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Accueil du site > Actualités > Europe > La Grèce, pays fondateur de la démocratie, s’apprête à (...)

La Grèce, pays fondateur de la démocratie, s’apprête à voter

Dimanche 16 septembre, tard dans la nuit, la Grèce saura si le parti de la Nouvelle Démocratie (les bleus) et son président Kostas Karamanlis ont été reconduits pour quatre années supplémentaires ou si le PASOK (les verts), le parti socialiste de Georges Papandreou a repris le pouvoir perdu il y a moins de quatre ans. Les autres partis font de la simple figuration et ont de bonnes chances de rester cantonnés à ce rôle encore longtemps, compte tenu du système politique en vigueur et des particularismes qu’il a générés.

Quelques rappels concernant la Grèce moderne

La Grèce est un pays récent (première Indépendance en 1821). Il a été formé à la suite d’un soulèvement nationaliste favorisé et financé par les grandes puissances européennes de l’époque (Angleterre, France, Russie) qui voyaient là un prolongement romantique à l’Antiquité, la reconnaissance d’une culture dont ils se réclamaient les héritiers ainsi qu’un affaiblissement de l’Empire ottoman.

Il faut remarquer les difficultés que représente la fondation d’un pays à partir de peu. Une première tentative pour instaurer une démocratie à l’image de l’Athènes de Périklès se solde par l’assassinat de Kapodistrias, un aristocrate démocrate, premier gouverneur de Grèce. Réalisant que la démocratie est un apprentissage long et parfois dangereux, l’Europe impose à la Grèce une monarchie en 1833. On va chercher, pour gouverner le pays, un prince bavarois Othon (17 ans), qui se désintéresse de cette terre aride ne comptant aucun ville importante (Salonique n’est pas encore grecque à cette époque), ravagée par le banditisme et la piraterie. Sa première préoccupation sera de constituer une cour digne d’un roi, si oublié soit-il dans cette contrée tellement excentrée, et d’implanter la capitale à Athènes qui n’était alors qu’un village au pied de l’Acropole. De ce roi, avec l’aide de son Premier ministre, naquit « la grande idée », référence évidente à l’Antiquité puisqu’il s’agissait de reprendre aux Turcs les territoires historiquement grecs (y compris Constantinople). Othon, jugé piètre politicien, est renversé par un coup d’Etat militaire (1862).

L’Assemblée nationale, résultat de la constitution qu’Othon avait fini par accepter (sans toutefois la respecter), élit sous la pression européenne le roi Georges Ier, d’origine danoise, à son tour assassiné en 1913 après un long règne de cinquante ans. Sous son règne naquit l’importance du service public dans un pays peu industrialisé et surtout cette habitude de mettre en poste des individus, non pas en fonction de leurs compétences, mais en échange de voix aux élections ou de services rendus. Ce système, apparenté à du clientélisme, se révèle souvent destructeur pour la démocratie et même pour l’Etat puisque les élections deviennent des luttes acharnées dont dépendent les emplois de bon nombre de citoyens. Chaque changement de tendance politique implique un changement d’administration. Ainsi par exemple, entre 1870 et 1875, la Grèce connaît neuf changements de gouvernements engendrant une situation de trouble permanent. Nous sommes à des périodes de monarchies parlementaires souvent houleuses, entachées de coups d’Etats et d’assassinats. Il faut attendre 1924 pour voir proclamée la Première République grecque, faisant suite à une expédition militaire vers Ankara, orchestrée par Vénizélos grisé par la résurgence de la Grande Idée. L’incursion en terre turque se solda par un échec militaire cuisant, entraînant la Grande Catastrophe (incendie de Smyrne et déplacements massifs de populations entre la Turquie et la Grèce). Jusqu’en 1974 la politique grecque sera caractérisée par une grande instabilité, oscillant entre une monarchie contestée et une tendance démocratique toujours menacée de dictature (Metaxas en 1936, Papadopoulos en 1967).

C’est seulement depuis 1974 que la Grèce connaît une véritable démocratie

C’est-à-dire un gouvernement à l’abri des coups d’Etats et des guerres civiles, élu au suffrage universel (indirect). Cependant, à deux exceptions près (K. Simitis de 1996 à 2004 et Georges Rallis de 1980 à 1981) le poste de Premier ministre est tenu par trois familles historiques. La famille Papandréou (Georges Papandréou, trois fois Premier ministre de 1944 à 1965, Andréas Papandréou, son fils, Premier ministre de 1981 à 1990, puis de 1993 à 1996 et Georges Papandréou, son petit-fils, actuel candidat), la famille Mitsotakis (K. Mitsotakis, neveu de Vénizélos, Premier ministre de 1990 à 1993. Sa fille est aujourd’hui ministre des Affaires étrangères) et la famille Karamanlis (Konstantinos Karamanlis, Premier ministre de 1955 à 1963 puis de 1974 à 1980, Kostas Karamanlis, neveu de Konstantinos, Premier ministre de 2004 à aujourd’hui et candidat pour un nouveau mandat).

Difficile pourtant de parler de népotisme pour des relations parfois tendues entre les membres d’une même famille et pour des hommes démocratiquement élus même si ce n’est pas directement (par tradition c’est le président du parti majoritaire qui devient Premier ministre). Toutefois la politique grecque ressemble beaucoup à une affaire de famille. Les deux partis en alternance au pouvoir depuis 1974, la Nouvelle Démocratie (les bleus) et le PASOK (les verts), ont de bonnes chances de le rester encore longtemps pour la simple raison qu’ils ont fourni un emploi (le plus souvent dans les grandes entreprises publiques) ou un avantage décisif à bon nombre de citoyens qui se trouvent ainsi liés à ces partis par un étrange rapport d’interdépendance. Un petit groupe politique émergent, incapable d’accorder de telles faveurs, se trouve ainsi réduit à la marginalité et au vote de sympathie. D’autant qu’après ces passages répétés d’un parti à l’autre, personne ne croit plus trop à l’argument idéologique et à la bonne foi des candidats qui ont tendance à rivaliser de promesses démagogiques, difficiles à tenir dans la conjoncture actuelle. Le citoyen grec est devenu pragmatique et puisque, au-delà des discours, la gestion du pays n’est pas très différente, autant voter pour le parti qui permet de mieux tirer son épingle du jeu. Il faut ajouter à cela que la majorité des citoyens votent dans son village d’origine, là où on connaît personnellement le député candidat. Le système de favoritisme est bien sûr incompatible avec l’anonymat. Tout ce contexte donne aux élections grecques une dimension bien particulière qui déchaîne chaque fois autant de passions.

Nous sommes bien loin de la démocratie athénienne de Périklès

Il faut tout de même rappeler que la démocratie ne perdura que pendant 182 ans à Athènes. Elle ne fut qu’un des systèmes politiques de la Grèce antique. Ce système n’avait pas les faveurs de Platon qui lui préférait l’aristocratie, la timocratie (recherche des honneurs) ou l’oligarchie. Enfin soulignons que la notion contemporaine de démocratie n’a plus aucun rapport avec la démocratie athénienne qui fonctionnait dans l’espace réduit d’une cité (30 000 à 60 000 citoyens). La prise de décision était directe et, quand elle ne l’était pas (la Boulè), les représentants étaient tirés au sort. Que penserait-on aujourd’hui d’une démocratie réservée aux citoyens (le cinquième de la population athénienne), interdite aux femmes et aux métèques (même grecs), demandant une totale disponibilité, plusieurs jours par semaine parfois, pour débattre et voter les lois de la cité ? Que penserait-on si l’accès à la propriété foncière était exclusivement réservé à une caste de privilégiés, si l’économie était basée sur l’esclavage ?

Si la Grèce est bien le berceau de la démocratie, elle est aussi, l’histoire contemporaine l’a montré à maintes reprises, l’exemple de sa fragilité et de ses possibilités de dérives. Difficile, compte tenu de la formidable évolution des sociétés occidentales, de choisir en les glorifiant des exemples aussi lointains pour les appliquer à des pays dont la taille, la culture, la mentalité n’ont plus aucun rapport avec ces communautés vieilles de 2 500 ans dans lesquelles on puise ce qui nous arrange en occultant ce qui nous gêne.

Alors dimanche, les verts ou les bleus ?

Illustration : gauche, Kostas Karamanlis, droite, Georges Papandreou


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17 réactions à cet article    


  • Satyre satirique Satyre satirique 13 septembre 2007 11:42

    Mmm, pour une fois que je dégaine avant les trolls divers ! Peut-être cet article est-il trop loin de leur culture mais en tout cas, je l’ai trouvé fort intéressant : la Grèce antique, dont on nous exalte les vertus, qui sert constamment de référence (la politique, le théâtre, la littérature...), finalement, n’est qu’un vague support qui a servi de modèle prétexte sans vraiment pouvoir être adapté à la vie contemporaine. Cet article souligne avec pertinence les écarts et les fausses idées qu’on se fait sur nos « racines » !


    • ark 13 septembre 2007 13:47

      Pasok ou Nea Demokratia meme combat..corruptions, dessous de table, clientelisme, pistons , detournement des fonds europeens... Tant que ces deux poids lourds se partagerons le pouvoir rien ne bougera en Grece. La monte en puissance du LAOS se fait ressentir comme un malaise et le KKE est evidemment depasse . Ne parlons pas du parti ecologiste inexistant qui va peut-etre voir sont nombre d’electeurs apres l’incurie des incendies de cet ete. A noter que Karamalis a anticipe les elections pensant doubler le pasok et etre reelu haut la main. Or etant donne la gestion catastrophique de cet ete , rien n’est plus sur. Il faut faire le menage en grece du plus bas au plus haut des echelons afin que ca bouge.

      Gia Sas


      • pixel pixel 13 septembre 2007 20:08

        Merci pour ce résumé de l’histoire de la Grèce de A à heureusement plus que « Z ». J’aime la Grèce et j’ai été énervé par les incendies. C’était une bonne occasion de faire vivre l’Europe en envoyant le maximum de Canadaires. L’Europe à perdu une bonne occasion de prouver son utilité.


        • Mohammed MADJOUR Mohammed 15 septembre 2007 18:27

          @ L’Auteur

          « La Grèce, pays fondateur de la démocratie, s’apprête à voter »

          Tu parles ! La Grèce n’a pas découvert la Démocratie, au contraire les philosophes grecs avaient noyé la Vraie Démocratie dans le bla bla quotidien et interminable !

          La Grèce a plutôt développé l’art de la politique, les gymnastiques du langage et les techniques de diversions ce qui a aboutit à ce que les gents appellent « La Stratégie de la communication » qui notons-le ne suffit plus en ce moment pour tromper les populaces ; il faut de La Désinformation non stop pour polluer les esprits mon vieux !

          Vous oubliez que la Grèce était un pays librement esclavagiste ! Alors de quelle Démocratie vous voulez parlez !

          MOHAMMED.


          • Barbathoustra Barbathoustra 15 septembre 2007 23:06

            Encore que la différence majeure ne soit même pas là. Les contemporains de Périklès avaient une vision cyclique du temps alors que nous sommes aujourd’hui attachés à une vision directionnelle de celui ci, qui elle est typique du christiannisme ( déchéance/rédemption ). Cela implique une notion de progrès ( qu’on pourrait nommer croissance pour faire plaisir à certains ) qui nous est propre.


          • Philippakos Philippakos 16 septembre 2007 09:32

            Merci pour ces commentaires et pour le poème de Séphéris. Toutefois Mohamed n’a pas du lire l’article jusqu’au bout, puisque je parle de l’esclavagisme et d’un modèle de démocratie qui n’a rien à voir avec le nôtre. Si c’était possible, je souhaiterais des précisions de la part de Barbathoustra au sujet du temps cyclique (dans l’antiquité) ou linéaire (aujourd’hui). Je ne connais pas cette théorie-là et serais heureux d’en savoir un peu plus.


          • Barbathoustra Barbathoustra 16 septembre 2007 14:17

            Simplement, les philosophes grecs emmenés par Platon essentiellement, pensaient que tout n’était qu’éternel recommencement. Pour eux, l’histoire se répète inlassablement. Les mêmes hommes reviennent, accomplissent les mêmes actes, les mêmes rituels, etc ... Il n’y a dès lors aucune projection dans l’avenir possible. Le christiannisme romp définitivement avec cette idée : l’histoire à bien un sens, une direction. Marquée a jamais par les événements qui la compose, elle ne se répète pas mais au contraire PROGRESse. C’est cette idée qu’on retrouve chez Nietzsche par exemple avec l’éternel retour ( l’absurde ) qui hante son Zarathoustra qui finit réaliser sa capacité selective, c’est à tirer des leçons de ses expériences pour ne jamais les reproduire à l’identique.

            Bref, désolé d’être un peu pédant mais ce que je voulais dire au dessus, c’est dans ces 2 conceptions du monde radicalement opposées ( monde finit pour les uns et en constante évolution pour les autres ) l’idée même de démocratie doit s’en trouver profondément affectée.


          • Philippakos Philippakos 16 septembre 2007 16:20

            Il semblerait pourtant que l’histoire cyclique n’ait jamais été abandonnée à l’époque contemporaine. Spengler dans son « déclin de l’Occident » au début du XXème siècle : « Dans son grand ouvrage, Spengler critique la conception traditionnelle de l’histoire vue comme une série de processus interdépendants bien que divisibles en périodes. Il estime que l’histoire du monde consiste en des cultures indépendantes les unes des autres qui suivent un cours cyclique. » et même Turpin en 1994 dans sa théorie de l’événementialité, avec, il est vrai des cycles très longs de 2150 ans. Ces exemples minoritaires mis à part, il est vrai que le recul n’est pas le même à l’époque de Platon quand l’histoire vient à peine de voir le jour au Vème siècle avec Thucydide et aux époques actuelles quand on peut prétendre à une connaissance assez approfondie des civilisations. Cela dit vous avez raison de souligner que l’histoire est plutôt linéaire aujourd’hui, surtout avec cette formidable accélération récente de la technologie. Quand à la philosophie, l’Hindouisme par exemple est aujourd’hui une croyance basée sur les cycles de réincarnation et pencherait plutôt vers un éternel recommencement. Reste à connaître les idées des hindouistes sur la démocratie et là j’avoue ne pas être compétent...


          • Le Canard républicain le canard républicain 15 septembre 2007 22:30

            Kalispéra Philippakos. Ti kanéte ? Poss iné o kéross stin Athina ?

            Le naufrage de la Grive, poème de Georges Séféris (Γιώργος Σεφέρης), Poros, 31 octobre 1946 :

            " Ce bois qui jadis rafraîchissait mon front

            Aux heures où midi enflamme les veines

            Va fleurir en des mains étrangères. Prends-le, je te le donne.

            Vois, c’est un bois de citronnier..." J’ai perçu cette voix

            Comme je regardais la mer en essayant de distinguer

            Un bateau coulé voici longtemps.

            Il s’appelait « La Grive », une petite épave : les mâts

            Brisés, ondulaient tout au fond comme des tentacules,

            Des souvenirs de rêves, désignant la coque

            Museau trouble de quelque poisson, mort,

            Evanoui dans l’eau. Un grand calme régnait.

            Et d’autres voix peu à peu la suivirent,

            Murmures frêles et assoiffés

            Qui sortaient de l’autre côté du soleil, l’obscur,

            Comme si elles cherchaient à boire ne fût-ce qu’une goutte de sang.

            Elles m’étaient familières, mais je ne parvenais pas à les reconnaître.

            Puis vint la voix du vieil homme, et celle-là je la sentis

            Choir dans le coeur du jour

            Calme, comme immobile :

            " Et si vous me condamnez à boire du poison, je vous dirai merci.

            Votre justice sera la mienne. Où aller

            Errant dans des pays étrangers, pierre ronde ?

            Plutôt mourir.

            Le choix le meilleur, le dieu seul le connaît. " *

            Pays du soleil qui ne pouvez supporter la vue du soleil.

            Pays de l’homme qui ne pouvez supporter la vue de l’homme.

            « Poèmes », traduits du grec par Jacques Lacarrière et Egérie Mavraki, avec une préface d’Yves Bonnefoy. Edition Mercure de France, 1987.

            * Fin de l’Apologie de Socrate : « Qui de vous ou de moi va vers le meilleur destin ? C’est pour tous, une chose incertaine, sauf pour le Dieu ! »

            P.S. :

            Georges Séféris (Γιώργος Σεφέρης) : poète grec, né à Smyrne en 1900 et mort à Athènes en 1971. Prix Nobel de Littérature en 1963. Fils de Stélio P. Séfériadès qui fut nommé en décembre 1918 professeur extraordinaire de droit international à Athènes ; à peine promu, en 1920, professeur ordinaire, il est relevé de ses fonctions, à cause de ses idées républicaines, et n’est réintégré qu’en 1923.

            « Nous savons à présent qu’il y a un nouvel ordre en Europe. Nous savons ce qu’il signifie. Nous savons qu’il signifie l’assassinat des faibles ; l’emploi des formes les plus viles du mensonge pour l’exécution de ces meurtres ; l’extermination systématique des petites nations ». Déclaration de Georges Séféris (Γιώργος Σεφέρης), au cours d’une conférence de presse après l’attaque de l’Allemagne nazie sur la Grèce le 6 avril 1941.

            « J’appartiens à un petit pays. Une pointe rocailleuse sur la Méditerranée, où il n’y a pas d’autre richesse que la lutte de son peuple, la mer et la lumière du soleil. Elle est petite notre terre, mais son patrimoine est énorme. » Discours de Georges Séféris prononcé lors de la remise du prix Nobel de Littérature en 1963.

            21 avril 1967 : Coup d’Etat militaire en Grèce. Georges Séféris déclare en décembre : « ...j’ai, hélas, le sentiment que si la liberté d’expression manque dans un seul pays, elle manque alors partout ailleurs. La condition de l’émigrant ne m’attire pas : je veux demeurer avec mon peuple et partager ses vicissitudes. »

            7 mars 1969 : Georges Séféris rompt le silence qu’il s’était imposé depuis le coup d’Etat et fait une déclaration publique contre la junte.


            • Le Panda Le Panda 15 septembre 2007 23:41

              @ l’auteur,

              je pense que la Gréce a bien du chemin à faire avant d’être une véritable démocratie. Ce n’est point ton article qui est en cause c’est la réalité des faits de l’histoire.

              Celui qui en parla le mieux fut Costa Gavras dans son film immémorable « Z » Qui en grec veut dire il est toujours vivant.

              S’ensuivit « L’Aveu » qui se propulse aussi dans la véritable valeur de toutes les démocraties qui sont de pâles calques de notions d’une véritable valeur de liberté.

              Le Panda

              Cordialement,

              Patrick Juan.


              • Philippakos Philippakos 16 septembre 2007 16:33

                Le film Z prête à confusion avec sa référence à « il est toujours vivant » qui n’est pas la traduction de Z qui reste une simple lettre de l’alphabet grec... mais également la première lettre du mot « Zei » qui veut dire « il vit, il est vivant », également de « Zoï », « la vie » ou encore de « Zito », « longue vie à » . Costa Gavras a donné là une certaine interprétation libre de la lettre qui n’existe, à ma connaissance, nulle part ailleurs que dans ce film.


              • Satyre satirique Satyre satirique 17 septembre 2007 13:01

                Euh, depuis Z, la Grèce a quand même parcouru du chemin vers la démocratie, Panda... Les dictateurs sont loin depuis pas mal de décennies maintenant, ne pas se maintenanir dans un souvenir des années noires de la Grèce d’avant les années 80 ! Alors certes, rien n’est parfait, mais on progresse petit à petit, au rythme méditerranéen...


              • Mohammed MADJOUR Mohammed 16 septembre 2007 16:51

                @L’Auteur : Philippakos (IP:xxx.x3.131.48) le 16 septembre 2007 à 09H32

                « Merci pour ces commentaires et pour le poème de Séphéris. Toutefois Mohamed n’a pas du lire l’article jusqu’au bout, puisque je parle de l’esclavagisme et d’un modèle de démocratie qui n’a rien à voir avec le nôtre. »

                A chaque bouleversement, avènement d’une Religion ou simplement d’une Révolution et même d’une grande idée scientifique, il s’en suit immédiatement des résistances, des schismes, des contre révolutions et toutes sorte d’oppositions pour éviter et contrer le changement : c’est la nature humaine !

                Je pense que l’idée originelle, le vrai concept de la Démocratie a été ceci. Faire en sorte à ce que le Gouvernant : Empereur, Roi, Sorcier et tous ceux qui gravitent autour respectent et s’appliquent à faire respecter les lois ! N’allez pas me dire que nous sommes supérieurs à ceux qui vivaient il y’a deux mille ans, c’est faux ! Tout est relatif ici bas !

                Comme pour la Révolution française du Palais qui a glissé le lendemain vers les privilèges et même un surplus d’aristocratie à la Napoléone, la Démocratie a été étouffée dans l’œuf par des résistances qu’on a du oublié avec le temps mais je pense qu’il n’est pas trop tard pour élaborer et décréter une « DECLARATION UNIVERSELLE DES DEVOIRS DE L’HOMME » en remplacement de la très périmée « DECLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME » en contradiction totale avec la science, une charte qui contraint l’homme politique à faire son devoir c’est-à-dire servir de manière responsable et bannir une fois pour toute le cancer de la corruption !

                Voilà Monsieur Philippakos.

                MOHAMMED.


                • brieli67 17 septembre 2007 14:19

                  C’est plié de justesse. Mais c’est dans les sac ! ILS ont eu chaud chaud au fesses !

                  Quelle victoire à la Pyrrhus.

                  LE KK klan affublé de sa Docteur simili DIANA lui et elle tous deux ornés de faux diplomes US a GAGNE !

                  Bravo ! Les feux en général - Canada au Sud de la France Corse Italie sont posés par les immobiliers. Très très CLASSIQUE. Et le Parsok est resté motus et bouche cousue. Anguilles sous roche tous des affairistes !. Enfin fin de l oligarchie N/D/espotique de Gauche. un grand Aggiormento annoncé. Il était temps. C’est la fin des fils à Papa ! Toi aussi la DORA si richissime tu tomberas dans la fosse aux lions. Les jeux sont faits !

                  Le scénario main basse sur la Grèce a failli louper de peu. Les bases aériennes européennes et US dans le Péléponèse : il y a de la place. Pas besoin de la Turquie qui pourra faire facilement son ménage /cf Arménie Kurdes Mer-Noire/ toute seule avant de rejoindre l’EU.

                  Les REP doivent gagner. Au grand jamais une nation en guerre n’a changé de gouvernement.Ben oui ! Il y a aussi des Démocrates qui veulent que ça saigne !

                  Comme cousu avec du fil blanc, l’Allemagne sera fourrier ; GB va se taire intérets British Petroleum obligent. Et la France ? Présidence de la « tournante » de Bruxelles le prochain semestre.

                  Notre Sarkoléon vous remercie de votre pseudo démocratie ! L’Olympe a presque brûlé.... Bouyques arrive ou est déjà là !

                  Ah oui ! reprenez votre animenteur présentateur Nikos. Ce serait le moindre mal. La ND en a vraiment besoin.

                  Ps. OK pour la mise au point sur la Democratie Quand une critique deS GRECS contre l’intégrisme religieux ! La République n’est pas laïque mais mono religieuse ! Et si on parlait des « réserves humaines ». Cest pas jojo d’appartenir à une minorité ethique et/ou linguistique en Grèce.... Pomak par exemple :: Pas de recensement depuis des années. Combien d’étrangers en Grèce. Ah les tsiganes.... et les résidences secondaires des allemands des anglais et des américains ...

                  INCENDIE DE SMYRNE ? késako... en France on parle du sac ou de la mise-en-sac de Smyrne... pourquoi utiliser vous ce terme ? feux de bois et de garrigues récents obligent ?


                  • Philippakos Philippakos 18 septembre 2007 08:10

                    L’incendie de Smyrne est un épisode très connu de l’histoire gréco-turque. Voilà ce qu’en dit Wiki : « Le 13 septembre (1922), un incendie éclate dans le quartier arménien. Il s’étend rapidement à toute la ville et échappe à tout contrôle : en une semaine, il détruit presque toute la ville et fait près de 100 000 morts. L’origine de ce désastre est fortement disputée : les Grecs et les Arméniens en imputent la responsabilité aux pillards turcs, tandis que les Turcs accusent les Grecs de s’être livrée à une politique de terre brûlée pour éviter que leurs biens ne tombent aux mains des Turcs. » Comme la responsabilité de cet incendie est fortement contreversée et que « la grande catastrophe » de Smyrne est un sujet encore très délicat dans le coeur des Grecs, j’ai appelé cet épisode, comme beaucoup avant moi d’ailleurs : l’incendie de Smyrne.


                  • Philippakos Philippakos 18 septembre 2007 08:18

                    On peut résumer en disant qu’il n’y a pas de séparation entre l’église et l’Etat (la Grèce n’est pas seule dans le cas, les témoins Américains, lors des procès, jurent encore sur la Bible, par exemple). Si mes souvenirs sont bons, le dernier recensement date de 2002, il a concerné aussi les étrangers (je suis de ceux-là) et les Pomaks sont un cas très particulier puisque communauté vivant sur territoire grec, de religion musulmane et parlant Bulgare. Il faut un passeport pour entrer et sortir de ce territoire. Les choses sont parfois plus complexes qu’elles ne le paraissent.


                  • brieli67 25 septembre 2007 22:55

                    Sûrement en 2oo7 la Grèce aurait qqs problèmes pour être acceptée par l’Europe. Trés curieux cette tolérance et que les gouvernements successifs n’y ont pas remédié.

                    Quant à Smyrne le grec utilise le terme de catastrophe.L« Education nationale soutenue par l’Eglise édulcore l’ Histoire par cette notion descriptive de la diplomatie anglaise » Le grand Incendie"

                    Faut attendre 15o ans pour l’ouverture des documents qui sont bien cachés près de la Tour de Londres. Tant que l’Angleterre garde ses secrets ne dévoile pas ses visées 14-18 et plus point de concorde au Moyen-Orient

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