Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Europe > La faute à l’euro... depuis 40 ans ?!

La faute à l’euro... depuis 40 ans ?!

Le chômage augmente, et il va continuer encore à augmenter pendant au moins un an, malgré les mesures à prendre (et absolument nécessaires, mais seront-elles prises ?), car elles n'auront pas d'effet visible sur le chômage immédiatement. 

Si le chômage persiste depuis 40 ans, c'est que les vrais problèmes ne sont toujours pas traités. Les baisses sous Jospin, puis avec la droite, ne doivent pas faire illusion, elles ont été trop ponctuelles, et le déficit commercial français, en hausse régulière depuis des années, est vraiment alarmant.

Du fait de l'habitude prise en France de déficits budgétaires chroniques depuis près de 40 ans, les problèmes à traiter ont été mis sous le tapis de la dette publique, qui a commencé à enfler, enfler, enfler...

Et l'on nous bassine que c'est la faute à l'euro... alors que notre décrochage date de bien avant la mise en place de la monnaie unique !

Quelle France dans 10 ans. Rapport de Jean Pisani FerryC'est au rapport de Jean Pisani-Ferry sur "la France en 2025" [1], à une note du Trésor et à l'avis de Jean Peyrelevade que nous faisons appel pour conclure, car ils synthétisent brillamment notre pensée, sur l'état de la France. Nous faisons en fin d'article de larges extraits du papier correspondant, paru dans le Nouvel Economiste d'il y a peu.

Et nous sommes bien d'accord sur le lien avec l'euro, qui a joué un rôle, mais d'anesthésiant...

Les articles sur l'euro, sur le drame que représenterait pour la France la monnaie unique, sur l'épouvantable Union européenne et ses horribles eurocrates bruxellois, sont légion sur Agoravox. Et le lecteur pourrait finir par se laisser toucher par cet euroscepticisme dévastateur, car dénué de grand fondement.

Bien sûr il est possible de faire des comparaisons entre pays qui sont dans la zone euro, et ceux qui n'y sont pas, mais il y a tellement de paramètres qui jouent, et sur des années, que ces comparaisons sont le plus souvent très peu fondées.

AgoraVoxLes commentaires que j'ai écrits (et que j'ai dû interompre faute de temps) en réponse à ces nombreux articles présents sur AgoraVox consistent en gros à dire que :

  • les avis donnés par des Français sur la situation de la zone euro souffrent le plus souvent de lunettes frano-françaises, portant le regard sur la situation d'autres pays qui n'ont pas nécessairement les mêmes problèmes que la France
  • ils supposent trop souvent que nous serions dans une économie fermée, et qu'il suffirait d'une relance de la consommation (par augmentation du déficit budgétaire) pour relancer la croissance en France, sans inconvénient pour le déficit commercial (regardez ce qui s'est produit en 1981-83...), et sans effet positif et durable sur les fondamentaux de l'économie française
  • ils sont pétris de raisonnements 'socialistes' sur les entreprises et les patrons, sur les actionnaires qui s'en metrraient plein les poches, et dont le seul plaisir quotidien consisterait à savoir jusqu'à combien de personnes on va pouvoir licencier
  • ils méconnaissent la réalité économique quotidienne des entreprises françaises, qui sont essentiellement des PME, ne disposant pas des possibilités qu'ont les entreprises du CA40 pour diminuer leurs impôts
  • ils font l'impasse sur le niveau exceptionnellement bas des marges des entreprises françaises, et font croire qu'il serait possible d'investir quand il n'y a pas d'argent dans les caisses, et alors que les banques françaises ont perdu depuis des décennies l'habitude de prêter de l'argent aux PME, faute de garanties
  • ils laissent ainsi penser que la très faible compétitivité-coût n'est pas un problème, en faisant croire que les mesures qui permettraient une meilleure compétitivité -hors coût (celles qui permettraient de monter en gamme notamment, ou d'assurer une meilleure satisfaction du client) seraient possibles dans un contexte incroyablement défavorable
  • ils méconnaissent les avantages, et les contraintes d'une économie ouverte, globalisée, et les atouts fantastiques dont la France et ses entreprises disposent, ou disposeraient si les entreprises françaises n'étaient pas entravées par d'énormes boulets aux pieds alors que leurs concurrentes sont particulièrement agiles, dans les pays développés, qu'il soient en UE ou non, et de plus en plus dans les pays émergents
  • ils se méprennent sur les nécessaires délocalisations, qui ne sont pas à diaboliser mais à intégrer dans la stratégie des entreprises françaises (et donc de l'Etat français) de façon intelligente ; l'industrie automobile allemande a montré l'exemple aussi dans ce domaine, sous-traitant massivement dans les pays de l'Est mais gardant en Allemagne une part très importante, à forte valeur ajoutée, de la production
  • ils se bercent d'illusion à la pensée que les entreprises peuvent (encore et toujours) payer, que les investisseurs ne sont pas nécessaires, qu'ils peuvent partir à l'étranger
  • ils s'appuient sur la force illusoire que représenterait le fameux taux de productivité horaire - record français, sans voir que ce record est obtenu par exclusion massive de travailleurs (donc au chômage, ou à temps trop partiel), par un nombre d'heures travaillées encore faible, et par une proportion de personnes à la retraite croissante
  • ils méconnaissent l'ampleur du goufre que représente le déficit chronique de la Sécurité sociale, dont nous avons aussi pris l'habitude de le cacher dans une dette croissante qui devient également abyssale

Mes commentaires consistent aussi à mentionner que l'euro, et l'Union Européenne sont des boucs émissaires faciles : Euros. Billets

  • ces avis essaient d'accéditer l'idée que les problèmes de la France viennent nécessairement de l'extérieur, et donc de l'Union européenne, des traités que la France a signés par simple obligation responsable
  • les problèmes dateraient de la mise en place de la monnaie unique
  • les mesures prises dans les pays européens pour rétablir les équilibres financiers seraient contre-productives, et seraient une cause majeure de la faible croissance actuelle dans la zone euro.

Car s'il est bien clair :

  • que les mesures prises dans plusieurs pays d'Europe tendent à réduire la croissance, ce qui n'est pas très positif, temporairement en tout cas,
  • qu'une relance en Europe est possible, du fait de l'absence actuelle d'une dette 'européenne' (au sens spéfiquement UE, ou zone euro), et qu'elle serait bénéfique pour les pays de l'UE (et pour le monde)

il est tout aussi clair que cela ne profiterait pas mécaniquement à tous les pays de la zone euro, de la même manière. Comme l'annonçaient les économistes de tous bords, les 56% de dépenses publiques français ont amoindri en France l'impact de la crise 2008-2011, mais diminueront aussi considérablement l'impact positif en France d'une possible reprise européenne.

il est donc bien vain d'attendre, comme l'a fait François Hollande pendant 2 ans, que cette reprise arrive en Europe, et d'espérer que cela puisse avoir le même effet positif que celui constaté sous Jospin, après le 'sale travail' qu'avait commencé à faire le gouvernement Jupé !

Il convient donc, en revanche, et enfin, de traiter les vrais problèmes en France, en commençant par réduire l'ampleur de ces dépenses publiques, même si cela aura un effet recessif temporaire.

Regards n°44, novembre 2013N'oublions pas un fait essentiel, que ne prennent pas en compte les économistes 'de gauche' : une dépense publique n'est pas nécessairement mauvaise, mais ce qui est grave en France c'est que les dépenses publiques françaises sont, en moyenne, très peu efficientes, comparées aux dépenses publiques de nos voisins, en particulier d'Europe du Nord. Ce n'est que très récemment que cette question commence enfin à être prise en compte. Voir par exemple le thème "PERTINENCE ET PERFORMANCE DE LA DÉPENSE SOCIALE" du n°44 (Novembre 2013) de la revue REGARDS de l'EN3S (Ecole des Dirigeants de la Protection Sociale") [2]

Donc comparer un niveau de dépenses publiques entre France et pays nordiques n'est pas suffisant, il est absolument nécessaire de comparer l'ampleur de l'effet bénéfique de ces dépenses publiques.

En d'autres termes, les contribuables des pays nordiques "en ont pour leur argent", alors que les dépenses publiques françaises sont souvent des puits sans fond, et sans grand retour. Faute notamment d'une démarche pragamatique qui consisterait à évaluer systématiqyuement les effets des lois votées, des règlements ajoutés, des empilements successifs de toutes les mesures prises successivement, sans remettre en question les mesures précédentes. et quelquefois 'préhistoriques', anachroniques.

Le raisonnement ultrakeynésien fait par les économistes de gauche, et le FN au passage, est donc bien vain, car il ne prend pas en compte cette dimension qualitative de l'effet positif des dépenses publiques, et quantitative par ces effets.

Si d'ailleurs il suffisait d'augmenter les dépenses publiques en France, pour retrouver une prospérité bien nécessaire, alors nous serions les champions du monde de la croissance économique, étant donnée l'ampleur de nos dépenses publiques depuis des décennies !

Pour revenir au thème central de cet article : les détracteurs de la monnaie unique ont une logique franco-française sur un sujet éminemment transnational, et ils ne remontent pas assez tôt quand ils font leurs comparaisons intra-européenne.

Et ceci pour pouvoir attribuer à la monnaie unique toutes les tares dont l'économie française fait preuve depuis des décennies...

Le Nouvel EconomisteUn tout récent et excellent article du Nouvel Economiste ("Le décrochage français, …à l’œuvre depuis au moins 25 ans", du 22 juillet 2014) fournit finalement les éléments de synthèse et les citations agrémentant notre papier.

Je ne résiste pas à en reprendre de longs extraits, tellement ils cadrent avec notre sujet  :

"... ce recul se manifeste à l’égard des pays avancés comparables à la France. En vingt cinq ans, le Pib par tête français a reculé de 6 % par rapport à ses compétiteurs de même calibre, souligne le dernier rapport de France stratégie. Et la crise de 2008 et ses conséquences nous a fait passer d’un appauvrissement relatif à un appauvrissement absolu.

Au cœur de ce processus : la faiblesse de nos gains de productivité. Irresponsabilité des politiques, inconséquence des partenaires sociaux, complaisance des médias, indolence de l’opinion publique : la faute du déclin est au minimum partagée entre tous ces acteurs Mais c’est la classe politique qui en n’ayant pas su organiser le sursaut est assurément la plus coupable.

C’est la fin d’un déni collectif et d’un aveuglement tricolore vieux d’au moins 25 ans.

En ouverture de son rapport prospectif sur la France en 2025, Jean Pisani- Ferry, le nouveau commissaire général à la stratégie et à la prospective, pose un diagnostic sans concessions sur l’état du pays. Par rapport à une moyenne de pays ayant un Pib comparable au nôtre en 1988, le Pib par tête français est aujourd’hui inférieur de 6 %.

C’est la première fois qu’un document officiel souligne avec autant de netteté le décrochage français et l’appauvrissement relatif du pays et de ses habitants. En 2003, dans son essai La France qui tombe, Nicolas Baverez avait bien essayé de tirer la sonnette d’alarme mais le message “décliniste” n’était pas passé. Le polémiste focalisait l’essentiel de ses griefs sur les méfaits du conservatisme jospino-chiraquien alors qu’en réalité la responsabilité du déclin est collective, s’étalant sur plusieurs décennies.

... le résultat de cette inconscience collective fait sentir aujourd’hui pleinement ses effets négatifs sur le niveau de vie de la nation.

Jean PeyrelevadeLe banquier Jean Peyrelevade compare le processus à une fuite d’eau : “Au début cela n’a l’air de rien mais au bout de vingt ans, la maison s’écroule.” Au point que la France se trouve quasiment à ce point de non-retour. Ou bien elle réussit à fournir l’effort pour rompre avec ce mal délétère de la régression, ou bien elle échoue et elle connaîtra le sort de ces pays qui, telle l’Argentine de l’entre-deux-guerres, sont entrés dans une phase d’appauvrissement absolu. Un processus dans lequel le pays des gauchos n’est toujours pas sorti trois générations plus tard…

... Une récente note du Trésor a ausculté les performances de croissance du pays depuis les années 70. Sur cette période, la France a présenté un déficit annuel moyen de croissance du Pib par habitant de 0,4 % par rapport aux pays de l’OCDE, soit un recul de plus de 15 points sur la période. Rapporté à l’échelle de la nation, en rythme annuel, cela représente un “manque à gagner” de l’ordre de 8 milliards d’euros. Soit [chaque année NDLR] l’équivalent de 3/4 du trou de l’assurance maladie ou l’intégralité du coût du porte-avion nucléaire Charles-de-Gaulle (y compris sa maintenance).

.. Sur les quatre décennies couvertes par le calcul des experts du ministère de l’Economie, le manque à gagner atteint 300 milliards d’euros soit près d’une année complète de recettes fiscales perdues !

...

Quelle a été la mécanique de ce décrochage ? Il est bien sûr réducteur de chercher une cause unique au déclin français. Dans leur étude les économistes du Trésor n’en pointent pas moins la moindre productivité par tête des travailleurs français depuis le milieu des années 90 comme facteur explicatif du déficit de croissance hexagonal.

Ils soulignent que depuis cette date, “les gains de productivité ne suffisent plus à compenser le recul des heures travaillées”. La diminution des heures travaillées est corroborée par l’institut Coe-Rexecode qui l’estime à moins 10 % depuis 1999. Résultat : c’est en France (avec la Finlande) où la durée effective annuelle moyenne de travail des salariés à temps complet est la plus courte : 1 661 heures en 2013 , soit 186 heures – ou l’équivalent de cinq semaines de travail – de moins qu’en Allemagne ; 120 heures de moins qu’en Italie et 239 heures de moins qu’au Royaume-Uni.

On a longtemps cru que les travailleurs français compensaient leur durée de travail plus courte en étant plus productifs que leurs homologues étrangers. “Cette idée très répandue selon laquelle les exploits français en matière de productivité horaire compensaient la réduction de la durée du travail est fausse”, affirme Jean Peyrelevade. Un jugement validé par les experts du Trésor.

Autre point d’analyse consensuelle chez les économistes : le ralentissement des gains de productivité renvoie à l’insuffisance des investissements de modernisation, elle- même liée à l’insuffisance des moyens financiers des entreprises.

Mais pour Jean Peyrelevade, le “tableau” français s’aggrave surtout du fait que les salaires réels par tête ont continué à croître plus vite que la productivité par tête moyenne. “Il s’est installé au cœur du système de production du pays un foyer de perte permanente de compétitivité lente et cumulative”, décrit le banquier. Et ce foyer est à l’origine du mal français.

...

Le mal remonte à loin, aggravé par les erreurs des politiques. Gauche et droite, les torts sont partagés. Après le premier choc pétrolier de 1973-1974, Jacques Chirac, alors Premier ministre, choisit de faire peser l’ajustement sur les entreprises et non pas sur les ménages. En 1982, les socialistes abaissent l’âge de la retraite à 60 ans, à contre-courant de l’augmentation de l’espérance de vie, et en 2000, ils font passer la France aux 35 heures, seule dans le monde. Question : comment ce mal de la sous-productivité a-t-il pu s’enkyster à ce point dans le système sans susciter de réaction d’autodéfense ? En réalité, la France a vécu au-dessus de ses moyens en recourant tout au long de ces années-là à l’endettement pour compenser sa faiblesse productive.

Il y a eu depuis 2000 l’effet anesthésiant de la monnaie unique. Sous la protection de l’euro, la France a pu laisser dériver ses comptes et ses coûts sans en passer par une dévaluation de son taux de change. Dans cet environnement permissif, les rares lanceurs d’alerte lucides sur l’état du pays – Artus, Attali, Baverez, Camdessus, Pébereau – n’ont guère été crus ni a fortiori écoutés. Un refus de voir la réalité qui n’a d’égal que l’irresponsabilité de la classe politique dans son ensemble. “Les politiques, majoritairement des fonctionnaires, apparaissent déconnectés des réalités économiques et addicts à la dépense publique. Au fond ils ne s’intéressent pas à l’économie, ni a fortiori à la croissance économique.

 Sous la protection de l’euro, la France a pu laisser dériver ses comptes et ses coûts sans en passer par une dévaluation de son taux de change. Dans cet environnement permissif, les rares lanceurs d’alerte lucides sur l’état du pays – Artus, Attali, Baverez, Camdessus, Pébereau – n’ont guère été crus ni a fortiori écoutés. Un refus de voir la réalité qui n’a d’égal que l’irresponsabilité de la classe politique dans son ensemble. “Les politiques, majoritairement des fonctionnaires, apparaissent déconnectés des réalités économiques et addicts à la dépense publique. Au fond ils ne s’intéressent pas à l’économie, ni a fortiori à la croissance économique."

Dessertine_Ceci n'est pas une crisePour conclure : la situation française est très grave, et ce n'est pas avec des mesurettes que l'on sortira le pays de l'ornière. Ni en attendant que les bonnes nouvelles (relance, croissance) arrivent de l'extérieur, mais en commençant enfin le travail de fond qui nous fait tant défaut, et qui a tant réussi à l'Allemagne, et avant elle à de très nombreux pays comme la Suède, le Canada, la Nouvelle Zélande, l'Australie. Et en retroussant nos manches, et non, pour les politiques et François Hollande en particulier, en essayant d'endormir les Français sur la situation.

Mais non, définitivement non, l'euro n'est pas la source de nos problèmes. Dans la situation présente, les effets de l'euro sont ambivalents, il permet à l'Etat d'emprunter chaque année à un taux bas les sommes coloosales nécessaires, évite les dévaluations répétées (et qui nous obligeant à regarder les choses en face), et pourrait aussi nous endormir.

Dessertine_en tout espoir de causeEn aucun cas il ne faut nous réjouir de cet accès très tempooraire à des taux historiquement bas, car la situation tempérée actuelle pourrait se transformer très vite en tempête dramatique, pour la France et les Français, mais aussi pour l'Europe (la France s'est portée grarante, avec l'Allemagne, des pays du Sud) et même extrêmement mauvais pour l'économie du monde. Et ça, les Français n'en sont absolument pas conscients malgré les alertes répétées d'un Philippe Dessertine, dans ses livres, par exemple.

Et ce n'est vraiment pas en gaspillant de l'énergie et du temps sur les 'effets supposés désastreux' de l'euro que nous règlerons les problèmes, bien réels, de la France et des Français, ni bien sûr des européens.

[1] Voir par exemple l'extrait de l'article : "Voilà à quoi ressemblera la France en 2025 selon le rapport Pisani-Ferry" : Le rapport "fixe comme priorité de ramener la dette publique à 75 % du PIB et de parvenir à 50 % de PME innovantes et investir 2 % du PIB dans la recherche et développement.

"Il ne s'agissait pas pour nous de faire de la futurologie mais de prendre du recul sur les problèmes d'aujourd'hui. Viser le long terme pousse à être ambitieux", explique encore l’économiste dans les colonnes du quotidien du soir."

[2] L'interview de M. Raymond Doubie, à partir de la page 105, est d'ailleurs très intéressant. Ainsi que sa conclusion : "Le titre de votre livre, dont j’ai parlé tout à l’heure, est "Dieu est-il toujours français ?" Selon vous, quelles sont les conditions pour que cette question reçoive une réponse positive demain ?
M. SOUBIE : Il y a deux points importants. J’avais insisté sur l’un d’eux dans ce livre. Il s’agit de l’Europe. Dans les années 90, nous étions nombreux à croire en l’Europe. Aujourd’hui, tous les peuples d’Europe s’en détournent. Il faut donc trouver un moyen pour rendre à l’Europe une crédibilité et redonner aux citoyens des différents pays une envie d’Europe.
Par ailleurs, les enquêtes d’opinion montrent le pessimisme des Français. Il faudrait donc réinsuffl er de la confi ance. C’est aux hommes politiques qu’il appartient de le faire. Malheureusement, en France, on obtient plus aisément des succès en parlant de ce qui va mal et en insistant sur le déclin de notre pays. Le thème inverse est rarement traité. Nicolas Bouzou, dans son remarquable livre On entend l’arbre tomber mais pas la forêt pousser fait exception. Il explique que l’on ne perçoit pas assez la sève qui irrigue la société française
."


Moyenne des avis sur cet article :  2.2/5   (40 votes)




Réagissez à l'article

66 réactions à cet article    


  • devphil30 devphil30 30 juillet 2014 09:09

    Moindre productivité des travailleurs ....

    Toujours le même discours patronal 

    Il faut aussi regarder du coté de la progression des dividendes pour les actionnaires.
    Il faut aussi regarder du coté de la baisse des impôts pour les plus riches.
    Il faut regarder du coté de l’Europe et de l’ouverture des frontières avec OCDE sans contre partie ce qui à initier l’invasion de produit bas de gamme asiatique.

    Philippe 

     

    • Dzan 30 juillet 2014 10:12

      Et gnagnagni & gnagnagna !
      Les cons sont toujours les mêmes.
      Nous, les petits, les sans grades.
      Et les autres se remplissent les poches !!!


      • taktak 30 juillet 2014 13:56

        exactement, cette article, de façon pédante en plus reprend les ponsifs éculés et 100 fois démentis par la réalité des tenants du théorème du bernard Guetta :

        « s’il y a un problème c’est parcequ’il n’y a pas assez d’intégration européenne. Il faut allez vite et fort et ne pas écouter la vulgate qui n’y comprend rien. l’europe l’europe l’europe »

        Comme le disait un commentateur :

        "Ce n’est pas un peu simpliste comme analyse ?
        Dans la rubrique Economie en plus !

        En d’autres mots : est-il possible de faire un article convaincant (qui convainque d’autres personnes que les convaincus avant de lire même l’article), dans cette rubrique, en restant dans de telles généralités ?

        Je ne comprend pas comment un article aussi médiocre a pu passer la modération." sic

        Soit dit en passant, citer baverez, Pisani... et pourquoi pas Attali ou pebereau tant qu’on y est ?

        Franchement, je pensais que les trolls payés par l’UE pour faire la promo de l’UE sur les forums sur le Net ferraient mieux le boulot.


      • Laurent Simon 30 juillet 2014 14:44

        Les lecteurs jugeront. Entre cet article, argumenté, s’appuyant sur plusieurs analyses sur 25 - 40 ans, avec des chiffres incontestables, et citant ses sources, et l’article sur la Croatie et l’UE, qui ne fait que mettre en parallèle des ’faits’, et sans aucune source, sans aucune référence à une étude économique sérieuse, et en plus sur des événements très récents (sur lesquels il est nécessairement plus difficile de faire une analyse sérieuse), il n’y a pas photo.

        « et pourquoi pas Attali ou Pebereau tant qu’on y est ? » Oui excellente suggestion :

        • en plus de l’excellente mise en situation récente, de Nicolas Baverez « Lettres béninoises - Albin Michel » pour essayer de nous interpeller d’une manière romancée : "2040. La France est au bord de la faillite. Le nouveau directeur général du FMI débarque à Paris pour organiser l’aide internationale. Il est Béninois. Il raconte dans des lettres adressées à ses proches ses découvertes.« 
         »Franchement, je pensais que les trolls payés par l’UE pour faire la promo de l’UE sur les forums sur le Net ferraient mieux le boulot."

        Sauf que je ne suis payé par personne. Et que je suis critique par rapport à l’UE (quand je dis que l’euro est une construction incomplète, c’est aussi une critique de l’UE, même si c’est d’abord une critique adressée aux dirigeants des pays européens, fin des années 1990 - début des années 2000), simplement il vaut mieux ne pas écrire n’importe quoi.


      • Laurent Simon 30 juillet 2014 19:44

        « Les cons sont toujours les mêmes. Nous, les petits, les sans grades. »
        Est-ce que cet article méprise quiconque ?

        Et les autres se remplissent les poches !!!

        ça, ça élève le débat !


      • taktak 31 juillet 2014 21:04

        Jacques Marseille ! non mais vous osez tout vous !

        C’est pas des sources sérieuses ça. Ca c’est de l’attrape gogo, grimé en pseudo expert et tournant en boucle sur les plateaux tv et exhibé par les revues « économique » (ou pour parlez cru les revues patronales".

        Votre article ne comprend aucune source, aucune analyse économique. Ni même aucun faits sérieux. Il se contente d’enfiler comme des perles les poncifs et les mantra des eurolatre. C’est beau comme du guetta.Pas le DJ, non l’autre le pédant qui est payé à chanter tous les matins sur le service public les louanges de l’UE.

        Notez bien que les lecteurs d’agoravox ne s’y sont visiblement pas trompés...
        Pas plus que les français qui ont voté NON massivement en 2005


      • Laurent Simon 1er août 2014 19:10

        "Jacques Marseille ! non mais vous osez tout vous ! C’est pas des sources sérieuses ça. Ca c’est de l’attrape gogo, grimé en pseudo expert et tournant en boucle sur les plateaux tv et exhibé par les revues « économique » (ou pour parler cru les revues patronales. Votre article ne comprend aucune source, aucune analyse économique. Ni même aucun fait sérieux. « .

        Avez-vous seulement pris le temps de lire un peu ce que Jacques Marseille a écrit ? (d’ailleurs, il n’est pas »pire" (selon vos critères) que les autres que je cite ici, sauf peut-être qu’il était à gauche, et qu’il a changé, et que cela vous g^ne ? Mais s’il a changé d’opinion, c’est peut-être bien pour des raisons sérieuses)
        Quant à mes sources, vous ne pouvez récuser leur sérieux, même si elles ne sont pas nécessairement de votre bord. Au passage, le Trésor (les fonctionnaires des impôts) n’est pas réputé pour être à droite... Les études citées sont sérieuses, mais évidemment les conclusions vous dérangent, et surtout vous n’avez jamais essayé d’en lire une seule, ne serait-ce qu’une introduction à ces études et rapports.

        Il se contente d’enfiler comme des perles les poncifs et les mantra des eurolatres. C’est beau comme du guetta.Pas le DJ, non l’autre le pédant qui est payé à chanter tous les matins sur le service public les louanges de l’UE."

        En l’occurrence, il s’agit surtout d’une analyse économique avant l’euro, les réflexions sur l’euro ne viennent qu’en fin d’article (mais l’avez vous lu ?) De toute façon, il cite des sources, beaucoup de sources, des rapports de différents horizons (M. Pisani Ferry est de gauche, aussi !)

        « Notez bien que les lecteurs d’agoravox ne s’y sont visiblement pas trompés...
        Pas plus que les français qui ont voté NON massivement en 2005
         »

        Je savais bien que je ne m’adressais pas à des pro euro... Et malheureusement une partie de ces lecteurs d’Agoravox semblent bien aveuglés par leurs convictions.

        D’ailleurs : quel est le pire ennemi de la vérité ? Le mensonge ? Non, les convictions ! (Nietsche)

        Quant au vote NON en 2005, il s’est fait en grande partie sur de la démagogie, avec notamment l’affirmation (fausse, clairement, depuis lors) selon laquelle il y avait évidemment « un plan B », dont personne n’a vu la couleur, même pas M. Fabius, qui n’avait pris cette position que pour essayer de regagner en popularité...

        Et de toute façon, les Français ont pris l’habitude aux référendums non de répondre à la question, mais à celui qui la pose, à savoir le Président de l’époque. Vous le savez très bien.


      • Laurent Simon 29 août 2014 13:50

        @taktak «  les lecteurs d’agoravox ne s’y sont visiblement pas trompés... »
        Certains lecteurs ont voté « pas d’accord » avec l’article, certes, mais cela montre s’il en était besoin que la majorité des lecteurs d’Agoravox sont eurosceptiques. Ce n’est pas une découverte.
        D’ailleurs, ces votes « d’accord » et « pas d’accord » sont une mesure à prendre avec beaucoup de précautions, cf la preuve imparable suivante : mon article « L’un des pères du F-16 attaque en règle le chasseur F-35 » paru le 12 juillet avait reçu 19 votes d’accord sur 19 (100% !!!) et été visité 4000 fois (avec 50 commentaires)... mais lorsque le présent article sur l’euro est paru, TOUS les votes supplémentaires (8) ont été « pas d’accord »... alors que l’article n’avait pas changé, ni les commentaires !!! Cet article est donc actuellement vu à 6490 visites, 53 réactions, et 70% d’accord (27 = 19 + 8 votes).

        Mais cet article « La faute à l’euro... depuis 40 ans ?! » a été plus lu, un mois après parution (2287 visites, cf « page121 du Palmares agoravox, sur 1 an »), que celui sur la Croatie et l’UE (1814 visites, cf page 163 du « Palmares agoravox, sur 1 an »), paru quasiment au même moment.
        C’est +26% de visites, comme quoi, même sur Agoravox un article non eurosceptique, de qualité, et sourcé, peut être plus lu qu’un article très eurosceptique, de mauvaise qualité, ne citant aucune source...  smiley


      • Pere Plexe Pere Plexe 30 juillet 2014 10:29

        On ne saurait mieux mettre en évidence la grossière manipulation de ceux (nombreux) qui accable l’euro de tous les maux.

        La monnaie européenne n’est pas exempte de défauts,encore faut il avoir l’honnêteté de ne pas les lui imputer TOUS les drames que nous connaissont depuis des décennies.

        La désindustrialisation, les délocalisations,la gestion à court terme,la financiarisation de l’économie,le chômage, ne sont pas la faute de l’Euro !

        Elles sont le fait de patrons et de politiques sans vision ayant laissé le pouvoir aux mains « du marché » avide et apatride c’est à dire du pouvoir financier lui même sous domination anglosaxonne.

        L’exemple des terres rares est édifiant ! Celui du lithium également.L’abandon de filière stratégiques comme l’acier ou l’électronique en sont d’autres...


        • Pere Plexe Pere Plexe 30 juillet 2014 19:44

          ...dommage que la démonstration s’enlise dans d’autres considérations qui n’ont rien à voir.


        • claude-michel claude-michel 30 juillet 2014 10:36

          Il y eu d’abord le dollar..puis le mark et enfin..l’euro-mark...puis plus rien, la faute au vautours de la finance qui de temps en temps dérègle la pendule qui s’affole et donne un trou noir au lieu de l’heure.. !

          C’est con l’humanité qui s’étripe pour du papier (argent et livres sacrés)

          • tf1Groupie 30 juillet 2014 10:44

            L’Euro est un coupable facile et surtout très déculpabilisant puisqu’il nous évite de nous regarder en face.

            En même temps il rend les comparaisons plus faciles et en ce moment on voit que la France est un des « mauvais élèves » de la zone Euro.


            • zygzornifle zygzornifle 30 juillet 2014 11:08

              c’est la faute de nos politiques qui non seulement ruinent leurs pays respectifs mais se sont associés en Europe pour que personne n’en réchappe .....


              • soi même 30 juillet 2014 11:45

                Tous cela est à regarder dans les convulsions de l’histoire des hommes.
                Et un des signes de cela, c’est que la Révolution Française qui à raté à servie de tremplin à cette bourgeoisie de notable à devenir cette Bourgeoisie financière.
                La révolution industriel a seller définitivement cette réalité.
                Et nous vivons toujours ce dicta, du droit de l’argent !

                On peut voir dans la guerre de 14-18 et son corollaire dans celle de 39-45 comme étant la manifestation symptomatique de cette convulsion de cette main mise financière du Monde.

                Logiquement, à près ces désastres , les hommes auraient due ce remettre en cause les fondamentaux de l’économie !

                Cela n’a pas été fait, et ce que l’on a néglige de faire à ce moment, réparaient maintenant au grand jour !
                Cette faillite de ce système économique qui n’a jamais été remit en causse réellement .

                Et contrairement à ce que l’on pourrait pensé, c’est bien vers un hypercapitalisme que l’on va , jusqu’à la prochaine crise asthénique qui décomposera totalement la société ! 

                Bien sûr, ce n’est pas véritablement l’Euro qui en est responsable, c’est le culte de l’Égoïsme qui est rendue à l’Argent qui est la causse profonde !

                 


                • titi 30 juillet 2014 12:11

                  L’euro est actuellement au plus bas face au dollar depuis novembre 2013 avec un maximum atteint en avril 2014.

                  Vous avez constaté comme notre économie va mieux depuis 4 mois ?
                  C’est saisissant !!


                  • L'enfoiré L’enfoiré 30 juillet 2014 14:43

                    Non, titi.

                    Le dollar est en hausse depuis quelques temps par rapport à l’euro.
                    Là, cela craint pour l’euro.
                    On propose d’ailleurs de jouer sur les taux de dollars pour investir dans cette monnaie.
                    Retour de balancier qui fonctionne en sous-main.

                    Etre au sommet arrête les exportations
                    Etre au plancher arrête les importations de matière premières nécessaires pour réaliser les exportations

                  • titi 30 juillet 2014 15:35

                    @L’enfoiré

                    Aujourd’hui 1 Euro = 1,34 USD

                    En mars : 1 Euro = 1,38 USD

                    Désolé.


                  • L'enfoiré L’enfoiré 30 juillet 2014 18:50

                    Titi, regardez la courbe des cours 

                    Si vous ne comprenez pas, revenez-moi, bien entendu.... smiley


                  • Tall 30 juillet 2014 12:30

                    Ce qui met une pression systémique sur le chômage depuis 40 ans, c’est la progression de l’informatique.


                    Mais ça ne dédouane en rien la saloperie actuelle qu’est l’UE contre les acquits sociaux.

                    • soi même 30 juillet 2014 12:36

                      Juste, c’est avec l’économie du pétrole et l’informatique qui sont une des principales causses de cette chute vertigineuse dans cette décadence moderne !

                       


                    • Laurent Simon 30 juillet 2014 14:01

                      ? ?? ... « c’est avec l’économie du pétrole »

                      Que voulez-vous dire ? Si vous sous-entendez que le pétrole est trop cher, figurez-vous qu’il est moins cher maintenant (en dollars constants) qu’après les deux chocs pétroliers de 1974, et 1979. De toute façon, la ’crise’ de 1974 était déjà visible (avec le recul) dans les années qui précédaient l’augmentation brutale du prix du pétrole en 1973.

                      Et de toute façon, il faudra bien qu’on arrive à être beaucoup moins dépendant des ressources fossiles, ce système n’est pas durable. Et économiser de l’énergie est très bon sur de nombreux registres, y compris économiques, y compris en France : amélioration de la balance commerciale, baisse des charges pour les loyers (beaucoup plus chers en France qu’en Allemagne par exemple), pollution moindre, diminution des risques d’acidification des océans (qui met en péril l’humanité, carrément, plus encore que le réchauffement climatique), etc.

                      "et l’informatique qui sont une des principales causses de cette chute vertigineuse« 
                      Non, c’est une illusion, qui date depuis au moins les Canuts de Lyon, de croire que l’augmentation de productivité est source de chômage. Evidemment c’est vrai à très court terme et localement, mais sur le moyen et long terme c’est le contraire qui se produit, le nombre d’emplois créés dans tout ce qui permet de gagner en productivité est très supérieur au nombre perdu dans les industries et services où l’automatisation, la robotisation, l’informatisation a gagné du terrain.
                      D’ailleurs, faisons un ’raisonnement par l’absurde’ : si ce que vous dites était vrai, alors le chômage ne serait pas à 20% (ordre de grandeur, bien sûr) en France, et à 2-3% (Suisse), 5% (Allemagne, pays du Nord) mais à 80% ou plus... nos sociétés auraient tout bonnement disparu sous cette forme non viable !

                      D’ailleurs, savez vous que nous avons un retard très grand en robotisation en France (3 fois moins qu’en Allemagne, qui a un chômage bien plus faible), et que ce retard illustre bien la très grande vulnérabilité des entreprises françaises, dont les marges sont bien trop faibles (historiquement basses ces années) pour investir !

                       »dans cette décadence moderne !"
                      La décadence moderne... parlez-vous de la France (seulement) ? du monde occidental ? Etes vous un passéiste, traditionaliste ? Regrettez vous les Trente Glorieuses (alors que de nombreuses données essentielles ont changé depuis) ?


                    • Tall 30 juillet 2014 14:32

                      Totalement faux.


                    • L'enfoiré L’enfoiré 30 juillet 2014 14:35

                      Yes, Sir. Nous en savons quelque chose, non ?

                      Les ordis, Internet, les robots et l’IA ne sont que les reflets de notre époque.
                      L’UE et les acquis sociaux ?
                      Tu ne te rappelles pas de la directive Bolkestein 
                      On en arrive au « décoût de la vie »

                    • L'enfoiré L’enfoiré 30 juillet 2014 14:44

                      Le « totalement faux » est je crois destiné à soi-même.


                    • soi même 30 juillet 2014 14:51

                      L’économie du pétrole a fausser artificiellement le développement en l’accélérant par la surproduction et la surconsommation. il a été aidée en cela par la révolution informatique qui a multiplier la production et les profits, et en même temps contribua à la ratification des emplois en rationalisant et automatisant les taches , les flux des capitaux sur la rentabilité économique à très court terne !

                      Il y a un corollaire, une surproduction amène obligatoirement à terme un appauvrissement généraliser, car il favorise le gaspillage à outrance !

                      Il y a une île de Mauru dans le Pacifique Sud qui montre bien à quoi nous allons nous confronter dans un avenir très proche :

                      NAURU - Une île à la dérive. - YouTubeUne véritable métaphore de notre avenir .

                       

                       

                       


                    • L'enfoiré L’enfoiré 30 juillet 2014 14:54

                      quant à la réaction « l’informatique qui ne serait qu’une illusion », c’est vrai et c’est faux.

                      L’informatique n’était à l’origine pas destinée aux particuliers. C’est en 1981, avec les PC et surtout avec l’avènement d’Internet que les choses ont capoté.. Le commerce en ligne....

                      « quant au nombre d’emplois créés » 

                      >>>C’est ce qu’on disait, il y a longtemps. Même les emplois qui faisaient partie de ces emplois ont disparu : opérateurs, perforatrices, .... et j’en passe. 

                      « l’automatisation, la robotisation, l’informatisation a gagné du terrain. »

                      >>>Exact. Mais il n’y a pas eu de rétrocession des avantages acquis parmi les employés. 

                      « nos sociétés auraient tout bonnement disparu sous cette forme non viable ! »

                      >>>Où se sont-elles créées, dans quel domaine ? Dans les technologies de pointe qui ne nécessitent pas d’énormes mains d’oeuvre.

                      « retard très grand en robotisation en France »

                      >>Et d’où vient cette robotisation ? Du Japon qui sont les maîtres d’oeuvre.

                      « Etes vous un passéiste, traditionaliste ? »

                      >>>Plus progressiste que moi, tu meurs. Désolé je répond à la place de soi-même

                      « Regrettez vous les Trente Glorieuses »

                      >>> Regretter c’est perdre son temps, comme la nostalgie d’une époque révolue.


                    • L'enfoiré L’enfoiré 30 juillet 2014 15:02

                      L’île de Nauru à la dérive comme toutes les économies qui se greffent sur une seule production.

                      Production de facilité que l’on trouve dans le sous-sol.
                      Cela marche jusqu’au moment où la disparition du phosphate (dans ce cas-ci) n’est plus compensée par autre chose, ou que le phosphate n’est plus demandé dans le monde parce que remplacé par autre chose de moins polluant.


                    • soi même 30 juillet 2014 15:23

                      « quant à la réaction « l’informatique qui ne serait qu’une illusion », c’est vrai et c’est faux. » C’est encore une illusion tous cela que c’est vrai et faux .

                      Que constatons nous aujourd’hui comme évolution dans les entreprises, l’arrive massive de logiciel qui rationalisme les postes de travail .

                      Par la simplicité complexe de sont fonctionnement, une personne peut devenir multitâche dans son travail, et gérer plusieurs activités qui requerrait avant plusieurs personnes.

                      J’ai assiste dans une entreprise de mécano soudure, comment des ajusteurs ont programmer des tours, fraiseuses, aléseuses numériques à leurs dépend.
                      Six moi plus tard, ils étaient à la porte et remplacer par des clampins à qui l’on demandaient juste de positionner la pièce et d’appuyer sur le bouton !

                      Même les ingénieurs informaticiens sont maintenant éjecter, si c’est un domaine où il y de l’emploi, c’est dans la recherche informatique, car ils sont en permanence en trains d’innover, le reste et tous simplement en train d’être rationaliser avant que cela devienne une rareté de travailler dans cette branche !
                      Il ne faut pas voir les emploi induit sur l’instant, il faut tenir compte des projection et des espérances qui se fondent sur ce secteurs pour comprendre que l’on assiste à la mort du travail dans sa forme classique !

                      Il s’affirme de jour en jour que c’est une économie de rentier qui est en train de nous submergez.

                      Comme disait un comique , « Salaud de Pauvre » !

                       

                       

                       

                       


                    • Laurent Simon 30 juillet 2014 16:24

                      "L’économie du pétrole a faussé artificiellement le développement en l’accélérant par la surproduction et la surconsommation. Elle a été aidée en cela par la révolution informatique qui a multiplier la production et les profits, et en même temps contribua à la raréfaction des emplois en rationalisant et automatisant les taches , les flux des capitaux sur la rentabilité économique à très court terme "

                      Soyons précis. Les prix bas du pétrole ont favorisé... OUI

                      La révolution informatique n’a que peu de rapport avec ça. Pour moi elle tend surtout à mieux utiliser les ressources et à diminuer le gaspillage. Mais en baissant les coûts, elle tend aussi à augmenter le gaspillage...

                      "Il y a un corollaire, une surproduction amène obligatoirement à terme un appauvrissement généralisé, car il favorise le gaspillage à outrance  !"

                      Oui, mais la crise actuelle amène à se poser des questions, et surtout à des changements de comportements en France et en Europe.

                      « Il y a une île de Mauru dans le Pacifique Sud qui montre bien à quoi nous allons nous confronter dans un avenir très proche : » OUI


                    • Laurent Simon 30 juillet 2014 17:30

                      ... "Il ne faut pas voir les emploi induits sur l’instant, il faut tenir compte des projection et des espérances qui se fondent sur ces secteurs pour comprendre que l’on assiste à la mort du travail dans sa forme classique "

                      Qu’il y ait des mutations en cours, qui le contredira ? Ceci dit, cela ne sert à rien de se plaindre, il faut trouver des parades. Savez-vous que la France utilise très peu les procédures facilitant les conversions d’emploi, financées par l’UE ?! !!

                      « Il s’affirme de jour en jour que c’est une économie de rentier qui est en train de nous submerger. »

                      Ne mélangeons pas tout, là ce n’est pas une économie de rentiers, mais d’entreprises qui innovent !

                      « Comme disait un comique , « Salaud de Pauvre » ! »

                      Il y a beaucoup de pédagogie à faire, et malheureusement nos hommes et femmes politiques n’ont pas fait ce qu’il fallait, depuis au moins 30 ans, pour accompagner et prévenir ces mutations ! Mais ce n’est pas votre réaction qui aident les pauvres, justement, désolé de devoir vous le dire !

                      D’ailleurs les « pauvres » eux-mêmes peuvent contribuer à prendre leur destin en main.

                      Prenez les agriculteurs, qui, constatant qu’ils se faisaient broyer par la grande distribution, ont cherché à développer les circuits courts de commercialisation ! Cela a même permis à certains de se reconvertir dans le bio, et en tout cas pour aller vers plus de qualité.


                    • lcm1789 30 juillet 2014 19:17

                      par contre il est vrai que la mécanisation entraine une baisse de la plus value... car les machines c’est du capital mort.


                    • Tall 30 juillet 2014 19:28

                      Cet auteur fait du « spartakusisme » pur et simple. Il est payé pour tromper les gens.


                      Car nier que l’informatique compresse l’emploi est totalement absurde.
                      Cette évidence ne nécessite aucune démonstration. Cela se voit et se comprend immédiatement.

                    • Laurent Simon 30 juillet 2014 19:28

                      NON à ... « la mécanisation entraine une baisse de la plus value... car les machines c’est du capital mort »

                      Voilà bien là le signe de quelqu’ un qui a bien compris l’économie moderne et ses mécanismes !

                      Quel simplisme dans le raisonnement ! La seule chose qui intéresserait le capitaliste, c’est donc d’exploiter des êtres humains ! Je ne croyais pas que les marxistes, ou ceux qui s’en réclament encore, pouvaient tomber si bas, avec des raccourcis si faciles et non opérants, sans même prendre un peu de recul par rapport à cette pensée du 19e siècle !

                      Au passage, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Il y a des choses intéressantes (eh oui) dans ce qu’a écrit Marx. Il faudrait simplement prendre un peu de hauteur, et constater que tous les régimes qui ont voulu appliquer la théorie ont rencontré des graves problèmes, et je ne dis que ça...


                    • Laurent Simon 30 juillet 2014 19:31

                      NON à ... « nier que l’informatique compresse l’emploi est totalement absurde. Cette évidence ne nécessite aucune démonstration. Cela se voit et se comprend immédiatement. »

                      C’est tellement vrai que nous en sommes à 90% de chômage, depuis 50 ans que l’informatique existe.  smiley


                    • Tall 30 juillet 2014 19:38

                      Vous mentez effrontément, je ne vous lis plus.


                    • lcm1789 31 juillet 2014 00:38

                      La seule chose qui intéresserait le capitaliste, c’est donc d’exploiter des êtres humains !


                      et bien malheureusement c’est le cas, si ce n’est par vice, c’est par nécessité due à la baisse tendanciel du taux de profit, du au capital mort.

                      Quand à dire que les systèmes à économie planifié ont eu du mal, c’est vrai, mais cela ne les a pas empêché de transformer des pays sous développés en puissance spatiale, tout en étant en état de guerre permanente .

                      Rappelons que le bloc de l’Est c’est 74 années d’existence pas plus... en guerre contre un système séculaire (ce qui ne veut pas dire juste) déterminer à le détruire y compris en faisant sauter la planète...

                      Alors si vous êtes un peu sérieux faudrait voir à pas tout jeter avec l’eau du bain.



                    • lcm1789 31 juillet 2014 00:42

                      et puis arrêtez un peu avec votre accusation de simplisme, c’est un argument d’autorité il vaut donc moins que tripette




                    • L'enfoiré L’enfoiré 31 juillet 2014 09:06

                      Désolé, Laurent.

                      Je ne comprends pas bien cette phrase « C’est tellement vrai que nous en sommes à 90% de chômage, depuis 50 ans que l’informatique existe ».
                      Tall a raison.
                      Je ne vais pas vous faire un dessin, je suis un ancien informaticien (40 ans de services). 
                      J’ai écrit un bouquin sur ce sujet, sur l’évolution de l’informatique.
                      C’était notre travail de trouver un moyen de supprimer du travail répétitif.
                      Je le répéterai encore une fois, l’informatique était au départ un outil pour les entreprises.
                      Le PC a diffusé cet outil dans la population qui au départ, ne savait quoi en faire (à part ceux qui avaient l’esprit technicien).
                      Ce qui a tout changé, ce sont les communication, le fameux « C » des TIC.
                      Là, tout changeait. Les utilisateurs y trouvaient leurs avantages, sans y voir les inconvénients pour leurs jobs qui partaient dans les nuages. 
                      J’ai assez écrit sur le sujet, je ne vais pas recommencer. 
                      La concurrence devenait mondiale avec des pays qui vivaient avec des salaires hors concurrence.
                      L’Inde, la Chine se sont introduits dans ce processus de réduction des coûts.
                      Aujourd’hui, ils sont aussi attaqué par leurs flancs.
                      Savez- vous ce que j’ai demandé à un haut placé ?
                      - Pourquoi, cherchons-nous s’il y a de la vie sur Mars ?
                      - ?
                      - Pour voir s’il n’y a pas de Martiens qui travailleraient pour encore moins chers.
                       

                    • soi même 31 juillet 2014 11:14

                      Visiblement vous n’avez pas saisi en quoi l’’économie basse sur le pétrole a fausser artificiellement le développement en l’accélérant par la surproduction et la surconsommation.

                      C’est que vous ne voyez pas le facteur d’appauvrissement qui là accompagné, ce n’est pas sûr le prix du pétrole que je me basse pour dire cela, c’est sur le phénomène qui à induit dans la surproduction que l’on trouve le facteur d’appauvrissement .

                      Ex, le choix de l’agriculture productiviste et due à l’usage d’un côtes à la mécanisation ( Tracteur etc ) et l’usage intensif des produits phytosanitaires, engrais, d’origine pétrochimique.

                      Et quel à été le résultat, un essor de la surproduction agricole, en générale c’est cette phase que l’on retient car elle est lié à une baisse de prix de production par la mécanisation de l’activité.
                      La contre partie à été l’encombrement que cette surproduction à générer , pour trouver des déboucher commerciales, qui a induit, une chute généralisé des prix en vendent à perte. Et de l’autre, l’ augmentation du prix du stockage des denrées qui ne n’avez pas de déboucher commerciale direct !

                      Cela a crée toute une série de mesures de cota, de subvention, de doping commerciale pour écouler les stocks, réguler la production, et évité la faillie d’agriculteur en les subventionnements quitte à geler des terres agricoles .

                      L’autre phase de cela, qui a été le recourt massif des produits phytosanitaire, engrais, d’origine pétrochimique. qui a dopé, il est vrai la production, mais à quel prix ?

                      Au même prix que le reste, de rentré dans un cercle infernale de client captif de produit ( La perte du contrôle des semences et sa production qui est devenue un marcher captif. ) qui les obliges à continuer à les utiliser si ils ne veulent pas voir une chute dramatique et subite de leurs productions qui mettraient en danger leurs plans d’inversement lourd qui est une hypothèque de tous leurs biens mobiliers et immobiliers qui leurs servent pour produire des produits agricoles. Qui les endettes au delà de leurs générations.
                      Sans parler d’une stérilisation dramatique des sols et de sa polution que cela induit au long terme donc on comment à voir les conséquences aujourd’hui !

                      Cela à entraîner, la disparition des petits agriculteurs, la concentration des terres agricoles à de gros exploitants, la disparition progressive de la diversité des productions agricoles, la concentration de monoculture, et ce qui est en train de se passer notre agriculture ne trouve plus de déboucher suffisant, ne maîtrise plus les prix, se retrouve en concurrent direct avec des acteurs mondiaux, et en passe d’ être en faillite généraliser !
                      Si il non plus de subvention de l’État pour produire ?

                      Sans parler de toute la chaîne agroalimentaire, et d’une certaine action d’une banque dite Agricole, et vous avez le résultat d’un aperçus comment une économie basse sur le pétrole a fausser artificiellement le développement en l’accélérant par la surproduction et la surconsommation ruine l’économie !

                      Vous avez à peut prêt le même phénomène qui c’est produit avec l’industrie , bien sûr vous ne direz que c’est les réglés dérégules du capitalisme qui en est la causse, mais d’après vous qui à donner cette puissance des capitaux et ces différentes bulles spéculatives et bien, sont origine vient principalement de cette économie boursière, elle se bien en autre sur le marché du pétrole et ses dériver qui a fausser artificiellement le développement en l’accélérant par la surproduction et la surconsommation et à crée l’investirent à court terme avec de haut rendement de plus valus ! Qui a favoriser l’obsolescence programmer industriel et toute ses joyeusetés financières qui lamine tous !

                      Toute les plus grandes et les plus veilles fortunes de la planète sont tous liées d’une manière où une autre au pétrole et au bénéfice colossaux que cela a générer ! 

                      La surproduction est un facteur d’appauvrissement généraliser, et le doping économique de produire à bas coût, et vendre au prix le plus bas et l’autre facteur qui contribue à tue une économie qui s’enlise dans les marécages de la financiarisation du Monde !

                      Et ne pas voir, le rôle que l’informatique joue dans tous cela, c’est oublier qu’il y a maintenant des robots informatiques avec des algorithmes complexes font des opérations boursières à hautes fréquences et dénature complètement les placements boursiers qui n’est plus le reflet d’une croissance économique, mais d’une fantomatique prise de plus valus sur du vent !

                      Qui se concrétise bien par le chômage et la pauvreté généraliser dans le monde  !

                      Si l’informatique n’a pas sa part de réponsabilité à ce prossesus, il faudrait me le démontre, avec ses arguments réels et non avec des généralités de bazard de la simple utilisation privé .

                      Car si cela crée ponctuellement des niches d’enrichissement personnels, c’est de loin une généralité, car nous assistions à un glissement du commerce traditionel vers un commerce virtuel qui se concentre en très peut d’acteur qui préfigure le nouveau esclave économique , d’où l’on entend maintenant comme revendication patronal que le salaire minimum doit être réduit pour resté complétif .

                      Si cela n’est pas un acquit de l’informatique, c’est quoi alors ?

                       

                       


                    • soi même 31 juillet 2014 11:58

                      Avant de me répondre, à quoi doit ton cette désindustrialisation de la France, le suicide de paysans endettes jusqu’au coup, ce chômage endémique ?
                      Et bien en partie à des marchands d’illusion de ton espèce !

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès