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Accueil du site > Actualités > Europe > La Flandre bascule à l’extrême droite

La Flandre bascule à l’extrême droite

Un Etat membre de l’Union européenne gouverné par un parti d’extrême droite xénophobe n’ayant jamais renié son passé de collaboration avec le nazisme ? La perspective n’est certainement pas pour demain, mais ne peut être exclue pour après-demain...

Selon le dernier baromètre trimestriel du quotidien La Libre Belgique, le Vlaams Belang (Intérêt flamand), ex-Vlaams Blok, est devenu le premier parti d’une Flandre qui aspire de plus en plus ouvertement à l’indépendance. Avec 26,6% des intentions de vote, il devance le parti chrétien-démocrate (CD&V) qui ne doit qu’à son alliance avec une petite formation nationaliste, son théorique avantage de 0,1% dans ce sondage. Le vote en faveur de l’extrême droite étant traditionnellement sous-estimé, car ses électeurs potentiels se méfient des sondeurs, le Vlaams Belang n’est sans doute pas loin des 30%. Les partis, libéral et socialiste,eux, n’atteignent pas la barre des 20% d’intentions de vote.

Comment expliquer ce choix d’une majorité des électeurs de la région Nord de la Belgique fédérale pour un parti frère du Front national (FN) français, condamné par la justice pour racisme sous son ancienne appellation et dénoncé par la classe politique et médiatique comme inspirateur d’un double crime raciste en mai dernier ?

La Flandre, prospère et proche du plein-emploi, ne présente pourtant pas les caractéristiques auxquelles on attribue généralement l’émergence de l’extrême droite. Sa plus grande ville, Anvers, bastion du Vlaams Belang, fait figure de capitale virtuelle de la Belgique, avec son dynamisme artistique, économique et financier. Ce port cosmopolite est, comme Barcelone, Istanbul ou Milan, une étape du circuit des touristes aisés et branchés.

L’attraction du Vlaams Belang sur le peuple flamand s’explique donc par ses messages séparatiste et anti-establishment, l’un renforçant l’autre. Dotés de leur propre gouvernement et parlement dans l’Etat fédéral belge, les Flamands estiment à juste titre que leur avenir serait meilleur sans les régions francophones de Bruxelles et de Wallonie. La séparation tranquille du Monténégro d’avec la Serbie a été observée avec intérêt en Flandre.

D’après les calculs récents d’un groupe de réflexion favorable à l’indépendance, chaque Flamand transfère annuellement 1734 euros aux Bruxellois et aux Wallons au titre des dépenses sociales et des intérêts de la dette publique fédérale. La réticence des francophones belges à réaliser les réformes drastiques nécessaires pour assainir leur économie et les récents scandales financiers touchant des dirigeants socialistes wallons encouragent logiquement les Flamands à rêver à leur autodétermination.

La préférence grandissante de l’électorat flamand pour le Vlaams Belang va certainement accélérer la mutation nationaliste et séparatiste des partis politiques classiques du Nord de la Belgique, observables depuis plusieurs années. Car le parti d’extrême droite accuse l’establishment flamand de trahir les intérêts de son peuple.

La bourgeoisie flamande, récente mais puissante, est sensible à ce discours : elle n’a pas oublié que la Flandre a été dominée, jusqu’à la dernière guerre mondiale, par une bourgeoisie francophone qui méprisait - et méprise encore - sa culture et sa langue. Du temps où les soldats flamands de l’armée d’une Belgique unitaire devaient s’adresser en français à leurs officiers francophones et ne pouvaient même pas parler leur propre langue entre eux car il fallait que leur hiérarchie puisse comprendre ce qu’ils se disaient... La revanche flamande ne sera définitivement assouvie que dans l’indépendance.

En fait, le seul obstacle réel à la proclamation de l’indépendance par la Flandre est l’obsession de cette dernière de reconquérir Bruxelles, ancienne ville flamande francisée, pour en faire la capitale de son nouvel Etat. Combien de temps faudra-t-il pour que cet obstacle soit levé... ou contourné en choisissant Anvers, par exemple, comme capitale ?


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67 réactions à cet article    


  • Antoine Diederick (---.---.102.129) 26 juin 2006 13:13

    Ja, wij zullen zien....


    • Yurde (---.---.141.33) 26 juin 2006 13:46

      Rappellons qu’après la première guerre mondiale, les autorités belges francophones alors dominantes ont fait raser au bulldozer les cimetières des soldats flamands morts au combat.

      Cela n’a jamais été vraiment oublié et explique bien des choses.


      • Antoine Diederick (---.---.102.129) 26 juin 2006 15:08

        n’importe quoi...il faudrait avancer des preuves d’une affirmation qui me semble gratuite.


      • CAMBRONNE (---.---.129.141) 26 juin 2006 15:22

        @ Yurde

        Etes vous surs que dans l’armée belge d’alors il existait des regiments Walons et des régiments Flamands distincts ?

        Je n’en suis pas sur . En tout cas , ce que vous affirmez est trés grave et me semble plutot reposer sur la rumeur que sur des arguments fondés .


      • (---.---.71.67) 26 juin 2006 15:37

        Affabulation totalement ridicule....

        Cela fait partie de la légende du flamand maltraité par les francophones...

        Par exemple : les Flamands ont longtemps reproché au gouvernement Belge, le fait que, durant la giuerre 14-18, les soldats flamands étaient dirigés par des officiers qui ne parlaient que le français. Juste, mais les soldats wallons étaient confrontés au même problème, alors que bien souvent, ils ne parlaient pas français, leurs officiers leur donnaient les ordres en français...


      • CAMBRONNE (---.---.129.141) 26 juin 2006 15:37

        LA BELGIQUE A T’ELLE UN AVENIR A LONG TERME ?

        Ayant associé mon nom à Waterloo ( Morne plaine ) je m’interesse particulièrement à la Belgique et j’ai trouvé votre article trés interessant .

        Les Wallons que je connais bien demandent pour une bonne part d’entre eux , leur rattachement à la France avec laquelle ils ont tout en commun .

        La Belgique est un etat créé par les Anglais pour empécher les Français de controler Anvers qui était leur tête de pont sur le continent .Dites moi si je me trompe ou si je schématise trop .

        Le ciment de la Belgique a toujours été la famille royale . Ce ciment a parfois été fragile et a déja failli craquer , il ne me parait pas d’une solidité à toute épreuve actuellement . Il est possible que l’on voit une Flandre rejoindre les Pays Bas qui ont également un tropisme droitier et une Wallonnie rejoindre le France . Why not ?

        Vive la libre Belgique quand même .


      • (---.---.71.67) 26 juin 2006 15:41

        Peut-être faut-il préciser que les Hollandais et les Flamands ne s’entendent pas très bien et ont peu d’atomes crochus...


      • Antoine Diederick (---.---.102.129) 26 juin 2006 16:22

        Comme belge j’ai pas du tout envie de devenir français, pas envie de subir le bétisier français, je préfère le bétisier belge.


      • Antoine Diederick (---.---.102.129) 26 juin 2006 16:31

        La Belgique a été créee comme marche, état tampon en 1815 afin de contrer les idées de la révolution de 1789 ainsi que les idées républicaines . Premièrement sous administration hollandaise, la révolution de 1830 a vu les troupes hollandaises se faire bouter hors de Belgique essentiellement par les forces progressistes francophones avec l’appui d’une bourgeoisie éclairée en 1830. Ensuite un régime de royauté constitutionnelle a été installé avec un prince de Saxe (oncle de la reine Victoria) anglais d’attachements et qui a épousé une princesse française, avec l’aval de la France et de l’Angleterre


      • Antoine Diederick (---.---.102.129) 26 juin 2006 16:37

        Ce qui s’est surtout passé c’est que la bataille de l’Yser a été cauchemardesque pour les troupes belges flamandes et la Flandre ainsi que pour les soldats anglais et autres troupes alliées, genre Verdun en plus petit. Une grande partie de la Flandre a été inondée pour stopper les allemands. Imaginez les hommes pataugeant ds la boue et l’eau ds les tranchées pendant des mois et les assauts ds le marais des polders....

        Allez faire un tour ds cette région cela donne un petit air de Normandie aux croix blanches, comme ds la Marne et la Somme.


      • Antoine Diederick (---.---.102.129) 26 juin 2006 16:59

        @(IP:xxx.x7.71.67) le 26 juin 2006 à 15H41

        Je pense pas que la Flandre pourrait s’entendre avec les bataves....ce n’est pas le mme esprit.

        Non, nous sommes condamnés à vivre ensemble n’en deplaise aux populistes flamingants et wallingants, les tristes figures des socialistes wallons corrompus et celles des facistes flamands vaut bien que nous faisions l’effort de la Belgique unie ds le fédéralisme...

        Si séparation il ya, faudra payer et qui va payer l’ardoise ?


      • L'enfoiré L’enfoiré 26 juin 2006 21:14

        @Cambrone, D’abord, merci de vous intéresser à nous. Bruxellois, je vous répondrai que vous avez tout faux dans votre idée de rattachement de la Wallonie à la France et de la Flandre aux Pays-Bas. Je sais qu’il existe des groupuscules wallons qui ont une certaine nostalgie d’un passé français de la Belgique mais c’est une exception. Du côté flamand, il n’y a vraiment que la langue qui « ressemble » (je dis bien « ressemble » quoiqu’officiellement et dans les écoles ce n’est pas le cas). Demandez à un flamand s’il voudrait se retrouver sous la couronne hollandaise et vous verrez la réaction. La culture flamande a pris le large depuis bien longtemps. Quand aux Bruxellois, à 90% (je n’ai pas les derniers chiffres) est francophone et ne désire être rattachée à aucun des deux sinon par une francophonie de Communauté. La ville capitale est vraiment le problème majeur pour une indépendance consentie de part et d’autre. Les Flamands se sont arrogés « bizarrement » (sorry, mais je n’ai jamais compris pourquoi) la ville comme capitale de la Communauté flamande alors que Namur réfugie les instances du Sud. Une émission télé « Questions à la Une » se posait les questions que vous vous posez des conséquences d’un schisme. Les résultats de l’enquète étaient pour le moins très « amusantes ». A+


      • parkway (---.---.18.161) 27 juin 2006 09:34

        et yurde, tu t’appelerais pas hertoghe , une fois !


      • jean (---.---.30.14) 27 juin 2006 09:35

        tu reve cambronne a etre rattaché a la france en t’en empeche pas d’y aller de y aller habitée pauvre wallon si il devrais etre rattacher a la france vu l’etat de la france !!!


      • JPG (---.---.216.11) 11 juillet 2006 11:53

        La majorité des soldats flamands venaient de secteurs agricoles, étaient peu lettrés et massivement dans l’infanterie. Ce sont eux qui ont été le plus massacrés au champ d’horreur. Mes grands-parents, flamands « fransquillons » (petits bourgeois flamands parlant le français) m’ont souvent raconté des détails de cette époque 1914-1918. Le mépris des flamands tombés au combat, l’absence d’un respect quelconque pour la culture flamande et les petites gens de Flandre en général, était généralisé. Mon grand père m’a dit qu’on n’avait pas jugé utile de faire des tombes pour les corps trouvé en certains lieux « parce que ce n’étaient que des flamands ». Notez que l’arrivée de l’extrème droite est très scientifiquement organisée : c’est un outil de combat efficace pour convertir au néo-libéralisme une région traditionellement solidaire et tenant à ses institutions. Les gestionnaires de l’extrème droite sont en fait les successeurs de ces grands bourgeois flamands qui haïssaient tant ces petites gens.


      • Vanhalle Jean-Christophe (---.---.231.46) 26 juin 2006 14:47

        Pourriez-vous m’indiquer une ou plusieurs sources à consulter ? Ce « détail » de l’histoire m’interresse.


        • Un Anversois (---.---.250.114) 26 juin 2006 15:00

          L’analyse d’Alain Hertoghe est pertinente, mais incomplète. Il est certain que dans l’électorat du Vlaams Belang, on retrouve certains nationalistes, neonazis et anciens collabos. Selon certaines études universitaires, cette fraction de l’électorat ne dépasse toutefois pas les 10%.

          Les fédéralistes et séparatistes, en effet, votaient traditionnellement pour la Volksunie et, depuis l’implosion de celle-ci, pour ses successeurs NVA et Spirit, des partis liliputiens. Une chose ne peut en effet être oubliée : même en Flandre, le séparatisme est fortement minoritaire.

          Comment expliquer alors qu’un tiers des Flamands se préparent à voter Vlaams Belang ? La motivation de ces électeurs est principalement sécuritaire et xénophobe, à l’instar de celle des électeurs du Front National en France. A Anvers, bastion du VB, des quartiers entiers ont été envahis par une population immigrée (tout comme cela s’est produit dans d’autres grandes villes d’Europe. Certains groupes de population ne posent pas ou peu de problèmes (les Polonais, les Chinois, les Turcs, les Latino-Américains, voire les Africains, mais d’autres créent un climat d’insécurité indéniable. Force est de reconnaître que les Nord Africains (et les immigrés des Balkans) sont responsables de ce climat, par le comportement souvent criminel de certains de leurs adolescents et jeunes hommes.

          Une étude commandée il y a quelques années par le gouvernement le démontrait de manière indiscutable. Sous la pression politique (surtout des Verts, au gouvernement à l’époque, qui voulaient éviter le risque de stigmatisation de ces deux communautés), on ne l’a jamais rendue publique. C’est donc l’attitude « politiquement correcte » des partis au pouvoir qui fait que le Vlaams Belang « s’enrichit en dormant » , comme on dit en flamand : puisque les problèmes diagnostiqués ne peuvent être évoqués, il n’est possible de les résoudre.

          Résultat : cette criminalité « allochtone » continue à prendre de l’extension. Dans n’importe quelle famille anversoise, on peut citer un exemple d’agression. Dans d’autres villes et banlieues européennes, un même phénomène peut être constaté. Mais on n’arrive pas à 30% des intentions de vote pour, par exemple, le Front National.

          Une différence importante réside dans le leadership du VB : un triumvirat diaboliquement intelligent et manipulateur, qui se répartit les débats publics selon qu’ils doivent être institutionnels, civilisés ou populistes (Annemans/Van Hecke/Dewinter.

          En France également, l’essor du FN a été l’oeuvre d’un vieux renard intelligent. Moralité : soyez heureux dans l’Hexagone, ce parti d’extrême droite n’a guère de figures politiques intelligentes.


          • Antoine Diederick (---.---.102.129) 26 juin 2006 15:09

            U hebt gelijk !


          • Antoine Diederick (---.---.102.129) 26 juin 2006 15:13

            Ce we, te Antwerpen, un conducteur de train de 52 ans se rendant à son travail a été sauvagement attaqué par 5 jeunes allochtones. Le conducteur de train a eu une crise cardiaque après cette agression. Ce fait et bien d’autres expliquent la montée des partis d’extrème droite. Il ne faut pas aller chercher plus loin. Appellons un chat, un chat.

            Punt aan de lijn.


          • parkway (---.---.18.161) 27 juin 2006 09:20

            à l’anversois

            alain hertogh est souvent traité de pertinent et d’incomplet.

            moi je le trouve très incomplet et peu pertinent et surtout très orienté.

            Ses propos ne reposent sur rien ou pas grand chose ; Il ferait partie des VB que cela ne m’étonnerait pas.

            On y voit toute la désinformation dont sont capables ces gens là pour arriver à leurs fins(faim), et ils ont beaucoup d’appétit.

            méfiance,méfiance !

            Lorsque j’étais employé de banque dans un service étranger, je me trompais sur la nationalité d’Anvers que je mettais aux pays-bas( aie !). J’ai trouvé alors un moyen mnémotechnique pour m’en rappeler : Anvers, c’est l’endroit belge !

            je ne confondais plus l’envers et l’endroit...


          • L'enfoiré L’enfoiré 27 juin 2006 18:59

            @parkway Bonjour, Juste une précision qui va casser votre moyen mnémotechnique. Anvers, qu’on le veuille ou non, n’est pas (plus) le nom de la ville. Son nom en Néerlandais, Antwerpen viendrait d’une légende selon laquelle un géant, qui coupait la main des bateliers refusant de payer la taxe de passage, se serait fait à son tour couper la main par le courageux Brabo, qui l’aurait jetée dans l’Escaut (dont le nom hand : main et werpent : jeter). Ceci c’est pour l’histoire. Quand à la version flamande d’un nom de ville flamand, je dirais que je préferre. Comme je ne veux pas voir « Lille » orthographié « Rijsel » ou « Liége » comme « Leuk ». Et j’en ai d’autres... Donner un nom unique à son chat ne lui permettra pas de tenter de miauler à contre sens...


          • simplet simplet 26 juin 2006 15:58

            et béh çà fleur bon par ici... ben si les flamands gagnent leur indépendance, on leur fera un colis avec bulgroz scipion adolphos & Co... ils seront heureux la-bas, nous serons heureux ici et ce seront eux les vilains étrangers qu’on ne veut pas voir..

            çà les changera...

            et d’ici là...méfiez vous des rumeurs et des journaux télévisés... ce que j’en dis moi...


            • fredericKh (---.---.102.41) 26 juin 2006 19:06

              à simplet (IP:xxx.x9.49.1) le 26 juin 2006 à 15H58,

              Tiens ! Ce n’est pas une mauvaise idée ! J’adhère. smiley)


            • parkway (---.---.18.161) 27 juin 2006 09:11

              ok simplet, l’idéee aussi me plaît !


            • mazu (---.---.203.141) 26 juin 2006 17:12

              Bah, quelques exemples pas très reluisants de la politique flamande menée depuis quelques années : http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/belgique/index.html

              tout de suite ça donne le ton. J’habite dans une commune flamande a minorité francophone (mais majoritaire dans le nombre) ceinturant Bruxelles. L’effacement et le tag systèmatique de toute indication en français y est pratiquée. Cela donne une impression très agressive et très intolérante. L’éradication pure et simple d’un droit européen. Résultat : je déménage vers la partie francophone du pays, las de ces agressions visuelles constantes...


              • Antoine Diederick (---.---.102.129) 26 juin 2006 17:44

                moi qui suis un vrai belge, ascendance flamande, wallonne, française et allemande, bref un zinneke européen, je dois dire qu’il y a quelques flamands qui ont des hémoroïdes douloureux (je n’ose pas dire purulents) lorsqu’ils entendent parler des langues étrangères ). Je me souviens d’une amie française qui ds le cadre d’Europalia s’est rendue à Anvers ville de culture pour participer aux festivités. Au syndicat d’initiative de la ville osant s’adresser en français au préposé (c’est sa langue maternelle) elle a reçu un bel affront.

                Cela c’est la grande Flandre de l’intelligence

                Clever kleppers van de straat.


              • Un Anversois (---.---.250.114) 27 juin 2006 09:54

                Mazu, c’est le genre de francophones comme toi qui fait que les flamingants rabiques peuvent continuer à subsister et à emmerder leur monde. Je suis flamand francophone : mes parents et grands parents (et leurs parents avant eux) parlaient français à la maison. Moi même, j’éduque mes enfants en français et j’espère que mes petits enfants, quand il y en aura, seront eux aussi éduqués en français. MAIS : j’ai été à l’école en néerlandais et mes enfants également. Mes lectures sont indifféremment françaises et néerlandaises. A l’instar de la plupart des francophones de Flandre, je puis dire que je suis intégré et que les problèmes linguistiques des années 1960 sont, à Anvers, largement révolus. PAR CONTRE, en périphérie bruxelloise, des francophones vont s’établir en Flandre en refusant d’apprendre la langue et se comportent en impérialistes. N’est-il pas normal, dès lors, qu’il y ait une réaction des autochtones ? C’est vous, les francophones de la périphérie qui, avec votre arrogance, nous empêchent, nous les francophones de Flandre, de devenir une minorité linguistique reconnue et acceptée par les autorités flamandes. Alors, si vous voulez déménager, faites le. Plus vite le problème de la périphérie bruxelloise sera terminé, plus vite les politiciens flamingants, réactionnaires et crispés, auront l’herbe coupée sous les pieds. Et plus vite la population francophone de Flandre (grosso modo 5% de la population dans les villes malgré tout)pourra avoir une vie culturelle et sociale plus harmonieuse.


              • mazu (---.---.203.141) 27 juin 2006 11:05

                Ou est-il dit que je ne m’intègrais pas ? Ik spreek nederlands.

                Ma femme parle le néerlandais, nous apprenons les langues à nos enfants. Mais l’épuration faite au minorités majoritaires est intolérable, si certaines communes à facilités existent, le droit à avoir des indications bilingues est là. Voir chaque jour des tags de lions flamands avec des slogans inadmissibles, les panneaux français taggés ou arrachés, les panneaux de vente cassés, les panneaux d’informations en français brulés, c’est ça qui me fait déménager. J’habite depuis 20 ans dans le brabant flamand et j’ai remarqué une recrudescence de ce phénomène. Je déménage car jamais je ne cautionnerai de tels actes inciviques, radicaux et complètement rétrogrades. Je ne veux pas me lancer dans une polémique, « anversois », tu joues la pauvre victime et tu te sers de cette excuse. Jamais je n’ai dit que je me comportais en impérialiste, je m’intègre, je paye mes taxes communales et provinciales comme tout le monde, et je n’ai aucun problème à tout gérer en néerlandais. Par contre j’ai un problème avec cette violence sous-jacente et permanente, et c’est loin du concept de tolérance, d’ouverture et de richesse des cultures que j’enseigne à mes enfants.


              • (---.---.249.106) 26 juin 2006 17:12

                La principale cause du vote VB est la violence de certaines populations immigrées. C’est marrant de voir que ce qui choque les analystes extérieurs, ce n’est pas cette violence en elle même, mais le fait que les flamands se défendent en votant VB. Question de logique sans doute.


                • (---.---.79.247) 26 juin 2006 17:19

                  A quand Bruxelles dans la même merde que Sarajevo ?

                  à force d’exciter les vieux démons.

                  c’est malsain.

                  La Belgique c’était quand même un beau concept


                  • (---.---.71.67) 26 juin 2006 17:26

                    Bruxelles, comme Sarajevo ? Je ne le crois pas. Il suffit de fréquenter les Bruxellois pour être convaincu que cette hypothèse est hautement improbable...


                    • frederic (---.---.38.11) 26 juin 2006 17:43

                      Et l’indépendance de la Catalogne et du Pays basque, Hertoghe, tu en dis quoi ? Et de celle de la Toscane, de la Lombardo-Vénétie... ?

                      Pourquoi fais-tu semblant de ne pas comprendre que c’est la politique immigrationniste réactionnaire des « libéraux » mondialisateurs de « gauche » comme de droite qui fait le succès de tous les partis du type Vlaams Belang, en Belgique et en France comme ailleurs. C’est le « grand marché de la force de travail » voulu par les Marchés qui, en mettant en concurrence directe et brutale la classe ouvrière et les masses populaires de ces pays, de façon à maintenir les salaires au plus bas et les profits au plus haut, qui est seul responsable du succès électoral de ces partis.

                      Et penses-tu franchement que le grand capital soit hostile à l’affaiblissement des Etats qui, d’une certaine façon, ralentit l’extension de son emprise ? Au cas où tu en douterais regarde donc la politique de la Commission européenne...


                      • parkway (---.---.18.161) 27 juin 2006 09:29

                        frédéric, nous sommes grandement d’accord !

                        cela se résume en une petite phrase : diviser pour règner !

                        devise utilisée par tous les gros porcs du monde depuis longtemps !

                        Avec la connaissance de l’Histoire, on voit bien que rien n’a changé. il y a ceux qui en connaissent les « détails », et les autres qui préfèrent ne pes les voir !


                      • Antoine Diederick (---.---.102.129) 26 juin 2006 18:14

                        « In de Warande »

                        Oui mais, il y en a un au moins qui s’est fait démissionné après ses propos quasi racistes, du poste de patron d’une multinationale qui lui a fait remarquer que la multinationale en question avait aussi des clients ds le sud du pays.


                        • Antoine Diederick (---.---.102.129) 26 juin 2006 18:16

                          Pour faire de Bxls la capitale d’un Etat flamand, il faut changer la Constitution et là c’est la guerre assurée....


                        • Alper (---.---.219.2) 26 juin 2006 18:53

                          Pour une approche plus générale je pense que les penchants (pour les affaires identitaires) pour le commun et l’identique étant ce qu’ils sont chez les hommes et en y ajoutant leur égoïsme foncier, le nationalisme, malgré tout, règne sans partage dans les affaires politiques.

                          On a d’ailleurs rarement vu deux nations même proches cohabiter vraiment au sein d’un même Etat même fédéral : regardons ce qui se passe au Canada, en Belgique, en Espagne, en Turquie, en Italie, à Chypre et ce ne sont que qq. ex. Les beaux principes, religieux ou philosophique n’y changent pas grand chose. Plus on impose aux gens de vivre ensemble et moins ça marche ; sur la question de la construction européenne cette situation joue à plein : d’un côté on sépare de l’autre on uni, ce double mouvement contradictoire ne durera pas éternellement sans casser.


                          • faxtronic (---.---.183.158) 27 juin 2006 01:08

                            30% !!!!!!!!!!!! Je vis en flandre, mais a gand (anvers y est mal vus, de meme que la hollande ou la wallonie, mais ce sont surtout du communautarisme, pas de la wenophobie). Ben honnetement je n’ai pas sentis de xenophobie outre mesure. Si, il y a des cons, mais bon. Oui alors ils se cachent bien. Ou alors je frequente que des gens biens, ce qui est fort possible aussi.

                            J’ai du mal a comprendre la montée du Vlaams Belang. En fait je panne que dalle a la situation belge. Toutes les semaines j’entends parler de séparatisme, je connais aucun belge (bruxellois ou flamand, je ne connais aucun wallon), qui cautionne cette idée. Et pourtant le Vlaams Belang fait 30%.

                            Quand à la partition de la Belgique, elle est déja dans les faits. Quand on a pas de langue commune, on vit chacun dans son coin.

                            Par contre, le séparatisme est de nature financiere. Les flamands, provisoirement plus riches, ne veulent plus aider les wallons, et certains cons flamands attribuent cela à la génétique.

                            Et dire que l’on me reproche souvent les 17% de Lepen, et que je m’en excuse en plus sans y etre pour rien.


                            • Slashbin (---.---.209.126) 27 juin 2006 12:38

                              Merci de donner une opinion flamande modérée. Le succès du Vlaams Belang est en parti lié à sa médiatisation. De nombreux politiciens ont bien compris que ce qui importe n’est pas tant le contenu du message journalistique que simplement le fait qu’on bénéficie des feux médiatiques. En Belgique, on a fait très fort de ce point de vue.

                              Quant aux causes du problème de séparatisme, l’analyse faite ci-dessus est très fragmentaire, et surtout très réductrice par rapport à ce problème très complexe, très différente de celui du FN, car elle est est enracinée dans l’histoire, depuis la révolution belge, largement francophone (le premier roi des Belges a failli être francais), avec une Belgique largement tournée vers la France, plutôt que les Pays-Bas, pour diverses raisons, l’une d’elles étant la tradition catholique, à opposer au protestantisme néerlandais. Economiquement, la Belgique a toujours été toujours plus à l’est et au sud, notamment avec les périodes autrichiennes et espagnoles. Ceci étant, croire que les Wallons veulent le rattachement à la France est complètement erroné ; si un sondage était réalisé en Wallonie, je prédis que 90% des Wallons préfèreraient une Wallonie indépendante à un rattachement à la France, qui jouit d’une piètre image au pays de la frite (et pas le plat pays : c’est la Flandre, pas la Belgique ca !). Et parler de Bruxelles ville flamande francisée, alors que c’est de là qu’est parti la révolution belge, c’est difficile à admettre. Bruxelles est certes géographiquement en Flandres, mais est de tradition radicalement à part, et résume à elle seule le particularisme belge. Bruxelles ne peut se définir que comme elle-même, et non comme wallonne et flamande. Néanmoins, la position géographique de Bruxelles ruine les véillités indépendantistes de la classe politique flamande : impossible de construire un pays qui enclaverait en son sein le centre européen, mais qui ne ferait pas partie de ce pays. Dès lors, prendre Anvers comme capitale n’est qu’un ersatz de solution qui ne peut vraiment être envisagé que depuis Paris...

                              La Wallonie a longtemps été économiquement dominante, et le francais était la langue de la culture et de l’administration, bien qu’en pratique, pendant longtemps, tant les Flamands que les Wallons parlaient des dialectiques (des patois), de sorte que préjugé de la dominance wallonne sur le francais me parfait passablement surfait. Le Francais a ete impose aux Wallons dans l’education, mais n’etait le langage que de l’intellingencia, et non du peuple, qui soit baigné par l’Escaut ou par la Meuse. Mais il est clair qu’un ressentiment flamand a pu lentement se construire à partir du l’utilisation d’un vocable d’origine latine et non germanique. Dans le registre financier, l’histoire montre que l’économie belge n’est qu’un balancier entre les régions wallonnes et flamandes, et ne peut dès lors justifier en quoi que ce soit les volontés séparatistes actuelles.

                              Mais cette volonté séparatiste existe, et contrairement à vous, j’ai croisé de nombreux flamingands, et j’ai développé à leur contact un fort ressentimment à l’égard des partisans du Vlaams Belang. Mais d’où vient alors ce sentiment séparatiste et le succès du Vlaams Belang ? Si ce parti tient des thèses anti-immigrationnistes, pointer l’immigration comme source du problème relève de la démogagie habituelle des discours de comptoir, mais n’est qu’une manière d’élargir l’électorat du VB et non son fond de commerce premier et sa raison d’être. Le problème est bien belgo-belge, et mon opinion est qu’il s’agit en fait surtout une conséquence de la deuxième guerre mondiale, qui prend de l’ampleur maintenant suite à la banqueroute économique de la Wallonie à la sortie de l’époque minière, qui est aussi l’origine de la ruine du nord de la France d’ailleurs. Ce n’est pas seulement le fait de la politique wallonne actuelle !

                              La politique allemande lors de l’occupation belge a été à deux vitesses : les Flamands étaient considérés comme des Ariens au contraire des Wallons. Les prisonniers de guerre n’ont pas été traités de la même manière, et les photographies d’époque en témoigne : sur celles que j’ai vues, on ne se réclamaient plus belge, mais wallon. De même, l’admistration occupante ne s’est pas déroulé de facon similaire dans les deux parties du pays, ce qui a eu d’ailleurs comme conséquence une collaboration accrue au nord, tandis que les combats les plus meurtriers se sont déroulés sur le sol wallon, principalement en province du Luxembourg, dont l’hymne populaire contient d’ailleurs à présent une strophe anti-flamande. La rupture, déjà présente par les différences linguistiques, s’est fait pesante, et a éclaté au lendemain du conflit avec la question royale, qui déjà vira au débat communautaire. Les classes dirigeantes flamandes n’ont jamais vraiment fait table rase du passé et de ce sentimenté de supériorité développé lors de la période 1940-1945, tandis que les Wallons ont déjà à l’époque développé un ressentiment vis-à-vis des Flamands. L’évolution économique a décidé de la communauté qui aurait les rennes du jeu politique, et la dominance démographique ayant basculé de la Wallonie vers la Flandre, tous les éléments sont à présent réunis pour expliquer le succès du VB. Mais soyons lucide, si les rôles étaient inversés, il y aurait fort à parier que l’extrême-droite wallonne serait tout aussi puissante que le VB. D’ailleurs, à l’aube de 1940, le rexisme a connu un fort succès populaire en Wallonie. Qui a dit qu’il était le plus noble ?


                            • Internaute (---.---.130.234) 1er juillet 2006 16:34

                              Les noars, les juyfs et les ariens ! Bon aryen va !


                            • Adolphos (---.---.59.170) 27 juin 2006 02:38

                              Bon, les conséquences normales de l’immigration, telles qu’on les observe partout au bout d’un certain temps. Pas de quoi en faire un plat, (ce n’est qu’un début) -sauf si on n’a jamais de sa vie ouvert un livre d’histoire.

                              Sinon, si les flandrais se barrent, la France pourra enfin récuperer les Belges, et ca c’est plutôt bien.

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