Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Europe > La Commission européenne

La Commission européenne

Commission européenne : la fin d’un mythe ?

 Pendant la crise, la Commission expédie les affaires courantes... On ne voit pas d’ailleurs ce que pourraient faire d’autre son président et les commissaires. Les Etats gèrent la crise en coordonnant leurs actions, tantôt de façon bilatérale, tantôt de façon multilatérale : c’est le G4 européen (pays de l’Union européenne membres du G8), puis l’Eurogroupe (pays ayant adopté l’euro) – avec un peu de Royaume-Uni suivant les circonstances –, puis les 27 (tous les Etats membres de l’Union européenne), chaque sphère prenant langue avec les Etats-Unis et/ou la Russie, la Chine et les autres pays émergents ou non, sans jamais donner à penser que la Commission est partie prenante aux discussions et décisions. La Commission est peut-être là, invitée par habitude et par politesse, mais on ne la voit pas et on ne l’entend pas. Ce n’est pas un procès d’intention, c’est ce qu’on voit à la télé, ce qu’on entend sur les radios et ce qu’on lit dans les journaux. Cette agitation a de quoi faire chauffer les portables des sherpas, des ministres, et des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union, mais pas ceux des commissaires. Pendant la crise financière la Commission européenne est aux abonnés absents.
 
Et la Commission, dans tout ça, devra se demander un jour ou l’autre le citoyen européen, qu’a-t-elle fait ? Alors que son rôle est de faire des règles communes pour les 27 de l’Union, alors qu’on se penche sur l’élaboration de nouvelles règles pour rétablir un peu de légitimité et de cohérence dans le système financier européen, la Commission est muette.
 
On aurait pu s’attendre à ce qu’un commissaire siffle à l’occasion une faute : faute contre la concurrence, faute sur le respect des critères de Maastricht, faute sur l’emploi de fonds publics pour recapitaliser des banques privées, etc. Pas de carton rouge, quelques timides cartons jaunes sortis et vite rentrés pour rappeler qu’il y a toujours un arbitre même s’il n’y a plus de joueurs, de ballon et de terrain... La Commission européenne, cette institution bizarre qui n’est pas comprise par les Européens, aurait pu profiter de cette crise pour asseoir son autorité en montrant qu’elle est incontournable, que rien ne peut se faire en Europe – et souvent dans le monde – sans elle. Il n’en est rien : en cas de crise on passe au-dessus, au-dessous, mieux, on l’ignore.
 
Est-elle consultée, propose-t-elle quelque chose ? Si c’est le cas, c’est un secret bien gardé ! Que son président nous le dise, ou qu’il s’en aille – en emmenant dans ses impedimenta ses collègues commissaires. On ne les regrettera pas !

Moyenne des avis sur cet article :  4.2/5   (15 votes)




Réagissez à l'article

5 réactions à cet article    


  • La Taverne des Poètes 18 octobre 2008 11:51

    "Les Etats gèrent" et la commission au placard, en résumé. Faut-il siffler l’hymne européen ?


    • La Taverne des Poètes 18 octobre 2008 11:55

      Désolé, j’ai pas pu laisser passer les étagères. smiley
      Faut bien "meubler" smiley, l’article est court et ça cause pas dans les rangs. Je peux toucher ma commission ?


    • Francis Francis 18 octobre 2008 18:21

      Je crois que l’auteur n’a pas bien compris une chose : le but de la commission et de la politique qu’elle applique, n’est pas de protéger les habitants de l’UE contre ces crises, mais au contraire de les agraver via des législations ultralibérales, puis de faire appel aux états pour renflouer le secteur privé. Il est donc logique qu’elle soit inaudible en cette période .


      • GéraldCursoux Cursoux Gérald 20 octobre 2008 17:01

        La question de fond est : la vision politique que les europhiles ont de l’UE est-elle compatible avec une Commission telle que Giscard l’a sanctuarisée dans son Traité ? Réponse de moi : non ! Faut trouver autre chose qui ressemble à un vrai gouvernement issu d’une majorité au Parlement européen : tout le monde comprendra. Point barre.


      • GéraldCursoux Cursoux Gérald 17 novembre 2008 09:58

        L’ancien ministre allemend des Affaires Etrangères, J. Fisher, a déclaré dans Le Monde que Barroso avait été réélu pour cinq ans grâce à "son inocuité". Cette Commission est donc inocuite ! Ce n’est pas rien...

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès