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La Grèce ventre mou de l’€uroland

La Grèce ventre mou de l’€urope, sera-t-elle la première à faire défection et à revenir au Drachme par une vaine et illusoire tentative de retrouver un semblant de souveraineté monétaire ? Vu du dehors, les politiques d’aide de ces bourreaux de la Grèce que sont le FMI, l’UE et la BCE semblent errer dans le labyrinthe de logiques contradictoires. En attendant, les Fédéralistes européens se tiennent en embuscade. Tirant argument de la crise, ils œuvrent à centraliser les économies des Vingt-Sept travaillant assidûment à l’avènement d’une bureaucratie collectiviste supranationale sous l’œil bienveillant des marchés qui, in fine, lui dicteront leur Loi et ses politiques monétaires.

Le défaut de paiement de la Grèce paraît désormais inéluctable et subséquemment sa sortie de l’€uro. Sera-ce un bien ou un mal, l’avenir seul nous le dira ? Et cela, malgré les dernières annonces de recapitalisation : le 3 juin la BCE le FMI confirmait l’injectionde douze milliards d'€uros qui seront versés début juillet, sous réserve cependant que la Grèce se résigne à remplir le cahier des charges qui lui est imposé… Notamment un déficit contenu dans les 7,5% du Pib au prix du licenciement de 800 000 fonctionnaires (la moindre des mesures) et surtout, de la privatisation générale de l’économie et du secteur public assortie de la vente de ports (le Pirée), d’îles, de plages, d’espaces constructibles (l’ancien aéroport d’Athènes) et tutti quanti.

Au-delà, les bonnes fées de la troïka maléfique – UE/BCE/FMI - prévoient une rallonge de 60 mds d’€ nécessaire au refinancement de la dette grecque en 2012. Dette qui dépasse l’imagination pour un pays de onze millions d’habitants… Au 31 déc. 2009 elle atteignait 703 mds d’€*, soit 296% du Pib avec un déficit budgétaire se situant entre 9% et 10%. Or le loyer de l’argent, pour les bonds du Trésor à 10 ans, supporte un taux d’intérêts de 16,81% ; à deux ans, 26,1% ! Les « opérateurs » de marché se goinfrent donc, et à peu de frais, sachant que jusqu’au bout l’UE interviendra pour toutes les bonnes et les pires raisons possibles. Une opération gagnant-gagnant puis que les citoyens grecs sont de toutes façons condamnés à payer peu ou prou et qu’à l’arrivée les impayés seront prélevés sur la bête (dépeçage et vente au détail). Du pur shylockisme qui met en péril le pronostic vital d’une malheureuse Grèce dont l’encéphalogramme économique tend vers le plat et où explose la délinquance crapuleuse.*

Les plans d’austérité - traduisez faire payer au peuple contribuable les dettes, les erreurs et les fautes de l’establishment financier et de la démagogie politique - ont en effet atteint les limites du supportable. Pour les Grecs évidemment mais aussi pour tout le pays, à croire qu’il a été choisi à dessein, en tant que maillon le plus faible de la zone euro, pour faire un « exemple »… la Grèce essentiellement tournée vers le monde arabe et musulman (seuls 35% de ses échanges extérieurs se font avec l’UE - par comparaison, 80% pour l’Allemagne), est une israélo sceptique plus ou moins déclarée ; l’exception grecque se caractérise par le budget militaire le plus élevé de l’Union avec 2,8% du Pib contre 1,7% en moyenne, occupant ainsi au sein de l’Otan le deuxième rang derrières les États-Unis ! Un état de fait qui fait hurler M. Cohn-Bendit, on comprend bien pourquoi, mais il est vrai que les deux vagues de l’opération Attila en juillet et août 1974 - l’invasion turque de Chypre et les massacres qui l’ accompagnèrent - sont encore dans toutes les mémoires.

La Grèce au fond du gouffre, une seule issue : sortir de l’€uro et dévaluer 

Moins de revenus, moins de pouvoir d’achat, moins de rentrées fiscales, un déficit budgétaire parvenu au point de rupture quelles que soient les mesures adoptées. Ventre mou de l’Europe, tonneau des Danaïdes, les renflouements successifs et à fonds perdus de l’UE ne changeront rien à la situation (une récession irréversible et durable), ni à l’issue, sortir de l’€ ! Il n’en existe pas d’autre, sauf à mettre à contribution l’Allemagne et la saigner à blanc selon le saint principe « les riches paieront  », reste que Berlin montre quelque réticence à franchir ce cap. 

Donc a priori - si tout se passe bien - la sortie de la Grèce de l’€uroland ne devrait plus vraiment tarder  ! Ceci devrait lui permettre de prendre un nouveau départ en dévaluant aussitôt le Drachme retrouvé. Un moindre mal en comparaison d’une austérité terriblement contre productive et même meurtrière au niveau actuel. En effet, si l’Union européenne voulait coûte que coûte sauver l’€uro en refinançant indéfiniment la dette grecque, elle serait pressée de venir au secours de tous les autres candidats à la faillite, en premier lieu l’Irlande, le Portugal… et le Royaume-Uni, qu’on oublie généralement de mentionner ! Quant à l’Espagne, KO debout après l’implosion de sa bulle immobilière et à présent durement touchée dans ses exportations agricoles par la crise du concombre tueur*, elle aussi pourrait entrer en phase terminale.

Madrid dont le taux d’intérêts sur les emprunts d’État à dix ans dépasse 5,53%, n’aura donc bientôt plus d’autre solution que de solliciter l’aide du Fonds Européen de Stabilité Financière. Une question qui devrait rapidement se poser pour l’Italie dont le taux d’intérêts à dix ans atteignait fin mai 4,86%. Ne parlons pas de la rétrogradation de la note belge pour comprendre que le vaisseau de l’eurozone fait eau de toutes parts ! Et si l’Allemagne s’en tire mieux que la plupart par ses voisins sans doute le doit-elle à ses talents, son inventivité et surtout à son sens de la discipline. Mais tout ayant une fin, Berlin se retrouvera bientôt isolée et sollicitée de toutes parts pour venir au secours de l’Europe du Sud défaillante. Soit alors elle scellera sa porte et se libérera elle aussi du poids d’une intenable solidarité communautaire, soit les eurolâtres allemands l’emporteront (lisez les tenants de la démocrature européiste), et lui imposeront une mort programmée et sa fusion dans le chaudron de sorcière de l’Union fédérale. 

Au-delà du désastre grec : quels objectifs ?

Car si la Grèce a signé avec le FMI et l’Union Européenne, l’octroi de nouveaux prêts fort mal nommés « aide », elle devra cependant, tout en s’efforçant d’alléger ses déficits au prix de sacrifices inouïs, rembourser une dette alourdie par des intérêts chaque fois plus féroces à mesure que les agences de notation dégradent sa note. En fait, sous couvert de restructuration de l’économie il s’agit du pillage extensif de la Grèce : en février 2011, le gouvernement socialiste de Georges Papandréou a souscrit aux objectifs extravagants (« ambitieux mais réalisables  » dans la bouche du premier ministre grec) de la troïka FMI-CE-BCE qui exige toujours plus c’est-à-dire une extension ab libitum des privatisations de biens publics, passant de 7 milliards d’€ de recette à réaliser d’ici 2013 (dont 1 md en 2011), à 50 milliards d’ici 2015 ! Or d’ores et déjà l’échec d’une telle médication à tuer les chevaux se manifeste par une inflation galopante de 5,2 % en janvier 2011. Alors ou bien nos eurocrates sont des fols, ou bien ils suivent à l’aveugle des plans venus d’ailleurs, ou pire, ils se trouvent plus ou moins prisonniers d’une irrationalité systémique qui les dépassent !

Partons ici de l’idée que l’Europe est le laboratoire du monde pour les apprentis sorciers de la gouvernance mondialiste et que la Grèce est leur cobaye clouée sur la planche de vivisection des agences de notation faiseuses d’opinion et de panique sur les marchés. Collectivement première puissance économique planétaire, l’Europe est en effet un enjeu capital (mais non encore totalement acquis) appelé à devenir sur le Vieux Continent la clef de voûte de l’édifice mondialiste que bâtissent les cryptarchies à la manœuvre depuis Londres, Manhattan et Paris… celles qui prospèrent à l’ombre de ces grands messes officielles que sont les G8 et les G20.

Bien entendu, les mondialistes, façon Strauss-Kahn, ne se privent pas d’exploiter la crise grecque qu’ils ont peut-être savamment orchestrée avec les relais, les réseaux et les partenariats de complicité qu’ils entretiennent dans le monde de la haute finance spéculative. Une situation que les réactions apparemment spontanément erratiques des marchés continuent d’exacerber et qui, bien exploitée, devrait aider l’Europe à franchir le pas du fédéralisme. Cela, en lui imposant une politique budgétaire unifiée et homogénéisé : dans un premier temps la Commission de Bruxelles serait amenée à examiner les budgets des États avant même qu’ils ne soient votés par les parlements. Autant dire que cette étape franchie il ne restera plus grand chose des États-Nations et que l’élection au suffrage universel de tel ou tel président n’aura plus aucune incidence sur la réalité des politiques poursuivies. Les consultations ne sont d’ailleurs là que pour maintenir un certain temps une relative mais nécessaire fiction démocratique … 

Dans ce cas de figure, la pression des créanciers sur les des États européens, de la Grèce en particulier, n’est que le moyen de hâter le processus d’intégration du sous-continent européen et non pas l’expression de la seule dictature des marchés, ceux-ci n’étant au final que l’instrument des stratèges de l’ombre. L’objectif final (celui entre autres du sieur Strauss-Kahn), étant de parvenir au contrôle des économies nationales par un échafaudage de Banques centrales (avec au sommet la BCE), elles-mêmes consortium de banques privées sur le modèle de la Réserve fédérale américaine. Ce n’est donc pas le Marché quoi qu’on en dise qui dicterait leur sort aux nations, mais les établissements financiers et bancaires aux visées à plus long terme et moins irrationnelles que celle de la foule anonyme des actionnaires et autres petits porteurs

Reste que l'Europe de Bruxelles, en proie à ses contradictions, prise dans la houle croisée de stratégies divergentes et d’obscures résistances (tous les européistes, même les plus convaincus, ou certains puissants acteurs économiques n’en sont pas encore à une reddition sans condition au fédéralisme comme seul point de fuite), se retrouve aujourd'hui prise dans le piège des choix ou des non-choix qu'elle a faits depuis le début de la crise de sept. 2008… En décidant de sauver sans discussion, sans conditions, l'ensemble des banques européennes, de faire payer leur sauvetage sur les fonds publics et de présenter la note sur la forme d'une austérité généralisée, elle s'est jetée dans une impasse dont il sera difficile de trouver l'issue. La politique monétaire de la BCE des plus accommodantes pour le système financier européen n'a finalement servi qu’à sauver les apparences sans rien résoudre sur le fond : les bilans bancaires n'ont toujours pas été nettoyés et consolidés, certains établissements vérolés n'ont pas disparu… Pendant ce temps, peuples et États européens paient l'addition, et elle est salée !

* Dont 293 milliards pour la seule dette publique ,120 mds pour les établissements financiers, 165 mds pour le secteur privé non financier, 123 mds pour les ménages.

* Selon Europol, les vols à main armée ont augmenté de plus de 42% par rapport à 2009. En mars 2010 ON enregistrait 145 vols à main armée dans las seule ville d’Athènes pour 80 dans la Grèce tout entière en 1980. Quelque 300 gangs impliqués dans le trafic d’armes depuis les Balkans (Albanie/ Kossovo). Armes que l’on trouve facilement sur le marché noir. L’importante immigration clandestine incite les chefs d’entreprise, dans le contexte de crise, à recourir une main d’œuvre à bon marché, également véhicule d’un trafic d’héroïne croissant vers l’Europe occidentale.

* Une crise qui devait arriver : celle d’une industrie agricole devenue démente en raison du productivisme industriel prévalant. Après l’épisode de la vache folle (l’encéphalopathie spongiforme bovine avec transmissibilité interspécifique) qui aurait infecté entre 1996 et 2000 plus de 190 000 animaux et tué un nombre indéterminé de bipèdes, nul ne peut plus ignorer les conséquences dévastatrices pour la santé humaine d’une course débridée aux rendements financiers et au productivisme afférent. Il s’agissait en fait de germes de soja produit par une exploitation « bio » ce qui ne change rien sur le fond.


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15 réactions à cet article    


  • ZEN ZEN 16 juin 2011 12:44

    Merci à Goldman Sachs qui a bien oeuvré pour renforcer et couvrir les dettes de ce pays, sans parler de certaines banques françaises et surtout allemandes.
    Bruxelles fermait les yeux... sur les  dettes illégitimes


    • zelectron zelectron 16 juin 2011 13:57

      La Dette Danaïdesque n’est-ce pas celle dont le remboursement des intérêts ne permet plus de le faire pour le capital !


      • Ouallonsnous ? 17 juin 2011 10:15

        @zélectron, c’est bien à cela que compte arriver le capitalisme international, construire une dette incommensurable obligeant les pays à se « vendre » dans l’espoir d’un illusoire remboursement !

        Illusoire remboursement car les dettes de certains états comme les Etats-Unis sont tellement colossales qu’elles sont irremboursable et ne le seront jamais ! Remarquons en passant, que ce sont eux qui mènent « la danse ».

        D’ailleurs, dans la finance actuelle, par rapport à quoi rembourser, puisqu’il n’y a plus d’indexation sur les valeurs réelles de l’économie, du travail et de l’équipement, même plus sur l’or ?

        La « Crise » bâtie sur du vent, puisqu’il n’y a plus de valeur de référence est un bulle destinée à mystifier les peuples et les amener à résipiscence en faveur du « mondialisme », autrement dit le nouveau colonialisme des anglos-américains pour piller la planète.

        Les peuples de cette planète ne doivent avoir de cesse de sortir de toutes ces « embuscades » que constituent le FMI, les agences de notations (sorties d’où ?), la Banque mondiale qui ne gére que du virtuel, l’ONU sous dominance anglo-USraélienne. Et pour les européens sortir de la troïka infernale que constitue l’UE avec la BCE et le FMI dont l’OTAN est le bras armé en même temps que celui des anglo-USraéliens !

        Mes concitoyens, passons à l’action !!!!!


      • Ouallonsnous ? 17 juin 2011 10:49

        Un complément à la réponse à @zelectron ;

        Au lieu de faire amende honorable et gérer sainement les flux financiers, ils y substituent la guerre et la brutalité, sous couvert de « démocratie » et de défense des droits de l’homme (sic et resic !!!) Yougoslavie,Irak,Afghanistan, Pakistan, Libye, Syrie, Cote d’Ivoire, menaces contre l’Iran, la Russie et la Chine, soutien au siono-colonialisme en Palestine, ingérences militaires en Amérique latine, création de l’UE pour empécher celle de l’Europe, etc.....

        Il n’y a de remboursement « prèvu » que pour les naïfs qui y croient et seront broyés par la machine néo-colonialiste anglo-américaine !


      • jpm jpm 16 juin 2011 16:31

        Si vos chiffres sont exactes... ils sont effectivement impressionnants... 703 mds d’€ pour 11 millions d´habitants cela represente quand meme pres de 64 000 euros par habitant soit 128 000 euros pour un couple… c´est a dire un petit appartement.

        En gros cela veut dire qu´une partie du parc immobilier des menages grecs est deja virtuellement hypothequee par cette dette colossale. Et bien je leur souhaite bien du courage... car voila des cigales qui risquent de se retrouver fort depouvues devant la bise des marches financiers smiley


        • jpm jpm 16 juin 2011 16:41

          Sur ces 703 milliards, vous indiquez qu´il y a 293 milliards pour la seule dette publique, ce qui represente encore pres de 26 600 euros par habitants. J´ai donc voulu comparer cela avec un pays qu´on connait bien, la France. J´ai trouve sur Wikipedia que la dette publique francaise au troisieme trimestre 2010 etait de 1574,6 milliards, soit pour environs 60 millions d´habitants 26 250 euros par habitant ou 52 500 euros pour un couple. Tiens tiens... mais on n´est plus si loin de nos amis grecs en valeur absolue.


        • plancherDesVaches 16 juin 2011 16:56

          Jpm.
          Vois le cas de l’Irlande... tu ne seras pas déçu. Mais eux sont bizarrement protégés par l’Angleterre qui a récemment envoyé sa reine pour une question de « réconciliation ».

          Et l’Islande, je ne t’en parle même pas.
          Vu leurs revenus, ils vont être obligés de se vendre aux multinationales sous peine de devoir rembourser un fardeau de dettes s’étalant sur 15,291 générations. Génération de base à 30 ans.

          Tout cela est-il bien raisonnable... ???

          Évidemment, non.
          Mais le droit privé a gagné sur le droit public.


        • jpm jpm 16 juin 2011 17:48

          Ce qui n´est pas raisonnable c´est que les gouvernements successifs ont laisse se creuser de tels deficits... Effectivement, chaque annee les recettes (c´est a dire les impots et les taxes) ne suffisent plus a compenser les depenses... et ainsi l´on augmente encore la dette... sans parler des interets. Et pourtant, combien de baisse d´impots pour les plus riches avons nous vu ces dernieres decennies... il serait surement interessant de comparer les courbes entre dettes publiques et baisse d´impots.


        • Paolini Paolini 16 juin 2011 19:16

          @jpm

          « sans parler des interets » mais parlons-en, au contraire. 

          Plus de 100 millions d’€ par JOUR !!!

          Si la création monétaire était entre les mains de l’état, c.à.d si l’émission du crédit était administrée pour le bien collectif, l’inflation monétaire serait controlée et les intérets inexistants.


        • jpm jpm 16 juin 2011 19:33

          Je crains malheureusement que ce remede soit pire que le mal, vu la facon dont nos gourvernement ont deja geres la dette jusque la. Du coup, plutot que de proposer une necessaire augmentation des impots, notamment pour les plus riches... ils prefereraient probablement maintenir les deficits et faire tourner a plein regime la planche a billets... entrainant une forte inflation qui grinoterait tres vite le pourvoir d´achat des travailleurs. Au bout du compte pas sur que cela soit mieux pour le petit peuple... et cela n´empechera pas les milieux financiers de speculer sur des monnaires encore plus faibles.


        • Le péripate Le péripate 16 juin 2011 19:50

          Oui, il faut se rendre à l’évidence : il faut augmenter les impôts. Et comme ce ne sera sans doute pas suffisant, autant décréter de suite la nationalisation de tout.

          Au moins, après il sera impossible d’aller plus loin.


        • jpm jpm 17 juin 2011 07:56

          L´evidence, si l´on veut garder son independance et ne pas hypothequer son avenir et celui de ses enfants, c´est de ne pas vivre au dessus de ses moyens, et donc de ne pas depenser plus que ce l´on gagne. C´est vrai pour les menages comme pour les etats. Il est normal d´emprunter, mais uniquement pour financer des projets d´avenir... et non pas pour couvrir des frais de fonctionnement... ou pire pour rembourser les interets des dettes precedentes.


        • Paolini Paolini 16 juin 2011 19:28

          Merci pour cet article dont la lecture m’a redonné un peu d’optimisme :

          « .... si tout se passe bien - la sortie de la Grèce de l’€uroland ne devrait plus vraiment tarder ! »

          Aussi, il est rassurant de savoir que l’on est pas seul à interprèter la situation ainsi.

          J’ai trouvé très juste et bien trouvée votre expression « stratèges de l’ombre ».

          PS

          « un échafaudage de Banques centrales (avec au sommet la BCE) »

          J’aurais plutot vu la BRI au sommet de cet échafaudage ? (or BIS if you’d rather) 


            • Jean d'Hôtaux Jean d’Hôtaux 17 juin 2011 12:24


              " Bien entendu, les mondialistes, façon Strauss-Kahn, ne se privent pas d’exploiter la crise grecque qu’ils ont peut-être savamment orchestrée avec les relais, les réseaux et les partenariats de complicité qu’ils entretiennent dans le monde de la haute finance spéculative. "

              Crise savamment orchestrée ? Ah bon ?
              Pensez-vous sérieusement que cela ait été nécessaire ?

              Non, la gestion calamiteuse des finances grecques par les gouvernements successifs, dirigés aussi bien par le PASOK que par la droite, ne rendait pas nécessaire une quelconque orchestration de la crise grecque par ces mains invisibles, autant qu’avides dont vous parlez ... Seuls le clientélisme électoral, la corruption et l’incurie y suffisaient largement !

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