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Accueil du site > Actualités > Europe > La Grèce, comment peut-elle sortir de la crise ?

La Grèce, comment peut-elle sortir de la crise ?

Le contexte économique, politique et militaire mondial ayant été esquissé, examinons maintenant notre patient, la Grèce et ses euros encombrants. Analystes et économistes de salon y vont de leurs prédictions : « Faillite imminente de la Grèce », « Ombre sur la Mer Égée », « Rififi à Athènes »...

LA CRISE GRECQUE

La crise grecque est très complexe, la voici résumée en ses quelques éléments. L’ensemble du monde impérialiste est en cours de réorganisation et l’économie grecque compte pour une fraction de un pour cent dans cette tragédie de Sophocle. On se détend bonne gens, l’effondrement du Parthénon serait tragique du point de vue archéologique mais sans grand dommage pour l’économie mondiale. La mise en scène médiatique entourant la crise grecque ne vise qu’à faire accepter les sacrifices d’austérité demandés au peuple hellène et à faire avaler le renflouement des banques européennes par le peuple allemand. 

Depuis l’entrée en scène de la superpuissance industrielle chinoise, une nouvelle division internationale du travail est en cours – les marchés internationaux sont l’objet d’âpres disputes entre quelques grandes alliances impérialistes dont une seule ressortira hégémonique au terme de ces hostilités, les autres devant se résigner à être les deuxièmes de cordée. C’est exactement ce qu’anticipait Georges W. Bush, un homme pas très intelligent mais très obéissant, qui répétait inlassablement : « Je ne laisserai aucune puissance nous ravir l’hégémonie mondiale et le rôle de première puissance internationale », serment qu’Obama renouvela à l’occasion de son dernier discours sur l’État de l’Union devant le Congrès américain.

Qu’à cela ne tienne, l’hydre américaine n’a plus que sa puissance militaire-nucléaire pour maintenir son hégémonie planétaire. Du point de vue économique cet État est devenu une puissance de deuxième ordre qui se prépare tout doucement à dévaluer sa monnaie pour la nième fois. Du point de vue industriel, le lilliputien états-unien n’est plus que l’ombre de ce qu’il était à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Vous souhaitez acheter un ordinateur Made in USA ? Appelez à Taiwan, il vous sera livré directement. Vous désirez le dernier ‘Ipod’ à la mode ? Passez commande chez Apple, en Inde, et il vous sera livré directement de Chine « socialiste », et ainsi de suite. Il n’y a que les sièges sociaux d’Apple, de Google et de Facebook qui se trouvent encore aux États-Unis, ainsi qu’une partie de leurs actionnaires « tondeurs de coupons » qui déposent leurs avoirs dans des banques étrangères. Pas fous les milliardaires états-uniens, la dévaluation du dollar US ce n’est pas leur affaire, de même que la galère grecque ne concerne guère les armateurs athéniens (1).

ÉCONOMIE FICTIVE ET INTANGIBLE

Facebook, la toute dernière bulle boursière américaine, a éclaté avant même que d’être gonflée. Et vous pouvez parier que les boursicoteurs de Morgan Stanley et leurs amis initiés sauveront leurs mises tandis que les milliers de petits porteurs, les investisseurs au « bas de laine » spéculatifs, perdront leur chemise et leurs bas dans l’opération. Les experts des médias sociaux se perdent en conjectures dans une dernière tentative d’accréditer le mythe du capital technologique de risque – de l’industrie des médias sociaux et de l’économie du savoir pour les poires (2). Une entreprise du secteur quaternaire, ne vendant strictement que de la publicité et ne valant quasiment rien d’un point de vue mobilier et immobilier, ne peut s’apprécier de dizaines de milliards de dollars en quelques jours ? Combien de « Hedge Funds » – fonds de pension ouvriers – auront dilapidé les économies de leurs clients dans cette aventure nébuleuse quand se dégonfleront la nébuleuse « Facebook » et toutes les étoiles filantes inscrites à la bourse ? (3)

Pendant ce temps la superpuissance industrielle chinoise construit des navires, des ordinateurs, des automobiles, des éoliennes, des ponts et des voies publiques, des cales sèches, des aéroports, des hôpitaux, des écoles, des vêtements, des ustensiles de cuisine, des appareils ménagers, des réacteurs nucléaires, des porte-avions, des hélicoptères, des satellites et un million de produits à exporter sur tous les marchés. À votre avis quelle puissance impérialiste détient la recette de la richesse et de l’accumulation élargie du capital par la confiscation de la plus-value du travail, la Chine industrielle ou les États-Unis boursicoteurs ? Les circuits économique, industriel, financier et boursier sont aujourd’hui court-circuités par l’arrivée d’un nouveau joueur majeur qui redéfinit les taux de profitabilité des investissements capitalistes. C’est aujourd’hui le niveau d’exploitation des ouvriers chinois qui définit la norme minimale recherchée par les investisseurs capitalistes internationaux.

LA GRÈCE EMBARRASSANTE OU L’EURO ENCOMBRANT ?

Le contexte économique, politique et militaire mondial ayant été esquissé, examinons maintenant notre patient, la Grèce et ses euros encombrants. Analystes et économistes de salon y vont de leurs prédictions : « Faillite imminente de la Grèce », « Ombre sur la Mer Égée », « Rififi à Athènes », « Vivement la drachme ! », « Hors de L’Euro point de salut ! » (4). Ces camelots prétentieux qui ne parviennent jamais à anticiper quoi que ce soit pourraient passer pour des humoristes si ce n’était que le peuple grec souffre de l’autre côté du miroir de ces alouettes « expertes » (5). Oublions ces polichinelles en dentelles et attaquons la question de front. Concrètement nous examinerons les différentes options qui s’offrent aux décideurs.

*******

Première hypothèse : Dans cette hypothèse nous imaginons que les ouvriers grecs et le peuple grec tout entier se résignent, se soumettent aux restrictions draconiennes, acceptent les réductions de salaires et de services publics, ploient sous le fardeau bancaire mortifère. L’économie grecque est ainsi ramenée aux conditions des années cinquante (1950) ; de peine et de misère le peuple grec rembourse petit à petit la dette des banques grecques aux banques européennes. Dans ces conditions, la Grèce demeure misérable, exsangue, mais subsiste à l’intérieur de la zone Euro, et elle bénéficie du « privilège » d’emprunter de fortes sommes – à taux élevé (6,6 % et davantage) – aux banques européennes pour rembourser les banques européennes. Dans cette hypothèse il est loisible d’imaginer que dans dix ans la dette grecque sera probablement un peu en-dessous de son niveau actuel alors que les métèques grecs auront continué à fuir le pays, s’expatriant partout à travers le monde comme ils le font depuis cent ans. Les Grecs qui seront restés au pays survivront grâce à l’aumône reçue des expatriés acheminant leur salaire dans la patrie saignée à blanc.

Selon cette hypothèse, un second segment du peuple grec survivra grâce à de petits emplois – bonnes, jardiniers, hommes à tout faire, commissionnaires, gardiens de sécurité, commis, manutentionnaires, concierges – au service des touristes venus contempler la nouvelle ruine du peuple grec, ou encore les métèques grecs peineront dans les villas estivales et les haciendas de vacances que les milliardaires et les artistes européens se seront fait construire pour une bouchée de pain face à la mer Égée, la mer Ionienne ou en Crète minoenne. Selon cet exemple, les prolétariats de tous les pays européens auront observé un modèle de soumission à l’austérité des riches, par les riches et pour les riches capitalistes selon le vœu des impérialistes européens. 

Seule ombre au tableau capitaliste de cette solution utopique… Que feront les prolétaires, les étudiants, les jeunes chômeurs, la petite bourgeoisie et les commerçants grecs restés au pays ? Seront-ils toujours soumis ? Combien de soldats, de colonels, de tanks et de transports de troupes faudra-t-il pour écraser les sporadiques révoltes de la faim et de la misère du peuple grec en colère ? Quel sera le coût de l’option militaire contre ces forces grégaires ? L’investissement répressif vaudra-t-il son poids en Euros ? Et surtout, la bourgeoisie grecque peut-elle compter sur son armée pour réprimer le peuple grec ? Rien n’est moins certain, sinon les troupes seraient déjà sur les chemins hors des casernes. 

*******

Seconde hypothèse : La Grèce est expulsée ou s’expulse elle-même de la zone Euro, ce qui semble le choix de la bourgeoisie européenne qui promeut le parti Syriza en coulisse (6). Oubliez toutes ces billevesées des pseudos experts qui vous expliqueront que les traités européens ne le permettent pas. Nous vivons sous la dictature de la bourgeoisie qui interprète et réaménage les traités selon ses visées. Il n’y a là qu’un petit problème technique qui, le temps venu, sera vite résolu. Les riches ont implanté l’Union sans demander l’autorisation à quiconque, et là où ils ont fait l’erreur de demander au peuple ses humeurs, ils ont dû relancer la question jusqu’à ce qu’ils obtiennent la réponse attendue, ou alors, ils se sont passés de l’accord des intimés. Voilà la démocratie des marchés.

Afin d’illustrer l’effet économique de cette seconde option, nous allons nous transporter à 15 000 kilomètres du Pirée au pays d’Évita Perron, l’Argentine des gauchos, du tango et de la passionaria. Rien de tel qu’un exemple concret pour comprendre les manigances criminelles des portefaix. Un jour de 1992, le méchant président Menem, le larbin des capitalistes argentins, institua la parité forcée entre le peso argentin et le dollar américain qui devient ainsi la devise officieuse de l’Argentine selon le système du currency board. Dans un tel système de change, la monnaie locale (peso) n'est créée qu'en fonction directe des entrées de dollars US dans le pays. Après quelques années de ce régime de dépendance, l’économie s’effondra : 40 % d’inflation, 25 % de chômage, 57% de pauvreté parmi le peuple éploré, effondrement du marché immobilier, récession catastrophique – entre 5 % et 12 % annuellement (66 % en cinq ans entre 1998 et 2003) –, gel des comptes bancaires, confiscation des épargnes des titulaires sauf ceux des riches déjà transférés en Suisse.

La classe moyenne paupérisée ayant disparu, crise sociale et concerts de casseroles retentirent dans les rues. Cinq présidents de pacotille se succèdent à la barre du bateau ivre. Le pays revient à sa monnaie nationale après ce catastrophique mariage avec le dollar américain. La banque centrale rétablit le cours flottant avec les monnaies étrangères et instigua une dévaluation de 75 pour cent de la monnaie nationale. C’est-à-dire que les petits épargnants, les retraités et les travailleurs encore en emploi ont vu leur pouvoir d’achat s’effondrer des trois quarts, pendant que ceux sans emploi recevaient une ridicule assistance d’urgence (100 peso par foyer, dévaluée mensuellement) (7).

LA BOURGEOISIE NATIONALE TENTE D’EN RÉCHAPPER

Après tant de sacrifices voilà qu’une nouvelle passionaria a été mise en selle par une union nationale de salut public, un caléidoscope politique allant du brun péroniste au rouge-brun pseudo communiste. En octobre 2011, madame Christina Kirchner a été réélue à la présidence de l’Argentine monétarisée et revenue à son peso patriotique garant de toutes les escroqueries. Après cette descente aux enfers, voici que le peso argentin pousse l’économie à un train d’enfer – 8 % de croissance annuelle entre 2003 et 2011 – mais voilà que 2012 marque un coup de frein dans le « miracle » argentin. L’Argentine avait pensé qu’elle pouvait se développer au sein de l’économie impérialiste mondiale mutualisée, qu’elle pouvait envahir les marchés étrangers – l’exportation étant le ferment de la croissance impérialiste décadente – et qu’elle pourrait fermer ses frontières à la concurrence étrangère. Le Brésil, son premier client, vient de lui rappeler par des mesures de rétorsion que ce qui est requis pour elle est aussi requis pour lui (exporter). Sous peu, le prolétariat argentin aura à faire face aux salaires de famine de la Chine qui elle aussi exportera en Argentine. Exit l’éphémère résurrection argentine. 

Le scénario du peso argentin risque fort de tracer le chemin de la drachme grecque. Une monnaie n’est jamais que le reflet de la vitalité d’une économie et de ses capacités concurrentielles dans un système économique corrélatif. L’économie impérialiste mondiale est ouverte, inter reliée, interdépendante, concurrentielle, internationalisée et les ouvriers du monde entier sont mis en concurrence les uns contre les autres pour produire le maximum de plus-value au salaire le plus bas qui soit (coût minimum de reproduction de la force de travail). Le travail étant le seul vecteur pouvant produire de la valeur, c’est dire l’importance de la variable salaire dans la localisation des forces productives, des moyens de production, des usines et des industries.

Que la capacité concurrentielle d’exportation de l’économie grecque soit comptabilisée en euros ou en drachmes ne changera rien au fait que dans la division internationale du travail le prolétariat grec endetté, ayant dépensé hier les revenus qu’il n’empochera pas demain, peut difficilement concurrencer le prolétariat chinois ou indien. Comme le développement d’une industrie lourde nationale – production de machines-outils et de moyens de production – à l’abri de barrières tarifaires est interdit en système impérialiste, il n’y a aucun espoir que la Grèce suive sa propre voie de développement économique. 

LA CRISE DE L’EURO

Ce que l’on appelle la crise de l’Euro est en fait une crise globale de tout le système impérialiste d’exploitation et d’exportation. Il prend la forme d’une crise monétaire car la monnaie est l’unité de mesure et le véhicule de l’activité économique, des tractations commerciales et des transactions financières.

Présentement, tous les efforts des banquiers, des financiers et des boursicoteurs européens visent à dissocier d’urgence la destinée de l’Euro de celle du dollar américain avant l’effondrement de ce dernier. L’économie grecque surendettée est la première victime de ce combat de titan. Bruxelles et Berlin, les capitales où siège l’État-major exécutif du gouvernement des riches et des puissants européens se doivent de briser la résistance grecque car demain ce sont les espagnols, les portugais, les italiens, les britanniques et les français qui suivront leur exemple de résignation ou de contestation.

Où pourront-ils investir leurs capitaux licites et illicites, ces milliardaires, ces propriétaires des moyens de production et des réseaux de transport, de distribution et de commercialisation ? Planquer son fric sous des pavillons de complaisance et dans des sanctuaires fiscaux internationaux n’est qu’une solution temporaire. Les capitaux ne peuvent fructifier, faire produire de la plus-value et engendrer des profits quand ils sont tapis au fond d’un casier dans une banque aux îles Caïmans. Les capitaux accomplissent leur cycle de reproduction élargie lorsqu’ils sont réinjectés dans le processus de production et de circulation des marchandises et qu’ils trouvent preneur pour réaliser-concrétiser la valeur ajoutée et la profitabilité.

Voilà que dans un petit pays de Méditerranée un peuple très ancien, gloire de l’antiquité occidentale, se rebiffe et refuse de baisser les bras et de voir ses conditions de vie et de travail péricliter et rétrograder de cinquante ans. Du Pirée à Thessalonique, de Rhodes à Corfou, quelques millions d’ouvriers refusent simplement d’être sacrifiés aux ajustements structurels et financiers des économies parasitaires.

Il lui faudra à ce peuple songer à la seule option d’avenir, de paix et de progrès qui reste : sortir du système économique capitaliste décadent, inefficace, gaspilleur et destructeur de richesses pour construire la seule solution qui vaille, un système économique nouveau – socialisé –.

____________________________________

(1) Sortie de devises des banques grecques : http://www.francesoir.fr/actualite/economie/crise-grecque-paniques-les-grecs-retirent-leur-argent-des-banques-226667.html

(2) Facebook spéculation des experts nouveaux-médias. http://www.lemonde.fr/technologies/article/2012/05/24/entree-en-bourse-de-facebook-les-raisons-d-un-fiasco_1706425_651865.html

(3) Facebook la fumisterie : http://www.lemonde.fr/idees/ensemble/2012/05/31/facebook-entreprise-utopique-ou-illusoire_1710227_3232.html#ens_id=1710227

(4) Experts en goguette s’auto-aspergeant à propos de la crise grecque : http://www.lemonde.fr/idees/ensemble/2012/05/24/quelle-sortie-de-crise-pour-la-grece_1706345_3232.html

(5) http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3227 et http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3224 et http://www.m-pep.org/spip.php?article2597 et http://www.slate.fr/lien/54913/crise-grecque-drachme-retour-banques

(6) Syriza. http://www.lapresse.ca/international/europe/201205/13/01-4524791-la-grece-se-dirige-vers-de-nouvelles-elections.php

(7) http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_%C3%A9conomique_argentine

(8) http://blog.mondediplo.net/2012-05-24-Euro-terminus


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27 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 6 juin 2012 08:42

    La partie qui se joue actuellement en Europe est digne de figurer dans les annales du poker, et le coup de la Grèce semble être la carte-maîtresse qui donnera au « vainqueur » d’après ce grand coup de bluff un sérieux avantage pour la suite du jeu. En effet avec la rumeur concernant les travaux de l’Eurogroupe sur une sortie possible de la Grèce de la Zone Euro et la tenue d’une réunion « informelle » des dirigeants européens, les marchés espèrent à travers ce « coup de poker » faire « se coucher » son adversaire : la démocratie.............
    http://2ccr.unblog.fr/2012/05/28/grece-le-coup-de-poker-des-marches/


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 6 juin 2012 21:33

       

      Il faut beaucoup d’illusionnisme petit bourgeois pour s’inventer un héros DÉMOCRATIE devant se dreser ou se coucher devant les boursicoteurs et les capitalistes financiers.

      La démocratie des bourgeois voila le chant de la sirène que vous hululez pendant la artie de poker. La partie de poker met aux prises le capital financier européen contre le prolétariat européen - le contingent grec n’étant que le remier bataillon encerclé et de sa reddition ou de sa résistance dépend le reste de la partie. Si les prolétaires grecs résistent on expulsera la Grêce de la zone et on vérifiera si cela effraie les autres peuples européens assez pour les écraser - Si les grecs se couchent et paient alors le capital financier aura gagné cette manche mais pas la guerre car demain les espagnole ou les italiens pourront très bien dire aux banquiers européens ICI S’ARRÊTE LA PARTIE ET NON NOUS NE PAIERONS PAS ET EXPULSEZ-NOUS DEL’EURO ON EN N’A CURE.

       

      Donc sachez que tout sera fait pour écraser les grecs et leur faire mal s’ls quittent la zone euro afin que tous voient le malheur qui attend le dissident.

      Pour ce qui est des élucubrations d’un intervenant sur la charité française comparé à l’invasion militaire anglaise --- sur quel planète vit-il ? Je lui conseil de visiter la Cochinchine, l’Algérie, La Cote d’ivoire l’Ile Malgache et autres colnies françaises pour voir si le fusil n’accompagnait pas le goupillon et l’Académie française

       

      NON mais - on écrit n’importe quoi !!


    • bobbygre bobbygre 6 juin 2012 12:05

      « Ce pays est semi-développé, sans tradition industrielle, sans grande aptitude à l’inventivité et à l’innovation, n’ayant à vendre que des olives et leurs dérivés, de la feta et de l’accueil touristique.
       »

      Parce que ce genre de constat est méprisant et sera forcément reçu par celui qui l’entend comme la marque d’un complexe de supériorité. Ne me dites pas que vous ne vous en êtes pas rendu compte ?

      « sans grande aptitude à l’inventivité » non, mais franchement, déjà juger une personne c’est gonflé, mais juger tout un pays. Vous, en tout cas, vous n’avez pas une grande aptitude à la tolérance.

       


    • bobbygre bobbygre 6 juin 2012 19:50

      juger un pays est non seulement possible, mais encore pertinent, puisqu’on se base sur le cumul des performances de millions de personnes.

      A mais si vous parlez de comparer les « performance » économiques d’un pays, c’est sur qu’on peut. Bon, bien sur, suivant les économistes, suivant les critères que vous allez choisir, vous n’obtendriez pas un classement identique. Mais pourquoi devrait-on se limiter à comparer les performances économiques ? Est-ce que cela suffit pour juger un pays ? Quels autres critères doit on prendre en compte ? PNB ou BNB ? developpement intellectuel ou developpement industriel ? et l’art ? et la religion, ça ne compte pas dans la valeur d’un pays ?
      Bref, bien sur que c’est stupide de juger un pays dans sa globalité car il y a de fortes chances que, comme pour les êtres humains, le point faible d’un peuple soit la contrepartie d’un de ces points forts... ou inversement. Votre jugement sera forcément subjectif et donc sans valeur.

      Autre chose, ne pas être hypocrite, c’est bien, mais si la diplomatie a été inventé, c’est pas pour rien. Le jugement à l’emporte-pièce basé sur les idées reçues et sur l’image de la Grèce reflétée par les médias n’est en aucun cas une preuve d’honnêteté intellectuelle. Désolé. Ca se rapproche plutot du racisme.


    • bobbygre bobbygre 26 juin 2012 18:28

      C’est là que se situe notre différence fondamentale :

      « Un retard, ça se rattrape, mais une différence, il faut la corriger. »

       

      Je ne nie pas les différences, je nie la validité d’un classement quelconque en fonction de ces différences car forcément basé sur des critères et des priorités qui seront subjectives.

      Non seulement je ne les nie pas, mais je les loue bien au contraire : nous sommes riches de nos différences et ce n’est pas un des moindres dommages du système capitaliste actuel que de pousser (tout comme le communisme en son temps) à une standardisation poussée et une uniformisation de pensée. La pensée unique (libéral « humaniste »), totalement hypocrite par ailleurs, est en train de devenir la seule opinion respectable.

       

      Et pour finir, la « valeur économique » d’un peuple n’a pour moi aucun interet.


    • Fred59 6 juin 2012 10:45

      Bel article, mesuré et pertinent ; vous montrez que l’austérité version allemande ne mène qu’à la misère collective, et que l’exemple argentin, s’il reste bien supérieur, ne règle pas tous les problèmes.

      On peut signaler une autre voie : l’endettement illimité avec compensation par émission correspondante de monnaie centrale qui ne circule pas (ex : l’eurobond). Pas très tentant, en fait.

      En ce mercredi, la Commerzbank allemande vient d’être dégradée par Moody’s en raison de son exposition à la banque grecque. Cela confirme l’analyse que j’apporte depuis un certain temps.De moins en moins secrètement, une partie de l’U.E. souhaite se débarrasser de la Grèce mais n’a pas l’autorisation des USA pour y procéder (ni celle des grecs). On sent pointer le coup de pied au cul pour virer la Grècede force, mais les grecs pourraient utiliser l’OMC, la CEJU et l’ONU pour exiger le retour au droit ; ou à défaut la reconnaissance internationale que tous les traités ainsi violés sont caducs pour tous les signataires. A tout le moins, cela bloquerait le processus pendant quelques mois cruciaux et ce blocage peut ruiner l’économie allemande.

      Bref, les grecs ont intérêt à dicter leurs conditions pour une sortie de l’UE/€ pendant que la situation politique leur offre une opportunité de ne pas subir.


      • Robert Bibeau Robert Bibeau 6 juin 2012 13:25

        Je comprends qu’il m’est très très difficile de vous faire comprendre à vous européens complexés et aliénés que l’Europe est le premier marché mondial, la deuxième économie mondiale - après la Chine -

        Ceci implique que les impérialistes européens ont leur propre politique et prennent leur propre décision économique. Je l’ai écrit - sur le plan militaire-nucléaire c’est un peu diférent pour encore un temps - dans ce seul doamine les USA dominent et font la loi à l’Europe pour encore un temps. 

        OUI je sais que les agences de notation américaines servent de bataillons de chocs américains et qu’ils attaquent l’Europe de toute part mais cela n’est que du FRAME UP - Chantage qui perd peu à peu de son efficacité. Ce ne sont pas les USA qui ne veulent pas chasser la Grèce de la zone euro. La décision de chasser la Grèce de la zone euro est déjà prise et ce à quoi vous assister c’est l’exécution de cette décision prise à Berlin et pas ailleurs. - On dirait que si un processus est un peu long et compliqué vous perdez toute faculté de l’analyser et de le voir évoluer.

        Je n’ai pas traité de BONDEUROPÉENS. Sachez que vous aurez les eurobonds, c’est inévitable mais avant cela il faut que Bruxelles mettent tout le monde à la disette - à l’austérité (les peuples s’entend pas les milliardaires européens). L’eurobonds ne sortira pas tant que tout le monde ne seras pas mis au pas des coupures de services publics et de l’austérité. L’exemple grec vise à vérifier si la chose est socialement - révolutionnairement - faisable - Quelle sera la résistance - comment la casser - l’étrangler - faudra-t-il expulser les pays trop récalcitrants ? La réponse est OUI il faudra chasser les pays qui ne se soumettent pas et refusent de couper - couper - payer - payer et renflouer les banques encore et encore.

        Dernière remarque pour la nième fois. Les USA et la zone EURO furent des alliés - des collaborateurs - il se peut que les USA dans leur phase montante - leur phase de gloire aient voulu - souhaité la zone euro - ça n’a aucune importance - aujourd’hui que les USA sont en faillite - sur leur déclin (Vous vous fiez trop à la télé et à l’adulation que l’on vous y présente - Obama est traité comme une star d’Hollywood ronflante - fat - prétentieuse et stupide) Ce n’est pas parce que l’on vous dit que les USA sont la première puissanc du monde qu’il faut les croires. LES USA sont en faillite mais ils ont 3000 ogives nucléaires et une planche à billet pour faire semblant de payer

        Je réitère que les banquiers européens l’air de rien - sans tambour ni trompette - par dessous la couverture sans insulter leur concurrent américains sont en train de nos jours (pas en 19870-ou-1990) de se désarrimer du dollar - des USA d leur ancien allié qui se rebiffe et tente de leur nuire. 


      • bobbygre bobbygre 7 juin 2012 15:31

        Interessante analysé. Je m’instruis.

        Mais je ne vois pas pourquoi vous excluez toute solidarité de « classe » entre les banksters US et européens. Aprés tout, leurs ennemis sont les mêmes : les pauvres et les classes moyennes !


      • Robert Bibeau Robert Bibeau 7 juin 2012 16:36

        J’avance encore un peu dans l’analyse (de fait je reprends mon article pour le présenter différemment puisqu’il semble difficile à comprendre)

         

        Merci au monsieur qui dans le but de faire avancer le débat scientifiquement pose une question précise et concrète plutôt que d’asperger les gens d’insultes enfantines.

        Je n’exclut nullement la solidarité de classe entre impérialiste américains et européens. Au contraire.

        1) L’UE et la zone euro ont été créé par les impérialistes européens ( cela est possible - avec l’appui des impérialistes américains à l’époque dominant sur terre ) Mais cette ancienne alliance servait les deux groupes impérialistes européens et américains. Des puissances impérialistes de la taille de ce que l’on retrouve en Europe peuvent se rallier à une superpuissance mais ils conservent toujours leurs intérêst propres et les défendent be et ongle.

        2) Depuis cette époque de la naissance de l’UE et la zone euro trois choses ont changées a) Effondrement du social-impérialisme soviétique et b) apparition de la Chine comme superpuissance industrielle et économique c) Effondrement progressif de la puissance industrielle et économique des USA qui ne sont plus qu’une superpuissance militaire.

        3) Les impérialistes européens sont donc en train sous nos yeux (ce que les crétins pseudos analystes ne parviennet pas à voir car ca se passe sous leurs yeux - il leur faudra 10 ans avant de s’en rendre compte ) sont en train dis-je sans faire la guerre militaire aux USA ce qu’ils ne sauraient faire - de se détacher du dollar en faillite (seulement de se rendre compte que le dollar est en faillite avec des taux d’empruntrs de 1,3 % pour les USA cela déboussole les crétins analystes qui n’arrivent pas à comprendre et si la télé dis que Obama est à la tête de la première ouissance du globe alors eux ils gobent et le répète - ils ne connaissent rien en économie) Donc l’Europe se désarrime des USA avant leur effondrement mais cela se passe dans les coulisses

        4) Arrivons à la Grece. Les USA lancent leur agence de crédits aux trousses des alliés européens pour les ramenés au bercail et les obligés à la sujétion et ils dévaluent l’euro et attaquent les finances des plus faibles (la Grèce et les autres que vous connaissez) L’ Allemagne la première puissance d’Europe se raidit et fait le ménage chez-elle dans sa zone d’influence et brise les résistances - tout le monde à la disette

        5) Si l’allemagne réussit à briser les résistances des peupels européens alors elle acceptera les eurobonds qui seront une façon pour le prolétariat allemand et l’économie allemande de prendre en charge la dette des canards boiteux européens - mais à la condition que les italiens soient à la disette et les grecs et sous contrôle pour s’assurer qu’ils paient leur quote part du renflouement des banques européennes et de l’Euro

        6) Si les grecs ne veulent pas comprendre qu’ils doivent retourner aux conditions économiques de 1960 alors ils seront expulsés pour donner l’exemple aux autres et ils seront massacrés économiquement avec leur Draghme pour donner l’exemple aux français qui pourraient penser a revenir au FRANC. (les anglais ont gardé leur LIVRE et ils sont dans la merde comme els autres)

        7) Ai-je été assez clair cette fois ?? C’est du capitalisme qu’il faut sortir pas d l’euro ou de l’Europe.


      • bobbygre bobbygre 7 juin 2012 21:33

        Merci pour la réponse.

        Ce que vous dites me parait tout à fait possible.


      • Fred59 7 juin 2012 22:16

        Vous avez raison, l’Europe est le premier marché mondial, la deuxième économie mondiale. C’est ce qui rend cette servitude tragi-comique. Je ne vous suis plus quand vous parlez d’impérialistes européens ; l’empire est euro-atlantique. Monnet, Spaak, Schuman, Marjolin... Autant de gens traités comme des employés par le dpt US foreign affairs. Vous supputez que cela n’existe plus de nos jours, et pourtant, avant chaque sommet important, Timothy Geitner vient tel le vice-roi des Indes donner ses consignes. Vous aurez le plus grand mal à citer 1 sujet important sur lequel des pays européens auraient pris une décision frontalement opposée à celle des Etats-Unis, le maximum d’autonomie étant de ne pas envoyer de troupes et de voter une abstention à l’ONU (France, Irak 2003).

        Relisons ensemble l’art42.2 du traité de Lisbonne et demandons-nous pourquoi il a été systématiquement demandé à tout pays candidat à l’UE de s’engager préalablement dans l’OTAN.

         « Obama : la Grèce doit rester dans l’euro » (La Repubblica), 19-20-21 mai 2012
        Eh si ! Tel est le désir des Etats-Unis. Les européens n’ont plus qu’à exprimer le désir plus vite et plus fort possible, pour qu’on sache bien que c’est leur désir à eux. Peut-être. Ou pas.

        Nous sommes d’accord sur le décalage entre puissance apparente et puissance réelle, mais vous omettez la présence de représentants des intérêts US à toutes les instances bruxelloises (Monsanto, Boeing, rachat par NYSE de la Bourse de Paris et de la Deutsche Börse...) ; Le noyautage est impressionnant (6 membres du gouvernement Young Leaders de la French-American Foundation dont Hollande)

        Renseignez-vous si ce n’est fait sur le marché transatlantique 2015, sur les TABD, les TALD, sur l’asymétrie commerciale, sur l’asymétrie dans l’attribution des visas d’immigration... la liste est longue !

        Par ailleurs nous sommes d’accord sur les eurobonds, sur le fait qu’on les aura et sur les conséquences néfastes ; et sur le statut d’expérience-pilote qu’est la Grèce ;

        S’il est vrai que la banque suisse UBS en particulier joue une partition plus solo, votre avis sur un éventuel « désarrimage » en gestation par rapport à un dollar m’interpelle : auriez-vous des éléments concrets à l’appui ?


      • Fred59 9 juin 2012 12:26

        Encore un bel exemple d’indépendance de l’Europe ! Aucune chancellerie ne dément, ne s’insurge, rien...


      • Le Yeti Le Yeti 6 juin 2012 11:00

        Et si on parlait plutôt des vivants ?


        • 4A+++ 6 juin 2012 11:36

          Bonjour Robert Bibeau,

          Énième article sur le cas de la Grèce que dire :

          Pour ma part ce pays est le talon d’Achille de l’ Europe provoqué ou pas par les pouvoirs financiers US banque, cela me fait penser à un virus informatique qu’on aurait injecté dans les rouages du fonctionnement EUROPÉEN, dans le but de détruire l’Europe nuisible à la l’hégémonie du Dieu DOLLAR.

          Cette tragédie me fait penser au cheval de TROIE, comment déstabiliser une puissance en création que sont les états unis Européens.

          Cette histoire a permis de mettre en évidence, le dysfonctionnement complet du développement de l’ Europe basé sur un développement des infrastructures type routière, aéroport, immobilier, agricole mais aucun projet industriel d’ envergure, générateur d’ emploi durable dans le temps et de création de valeur ajoutée des exportations excepté l’ Allemagne.
          Car des projets comme Airbus ou Ariane Espace, ont bien été crée avant l’apparition de L’ Euro
          , au contraire l’Europe a laissé faire les délocalisations vers la chine, et nous en payons les conséquences.

          Hors une fois que le béton ou le goudron est sec, reste maintenant à rembourser les DETTES.

           Et en terme de géostratégie le virus du cheval de TROIE est engagé, une partie des dettes Grecs a été annulée, les filiales de banques Françaises, Espagnoles, Allemandes, aux pieds d’ argile subissent leurs premières pertes.
          Ensuite les Grecs, et autres puissances financières par peur de perdre leur pécule retire l’argent des banques Grecs pour le placer en Suisse en vue peut être de le faire revenir plus tard.
          Les bilans des banques Européennes se détériorant rapidement montre maintenant le problème de l’ ESPAGNE qui n’ arrive plus à vendre son immobilier qui ont fait l’objet d’ emprunt faramineux facilité par l’Europe qui voulait en faire un pays spécialisé dans le tourisme, au détriment de l’industrie.

          Le système MES a été institué pour sauver les états mais pas les banques sous réserve d’adopter des plans d’austérités.

          Pour ma part je pense qu’il est urgent de revoir le fonctionnement Européen, pour couper l’herbe à la spéculation financière, que la BCE puisse prêter directement aux états, tout en engageant une politique rigoureuse des budgets, les marchés sanctionneront l’Euro qui permettra alors d’avoir une monnaie plus compétitive pour les exportations 1 € = 1 $.
          On nous dit que notre facture énergétique s’alourdira alors, oui bien sur, sauf que le coût d’achat des carburants peut être abaissé aux niveaux des taxes, et nous pouvons aussi en profiter pour relancer des démarches alternatives aux carburants, pile à combustible, électricité, hydrogène.

          Le processus du cheval de TROIE est engagé saurons nous trouver les antidotes.

          IL FAUT CHANGER LE FONCTIONNEMENT EUROPÉEN EN URGENCE.

          TRACER UNE VOIE UN AVENIR...


          • Fred59 6 juin 2012 11:51

            Vous posez l’hypothèse d’une opposition (avec menace hostile de la part des USA), avec la gentille fable d’une union qui se serait construite en réaction à la puissance américaine. L’histoire contredit ce scénario depuis Yalta jusqu’à l’intervention en Lybie, au point d’apparenter cette version à du révisionnisme.

            La bonne nouvelle, c’est que non, nous ne sommes pas dans une confrontation directe ; c’est plus un conflit d’intérêt conjugué à un rapport de forces.

            L’option de la vassalité, semble plus cohérente avec les déclarations des présidents américains successifs : ils ont toujours plaidé pour une europe forte et unie... Mais derrière eux et sous leur autorité, pas face à eux. Depuis 2008 en particulier, on sert de vase d’expansion pour leurs problèmes monétaires, et l’outil idéal pour cela, c’est l’euro - et ça n’a rien d’un hasard.


          • bobbygre bobbygre 6 juin 2012 12:07

            Oui, pas trop de doutes à avoir sur le fait que ce sont d’abord les US qui ont voulu l’Europe. La declassifacation de documents officiels US a mis en évidence le lien financier qui unissait les pères fondateurs européens aux américains.

            Et à qui sert l’Europe ? Pas à nous en tout cas.


          • 4A+++ 6 juin 2012 12:31

            A mon avis, il ne faut pas confondre les actions de façades discours président Américain, et les actions de terrain tel que Libye, OTAN et autres au détriment des actions de fonds non dites.

            Serte l’ Europe est le vassal des Etats-Unis et ils veulent que nous restions leur plate forme avancée et pas davantage.

            L’ Europe au contraire avec l’Euro avait essayé de devenir une puissance économique indépendante, car le poids de toutes les économies d’états réunifiées est supérieur aux USA donc gros problème de suprématie.

            Comment se fait il aussi que se sont des anciens de Goldmann Sachs qui sont aux principales manettes de l’ Europe, alors que la banque GS a falsifié les comptes de la Grèce qui n’aurait jamais du rentrer dans l’Europe.

            http://occupyfrance.org/19-12-2011/leurope-de-goldmann-sachs/infos/648

            Ne serait il pas un des moyens pour empêcher toute solutions viables à long terme ?

            Payez et ne vous révoltez pas, et basta.


          • bobbygre bobbygre 6 juin 2012 19:42

            L’ Europe au contraire avec l’Euro avait essayé de devenir une puissance économique indépendante,

            Non, ça n’est le conte de fées qu’on nous a racontés pour qu’on aille voter bien gentiment.
            En vérité, l’Euro a été concu dés le départ pour handicaper l’Europe par le simple fait que la BCE est indépendante (indépendante = aux mains d’actionnaires inconnus aux motivations inconnues et aux relations inconnues). En retirant des mains des politiques élus le SEUL levier qui existe pour piloter une économie (la banque centrale), on a transformé l’Europe en bateau ivre qui menace désormais de s’échouer sur les rivages de Grèce.


          • Soi Même 6 juin 2012 14:34

            Jusqu’à présent, la possibilité de redressement d’un pays se basait sur la capacité à produire de la richesse par la force du travail. Et les petites entreprises étaient en réalité ceux qui étaient les mieux amènes à relevé le défis !
            Depuis les différentes mesures, suppression des barrières douanières, libération des flux financier, délocalisation de la production, généralisation de produit vendue à bas prix, on concourus à cassé l’outil qui générait la pérennité de la survit d’une Nation qui à faire face au manque de trésorerie !

            Maintenant que l’outil de travail est hors course, qu’elle est vraiment la change d’un pays à ce relevé, si la masse critique des chômeurs est atteins et qui met en danger l’État qui n’a plus les moyens Économiques à sa survit ? 

            Un des arguments les plus pervers qui existe pour tuer l’indépendance d’un l’État, et de tablé sur la diminution des Impôts et tablé sur la croissance à bas coût de l’Économie. Car quand la crise économique et financière s’installe dans un État, il y a plus de dynamisme financier du fait même que le tissus du travail est sinistré !

            Ce qui arrive en Grèce va nous arrivez bientôt, car nous avons les mêmes syntones !

            Et que la loi des marchés boursiers et dans un tel état artificielle, qui suffit d’une perte de confiance pour tous emporter ! Et aucun garde fou ne pourra préservé sa chute !

             
             

             


            • papi 6 juin 2012 16:15

              @ l’auteur

              N’étant pas économiste, je ne ferai que citer :

              Ventre affamé n’a point d’oreille.
              Tant va la cruche à l’eau, qu’à la fin ,elle se casse .
              Plus les assiettes se vident , plus les rues se remplissent !

              A traduire dans un premier temps en Espagnol, puis en Portuguais, en italien, pour le Français nous avons déjà la traduction..
              Comment traduit-on en Allemand  : Sauve qui peut  !!
               


              • Alison 6 juin 2012 18:35

                Incroyable le nombre d`analyste qui traine sur Agora ! Ils savent tout, imagine tout sauf que peu viennent sur place et comprennent ne serait ce que l`histoire grecque.
                Deux ou trois articles par jour plus farfelue les uns que les autres comme un de vos pseudo confrères qui vient d`écrire que désormais les chiens disparaissent et ce sont les grecs qui les bouffent.
                Haschich, neuroleptique ou alcool faut arrêter et atterrir, regardez vos poubelles elles sont plaines aussi, ça déborde et ca ne va pas tarder a sentir mauvais.


                • easy easy 6 juin 2012 20:29

                  Je serais un Grec endetté d’avant la crise et surendetté depuis, je serais seulement pragmatique, je ferais tout mon possible pour que la dette nationale soit reniée.
                  Je serais non endetté mais désormais accablé d’impôts, je ferais pareil.
                  Je serais riche soudainement poursuivi par le fisc, je ferais pareil. 
                  Je serais riche pas spécialement coincé par les nouvelles dispositions, je ne viserais pas le reniement de la dette et je resterais pour profiter des opportunités. 


                  Si la majorité des Grecs sont aussi pragmatiques, ils iront au reniement de la dette et s’ils échouent, ils partiront. La dette se sera alors jamais remboursée mais la Grèce sera en partie saisie (elle a un ratio patrimoine / endettement beaucoup plus élevé que la France, les EU ou l’Allemagne)

                  Pour éviter cette dépossession financièrement logique mais patriotiquement absurde, les autorités grecques renieront très probablement la dette.
                  la Grèce redeviendrait alors un pays de chèvres, d’oliviers et d’accueil touristique et ça lui siéra mieux. C’est moi qui partirais alors d’ici pour aller y vivre.


                  Les EU sont un pays fondé sur un concept de conquête de l’espace (Américain). Espace semblant offrir des ressources naturelles, des dispositions agricoles et pastorales...
                  La France est un pays fondé sur un concept de conquête des esprits (du Monde entier). Dans la colonisation, le poids de la France sur les colonisés était surtout intellectuel, culturel. 

                  L’Angleterre, l’Allemagne, idem que la France. Il y a en Europe quelques pays qui ont l’habitude de valoriser leurs pensées. Ce sont ces pays qui ont aujourd’hui un ratio patrimoine/dette plutôt bas. On leur prête beaucoup sur la seule confiance en leur capacité à vendre des idées.

                  Mais la Grèce n’est ni un pays conçu autour d’une conquête d’espace (à moins de remonter à deux mille ans plus tôt, comme pour la Perse et l’Egypte) ni un pays habitué à valoriser ses idées (comme pour Suez et Panama, c’est un Français qui a lancé l’idée de creuser le canal de Corinthe)
                  Elle a un ratio patrimoine / dette élevé mais aujourd’hui, vous l’avez souligné, les financiers vont surtout aux concepteurs (Facebook, Google...)

                  Dès 1492, plusieurs pays d’Europe ont disputé à la France la couronne de la conception. L’Autriche, le Portugal, l’Espagne, l’Italie, l’Angleterre, l’Allemagne, la Suisse, la Russie, la Hollande, la Suède, le Danemark, la Pologne. Voilà le groupe de pays qui ont de bonnes raisons de former communauté d’intérêts.

                  La Grèce n’était pas de ce concours. Elle n’avait donc rien à faire dans notre groupe en dépit de son rôle éminent dans l’Antiquité et dans notre langue (en dépit aussi de sa présence dès les premières heures du CERN).



                  Actuellement l’Espagne est plantée mais au contraire de la Grèce, elle l’est d’avoir eu trop d’idées (peut-être pas assez novatrices). En ayant des idées et surtout de l’allant pour se doter d’un énorme parc d’immobilier de tourisme accompagné de toutes sortes de piscines et manèges, elle s’est plantée d’un point de vue marketing. Elle serait allée trop vite, de manière trop euphorique et imprudente. 
                  Elle est donc dans une situation très grave mais à son manque de haute technicité près (14 ème rang européen en terme de nombre de brevets par habitant), elle est des pays européens qui se distinguent par leurs créations prométhéennes. Elle fait donc bien partie de notre groupe. 
                   
                  Les européistes à la Monnet d’après guerres ont été, je pense, trop obnubilés par le mariage entre tous les pays d’Europe afin de réaliser une belle et grande carte en une seule pièce. Ils ont été séduits par le concept d’union totale, par l’esthétique de la pièce unique et aussi par l’idée d’une seule frontière périphérique (la France n’ayant plus à s’en préoccuper directement).
                  Ils auraient été plus pragmatiques, ils auraient accepté l’idée d’une carte léopard ou mitée, ils auraient sélectionné plus finement les bons partenaires.



                  • bobbygre bobbygre 6 juin 2012 21:44

                    Pouah...

                    C’est donc l’heure de trier le bon grain de l’ivraie. Et ce relent de supériorité qui émane de votre post... Le pire, je pense, c’est que vous ne vous en rendez même pas compte. Ca, ça craint.


                  • papi 7 juin 2012 01:31

                    @ easy

                    Oups !! moi qui était constipé , votre post me fait l’effet d’un laxatif, j’y coure, et je n’oublie surtout pas de découper en quatre votre prose, qui va me servir d’içi peu !!!


                  • Robert Bibeau Robert Bibeau 7 juin 2012 21:18

                    Notre économiste en herbe m. SCHWEIZER ayant suffisamment sévit sur cette page - je me permets une intervention... Il va notre haire déblatérant anerie après fausseté et étalant son ignorance comme l’étalon de Panurge...

                    Sour le système de développement capitaliste non seulement les régions d’une même nation se développe différenciellement - de façon inégale et combinée et par bonds sucessifs et de façon anarchiques mais ceci est également vrai des pays entre eux. La Grèce fait partie des zones laissés pour compte et ce n’est pas du à un tempérament quelconque et au brassage ethnique (argument NAZI de ce SCHWIZER). C’est inhérent au développemnet capitaliste anarchique et par crise successive.

                    La Grêce a le tempérament de produire industriellemnet et ses cales sèches de production de navires aujourd’hui laissés a quai et abandonné et pas du tout par la faute du prolétariat gerc sont la pour attester de l’industrialitépotentiel de la Grêce - foutez nous la paix avec le racsite Lyautay et vos élucubrations sur la différences qui dans la bouche de ce raciste signifiait inférieur-supérieur mais de façon polie. Idem pour la gauche française tout aussi raciste que les national-socialistes de Hitler.

                    Pourquoi les claes sèches et les armateurs grecs hier prospères sont aujourd’hui en faillite - du moions jusqu’a ce que la Chine leur passe commande de  sous-traitance ? La Chine détient la réponse de la faillitte Grec et elle détient la carte maitresse du sauvetage Grec comme elle le fait en ce moment avec la RUSSIE. SHWEIZER va-t-il nous entonné son refrain NAZI sur l’inféreiorité des slaves empêtrés ??? La Chine achète des armes à la RUSSIE et les donne aux pays du Tiers monde car elle n’en veux pas chez elle de ces vieilleries mais aisni elle maintient l’industrie de guerre russe en fonction.

                    >a nouveau pour les GRECS Vous savez ce que font les métèques GRECS - les millions d’expatriés GRECS dans 75 pays à travers le monde ??? ILS TRAVAILLENT COMME OUVRIERS SOUVENT QUALIFIÉS Mais pas en Grèce au Canada, aux USA etc... Voila pour l’incapacité des ouvriers GRECS

                    De fait la crise GREC n’est pas la crise des GRECS mais la crise du capitalisme comme système social vécu en Grèce et demani en Italie, pis au Royaume-UNi puis au bout de la traversée chez les êtres supérieurs allemands et suisses qui pèteront au fret le cul dans la glace après avoir provoqué possiblement une autre guerre mondiale avec leurs amis américains en gurre contre le péril chinois.

                    NOUS nous disons NON à la guerre de repartage et faisons la guerre aux fauteurs de guerre et d’exploitation.

                    Hors du socialisme point de salut pour l’EUROPE - comprenant la GRECE historique que j’admire voila quel était mon message dans cet article que bien peu ont compris.

                     

                     

                     

                     


                    • Robert Bibeau Robert Bibeau 7 juin 2012 21:29

                      Il y en a je vous jure GRRRR ? 

                      Voyez ce que je lis comme anerie ( Elle a un ratio patrimoine / dette élevé mais aujourd’hui, vous l’avez souligné, les financiers vont surtout aux concepteurs (Facebook, Google...)

                      Super ignare de crétin - relire ce que j’écris dans cet article et dans d’autres sur la bulle Facebook imbécile qui cette fois (contrairement à Apple et Google) a péter en commencant à gonfler - Pour Apple et Google ca viendra en son temps - la poire

                      Puis-je demandé que l’on réfléchiss avnat d’écire sur cette page c n’est pas parce que LE POINT - l’économiste étriqué du FIGARO - Le Nouvel OBS (pas nouveau du tout) radot des stupidités entendus sur l’économie du savoir et de la conception qu’il faut aller étaler son ignorance l’air un peu DOCTE artout.

                      Un jour je vous donnerai une formation sur la Plus value relative originant des avancées technologiques. Ne jamais oublié qu’avant la plus-value relative il y a l’extraction de la plus value absolue qui elle vient nonobstant la drnière technologie. Il ne s’agit pas ici de nier l’importance relative des avancées technologiques mais de le repalcer dans son contexte. LES USA soont encore les premiers déposeurs de brevet pour encore 5 ans et pourtant ils sont en faillite virtuelle. Ca aussi il faudra que je vous l’explique les économistes de salon.

                       


                      • Jacenius 7 juin 2012 22:49

                        Bonjour Robert Bibeau,
                         
                        Est-ce que la sortie du capitalisme s’improvise ? Comment peut-on faire quand il n’y a pas de parti d’avant-garde pour organiser et canaliser la révolte vers la sortie du capitalisme ? N’y a-t-il pas un risque que la révolte servent de défouloir qui conduisent au mieux vers un capitalisme « amorti » comme à la sortie de la 2nde GM, ou au pire, à une guerre ?

                        Si on prend comme valable la révolution d’Octobre et qu’on étudie l’histoire du parti bolchevik, il y a au moins une préparation idéologique et organisationnelle qui a duré plus de quinze ans. Est-ce que les nouvelles technologies permettent d’accélerer à ce point ce genre de transformation ?

                        A moins que vous pensiez à une révolution anarcho-anti-capitaliste et considériez le social-impérialisme soviétique existant dès 1917.

                        Vivement le 21 Décembre 2012...

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