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Accueil du site > Actualités > Europe > La Hongrie ou la gouvernance de l’extrême droite révélée

La Hongrie ou la gouvernance de l’extrême droite révélée

La Hongrie. Pays d'Europe centrale de dix millions d'habitants, pour une superficie de moins d'un cinquième de la France, la Hongrie est membre de l'Union européenne depuis le 1er mai 2004. Ses voisins directs sont entre autres l'Autriche, la Slovaquie ou encore l'Ukraine et la Roumanie. Jusqu'ici, la Hongrie faisait parler d'elle notamment grâce au rayonnement culturel de sa capitale, Budapest, et politiquement suite à sa présidence de l'Union européenne au premier semestre 2011. Un long fleuve tranquille, ou presque... En effet, la Hongrie provoque de plus en plus de remous depuis quelques semaines maintenant, notamment par le biais de Viktor Orban, son Ministre-Président, et par l'application le 1er janvier 2012 de sa toute nouvelle Constitution ultra-nationaliste, qui vient couronner une longue série de lois, de réformes et de décisions politiques plus loufoques et dérangeantes les unes que les autres.

Arrivé au pouvoir en 2010 avec son parti ultra-conservateur Fidesz (Alliance des Jeunes Démocrates), il mène depuis lors une politique pouvant être qualifiée de dirigiste et de populiste. Dans la foulée des élections législatives, où sa coalition obtient la majorité absolue des voix au Parlement, il fait adopter un amendement constitutionnel relatif à la double nationalité pour les minorités magyares situées hors du territoire national. Premier tollé général pour les voisins directement concernés du pays, qui voient cette décision comme un ingérence pure et simple dans leurs affaires nationales. Fin 2010, il fait également adopter une loi sur le contrôle des médias, qui sera à peine allégée suite aux protestations de l'Union européenne. Les médias publics ont alors été directement placés sous la tutelle directe du parti du Ministre-Président, et près de six cents journalistes et techniciens réputés hostiles au Fidesz ont été licenciés. La loi impose également la production d'une information "équilibrée" et "objective", et n'oublie pas la suppression de la protection des sources. Dans le contexte de crise économique qui frappe la Hongrie de plein fouet, l'autocensure s'est appliquée presque immédiatement. Quant aux rares médias d'opposition, soit ils appartiennent à de grands groupes soucieux de ne pas être financièrement pénalisés s'ils ne reçoivent plus de publicité par le biais de l’État, soit leur licence leur a été retirée.
 
En 2011, Viktor Orban et son parti frappent encore plus fort. En avril, l'Assemblée nationale adopte à la majorité la Loi fondamentale de la Hongrie, nouvelle Constitution très conservatrice qui s'applique dès 2012. Les grandes lignes du texte sont le changement du nom du pays, qui passe de République de Hongrie à Hongrie, les multiples références aux racines chrétiennes de "l'histoire millénaire" du pays, l'interdiction du mariage homosexuel (le texte précise qu'un mariage ne peut avoir lieu qu'entre un homme et une femme, empêchant tout débat), ou encore la remise en cause de l'interruption volontaire de grossesse (l'embryon est considéré comme être humain à part entière dès son premier jour). Dans le cadre de l'application des différents textes et réformes, Viktor Orban a également proposé de faire appel à des policiers à la retraite pour surveiller les allocataires d'aides sociale ou de chômage, lorsque ces derniers effectueront les travaux d'intérêt général. En effet, la loi les impose dès septembre 2011 pour continuer à bénéficier des aides sociales. Certains observateurs ont dénoncé le retour des "camps de travail" (les Roms, première minorité du pays, sont particulièrement visés par ce texte). Bien évidemment, les règles électorales, ainsi que les critères de nomination des hauts-fonctionnaires, ont été modifiés en profondeur.
 
Cependant, ces nombreuses réformes liberticides n'ont pas eu la même répercussion sur les membres de l'Union européenne que les textes relatifs à l'économie et aux finances.Le Forint, actuelle monnaie nationale, devient constitutionnellement la devise nationale. Cela signifie de facto que l'adhésion à l'euro de la Hongrie, objectif de Budapest à l'horizon 2020, nécessitera un vote au Parlement avec une majorité des deux-tiers. Par ailleurs, la T.V.A. passe de 25 à 27%, taux le plus élevé de l'Union. Le déficit public est dans le rouge (6,2% pour une norme européenne à 3%) et la dette publique ressemble à un trou sans fond (82,6% du Produit Intérieur Brut). La Hongrie de Viktor Orban pourrait ainsi bien être le premier pays de l'Union européenne sanctionné pour ses dérapages budgétaires. Si la Commission est entendue par les États de l'Union européenne, la Hongrie pourrait alors se voir privée de plus d'un milliard d'euros d'aides européennes. Impôts spécifiques sur les secteurs bancaires, les télécoms et l'énergie où les investisseurs internationaux étaient particulièrement présents, nationalisation des fonds de pension privés... En six mois, la devise hongroise a plongé de plus de 23% face à la monnaie européenne, et les taux d'emprunt explosent. Et pour finir, la mise sous tutelle par le pouvoir de la Banque centrale hongroise (MNB) et l’inscription dans la Constitution d’un taux unique pour l’impôt sur le revenu ont entrainé une véritable défiance des investisseurs.

La Hongrie a désormais besoin de plus de 15 milliards d’euros cette année pour faire face à ses échéances. Budapest a donc été contraint de faire appel à l’aide du FMI et de l’Europe. Le bras de fer est ainsi lancé entre la nécessité européenne de ne pas voir un autre de ses membres sombrer dans une abîme économique sans fin et la volonté de voir le gouvernement hongrois faire marche arrière sur les nombreuses lois contraires aux "valeurs" de l'Union... La Hongrie vient ainsi de démontrer à tous ceux qui y croyaient encore qu'un abandon de la monnaie unique n'est simplement pas une solution et que le protectionnisme à tout prix est en réalité une condamnation sans appel de l'économie nationale.

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40 réactions à cet article    


  • Nanar M Nanar M 25 janvier 2012 07:33

    Sarko go home !


    • Robert GIL ROBERT GIL 25 janvier 2012 08:11

      Les partis fascistes radicalisent leur discours, ils s’appuient sur des thèses racistes et xénophobes en faisant vibrer la fibre nationale, l’extrême droite sait que lorsque la population s’appauvrit, il suffit de lui jeter les plus pauvres en pâture. Sous couvert de défendre les plus faibles, l’extrême droite est au service de la bourgeoisie. Derrière le fascisme, se cache le capital !
      ....
      http://2ccr.unblog.fr/2010/11/16/le-communisme-le-fascisme-leglise-et-le-capitalisme/


      • Aldous Aldous 25 janvier 2012 08:46

        Encore un article qui passe sous silence le fait que l’ue poursuit la Hongrie uniquement pour atteinte a l’independence de sa banque centrale.


        L’independence des medias ? Mais la Hongrie est bien mieu classee par Reporter sans Frontieres que la Sarkosie, qui est 44e, et ou c’est lepresudent et ses potes milliardaires qui font la pluie et le beau temps dans les medias !

        Le nom devient du pays devient Hongrie ? Avant c’etait Republique democratique hongroise.
        Ensuit c’est devenu republique hongroise, et cette supression de ’democratie’ etait un progres democratique. Ce qui presage bien pour la supression de ’republique’ qui pourait bien etre un progres republicain.

        En tous cas, on ne parle pas en Hongrie de deficit depocratique !

        Le catholicisme est inscrit dans la constitution ? En Irlande, en Pologne aussi.
        En GB c’est l’anglisisme.
        En Grece c’est l’orthodoxie.

        Pourtant ces pays sont dans l’UE et ont la patente ’democratie veritable’ !

        Le marriage est l’union d’un homme etd’une femme ? Ben quoi c’est pas une position extreme tout de meme !

        L’avortement ? Il est interdit dans pas mal de pays en UE.



        • Gabriel Gabriel 25 janvier 2012 09:19

          Bonjour Aldous,

          L’ennui avec les partis d’extrême droite comme d’extrême gauche c’est leurs rapports avec les libertés d’expressions. Ils ne les tolèrent pas, parce qu’une fois qu’ils sont au pouvoir, ils n’admettent aucunes contestations. Adieu les libertés individuelles et l’indépendance politique. Leur arme préférée : « La censure » en général, il ont un sérieux problème avec la démocratie. 


        • epapel epapel 25 janvier 2012 10:29

          C’est le cumul des défauts qui pose problème. En avoir un ou deux passe encore, mais avec tous on change de catégorie.


        • robin 25 janvier 2012 15:07

          Ouais mais eux sont du bon côté du manche de la dictature technofinancière européenne....lol !


        • JL JL1 25 janvier 2012 09:32

          Il me parait clair que les droites de tous les pays de l’UE préfèreront toutes un gouvernement nationaliste de droite à un gouvernement de gauche dans l’UE, cette UE faite par elles, pour elles.

          J’explique. Un gouvernement de droite nationale saura bien faire payer au peuple les conséquences d’une éventuelle sortie de l’UE ou de l’euro : « vous l’avez voulu ! »

          Un programme tel que celui du FDG, s’il est appliqué, saura remettre les pendules à l’heure au sein d’une UE libérale : et ça, ça fait très peur à la droite.

          C’est pourquoi, si Sarkozy ne se déclare pas dans les jours qui viennent, il n’y aura pas d’alternative à droite hormis une union FN-UMP ... qui pourrait déboucher sur un gouvernement du type Orban !

          Au pire, si le FDG menaçait de supplanter le PS, si Mélenchon devenait président, bien naïfs seraient ceux qu’une alliance UMPSFN surprendrait.

          « L’histoire nous a inlassablement appris que le pouvoir n’a jamais rien cédé et ne cèdera jamais rien si ce n’est par la force. » [Normand Baillargeon]

          Le pouvoir appartient à la droite, et depuis toujours, sauf quand elle est à terre : à la suite de ses guerres lamentables ou alors, de soulèvements populaires réussis.

          La proposition du FDG d’emprunter à epsilon ε % non pas sur les marchés mais aux organismes publics de crédit (article 21.3 du statut du système européen des banques centrales) et aux organisations internationales (article 23 du même statut),
           a davantage de chance de réussir, au grand dam de la droite, que la proposition inepte de sortir de l’euro n’a de chance d’être mise en œuvre.


          • JL JL1 25 janvier 2012 09:38

            Parce que la droite n’aura pas besoin de sortir de l’UE pour emprunter à meilleur taux : elle n’aura tout simplement pas besoin d’emprunter ! il il lui suffira de brader les biens publics à tout va pour remplir les caisses des copains et coquins, comme elle l’a toujours fait.

            « Avant y avait le déficit ! » Mais ça c’était avant ! Plus de politique sociale, plus de services publics, plus de déficit"  ; notez que ça marche dans les deux sens !


          • jullien 25 janvier 2012 12:09

            @JL1
            Il me parait clair que les droites de tous les pays de l’UE préfèreront toutes un gouvernement nationaliste de droite à un gouvernement de gauche dans l’UE, cette UE faite par elles, pour elles.
            J’ai le regret de devoir vous dire que vous êtes complétement à côté de la plaque : les gouvernements de droite n’ont pas de difficultés à travailler dans les sommets européens avec les cinq gouvernements de gauche puisque les différences sont mineures (il existe aussi des pays gouvernés par des coalitions droite-gauche).
            Ce qui pose problème avec le gouvernement de droite de M. Orbàn est que les différences cessent justement d’être mineures.


          • JL JL1 25 janvier 2012 12:19

            Jullien,

            désolé, c’est vous qui êtes à coté de la plaque en me faisant dire ce que je n’ai pas dit. Et même le contraire, preuve que vous ne savez pas lire.

            Pourtant c’était facile : ma deuxième phrase était : "cette UE faite par elles (les droites), pour elles.

             smiley


          • JL JL1 25 janvier 2012 18:47

            Au lieu de me moinsser bêtement, argumentez !

            Évidemment que les gvts de droite n’ont pas de difficulté à discuter avec les gvts dits de gauche, nuance ! Le PS européen n’est pas la gauche.

            Quand j’écris : "Il me parait clair que les droites de tous les pays de l’UE préfèreront toutes un gouvernement nationaliste de droite à un gouvernement de gauche dans l’UE, cette UE faite par elles, pour elles.", je parle d’un gouvernement de gauche, pas du PS.


          • c’est pas grave 25 janvier 2012 22:44

            " Un programme tel que celui du FDG, s’il est appliqué, saura remettre les pendules à l’heure au sein d’une UE libérale ...." JL1

            superbement dit .

            et peut-on savoir de quelle façon ?


          • JL JL1 25 janvier 2012 22:59

            Hé bien, que je sache, l’UE n’a jamais fixé les règles de la fiscalité des pays membres. Ni obligé les membres à emprunter auprès des banques ou des marchés finaciers pour financer leurs projets, équilibrer leurs déficits ou rembourser leurs dettes , contrairement à une idée fausse entretenue implicitement par les dirigeants inféodés à la finance ou corrompus par l’aberrante idéologie néolibérale.

            cf. articles 21.3 et 23 du statut du système européen des banques centrales et aux organisations internationales.

            Par exemple.

            L’UE est un cadre en or pour détruire les politiques sociales de l’UE, mais pas une camisole. C’est bien pratique pour les gouvernements félons, et ils ne s’en privent pas. Volià pourquoi je dis qu’un gouvernement de gauche saura et pourra remettre les pendules à l’heure.


          • JL JL1 25 janvier 2012 23:00

            cf. articles 21.3 et 23 du statut du système européen des banques centrales


          • c’est pas grave 26 janvier 2012 00:43

             @JL1

            " La proposition du FDG d’emprunter à epsilon ε % non pas sur les marchés mais aux organismes publics de crédit (article 21.3 du statut du système européen des banques centrales) "

             
            à le faire , n’ y aurait pas une entorse à l’article 123 du TFUE  ?


          • c’est pas grave 26 janvier 2012 00:58


            @JL1

            erratum

            article 124 du TFUE


          • JL JL1 26 janvier 2012 08:57

            @ c’est pas grave,

            non, en aucune manière, c’est clair !

            C’est là : Larouturou Rocard, dettes banques

            Extrait : « Il faut en finir avec le deux poids, deux mesures : en nous inspirant de ce qu’a fait la banque centrale américaine pour sauver le système financier, nous proposons que la « vieille dette » de nos États puisse être refinancée à des taux proches de 0 %. Il n’est pas besoin de modifier les traités européens pour mettre en œuvre cette idée : certes, la Banque centrale européenne (BCE) n’est pas autorisée à prêter aux Etats membres, mais elle peut prêter sans limite aux organismes publics de crédit (article 21.3 du statut du système européen des banques centrales) et aux organisations internationales (article 23 du même statut). Elle peut donc prêter à 0,01 % à la Banque européenne d’investissement (BEI) ou à la Caisse des dépôts, qui, elles, peuvent prêter à 0,02 % aux Etats qui s’endettent pour rembourser leurs vieilles dettes. »

            Autre chose que saura faire la gauche (même le PS, c’est dire !) et que ne fait pas la droite ? séparer les banques de dépôts des banques d’affaire, afin de ne pas faire subir aux déposants le chantage « too big too fail ». Pas besoin de modifier les traités pour ça ! Et un tas d’autres choses encore, mais que les trolls ignorent, évidemment.


          • c’est pas grave 26 janvier 2012 13:08


            @JL1

            j’entends bien ....
            et souscris largement
            mais la question, demeure

            comment contourner l’article 124  ?

            « tout accès privilégié des autorités publiques aux institutions financières est interdit »

            PS

            concernant l’ineptie de la sortie de l’euro , Jacques Nikonoff fait une tout autre analyse
            mais j’imagine que vous ne la partagez pas ? 
             


          • JL JL1 26 janvier 2012 19:29

            CPG,

            d’une part, il faudrait définir ce qu’on entend pas institutions financières. Est-ce qu’un organisme public de crédit est une institution financière.

            D’autre part, d’où parle celui qui établirait des interdictions aux autorités publiques ? On marche sur la tête, là, non ?

            Vous me direz peut-être : ce sont lesdites autorités publiques qui ont signé ce suicide collectif ? Qui a signé ? Des noms ! avec quel mandat ? Si quelqu’un l’a fait, il a outrepassé ses prérogatives, et cette signature doit être considérée comme nulle et non avenue. Ou bien, mais c’est pas exclusif, il doit être traduit devant un tribunal populaire.


          • c’est pas grave 26 janvier 2012 23:57


            « Qui a signé ? Des noms ! avec quel mandat ? »

             
            le mandat de ceux qui ont permis que soient progressivement signés les traités coercitifs qui empêchent désormais toute marge de manoeuvre des politiques monétaires au plan national
            ( ça fait du monde ... )

            cela dit , tant qu’à organiser des tribunaux populaires , attendez un peu
            la France emprunte à des taux qui vont croissant et qui justifieront à court-moyen terme le dépeçage des services ET biens publics

            nous le savons , nous en connaissons l’urgence , mais on tourne autour du pot

            aucun politique ne veut prendre le risque de reconnaître que cette construction européenne  nous contraint à un modèle économique et monétaire qui n’est pas le nôtre et dont nous ne voulons pas
             
            mais sauf à violer les traités , aucun candidat n’explique non plus qu’il n’a pas les moyens de sa politique , pour peu que celle-ci soit un peu ambitieuse

            quant au choix , n’en parlons même pas
            rappelez-moi le pourcentage de lois qui nous sont imposées par Bruxelles sous peine d’astreinte ?...

             
             
             
             

             

             
             
             

             
             
             


          • JL JL1 27 janvier 2012 09:25

            @ C’est pas grave,

            en guise de réponse ici, veuillez lire sur cet autre fil : « l’argent dette », à partir de l’internention de nobody hier 23H38, ma réponse de ce matin qui tient dans mes deux com de 9H07 et 9H18.


          • Alex Alex 25 janvier 2012 09:32

            Un article sans aucune objectivité qui ignore :
            – l’histoire de ce pays (amputé des 2/3 de son territoire après le traité de Versailles),
            – l’importance de la dictature et de la répression communistes (Bela Kun au début du siècle, prise de pouvoir et intense répression par les staliniens après le 2e guerre mondiale - l’auteur n’a pas entendu parler de Budapest 1956),
            – la vraie démocratie.

            Chacun a parfaitement le droit de détester l’extrême-gauche, l’extrême-droite ou tout autre tendance politique ; mais laissez les peuples choisir eux-mêmes !
            Qu’ils élisent des islamistes, un Orban, un Netanyahu (nous avons bien un Sarkozy), c’est leur problème, pas le vôtre, surtout quand on constate votre ignorance en Histoire.

            La démocratie permet l’alternance : si les peuples ne sont pas contents de leur sort, ils changeront. Mais il me semble préférable qu’ils expérimentent d’abord, ce qui leur permettra de parler ensuite sur pièces.

            Dans le dernier numéro du magazine Le Point, l’imposteur BHL tire lui aussi à boulets rouges sur la Hongrie ; mais si l’on s’amuse à remplacer « Orban » par « Netanyahu », « Hongrie » par « Israël », « chrétien » par « Juif », et quelques autres mots du même ordre dans son texte, le résultat est une critique forcenée d’Israël, un pays bien plus ultranationaliste et axé sur la religion que la Hongrie, et qui n’est pas du tout critiqué de la même manière.
            Il ne semble pas que BHL – qui se décrit comme supporter inconditionnel de ce pays – ait jamais critiqué le choix des Israéliens.

            Le choix politique d’un peuple est motivé, pour l’essentiel, par son histoire et par une série d’actions et de réactions.
            La Hongrie alternera elle aussi, comme tous les autres pays non dictatoriaux.
            Si le régime Orban ne convient pas aux Hongrois, il sera remplacé. Mais s’il leur convient, je ne vois pas au nom de quel principe on devrait les obliger à changer.
            Les pressions extérieures de l’UE s’apparentent aux pressions des USA, les bombes en moins.
            Pour le moment...


            • jakback jakback 25 janvier 2012 12:25

              @Alex, un lien qui renforce votre propos, http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Ybt8wBdnMl8

              Prêtez bien votre attention sur ce que disent les banderoles. Sans parler du nombre de Magyars descendu dans la rue, afin de soutenir le gouvernement qu’ils ont élus démocratiquement.
              Après URSS, UE, c’est beaucoup demander a un seul peuple.

              1

            • pjf971 25 janvier 2012 16:11

              « Après l’URSS, l’UE, c’est beaucoup pour un seul peuple »...
              Eh bien, c’est simple, comme dirait l’autre, « l’UE tu l’aimes ou tu la quittes ! »


            • voxrromorum voxrromorum 28 janvier 2012 18:59

              « Si le régime Orban ne convient pas aux Hongrois, il sera remplacé. »

              Ben voyons, bien sûr. Comme le régime de Berlusconi ou de Papandréou qui ont été remplacés aussi, parce qu’ils ne convenaient pas respectivement aux Italiens et aux Grecs. Euh... bon, aux marchés financiers en fait, mais qu’importe... Maintenant, les régimes dans ces pays là, dirigés par d’anciens cadres de Goldman & Sachs conviennent parfaitement aux peuples italiens, et c’est pour ça qu’ils ne sont pas renversés smiley Mieux vaut en rire, non ?


            • TSS 25 janvier 2012 10:06

              la Hongrie est le fer de lance de la derive autoritaire de l’Europe !!

              Et puis les politiques et journalistes montrent du doigt la Hongrie et sont à genoux

              devant les USA qui à l’heure actuelle sont bien plus fascistes que la Hongrie.... !!


              • lambda 25 janvier 2012 12:33


                @ TSS

                En effet, la Hongrie n’a pas encore préparé la répression comme Obama vient de le faire avec les camps de la FEMA et la loi de décembre NDAA

                Par contre pour l’UE, elle a fait pire en reprenant son indépendance bancaire

                Jusqu’à quand les médias choisiront de se taire ??

                http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/ndaa-obama-elargit-la-loi-d-107670






              • tikhomir 25 janvier 2012 10:35

                ultra-nationaliste, ultra-conservateur... Pourquoi ajouter « ultra » comme ça sans arrêt ?

                « Les grandes lignes du texte sont le changement du nom du pays, qui passe de République de Hongrie à Hongrie »

                Ça c’est hyper super méga giga ultra... Waouh... Tout de suite, ça impressionne vachement hein...

                « les multiples références aux racines chrétiennes de »l’histoire millénaire« du pays »

                Ah encore une mesure hyper super méga giga ultra qui pue le mensonge... Non ? Ben non, c’est juste la réalité...

                "l’interdiction du mariage homosexuel (le texte précise qu’un mariage ne peut avoir lieu qu’entre un homme et une femme, empêchant tout débat)« 

                Normal, ça ne fait pas de débat puisqu’un mariage c’est ça, si on fait autrement alors ce n’est plus un mariage. Ca évitera de pervertir le sens du mariage et du mot mariage. Désolé, mais même si on légalise le »mariage« entre personnes du même sexe, ça n’en fait pas un mariage pour autant... Tout au plus ce serait une parodie du mariage. Ce qui n’empêchera bien entendu pas les »unions homosexuelles« un jour ou l’autre.

                 »ou encore la remise en cause de l’interruption volontaire de grossesse (l’embryon est considéré comme être humain à part entière dès son premier jour)« 

                Non non... Encore plus hyper méga giga ultra : depuis sa conception ! Donc depuis la toute première seconde... Voilà une mesure qui évitera le génocide qu’on connaît chez nous et qui dynamisera la natalité en chute libre de ce pays. Cette mesure est une avancée par rapport à des pays arriérés comme le nôtre qui pratiquons l’eugénisme par le génocide des handicapés, qui tuons des centaines de milliers d’enfants à naître juste pour le confort personnel et quelques parties de jambes en l’air. La constitution protège donc la dignité de chaque être humain, qu’il soit né ou non.

                Vous noterez donc que cette mesure empêche la commercialisation de tout avortement : stérilets, les pilules du lendemain et du surlendemain et toutes les pilules à base de microprogestatifs, etc..

                Pour le reste, les autres commentateurs parlant de la banque centrale font très bien. Merci @Aldous.

                Tout ça n’a rien de liberticide comme vous le dites, c’est au contraire la reprise de la liberté.

                 »Si la Commission est entendue par les États de l’Union européenne, la Hongrie pourrait alors se voir privée de plus d’un milliard d’euros d’aides européennes."

                C’est sûr, on n’attend pas de l’Europe qu’elle aide un pays en crise quand ce même pays revendique sa liberté : ils vont enfoncer la Hongrie le plus qu’ils pourront ces vautours assoiffés de pouvoir.

                Et comme le dit la constitution de la Hongrie : Que Dieu bénisse les Hongrois !


                • jullien 25 janvier 2012 11:55

                  L’article commence très mal en qualifiant le gouvernement hongrois de « gouvernance d’extrême droite ».
                  L’extrême-droite locale est constituée par le parti JOBBIK qui ne fait pas partie de la coalition au pouvoir. De façon intéressante le JOBBIK se serait opposé à la nouvelle constitution.
                   Il serait intéressant de savoir si parmi les journalistes français l’amalgame est volontaire.


                  • jullien 25 janvier 2012 12:18

                    Ce que j’adore avec cette nouvelle constitution hongroise, c’est que elle permet une radiographie de ce que pensent et souhaitent les uns et les autres.
                    Par exemple, il est intéressant de constater que M. Cohn-Bendit enrage contre cette constitution qui ouvre la porte à une interdiction de l’avortement (ce qui signifie que pour le moment l’avortement est encore légal en Hongrie) mais aussi constitutionnalise (de manière explicite cette fois) l’interdiction des OGM. En d’autres termes Cohn-Bendit qui se prétend écologiste vient de montrer qu’aux yeux des gens comme lui la b**** a plus d’importance que la protection de l’environnement. smiley


                    • kev46 kev46 25 janvier 2012 13:31

                      Bien évidemment, cette nouvelle constitution est tout à fait regressiste et totalement condamnable.

                      Mais ce qui est le plus révoltant, c’est l’attitude de l’UE et des gouvernements européens.

                      Je rappelle que sarko s’est octroyé le droit le nommer le président de france télévision et radio france. Que notre président est très amis avec bouygues (TF1,LCI), bolloré (direct matin, direct soir) ou encore rotschild (libération, et 4% de canal+) qui a repris le journal libération en obtenant la fin de l’indépendance de la rédaction.

                      Orban a modifié les circonscription pour qu’elle soit plus favorable à son parti. Sarko vient de faire la même chose avec la réforme des collectivités térritoriales (elimer un maximum de conseiller locaux de gauche en vue des sénatoriales) ou encore la création de circonsription pour les francais à l’étrangers (généralement sympatisants de droite).

                      N’oublions pas que l’UE est elle même non démocratique avec une responsabilité flou de la commission (gouvernement de l’UE) devant le parlement. Ce même parlement au scrutin anti-démocratique (en 2009 en france, les partis du l’extrème gauche au centre gauche ont obtenu 52% des voix mais seulement que 47% des sièges réservés à la france | les campagnes ont été nationales permettant ainsi au PS francais de promettre l’inverse du PS allemand).

                      Puis n’oublions pas que Victor Orban fait parti du PPE (parti populaire europeen dont l’UMP est membre) dont il est vice-président. Orban vient seulement de mettre son pays à niveau des autres tel que la france ou l’italie.

                      Son seul crime : avoir touché l’indépendance de la banque centrale. Crime de lèse majesté.


                      • Alexis_Barecq Alexis_Barecq 25 janvier 2012 13:33


                        Voila un pays dont les dirigeants, soit parce-qu’ils sont moins corrompus, soit parce qu’ils estime que le prix pour les corrompre n’est pas suffisant, défendent réellement les intérêts légitimes de leur population.

                        En face : l’Union Européenne, véhicule préféré de l’oligarchie qui veut asservir la Hongrie par la dette, et prendre le contrôle de la banque nationale.

                        Le reste n’est que fioritures.

                        Et voila qu’on traite le gouvernement Hongrois de « ultranationalistes », de « dictature » etc.

                        Ah oui ? Et en quoi s’il vous plait ? Une petite explication de texte, avec le libellé exact et complet des articles incriminés ? Et commentaires associés ? Et comparaison avec ce qui se fait ailleurs. En France, par exemple.

                        Que nenni. Seulement des invectives, des condamnations sans appel, des opinions sans nuances... C’est louche. Très très louche...


                        • krapo krapo 25 janvier 2012 15:04

                          Je vous prie tout d abord de lire cet article :  http://www.marianne2.fr/La-Hongrie-en-bute-au-dogmatisme-monetaire-europeen_a214668.html

                           Ensuite,comme je vis depuis bientôt 15 ans en Hongrie et en tant que témoin vivant en Hongrie profonde, je puis vous garantir qu’il n y a pas de tzigane terrorisé dans les rues pas plus que de chasses aux juifs, les SDF sont repoussés vers les extérieurs des grandes villes... comme en France. Pour ne pas gêner les touristes , demandez aux mairies de grandes villes comme Nice, Canne,Bordeau..

                          Il n’y a pas non plus de travaux forcés ou de camps de travail.

                           La majorité de la population continue de soutenir Viktor Orbán tout en regrettant ses erreurs qui doivent être corrigées au niveau de la nouvelle constitution.

                           Je tiens à vous rappeler que le parti FIDESZ de Viktor Orbán a été élu avec les 2/3 des voix en sa faveur et ce n’est pas pour rien. Le parti socialiste hongrois MSZP , après une gestion catastrophique a laissé le pays dans une situation financière intenable. 

                           Ce petit pays (10millions d habitants, Paris et sa ceinture) a une histoire particulière et il est impossible de porter un avis impartial quand on ne connait ni sa langue, ni les habitants surtout du bout de « la lorgnette Europe Occidentale ».


                           Ici nous sommes en Europe Centrale. Il y a 20 ans les hongrois sortaient tout juste du communisme et l’Europe est venue se servir...

                           Les banques ont apporté des crédits à la consommation, indexé sur le franc suisse ou l’euro, comme si, le forint n’était pas sur.

                          La population qui roulait en Trabant et vivait dans des tanya-s c est précipité et encore aujourd’hui, elle paye le prix fort pour rembourser.

                           Des entreprise hongroises ont été achetée pour être fermées pour laisser la place aux entreprises françaises , allemande, autrichienne etc…créant ainsi du chômage.

                           Il y a des personnes adultes et enfants qui ne mangent pas à leur faim.

                           Ici le SMIG est a 250€ environ et tout le monde ne touche pas ce salaire, pourtant l essence est presque plus cher qu’en France…

                           

                          Enfin, je trouve incroyable cette campagne de presse contre la Hongrie et d une grande partialité, à croire qu en France il n y a pas de FN, qui démocratie, oblige n est pourtant pas représenté á la chambre des députés malgré ses 15% d’électeurs

                          En Hongrie, il y a le Jobbik et démocratiquement  54 parlementaires représente ce parti. C est la démocratie.

                           On attribut cette phrase à Voltaire :

                          « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire. »

                           

                          Je suis en colere contre ces „journaleux francais” qui á partir d’un article mal informé, font des copié collé et transmettent des informations fausses ou mal renseignées.

                           La Hongrie et les hongrois ne méritent pas ca…


                          • robin 25 janvier 2012 15:05

                            ce qui embête avant tout la dictature européenne c’est que la Hongrie veut rendre sa banque centrale indépendante, donc on lâche les chiens de propagande sur tout le reste (qui certes est détestable mais pas plus que les oukases soviétoides des cacochymes ploutocratiques de l’Europe digne de feu Brejnev)


                            • Abou Antoun Abou Antoun 25 janvier 2012 17:10

                              En P.J. une carte dont la République Tchèque a disparu, bouffée par la Pologne et l’Allemagne.
                              Carte de 2025 ????


                              • bouloum 25 janvier 2012 19:51

                                Je rends hommage à tous les commentateurs du monde qui ne se pas laissent pas bernés par ce genre d’articles dont le but premier est de détourner les maux de l’Europe sur un petit pays qui tente de sortir de sa crise causée par les valets de la finance mondiale qui continue à sucer le labeur du monde. Qui dénigre le gouvernement hongrois ne connait RIEN de RIEN au pays ou fait partie de la gouvernance précédente qui a ruiné la Hongrie. Le comble de ces détra-rédacteurs c’est qu’ils se trouve par ironie du sort face à des gens comme vous, chers commentateurs, qui connaissez mieux le sujet qu’eux. Comme la démocratie n’existe nulle part, louons Dieu que les commentaires ne soient pas bientôt bannis les sites d’information. Pas dupes on est. Finis la désinformation !


                                • Céline_G Céline_G 25 janvier 2012 20:24

                                  Bonjour à tous,

                                  Et merci pour ces nombreuses réactions. Oui, bonjour, parce qu’un commentaire est censé être constructif et écrit dans le respect, et oui, merci, car je suis toujours prête à accepter les critiques sur mes articles, tant sur le fond que sur la forme.

                                  Dans ce cadre, j’ai signalé un abus sur le commentaire de suumcuique, puisque j’estime que l’on ne se connaît pas suffisamment pour s’insulter...

                                  Je souhaite particulièrement remercier Abou Antoun pour sa remarque sur la carte qui, effectivement, contient une erreur. Je souhaite m’en excuser, je tâcherai d’être plus vigilante la prochaine fois. J’espère sincèrement que cette erreur ne nuira pas à la compréhension du contexte géographique du pays.

                                  Enfin, afin d’exprimer au mieux votre point de vue de la même façon que j’ai pu le faire ici, je vous propose de poster vous-même un article (chacun ou en groupe) sur le site, que je pourrais alors commenter... Pour la plupart d’entre vous, ce sera alors une première, et vous découvrirez que l’exercice n’est pas si facile.

                                  A bientôt,

                                  Céline


                                  • suumcuique suumcuique 25 janvier 2012 20:39

                                    Les Hongrois ont soutenu le Troisième Reich parce que le Troisème Reich leur offrait un avenir, grâce, notamment, au commerce de troc que les autorités allemandes de l’époque avaient instauré, non seulement avec la Hongrie, mais avec tous les autres pays dits de l’Est. Le gouvernement du Troisième Reich a été le seul à instaurer en Europe cette économie basée sur le troc dont les « écolos » disent rêver.

                                    Les Hongrois ont justement pleuré après 1945 parce que l’occupant soviétique les avait réduits en esclavage. Il faudrait que les démocrates bien-digérants de tout poil de l’Europe de l’Ouest aient tous passé de 45 à 150 minutes dans une file d’attente pour pouvoir acheter une miche de pain pour qu’ils puissent commencer à se rendre compte de l’absurdité du système communiste tel qu’il s’est instauré en Hongrie après la défaite militaire du Troisième Reich.

                                    Les nouvelles générations hongroises ne pleurent pas, elles chialent, elles chialent parce que, après 60 ans de communisme, elles se sont accoutumées à la charité, cette charité que leur offre, depuis 1989, le capitalisme financier. Après 40 ans de lavage de cerveau communiste, comment voulez-vous que des êtres humains résistent au chant des sirènes du capitalisme financier ? De Charybde en Scylla : du communisme au capitalisme financier.

                                    Depuis 1945, la Hongrie est gérée cahin-caha(l), comme tous les autres pays européens, par les hommes de paille de l’occupant. Les communistes se changent en capitalistes vers 1989. Le fait que la Hongrie ait été un des tout premiers pays européens à avoir souhaité rejoindre l’Otan ne démontre qu’une seule chose : que le gouvernement hongrois sorti après 1989 des premières élections au suffrage universel était encore plus acquis aux lubies capitalo-communistes du soi-disant « nouvel ordre mondial » que celui des autres pays européens dits de l’Est.

                                    Il reste, en Hongrie comme dans tous les autres pays européens occupés, des patriotes ; et, en Hongrie, les patriotes ont récemment brûlé l’emblême publicitaire de l’occupant : le drapeau eurolandais.

                                    Bon sang ne ment pas.


                                    • gordon71 gordon71 25 janvier 2012 22:35

                                       mais qu’attend on pour envoyer BHL ?


                                      de grâce 


                                       (et leur demander de le garder)

                                      • mixx 26 janvier 2012 00:20

                                        Vous nous donnez les chiffres de maintenant. Mais il faut, aussi, précisez les chiffres d’avant ces reformes. Puis, quand je lis votre article j’ai l’impression que l’on parle de la France

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