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Accueil du site > Actualités > Europe > La France dans la tourmente européenne pour ses finances !

La France dans la tourmente européenne pour ses finances !

Souvenez-vous : en février 2009, la Commission européenne avait déclenché une procédure pour déficits excessifs contre 6 pays (dont la France) avant de faire de même en octobre pour neuf autres pays, dont l’Allemagne et l’Italie, portant à vingt le nombre de pays épinglés ! Ces pays avaient tous des déficits prévus supérieurs à la limite de 3 % de leur PIB autorisée par le pacte de stabilité européen.

Depuis, au vu du nombre de pays qui ne respectent pas le pacte de stabilité - certains ne l’ayant jamais respecté ! -, Bruxelles a enfin fait une proposition (Monsieur Barroso semblant totalement transparent depuis sa réélection...) : les projets de budgets nationaux seraient soumis à la Commission et examinés par les ministres européens des finances pour avis. Un pas vers un fédéralisme fiscal en somme puisque cet examen européen aurait lieu avant le vote dans les Parlements nationaux. Vous imaginez immédiatement les cris d’orfraie qui furent poussés tous azimuts : Luc Chatel avait de suite rappelé que "c’est le Parlement qui vote le budget de la nation". Pour Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République "la proposition de la Commission européenne de s’arroger le droit de vérifier en amont les budgets des Parlements est inacceptable car cela porterait atteinte à notre démocratie". Certains ont probablement eu, en outre, peur de la proposition allemande qui consistait à exclure de la zone euro les mauvais élèves...

Il est cependant certain, comme j’en ai longuement débattu avec les participants au café économique de jeudi dernier, qu’une forme de cohésion économique et politique nouvelle devra indubitablement émerger de cette crise, si l’on souhaite poursuivre l’expérience européenne. Le problème est évidemment extrêmement complexe puisqu’il s’agit de faire dialoguer des gouvernements ayant des points de vue économiques (et politiques) souvent différents, parfois réellement divergents. D’ailleurs, je faisais remarquer récemment que l’Allemagne jouait à nouveau le rôle de référence qui était le sien durant le SME, puisque tous les autres pays mesurent leur capacité et leur taux d’endettement en comparaison avec l’Allemagne.

Quoi qu’il en soit, à court terme, la France doit rassurer Bruxelles sur sa capacité à rentrer dans les clous économiques en 2013. C’est l’objet du rapport transmis par le ministère de l’économie, en janvier 2010, à la Commission européenne. Ce document avait été complété par les mesures annoncées par notre omniprésident (dont j’avais parlé dans ce billet), comme par exemple la réduction de 10 % en trois ans des dépenses de fonctionnement courant de l’Etat et des dépenses d’intervention.

Extraits choisis du rapport transmis à la Commission européenne, avec mes commentaires en gras :

* "Au-delà de 2010, le Gouvernement va renforcer considérablement l’assainissement des finances publiques" Avis de gros temps sur planète France ! Ce que nous n’avons pas su faire un minimum durant les périodes fastes, saurons-nous le faire durant en période de crise ?

* "La stratégie du Gouvernement consiste à poursuivre les réformes structurelles favorables à la croissance et à ne pas augmenter les impôts mais à réduire le poids de la dépense publique" C’est Merlin l’enchanteur qui parle : dit comme cela, on en oublierait presque que la baisse de la dépense publique aura un impact non négligeable sur la croissance...

* "En matière de recettes, le Gouvernement s’est engagé à ne pas augmenter la pression fiscale, parmi les plus élevées de l’Union européenne, pour ne pas réduire la croissance. Cependant, le plan de redressement des comptes publics prévoit de réduire les niches fiscales et sociales à partir de 2011" Les célèbres niches fiscales qui attendent patiemment d’être réformées depuis des lustres... La Commission européenne se rapplelera opportunément que 2012 est une année électorale majeure en France avec une tendance forte à la promessopathie dès 2011 !

* "En matière de dépenses, l’enjeu consiste, pour une bonne part, à ce que l’expérience acquise par l’État dans la maîtrise de ses dépenses puisse bénéficier aux collectivités locales et aux administrations de Sécurité sociale" C’est probablement la mesure la plus hypocrite de toutes : comme si l’État avait une expérience vertueuse de maîtrise de ses dépenses...

* "Lors de la Conférence du 28 janvier 2010, le Président de la République a aussi souhaité que la France se dote d’une règle d’équilibre pour l’ensemble de ses administrations. Un groupe de travail présidé par M. Camdessus, ancien directeur général du FMI, précisera les modalités de cette règle" Idée intéressante à creuser, mais je m’inquiète quand un ancien du FMI s’en occupe...

* "La maîtrise des dépenses et la stimulation de la croissance potentielle sont également les objectifs de la réforme des retraites qui sera discutée et mise en oeuvre avant la fin de l’année 2010. Le calendrier de cette réforme sera discuté avec les partenaires sociaux dès le 15 février 2010" Réforme des retraites = maîtrise des dépenses ? Pourquoi ne pas l’avoir dit explicitement aux Français ?

*"Sous l’hypothèse de conditions cycliques adaptées, le retour du déficit effectif à -3 % du PIB serait assuré dès 2013 avec un taux de prélèvements obligatoires de 43,0 % du PIB à l’horizon de la prévision, soit un niveau inférieur à celui de 2007" J’apprécie les précautions prises au niveau des hypothèses, tant le reste semble peu crédible dans le contexte actuel !

Je ne sais pas si la Commission européenne sera convaincu ou non (il lui reste quelques jours pour apprécier la prose poético-diplomatique française...), mais pour ma part, j’ai quelques doutes sur ce scénario... à moins de pratiquer la méthode expérimentée en Grèce ces derniers temps, ce que je ne cesse de dénoncer comme étant une mauvaise solution, n’apportant in fine que le chaos social et politique !


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24 réactions à cet article    


  • Cug Cug 2 juin 2010 14:33

    Le choix est simple, soit l’Europe est définitivement asservie par l’oligarchie financière dont la commission européenne est le cheval de Troie et elle en prend le chemin depuis sa création ...
    soit elle se libère du joug des marchés et de la finance en instaurant des règles draconiènnes et qui plus est en se donnant les moyens de les faire respecter.


    • Souciétal Souciétal 2 juin 2010 14:34
      • Et comment on assainit les finances publiques ?

         En augmentant les amendes pour stationnement qui passent de 11 € à 20 € !


      • iris 2 juin 2010 14:44

        entendu à la radio-
        pour JM messier il ne lui reste PLUS que 25000euros pr mois !!


        • Souciétal Souciétal 2 juin 2010 14:57

          Soit 163 989, 25 francs.


        • jako jako 2 juin 2010 15:08

          Bonjour à l’auteur.
          Qu’il y ait une sorte d’ approbation par UE des budgets des états peux être imaginé mais il faudrait tout d’abord et avant tout (on aurait même dû commencer par cela avant toutes autres constructions) établir un ensemble de régles fiscales/politiques ET sociales (droit du travail etc) communes.
          Aujourd’hui on a un assemblage de 27 pays tous très différents surtout sur le droit du travail/social.
          AU niveau économie du fonctionnement de l’etat, on a 5 avions pour la présidence c’est déja 4 de trop, et 1200 hommes an afghanistan et je ne sais combien un peu partout dans le monde plus pléthore d’ambassade avec le personnel afférents (et je crois ne payant pas d’impots , ni de tva , à vérifier)


          • Alpo47 Alpo47 2 juin 2010 15:44

            Au diable l’europe !
            Je propose un nouveau référendum :
            1 - J ’approuve le traité de Lisbonne et plus d’europe
            2 - Je veux que mon pays quitte l’europe et retrouve sa souveraineté.
            Et je prends tous les paris sur le résultat. Pourquoi non ? On est en démocratie, disent ils tous...

            Pour ce qui est de retrouver un équilibre à nos finances, surtout d’ailleurs à nos comptes sociaux, la recette est simple et connue de tous : Augmenter les prélèvements, d’abord auprès des entreprises qui bénéficient d’environ 70 milliards de cadeaux en tout genre, ainsi que des dizaines d’autres milliards qui sont le fait de l’évasion des mêmes vers les paradis fiscaux, et faire disparaitre les niches fiscales qui bénéficient uniquement aux plus haut revenus ou, encore, aux entreprises, comme la célèbre « niche Copé ».
            Taxer le capital au niveau des salaires.

            C’est pourtant facile et indolore pour la société, mais ce n’est pas Sarkozy qui le fera, il préfèrera couler avec le navire.

            Alors, on fait quoi si on veut survivre ?


            • Alpo47 Alpo47 2 juin 2010 18:33

              Bien entendu, il faut lire ci dessus : taxer LES REVENUS du capital au même niveau que les salaires


            • Radis Call 2 juin 2010 19:51

              Cher monsieur :

              Les niches fiscales ?
              Il s’agit des chèques restaurants et vacances !

              Pas de panique pour les grosses fortunes...

              3% en 2013... ? 2013 c’est après 2012... Bon courage pour ceux qui vont hériter du pataquès.

              Je crains que la commission européenne n’attrape des sueurs froides en lisant vos commentaires....


              • Alpo47 Alpo47 2 juin 2010 21:21

                Cher Radis Call,
                Environ 70 milliards de « niches fiscales »... peut être un peu trop pour les chèques restaurants, non ?
                En voici une dont sont à l’origine J.F.Copé et ... N.Sarkozy qui a déjà couté 22 milliards, sans aucun intérêt pour la collectivité ... mais très enrichissante pour les amis.
                http://www.liberation.fr/economie/0101630329-la-niche-cope-un-boulet-a-22-milliards
                Et il y en a bien d’autre, comme les 3 milliards de cadeau aux restaurateurs et d’autres du même genre.


              • sheeldon 3 juin 2010 11:58

                de toute manière les niches fiscales ne sont pas le problème !!!

                le problème c’est pourquoi paye t’on encore des banquiers voyous !!!! 

                on vole le peuple on va pas se battre entre nous pour savoir qui paye !

                on a pas a payer ces escrocs !


              • oj 3 juin 2010 01:35

                il faudra sans doute la faire et l’accepter cette europe.

                apres tout nous sommes tous sous le joug de structures telles que communes , cantons, départements, regions et maintenant regroupements de communes.et tout cela pour de la mise en commun de moyens.

                de toute maniere je ne sais pas ce qui se passe au conseil municipal de ma commune ni au département ni a ma région mais d’une part je pourrais m’y interresser et d’autre par cela ne m’enpeche pas de vivre, au contraire, ces machins travaillent pour moi !

                Face aux défis géostratégiques a venir , ce sera certainement profitable voir necessaire.

                L’etat fédéral est fort aux US, cela m’empeche pas les Amish de vivre selon leurs règles.


                • sheeldon 3 juin 2010 11:44

                  bonjour

                  http://www.abcbourse.com/analyses/chronique-les_banques_francaises_ont_un_effet_de_levier_de_30_le_risque_de_faill ite_est_permanent-428.aspx

                  j’ai beaucoup aimé cet article que je trouve fort juste malgrès les replys négatifs .

                  votre article est bien simpas et moi non plus je ne veux pas être comme en grèce , mais c’est une guerre des classes ! les riches attaquent le peuple , le reste c’est du pipeau !

                  quand on voit ça :http://www.info-grece.com/news/politique/201005/siemens-s-offrait-les-ministres-grecs-pour-200-000-deutsche,5323F1.html

                  et ceci : http://www.info-grece.com/news/economie/201006/transports-energie-telecoms-casinos-hotels-la-braderie-grec,5334F1.html

                  puis cela : http://www.info-grece.com/news/divers/201006/un-homme-s-immole-a-l-interieur-d-une-banq,5333F1.html

                  pauvre homme !!!! 


                  • millesime 3 juin 2010 12:28

                    la fin des Etats-Nations voulue par le Nouvel Ordre Mondial...vous en êtes déjà convaincu.. !
                    l’oligarchie financière à gagné un adepte.
                    lire :
                    http://millesime.over-blog.com


                    • bo bo 3 juin 2010 12:57

                      Tout cela est un faux problème : contrôle de L’Europe ou le vote budget des finances à la française. Le SEUL problème, c’est l’équilibre budgétaire. Et pour cela, à force de prélèvements pharaoniques et le développement tout azimut d’une politique sociale sans limite : le trou abyssal ne peut plus être comblé par une nouvelle politique de prélévements MASSIFS... alors dans la marge de manœuvre il reste des prélévements thérapeutiques, un tour de « passe-passe » sur les retraites en ponctionnant un peu plus le secteur privé.... mais c’est INSUFFISANT.....alors il faudra du courage : suppression drastique du train de vie de l’Etat : diminution du nombre d’élus et de leurs rémunérations, diminution massive du nombre de fonctionnaires ou assimilés et de leur rémunération, suppression des aides diverses aux associations etc......et remise en cause totale de notre politique sociale.
                      Que l’on soit dans l’Europe ou pas, notre système vit ses derniers jours : 60 millions de français sont une goutte d’eau au niveau mondial.... et nous ne pouvons plus nous payer « le luxe » d’avoir des règles économiques et sociales intérieures avec une aussi grandes différences avec les règles internationales.... on peut ergoter, regretter, tourner en rond, gagner du temps..... à un moment donné :il faut payer l’addition.... le triste c’est le cynisme de nos élus


                      • bo bo 3 juin 2010 14:10

                        Pour illustrer mon propos lisez le livre d’Yvan Stépanovitch : "le Sénat, enquête sur les super-privilégiés de la République"...... ou allez sur Rmc-info1 pour écouter l’interview....... smiley


                      • Et hop ! Et hop ! 4 juin 2010 17:13

                        Admettons, on diminue de 100 % le Revenu de Solidarité Active des paresseux qui sont grassement entretenus à ne rien faire, lequel passera de 430 euro à 215 euros / mois : 


                        3 milliards d’euros par an / 2 = 1,5 milliards d’économie.

                        Des centaines de milliers de personnes n’ont que cela pour vivre.

                        Admettons maintenant qu’on diminue de 10 % une dépense extrêmemnt utile : les intérêts payés par l’État pour la Dette , soit 43 milliards d’euros en 2009 (beaucoup plus en 2010 avec les nouveaux emprunts et les intérêts qui vont monter avec la dégradation de la note AAA).

                        Les actionnaires de 5 ou 6 grosses banques internationales seraient atrocement frappés par une diminution de leurs dividendes.

                        43 milliards / 10 = 4,3 milliards d’économie.

                        Aucun homme politique, aucun journaliste, aucun professeur-d’économie-dans-une-école-de commerce ne semble avoir pensé à la deuxième option :

                        10 % de réduction du taux d’intérêt de la Dette financière de l’État permet de doubler la Dette sociale de l’État, les minimums sociaux.

                        Personne ne l’envisage. Comme c’est bizarre.

                        • BA 6 juin 2010 09:09

                          Le 10 mai 2010, l’Union Européenne et le FMI ont tenté une manœuvre désespérée pour rassurer les investisseurs internationaux. L’Union Européenne et le FMI ont jeté leurs dernières forces dans la bataille  : ils ont annoncé qu’ils mettaient 750 milliards d’euros sur la table.

                          Ce soi-disant « plan de stabilisation » n’a fait illusion que deux jours : le 10 mai et le 11 mai.

                          Depuis le 12 mai, les investisseurs internationaux ont compris ce qu’était vraiment ce soi-disant « plan de stabilisation » : un énorme coup de bluff.

                          Depuis le 12 mai, les investisseurs ont compris que les Etats européens ne pourront jamais verser des centaines de milliards d’euros pour sauver le Portugal, l’Irlande, la Grèce, l’Espagne.

                          Conséquence : les investisseurs internationaux n’ont plus du tout confiance dans le Portugal, l’Irlande, la Grèce, l’Espagne. Depuis le 12 mai, ils demandent des taux d’intérêt exorbitants à ces quatre pays.

                          Vendredi 4 juin :

                          - Si l’Espagne avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 4,528 %.

                          Le graphique des taux d’intérêt des obligations espagnoles est incroyable : les taux d’intérêt espagnols sont en train d’exploser.

                          http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPG10YR%3AIND

                           

                          - Si l’Irlande avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 5,109 %.

                          http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GIGB10YR%3AIND

                          - Si le Portugal avait dû lancer un emprunt à 10 ans, il aurait dû payer un taux d’intérêt de 5,13 %.

                          http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPT10YR%3AIND

                           

                          - Si la Grèce avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 8,141 %.

                          http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GGGB10YR%3AIND

                           

                          Ces taux d’intérêt hallucinants montrent que le Portugal, l’Irlande, la Grèce et l’Espagne vont devoir emprunter à des taux d’intérêt de plus en plus exorbitants.

                          Le Portugal, l’Irlande, la Grèce et l’Espagne foncent vers le défaut de paiement.

                           

                          Au contraire, les taux d’intérêt de l’Allemagne deviennent de plus en plus bas.

                          - Si l’Allemagne avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt très faible : seulement 2,584 %.

                          http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GDBR10%3AIND

                           

                          Cette divergence est intenable.

                          Cette situation est explosive : la zone euro va finir par éclater.


                          • bonsens 6 juin 2010 18:52

                            bientot , l’euro va exploser : le ysteme bancaire montre des signes (ténus mais revelateurs) de dysfonctonnement : il se détraque subtilement ;
                            Que pensez vous de cela : la semaine derniére COFIDIS proposait des prets de 15 000 euros sur un an à 2,86 pour cent , alors qu« AXABANQUE offrait 4 pour cent d’interets pour les depots sur livret. Etrange , non ? En tout cas , le même phénoméne de bizarreries subtiles sur les taux courts s’était produit en 2008 , à l »époque de la crise des banques américaines .
                            Mon diagnostic : il y a des aberrations et de la méfiance mutuelle entre les banques francaises ( europeennes aussi , surement ) .
                            Mon pronostic : d’ici août :
                            1)un pays de la zone euro ou rattaché ( hongrie , roumanie ? ) va appeler au secours ou
                            2) un établissement européen ( français ? ) majeur va appeler au secours . Je dirais avec 70 pour cent de chances de réalisation à cette échéance .
                            Avec les conséquences en cascade sur le reste du systéme et le cours de l’euro
                            On ne va pas s"ennuyer pendant l’été . Perso , je mets mon compte à zéro pendant les congés et je me sers du liquide .Et mes petis travellers chéques , ils ne seront pas en euro.... Etre au moins tranquille pendant les vacances et ne pas enquiquiner ma douce et mes gosses avec cela...



                            • bonsens 6 juin 2010 18:54

                              et à la rentrée , si cela se produit , bonjour la bank run....


                              • Proudhon Proudhon 6 juin 2010 19:57

                                J’ai trouvé un bon article sur le journal Métro de Montreal que j’aimerai trouver sur nos journaux français.

                                Le capitalisme de gauche
                                Léo-Paul Lauzon
                                03 juin 2010 05:00

                                Selon Lucien Bouchard, dit le lucide autoproclamé, et Daniel Audet, du Conseil du patronat du Québec, il faut en finir avec les insultes. Faut argumenter poliment en faisant abstraction des vilains gros mots. Ça signifie que l’on ne doit pas traiter de criminels les banques et les grosses pointures qui détournent des milliards de dollars par année dans les paradis fiscaux afin de ne pas payer d’impôts ici. On va les appeler comment alors ?

                                Faut pas aussi taxer les politiciens de complices de ces escrocs. Faut pas aussi crier des noms, comme exploiteurs, aux banques, aux pétrolières et aux pharmaceutiques. Même Stephen Harper doit être rappelé à l’ordre, lui qui a dit que l’on se faisait arnaquer par les pétrolières. C’est pas gentil du tout ça monsieur Harper ! Faut pas appeler le gratin par leur véritable nom, faut seulement les louanger et en toutes circonstances.

                                Avant de demander aux autres respect et politesse, ces « donneux » de leçons de savoir-vivre devraient commencer par appliquer eux-mêmes ce qu’ils exigent des autres. Leur baratin qu’ils nous présentent sous un certain vernis scientifique et leurs concepts intellectuels primaires sont carrément une insulte à l’intelligence. À les entendre, le capitaliste et l’économie de marché n’ont que du bon. Ce sont de fabuleux systèmes économiques qui s’auto-disciplinent, s’auto-régulent, découlent de phénomènes naturels qui favorisent le bien commun et répartissent équitablement la richesse créée. La propriété privée de nos services publics, de nos ressources naturelles et de nos instruments collectifs est nettement plus avantageuse pour tous que la propriété collective. Vous m’en direz tant !

                                Vous voulez des exemples, en voici. Commençons par le maître du conservatisme qu’est George W. Bush qui se disait un partisan du « capitalisme de compassion ». Vous conviendrez avec moi que les States sont loin d’être un modèle de compassion pour les autres pays et pour sa propre population. Ne voulant pas être en reste de slogan creux, Jean Charest a dit dans Le Journal de Montréal du 3 octobre 1999 : « Le libéralisme social doit remplacer l’État providence ». N’importe quoi !

                                Et il y a le président français Nicolas Sarkozy qui est pour une « moralisation du capitalisme financier » (La Presse, 2 avril 2007) et la Chambre de commerce de Montréal qui veut « spiritualiser les entreprises » (Le Devoir, 28 septembre 2007). Vous commencez à piger, il y a le capitalisme de compassion, social, moral et spirituel. Oh, oh, attention, surtout pas de gros mots, ils vont prendre ça pour des insultes.

                                Quoi d’autres ? Il y a Pierre Desrochers de l’Institut économique de Montréal qui, dans La Presse du 22 avril 2010 décrit sa savante théorie ainsi : « Le capitalisme écologique. Ce n’est pas le militantisme vert qui a permis d’améliorer la qualité de notre environnement, mais l’économie de marché ». Je sais que c’est pas facile, mais faut faire preuve de retenue. Puis, toujours à l’Institut économique de Montréal, il y a Marcel Boyer qui nous propose le plus sérieusement du monde un : « Manifeste pour une social-démocratie concurrentielle » (Le Devoir, 8 septembre 2009). Son modèle « scientifique » demande de tout privatiser aux mains des affairistes et de mettre tous les pays et tous les travailleurs du monde en concurrence pour le plus petit commun dénominateur. Les transnationales vont gérer la planète pour le plus grand bien de tous.

                                Tiens, il y a aussi le professeur de l’Université de la Saskatchewan, Sylvain Charlebois, dont les théories sont souvent publiées dans La Presse et qui, le 19 novembre 2009, nous a pondu cette magnifique perle : « Des sommets futiles. Misons sur les entreprises plutôt que sur les gouvernements pour éradiquer la famine ». Avec, en attendant, et selon l’ONU, deux cent millions d’enfants de moins de 5 ans qui souffrent de sous-nutrition, plus de 27 millions de personnes qui sont en situation d’esclavage et plus d’un milliard de personnes affamées, un cap historique. Faut pas s’inquiéter, le capitalisme de compassion et le libéralisme social vont s’occuper de tous les nourrir.

                                 Il y a aussi l’ineffable Bernard Landry qui a dit : « Je suis un progressiste et non un socialiste » (Journal de Montréal, 23 novembre 2007). Un progressiste conservateur, s’entend ! Toujours aussi rigolo ! Un autre comique du même genre est Jean-François Lisée qui lui est « Pour une gauche efficace » (La Presse, 8 novembre 2008). Décodé, sa pseudo gauche efficace, c’est de la grosse droite. Dans le Devoir du 17 septembre 2007, on parle cette fois du « Capitalisme bienveillant », dans celui du 15 janvier 2007, Michel Ricard, ex-premier ministre de France postule « Le capitalisme éthique », dans Les Affaires du 3 février 2007 on dit entrer dans « L’ère de l’entrepreuneuriat responsable ». Enfin, ma préférée a été publiée dans La Presse du 22 février 2009 et son auteur est Hans Kûmg, professeur de théologie à l’Université de Tubingen en Allemagne : « Le nouvel âge de l’éthique. La frénésie du profit au maximum est en train de faire place à la retenue et à la modération ».

                                En attendant, Goldman Sachs est accusé de fraude aux États-Unis et en 2009, les dirigeants de Bank of America se sont versés quatre milliards de dollars en bonus et ceux de JP Morgan Chase 9,3 milliards de dollars, deux firmes qui ont reçu des dizaines de milliards en fonds publics pour éviter la banqueroute. Il y a aussi cette nouvelle de La Presse du 15 février 2010 qui me laisse songeur : « Goldman Sachs a aidé la Grèce à dissimuler l’ampleur de sa dette ». Faudrait plutôt parler de tiques capitalistes plutôt que d’éthique. Pour d’aussi grands talents, peut-être que 9,3 milliards de dollars en rémunération à ces patrons c’est justement faire preuve de retenue et de modération selon monsieur King. Après tout, ils ont une famille à faire vivre !

                                Quelle hypocrisie. Essayez de nous faire gober de telles énormités n’est pas seulement insultant, mais méprisant. Faut pas rêver en couleurs. On n’a jamais pu et on ne pourra jamais réformer et humaniser le capitalisme car, dans son essence même, ce modèle économique carbure à l’exploitation et à l’impérialisme. La seule solution pour contrer les injustices et les inégalités liées au système capitaliste est de passer au socialisme comme plusieurs pays l’ont fait récemment dans le monde avec un succès éclatant (Brésil, Bolivie et Vénézuela). Amir Khadir de Québec Solidaire l’a dit : « Il est temps de remplacer le capitaliste » (Vents croisés, hiver 2010).

                                Une dernière hilarante parue dans Le Devoir du 29 mai 2010 : « Le rendez-vous des entrepreneurs sociaux (parrainé par l’Institut du Nouveau monde) : Changer le monde… une entreprise à la fois ». Sont insignifiants ou vendus ou les deux. Essayez donc de changer BP, Wal Mart et Goldman Sachs, juste pour voir ! Tant qu’à changer une entreprise à la fois, pourquoi ne pas commencer par elles ? Une petite suggestion comme ça…

                                Métro
                                Montreal


                                • Internaute Internaute 6 juin 2010 20:59

                                  Comme vous avez la prudence de le dire, une politique fiscale commune serait nécessaire si l’on souhaite poursuivre la construction européenne. Justement, nous ne voulons pas la poursuivre, en tout cas pas dans sa forme actuelle.

                                  Au lieu de proposer comme beaucoup d’autres milles mesures contraigantes pour obtenir peut-être un avenir radieux, faites d’abord un bilan des 30 ans d’Europe que nous venons de supporter. Expliquez-nous quels sont les points réellement positifs et les points négatifs. Est-on gagnants avec la perte d’indépendance économique, politique et culturelle ? Est-on gagnants avec la montée du chômage et la désindustrialisation accélérée de nos pays ? Est-on gagnants avec l’alignement inconditionnel de notre politique étrangère sur les nazis israéliens et américains ? Voilà beaucoup de questions qui méritent une analyse sérieuse avant de continuer sur le mauvais chemin.

                                  L’UE, c’est la nouvelle URSS et les russes sont les premiers à nous prendre pour des fous d’aller dans cette voie.


                                  • BA 6 juin 2010 21:42

                                    La zone euro aura disparu dans sa forme actuelle d’ici 5 ans, selon des économistes.

                                    La zone euro n’existera plus dans sa forme actuelle d’ici cinq ans en raison de la crise financière chez plusieurs de ses membres, a estimé une douzaine d’économistes de la City à Londres, interrogés par un quotidien britannique.

                                    Au cours de son enquête auprès de 25 économistes, le Sunday Telegraph a estimé que la « découverte sans doute la plus remarquable était que les économistes qui s’attendent à un éclatement de l’euro de plus ou moins grande amplitude au cours cette législature (cinq ans, ndlr) sont les plus nombreux ».

                                    « Il y a un an ou même moins, peu de personnes dans la City auraient prédit avec confiance la disparition de la monnaie », a relevé le journal, qui devait publier lundi 7 juin la totalité des réponses de ces spécialistes à dix questions sur la croissance, le déficit public et l’inflation au Royaume-Uni, et l’euro.

                                    Il y a pratiquement « zéro probabilité » que la zone euro survive dans sa composition actuelle, a estimé Andrew Lilico, chef économiste du groupe de réflexion Policy exchange.

                                    « Il pourrait même ne pas survivre à la semaine prochaine », a indiqué Doug McWilliams, du Centre de recherches économiques et des affaires (CEBR).

                                    Douze économistes penchent pour un éclatement de la zone euro dans les cinq ans, contre huit qui estiment qu’elle parviendra à en réchapper sans amputation.

                                    Les cinq derniers sont indécis.

                                    Et pour deux des huit tablant sur une survie, le prix à payer sera qu’au moins un des Etats-membres fera défaut sur sa dette souveraine, a relevé le journal.

                                    « Les implications politiques d’une désintégration de l’euro auront sans doute des conséquences considérables - les Allemands ne veulent pas payer pour les autres et pourraient bien partir », a relevé David Blanchflower, professeur à l’université américaine de Dartmouth et ex-conseiller de la Banque d’Angleterre). Il est « difficile de voir l’euro survivre dans sa forme actuelle ».

                                    Quatre économistes soutiennent en effet l’hypothèse d’une sortie de l’Allemagne, plutôt qu’un départ des économies en difficultés comme la Grèce.

                                    « La zone euro va perdre trois ou quatre membres - Grèce, Portugal, Espagne, et peut-être Irlande - et pourrait tout aussi bien éclater complètement à cause des tensions grandissantes entre la France et l’Allemagne », a relevé Tim Congdon, de la société de consultants International monetary research.

                                    Pour Peter Warburton, de la société Economic Perspectives, l’euro sera dans cinq ans « un refuge pour les faibles, et non une forteresse pour les forts ».

                                     

                                    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=0faaa297645897774da4d4f547ef432c


                                    • tomasi75 15 juin 2010 15:37

                                      Et vous pensez quoi de l’adhésion de la turquie.
                                      Voici un historique :
                                      http://unioneuropeenne.suite101.fr/article.cfm/turquie-europe-je-taime-moi-non-plus

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