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Accueil du site > Actualités > Europe > La Crise... Et après ?

La Crise... Et après ?

La crise de l’Europe se terminera forcément par le chaos ou la révolution... 

Comment ne pas être stupéfait par l’attitude de notre élite accusant la spéculation internationale d’être responsable de la déroute des marchés ? Non, si l’Europe plonge c’est qu’elle vit au-dessus de ses moyens, que sa croissance est insuffisante pour faire face à son endettement, qu’aucune perspective sérieuse n’est ouverte pour relancer l’investissement et le développement économique compétitif par rapport aux autres acteurs du commerce mondial.

Pour s’en sortir, il ne suffira pas de construire un gouvernement économique européen comme chacun semble le croire. Il faudra que ce gouvernement impose à toute l’Europe un plan de reconquête des marchés mondiaux. Or, une mobilisation des européens dans cette direction ne semble ni possible ni réaliste.

C’est que nous ne disposons pas du cadre idéologique pour lancer cette nouvelle politique. L’élite européenne continue de penser la politique économique avec les outils du passé : fiscalité, subvention, grand emprunt d’un côté et réformes économiques sans envergure de l’autre.

Soyons clair, rien de tout cela ne peut fonctionner au stade avancé de la crise où nous sommes rendus. Ces outils sont dépassés pour de multiples raisons : on le sait, les Etats n’ont plus de marge de manœuvre financière, la population s’accroche avec violence à des avantages sociaux issus de l’ère de la colonisation et du pétrole pas cher, l’Europe à part l’Allemagne ne dispose plus d’un seul savoir faire qui n’ait été copié par les autres, les meilleurs cerveaux européens fuient inexorablement vers d’autres cieux et surtout, personne en Europe n’a le sentiment de participer un projet de société : les européens vivent au jour le jour en espérant en vain que demain sera meilleur qu’aujourd’hui.

Que faire pour remettre les Etats européens en route vers la prospérité et la stabilité ? Il me semble que nous devons provoquer un débat sans précédent autour d’un nouveau projet de société européen : les principaux sujets de ce débat sont explicites : le travail doit-il avoir pour seule finalité l’obtention d’un salaire et le financement de l’Etat, ou bien doit-il contribuer aussi à la construction d’une société plus juste et toujours humaine ? Car dans une société déjà avancée comme la nôtre, le progrès technologique et la concurrence internationale conduisent au résultat opposé (moins de justice et moins de travail humain). Il faut donc poser les bases qui permettront demain le maintien du travail humain alors que potentiellement 80% des fonctions productives et de service pourront être automatisées.

Il faut inventer une nouvelle société et c’est ce projet qui pourrait galvaniser la population européenne. La création d’une économie verte n’enthousiasme pas, mais le développement systématique d’écovilles pourrait avoir un sens bien différent. Penser un travail moins spécialisé, plus polyvalent, et plus convivial est également une orientation. Comment maintenir l’activité humaine face à l’informatique ? Tous les européens doivent-ils nécessairement faire partie de la société marchande ou bien pourrait-on accepter la coexistence de différents systèmes ? Comment régler le boom démographique, la pauvreté du tiers monde, la montée de l’insécurité et des risques écologiques ; le projet de société Européen ne pourrait-il pas s’efforcer de répondre à ces questions ?

L’Europe est une terre de prospérité révolue. Elle découvre ses fragilités et sa dépendance au reste du monde. Elle court à la faillite. La plus sombre issue c’est le populisme et la ruine. La seule solution c’est l’innovation et l’audace. C’est la révolution dans le bon sens du terme. Il est temps de réunir une constituante européenne qui ne fasse pas de la petite politique. Il est temps de dessiner un vrai projet de société européen.

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La Crise... Et après ?

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51 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 13 mai 2010 10:23

    disons merde aux ploutocrates europeens ......... si on les pend pas aux lampadaires....... ou on les cloue aux portes


    • frédéric lyon 13 mai 2010 10:27

      Il se lâche enfin !


    • foufouille foufouille 13 mai 2010 11:15

      c’est la premiere fois
       smiley
      les tiens veulent bien rouvrir « auschiwitz »


    • Arafel Arafel 14 mai 2010 00:02

      A la lanterne !!


    • frédéric lyon 13 mai 2010 10:36

      L’Europe est une terre de prospérité révolue. Elle découvre ses fragilités et sa dépendance au reste du monde. Elle court à la faillite. 


      Calmez-vous, calmez-vous !

      Allez plutôt prendre un bol d’air frais et rappelez-vous qu’une affirmation, même prononcée sur un ton péremptoire, ne constitue pas une démonstration.

      Il me semble que le fait que l’Economie des pays développés deviennent une économie de service du secteur tertiaire, et non plus une économie de production matérielle, fait perdre la tête à beaucoup.

      Mais cela ne devrait pas trop vous concerner, n’êtes vous pas avocat ?

      • foufouille foufouille 13 mai 2010 11:17

        "Il me semble que le fait que l’Economie des pays développés deviennent une économie de service du secteur tertiaire, et non plus une économie de production matérielle, fait perdre la tête à beaucoup."

        lequel ?
        pour les bourgeois uniquement !
        meme pour les services a la personne (riche) il sufit d’importer du sans papiers ou de delocaliser les pauvres !


      • rastapopulo rastapopulo 13 mai 2010 12:12

        Il me semble que le fait que l’Economie des pays développés deviennent une économie de service du secteur tertiaire, et non plus une économie de production matérielle, fait perdre la tête à beaucoup.

        Technique d’un empire pour imposer un état de soumission. L’Europe pourrait aller bien si ce qu’elle produisait ce qu’elle consommait comme bien technique. Ajoutons à ça, un minimum de partage de technologie entre nations souveraines et la dynamique serait énorme.

        Mais non, tout 2 vous vous enfoncer dans ce modernisme qui n’en est pas un. Le libre échange est moderne ? Allez voir de quelle époque il date et à qu’elle élite elle servait, ça n’a pas changé !


      • Alpo47 Alpo47 13 mai 2010 10:48

        Il me semble que deux, au moins, des présuppositions de l’auteur sont erronées :

        D’abord : " ... si l’Europe plonge c’est qu’elle vit au-dessus de ses moyens, que sa croissance est insuffisante pour faire face à son endettement, qu’aucune perspective sérieuse n’est ouverte...« .
        Ici, je pense que c’est parce qu’elle construit une société profondément inégalitaire, basée sur le pillage des ressources par les »élites« que l’europe est en train de s’effondrer. Et c’est heureux. Les masques tombent. Ces moyens existent, simplement, ils ne sont pas dans les poches des 95% de la population.

        Puis : »... Que faire pour remettre les Etats européens en route vers la prospérité et la stabilité ? Il me semble que nous devons provoquer un débat sans précédent autour d’un nouveau projet de société européen...« .
        Ici, l’auteur s’inscrit dans un projet qui ne saurait être que Européen. Or, c’est le principe même de l’europe et de l’euro qui crée la crise, et c’est ce principe qui est rejeté par les peuples, auxquels on s’efforce de ne plus demander leur avis. Le projet actuel n’a pour seul but que de construire un »terrain de jeu«  pour les multinationales, bien entendu au détriment des individus. Le seul projet qui deviendrait acceptable devra D’ABORD rechercher la sécurité et l’amélioration des conditions de vie des individus .

        Et : »...la population s’accroche avec violence à des avantages sociaux issus de l’ère de la colonisation et du pétrole pas cher...« .
        Tiens, tiens... d’après l’auteur, c’est donc à la »population« d’accepter des reculs sociaux et de faire des sacrifices... par exemple en remboursant les centaines de milliards donnés aux banques, ou en acceptant les multiples exonérations et avantages des gros revenus ? Suis je en train de rêver ?

        Au vu de son »CV" j’ai du mal à comprendre l’auteur.


        • fifilafiloche fifilafiloche 13 mai 2010 19:04

          De quelles ressources parlez vous, Alpo ? oO


          L’Europe occidentale se caractérise par justement la pauvreté de son sol en ressources comparativement à des continents comme l’Amérique du Sud et l’Afrique. L’éducation ? La nécessité de truquer les chiffres du chômage a fait augmenter le nombre d’années d’étude, mais pas le niveau. La main d’oeuvre ? Nous sommes le continent dont la moyenne d’âge est la plus élevée au monde. Les savoirs faire industriels ? Ils ont été troqués à la Chine en échange de promesses d’accès à son marché intérieur.

          Face à ce manque cruel de ressources, les Etats du Sud ont fait jouer au maximum les instruments financiers, fait pression sur la BCE pour conserver des taux d’intérêts quasi nuls corrigés de l’inflation, encouragé les bulles spéculatives mobilières et immobilières. Mais ces valorisations étant éloignées du pouvoir d’achat des ménages pour l’immobilier, et des profits futurs pour les entreprises, le pot belge des taux d’intérêts nuls ne fait plus d"effet et la réaction est désormais cycliquement dépressive.

          La facture à payer est à la hauteur de l’inconscience budgétaire de 40 ans d’Enarquie complaisante.



        • Alpo47 Alpo47 13 mai 2010 22:33

          D’abord des ressources financières, en faisant porter le poids de l’impot sur les classes moyennes, puis les biens ou entreprises publiques, vendues aux amis .
          Faut il vraiment refaire l’histoire de la répartitions des revenus ?

          Le « système » actuel est tout simplement organisé comme une captation vers le haut de la pyramide sociale, les « élites ».

          Seuls, les « aveugles-sourds-muets-autistes » ne le voient pas encore .


        • patdu49 patdu49 13 mai 2010 10:52

          T’es utopiste, progressiste, etc ...

          oui faudrait comme tu dis, inventer un autre système, ...
          mais comment lutter, là est la question ..

          contre des personnes qui detiennent, les pouvoirs, les médias, les richesses, qui sont formatées comme des cartes de crédit, pour qui l’humain, ne veut rien dire, la seule chose qui les intéresse, c’est leur nombril, leur égo ...

          même sans voir encore si loin et si large que l’Europe, en France seulement, c’est la cata, un niveau de la politique intérieur ..

          -justice à 2 vitesses
          -justice social catastrophique
          -inégalités épouvantables
          -pauvreté insoutenable, des jeunes sont à la rue, avec ZERO€ pour survivre ..
          -emplois débiles, inutiles, d’arnaques, avilissants, basés sur la sur-conso, sur la concurrence inutile, on fourni de la main d’oeuvre gratos a des riches exploiteurs, abus de stagiaires, contrats aidés, travaux forcés sous peine de radiation et de coupure des maigres allocations etc ...
          -répression sur les pauvres, alors qu’on les pousse à être dans l’illégalité (question de survie), je suis moi même hors la loi, j’ai la chance d’avoir à 2 reprises, bénéficié de l’indulgeance des flics, qui ne m’ont pas enfoncés + bas.
          -évasion fiscale à grande échelle, paradis fiscaux ..
          -castes de privilégiers ( y compris dans ta profession) .. t’as vu le nombre d’avocats pourris au gouvernement ?? ... d’avocats d’affaires etc ? une sur-représentation incroyable ..

          à part une bonne révolution, je ne sais pas ce qui pourrait inverser cette politique destructrice et inhumaine ..


          • sylvie 13 mai 2010 11:08

            patdu49 tu as oublié l’incroyable budget militaire, la guerre en Afganistan, les troupes d’occupation un peu partout en Afrique pour protéger les intérêts privés , les guerres à venir et le budget de la recherche détourné à but militaire.
            Bonjour l’auteur, article dur mais surement correct, plusieurs économistes ne voient de solutions que dans le retour à une économie localisée , genre régionale qu’en pensez vous ?


          • patdu49 patdu49 13 mai 2010 11:34

            on est sous une dictature néo-libérale capitaliste ..

            et j’ai toujours considéré, perso, notre président comme un petit dictateur aussi, ainsi que ses collabos.

            de toutes façons ce mec à rien à envier à Hitler, quand on laisse des gens dans la misère et qu’on fait de le repression dessus, quand dans un des pays les + riches du monde, on laisse des jeunes de moins de 25 ans à la rue sans un rond, et qu’on fait des boucliers fiscaux pour ses potes, les ordures qui se nourrissent de la misère des autres, qui spéculent sur la vie des gens, on à bien un cerveau de CRIMINEL… on a bien a faire a des malades pervers narcissiques de la pire espèce, qui mériteraient d’être internés dans leurs propres créations d’hopitaux-sécuritaires pour malades dangereux..

            suffit d’avoir à la tête de l’europe, des mecs tout aussi aussi malades, et on va vers un désastre ...

            en même temps ils sont élus par leur peuple ... tout comme Hitler avait été élu par son peuple ...
            moi je suis sur le cul de voir des gens voter pour des malades psychiatriques dangereux ..


            • curieux curieux 13 mai 2010 13:20

              Que veux-tu. Les français racistes ont élu un étranger arriviste qui n’en a rien à foutre de la France, qui s’occupe plus de sa petite taille, de son périnée, de ses couilles et de la merde du Cap Nègre.


            • Fianchetto 13 mai 2010 14:12

              Vous avez parfaitement raison Pat , les Français ne s’imaginent pas à quel point ce sinistre personnage peut-être néfaste pour le pays , un véritable danger , c’est un traitre à la botte de l’empire du mal et doit être considéré et traité comme tel !
              Ce n’est pas du désamour , mais de la haine...et il ose penser un seul instant à se représenter , ces gens-là n’ont aucune honte...


            • raissa 27 mai 2010 09:16

              bien d’accord avec toi Patdu49, j’ai eu tellement peur en 2007, que j’ai voté ségo qui ne vaut guère mieux, je le concède, mais qui au moins n’a pas le profil du parfait petit dictateur.

              France, qui s’affuble du nom de pays des droits de l’homme c’est à pisser de rire ou à pleurer !!!!


            • BA 13 mai 2010 11:54

              Bruxelles veut contrôler en amont les budgets nationaux.

              La Commission de Bruxelles a jeté un pavé dans la mare, mercredi 12 mai. Dès 2011, elle propose que les grandes lignes des projets de budgets nationaux lui soient communiquées au printemps, et examinées par les ministres européens des Finances, avant même que les parlements nationaux se prononcent.

              (Dépêche d’agence)

              Citoyens français !

              Citoyens français, laissez-moi vous présenter vos nouveaux maîtres :

              José Manuel Durão Barroso

              Catherine Ashton

              Viviane Reding

              Joaquín Almunia

              Siim Kallas

              Neelie Kroes

              Antonio Tajani

              Maroš Šefčovič

              Janez Potočnik

              Olli Rehn

              Andris Piebalgs

              Michel Barnier

              Androulla Vassiliou

              Algirdas Šemeta

              Karel De Gucht

              John Dalli

              Máire Geoghegan-Quinn

              Janusz Lewandowski

              María Damanáki

              Kristalina Georgieva

              Günther Oettinger

              Johannes Hahn

              Connie Hedegaard

              Štefan Füle

              László Andor

              Cecilia Malmström

              Dacian Cioloş

               

              http://fr.wikipedia.org/wiki/Commission_Barroso_II


              Maintenant, si vous n’êtes pas contents, vous devrez vous adresser aux oligarques cités ci-dessus.

              Fin de la démocratie française.

              Début de l’oligarchie européenne.


              • JL JL 13 mai 2010 12:01

                Allons jusqu’au bout de la logique : supprimons le parlement et le sénat !  smiley

                Cette logique est stupide : même si on supprimait toutes les charges, les salariés français ne seraient pas concurrentiel.

                La seule alternative est la suivante : ou bien accepter de devenir un pays en ruine ou bien redevenir souverains. Ou bien rester dans cette UE au service de la finance internationale qui n’aura de cesse que lorsqu’elle aura acheté en France tout ce qui a de la valeur, ou bien descendre dans la rue et virer tous ceux qui ont trahi leurs électeurs, par action ou par omission.


              • JL JL 13 mai 2010 11:55

                C’est nouveau mais ça ne trompe guère : un discours néolibéral de plus !


                • rastapopulo rastapopulo 13 mai 2010 12:15

                  De l’inconséquence de cracher sur le savoir technique de la production et de penser construire une société de service de rentiers incapable de fabriquer concrètement ce qu’il utilise !


                  • sisyphe sisyphe 13 mai 2010 13:49

                    Comment ne pas être stupéfait par l’attitude de notre élite accusant la spéculation internationale d’être responsable de la déroute des marchés ? Non, si l’Europe plonge c’est qu’elle vit au-dessus de ses moyens

                    Comment ne pas être stupéfait devant autant d’aveuglement ?

                    C’est quoi « vivre au dessus de ses moyens » pour les millions et millions d’européens vivant au dessous du seuil de pauvreté (de plus en plus nombreux) ?
                    Faut qu’ils arrêtent de bouffer ?

                    Alors que les richesses produites n’ont jamais été aussi importantes, l’auteur nous répercute in extenso le discours du FMI et de la Banque Mondiale ; haro sur les pauvres, et vive les banksters.

                    Si l’auteur arrive encore à pouvoir penser autrement que par les automatismes de son esprit formaté, je lui conseille fortement de lire le « Canard enchainé » de cette semaine ; où il est expliqué, clairement, comment les spéculateurs ont continué à serrer le garrot autour des états, pour obtenir gain de cause ; les 750 milliards qui vont leur permettre de continuer de parier sur la faillite des états européens, déjà saignés par le renflouement des banques, pour une crise qu’ils ont entièrement provoquée, justement, par leurs jeux spéculatifs.

                    Article de propagande libérale, de désinformation et de mensonges honteux.
                    A jeter à la poubelle.


                    • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 13 mai 2010 14:00

                      Pareil que Sisyphe.


                    • sisyphe sisyphe 13 mai 2010 14:09

                      Une autre analyse ...  : (extrait) :

                      « Marchés euphoriques », a titré à sa Une le quotidien économique La Tribune, le 11 mai. Même ton pour Libération qui a parlé des « Bourses euphoriques ». Euphoriques, les « marchés », en fait les banquiers et les spéculateurs de haut vol, peuvent l’être : l’Union européenne leur offre 750 milliards d’euros. Pas étonnant que, au lendemain de la signature de ce plan, les actions des grandes banques aient augmenté de 20 à 25 %.

                      Les « marchés » pavoisent. Et ils ont de quoi, eux qui depuis des mois, sinon des années, parient sur la banqueroute des finances publiques de certains pays (Grèce, Portugal, Espagne...). Pour boucler leurs fins de mois, ces États en sont réduits à accepter les taux de crédit usuraires de ces banques. Ensuite, déstabiliser des pays de la zone euro a provoqué la chute importante de leur monnaie commune, ouvrant ainsi aux financiers un boulevard de spéculation sur les monnaies. Enfin la situation ainsi créée, menaçant de faire exploser l’eurozone, voire cette Union que les bourgeoisies d’Europe ont eu tant de mal à mettre sur pied, a acculé l’Union européenne à sortir son chéquier.

                      Elle a donc signé pour 500 milliards d’euros, auxquels s’ajoutent 250 autres du Fonds monétaire international (FMI), le tout avec la garantie de la quasi-totalité de l’Union européenne, dont deux des cinq premières puissances mondiales, l’Allemagne et la France.

                      Ainsi, l’Europe va prêter à certains de ses membres de quoi satisfaire les financiers qui les ont mis à genoux. En prime, la Banque centrale européenne (BCE) a donné son accord pour racheter aux banques les emprunts d’État ne valant plus grand-chose qu’elles détiennent, contrepartie de leur spéculation sur la dette grecque, espagnole, italienne, anglaise, française ou autre.

                      Aux États-Unis, les institutions fédérales avaient, au plus fort de la crise sur les « subprimes » de 2007, racheté aux banques leurs titres spéculatifs dévalués, ce qui les avait sauvées de la faillite. La BCE va, pour la même raison, permettre à ses banques de faire le ménage. En même temps, elles pourront prélever leur dîme sur toute l’opération, puisque c’est à elles que l’Europe et le FMI vont s’adresser pour financer leur « plan de sauvetage ».

                      Dans le même temps, on présentera l’addition de ce racket gigantesque, comme on l’a vu en Grèce, aux travailleurs, chômeurs, retraités... alors qu’ils ne sont pour rien dans la crise.

                      En France, Fillon a beau refuser le mot « austérité », c’est d’une nouvelle attaque généralisée contre les citoyens qu’il s’agit.

                      Les capitalistes et les banquiers préfèrent de plus en plus mettre leur argent dans la spéculation financière, au profit immédiat et en fait sans risque. La spéculation sur la dette des États en fait partie. Et ils se tournent vers les États en leur faisant le chantage suivant : ou vous nous donnez directement tout ce que nous voulons, ou nous vous acculons à la faillite. Et cela marche, on vient d’en avoir la preuve !
                      (...)


                    • foufouille foufouille 13 mai 2010 14:10

                      Une banque islandaise réclame 2 milliards à d’ex-dirigeants et actionnaires

                      12.05.10 - 12:49

                      La banque islandaise Glitnir, nationalisée en urgence en 2008 pour éviter une faillite généralisée du pays, a annoncé mercredi avoir déposé une plainte devant la cour suprême de l’Etat de New York (Etats-Unis) réclamant 2 milliards de dollars (1,6 milliard d’euros) à d’ex-dirigeants et gros actionnaires.

                      "La Banque Glitnir annonce avoir entamé une action en justice devant la cour suprême de l’Etat de New York contre Jon Asgeir Johannesson, son ancien principal actionnaire, Larus Welding, ancien directeur exécutif de Glitnir, Thorsteinn Jonsson, son ancien président, et d’autres anciens directeurs, actionnaires et tierces parties liées à M. Johannesson, pour avoir frauduleusement et illégalement détourné 2 milliards de dollars de la banque", écrit Glitnir dans un communiqué daté de New York.

                      Les propriétaires des trois ex-grandes banques islandaises Kaupthing, Landsbanki et Glitnir, nationalisée en 2008, sont accusés dans un récent rapport parlementaire d’avoir abusé de leurs positions en touchant des prêts « inappropriés ».

                      Quatre dirigeants de la Kaupthing ont été arrêtés ces derniers jours à Reykjavik sur ordre du procureur qui enquête sur la faillite des trois banques. Le président du conseil d’administration de la Kaupthing de 2003 à 2008, Sigurdur Einarsson, fait lui l’objet d’un mandat d’arrêt d’Interpol.

                      http://www.rtbf.be/info/economie/une-banque-islandaise-reclame-2-milliards-usd-a-dex-dirigeants-et-actionnaires-216827



                    • sisyphe sisyphe 13 mai 2010 14:13

                      Et encore ....

                      C’est à une gigantesque prise d’otages des salariés grecs par les spéculateurs, habillés du nom plus aimable d’ « investisseurs » ou de « marchés financiers » que nous assistons.

                      la suite...


                    • perlseb 13 mai 2010 19:24

                      Pareil que sisyphe.

                      Avant d’accuser les peuples de vivre au-dessus de leurs moyens, il faudrait peut-être regarder ce qu’une minorité infime de riches possède. Si en coupant la tête à cette minorité infime et en s’appropriant leur capital issu de l’exploitation de millions de travailleurs on a assez de ressources pour éradiquer la misère (c’est le cas), alors c’est que c’est cette minorité infime qui vit au-dessus de ses moyens et pas le peuple.

                      On s’apercevra aussi que ces gens indispensables, soit-disant créateur richesse alors qu’ils ne font que s’installer en haut de pyramides qu’ils créent de toutes pièces, ne nous manqueront pas plus avec la tête coupée : les cimetières sont pleins de gens indispensables.


                    • Peretz Peretz 13 mai 2010 19:43

                      Parfaitement Sisyphe. Vivre au-dessus de ses moyens n’oblige pas à se serrer la vis automatiquement. Il suffirait d’augmenter ces moyens (croissance), ce qui est techniquement possible mais qui n’arrangerait pas les financiers. Quant à espérer quelque chose de l’Europe, il faudra attendre une bonne centaine d’années. Et avant tout il faudrait commencer par refaire notre propre constitution qui en a grand besoin avant d’espérer une instituion valable au niveau européen. L’actuelle U.E. et ses traités est devenue nulle et non-avenue. L’auteur a pris un mauvais point de vue en cherchant à appuyer la direction actuelle prise par nos zélites, qui veulent absolument avoir raison et continuer à profiter du système devenu criminogène en le prolongeant.


                      • PhilVite PhilVite 13 mai 2010 14:26

                        Qui a voulu la mondialisation, et pourquoi ?

                        Autrement dit, à qui profite le crime ?

                        La réponse à cette question commence à être clairement établie.

                        L’Europe n’est une terre de prospérité révolue (comme vous dites) QUE parce que nos zélées zélites nous on mis à poil devant la concurrence déloyale de pays à niveau de vie 20 fois inférieur au nôtre. Ce faisant elles ont rempli les poches de leurs maîtres discrets de la haute finance mondiale (et les leurs aussi au passage, faut pas déconner !), et vidé les nôtres (de quelques milliards de plus, très récemment !).

                        Mettre en oeuvre une politique qui nous sorte de ce merdier supposerait, au minimum, de disposer d’une classe politique honnête et loyale à ceux qu’elle représente, ET sévèrement burnée. Il est clair que nous n’avons pas ce minimum.

                        Tant que nous n’aurons pas rétabli une représentation nationale digne de son appellation, rien ne pourra changer (conformément au célèbre adage « Commence par balayer devant ta porte ! »).
                        Notre énorme problème actuel est à la base un problème de dysfonctionnement démocratique.


                        • foufouille foufouille 13 mai 2010 14:44

                          les cultos sont aussi touches
                          vont remonter a paris (avec les fusils ?)


                          • JL JL 13 mai 2010 15:20

                            Bon, je crois que la messe est dite : l’auteur a publié trois articles en un an, et un seul commentaire ! Un lobbyiste des thèses libérales.


                            • Alexandre Genko-Starosselsky Alexandre Genko-Starosselsky 13 mai 2010 17:41

                              Parce que je n’ai publié que trois articles , vous faites cette déduction ! C’est curieux. 

                              D’une manière plus large je suis un peu navré par toutes les réactions qui me reprochent , en résumé, de faire le jeu « des puissants » alors qu’en réalité seuls ces derniers seraient responsables de la crise et devraient en payer les conséquences.
                              Il suffit de lire mon blog http://lazko.over-blog.com/ pour se rendre compte, que non seulement je publie plus que trois articles par an, mais surtout que je ne suis absolument pas un partisan à tout crin des thèses libérales ! J’ai même publié dans une revue pour la décroissance !

                              En revanche, cela ne m’interdit pas de considérer avec lucidité ce qui se trame aujourd’hui. Dans le jeu bien libéral du monde d’aujourd’hui la France et l’Europe plus généralement n’offrent pas de solution sérieuse (et ne peuvent pas en offrir, car comme vous en témoignez si bien, vous pensez à tort que le déclin de l’Europe ne provient que de son élite bancaire et politique alors que le problème est bien celui de la compétitivité) ... Rassurez vous, il y a les mêmes banquiers et les mêmes politiciens en Chine ou aux States. Et pourtant, ils sont plus forts que nous dans le grand monopoly de l’économie mondiale. 

                              Pour ma part, étant conscient qu’une partie importante de la population européenne ne veut plus « jouer le jeu » du libéralisme et « payer pour les spéculations des banquiers » j’ai proposé que les pays européens autorisent ceux qui le souhaitent de constituer des territoires « non marchands » ou dé libéralisés, si vous préférez.

                              Mais pour ceux qui veulent continuer à avoir accès à la société de consommation (pauvres ou riches), il faut bien comprendre que les banques font partie du jeu, et que la compétition mondiale nous impose en quelque sorte de nous aligner sur les moins disant.

                              Sachez qu’aucun état n’a donné d’argent aux banques comme je le lis ci-dessus. Toutes les banques ont été renflouées avec des prêts. En revanche, certains industriels par exemple Renault et Peugeot en France ont bénéficié d’avantages fiscaux (donc de dons) considérables pour leur permettre de traverser cette « mauvaise passe ».

                              Oui il y a malheureusement beaucoup de pauvres en Europe et parce que l’Europe ne compte que sur le développement de l’économie marchande pour régler ce problème, il y aura encore plus de pauvres à l’avenir en Europe. Car c’est en Chine ou en Inde que l’économie marchande résorbe la pauvreté. Chez nous elle produit l’effet inverse (en raison du haut niveau technologique couplé au coût important de la main d’oeuvre).
                               
                              Donc au lieu de sortir dans la rue pour protester ou accuser les autres ! demandez le droit de sortir de l’économie marchande. En revanche, si vous y restez - travaillez, innovez et redonnez un élan au projet social. 

                              Bonne journée à tous,

                            • sisyphe sisyphe 13 mai 2010 18:25

                              Donc au lieu de sortir dans la rue pour protester ou accuser les autres ! demandez le droit de sortir de l’économie marchande. En revanche, si vous y restez - travaillez, innovez et redonnez un élan au projet social.

                              C’est ça !

                              Marche ou crève !

                              Le monde, tu l’aimes ou tu le quittes !

                              Vous n’êtes qu’un petit lobbyiste, qui avance masqué.

                              Oser commencer un article par votre première phrase est ; soit le fait d’un aveuglement total (je n’y crois pas ; les faits sont maintenant, notamment sur le net, à la disposition de tous)
                              soit d’une désinformation totale, par ; idéologie, cynisme, ou intérêts personnels.

                              Le monde entier est mis en coupe réglée par les spéculateurs, profitant de la dictature du système libéral financier, destinée à supprimer les états, les pays, les démocraties, et vous osez venir dire que ce n’est pas le fait des spéculateurs, et que les européens vivent au dessus de leurs moyens ?

                              Votre baudruche vient de se dégonfler, mon vieux ; allez, de l’air...


                            • foufouille foufouille 13 mai 2010 18:46

                              "Car c’est en Chine ou en Inde que l’économie marchande résorbe la pauvreté. Chez nous elle produit l’effet inverse (en raison du haut niveau technologique couplé au coût important de la main d’oeuvre)."
                              faux
                              lie au pouvoir d’achat en monnaie locale, cout du transport et paradis fiscaux
                              ’ bien une charogne liberale


                            • Le péripate Le péripate 13 mai 2010 19:01

                              On croit rêver : voici un article gentiment gogoche tendance écolo écrit par quelq’un qui a bien d’autres préoccupations que la politique (son blog en témoigne), et voila que trois tarés parmi les plus connus d’Avox lui tombent dessus à bras raccourcis au nom de à mort le libéralisme.

                              Quel foutoir...


                            • foufouille foufouille 13 mai 2010 20:32

                              ben ..........
                              il sent le « je veut que mon culto me tire dessus a coup de fusil »
                              nan ! pitie ! je suis communiste ! je rigolais !
                              le peripate aimes les subventions !
                              pan ! pan ! (le lapin a tuer le chasseur)
                              aaaaaarrrrgh !
                              (cris du liberal pendu au lampadaire par les tripes)
                               smiley


                            • Le péripate Le péripate 13 mai 2010 21:39

                              Toi, t’es vraiment frappé.


                            • foufouille foufouille 13 mai 2010 21:46

                              et toi un libertasplusrien

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