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Accueil du site > Actualités > Europe > La France et l’UE, histoire d’un désamour

La France et l’UE, histoire d’un désamour

La France a beau être un membre essentiel et fondateur de l'Union Européenne, il n'en demeure pas moins que nos politiques aujourd'hui la critiquent tout en ne s'y intéressant pas. L'indifférence et le mépris français pour les institutions européennes est une erreur. Car à fustiger l'UE et ne rien faire pour défendre la France devant elle, nos politiques font l'autruche laissant ainsi la bureaucratie bruxelloise aller à l'encontre des intérêts nationaux, intérêts pourtant possible à défendre. Il est facile de critiquer l'UE tout en quittant et sabordant le navire. 

On le sait depuis la création de l'Union Européenne, deux visions s'affrontent : la vision d'une Europe fédérale, sorte d'Etats-Unis d'Europe et la vision d'une Europe des Nations où chaque Etat a sa place dans une alliance plus large. De Gaulle avait imposé à la France son point de vue sur le sujet : "Sur la base de cette alliance, il faut bâtir une Confédération, c'est-à-dire un organisme commun auquel les divers Etats, sans perdre leur corps, leur âme, leur figure, délèguent une part de leur souveraineté en matière stratégique, économique, culturelle." (discours du 23 février 1953 contre la Communauté Européenne de Défense). La France ne cesse de se réclamer de la figure tutélaire qu'est De Gaulle tout en n'imposant aucune vision de l'Union Européenne. Jamais, pour les élections, l'Union Européenne n'est au coeur des débats, si ce n'est pour désigner un ennemi à abattre chez ses opposants, ou en la passant sous le silence pour ses partisans.

L'Union européenne pose problème. Décriée, détestée, conspuée par la France, elle est pourtant un outil puissant que la France n'utilise jamais à son avantage, abandonne à ses voisins et laisse ainsi la pesanteur européenne s'imposer à elle sans rien faire.

Les hommes politiques français ont abandonné le navire...

Nos élus ne sont omnubilés que par des carrières nationales, ce qui est louable, mais qui est révélateur du mépris généralisé que l'Union européenne inspire. Et cela va de paire avec l'absence de considération qu'ont les Français envers l'Union Européenne. On ne voit guère de ministres, grands hommes politiques charismatiques marcher à Bruxelles pour défendre la France. Nos anciens élus ou ministres pourraient tout aussi bien porter leur voix et leur expérience, au sein de l'Union Européenne mais ce n'est presque jamais le cas. Le Parlement Européen ne met en scène presque aucun ténor de la politique française. On y trouve seulement les Le Pen qui de fait paralysent la position française en Europe puisqu'ils ne veulent pas d'Europe, Jean-Luc Mélenchon et quelques députés à la notoriété moindre. Les premiers sont parmis les plus absents au Parlement et presque jamais au travail en commission, sans parler de Mélenchon qui lui aussi brille par son absence. Il est évident, dès lors, que l'envoie de politiques de seconde main (exceptions notables : Dati, Le Pen, Mélenchon...) pour défendre les intérêts français à la tête de l'Union européenne est dommageable. Parfois, évidemment, quand l'actualité l'impose, le président, les ministres mettent les poings sur la table, montent à Bruxelles mais ils n'oeuvrent ainsi que de manière sporadique pour la cause française au sein de l'UE.

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Et ce malgré un poids français conséquent au sein de l'Union Européenne

Pourtant la France est représentée au sein de l'UE. On ne compte plus les commisaires, les fonctionnaires européens français, qui sont cependant livrés à une absence totale de ligne politique forte. 74 députés européens sont français sur 751, ce qui n'est pas rien. A cela s'ajoute les agents français aux Français à la Commision française (que l'on croit acquise aux étrangers), deuxième en nombre après l'Allemagne sans compter des postes clés (quatre directeurs généraux, trois directeurs adjoints) dans la Direction de l'Emploi, de l'Energie, de l'Agriculture et du Marketing, autrement dit des secteurs industriels et économiques importants. La France défend les intérêts européens à l'étranger avec la plus large équipe diplomatique européenne en terme de nationalité. 144 fonctionnaires français travaillent au Conseil de l'Europe. La France dirige deux commissions du Parlement européen : les question attenantes à la pêche et au budget européen.

Réduits à de la gestion bureaucratique, ils font ce qu'on reproche à l'Europe sans pour autant que l'on cherche à le corriger puisque la France pêche par sa politique européenne, inexistante.

La crise agricole est révélatrice de l'absence de politique française européenne

Le problème agricole est révélateur : la France accuse l'Union Européenne en partie à juste titre d'être responsable de la crise agricole française mais elle ne fait rien à l'échelle de l'Europe pour obtenir des mesures avantageuses. Bien sûr François Hollande puis différents ministres sont allés défendre la cause française mais celle-ci ne fait pas l'objet de réflexion sur le long terme, de tractations en internes, de projets de loi à l'échelle européenne et à l'initiative française. La France est responsable du problème européen autant que l'Union Européenne est problématique. La crise agricole ne sera résolue que si la France se bat à l'échelle de l'Union pour qu'elle soit entendue, la preuve ici avec les mesures sur le lait défendues par Stéphane le Foll, a minima, absence d'un projet de long terme. On fustige l'UE, dénoncant le lobbying, l'incurie administrative et on refuse d'aller résoudre le problème à sa source : au sein de l'Union. Non la méthode française c'est de couper l'arbre par la racine, plutôt que de se pencher sur les problèmes. Plus encore elle va financer une agriculture mourante, d'elle-même sans même réclamer de véritables réformes à l'UE, un gâchi considérable quand on sait ce que verse chaque année la France aux institutions européennes.

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La France complexée par l'Union Européenne 

Mais la France est complexée. Beaucoup de politiques considèrent que les allemands ont gagné la parti, un défaitisme absurde. L'Allemagne, bien que plus peuplée et plus riche que la France n'est pourtant pas du tout toute puissante. Sans la France, elle n'est même pas grand chose. L'Allemagne n'est pas un colosse devant lequel nous devons nous coucher. Nous sommes très proche d'elle. Et dès lors, face au constat que l'Allemagne, elle, défend parfaitement ses intérêts à l'échelle européenne, nos hommes politiques préfèrent ne rien faire. La France c'est pourtant le second poids lourd de l'Union. Nous pourrions largement oeuvrer à en défendre les intérêts. On peut critiquer l'Euro alors que la banque centrale européenne a été des années aux mains de Jean-Claude Trichet, un français qui n'a jamais fait valoir une vision française de l'Euro entre 2003 et 2011. "Je ne suis pas ici en tant que français" avait-il dit à sa prise de fonction en 2003. Le poste est en effet un poste neutre et la posture est compréhensible mais il s'en est suivi une politique monétaire modérée - pour ne pas dire molle - et qui n'a jamais mis en valeur l'économie française. Absurde.

Un problème fondamentalement démocratique

La nullité de la politique française européenne est aussi du à ses représentants, très souvent nommés, presque jamais élus (si ce n'est les députés). Or, même ces derniers ne sont élus que par une majorité très ténue de citoyens, puisque les Français votent très peu aux élections européennes. De plus les résultats du Front National au Parlement Européen n'arrangent rien. Ce parti fonde sa politique sur le rejet de l'Europe et ne peut dès lors faire peser la France dans un débat duquel il s'exclue automatiquement. Pire comment avoir une politique européenne cohérente lorsque le FN réclame une politique sécuritaire en France et vote massivement contre la création d'un fichier européen ? Une posture politique incohérente. Et je ne parle pas non plus des autres partis qui ne parlent jamais de l'Europe. L'Union Européenne est déconnectée de toute réalité quotidienne pour le Français lambda et pourtant elle a un poids fondamental dans notre existence citoyenne, notre législation, nos normes. Le désamour, le désintérêt et je pense la méconnaissance de cette instution complexe porte préjudice à l'ambition européenne en elle-même, à la France, soumise à une institution que pourtant elle porte. La faute à nos politiques qui ne voient pas bien loin, la faute à la démocratie, trop absente du processus européen et qui n'implique jamais les Français qui finissent ainsi par l'oublier. Une refonte de l'Union est plus que jamais nécessaire. Une refonte pour défendre la France et la renforcer au sein d'une Europe où elle peut briller.

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89 réactions à cet article    


  • leypanou 17 mars 12:21

    On peut critiquer l’Euro alors que la banque centrale européenne a été des années aux mains de Jean-Claude Trichet, un français qui n’a jamais fait valoir une vision française de l’Euro entre 2003 et 2011. : c’est que vous n’avez pas compris le pourquoi des choses.

    Comme vous avez une certaine culture politique, l’expression bourgeoisie compradore doit vous dire quelque chose. Là, c’est pareil. Mario Draghi a beau être italien, étant ex-Goldman Sachs, le plus important n’est pas son « italianité » -j’aurais pu écrire italianitude- et déjà le fait que la BCE soit à Francfort aurait dû vous mettre la puce à l’oreille.

    Les eurobéats comme vous ont encore beaucoup de choses à apprendre.


    • thomas abarnou 17 mars 14:33

      @leypanou

      En effet, vous avez raison, être fonctionnaire européen signifie bien travailler pour l’UE et non pour son pays d’origine. J’utilisais cet exemple pour montrer en quoi la vision souverainiste européenne qui prévaut est paradoxale dans la mesure où si l’on veut une France forte au sein de l’UE il faut bien utiliser cette UE et les outils pour nous avantager. Le mélange et le non-choix entre fédéralisme et souverainisme entraine ce genre de contradictions. Il faut choisir. Personnellement, je crois que la vision fédérale est plus forte que la vision souverainiste mais actuellement nous n’en prenons absolument pas le chemin. 

    • Ouallonsnous ? 17 mars 21:59

      @thomas abarnou

      On veut une France forte et souveraine mais au niveau international, l’UE est un false flag du colonialisme rampant anglo-yankee !


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 mars 10:18

      @thomas abarnou
      C’est une illusion de croire que la France a du poids...
      Elle a le poids d’1 voix sur 28, et pas plus.


    • Ouallonsnous ? 26 mars 17:44

      @Fifi Brind_acier

      Raison de plus pour sortir de ce piège !


    • Ar zen Ar zen 17 mars 12:45

      Je vais être sévère. Un tissu de contrevérités et une collection d’absurdités émaillent ce texte.

      Je ne peux que tirer la conclusion suivante : l’auteur ne connait pas le fonctionnement de l’Union Européenne, ni le rôle véritable de toutes les instances : parlement, Commission Européenne, etc. L’auteur connait-il, par exemple, le COREPER et son rôle ? Je pense que non. Et les groupes de travail ?

      L’auteur ne connait visiblement pas le fonctionnement de l’Union Européenne et, pourtant, il rédige un long article en donnant un avis autorisé. Je suis loin, très très loin, de maîtriser le sujet du fonctionnement de l’UE mais, j’en ai pleinement conscience. L’auteur, lui, ne se rend même pas compte qu’il écrit des énormités. C’est l’effet « Dunning - Kruger » qui est à l’oeuvre. Il prend la posture de celui qui connait, croit savoir, mais ne sait pas. Il étale de pauvres connaissances, glânées de ci de là. C’est un désastre.

      Un papier à jeter aux orties parce qu’il ne repose sur aucune connaissance du fonctionnement de l’Union Européenne.

      S’il voulait être pris au sérieux, l’auteur devrait s’intéresser, vraiment, au fonctionnement de l’U.E.

      Zéro pointé ! Doit approfondir le sujet et se donner la peine de comprendre.


      • thomas abarnou 17 mars 14:36

        @Ar zen

        Expliquez moi donc le fonctionnement de cette si compliquée institution dont je ne prétends pas comprendre tous les aboutissants non plus par ailleurs. 

      • thomas abarnou 17 mars 14:54

        @Ar zen


        Vous avez raison, il manque le rôle des ambassades, de COREPER I et II, de l’agence Mertens mais sans entrer dans les considérations techniques, cela ne change rien à mon propos puisque le problème français est le fait de son absence de ligne politique européenne. La France a beau avoir des fonctionnaires, ambassadeurs et experts si l’exécutif sans contrefout, ça ne sert à rien. On est alors dans la gestion courante, la bureaucratie stérile. 

      • Ar zen Ar zen 17 mars 16:01

        @thomas abarnou

        Comment voulez-vous que je vous explique le fonctionnement des institutions européennes ici, sur ce fil. C’est très complexe.

        Il ne tient qu’à vous de le savoir. Prenez vos renseignements. Je ne fais pas le malin parce que, moi même, je trouve que c’est très compliqué.

        Je vois bien que vous ne vous êtes pas renseigné sur ce fonctionnement. Savez vous que tous les traités, de celui de Rome à Lisbonne, en passant par Maastricht, Amsterdam et Nice, ont été rassemblés au sein de deux entités : le TUE (Traité sur l’Union Européenne) et TFUE (Traité sur le fonctionnement de l’Union Européenne).

        Il faudrait vous intéresser au rôle de la commission européenne et à ses prérogatives. C’est dans le TUE.

        Il faudrait vous intéresser au rôle du parlement européen et à ses prérogatives. Ce parlement ne possède pas l’initiative législative. Que savez-vous des procédures de codécision, de consultation ou d’avis conforme ? Dans quels domaines l’Union Européenne a t-elle recours à ces procédures ?

        Je vois que vous citez « le conseil de l’Europe » ? Ce conseil de l’Europe n’a « strictement » rien à voir avec l’Union Européenne. Ceci démontre bien le peu de bases que vous possédez pour vous attaquer à une analyse comme celle que vous avez mise en ligne.

        Comment appréhendez vous l’article 48 du TUE ? Le voici :

        Article 48

        (ex-article 48 TUE)

        1. Les traités peuvent être modifiés conformément à une procédure de révision ordinaire. Ils peuvent également être modifiés conformément à des procédures de révision simplifiées.

        Procédure de révision ordinaire

        2. Le gouvernement de tout État membre, le Parlement européen ou la Commission peut soumettre au Conseil des projets tendant à la révision des traités. Ces projets peuvent, entre autres, tendre à accroître ou à réduire les compétences attribuées à l’Union dans les traités. Ces projets sont transmis par le Conseil au Conseil européen et notifiés aux parlements nationaux.

        3. Si le Conseil européen, après consultation du Parlement européen et de la Commission, adopte à la majorité simple une décision favorable à l’examen des modifications proposées, le président du Conseil européen convoque une Convention composée de représentants des parlements nationaux, des chefs d’État ou de gouvernement des États membres, du Parlement européen et de la Commission. La Banque centrale européenne est également consultée dans le cas de modifications institutionnelles dans le domaine monétaire. La Convention examine les projets de révision et adopte par consensus une recommandation à une Conférence des représentants des gouvernements des États membres telle que prévue au paragraphe 4.

        Le Conseil européen peut décider à la majorité simple, après approbation du Parlement européen, de ne pas convoquer de Convention lorsque l’ampleur des modifications ne le justifie pas. Dans ce dernier cas, le Conseil européen établit le mandat pour une Conférence des représentants des gouvernements des États membres.

        4. Une Conférence des représentants des gouvernements des États membres est convoquée par le président du Conseil en vue d’arrêter d’un commun accord les modifications à apporter aux traités.

        Les modifications entrent en vigueur après avoir été ratifiées par tous les États membres conformément à leurs règles constitutionnelles respectives.

        5. Si à l’issue d’un délai de deux ans à compter de la signature d’un traité modifiant les traités, les quatre cinquièmes des États membres ont ratifié ledit traité et qu’un ou plusieurs États membres ont rencontré des difficultés pour procéder à ladite ratification, le Conseil européen se saisit de la question.

        Procédures de révision simplifiées

        6. Le gouvernement de tout État membre, le Parlement européen ou la Commission peut soumettre au Conseil européen des projets tendant à la révision de tout ou partie des dispositions de la troisième partie du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, relatives aux politiques et actions internes de l’Union.

        Le Conseil européen peut adopter une décision modifiant tout ou partie des dispositions de la troisième partie du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Le Conseil européen statue à l’unanimité, après consultation du Parlement européen et de la Commission ainsi que de la Banque centrale européenne dans le cas de modifications institutionnelles dans le domaine monétaire. Cette décision n’entre en vigueur qu’après son approbation par les États membres, conformément à leurs règles constitutionnelles respectives.

        La décision visée au deuxième alinéa ne peut pas accroître les compétences attribuées à l’Union dans les traités

        Comment appréhendes vous l’article 55 de la constitution de la 5ème République française. L’avez vous mis en perspective avec les dispositions des traités ?

        ARTICLE 55.

        Les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l’autre partie.

        Vous avez une vison « irrélle » du fonctionnement de l’UE. Vous êtes de ceux qui pensez que la France à un poids « particulier ». La France, comme les autres pays de l’UE d’ailleurs, doit suivre et appliquer les dispositions des traités, le TUE et le TFUE auxquels s’ajoute le TSCG signé des deux mains par François Hollande.

        Je me rends compte, à vous lire, que vous ne connaissez pas, comme des millions de Françaises et de Français le fonctionnement de l’Union Européenne. Je ne vous jette pas la pierre, je ne vous blâme pas. Je fais simplement le constat que ce que vous dîtes concernant l’U.E, en gros qu’elle n’intéresse personne, s’applique également à votre personne. Prenez le temps de vous renseigner vous en ressortirez grandi et vous aurez emmagasiné des connaissances. C’est consternant de prendre connaissance de ce que vous avez écrit si l’on considère le fonctionnement « réel » de l’UE. Dernier exemple. Comment analysez vous l’article 121 du TFUE ? Le voici :

        Article 121

        (ex-article 99 TCE)

        1. Les États membres considèrent leurs politiques économiques comme une question d’intérêt commun et les coordonnent au sein du Conseil, conformément à l’article 120.

        2. Le Conseil, sur recommandation de la Commission, élabore un projet pour les grandes orientations des politiques économiques des États membres et de l’Union et en fait rapport au Conseil européen.

        Le Conseil européen, sur la base du rapport du Conseil, débat d’une conclusion sur les grandes orientations des politiques économiques des États membres et de l’Union.

        Sur la base de cette conclusion, le Conseil adopte une recommandation fixant ces grandes orientations. Le Conseil informe le Parlement européen de sa recommandation.

        3. Afin d’assurer une coordination plus étroite des politiques économiques et une convergence soutenue des performances économiques des États membres, le Conseil, sur la base de rapports présentés par la Commission, surveille l’évolution économique dans chacun des États membres et dans l’Union, ainsi que la conformité des politiques économiques avec les grandes orientations visées au paragraphe 2, et procède régulièrement à une évaluation d’ensemble.

        Pour les besoins de cette surveillance multilatérale, les États membres transmettent à la Commission des informations sur les mesures importantes qu’ils ont prises dans le domaine de leur politique économique et toute autre information qu’ils jugent nécessaire.

        4. Lorsqu’il est constaté, dans le cadre de la procédure visée au paragraphe 3, que les politiques économiques d’un État membre ne sont pas conformes aux grandes orientations visées au paragraphe 2 ou qu’elles risquent de compromettre le bon fonctionnement de l’Union économique et monétaire, la Commission peut adresser un avertissement à l’État membre concerné. Le Conseil, sur recommandation de la Commission, peut adresser les recommandations nécessaires à l’État membre concerné. Le Conseil, sur proposition de la Commission, peut décider de rendre publiques ses recommandations.

        Dans le cadre du présent paragraphe, le Conseil statue sans tenir compte du vote du membre du Conseil représentant l’État membre concerné.

        La majorité qualifiée des autres membres du Conseil se définit conformément à l’article 238, paragraphe 3, point a).

        .

        Je me permets, pour conclure de vous faire remarquer que depuis le traité de Rome de 1957 une grande quantité d’eau a coulé sous les ponts. L’Union Européenne a été forgée sur du très long terme. Des quantités d’éminents juristes et experts ont rédigé et posé, traité après traité, Rome, Maastricht, Amsterdam, Nice, Lisbonne, le cadre de fonctionnement de l’UE. Dans votre billet vous évoquez « une refonde de l’U.E » ? Vous pensez « vraiment » que ces éminents experts et juristes de premier plan se sont trompés, sur du très long terme ? Vous pouvez qu’ils ont « oublié » les harmonisations fiscales, salariales et sociales qui auraient été nécessaires au progrès économique et social des peuples d’Europe ? Je vous laisse méditer.


      • thomas abarnou 17 mars 17:05

        @Ar zen


        Vous connaissez le sujet mais pourtant ceci n’est pas le mien. Car je ne suis pas un expert des institutions européennes. Ce qui m’interroge c’est le rapport français avec l’UE, à savoir le rapport politique. Celui-ci a beau être le fruit de diverses institutions il est surtout une histoire de conviction politique, d’orientations de l’exécutif. Quelle est la politique européenne de Hollande ? Il n’y en a pas, c’est bien le problème. Mon article ne relève modestement que ce constat tout en le confrontant à une autre réalité : on crache sur l’UE mais on continue de s’en foutre. 

      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 mars 10:23

        @thomas abarnou
        Vous pouvez regarder toutes les conférences de François Asselineau sur le site de l’ UPR, en commençant par exemple par «  L’ Europe, c’est la PAIE ».


        Mais aussi en plus court, la liste des articles des Traités les plus toxiques qui empêchent les Gouvernements de défendre l’intérêt général de leur pays.

      • lermontov lermontov 17 mars 12:52

        Qu’est-ce qu’elle a, la Le Pen, elle est malade ?


        • thomas abarnou 17 mars 14:34

          @lermontov

          Ahah, problème d’encodage de l’image. Désolé pour ce visage écrasé. 

        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 mars 10:30

          @thomas abarnou
          Votre analyse de l’ Europe Gaulliste est fausse. C’est une version UMP.

          De Gaulle était pour une Europe qui ressemble à ce que font les BRICS actuellement, des accords de coopération entre Etats souverains et c’est tout !


          Il était contre l’ OTAN, contre la supra nationalité et le fédéralisme, contre « le fédérateur extérieur » que sont les USA. Contre l’entrée du Royaume Uni dans l’ Europe, contre la Commission européenne, contre une armée européenne etc etc

          Il n’a d’ailleurs signé aucun Traité européen, qui ont tous été signés par ses adversaires politiques.
          « De Gaulle et l’ Europe ».

        • jakem jakem 17 mars 14:19

          L’analyse de l’Auteur n’est pas inexacte en ce qui concerne la démission de nos politicards.

          Cependant Il me semble être un de ces euro-gagas, voire euro-facho ( selon son degré d’implication ds l’eurokratur ) quand il affirme qu’il faut refonder l’Union.

          D’abord ce n’est pas une Union, mais une Imposture ; fascistoïde de surcroît.

          Ensuite , avant de refonder, il faut DETRUIRE totalement, entièrement, y compris les fondations ; et virer TOUS les euro-fachos.
          Puis mener des enquêtes très inquisitrices pour dévoiler les responsabilités, les magouilles, les dysfonctionnements, les mensonges ayant eu toute sorte d’effets négatifs, les dépenses abusives, les relations perverses entre les fachos et les fricnanciers.....c’est pas fini...

          Pendant ce temps il faut reconstruire la France, et traiter nos pourris comme les euro-fachos, sans la moindre considération et leur faire des procès à charge.

          Préparer des camps de travail sur des îles lointaines et inhospitalières pour les y exiler.

          Rechercher en Europe, Russie comprise, des pays acceptant des coopérations telles que le Général les avaient évoquées.

          Ca se serait démocratique, Républicain français, et permettrait une vision d’avenir constructive et sereine.


          • thomas abarnou 17 mars 14:45

            @jakem Nous sommes d’accord sur la dimension profondément antidémocratique de l’ue, ce qui est un paradoxe par rapport aux valeurs qu’elle entend défendre. Mais cela ne me semble pas irrémédiable.


          • jakem jakem 17 mars 16:49

            @thomas abarnou Non seulement anti-démocratique mais réellement adémocratique, et criminelle ( la dimension ) en outre.

            Et c’est irrémédiable tant que seront en place les mafieux profiteurs actuels et leurs successeurs cooptés tout aussi pervers et nuisibles au sein de toutes les structures minutieusement établies pour dominer les populations , structures suffisamment souples pour être contournées par les euro-fachos quand ils le jugent nécessaire ( les plans fricnance du mafieux draghi ) et suffisamment rigides pour empêcher toute sécession ( la Grèce ).

            Vous faites partie des archi connards prêts à négocier avec le violeur de votre fille au lieu de lui foutre sur la gueule tout ce que vous pourriez.

            Je me félicite de ne pas vous connaître.


          • jakem jakem 17 mars 20:43

            @jakem à T. Abarnou : je veux reformuler le 3ème. paragraphe.

            Je ne vous présente pas mes excuses car je considère vos inepties en faveur de l’europourriture comme une provocation et j’ai réagi comme souvent quand j’entends des idioties de ce genre.

            Votre bienveillance envers l’eurokratur ( sans -e final, et avec un « k », comme Kommandatur ) m’incite à penser que vous avez l’indulgence généreuse et qu’elle pourrait même bénéficier au violeur de votre fille, auquel vous trouveriez des circonstances atténuantes en retraçant son passé tourmenté tout en exprimant votre espoir dans sa réhabilitation, au lieu de lui tomber dessus et de faire de votre mieux pour le rouer de coups. En lui infligeant le plus de dégâts possibles.

            Et si ça se produisait, et si vous étiez injustement condamné à faire de la taule, je vous rendrais visite, vous donnerais de l’argent, des livres et des nouvelles de l’effondrement de l’euroPOURRITURE.


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 mars 10:35

            @jakem
            Insulter n’est pas argumenter ni informer, et traiter tout le monde de fachos, pas davantage.
            Toute la classe politique est pour « Une autre Europe », pas seulement l’auteur. Depuis plus de 30 ans ils nous promettent tous une Europe plus sociale, plus démocratique, une Europe des travailleurs, toussa, toussa, pour faire patienter les mécontents...


          • jaja jaja 18 mars 10:57

            @Fifi Brind_acier

            Personne ne promet une « Europe des travailleurs ». Il faudra aller la chercher en force et contre les défenseurs des lois nationales, européennes et internationales de défense de la propriété privée des moyens de production et d’échange !

            Sans abattre le capitalisme il ne peut y avoir d’Europe des travailleurs !


          • jakem jakem 18 mars 12:03

            @Fifi Brind_acier
             Chère Madame d_Acier, heureusement que vous êtes là pour m’apprendre qu’insulter ....

            Vous n’avez pas vu la correction que j’ai écrite ? J’aurais pu « enrober » davantage mais je n’avais pas envie de le faire pour un euro-gaga.

            Quant à « traiter tout le monde de facho », c’est faux ; il-y-en a que je ne considère pas du tout comme tels.

            Mon tort est d’utiliser ce mot tout seul alors que je devrais l’employer avec le préfixe « néo ».
            Ca donne : euro-néofachos.

            Ce qui correspond à la réalité si on considère que le fascisme ( dans son acception ordinaire, familière, usuelle ) désigne un régime autoritaire adémocratique ou bien faussement démocratique ( 16 listes de candidats mais tous du même parti ou de la même obédience idéologique ).

            Certes, le mafieux Juncker ne sillonne pas les rues et les esplanades en se montrant crétinistiquement imbu de lui-même comme le faisait Mussolini, mais vous savez au moins aussi bien que moi qu’il est totalement imprégné de l’idéologie eurautoritaire.( vous avez oublié ses déclarations à propos de la démocratie ?)

            Et tous les mafieux profiteurs qui volent notre argent ( et celui des autres peuples) sont exactement pareils, sinon ils n’y seraient pas ( à Bruxbourg).

            Idem pour l’UMPS et leurs affidés dont la plupart des cadres seraient prêts à vendre père et mère et gds-parents pour avoir un poste en eurokratur..
            Et qui sont de tte façon des néofachos ( indépendamment de l’eurokratur) compte tenu de la manière dont ils gouvernent / ont gouverné.

            Très bien payé, 3 fois rien à débourser en impôt ( 8% du revenu imposable, bien inférieur à la totalité, aucune cotisation sociale - c’est nous qui payons à la place de ces salopards - des apparts ou villas de fonction, la prime de déménagement supérieure à 10 000 balles, berline avec chauffeurs, des notes de frais à rallonge et aucune justification, utilisation des moyens administratifs - voitures et avions privés loués- pour usages personnels, une immunité totale, etc...)

            Pas d’élections, du cooptage, des magouilles de couloirs...des pensions de retraite en or couillu, des revenus supplémentaires pour ne pas blablatter avec des fricnanciers mais je suis sûr qu’ils le font qd mm, etc.....

            le NEO FASCISME version eurokratur.

            Cette stigmatisation serait abusive si une majorité incontestable de Français électeurs avait fait le choix de l’eurokratur.

            Cela dit, si vous désapprouvez qd mm ce que j’écris, je tiens à vous faire savoir que je m’en tamponne le coquillart.


          • thomas abarnou 18 mars 12:43

            @jakem

            Quelle véhémence. Et puis vos mots valises : euro-néofachos, ça ne veut pas dire grand chose. Vous faites, comme tant de gens hélàs, les mêmes amalgames, les mêmes caricatures. Vous faites passer ceux qui croient qu’une meilleure UE est possible - et ils sont très nombreux, si ce n’est majoritaire, pour des connards, alors qu’en réalité vous êtes bien seul dans votre haine d’un système qui vous engraisse pourtant largement. 

          • lermontov lermontov 18 mars 12:48

            @ thomas abarnou

            P***, c’est qu’il griffe, le chaton !


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 mars 18:09

            @jaja
            Les Français ne s’intéressent pas à l’ Europe, aujourd’hui encore moins qu’hier.
            Ils ne se mobiliseront pas pour la changer, vous attendez le merle blanc.


          • jaja jaja 18 mars 20:50

            @Fifi Brind_acier

            Mais bon sang qui vous parle de changer cette Europe ? Il faut rompre avec elle... Vous comprenez la différence entre une Europe capitaliste et une Europe socialiste où les entreprises et les banques sont propriété collective ?
            Et ça se fait par une Révolution et l’autodéfense populaire car les capitalistes ne se laisseront pas dépouiller sans réagir....


          • jakem jakem 18 mars 21:25

            @thomas abarnou AAAH ! l’euromollasson me répond§ Parfait ! j’ai passé une excellente après-midi dans le froid et suis en pleine forme !

            Merci pour la véhémence, mais vous pouvez vous enfiler le compliment dans une narine.

            Mes mots-valises ? et alors ? qu’est-ce-que vous avez contre les mots-valises ? 
            Vous ne comprenez pas euro-néofacho ? 
            Passez donc me voir, je vous décoincerai quelques neurones et vous comprendrez sans aucune difficulté.

            Quels amalgames ? quelles caricatures ? exemples !

            Ceux qui croient qu’une meilleure UE est possible sont soit de vrais crétins ( qui se font marcher sur les pieds, ressentent de la douleur et ne comprennent pas ce qui se passe) , soit des ignorants ( ils écoutent le JT et lisent l’équivalent de Pernaud ds le quotidien local et rien d’autre) , soit des fanatiques mous du bulbe comme vous ( qui continuent la propagande en pervertissant les notions les idées les concepts les explications ), soit des menteurs ( qui pourraient tout aussi bien réclamer le droit d’être pédocriminel... ça existe déjà ? hé oui ! il-y-en a même qui en ont un pour modèle), soit ... ça me reviendra peut-être.

            De toute façon c’est râpé, et c’est à cause de connards ( cette fois c’est délibéré) comme vous que c’est fichu.
            Et surtout d’Archi- Connards de classe internationale qui ont menti sur toutes les dispositions et caché les progressions de l’euroPOURRITURE destinées à complexifier la situation afin d’empêcher tout retrait.
            A cause de vous l’avenir de certains pays d’Europe est compromis pour des décennies.
            A cause de vous l’idée de pays européens collaborant très étroitement, allant peut-être jusqu’à former une confédération, est révolue pour un bon siècle ( sauf s’il-y-a une guerre).
            VOUS avez tout détruit, vous avez retiré du rêve productif, énergisant à la jeunesse, et vous avez réduit les adultes à l’état de larves.

            VOUS êtes des salopards, des asociaux, des nuisibles, des toxiques, des dangers pour l’humanité exactement comme les barbus en babouches.

            Un seul mot de vous est vrai : ma haine. Et elle ne faiblit pas. Et je la préfère à votre complaisance envers les mafieux profiteurs.

            Et je ne pense pas être seul. Pour l’instant je n’ai pas de plan pour éliminer ces salopards, mais si l’occasion se présentait, je ne la louperais pas. Sans aucun scrupule sans aucune gêne sans aucun remord.
            La vermine doit être éliminée, autant que possible. En sachant qu’elle ne disparaitra jamais. Mais la lutte incessante contre le Mal est un des honneurs d’une Nation. La population sait, et voit, que ses élus n’acceptent pas les humiliations, la domination du gangstérisme sous toutes ses formes, la résignation à la médiocrité, la disparition du bon sens et l’élimination de la souveraineté.

            Pour finir, ce système ne m’engraisse pas ; d’abord je ne suis pas gras. Je profite de certains aspects du système ce qui est normal. Et j’ai travaillé et cotisé PERSONNELLEMENT, connard, contrairement aux salopards dont vous prenez indirectement la défense. VU ?


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 mars 08:24

            @jaja
            Mais de quoi vous vous mêlez ? C’est à chaque peuple européen de décider de son avenir, pas au NPA. Occupez vous donc de la France et des Français, c’est ce qu’ils attendent.
             


          • Nicole Cheverney Nicole CHEVERNEY 17 mars 14:34

            @ Thomas Abarnou

            Le mot « désamour » est une hyperbole qui ne correspond en rien au sentiment général que portent les Français envers l’UE, puisqu’il ne l’ont jamais ni adorée, ni aimée, ni portée aux nues. Parlons plutôt de « rejet objectif » ou d’instinctive méfiance, et surtout pas de déception amoureuse, rares sont les Européistes énamourés qui se damneraient pour ce « machin » ! Comme vous pouvez le constater, il conviendrait même de parler de « mépris » envers tous les auteurs des textes scélérats qui ont permis la destruction de l’Etat/Nation, bref de la France, de notre pays !

            Là, est le véritable motif de débat, sur les causes et les conséquences de la création de cette « UE », et de l’intention véritable de ses pères fondateurs. Non, elle n’a jamais vraiment passionné les foules l’UE, car les Français, et pas les seuls, ont bien compris qu’elle travaillait à tout, sauf pour les intérêts des Français et des Européens. Cela a commencé à se sentir, dès que les parlementaires européens, bien avant même la constitution européenne en 2005, ont commencé à mettre leur nez dans tous les domaines de la vie civile, juridique, administrative des pays souverains européens. En France, c’est d’abord le domaine agricole qui a été l’un des premiers touchés, par exemple les nouvelles réglementations imposées concernant l’histoire du lait pasteurisé pour la fabrication des fromages, du puçages des ovins, bovins, etc... et leurs boucles d’oreilles RFID, la largeur des barreaux des cages à poules, les quotas laitiers, etc... Et les traités sur la concurrence libre et non faussée, sur tous les services. Après, ce fut directement la curée sur tous les services publics, une fois les mains libres par l’adoption scélérate du référendum européen, qui, soit dit en passant est totalement ILLEGAL, au regard de notre Constitution de 1958 et son préambule. Si l’on se penche sur les textes, il y a là aussi beaucoup à dire, constitutionnellement parlant.

            L’UE est une machine infernale d’exclusion, de spoliation, de dénégation de nos droits fondamentaux en tant que Peuples.

            Il devient urgent de nous en défaire, coûte que coûte.


            • thomas abarnou 17 mars 14:43

              @Nicole CHEVERNEY

              Le désintérêt français pour l’UE est bien un désamour. Je pense que dans les années 60 on croyait bien plus à l’Europe qu’aujourd’hui. Je pense que la confiance s’est effritée au fil des ans. Quand la CECA a été crée il y a avait un véritable élan d’optimisme européen surtout pour unir des peuples qui s’étaient si longtemps fait la guerre. Le projet européen est un vieux rêve politique français et étranger depuis des lustres, en commençant par Napoléon et Victor Hugo. Mais voilà, je vous rejoins sur un point : cette machine infernale et bureaucratique pose bien des problèmes.

              La perte de souveraineté française est du précisément à l’absence de leadership français qui n’a jamais décidé entre fédéralisme et souverainisme. Si nos politiques veulent une Europe souverainiste, une Europe des nations, il faut s’en donner les moyens et se battre davantage. Si la France veut une vision fédérale, elle doit aller plus en avant dans l’initiative. Si elle veut sortir, elle doit le dire. Mais nos politiques ne veulent ni l’un ni l’autre. Ils ne tranchent pas. Problématique.

              Vous parlez à juste titre de l’agriculture. Mais vous oubliez que la PAC a largement rincé un certain nombre d’agriculteurs, que les défaillances de l’élevage s’oppose à la vitalité de la filière céréalière, prospère et très puissante. Toute l’agriculture ne va pas mal. Et l’UE a priviligié des secteurs et pas d’autres. Je ne parle pas non plus du vin, secteur où la France s’est remarquablement défendu (même si le secteur est inégal). Cette inégalité agricole est au fond le lot de tous les secteurs d’activités. On a des industries qui marchent très bien et d’autres qui périclitent. 

            • Ar zen Ar zen 17 mars 15:16

              @thomas abarnou

              Vous vous laissez décidément aller ! « la perte de souveraineté française est due, précisément, à l’absence de leadership français..... ». Très franchement c’est n’importe quoi. Comment pouvez vous écrire des inepties de ce genre ! Je pense que vous écrivez ce qui vous passe par la tête sans prendre le temps de la réflexion et des mises en perspective nécessaires à celle-ci.

              Allez donc visiter le site du conseil constitutionnel et vous aurez une « petite » idée de la manière dont la perte de souveraineté s’est opérée en France. Je vous rafraîchis la mémoire. La ratification du traité de Maastricht n’était pas possible sans réforme constitutionnelle. Pourquoi ? Tout simplement parce que des dispositions contenues dans ce traité étaient « anticonstitutionnelles ». Pourquoi étaient-elles anticonstitutionnelles ? Parce que certaines dispositions de ce traité de Maastricht entrainaient des pertes de souveraineté de la France incompatible avec le contenu de notre constitution. Ainsi, afin de pouvoir ratifier le traité de Maastricht, il a fallu rendre la constitution de la 5ème République « compatible » avec les dispositions de ce traité. Le « congrès » s’est rassemblé et a voté, comme une seul homme, ces pertes de souveraineté qui ont été inscrites dans la constitution.

              Il en a été de même pour la ratification du traité d’Amsterdam et, bien évidemment, de manière encore plus saillante, pour la ratification du traité de Lisbonne. A chaque fois, des pans entiers de souveraineté ont été transférés à l’Union Européenne.

              Alors qu’en 34 années, la constitution de 1958 avait été modifiée à 4 reprises, en 16 années, de 1992 à 2008, 19 lois constitutionnelles sont venues transformer radicalement la constitution de la 5ème République.

              Vous pouvez même, sur le site du conseil constitutionnel, savoir le nombre et le nom des députés et des sénateurs qui ont voté pour ces lois constitutionnelles acceptant les transferts massifs de souveraineté. Vous pourrez constater que les élus PS et les élus UMP (ou les équivalents de l’époque) étaient à l’unisson pour accepter ces transferts.

              Ce que vous écrivez me prouve que vous ne comprenez pas le fonctionnement des traités. Conclusion : faîtes l’effort de vous renseigner.


            • Piere CHALORY Piere CHALORY 17 mars 15:24

              @Nicole CHEVERNEY


              Oui, ça devient une habitude ici de détourner le sens des mots, histoire de vendre son discours lénifiant. L’auteur semble oublier que les Français ont rejeté massivement l’adhésion à la constitution ’’européenne’’,qui de fait n’a rien ni d’européen, ni de constitutionnel... 

              En d’autre temps, le nain irresponsable qui, après avoir inversé le résultat du vote du Peuple, s’est empressé de faire effacer le crime de haute trahison de la constitution, comme son statut monarchique de chef de la Vème ’’république’’ le lui a permis, aurait fini raccourci, ou fusillé.

              Cette ’europe’ est effectivement une honte ! 

               smiley

              En l’espace de quelques années elle a jeté le masque, et ressemble de plus en plus à une organisation mafieuse totalitaire style ex-ursss, monstre qui a quand m^me fini par imploser, mais après 70 ans et des dizaines de millions de morts parmi les opposants des pays concernés.

              Quand on entend les discours qui prophétisent au moins une génération (30 ans) d’attentats, de carnages en tout genre en France, qui était encore en paix il n’y a pas long temps, oui, il est conseillé de s’inquiéter et de se tirer vite fait de ce cloaque géant.

               smiley

              Espérons que cette chose explosera en vol bientôt, avant que les malades qui ont décidé de réduire la populace à l’état de bêtes de sommes (d’argent) et d’esclaves décérébrés, les fous qui ont décidé de détruire une par une nos nations à traditions millénaires, n’arrivent à leur fin.

              cordialement

            • thomas abarnou 17 mars 15:27

              @Piere CHALORY

              54% de non avec 30% d’abstentionniste, ce n’est pas un rejet massif, il ne faut pas exagérer. Hollande a été élu avec à peine moins. 

            • beo111 beo111 17 mars 15:43

              @thomas abarnou

              Si on compte les votes blancs (ce qui est la moindre des choses) Hollande a été élu avec 48,5 %, ça fait quand même une différence.

              D’autre part, avec 54,5 % de NON on pourrait être d’accord avec vous qu’il s’agit un rejet. 

              Mais si l’on considère la vérité, à savoir que tous les gros partis de l’époque (UMPSCentreVerts) ont fait campagne pour le OUI, et que tous les médias de masse leur ont emboîté le pas, il s’agit vraiment d’un REJET POPULAIRE MASSIF.


            • Ar zen Ar zen 17 mars 16:32

              @beo111

              Alors, lequel préférez vous ? Le Chirac du début, écoutez bien ce qu’il dit (est-il visionnaire ?) ou le Chirac de la fin ?

              https://m.youtube.com/watch?v=vYyAl-XtDbY

              Je souhaiterais que Thomas Abarnou écoute « attentivement » Philippe Seguin (sur le transfert de souveraineté).

              https://m.youtube.com/watch?v=FyveXiqgMkk


            • lermontov lermontov 17 mars 16:46

              Sans compter ceux genre moi qui ne votent pas et qui sont radicalement viscéralement anticanaille de tous bords et de tous styles.

              Pourquoi je partouze pas ? Pas de blanc seing à cette mascarade télévisée où l’on s’encule les uns les autres. Le loft, très peu pour moi.
               


            • thomas abarnou 17 mars 17:08

              @Ar zen

              Mais cela n’a pas de rapport avec le sujet de l’article. Vous étalez votre science européenne mais ce n’est pourtant par le thème de l’article. Vous avez beau avoir des traités, des constitutions, sans politique européenne et sans politique française européenne cela ne sert à rien. Où est la politique européenne de Hollande ? Je vous le redemande. Il ne s’agit en rien de traité ici, il s’agit de politique, pure. 

            • Ar zen Ar zen 17 mars 17:21

              @thomas abarnou

              A votre réponse je vois que vous ne comprenez pas. La politique économique, la politique sociale et la police étrangère de la France sont gouvernées depuis Bruxelles. Essayez de comprendre que les traités s’appliquent à la France. Il n’y a pas de politique française possible puisque les dispositions des traités sont supérieures aux lois nationales. Est-ce si difficile à comprendre ? De politique pure, il ne peut être question. Vous ne prenez pas en compte les textes, pourtant limpides, que je vous propose. C’est simplement navrant. Vous restez enfermé dans une obsession. Vous avez bien parlé de « transfert de souveraineté » n’est-ce pas ? Vous avez bien parlé de « refonte de l’UE » n’est-ce pas ? Alors, tout ce que j’ai posté est bien en rapport avec votre billet.

              Il ne s’agit pas d’étaler ma science comme vous l’écrivez. Pourquoi le prenez vous de cette façon ? Il s’agit de prendre conscience de la portée des dispositions des traités. Je constate que vous ne le faîtes pas ! Vous n’avez pas lu ce que j’ai écrit, ni pris connaissance des liens, ni écouté les extraits de vidéos et vous venez me faire un procès d’intention. Pourquoi ce blocage de compréhension chez vous ?

              J’essaie de vous montrer, textes à l’appui, que ce sont le TUE, le TFUE et le TSCG qui s’appliquent à la France avant les lois nationales. Est-ce que vous pouvez le comprendre ? Je retranscris, une nouvelle fois, l’article 55 de la constitution « actuelle » de la 5ème République :

              ARTICLE 55.

              Les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l’autre partie.


            • tf1Groupie 17 mars 18:30

              @Ar zen

              « Il n’y a pas de politique française possible puisque les dispositions des traités sont supérieures aux lois nationales »

              ça c’est le serpent de mer qu’on nous sert à longueur d’articles.
              Si c’était vrai alors tous les pays de l’UE auraient tous la même politique.

              C’est comme dire qu’avoir le même système métrique conduit tous les industriels à faire les mêmes produits.

              En matière de droit du travail, par exemple, très peu de choses nous sont imposées par l’UE ; en matière de politique sociale également.


            • Nicole Cheverney Nicole CHEVERNEY 17 mars 19:04

              @Piere CHALORY

              Bonjour,

              J’ai posté hier suite à un article traitant de l’UE, un commentaire sur Agoravox qui n’a suscité aucune réaction. C’était un appel du Comité Valmy datant de 2009 et qui alertait les citoyens français de l’inconstitutionnalité de la Constitution Européenne arrachée de force par vote anti-démocratique des parlementaires, après le référendum de 2005.

              Ce référendum, c’était de la part du peuple français, avec le résultat NON sans ambiguité, une feuille de route pourtant très explicite de sa part, à nos dirigeants. Mais le gouvernement, en 2005, faisant fi de la vox populi en a sorti une autre, de feuille de route, et celle là nous a menés droit dans le mur. Je pense que la ligne rouge a été largement dépassée.

              Mais tout juriste bardé de connaissances approfondies du droit constitutionnel devrait reprendre à la loupe les conditions dans lesquelles ce traité de Lisbonne/constitution européenne a été imposé aux Français. Est-ce trop tard ? Je ne sais...

              Cordialement.


            • Nicole Cheverney Nicole CHEVERNEY 17 mars 20:09

              @thomas abarnou

              Donc, si j’ai bien compris vous espérez une « autre Europe », c’est justement ce que les Européistes tentent de nous faire admettre vu le fiasco, comme autre possibilité incontournable.

              Or, je n’ai jamais vu du vinaigre se transformer en vin !

              Vous évoquez le vieux rêve du père Hugo, mais ce rêve relevait de l’utopie. Oh ! une utopie bien raisonnable, parce que ce qui était possible à l’époque, après les conquêtes et les guerres stupides et dispendieuses de Napoléon Bonaparte qui se chargea non pas de construire l’Europe mais de déstabiliser un quasi continent entier, une con-fédération d’États-nations aurait été préférable que l’enfoncement de ces mêmes nations dans des Empires coloniaux, et des conquêtes territoriales qui nous marquent encore aujourd’hui.

              Mais le vieux rêve d’une belle Europe ne date même pas du XIXe siècle.
              Il est bien antérieur. Il existait au Château de Versailles, (je ne sais pas si elle y est toujours), une allégorie représentant Louis XV recevant la paix de l’Europe. L’Europe représentée par une femme remettant au monarque un rameau d’olivier. Déjà, les élites françaises commençait à évoquer un peu l’Europe.

              La France est bien à l’origine de ce projet.

              L’UE, elle, est née d’un autre projet : une fédération dans laquelle les nations ont pour destin de se dissoudre et d’intégrer l’exterritorialité de tous les pouvoirs régaliens. Nous ne sommes plus il y a 60 ans, au temps du plein emploi, au temps de l’après-guerre où les populations dévastées aspiraient à un équilibre économique et de paix.

              L’UE a continué de plaquer par étapes successives, sa main de fer sur les institutions avec un langage de velours pour mieux faire avaler la potion amère.

              Vous parlez de « leadership » français ! Mais en quel honneur l’UE centrée autour du leadership allemand, et pilotée depuis Washington autoriserait la France à avoir un avis ? Une autorité économique quelconque ? Alors qu’elle est d’ores et déjà conquise. Pour son malheur !

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