de Molinbik, il ouvre droit la voie au parti d’extrême-droite d’Abdullah Bastin,
              Abdullah Bastin, vous connaissez ? Êtes-vous d’accord avec lui, ses thèses enflammées ?
              Salamalekoum, citoyen.


            • asterix asterix 25 novembre 2011 11:49

              Je vous y ai répondu de la façon la plus complète qui soit.
              L’interprétation, c’est à vous qu’elle appartient, pas à moi.


            • asap 25 novembre 2011 14:57

              @ non666 

              Euh, vous me semblez bien expert pour exposer avec tant de certitude vos analyses et prédictions.
              Pour crédibiliser vos propos, je vous suggère d’utiliser l’expression « De Gordel » (la ceinture) en lieu et place de « die Girgle » ( bar à travelos de Mannheim )...

            • asterix asterix 25 novembre 2011 18:42

              Rien ne dit que Non666 est un compatriote, cher ami ! En revanche, il est sûr qu’il en connait un brin en matière de connections entre différents mouvements ...disons d’internationalisme équivoque.
              En quelque sorte, il s’est trahi lui-même et vous avez bien fait de le relever


            • asterix asterix 27 novembre 2011 19:45

              J’eus vraiment voulu entendre de votre part autre chose qu’un discours grégaire mais j’ai été trompé dans mon attente citoyenne. Je crains hélas que votre attitude fort éloignée de ce qui fait la richesse d’une société ouverte nous conduise à une situation inextricable. La victimisation fabriquée a partir de rien est une des armes les plus répandues dans tous les discours d’extrême-droite, le saviez-vous ?  


            • Le Gros Caillou Le Gros Caillou 24 novembre 2011 14:35

              Merci pour ce texte acide Asterix ... Corrosif mais aussi bien triste.
              Nous sommes sur une des lignes de front du mondialisme comme la nomme Pierre Hillard, une fracture Nord-sud en Europe voulue, une plaie ouverte qui semble volontairement laissée béante, du sel jeté alternativement sur les parties saines et sur le plus petit début de guérison...

              La dissolution nécessaire des entités nationales au profit des régionalismes est bien connue en Eurocratie mais l’oligarchie anglo-saxonne pousse à récupérer dans son giron la partie Flandre et entretien les conflits ou le chaos dans cette guerre très basse fréquence ... une guerre comateuse ...

              Certains rêvent déjà à renommer le Pas-de-Calais français en Pays-Bas français, les métastases font leur travail ...
              http://www.pays-bas-francais.org/&nbsp ;&nbsp ;&nbsp ; smiley smiley smiley smiley


              • asterix asterix 24 novembre 2011 16:06

                Merci pour la précision, Gros Caillou.La fracture dont tu parles, la ligne de front du mondialisme, c’est celle entre l’Europe germanique et l’Europe latine. La Belgique vécut sur l’espoir de les voir se rabibocher dans un même ensemble socio-culturel mais manifestement, cela a foiré quelque part.
                La prochaine fois peut-être...


              • Ruut Ruut 24 novembre 2011 16:21

                En cas de scission de la Belgique je crains que l’armée Belge (sous commandement majoritairement Flamant ne se retourne contre les Wallons)

                Pour ce qui est des Francophones de la périphérie Bruxelloise le climat de terreur administratif actuel n’augure rien de bon pour eux dans le futur.

                Il est cependant vrais qu’en Belgique le contribuable a toujours tord et que les responsables (politiques et maires) ne sont responsables de rien. (Surement trop de dilution des responsabilités)

                En France il y a quand même des responsables « mais pas coupables ».

                Pour en Revenir aux institutions Européennes de Bruxelles, Si le Français fait partis des langues officielles, Officieusement il est interdit et l’anglais y est systématiquement utilisé et imposé.
                Le Néerlandais y est de plus en plus présent même s’il n’est pas officiel. (Obligatoire pour tout poste a haute responssabilité.)


                • asterix asterix 24 novembre 2011 16:36

                  Bonjour Ruut,

                  Pour la guerre, je ne nous crois pas assez fous, d’un côté comme de l’autre pour la déclarer. Ceci dit, les milices flamingantes ne sont pas des anges et nous n’avons jamais eu à subir la présence de ce genre de hordes en Wallonie. On peut donc supposer qu’à ce niveau-là, nous restons un tantinet plus pacifistes que de l’autre côté.

                  Ayant habité la périphérie, je ne suis pas vraiment d’accord sur le terme de terreur administrative à notre égard. Une morgue et une suffisance de mauvais aloi, incontestablement. Mais, étant bilingue, je manque sans doute de recul face aux situations individuelles d’un francophone face à la toute puissance étatique des sbires de Moeder Vlaanderen.

                  Je ne connais pas les règles linguistiques d’usage au sein des Institutions européennes mais il me semble que Chirac avait fait imposer français et anglais en tant que langues vernaculaires au sein de l’Union.


                • Montagnais Montagnais 24 novembre 2011 18:56

                  Bel article l’Auteur, mais qui retourne douloureusement le couteau dans la plaie..


                  En France, je voudrais bien savoir le sondage, à Paris surtout, c’est quoi un Wallon ? C’est quoi un Flamand ? Les cantons rédimés ?

                  Alors en Amérique.. !

                  Quant à Westland New Post dans Google actu.. Y’a encore du monde !

                  Même amusant : 
                  De Bende van Nijvel is een geriatrische club

                  L’antagonisme entre les deux communautés a toujours fait l’objet d’une ingéniérie sociale sophistiquée. Vos textes et les commentaires en attestent. 



                  Vous dites : « Vieille femme finissante qui veut qu’on rie, qui veut qu’on danse comme des fous quand c’est qu’on la mettra dans le trou, la Belgique est plus que jamais à la recherche d’un homme d’Etat, un sage capable de faire passer l’intérêt général avant celui de son parti. »

                  Faut Agir.. ? Faut rappeler Léon..

                  Pas de risque, les chiens de garde veillent furieusement. http://www.resistances.be/r0201.html

                  Mais il y a matière, faut dire, à vigilance.. Certaines alliances entre Flamands et Wallons donnent du fil à retrordre à l’establishment : « La revue Devenir est issue du groupe néonazi l’Assaut, l’ancienne section francophone du Vlaamse militanten orde (VMO), ici représenté par deux militants paramilitaires... »

                  Etrange dialectique, à laquelle la France ne peut rien comprendre, y compris dans une perspective historique.

                  La grande nouveauté, c’est qu’à Brussels, y’a maintenant 40 % d’immigrés.. C’est faux ?

                  Nostalgie, de Haan, Souchon, la mer du Nord en hiver.. le vent de Belgique.. En Blonde on a tous des lacunes..


                  • asterix asterix 24 novembre 2011 20:05

                    Mr Montaigne, pardon MontaGnais,

                    J’ai bien lu vos trois références mais n’ai pu ouvrir le petit jeu final que vous me proposez .
                    Le domestique Jean Depêtre ? La magistrature de Nivelles, pourquoi pas ?
                    C’est du passé, donc tout le monde peut dire qu’on n’a pas trouvé parce qu’on ne voulait pas trouver. Hypothèse pas si séduisante que je ne l’ai écrit en réponse à Non666.

                    A l’analyse, je comprends vous avoir agacé en prétendant - un peu vite vois-je, qu’il n’y avait de hordes de guerre qu’en Flandre. Ce que je ne savais pas, c’est qu’elles avaient des liaisons wallonnes de courtoisie..
                    Je vous laisse le droit à l’intervention, vu que vous n’avez pas été grossier et que tout le monde a le droit d’être amené à pouvoir exprimer ses références. Dans la discrétion dans votre cas, je le concède. 
                    Mais vos idées, vos manières dont il nous faut AGIR, je n’en partage pas le tiers du quart, c’est dit.
                    Nous sommes donc opposants, monsieur.
                    Je vous salue en tant que tel.


                  • Defrance Defrance 28 novembre 2011 09:48

                     Je doute qu’a Paris beaucoup de monde sache ce qu’est un Wallon , NON666 si il est parisien, est un cas isolé qui connais l’histoire . 

                     Ici en Picardie on sait tres biens ce qu’est un wallon car il est plus rapide d’aller prendre le train a Bruxelles qu’a Paris ! ( même si les panneaux hollandais perturbent un peu aux abords !

                        une partie de la Wallonie actuelle était confondue avec la Picardie, les patois anciens ont beaucoup de similitude ! 

                        De plus quand un Picard se rend a Bruges et demande en Français a s’isntaller dans un restaurant vide on lui dit qu’il n’y a pas de place ! 

                      Je ne mettrai plus 1 centimes en Flandres ! 

                        


                  • Ensor 24 novembre 2011 22:10

                    Bonsoir,

                    La partition à la Tchèque, voilà la solution et virez tout ces politicards qui se paient sur la bête, Di Ruppo en tête, prêt à vendre la Wallonie aux flamingants, pour un poste de 1er Ministre . Notez que Dehaene et Frère sont pas mal non plus ds leur genre.

                    Quelle misère de voir ce si beau pays partir à vau l’eau !


                    • asterix asterix 26 novembre 2011 08:06

                       
                      Bonjour pour ma part du fait du décalage horaire, Mr Ensor.
                      Le fait est que la Tchéquie et la Slovaquie s’entendent à présent beaucoup mieux maintenant que les 2 états sont séparés.
                      Il en irait certainement de même si nous Belges allions aussi dans ce sens.
                      Mais la Flandre ne veut pas d’une Wallonie libre, elle veut une colonie...


                    • Antoine Diederick 27 novembre 2011 23:01

                      en fait tout va très bien en Belgique, ce sont les financiers et les hommes politiques qui ont des problèmes, en changeant de point de vue pour une fois....prenez le point de vue de ceux qui continuent à vivre....les autres ils sont déjà ailleurs smiley


                    • Marc Bruxman 25 novembre 2011 14:48

                      Et si c’était la solution ?

                      Lorsque Wallons et Flammands se seront splittés en deux pays distincts, leur pouvoir respectif et leur voix en Europe seront diminués d’autant. Dépendents plus que jamais de l’UE, ils demanderont tous deux leur adhésion. D’autres régions suivront et l’europe se retrouvera être un patchwork de petits pays dont aucun n’aura seul d’influence politique, mais tous seront dépendents de l’UE pour assurer les missions régaliennes qu’ils ne pourront sinon effectuer seuls. Peut être que l’intégration européenne nécéssite la désintégration des états pour fonctionner ?


                      • asterix asterix 25 novembre 2011 18:33


                        C’est un peu mon avis également, monsieur Bruxman. La Belgique n’étant qu’un petit pays, culturellement très clivé de surcroît, j’ai cru qu’une Europe des Régions allait tout solutionner en nous débarrassant de nos états, ce poison nationaliste qui nous a valu tant de guerres, tant de morts pour rien, tant d’oppositions.
                        J’ai changé d’avis depuis, les régions, pour peu qu’elles aient un peu de pouvoir, reproduisant à l’échelon inférieur ce particularisme si égoïste qui veut qu’on se prétende automatiquement meilleur, plus performant que le voisin. Flandre et Wallonie, Catalogne, Padanie, Bavière par exemple. Exactement l’inverse de ce qu’on eût souhaité être l’Union. Une Union entre 27 états disparates et d’ailleurs non soumis aux mêmes règles ne me satisfait pas non plus. En fait, les « Grands », France et Allemagne principalement, ont tendance à snober plus petits qu’eux. Alors un seul état qui regrouperait par exemple Hollande, Belgique et Luxembourg ? Un autre entre Pologne et états Baltes ? Une nouvelle Yougoslavie quand ses anciens composants majeurs seront enfin parmi nous ?
                        Vue de l’esprit.. D’ailleurs la finance qui s’est empressée de tout emporter sur son passage, a choisi pour nous : des états périphériques livrés à l’anarchie, une Commission de technocrates nommés, aucun contrôle parlementaire ou presque alors que 80% de nos lois sont votées à Bruxelles, lois que nos parlements nationaux n’ont plus que le devoir, pas même le droit, de consacrer dans nos différents droits internes et ce sans la moindre sanction s’ils ne le font pas ( ex le wooncode de la Flandre condamné déjà par trois fois sans que rien n’ait bougé depuis ). Pour simplifier le tout, une Présidence tournante livrée à l’arbitraire pour six mois...et un autre Président nommé sans légitimité électorale.
                        Où est la démocratie dans tout ce fatras ?
                        L’Europe ne sera elle-même que le jour où elle formera un seul état.
                        Vue de l’esprit ! Et pourtant, c’était cela notre idéal d’Europe des citoyens. A l’usage, ce simple alibi n’a servi qu’à nous faire tout avaler, tout délocaliser, nous embobiner. Nous esclavagiser et tuer toute revendication dans l’oeuf au profit de ceux qui avaient déjà la puissance suffisante de pouvoir de se moquer des frontières, le mot de la fin.
                        Nous voilà donc à la fois loin et au coeur même de la problématique belge, ce si beau pays parti à vau l’eau comme l’a rappelé Ruud ci-dessus.
                        Merci de votre intervention. 


                      • Defrance Defrance 27 novembre 2011 11:11

                         Vous avez raison, je pense d’ailleurs que l’idée Sarko-Balladurienne qui consisiet a supprimer les départements au profit de la région et des communautés de communes va exactement dans le même sens ? 

                            L’europe ne peut pas exister avec les nations ( dans le sens actuel des choses) 


                      • L'enfoiré L’enfoiré 25 novembre 2011 20:31

                        Asterix,
                         A quand l’article sur le Laos ?
                         Au moins on apprendra quelque chose et ce serait en fonction de l’endroit de départ de l’information...
                         Merci de le comprendre.

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