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Accueil du site > Actualités > Europe > La Belgique de papa, c’est fini !

La Belgique de papa, c’est fini !

Cela canonne sec au pays de la frite. Et pour une fois, la salve de boulets provient des francophones. Ulcérée, la population à qui on a soigneusement caché ce qui se tramait depuis 80 jours derrière son dos est bien obligée d’en conclure qu’elle n’a plus aucun politicien à qui se fier.
Tous des traîtres. A gauche comme à droite. Tous ! Ceci dit sans être facho. Nous, francophones belges, nous sommes aussi susceptibles sur ce sujet que vous. Premier épisode d’une chronique funèbre annoncée, la Gauche, un étrange patchwork regroupant toute la soi-disant gauche, vient de se casser les dents sur le volet socialo-communautaire des négociations en cours, non sans avoir baissé jusqu’à son calcif’ sur le plan institutionnel. Le cirque à Monsieur Déloyal continue.
Dès le lendemain ou presque, nouvel épisode, nouveau numéro d’équilibriste, c’est à présent la grande méchante Droite qui offre, sans plus d’états d’âme citoyens que sa consoeur, ses services oh combien empressés pour nous dépecer sans vergogne de nos droits individuels les plus élémentaires, montrant pour gage de sa bonne foi envers le grand capital flamand la porte de sortie au FDF, le parti de défense des francophones, ce qui en fait de facto l’unique rassembleur dans une lutte à couteaux tirés d’où l’ensemble du monde politique a tout fait, tout envisagé, tout prévu pour qu’il ne soit en aucune manière partie prenante.
Aux oubliettes ces pauvres petits belges francophones sacrifiés sur l’autel de la politique bassement politicienne, manipulés par la Maison Royale qui y joue sa place, humiliés quotidiennement par la Flandre et ses prétentions de plus en plus néo-nazies au nom du droit du sol de sinistre mémoire. Ulcéré par cette partie de bowling où il n’est que la quille, cet amas de ploucs de seconde zone vient enfin de dire qu’il existe des limites au petit jeu du « je t’aime, moi non plus « qui devrait servir d’hymne national dans ce plat pays qui n’est plus que haine et incompréhension réciproque. 
Jugez plutôt les dernières péripéties de ce feuilleton dont le scénario devient de jour en jour de plus en plus noir :
- Jeudi dernier, jour de la Saint Glinglin, une étude sociologique approfondie commandée par un des plus grands organes de presse du pays nous apprenait, presque contre toute attente, que les Flamands ne représentent que 5,3 pour cent de la population bruxelloise. Pour rappel, ces « opprimés de toujours « disposent d’une minorité de blocage et de 25 sièges sur 89 au Conseil Régional. Oui, oui, de par la précédente loi de pacification, une voix flamande a la même valeur que 3,6 voix francophones ! De la démocratie censitaire dans la plus pure acceptation du terme. Pas assez censitaire à leur goût sans doute…
- Rebelote ! Le lendemain, un comptage gardé jusqu’ici sous le manteau nous indique que ce ne sont pas moins de 250.000 navetteurs flamands qui viennent quotidiennement envahir Bruxelles sans y payer un radis, ni pour les nuisances et autres pics de CO2 qu’ils y causent, ni pour l’usage de ses infrastructures et encore moins sous forme d’impôts. Un quart de million de colonisateurs qui poussent la délicatesse ou la perversité, c’est selon, de déposer leurs ordures en nos rues, puisque Bruxelles facture ses sacs-poubelles à 1 euro, contre 5 chez eux, là où il fait si bon vivre lorsqu’on reste entre soi. Parmi ces privilégiés, une petite moitié ne doit sa place qu’à des lois linguistiques iniques qui leur réservent, prime linguistique à l’appui, 50 pour cent des places administratives au sein de la seule Région Bruxelloise. Ce pauvre Bruxelles dont ils ont fait leur capitale alors qu’ils la haïssent de tous leurs pores. La morale du Conquistador, ça vous dit quoi ?
- Mieux, toujours mieux, des fuites de plus en plus nombreuses depuis le capotage des négociations, de la capitulation sans conditions pour être plus exact, nous précisent que, dès le début des discussions secrètes qui ont quand même mis 80 jours à capoter, le consortium francophone de gauche s’était, dès l’entame des discussions, empressé de céder aux ukases de l’extrême-droite flamingante malgré ses serments préalables, comme de vulgaires parjures qu’ils sont. 80 jours de pseudo-communication entre frères ennemis, entre bandes rivales. Dans l’omerta la plus totale si chère à toute dictature qui ne veut pas dire son nom. Tout cela pour un hypothétique poste de Premier Ministre uniquement destiné à satisfaire l’égo du Padrino rouge, ce cher Elio Di Rupo par ailleurs catalogué depuis lors homme politique wallon le plus apprécié en Flandre. La médaille d’or du vendu, c’est bien la moindre des choses.
- Patacrac, samedi une indiscrétion vengeresse venue du personnel francophone de notre ambassade nous apprenait qu’une Sénatrice hyper sexy fraîchement élue sur les listes du flamingantisme pur et dur s’était faite gauler deux jours plus tôt à Bangkok en flagrant délit dans une transaction portant sur l’achat de métemphétamines. Un peu comme si Woerth venait enfin de se faire pincer en flagrant délit dans un sombre trafic de cocaïne, si vous voulez…  
- Coup de jarnac pour finir, un groupe d’experts universitaires spécialisé en économie appliquée concluait ce lundi même qu’une Union Wallonie-Bruxelles débarrassée de ses tares institutionnelles …et surtout de la Flandre ! était parfaitement viable, si pas souhaitable pour notre développement économique. Seul bémol de taille à cette thèse détaillée qui en a fait bondir plus d’un, l’étude pointe du doigt le chômage élevé, un phénomène endémique qui, soit dit en passant, augmente 1,3 fois plus vite en Flandre qu’en Wallonie. Accessoirement, ses auteurs en profitent pour vous préciser, si vous ne le saviez déjà, que la grande majorité des Belges francophones ne désire nullement se réfugier en vos sillons, ils préfèrent et de loin se débrouiller seuls. Avec votre soutien moral bien sûr, mais seuls.
Toujours est-il que les péripéties de cette semaine complètement folle tombent mal pour les hérauts du « Eigen volk eerst « - notre peuple d’abord ! - si cher aux milices flamingantes. La horde de charlatans de l’épuration linguistique, rien moins que subjuguée par le petit frère du Président en exercice de la Communauté européenne, n’en revient toujours pas. Les « franse ratten « - rats francophones pour ceux qui n’auraient pas directement saisi la version originale - ont enfin osé dire tout haut que, cette fois, c’en était assez ! Cette contre-attaque d’une violence jamais atteinte pour un peuple d’ordinaire calme et tolérant a surpris tout le monde. Bart le Fürher, l’idéologue du « Wallen buiten « - les Wallons dehors ! a beau éructer toute sa rage incantatoire, son néo-fascisme rampant est bel et bien en train de se retourner contre lui.
Comme un boomerang !
Juste retour des choses, même un gamin de merde des banlieues finit par se brûler à force de jouer avec les allumettes… Ce gros nazillon professeur d’histoire contemporaine dont les leit-motivs se bornent à nous traiter de sales profiteurs, d’éternels assistés, de bouffeurs de sécurité sociale, d’undermenschs et autres animalités du même acabit vient d’entendre sous son balcon que ce sont maintenant les francophones qui crient « les Flamands dehors ! On ne veut plus de vous, ni de vos troupes de choc. Ici, c’est chez nous. Pas chez vous, mister le Leader Maximo ! « 
Oui, la coupe est pleine. Pire, le couvercle tressaute sur la marmite. 
« Alles voor Christus, Christus voor Vlaanderen ! « Tout pour le Christ, le Christ pour la Flandre…
Nazis pendant les guerres, catholiques entre elles, disait si lucidement Jacques Brel.
A force de manier les mythes, me direz-vous… 
 
Soyons francs, seul le fait que la Belgique exerce présentement la Présidence tournante de la Communauté des 27 empêche la survenance du grand clash. Preuve par l’absurde que notre peuple manie mieux que personne, nos courageux défenseurs socialistes, toujours prompts à défendre les droits de l’homme au Tibet, en Afghanistan et partout en Afrique, viennent de proclamer à coups d’interventions télévisées aux heures de grande écoute que le droit des personnes humaines devrait peut-être trouver à s’appliquer chez nous aussi et que leurs caciques non encore compromis dans des affaires judiciaires de grande ampleur – il en reste ! réfléchissaient à l’éventualité d’aller jusqu’à l’indépendance.
Vous verrez, demain ils seront encore capables de nous dire qu’ils en prennent la tête…
Crac boum hue, je retourne ma veste. Toujours du bon côté, précise Dutronc.
 
Et puisqu’on parle d’Europe, il serait bon de remettre les pendules à l’heure ! La jurisprudence communautaire est formelle. Elle a débouté la Serbie qui excipait le droit du sol pour retrouver, sans pogroms cette fois, sa souveraineté perdue sur ses territoires de l’Est. Le berceau de la Nation, précisait Belgrade. Les attendus de l’arbitrage de la Cour de Justice sont sans équivoque. L’Etat kosovar, prudemment déguisé en protectorat pour ne froisser personne, a triomphé de A à Z sur base du droit des gens. Gageons qu’il en sera de même en cas de séparation de la Belgique.
Flamands et flamingants, vous savez désormais à quoi vous en tenir. Vous qui nous avez abreuvés de « Belgie barst « - que la Belgique crève ! - nous avons décidé de vous prendre au mot. Sachez que c’est vous qui avez tout à perdre dans vos grands rêves de conquête, vos prétentions à l’Anschluss, votre guerre larvée contre la démocratie. Et si nos politiciens francophones parjures par fonction et plus que jamais coupés du monde réel s’obstinent à donner un caractère constitutionnel à ce déni de justice, cela risque bien de se terminer dans la rue.
Adieu Belgie – Belgique. Je ne t’aime plus, tu sais…
 
Asterix, c /o l’internote dans les forums belges 

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159 réactions à cet article    


  • oncle archibald 8 septembre 2010 11:51

    Mais ça serait pas la merde chez vous par hasard, une fois ?

    On prendrait bien les francophones avec nous mais on a déjà des magrébins, des roms, des bretons, des basques, des catalans, des corses, .. bref au jeu des importés qu’on n’aime pas beaucoup, et des chauvins empalés une fois pour toutes sur leurs clochers, on a déjà donné nous aussi ...
    Seule la prise de conscience que le monde entier est un village pourrait éviter des conneries du genre de celle qui a l’air de se préparer chez vous ...

    • asterix asterix 8 septembre 2010 14:41

      Ouais c’est la merde, une fois ! Et comme notre seule potion magique, c’est le droit des gens, nous sommes vraiment très, très mal barrés.
      Une alliance momentanée avec César ?


    • frugeky 8 septembre 2010 12:30

      Foutez leur donc sur la gueule aux flamingands puisque le royaume des cieux leur appartient.lol


      • asterix asterix 8 septembre 2010 14:43

        Ce n’est pas l’envie qui manque, mon pote ! Mais je fais miennes les paroles de Gandhi : nous sommes les plus forts car notre force, c’est notre faiblesse.
        Notez bien que cela peut toujours s’arranger au coin du bois... 


      • AniKoreh AniKoreh 8 septembre 2010 15:41



        Et moi smiley , comme je le postais hier encore, je fais miennes celles-ci :



        Les Flamingants, chanson comique !


        Messieurs les Flamingants, j’ai deux mots à vous rire
        Il y a trop longtemps que vous me faites frire
        A vous souffler dans l’cul, pour dev’nir autobus
        Vous voilà acrobates mais vraiment rien de plus
        Nazis durant les guerres et catholiques, entre elles
        Vous oscillez sans cesse du fusil au missel
        Vos regards sont lointains, votre humour est exsangue
        Bien qu’il y ait des rues à Gand qui pissent dans les deux langues
        Tu vois, quand j’pense à vous, j’aime que rien ne se perde
        Messieurs les Flamingants, je vous emmerde

        Vous salissez la Flandre, mais la Flandre vous juge
        Voyez la mer du Nord, elle s’est enfuie de Bruges
        Cessez de me gonfler mes vieilles roubignoles
        Avec votre art flamand italo-espagnol
        Vous êtes tellement, tellement beaucoup trop lourds
        Que quand les soirs d’orage, des Chinois cultivés
        Me demandent d’où je suis, je réponds fatigué
        Et les larmes aux dents : « Ik ben van Luxembourg »
        Et si, aux jeunes femmes, on ose un chant flamand
        Elles s’envolent en rêvant aux oiseaux roses et blancs

        Et je vous interdis d’espérer que jamais
        A Londres, sous la pluie, on puisse vous croire anglais
        Et je vous interdis, à New York ou Milan
        D’éructer, messeigneurs, autrement qu’en flamand
        Vous n’aurez pas l’air con, vraiment pas con du tout
        Et moi, je m’interdis de dire que je m’en fous
        Et je vous interdis d’obliger nos enfants
        Qui ne vous ont rien fait, à aboyer flamand
        Et si mes frères se taisent et bien tant pis pour elles
        Je chante, persiste et signe, je m’appelle : Jacques Brel



      • asterix asterix 8 septembre 2010 20:08

        Jacques Brel avait un papa flamand et une mère francophone. Comme on dit chez nous « on parlait bilingue à la maison ». Et il a dû être malheureux quelque part, sinon il n’aurait pas été l’écorché qu’il était. Son fabuleux « le plat pays » résonne en nos âmes.
        Tintin et Eddy Merckx étaient aussi bruxellois.


      • manusan 8 septembre 2010 12:47

        C’est le moment du deal du siècle, les flamants prennent nos africains, et on prend la Wallonie et les wallons (à condition qu’ils gardent leur humour ça va de soit).

        C’est jouable coté flamant ?


        • asterix asterix 8 septembre 2010 14:49

          C’est parfaitement jouable, mais comme je l’ai écrit en fin d’article, tous les politiciens francophones - à une demi exception près - nous ont trahis.
          La preuve étant apportée que nos représentants préfèrent la pompe à fric et les subsides à leur idéal, nous ne sommes pas encore sortis de l’auberge !


        • LE CHAT LE CHAT 8 septembre 2010 12:48

          ça c’était au pays des bisounours  , ça c’est ce que veulent les flamands  !

          je viens de récupérer pour ma collection cette nouvelle monnaie belge  , et je ne peux m’empêcher de penser comment peut on laisser la présidence de l’Europe à un pays même plus capable de se gouverner tout seul ! smiley et dire que ce clown inexistant  est sensé nous mener vers des chemins radieux ......


          • asterix asterix 8 septembre 2010 14:53

            Le Président de l’Union Européenne ? Un flamand ! Van Rompuy
            Le Président de la tournante européenne ? Encore un flamand ! Yves Leterme
            Méfiez-vous, bientôt ils vont vous dire qu’ils sont sous-représentés...


          • Claude 8 septembre 2010 13:02

            Il est temps de dire tout haut ce que beaucoup pense tout bas !

            A force de nous mettre a plat ventre devant les ukases des flamands hereditaires des moeurs des nazis d’autrefois,nous verrons bientôt des nouvelles nuits de cristal,seul les victimes auront changés.
            Les démocrates mous ont cédé au chantage des nazis de l’époque pour Dantzig et le soit disant territoire des ’ sudètes’ clamant la paix pour 1000 ans,on sait aujourd’hui ce que qui en est résulté.
            Aucune transaction honnète pour Bruxelles et sa périphérie n’est plus possible,le vrais visage de ces gens apparait sous la forme la plus hideuse,celle d’un racisme primaire a l’encontre d’autres personnes qui ne parle pas la même langue.
            En tant que historien (sic) DeWever devrait savoir que les civilisations ou systémes politiques qui ont tenté de s’imposer par la force et la contrainte n’ont pas résisté a l’usure du temps, a l’émancipation,et au besoin viscéral des libertés fondamentales.
            Nous voulons conserver notre dignité,même si cela se fait au détriment de notre confort matériel,je ne partage pas toutes les idées de Mr Maingain,mais je dois reconnaitre qu’il est le seul a ne pas utiliser la langue de bois.
            Messieurs les politiques Wallons ou francophones,craignez les réactions des hommes et des femmes car si vous continuez a vous mettre a plat ventre et a brader notre liberté pour préserver vos situations,vous allez devoir bientôt nous rendre des comptes. 
             

            • rastapopulo rastapopulo 8 septembre 2010 13:19

              En tant que historien (sic) DeWever devrait savoir que les civilisations ou systémes politiques qui ont tenté de s’imposer par la force et la contrainte n’ont pas résisté a l’usure du temps, a l’émancipation,et au besoin viscéral des libertés fondamentales.

              Vous vous rendez au moins compte que De Wever ne dit pas le contraire contre la Belgique !!!!

              Quand aux francophones, Ils ont bien laissé pourrir l’affaire après avoir refusé le bilinguisme. C’était une chance mais « impensable » pour les optus de l’unilinguisme.

              Quand aux flamands, ils sont désespère et veulent appliqué des recettes de responsabilisation dans une Europe financière voué à l’échec. 

              Quoi qu’il en soit, 150 ans d’essor industrielle est ineffaçable. Mais l’industrie se meurt et le savoir technique avec lui pour les sirènes de la finance, du tertiaire et des idéologies de l’Europe anglosaxonne.

              Si seulement De Wever n’était pas pro-Europe anglosaxonne... 


            • asterix asterix 8 septembre 2010 14:57

              Tout à fait exact ! Tant que le FDF ne lâchera pas le MR pour créer enfin le rassemblement, nous n’avons aucun francophone pour qui voter.
              C’est la raison pour laquelle je me suis abstenu au dernier scrutin.


            • asterix asterix 8 septembre 2010 15:13

              Bart De Wever est un historien révisionniste !
              La honte, c’est que tous les politiciens francophones ne s’en rendent pas compte ou font semblant de l’ignorer.


            • asterix asterix 8 septembre 2010 15:51

              As-tu lu les journaux belges du jour ? Les Wallons s’apprênt à voter une fois de plus socialiste, c’est à ne rien y comprendre. Je passe mes journées de forum en forum et il n’y en a pas un où la révolte, le dégoût n’est pas majoritaire.
              J’en conclus que les partisans de Di Rupo le Padrino ne savent toujours pas utiliser Internet.
              Ce commentaire acide, je l’ai envoyé il n’y a pas deux heures sur le forum du journal « La Libre Belgique »
              Il a été censuré...


            • rastapopulo rastapopulo 8 septembre 2010 16:01

              Si le patronat veut une immigration de masse pour baisser les salaires, les socialo eux la veulent pour grossir leur électorat !!!

              C’est pourtant archi-simple, l’Europe veut la mort des nations. 


            • asterix asterix 8 septembre 2010 20:36

              L’Histoire, c’est de la BD pour les croyants. Elle est séquentielle, justifie tout et son contraire, tantôt par la petite porte, tantôt derrière les grilles des châteaux. L’histoire de la France a été écrite pour qu’on aime la France etc, etc. Elle répond aux problématiques politiques du moment et le reste se trouve sur Internet ou s’interprète à Hollywood.
              Un historien est quelque part un philosophe, il ne devient dangereux que s’il finit par se prendre pour Dieu. Bart De Wever est de cette trempe, vous avez raison.
              Je lis entre les lignes que vous partagez les idées d’Olivier Maingain. Dites-lui de ma part qu’un grand rassemblement francophone ne peut se réaliser qu’en dehors des partis. S’il est vraiment un homme d’Etat, il sait ce qu’il doit faire.
               


            • ariusz 8 septembre 2010 13:19

              Entre des aides pour les finances publiques et la dignité, les francophones choisissent la dignité... Ce que ca fait du bien. On n’est pas des homo-economicus, tout n’est pas a vendre.

              On ne sera pas des undermenschs au cerveau pollué par une langue francaise, bouc émissaire coupables de tous les maux. En belgique si qque chose allait mal ce n’est etait pas a cause de l europe comme dans d’autres pays, mais a cause des wallons. Pas etonnant que l UE est idealisee a ce point, meme parmis les nationalistes du nords. regardez le frere du clown...

              Finalement la crise belge est dans l’ere du temps, c’est un retour aux vraies valeures : nos droits et notre dignite ne sont pas a vendre.


              • asterix asterix 8 septembre 2010 14:59

                A la différence près que ce sont nos représentants qui font les lois.
                Que voulez-vous faire contre ça ?


              • Tall 8 septembre 2010 14:03

                Dommage pour le ton un peu excessif de l’article, car il y a des vérités intolérables qui y sont bien décrites et qui se suffisent à elles-même pour justifier la révolte.

                Je pense notamment aux spoliations des Bruxellois tant dans leur représentation politique qu’aux postes administratifs. Et pour les budget publics, c’est du même tonneau.


                • asterix asterix 8 septembre 2010 15:03

                  Salut Tall !
                  Je ne suis pas si excessif que cela. Tu le dis toi-même : l’expression d’une vérité intolérable justifie à elle seule la révolte.


                • Tall 8 septembre 2010 15:28

                  salut asterix


                  un jour j’ai vu claude lelouch expliquant à un acteur, que, de par le contexte de l’histoire, la force de certaines scènes sont telles que l’acteur ne doit surtout pas en rajouter à ce moment-là... au contraire
                  j’ai trouvé ça pas con du tout

                • asterix asterix 8 septembre 2010 18:39

                  Cher Tall,
                  Le jour où j’aurai besoin d’un gars pondéré, je ferai appel à toi. Entre-temps je bouillonne, c’est plus fort que moi. N’ai-je pas dit la vérité ? A ma manière, mais la vérité quand même !


                • fonzibrain fonzibrain 8 septembre 2010 14:09

                  il va se passer quoi pour bruxelles ?


                  sans bruxelles les wallons n’auront rien, ils ne vont pas accepter de lacher la ville.

                  c’est quand même digue cette histoire, ça prouve que l’Histoire est dynamique

                  mais j’ai peur que cela préfigure un ré arangement des frontière des nations dans l’UE.

                  le régionalisme qui traite directement avec l’UE, sans passer par le cadre national, c’est cela le but de l’UE, tuer les état nations.


                  • Tall 8 septembre 2010 14:35
                    Flandre indépendante
                    Bruxelles, ville-état indépendante et capitale de l’UE
                    Wallonie partenarisée avec la France

                    je crois que c’est une bonne combine pour tout le monde

                  • AniKoreh AniKoreh 8 septembre 2010 15:03


                    Bien résumé, Tall, au mot près : rappelez-vous mon commentaire..  smiley

                    Laissé (sous l’article de François Collette) au lendemain des élections de juin dernier :

                    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/etre-belge-deux-mots-qui-ne-77033#forum2591578

                    On va au clash, quoi qu’il en soit. La seule question, c’est : « dans cinq ans, dans dix ans ou dans quinze ans ? »

                    Les décideurs flamands - économiques et politiques (’In De Warande’, un groupe d’influence qui, toute proportion gardée, peut se comparer pour la Flandre au Groupe de Bilderberg) -, tout comme les faiseurs d’opinion que sont les éditorialistes et rédacteurs en chef des journaux et de la télévision (très influents en Flandre), ne veulent absolument pas de Philippe comme prochain successeur de Albert II.
                     
                    Ce dernier semble très fatigué, dépassé et, désormais, résigné. La question de sa succession est clairement posée. Dès lors, au « tsunami » électoral qui, cette fois, a cristallisé comme jamais l’antagonisme « droite nationaliste » au Nord flamand et gauche sociale-démocrate au Sud wallon, viendra sous peu s’ajouter une crise de régime. 

                    Le timing, pour Bart De Wever, est idéal. Cet homme, pour la République des Flandres qu’il appelle de ses voeux, a dès à présent rendez-vous avec l’histoire.

                     A terme, Gent semble la meilleure candidate comme future capitale flamande.

                    Bruxelles pourrait jouir d’une protection européenne, dans des modalités encore à trouver.

                    La Wallonie, quant à elle, pourrait bien entrer dans une relation politique privilégiée avec la France, sinon s’y rattacher.


                  • asterix asterix 8 septembre 2010 15:07

                    Ou Bruxelles correspondra à ses frontières naturelles et restera capitale de l’Europe, ou elle sera étranglée par la Flandre et l’Europe foutra le camp ailleurs, ne fut-ce que parce qu’il n’existe à ce jour plus un terrain à bâtir pour l’extension de l’administration communautaire.
                    Et puis, une capitale entourée d’un mur, cela fait plutôt mauvais genre, non ?


                  • asterix asterix 8 septembre 2010 15:15

                    Pour moi, tous les états-nations peuvent crever.
                    C’était l’idée de base de l’Union européenne, non ?


                  • Tall 8 septembre 2010 15:21

                    Oui, et Bruxelles n’aura même pas besoin de l’UE financièrement., vu qu’on est 2 fois + riche que la Flandre en PIB / hab ( source de la fiscalité ). Mais pour l’arbitrage de la scission avec referendums, là, il faudra passer par l’UE.


                    Et c’est un win-win que Bxl fait avec l’UE, car celle-ci a une vraie capitale neutre alors. Intéressant pour le symbole.

                    Finalement on passera de l’état-tampon à la ville-tampon, en quelque sorte.

                  • ffi ffi 8 septembre 2010 15:49

                    Moi la question que je me pose, c’est :
                    Quel processus historique a-t-il aboutit à ce que Bruxelles, ville francophone, se retrouve au milieu d’une zone flamande ?


                  • AniKoreh AniKoreh 8 septembre 2010 15:52


                    Asterix : ou..., ou... ?

                    Première proposition, natuurlijk ! 


                  • AniKoreh AniKoreh 8 septembre 2010 15:58

                    @ ffi

                    >> une erreur monumentale, une défaite historique des politiciens francophones de l’époque : le tracé de la fameuse « frontière linguisitique », qui a enclavé Bruxelles (1961-1962-1963).

                    Ils ne l’ont pas vu venir (ils n’en ont pas mesuré les conséquences), c’est ce qu’ils ont reconnu ensuite..


                  • Tall 8 septembre 2010 16:00

                    ffi


                    Bonne question, car elle est à l’origine de tous les problèmes actuels autour de Bxl en fait

                    Et bien, c’est simple : Bxl était flamande à l’origine...mais avec son évolution naturelle vers le gros pool d’affaire qu’elle est devenue aujourd’hui, elle a progressivement favorisé l’emploi sur le terrain de langues + véhiculaires, comme le français.

                    Et ce phénomène socio-économique naturel se poursuit encore toujours dans la périphérie bxloise, ce qui a le don d’irriter les Flamands et de les angoisser aussi. Car où cela-va-t’il s’arrêter ?
                    Ils appellent ça « la tache d’huile » et ils ont déjà tout essayé pour l’endiguer, mais rien ne marche ! smiley

                  • rastapopulo rastapopulo 8 septembre 2010 16:04

                    Le français est la langue des bourgeois... même flamand. Du coup, une fois capitale, elle s’est francisée.


                  • rastapopulo rastapopulo 8 septembre 2010 16:08

                    « était » et non « est » évidement


                  • Tall 8 septembre 2010 16:54

                    Bart De Wever, qui est le 1er homme politique de Flandre depuis le 13 juin avec la victoire de son parti séparatiste ( la N-VA ) a justement une formation d’historien.

                    Et ça n’est donc pas un hasard s’il veut « annexer » Bxl en refusant son statut, pourtant acquis, de 3e région. Il considère, au vu de l’histoire, que Bxl serait « légitimement » flamande.

                    Ce qui est ridicule bien sûr. C’est le présent que la politique doit gérer. Et il y a encore à Bxl : 5% de Flamands, 67% d’autochtones francophones et 28% d’immigrés dont beaucoup sont francophones aussi.

                  • croacroa 8 septembre 2010 17:49

                    le processus historique est du....aux wallons qui ont refusé lors de la création des 3 regions d agrandir bruxelles parce qu il aurait fallu y inclure quelques communes wallonnes !!
                    eh , oui , ce sont les wallons qui ont refusé , raison pour laquelle je refuse d etre rattaché a ces profiteurs alcoliques !!


                  • ffi ffi 8 septembre 2010 18:11

                    @Tall
                    Merci pour la réponse. Il semble que la Belgique va au-devant de quelques problèmes. Si la Flandre persiste à vouloir « annexer » Bruxelle, il y a toujours la carte du référendum populaire.
                    Voulez-vous faire partie d’une Belgique bilingue ?
                    Voulez-vous faire partie de la Flandre ?

                    Il est possible que Bruxelle reste capitale d’une Belgique réunissant Wallonie, et des communes Flamandes non séparatistes, tandis que les communes séparatistes de Flandre deviendraient indépendante de leur coté.

                    Je pense que la Belgique aurait intérêt à poser clairement le problème, plutôt que de jouer un petit jeu d’hypocrite consistant à laisser le flou s’installer. C’est ce flou qui permet aux « séparatistes » de gratter le maximum au jeu des concessions, en pratiquant le chantage à la séparation. Plus le chantage durera, plus les concessions seront nombreuses.

                    Bref, soit l’on est séparatiste, soit l’on ne l’est pas. Il faut choisir. C’est une question à poser franchement et à répondre franchement (la poser flandrement reviendrait à la résoudre flandrement). D’où la seule solution que je vois à court terme, une série de référendum dans toutes les communes de Belgique, à tout son peuple, ceci indépendamment de toute frontière linguistiques dont les fondements sont déjà trop anciens.
                    1°/ voulez-vous rester Belges ? oui / non
                    -> Dans les communes qui répondent à une majorité non :
                    2°/ Voulez-vous être Flamant, Wallon, Bruxellois ou Belge ?
                    (J’ai rajouté Belge au cas afin que les gens est la capacité de changer d’avis entre les deux consultations).


                  • asterix asterix 8 septembre 2010 18:53

                    ela fait longtemps que les francophones réclament un referendum sur le devenir du pays et surtout un recensement dans les communes périphériques.
                    A votre avis, quelles sont les raisons qui font que la Flandre s’y oppose ?
                    Quant au referendum national, il n’est pas reconnu par la Constitution et c’est bien pourquoi nous n’avons eu recours à lui que pour la question royale, en 1948 je crois.
                    Et puis, un referendum est par essence dangereux. Oui ou non sans la moindre nuance. Imaginez que Sarko en organise un sur la peine de mort « à n’appliquer qu’à ceux qui s’attaquent aux forces de l’ordre » ?
                    Et les Suisses avec leurs minarets ?
                    Si nos édiles politiques pratiquaient leur métier comme un noble idéal, le referendum n’aurait aucune raison d’être.


                  • rastapopulo rastapopulo 8 septembre 2010 20:07

                    Ce qui est ridicule bien sûr. C’est le présent que la politique doit gérer. Et il y a encore à Bxl : 5% de Flamands, 67% d’autochtones francophones et 28% d’immigrés dont beaucoup sont francophones aussi.

                    Appliqué à la Palestine ça donne...

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