Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Europe > La Grèce n’est pas responsable de nos crises

La Grèce n’est pas responsable de nos crises

Après cette folle semaine, où la situation grecque a focalisé l'attention, nous sommes tous dans l'attente d'un dénouement a une crise interminable et insupportable dans ce qu'elle révèle de la fragilité de nos sociétés démocratiques.

Toute la semaine, on a entendu les dirigeants européens et les experts nous dire qu'il fallait faire ceci ou cela, pour retrouver ensuite "une situation normale", pour faire "revenir la croissance". Or, il est fort probable que cette crise mondiale, européenne et grecque continue, et pendant fort longtemps. Il est plausible de penser que la crise va durer et que nous ne retrouverons pas la croissance.

Pourquoi ? Essentiellement parce que les "élites" qui nous gouvernent n'ont pas compris la nature des problèmes que nous rencontrons depuis 3 ans. Pour eux, il s'agit d'une crise économique classique qui a pris une ampleur inédite et qui a été aggravé par l'ampleur des déficits publics. Il suffit donc de régler les problèmes "techniques" que nous rencontrons pour reprendre le cours "normal" de l'histoire, le retour de la prospérité, de la croissance, d'une croissance mondialisée, élargie pour le bonheur des peuples.

Retrouver la croissance ?

Le nez dans le guidon, nos experts et nos politiques considèrent la croissance comme la situation normale de nos sociétés modernes et démocratiques. Pourtant l'Histoire nous enseigne que les situations de croissance économique sont davantage l'exception que la règle dans l'évolution des sociétés humaines. Ils sont obsédés par l'espérance de retrouver le Graal de la croissance, cette méthode quasi-magique qui a permis à l'Europe pendant 30 ans, et aux pays émergents depuis dix ans, de connaître croissance de plus de 5% et plein emploi.

Cette situation singulière n'arrive qu'une fois quand une conjonction de facteurs se trouve réunis : stabilité politique et sociale, économie fortement exportatrice, territoires disponibles pour permettre l'expansion territoriale des activités humaines.

Cette dernière condition est très importante car elle explique pourquoi la "grande" croissance n'a lieu qu'une seule fois : quand l'urbanisation a eu lieu, le phénomène ne peut se reproduire.

L'obsession de nos dirigeants à retrouver ce graal explique leurs échecs renouvelées : on a cru, on croit encore que "la reprise" nous tend les bras, qu'il suffit de trouver les bons relais de croissance pour que tout redémarre comme avant : mais quel levier de croissance peut-on espèrer ?

-une industrie novatrice dans de nouveaux domaines ? Les pays émergents ont acquis suffisamment d'autonomie et de réactivité pour rapidement nous tailler des croupières

-l'émergence d'une société de la connaissance porteuse d'emplois et de richesses nouvelles ? Le monde, l'Europe et la France voient le nombre de diplômés au chômage augmenter chaque année. Utile individuellement, le diplôme n'est pas suffisant pour créer l'emploi et la richesse.

-une nouvelle économie basée sur les services nouveaux à la personne ? Utile, pour les personnes qui en ont besoin, ces services réclament de la richesse pour les financer mais ne vont pas en créer directement. 

Faut-il désespérer ? Non, car il reste un secteur de gisement de développement d'emplois et de richesses, un seul, sur lequel nous pouvons retrouver une situation singulière, c'est celui d'une économie "verte" totale, qui renouvelle l'ensemble des fondamentaux de nos organisations sociales. Passer à une société pleinement "durable" nécessite des modifications importantes des réseaux, de la circulation des flux, de l'usage des ressources qui vont réclamer des équipements nouveaux porteurs de nouvelles richesses. Ce foisonnement d'initiatives et de bouleversements, ce découplage multifactoriel avec l'ancienne économie est le véritable espoir de demain. Il faut nous détourner de l'ancien monde et aller vers un monde nouveau.

Nous n'en sommes pas encore là car les déficits publics sont venus plomber durablement l'espoir de nous en sortir.

Le boulet des déficits :

L'origine des déficits publics et privés dans nos vieilles sociétés occidentales provient de la croyance de nos élites en la croissance. Souvenons-nous, il y a seulement 2 ans, le gouvernement actuel (mais il aurait pu s'agir d'un gouvernement de gauche) lançait le grand emprunt sous les applaudissements de l'ensemble des experts. Les mêmes élites nous bassinent aujourd'hui avec "le piège de la dette".

Le recours à l'emprunt par les Etats, les entreprises et les particuliers a été vécu, il y a encore très peu de temps, comme un palliatif : "en attendant que cela aille mieux, pour se relancer", on emprunte. Avec l'idée que, plus tard, quand le soleil aura réapparu, on remboursera.

Nous n'avons rien remboursé car le soleil n'est pas revenu. Il n'est pas revenu car nous avons dépensé l'argent de la relance pour faire des choses qui n'ont rien amélioré, parce que nous avons utilisé cet argent pour des usages inutiles et désuets. 

Revenons à la Grèce : depuis 20 ans, elle a acheté avec l'aide de l'Europe des aéroports, des autoroutes, des voitures et du pétrole. En quoi ces achats ont-ils apportées un surplus de richesse et de puissance économique à la Grèce ? Ils ont apporté aux Grecs du confort et les attributs de la richesse mais n'ont pas développé et modifié, de manière profonde, l'économie du pays. La croissance des biens n'est pas la croissance des moyens de produire de la richesse.

J'ai pris l'exemple de la Grèce mais il pourrait s'agir aussi bien de l'Espagne ou de la France. Nous avons eu tous les mêmes politiques et nous sommes tous dans le même piège. Le paroxysme grec s'explique par des dépenses militaires trop importantes, une culture de la fuite fiscale et des politiques libérales de réduction des impôts qui ont plombé progressivement ce pays comme elles en ont aggravé la situation de bien d'autres. 

Il faudra sortir du piège de la dette comme il faudra sortir de l'ancienne économie. Mais avec quel argent ? Puisque les systèmes classiques de l'emprunt public et les outils fiscaux traditionnels sont dépassés, il va falloir innover et inventer de nouveaux outils.

Il va falloir "découpler" la fiscalité de la fiscalité traditionnelle. Concevoir une fiscalité découplée du budget de l'Etat qui permette le financement des éco-innovations nécessaires à un autre développement, une fiscalité qui ne se perd pas dans l'océan de l'Etat mais qui, étroitement ciblée, exclusivement au service de la relance utile de l'économie, auto-régulé permette de favoriser et de financer la nouvelle économie verte dont nous avons besoin. Ces contributions incitatives nouvelles seront au service du découplage de l'économie et des sociétés avec l'ancien monde dont nous devons sortir.

Conclusion : la Grèce n'est pas l'enfant terrible de l'Europe, celui qu'il faut bannir, punir et réformer. La Grèce est membre à part entière de la grande famille européenne, elle appartient à notre histoire commune.

Ses maux et ses travers sont les nôtres. La famille européenne doit prendre conscience que notre maison commune est dépassée, inadaptée à l'évolution de son environnement. Il faut reconstruire nos lieux de vie, sortir de l'économie du pétrole, du consumérisme à outrance pour construire un foyer durable, où la culture et l'éducation servent au développement des personnes et non au seul développement économique. Cette construction nécessite la sortie de l'ancienne économie, de l'ancienne fiscalité pour un découplage, un nouvel horizon sociétale, économique et fiscale.


Moyenne des avis sur cet article :  3.53/5   (30 votes)




Réagissez à l'article

20 réactions à cet article    


  • spartacus1 spartacus1 14 novembre 2011 10:52

    Pourquoi, dans le titre : « nos crises » ?

    En tout cas, il ne s’agit pas de ma crise : je ne suis pas plus actionnaire ou PDG d’une entreprise du CAC40 que bankster.

    Peut-être la votre ?


    • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 14 novembre 2011 19:14

      Et si on parlait de la crise des prétendues « élites » ? En réalité, tout se passe dans des cercles très restreints et on barre la route aux « intrus ».

      Voir nos articles :

      http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/11/14/grece-italie-trilaterale-bilderberg-et-impasse.html

      Grèce, Italie, Trilatérale, Bilderberg... et impasse

      Le 14 novembre, Radio Chine Internationale (RCI) écrit entre autres : «  La plupart des Grecs soutiennent le nouveau gouvernement de coalition », se référant aux sondages diffusés par la presse grecque à propos du gouvernement que vient de former Lucas Papademos. S’agissant de l’Italie, Les Echos commente « Mario Monti, un technocrate sobre et intransigeant ». Précisons que Monti et Papademos sont les deux des membres de la Commission Trilatérale, dont le premier préside la branche européenne. Très lié à l’Union Européenne et président honoraire du think tank Bruegel, Mario Monti est également membre du comité de pilotage des rencontres de Bilderberg. Dans une présentation d’il y a deux ans, il apparaît comme conseiller de Goldman Sachs et de Coca Cola. Lucas Papademos fut de son côté vice-président de la Banque Centrale Européenne (BCE). La semaine passée, du 11 au 13 novembre, la réunion européenne de la Commission Trilatérale a eu lieu à la Haye. Une dépêche Romandie

      News / AWP du 14 novembre commente d’emblée «  Grèce : Papademos définit lundi sa feuille de route dictée par l’UE et le FMI ». Atlantico interroge : « Le nouveau gouvernement grec va-t-il achever l’Europe ? ». Mais la crise actuelle est-elle autre chose que le résultat de la politique imposée depuis les années 1980 par des institutions comme l’Union Européenne et les structures qui l’ont précédée ? Sur l’Italie, Le Figaro annonce « un gouvernement resserré et « technique » ». Mais en quoi consiste la « technique » de ces prétendus « experts » ? Est-ce autre chose que la collection de lieux communs récurrents, présentés comme « consensuels », qui ont ruiné les pays européens  ? Car c’est sans doute l’aspect le plus inquiétant de cette situation : l’incapacité, de la part de ceux qui nous gouvernent, d’appliquer dans la pratique autre chose que la « bonne vieille » politique des trois dernières décennies qui a conduit à la débâcle des années récentes. C’est précisément de ce point de vue, que le recours à des « spécialistes » influents liés à la Commission Trilatérale et au groupe de Bilderberg apparaît particulièrement parlante. [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/11/14/grece-italie-trilaterale-bilderberg-et-impasse.html ]


      http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/11/13/univers ites-recherche-et-discriminations-i.html

      Universités, recherche et discriminations (I)

      Le 13 novembre, avec le titre « Les suppliciés et les indignés  », Sud Ouest évoque notamment les déclarations récentes du « révolutionnaire Montebourg », estimant qu’il « tétanise les personnes âgées de son parti en suggérant de les plonger dans le formol après 67 ans ». Arnaud Montebourg, qui d’après Le Parisien ne veut plus de « retraités » à l’Assemblée, a demandé il y a une semaine à Martine Aubry de « fixer l’âge limite pour l’investiture à 67 ans révolus ». Dans notre société, l’espérance de vie est censée s’allonger. A quoi servirait, autrement, le prétendu «  progrès » ? Mais Montebourg propose une mesure visant à restreindre de fait, par le biais des partis politiques, les droits civils et politiques des personnes ayant dépassé un certain âge. Car la loi permet à tout citoyen d’être candidat à des élections, et c’est aux citoyens de juger de la valeur du candidat. Pire, s’il s’agit de veiller à une certaine rotation des mandats politiques, ne conviendrait-il pas de rappeler qu’Arnaud Montebourg est député depuis plus de quatorze ans et cumule cette fonction avec la présidence du Conseil Général de Saône-et-Loire ? Alors qu’un retraité peut n’avoir jamais été député et se trouver parfaitement en mesure d’exercer un tel mandat. Sur cette affaire, l’expression «  discrimination par l’âge » a été employée (Le Monde). Mais la politique est loin d’être le seul domaine où des discriminations liées à l’âge peuvent apparaître. Dans un article intitulé «  L’ENA, le classement et l’âge du capitaine », Médiapart emploie cette même expression pour évoquer ce qu’un groupe d’élèves qualifie de « parti-pris jeuniste » de la part de la direction de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA), s’inquiétant notamment d’un « risque de formatage ». Précisément, comment contrôler au quotidien l’absence de discriminations liées à l’âge ou à d’autres critères (sexe, origines, appartenances diverses, opinions...) dans les institutions universitaires et scientifiques dont les instances fonctionnent à base de délibérations réputées souveraines sans obligation de motivation des avis et décisions qui en résultent ? Malheureusement, force est de constater que l’histoire réelle de ces institutions n’est pas exempte de comportements discriminatoires. Un exemple particulièrement troublant est celui des « quotas de juifs » longtemps pratiqués par des universités de plusieurs pays. Le «  modèle américain » se trouvant très directement en cause, et les candidats d’origine juive n’étant pas le seul groupe visé par ce type de pratiques.

      [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/11/13/univers ites-recherche-et-discriminations-i.html ]

      Cordialement

      Le Collectif Indépendance des Chercheurs

      http://science21.blogs.courrierinternational.com/

      http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia


    • Robert GIL ROBERT GIL 14 novembre 2011 11:09

      Ils ont tous la même idée : nous faire payer la crise d’un système économique au
      bord de l’asphyxie. De la Grèce au Portugal, en passant par l’Italie, la France ou
      l’Allemagne ce sont les travailleurs qui doivent accepter l’austérité pour
      rembourser la dette des États. Pourtant la dette publique provient des exonérations
      et réformes fiscales qui ont bénéficié aux entreprises et aux plus riches. Elle est
      aussi le résultat de tous les plans de sauvetage des banquiers qui ont permis à ces
      derniers de spéculer de plus belle, y compris contre les États ..........
      http://2ccr.unblog.fr/2011/10/10/refusons-de-payer-leur-crise/


      • bigglop bigglop 14 novembre 2011 20:13

        Bonjour à tous,

        SUR LA GRECE :
        - absence d’Etat, dans le sens où il est conçu en France, Allemagne... donc de services fiscaux, sociaux dignes de ce nom.
        - en dehors de la période « des Colonels », la Grèce a été dirigée par trois grandes familles, les Papandréou, les Caramenlis et les Mitsorakis, qui se sont partagées le pouvoir, mais aussi les fruits de la corruption et de l’évasion fiscales. Les citoyens grecs lambda n’ont fait que s’adapter aux conditions.

        http://www.slate.fr/story/11249/en-grece-le-pouvoir-politique-est-aux-mains-de-trois-familles


        Une bonne description de la Grèce est donnée dans le lien suivant par une résidente (Commentaire Alison) :

        http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/la-troika-dicte-ses-quinze-101184#forum3069341


        A cela, rajoutez une cuillerée de French-American Foundation, et vous aurez un délicieux cocktail

        http://www.french-american.org/leadership/young-leaders/espace-anciens-young-leaders.html


        PEUT-ETRE LE DERNIER COMBAT

        Après nous être fait avoir, à l’insu de notre plein gré, par le vote en Congrès du Parlement qui a adopté, en 2008, le traité de Lisbonne et grâce au vote d’absttention du Parti Socialiste :

        Votants : 893 Suffrages exprimés : 740 Majorité : 444 (740 x 3/5)

        Pour : 559 Contre : 181 Abstention : 153 Non-votants : 14

        Abstention du PS : 142

        Si les abstentionnistes du PS avaient voté Contre, le traité n’aurait pas été adopté


        Encore mieux !!!

        Pour ne pas recourir à un référendum européen sur la transformation du FESF et du MES et sa Banque en insitutions à durée illimitée, lisez l’extrait Wiki, très édifiant, qui suit :


        Afin de résoudre le problème du fondement juridique, le gouvernement allemand indiqua qu’un amendement au traité serait nécessaire. Cependant, après la ratification difficile du traité de Lisbonne, certains États et hommes d’État se sont opposés à une modification du traité, notamment le gouvernement britannique qui s’opposait à des changements affectant le Royaume-Uni[1],[2]. C’est finalement avec le soutien du président français que l’Allemagne obtint l’aval du Conseil européen d’octobre 2010[3].

        La proposition allemande demandait une modification minimale visant à renforcer les sanctions et à créer un mécanisme permanent de sauvetage. Cette modification minimale ne répondant toutefois pas à l’exigence allemande de sanctionner les manquements des États par la suspension du droit de vote. En effet, une telle exigence nécessiterait une modification plus importante du traité.

        Le 16 décembre 2010, le Conseil européen trouva un accord pour un amendement de deux lignes au traité, ce qui permet d’éviter la tenue de référendums. En effet, le Président du Conseil européen Herman Van Rompuy a prévu d’examiner les changements à travers la procédure de révision simplifiée (article 48 TFUE)[4]. La modification change simplement le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne pour permettre l’instauration d’un mécanisme permanent[5].

        Le 11 mars 2011, lors du sommet européen de la zone euro, les représentants des États ont trouvé un accord pour signer traité séparé[6] visant à doter ce mécanisme d’une capacité d’intervention de 500 milliards d’euro[7

        Notre dernier combat sera celui de mettre en échec la mise en place du MES et de sa Banque

        Nos députés et sénateurs vont devoir, avant la 31 décembre 2011, voter les modifications législatives de mise en place du MES notamment.

        Il faut agir par des pétitions, des mails auprès des députés, sénateurs, partis, médias que ce soit individuellement ou collectivement et manifester

        Voici des liens utiles :

          MES et mails des députés

        http://www.courtfool.info/fr_MES_le_nouveau_dictateur_Europeen.htm

        Mails députés européens

        http://www.cdca.asso.fr/cdcaeurope/cdcaeurope-mail_deputes_europeens.htm

        http://www.finance-watch.org/?lang=fr

        Pour triompher, le Mal n’a besoin que de l’inaction des gens de bien (H. BURKE)


      • cathy30 cathy30 14 novembre 2011 11:22

        Rcoutouly
        êtes vous un naïf ?
        il vient de se passer un putch. 3 dirigeants de goldman satch viennent de prendre le pouvoir dans 3 pays européens et vous parlez de démocratie ?
        Je conseille aux grecs de partir de la Grèce au plus vite, ça va saigner. Non pas du vert mais du rouge sang. bientôt ils n’auront plus de quoi vivre, plus de pétrole, alors le vert ce sera un luxe.


        • dawei dawei 14 novembre 2011 11:26

          « 3 dirigeants de goldman satch viennent de prendre le pouvoir dans 3 pays européens » apres avoir contribuer à la détruire en truquant les comptes de la Grece, pour pouvoir mieux établir son cheval de Troie, et mieux spéculer par le délit d’initié ... si y en a qui doivent payer, rembourser, puis payer pour escroquerie et crime en bande organisée, c’est bien la Goldman Sachs !! Attaquons tous , mondialement , Goldman Sachs !!!


        • Richard Schneider Richard Schneider 14 novembre 2011 16:32

          à cathy 30 :

          C’est effectivement incroyable ce qui vient de se passer en Italie et en Grèce. Ce ne sont pas les peuples italien et grec qui ont chassé leurs dirigeants, élus démocratiquement - certes pas vraiment à la hauteur - mais, envoyés en éclaireurs par la Finance mondiale, l’hégémonique Merkel et l’arrogant Sarkozy. Et qui sont ces deux « économistes distingués » qui ont pris la tête des gouvernements italien et grec ? Il font partie des artisans de la déconfiture actuelle de l’Europe. Ils sont là où « on » les a mis, encensés par tous les médias, pour appliquer dans toute leur dureté les plans de rigueur qui vont encore plus appauvrir les peuples.
          Lire dans Médiapart d’hier : 

          Quant à l’application d’une certaine décroissance, réclamée par l’auteur de l’article, le moment ne semble pas des plus propices pour envisager une réforme d’une telle ampleur avec les Grecs qui en bavent déjà depuis près de deux ans ... Mais on peut toujours leur demander leur avis.
          L’utopie a des limites.


        • Kessonfait ? 14 novembre 2011 18:09

          D’autant que cela fait 40 ans (fin des accords Bretton Woods le 15 août 1971) qu’il y a décroissance pour les populations de la zone transatlantique. La seule croissance est celle de la finance. Comme on le voit avec cette crise une croissance virtuelle car même leurs plans de sauvetage ne font rien de moins qu’empirer cette crise au point que les russes ne veulent pas donner au FESF et que la Chine négociera peut être (et c’est même pas sûr). Il n’y a qu’à voir la Russie post soviétique et les mesures du FMI pour voir les effets de telles mesures, décroissance, baisse de population au point d’être incapable d’occuper son territoire (immigration chinoise en Sibérie), pauvreté accrue et sentiment que c’était mieux sous l’URSS.

          Il faut dire non à la décroissance et oui à la croissance de l’économie physique.


        • Aldous Aldous 14 novembre 2011 13:22

          Excellent article.

          Enfin on li des vérités fondamentales comme le constat que la croissance liée à l’industrialisation ne se produit qu’une seule fois.

          Une conclusion que les véritables expert connaisse depuis des années.

          On le savait déjà de façon pragmatique avec les relances rendues possibles par les deux guerres mondiales.

          Aujourd’hui les chercheurs savent modéliser des systèmes bien plus complexes que le circuit économique. Le Massachussets Institute of Economy s’interesse à ce sujet depuis des décénies et à publié nombre de rapports depuis les années 1970 alertant des crises à venir.

          Les utrariches savent cette état de fait, et c’est pourquoi ils se sont lancés dans une valorisation des pays émergents où il reste un potention de croissance.

          Un moyen de faire du blé.

          Les peuples d’Europe ?

          C’est pas leur problème.


          • Taverne Taverne 14 novembre 2011 16:16

            Le plus gros déficit, c’est le déficit démocratique. Tant que l’Europe sera dirigée d’une main de fer par les financiers et leurs polichinelles sans jamais consulter les peuples, la crise durera.


            • Kessonfait ? 14 novembre 2011 17:57

              Si nous arrivons à reprendre le contrôle de l’Europe penses-tu que la crise sera terminée ?


            • chantecler chantecler 14 novembre 2011 16:29

              Comment penser que nos dirigeants croient à leurs discours ?

              Panne de croissance , crise économique passagère , etc, etc....

              S’il y a naïveté cela ne vient pas d’eux mais de la population qui subit leur propagande et qui les croit ...

              Il y a restructuration d’un système depuis une trentaine d’années qui consiste à siphonner l’argent autrefois distribué de façon acceptable entre capital et salariés , démolition de l’état social et des services publics selon les voeux de M. Friedman et de ses sbires , reconfiguration du monde en fonction de la chute de l’URSS qui servait de contre poids ou de repoussoir .

              En commençant par la délocalisation quasi complète de la production dans un pays à gouvernance totalitaire et en donnant à la finance des pouvoirs exorbitants , le contrôle de la monnaie et maintenant d’imposer le choix des responsables politiques .

              Lesquels se sont largement déconsidérés par leur amateurisme et leur cupidité . Ces pantins devenus sans utilité sont donc remplacés par des spécialistes libéraux aux ordres , style envoyés FMI . Le limogeage de SB est éclairant sur ce point .

              Sauf qu’à confier les affaires à d’autres , après constats de faillite , pour gérer la rigueur , il faut s’attendre à leur retour , décomplexés et extrême droitisés , pour maintenir l’ordre quand les mesures seront lancées .

              D’ailleurs ça commence . Le gouvernement grec en est un parfait exemple : gestionnaires BCE , sabre et goupillon .

              Cr.


              • Elisa 14 novembre 2011 17:01

                Oui, nous avons changé de système. Désormais ce sont les banquiers pyromanes (Goldman Sachs en particulier) qui sont les pompiers et qui détiennent le pouvoir de démettre et de nommer les chefs d’Etat.

                Mais ces prédateurs n’ont rien à craindre, tout sera fait pour satisfaire les marchés et plus on en fera plus il faudra en faire, sacrifier la moindre redistribution, s’en prendre à tous les acquis sociaux et surtout se débarrasser des contraintes du droit du travail.

                La logique de cette « crise » est le pillage généralisé des Etats qui ont eu l’imprudence mais surtout la lâcheté de s’endetter auprès d’organismes privés qui sont devenus grâce à ces dettes de super banques centrales complètement irresponsables. Ceci au nom de la concurrence libre et non faussée qui préside aux traités européens.

                Il n’y a qu’à voir les « effets » de chaque décision européenne ou du G20 pour constater que rien n’arrêtera cette spéculation si les Etats ne reprennent pas le pouvoir de battre monnaie.


                • Kessonfait ? 14 novembre 2011 17:54

                  La crise arrive à son point de non retour. Soit une vaste coopération contre les intérêts de la City de Londres et Wall Street ( cet empire financier construit sur les ruines de l’empire colonial britannique qu’est devenu le commonwealth) renforce la paix mondiale soit une guerre plus destructrice que celles du XXé siècle nous attend. Le but est de réduire la population de 7 à 1 milliards maximum. Comme nous refusons de nous soumettre, surtout la Russie, la Chine et l’Inde, à la manière douce et volontaire de dépopulation alors ce sera la guerre dont les préparatifs sont en cours. Les nouveaux balkans sont l’arc de crise allant de la Libye jusqu’au Pakistan et dont les détonateurs seront la Syrie et l’Iran. La finance internationale s’effondre avec la zone transatlantique et l’occident tandis que l’Asie se développe et menace de faire basculer le centre de gravité de cette mondialisation à l’est or la monarchie britannique n’entend pas de cette oreille la musique : le centre de l’empire devra rester à Londres ou ne sera plus.


                • BA 14 novembre 2011 19:57

                  Emprunt à 5 ans :

                   

                  Jeudi 1er septembre 2011, la France a lancé un emprunt à 5 ans. La France a dû payer un taux d’intérêt de 1,93 %.

                   

                  Quand l’Allemagne lance un emprunt à 5 ans, elle doit payer un taux d’intérêt de 0,9 %.

                   

                  Et l’Italie ?

                   

                  Lundi 14 novembre 2011, l’Italie a lancé un emprunt à 5 ans. L’Italie a dû payer un taux d’intérêt de ... 6,29 % !

                   

                  Conclusion :

                   

                  Les investisseurs internationaux n’ont plus aucune confiance dans la capacité de l’Italie à rembourser ses dettes.

                   

                  L’Italie emprunte à des taux d’intérêt de plus en plus exorbitants.

                   

                  L’Italie va bientôt demander l’aide du FMI et de l’Union Européenne.

                   

                  http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20111114trib00066 3882/le-cout-de-financement-de-l-italie-s-envole.html


                  • Lorelei Lorelei 14 novembre 2011 23:17

                    Ils viennent de faire tranquillement l’air de rien un véritable hold up de la démocratie et c’est pas terminé, attendez voir la suite


                    • Mylène 15 novembre 2011 13:06

                      cas de la HONGRIE : 

                      http://www.hu-lala.org/2011/10/20/la-hongrie-fait-payer-les-banques-quand-leurope-essaie-de-les-sauver/

                      Faire payer les banques étrangères

                      Les mesures destinées à faire peser sur les banques le poids de la dette des ménages sont facilement acceptées par le parlement national puisque plus des trois quarts du secteur bancaire de Hongrie sont détenus par des établissements étrangers. Cette loi revient donc à transférer la part de la dette des ménages hongrois liée aux variations de taux de change à ces établissements étrangers, autrichiens, allemands, italiens, belges ou autres. Avec un taux de change réduit de 20 à 25%, ces banques pourraient perdre plusieurs milliards d’euros.

                      Cette loi, qui s’ajoute à la loi sur la taxe spéciale sur les banques, a été vivement critiquée par les agences de notation financière, qui estiment qu’elle pourrait affaiblir certaines banques de crédit et ralentir le développement du système bancaire en Hongrie.

                      La Volksbank mise à l’amende

                      La filiale hongroise de la Volksbank autrichienne a d’ores et déjà essayé de contourner la loi. Elle a tenté d’introduire dans les contrats des clients qui voulaient se prévaloir du nouveau régime de remboursement anticipé une clause qui les aurait obligés à indemniser la banque pour toute différence entre le taux de change réel et le taux de change fixé par la loi.

                      L’autorité de surveillance nationale des organisations financières (PSZAF) a jugé qu’il s’agissait d’une pratique commerciale déloyale. Par conséquent, la Volksbank a été condamnée à verser une amende de 50 millions de forints (environ 170 000 euros) et devra retirer la clause illégale de tous les contrats déjà signés. Le 13 octobre, la Volksbank (OeVAG) avait annoncé une perte pour l’année 2011 pouvant dépasser le milliard d’euros en raison de dépréciations massives dans ses comptes sociaux.


                      • velosolex velosolex 15 novembre 2011 14:05

                        Tout le monde est loin d’être perdant en Grèce. Il faut mettre un terme à cette croyance que les états ressemblent à ce qu’ils étaient définis dans le passé : Une communauté ayant un objectif de développement et d’enrichissement national, où tous les citoyens avaient leurs intérêt liés.
                        La déliquescence des états est à l’œuvre. La dette à mon avis est un moyen technique inventé de toute pièce pour l’accélérer, et permettre aux intérêts privés de fondre comme des chacals, sur ces éléphants entravés.
                        Que tout cela soit en total désaccord avec les moyens qui’il faudrait mettre en œuvre pour sauver le monde offre bien peu d’intérêt. Ces gens là se foutent des forets renouvelables comme de leur premier million de dollars. 
                        Voici venu l’ultime étape, celle de ces loufoques agences de notation. Le monde suspendu à leur décision. Moloch antique jamais contents et dans la gueule où nous disparaitront tous, si nous ne nous réveillons pas rapidement de cette anesthésie générale


                        • le moine du côté obscur 20 novembre 2011 22:33

                          Je trouve intéressant et inquiétant le fait que deux huluberlus liés à GS ait pris le pouvoir en Grèce et en Italie. Je ne parle même pas de celui de la BCE. Il est aussi intéressant et inquiétant qu’un adepte de la finance globale ait pris le pouvoir en Côte d’Ivoire (Alassane Ouattara ex-vice gouverneur du FMI), pays vital de l’Afrique de l’ouest. Les banksters prennent-ils officiellement le pouvoir ? Cela y ressemble en tout cas ! 

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès