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Accueil du site > Actualités > Europe > La Cour européenne autorise l’expulsion d’une malade atteinte (...)

La Cour européenne autorise l’expulsion d’une malade atteinte du sida

La décision commentée ci-dessous et conduisant à autoriser le Royaume-Uni à expulser une femme ougandaise atteinte du sida constitue un recul en matière de défense des droits de l’homme sur de nombreux points. Seuls trois juges sur 17 ont osé manifester une opinion dissidente tout aussi argumentée que l’arrêt rendu symboliquement par la Grande Chambre. S’agit-il d’une décision inique ou de la confirmation du durcissement de la politique de l’immigration au niveau européen ? Quelle sera la position de la présidence française à cet égard ? On peut se douter que notre ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale s’en réjouisse, sinon s’en satisfasse...

Par 14 voix contre 3, la Cour européenne des droits de l’homme censée être l’ultime garante du respect des droits de l’homme a entériné, par un arrêt rendu le 27 mai dernier, le droit à un Etat membre de l’Union, en l’occurrence la Grande-Bretagne, à expulser une femme atteinte du sida. Ce faisant, la plus haute juridiction en matière de protection des droits a reconnu un droit inique en refusant assistance à une personne malade. Cette jurisprudence marque la confirmation au niveau judiciaire de la volonté des dirigeants européens de mener une politique d’immigration excluant toute compassion. Pour ce faire, la Cour européenne développe un argumentaire conduisant à dire qu’« une réduction significative de son espérance de vie, n’est pas en soi suffisant pour emporter violation de l’article 3 » édictant que « nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants  » au motif, on ne peut plus inique, que « la requérante n’est pas, à l’heure actuelle, dans un état critique » et que la situation de cette femme « n’est pas marquée par des ‘circonstances très exceptionnelles’ ».

Cette personne est arrivée en Grande-Bretagne, il y a de cela dix maintenant le 28 mars 1998. Gravement malade, elle fut hospitalisée. A l’époque, ses avocats déposèrent une demande d’asile en son nom au motif qu’elle avait été soumise à des mauvais traitements et violée en Ouganda par des membres du Mouvement national de résistance et qu’elle craignait pour sa vie et sa sécurité au cas où elle serait expulsée.

Vers novembre 1998, on diagnostiqua que la requérante souffrait de deux maladies opportunistes liées au sida et que son infection par le VIH avait atteint un stade extrêmement avancé ; son taux CD4 était de 20 cellules/mm3, ce qui indique une importante immunodépression. Le rapport médical précisait que, sans traitement actif, le pronostic était « épouvantable » et que l’espérance de vie de l’intéressée serait inférieure à 12 mois si elle était contrainte de retourner en Ouganda, où elle n’avait « aucune chance de bénéficier de soins adaptés ».

Le ministre rejeta la demande d’asile le 28 mars 2001. Il estima que les allégations de l’intéressée n’étaient pas crédibles, qu’aucun élément n’indiquait que les autorités ougandaises s’intéressaient à la requérante, que les malades du sida bénéficiaient en Ouganda d’un traitement équivalent à celui dispensé dans les autres pays africains, et qu’ils avaient accès aux principaux médicaments antirétroviraux à des prix fortement subventionnés. La requérante forma un recours.

Le 10 juillet 2002, son recours fut rejeté pour autant qu’il concernait le refus de lui accorder l’asile, mais accueilli pour autant qu’il se rapportait à l’article 3 de la Convention.

Le ministre forma un recours contre la conclusion relative à l’article 3 en arguant que tous les médicaments pour soigner le sida disponibles au Royaume-Uni dans le cadre du système national de santé pouvaient aussi être obtenus en Ouganda et que l’on pouvait se procurer la plupart d’entre eux à bas prix grâce à des projets financés par l’ONU et à des programmes bilatéraux sur le sida financés par des donateurs. En cas d’expulsion, la requérante ne se trouverait donc pas face à « une absence totale de traitement médical » et ne serait ainsi pas soumise à des « souffrances physiques et morales extrêmes ». La commission de recours en matière d’immigration accueillit le recours le 29 novembre 2002. Elle conclut en ces termes : « On trouve en Ouganda des traitements médicaux permettant de soigner [la requérante], même si la commission reconnaît que le niveau des services médicaux disponibles en Ouganda est inférieur à ce qu’il est au Royaume-Uni ».

La requérante saisit en vain la Cour d’appel et la Chambre des lords. C’est alors qu’elle s’est décidée à introduire en ultime recours une requête devant la Cour européenne des droits de l’homme le 22 juillet 2005. L’arrêt a été rendu par la Grande Chambre de 17 juges.

La Cour européenne a ainsi constaté qu’elle n’a pas conclu à pareille violation depuis l’arrêt D. C. Royaume-Uni (requête n° 30240/96) du 21 avril 1997, où des « circonstances très exceptionnelles » et des « considérations humanitaires impérieuses » étaient en jeu. Dans cette affaire, le requérant était très gravement malade et paraissait proche de la mort, il n’était pas certain qu’il pût bénéficier de soins médicaux ou infirmiers dans son pays d’origine et il n’avait là-bas aucun parent désireux ou en mesure de s’occuper de lui ou de lui fournir ne fût-ce qu’un toit ou un minimum de nourriture ou de soutien social.

Le fait qu’en cas d’expulsion de l’Etat contractant le requérant connaîtrait une dégradation importante de sa situation, et notamment une réduction significative de son espérance de vie, n’est pas en soi suffisant pour emporter violation de l’article 3.

Pourtant, l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme édicte que « nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ».

Pour justifier sa position inique, la Cour européenne des droits de l’homme explique froidement que les droits que la requérante énonce ont certes des prolongements d’ordre économique ou social, mais seulement la Convention vise essentiellement à protéger des droits civils et politiques. Le durcissement de la politique d’immigration au niveau européen sous-tend clairement la position des juges puisqu’ils nous expliquent doctement la nécessité et « le souci d’assurer un juste équilibre entre les exigences de l’intérêt général de la communauté et les impératifs de la sauvegarde des droits fondamentaux de l’individu  » et ce qui est pire retourne l’usage du principe d’égalité qui n’a d’intérêt que dans la défense du plus faible en ajoutant « bien que la présente affaire concerne l’expulsion d’une personne séropositive et présentant des affections liées au sida, les mêmes principes doivent s’appliquer à l’expulsion de toute personne atteinte d’une maladie physique ou mentale grave survenant naturellement, susceptible de provoquer souffrances et douleur et de réduire l’espérance de vie, et nécessitant un traitement médical spécialisé qui peut ne pas être facile à se procurer dans le pays d’origine du requérant ou qui peut y être disponible, mais seulement à un prix élevé ».

Le fait que « si elle [la requérante] devait être privée des médicaments qu’elle prend actuellement son état empirerait rapidement et elle devrait affronter la maladie, l’inconfort et la souffrance, pour mourir en l’espace de quelques années » n’a pas été suffisant aux yeux des juges pour refuser son expulsion et pourtant elle relève elle-même qu’« on trouve en Ouganda des médicaments antirétroviraux, même si, faute de ressources suffisantes, seule la moitié des personnes qui en ont besoin en bénéficient » et sans se départir insiste en admettant « que la qualité et l’espérance de vie de la requérante auraient à pâtir de son expulsion vers l’Ouganda. Toutefois, la requérante n’est pas, à l’heure actuelle, dans un état critique  ».

On notera cependant que les juges Françoise Tulkens (Belge), Giovanni Bonello (Maltais) et Dean Spielmann (Luxembourgeois) ont exprimé une opinion dissidente commune dont le texte se trouve joint à l’arrêt. Le président de la Cour est Jean-Paul Costa (Français).

On trouvera cette opinion dissidente en cliquant sur ce lien par laquelle les trois juges marquent que cet arrêt rendu par la Grande Chambre constitue un recul dans la défense des droits de l’homme. Notons enfin que l’Ouganda présente un PIB par habitant de 294 $ (données 2005) et que son indice de développement humain est 144e sur 177 pays (PNUD, 2005) !


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86 réactions à cet article    


  • La Taverne des Poètes 10 juin 2008 10:00

    Articles très intéressant qui donne des indications sur l’orientation prise par la justice européenne et sur l’influence de la politique française sur cette instance présidée par un français. Toutefois, un complément d’information (si possible) serait utile et nous éclairerait : 

    - Cette affirmation de la cour est-ele exacte : « On trouve en Ouganda des traitements médicaux permettant de soigner [la requérante], même si la commission reconnaît que le niveau des services médicaux disponibles en Ouganda est inférieur à ce qu’il est au Royaume-Uni » ?

    - La femme a-t-elle les moyens financiers de recourir à ces médicaments et sinon un mouvement de solidarité s’est-il mis en place pour le lui permettre, un appel à dons ?


    • citoyen citoyen 10 juin 2008 10:21

      Pour vous répondre, les affirmations de la Cour Européenne n’engage que sa responsabilité et je retranscris ici sa position et il est manifeste que l’Ouganda est un pays dont le niveau économique est bien différent de celui de la Grande-Bretagne (PIB par habitant de 295 $) - Quant à la situation personnelle de cette femme, je ne suis pas parvenu à obtenir d’information pour l’instant.


    • citoyen citoyen 10 juin 2008 10:40

      De manière connexe, on pourra lire cet article d’actualité sur l’Ouganda qui indique que la position de certaines catégories de personnes est difficile :

      http://www.romandie.com/

       


    • citoyen citoyen 10 juin 2008 10:03

      A relire l’article, je m’aperçois que ma vigilance sur l’orthographe n’a pas été assez précise. Ainsi, au lieu de "Quelle sera la position de la présidence française à cette égard ?" il faut lire "à cet égard" ... ceux qui sont sensibles à cela, voudrons bien m’en excuser, il y a peut-être d’autres coquilles ...

      L’essentiel porte sur le fond


      • sisyphe sisyphe 10 juin 2008 11:33

        Hallucinant !

        La "Cour européenne des droits de l’homme" se transforme en officine de police, et ce, même avant la présidence française de sarko-hortefeux : qu’est-ce que ça va être...

        C’est Le Pen qui doit être content !

        Et il n’y a aucun recours légal contre cette décision dégueulasse ?


        • citoyen citoyen 10 juin 2008 12:16

          Effectivement, il existe pas de recours contre les arrêts de la CEDH laquelle constitue de fait et de droit l’ultime recours en la matière. A noter tout de même l’opinion dissidente de trois magistrats


        • sisyphe sisyphe 10 juin 2008 12:22

          Ce qui est dégueulasse, c’est de virer une femme qui a été violée dans son pays, qui s’en retrouve atteinte du Sida, qui vit depuis 10 ans en Angleterre, et qu’on renvoie dans son pays où il n’y a pas les moyens de la soigner ; qu’elle soit ougandaise, turkmène, papoue, inuit, ou birmane.

          Ca peut entrer dans vos têtes, ça, un minimum d’humanité, ou pour vous il y a des sous-hommes qui ont moins de droit que les autres ?


        • jako jako 10 juin 2008 14:11

          Hum ! pourtant notre konducator avait promis la nationalité française aux femmes battues non ???


        • Traroth Traroth 10 juin 2008 15:08

          Sisyphe : de l’humanité chez Seb88 ?


        • Traroth Traroth 10 juin 2008 16:01

          @Seb88 : Justement, je suis persuadé que si elle avait été étatsunienne ou japonaise, elle n’aurait pas été expulsée.


        • Gzorg 10 juin 2008 16:20

          ha oui bien sur... et sysiphe il en a quel que chose a faire des malades en France qui ne peuvent plus payer leurs thérapies (sur des maladies infiniment moins politiquement correcte il est vrais) parceque l’etat n’a plus les moyens de prendre en charge ?

          Non il s’en fou la seule chose qu’il voit ici ,c’est faire sa propagande de vieux, sa propagande humaniste GauGauche, qui pue l’irresponsabilité et qui fait le terreau de tout les extrémismes.

          Notre sécurité Sociale est parait it en perdition, alors est il irresponsable de demander que les malades d’ici soient avant tout prioritaires (et je precise pour les petits censeurs du politiquement correcte que je parle des malades Français quelque soit leur origine, leur religion ou leur couleur de peau)

          Non il y a toujours un Sysiphe pour vouloir encore plus de depenses pour tous au detriment de ceux qui crevent a petit feu dans son propre pays !


        • Cris Wilkinson Cris Wilkinson 10 juin 2008 11:42

          Quand on traite différemment les malades du sida des "bien portant" tout le monde crie au scandale et à la discrimination.

          Dans ce cas là, on traite une malade comme une personne "saine" et tout le monde crie au scandale et à la discrimination.

          Il faut savoir sur quel pied on veut danser.

           


          • faxtronic faxtronic 10 juin 2008 12:09

            Franchement je ne vois encore rien de choquant dans ce jugement. Cependant il serait bien que cette jeune femme recoivent de de l’aide par un groupe de charité internationale europeen.

            Mais etre malade ne consitue surement pas une meance etatique :nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants " : Cette phrase concerne les menaces etatiques, mais c’est pas parceque que l’on est malheureux dans son pays que cela donne un droit d’immigration.

            Pas de de tortures ni de peines ni de traitement unhumains ou degradant en Ouganda.


            • faxtronic faxtronic 10 juin 2008 12:14

              Cela doit etre une mode, de s’offusquer des decisions de justice, avec des raisonnement emotifs a l’emporte piece. 


            • faxtronic faxtronic 10 juin 2008 12:15

              et STP Alain, arrete de moinsser comme cela les gens quand tu n’es pas d’accord. Merci


            • citoyen citoyen 10 juin 2008 12:18

              Il n’y a pas de raisonnement émotif en l’occurence puisque c’est une reprise détaillée certes mais fidèle de l’arrêt lui-même, c’est donc bien que les juges eux-mêmes ont tergiversé !


            • faxtronic faxtronic 10 juin 2008 12:24

              Non, la recation emotive est celle de sysiphe. A mon avis ce jugement est normal. Par contre il serait "moralement" bien qu’une ONG prenne en charge cette femme. Neanmoins cela ne doit pas etre une action etatique, car un etat ne doit pas agir a l’emotion, mais selon ses interets.


            • sisyphe sisyphe 10 juin 2008 12:42

              Et c’est quoi, les intérêts d’un état ? Virer une femme malade qui vit depuis 10 ans sur son sol  ?

              Elle le mêt en danger, cet état ?

              Et le droit d’asile, tu en as entendu parler ?

              Cette décision est une honte : tant pour l’Angleterre ; pays d’imbéciles, qui ont laissé en toute impunité, pendant des décennies, des imams précher en public la guerre sainte, sans rien dire, qui se permettent de virer une femme qui a subi des sévices, qui en est malade, et dont ils savent pertinemment qu’elle ne pourra pas être soignée chez elle, et pour cette fumeuse "Cour européenne des droits de l’homme" qui se décrédibilise en officine de police.

              De même que pour tous ceux qui approuvent cette décision.


            • sisyphe sisyphe 10 juin 2008 15:15

              En l’occurence, on parle d’une femme qui était DEJA en Angleterre depuis 10 ans : vous savez lire ?

               


            • polo 10 juin 2008 13:37

              Encore un ramassis de pleurnicheries pour faire pleurer dans les chaumières. Aucun intérêt...


              • marine marine 10 juin 2008 13:38

                Décision de la cour européenne des droits de l’homme dit : "Va crever ailleurs que sur le sol anglais. Va donc crever dans ton pays d’origine où on ne pourra pas soigner les inévitables maladies annexes au sida, où l’on ne pourra pas adoucir tes derniers instants." Voila en gros ce que je comprend. Il aurait été effectivement intéressant de voir la réaction de la dite cour face à un ressortissant d’un pays développé économiquement, humainement on se demande où l’on se situe sur l’échelle de l’évolution. Paléolithique ?

                Que cette femme soit ougandaise ou de n’importe quel coin du monde, peu importe en définitive. Ce qui est extrêmement choquant c’est de mettre un malade à la rue !

                aigue-marine.


                • tarkan 10 juin 2008 15:14

                  Petite precision juridique

                  La cour européenne des droits de l’homme n’a aucun pourvoir . Elle se prononce sur des demandes de citoyens europeens. Il ne s’agit pas d’une cour de cassation !!!!


                  • Spyc 10 juin 2008 15:27

                    On nage en plein délire !

                    De la même manière que pour le jugement de Lille, on confond ce qui est du ressort de l’Etat (ou ici de l’U.E.) et de la Société.

                    Dans le cas présent,la situation originelle de l’ougandaise après vérifications par les autorités (anglaises) ne lui permet pas de d’obtenir l’asile. Et en relisant votre article on comprend qu’elle est venue au Royaume-Uni pour se faire soigner !

                    La laisser rester en Europe légalement constituerait un précédent dangereux, l’U.E. ne peut à elle-seule soigner tous les malades du Tiers-Monde (ou des pays en voie de développement pour ceux qui veulent à tout prix faire du politiquement correct).

                    La décision peut donc paraitre moralement douteuse, mais elle est tout ce qu’il y a de plus raisonnable.
                    Un complément nécéssaire à cette décision serait de s’assurer que l’ougandaise puisse accéder au soin une fois en Ouganda (via des ONG ou l’ONU).


                    • sisyphe sisyphe 10 juin 2008 16:04

                      Alors, on recopie pour les mal-lisants :

                      Cette personne est arrivée en Grande-Bretagne, il y a de cela dix maintenant le 28 mars 1998. Gravement malade, elle fut hospitalisée. A l’époque, ses avocats déposèrent une demande d’asile en son nom au motif qu’elle avait été soumise à des mauvais traitements et violée en Ouganda par des membres du Mouvement national de résistance et qu’elle craignait pour sa vie et sa sécurité au cas où elle serait expulsée.

                      Elle est donc en Angleterre depuis 10 ans.

                      Un précédent dangereux, hein ? Et c’est lui qui dit nager en plein délire ! Effectivement, on vous conseille de bien vous faire soigner ; parce que ça a l’air d’être chaud, là....

                      Et sinon, quand les différents présidents tortionnaires africains viennent se faire soigner dans les cliniques ultra-chic d’europe, il s’agit aussi de "précédents dangereux" ??

                       


                    • Spyc 10 juin 2008 16:23

                      Dixit votre article :
                      "Le ministre rejeta la demande d’asile le 28 mars 2001. Il estima que les allégations de l’intéressée n’étaient pas crédibles, qu’aucun élément n’indiquait que les autorités ougandaises s’intéressaient à la requérante"

                      Pour les mal-comprenants, cela signifie qu’il n’y aucune motivation légale pour sa demande d’asile, dans le meilleur des cas elle a affabulé pour obtenir l’asile, dans le pire elle est venue exprès pour se faire soigner.

                      Dans tous les cas elle joue sur la fibre émotive et non sur la fibre "légale".

                      De plus je ne soutiens pas plus les dictateurs qui viennent se faire soigner chez nous !

                      Le droit d’asile ne concerne que les gens qui sont en danger dans leur propre patrie et ce de manière avérée, ce qui n’est pas son cas ! Et qu’on ne prenne pas le SIDA comme excuse : même avec traitement elle en mourra (plus lentement certe, et avec une déchéance physique plus longue et pénible au passage), c’est la dure réalité.

                      Quand je parle de "dangereux précédent", cela signifie que si on accepte son cas, alors tous les malades du SIDA dans une dictature pourrait alors réclamer l’asile et venir se faire soigner (enfin traiter de manière palliative) chez nous, je ne pense pas que les systèmes de santé européens y survivraient...
                      Mieux vaut aider à la diffusion des médicaments...


                    • Internaute Internaute 10 juin 2008 15:35

                      Au cours de ces dix années passées en Angleterre, l’ougandaise a sans doute contaminé à mort un certain nombre de personnes. Que faites-vous de leurs droits de l’homme à ce que l’Etat protège leur santé ?

                      Le misérabilisme ne mène qu’à la catastrophe. Il est dommage que l’Angleterre ait attendu si longtemps pour renvoyer dans ses pénates cette demoiselle et encore plus grave qu’il faille attendre une décision d’apparatchiks européens pour le faire. Les citoyens anglais ne sont visiblement plus respectés par leur gouvernement.


                      • sisyphe sisyphe 10 juin 2008 15:58

                        Mamaaaaaannnn !!!!

                        La Grande Bretagne décimée par l’ougandaise !!!!

                         

                        Vite ; des cordons sanitaires !!!

                         

                        Heureusement que la connerie n’est pas contagieuse, sinon, il y a longtemps que tu aurais décimé tout ton entourage, Internaute !!


                      • Gzorg 10 juin 2008 17:23

                        Le traitre Fachisto racialiste Sisyphe viens de produire un de ses prurit neurales dont il a seul le secret.

                        Juger les autres a l’aune de sa propre vacuité produit ancore une fois le melange etonnant du bobo américaniste venant sermoner les classes populaires de son propres pays...

                        Encore un grand bravo !


                      • Redj Redj 10 juin 2008 17:43

                        @Gzorg,

                        Ce n’est pas la peine d’essayer d’utiliser des mots dont tu ne saisis pas le sens. Ca ne te rend pas plus intelligent que tu ne l’es, par contre ça te rend beaucoup plus con !

                         


                      • sisyphe sisyphe 10 juin 2008 17:56

                        Quelqu’un connait un bon psy pour Gzorg ?

                        Y a urgence, là.......


                      • sisyphe sisyphe 10 juin 2008 18:00

                        Bouge pas, Gzorg !

                        On arrive...


                      • aeonys aeonys 10 juin 2008 16:00
                        La Cour européenne autorise l’expulsion d’une malade atteinte d’un Rhume La décision commentée ci-dessous et conduisant à autoriser le Royaume-Uni à expulser une femme ougandaise atteinte du rhume constitue un recul en matière de défense des droits de l’homme sur de nombreux points. Seuls trois juges sur 17 ont osé manifester une opinion dissidente tout aussi argumentée que l’arrêt rendu symboliquement par la Grande Chambre. S’agit-il d’une décision inique ou de la confirmation du durcissement de la politique de l’immigration au niveau européen ? Quelle sera la position de la présidence française à cet égard ? On peut se douter que notre ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale s’en réjouisse, sinon s’en satisfasse...

                         

                        Elle est malade ? ouai bon et alors ? Il y aussi des medicaments contre le sida en Afrique, certes ils est plus dur de se soigner la bas, et alors ? tout est plus difficile la bas... le fait que la maladie en question soit le sida ne fait aucune difference. La decision de la cour est normale : une maladie, si grave soit-elle n’est pas une raison suffisante pour consituer un dossier et de surcroit, meme si c’est triste et pas tres "ile aux enfants c’est tout les jours le printemps", l’Europe n’est pas et ne sera pas l’hopital du monde.

                        Desole mais c’est comme ca.

                        Cordialement,

                        Aeonys


                        • sisyphe sisyphe 10 juin 2008 16:29

                          N’essaye pas de raisonner à la place des autres ; déjà que tu as du mal tout seul...


                        • Nobody knows me Nobody knows me 10 juin 2008 17:13

                          Seb,

                          Ce serait cool d’arrêter de nous faire chier avec vos "votes" à la con, pour la n-ième fois. Actuellement, vous êtes à +2 alors ça va. Essayez plutôt de trouver des arguments à la place de vos chialeries. De plus, je suis persuadé que vous votez pour vous-même, comble de l’humilité et de l’honnêteté.

                          Ne tenez pas compte de ces votes de merde. Dans le pire des cas, vous avez un lien pour démasquer tous les commentaires masqués de votre milice.

                          Merci d’avance.


                        • Nobody knows me Nobody knows me 11 juin 2008 17:17

                          Seb, relisez-moi, vous verrez que je ne parle en aucune manière de cette affaire mais plutôt de votre fâcheuse tendance à chialer sur les votes et à jouer la victime, tout en votant frénétiquement dès l’apparition de votre post. De même, vous dénoncez lorsqu’on vous insulte ou on vous dicte une soi-disant bien-pensance mais vous faîtes exactement pareil à longueur de journée. Alors svp ne faîtes pas aux autres ce que vous n’aimeriez pas qu’on vous fasse.

                          Ou bien : Faîtes aux autres ce que vous aimeriez qu’on vous fasse.


                        • jeanclaude 10 juin 2008 16:12

                          Il est généreux de dire qu’il y a refus d’assistance à personne en danger. Chaque état est censé s’occuper de ses résidents malades. C’est vrai qu’en Afrique ce n’est pas le cas. Mais pourquoi alors cette personne, ou les plus futés des immigrés ?

                          Vous avez ou auriez dü constater que nombre de parents ou de familles d’immigrés qui viennent en visite en France et qui sont hospitalisés en urgence ne paient pas leur séjour. Parfois cette hospitalisation est prévisible (personne cardiaque, inssuffisance respiratoire, etc...)°. On ne va pas jeter la pierre à ces gens là, mais pour certains, c’est sûr, c’est bon pour des examens complémentaires impossibles à payer chez eux.

                          J’ai eu connaissance d’une algérienne qui, en fin de gestation, est venue chez son frêre, habitant au Luxembourg. Elle en est repartie en autocar juste à temps pour accoucher dans un hôpital français et bien sûr elle n’a pas payé un centime pour son accouchement.

                          Si ceux qui sont généreux à ce point se préocupaient aussi du déficit de la sécurité sociale au point d’être prêts à cotiser plus, je serais plus attentif à leurs arguments.

                          Je précise que des personnes étrangères travaillant en France, régulièrement ou irrégulièrement, ont droit à un accès aux soins que je trouve tout à fait normal. Mais il faut bien faire des distinctions. Sinon, nous attirerons les gens malades.

                          Depuis les débuts, les Etats-Unis ont tout à fait compris la nécessité de cette règle, en imposant un contrôle sanitaire strict pour l’entrée des imigrants. Il ne viendrait à l’idée d’aucun français de trouver inhumain qu’il ne puisse émigrer aux EU s’il n’a pas les ressources pour y vivre par ses propres moyens.

                          Alors ne crachons pas une fois de plus sur l’Europe à travers son droit, qui dans l’ensemble, est un des plus avancés et humaniste de la planète.


                          • E-fred E-fred 11 juin 2008 09:29

                            à Jeanclaude

                            Personne ne réagit ici ? Ce monsieur a écrit :"J’ai eu connaissance d’une algérienne qui, en fin de gestation, est venue chez son frêre, habitant au Luxembourg".*

                            Il me semble que le terme "grossesse" serait plus approprié !

                            Votre mère a vêlée pour vous mettre au monde ? Pauv’c..


                          • sisyphe sisyphe 10 juin 2008 16:33

                            Je ne sais pas si "gentil’ est pour toi une insulte, comme ça en a l’air (gentils collabos, gentils humanistes), mais ne projette pas sur les autres tes propres réactions, assume les tout seul...... tu seras gentil !..


                          • Gzorg 10 juin 2008 17:13

                            Bien sur que si sisyphe ton humanisme bobo de gauchiste fais de toi un révolutionnaire de salon, certainement comme ton maitre le Mickey facteur de chez Drucker, votre idéologie nauséabonde de l’humanisme bobo, n’est que le fer de lance la dictature faschiste américaine que tu sert par tes positions.

                            Et oui faudrais réfléchirun peu le sous devellopé du neurone, parce que tes grand principes sont en train de massacrer notre état à coup de cout sociaux exhorbitants..affaiblissant ainsi notre république champs libre est donné a l’empire américain pour broyer tout les peuples de la terre sous ses bottes.

                            Tu es le complice directe des américano-faschistes et ton gauchisme droit de l’hommiste n’est que le paravent du systeme et de tes maitres : les neoconservateur américains.

                             

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