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Accueil du site > Actualités > Europe > La marche forcée vers un grand marché transatlantique unifié

La marche forcée vers un grand marché transatlantique unifié

La création d’une union économico-politique réunissant dans un seul bloc les Etats-Unis et l’Union Européenne est plus que jamais d’actualité. Ce projet, d’une importance capitale pour les populations des deux côtés de l’Atlantique, n’a pourtant reçu aucun écho de la part des principaux médias des pays concernés. De la bouche même de Karel de Gucht cependant, commissaire européen chargé du commerce et un des principal responsable de la mise en place de futures négociations concrètes à ce sujet, « cet accord deviendra la norme, non seulement pour nos prochaines bilatérales concernant le commerce et l’investissement, mais aussi pour le développement de règles globales (…) qui participeront à définir l’environnement économique futur du monde[1] ». Juan Manuel Barroso, de son côté, soulignait que, malgré les nombreuses difficultés que suppose la mise en place de cet accord, ce dernier constituera « le plus important accord bilatéral jamais signé [entre les USA et l’Union Européenne] »

Début février de cette année, une avalanche de déclarations et de communiqués de presse, mentionnés uniquement par les observateurs attentifs, s’abattit sur les sites web des principaux organes du pouvoir européen. A y bien regarder, cette effervescence a été déclenchée par la parution, le 11 février, du rapport final établit par le High Level Working Group on Jobs and Growth[2] (HLWG). Cet organe, commission d’étude transatlantique établie en novembre 2011 par les principaux responsables états-uniens et européens, avait pour but :

« d’identifier les politiques et les mesures à mettre en place afin d’augmenter les échanges commerciaux et l’investissement, et de soutenir mutuellement les effets bénéfiques de la création d’emploi, de la croissance économique et de la compétitivité, en travaillant étroitement avec le secteur public et les intervenants des groupes du secteur privé, et en faisant appel de manière appropriée aux relations et aux mécanismes déjà existants[3] ».

L’objectif affiché était donc ni plus ni moins que l’analyse des différentes modalités d’actions politiques et juridiques disponibles en vue de l’expansion du commerce transatlantique et de la création d’un grand marché unifié entre les deux rives de l’Atlantique nord.

Ce rapport faisait suite à plusieurs déclarations émanant des plus hautes sphères du pouvoir européen, et allant dans le sens de la création d’un marché atlantique commun. Le 7 février, le site Neurope.eu révéla que le développement des relations commerciales avec les Etats-Unis serait une des priorités de la nouvelle présidence irlandaise du conseil de l’Europe. Cette dernière annonça en effet lors de la séance du Conseil européen du 7 février qu’elle « ferait avancer les recommandations retenues par le High Level Working Group on Jobs and Growth, incluant la mise en place d’une nouvelle génération d’agrément de libre-échange et d’investissement entre les USA et l’UE [4] » capables de maximiser le potentiel de la coopération transatlantique. Le lendemain de cette déclaration, dans un autre article publié sur Neurope.eu rapportant des propos émis par l’agence de presse Reuters, on pouvait lire que « le premier jet des propositions[concernant la mise en place un accord de libre échange entre les USA et l’UE] avancées par Karel de Gucht, commissaire européen chargé du commerce, et Ron Kirk, le représentant au commerce américain, est presque terminé, et que les négociations pourront commencer dans les mois qui viennent. [5] » Ces propositions renvoyaient en fait aux conclusions finales que le HLWH allait rendre publique trois jours plus tard.

Le 12 février, en réponse à ces déclarations, Barack Obama, dans son discours sur l’état de l’union donné devant les membres du Congrès, donna son feu vert au début des négociations portant sur la mise en place de cette future union économique. Faisant écho aux conclusions positives émises par le HLGW, et venant confirmer les attentes des commissaires européens formulées lors de la dernière réunion du conseil, les propos du président américains tombèrent à pic. Ils laissent cependant augurer de la tenue d’âpres discussions sur des sujets ayant déjà fait couler beaucoup d’ancre par le passé, comme les réglementations portant sur le commerce des produits agricoles et le traitement des informations numériques, sur lesquels il sera pourtant impératif de trouver un terrain d’entente.

Vital Moreira, membre de la Commission du commerce international (International Trade Commitee) et responsable européen des relations avec les USA, a d’ailleurs souligné dans un article du 22 février paru sur neurope.eu que « le plus gros problème dans les négociations concernerait les normes sanitaires des plantes et de la viande ». Nous apprenons aussi dans ce même article que les autres sujets d’inquiétude relevés par les membres du parlement européen, par ailleurs largement favorables à cet accord de libre-échange, sont notamment les droits de propriété intellectuelle ainsi que les divergences juridiques et idéologiques existant de part et d’autres de l’Atlantique concernant les organismes génétiquement modifiés (OGM) – couramment consommés aux Etats-Unis mais pas en Europe –, et l’utilisation du bœuf au hormones ou du poulet chloré. Un marché commun supposerait en effet que les produits venant des USA, y compris les OGM, soient largement distribués, de manière non régulée, sur l’ensemble du territoire européen.

Selon les estimations[6], et malgré les évidentes difficultés qu’elle suppose, la signature définitive de cet accord de libre-échange serait cependant susceptible de booster le PIB européen et Etats-unien de 0.5 %, ce qui équivaudrait à plusieurs millions d’euros chaque année. Afin de mener à bien ces débats, la Commission compte présenter en mars au Conseil européen une ébauche des directives concernant les futures négociations qu’il s’agira d’entreprendre. L’échéance prévue pour la mise en place effective de ce marché unique se situe, elle, selon toute vraisemblance, à l’horizon 2015[7].

 

Un peu d’histoire…

Afin de bien comprendre tous les enjeux recouvrant les déclarations exposées plus haut, il est important de souligner que ce projet, tel qu’il apparaît dans sa forme actuelle (qui est celle des conclusions exposées dans le rapport final du HLWG), ne date pas d’hier, et est l’aboutissement récent d’une longue maturation d’idées et de palabres s’étant tenus pour la plupart en secret, dans les coulisses du pouvoir, à Washington et à Bruxelles. Il remonte en fait au début des années 1990. Sa première évocation fut consécutive à la chute du rideau de fer, et est contenue dans la Déclaration Transatlantique, signée l’année suivante. Les actuelles propositions de suppressions des tarifs douaniers y étaient déjà évoquées, tout comme la volonté de resserrer les liens politiques à l’aide de consultations fréquentes entre les instances du pouvoir des deux puissances atlantiques. La priorité était alors à l’approfondissement de la coopération et de la solidarité transatlantique[8]. Il était aussi question d’encourager la mondialisation du commerce.

En 1995, un Nouvel Agenda Transatlantique fut adopté par Bruxelles et Washington. Pour la première fois y était mentionnée explicitement la création d’un nouveau marché transatlantique. Y était souligné également la nécessité d’un rapprochement de l’UE et des USA sur un nombre varié de sujets allant de la promotion de la paix dans le monde à l’établissement de relations économiques plus étroites entre les deux partenaires, devant s’incarner à travers différents contacts formels ou informels, notamment parlementaires et économiques, avec la création du Transatlantic Business Dialogue (TABD), le plus grand lobby de multinationales au niveau transatlantique[9]. Ce Nouvel Agenda stipulait aussi le besoin de créer des ponts (sociaux, culturels et scientifiques) à travers l’atlantique.

En mai 1998, lors du sommet EU-US de Londres, un Partenariat Economique Transatlantique fut signé. Lors de l’adoption de cette charte, une étape importante en vue de l’établissement d’une intégration économique transatlantique fut franchie. Ce partenariat mériterait qu’on s’y attarde plus longuement, mais il suffit de dire ici que s’y trouvait déjà en substance tous les points exposés dans le rapport final de février du HLWG : mise en place d’un marché commun des produits agricoles ; suppression des tarifs douaniers ; égalisation juridique en ce qui concerne la propriété intellectuelle, l’investissement et le commerce électronique ; libéralisation des échanges et de l’investissement ; etc. Plus concrètement, il s’agissait surtout d’harmoniser les réglementations pour les biens et services, de manière à accélérer le processus d’intégration économique des deux continents.

Le 30 avril 2007, enfin, fut crée le Conseil Economique Transatlantique (CET), dirigé conjointement par un commissaire européen, actuellement Karel de Gucht (également commissaire européen du commerce), et un américain, Michael Froman. La création de ce Conseil fut l’œuvre de George W. Bush, alors Président des Etats-Unis, Angela Merkel, alors présidente du Conseil Européen, et J. M. Barroso, président de la Commission Européenne. Les buts du CET, se réunissant habituellement une fois par année, sont les mêmes que ceux définis préalablement depuis 1990 : définir un cadre concret d’application du partenariat transatlantique, en harmonisant les politiques de régulation afin d’être plus compétitif face aux économies émergentes, notamment la Chine. Le rôle du CET est aussi de produire des recommandations et de restreindre les potentielles envies de protectionnisme des différents acteurs politiques.

Une ambition géocivilisationnelle

Derrière les beaux discours sur la croissance, l’emploi et la compétitivité, l’ambition à terme d’une telle alliance économique est de fondre dans un bloc politique et culturel unifié les continents européens et nord-américains, en traçant des frontières allant de San Francisco à la Russie (cette dernière n’entrant pas dans les limites assignées au monde « occidental »). Comme le souligne très bien le sociologue Jean-Claude Paye, « un processus d’absorption de l’Union européenne dans l’espace économique états-unien[10]  » est en cours, devant à terme déboucher sur une uniformisation politique et culturelle des deux blocs. Ce processus, s’il devait arriver à son terme, aurait plusieurs implications concrètes qu’il est important d’avoir en tête pour comprendre l’ampleur des conséquences d’un tel rapprochement.

Tout d’abord, dans la continuation du mouvement d’américanisation de l’Europe s’étant mis en place depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, il est plus que probable que l’unification transatlantique se fera sur le modèle économico-culturel nord-américain[11], empêchant tout développement identitaire indépendant de l’Europe. L’influence américaine en Europe est déjà visible de facto dans nombres de think tank[12]s et autres institutions transatlantiques, présentes depuis de longues date sur le continent, et dont l’OTAN est certainement une des plus représentatives.

Les influences institutionnelles supra-continentales induites par un marché unique auront aussi leur pendant dans la perte croissante de souveraineté des démocraties européennes, et en dernier ressort agiront directement sur les politiques sociales et environnementales, qui, rappelons-le, divergent fortement de part et d’autres de l’Atlantique sur tout une série de critères, que les débats autour de l’agriculture et des OGM cristallisent.

Il s’agit donc de penser cette construction transatlantique sous deux angles bien spécifiques, celui de l’économique et celui du politique. La mise en place de nombreuses lois harmonisant les réglementations concernant les biens et les services échangés, devant déboucher sur la création d’un grand marché transatlantique unifié, n’est que l’une des faces du processus d’intégration. La seconde est la création d’une Fédération transatlantique ayant pour base une défense commune (existant déjà de facto avec l’OTAN), et des réglementations monétaires unifiées. De fait, dans une résolution du parlement européen datant du 25 avril 2007, est mentionné à l’alinéa 35 que :

 « Les échanges interparlementaires existants devraient être graduellement transformés en une "assemblée transatlantique" (…) »

Cette assemblée transatlantique, regroupant des membres du Congrès américain et du Parlement européen serait alors, si elle se mettait en place, la première expression concrète de la mise sur pied d’une réelle Fédération transatlantique.

On apprend par ailleurs que la perspective de créer une monnaie transatlantique commune, qui pourrait notamment s’appeler l’euro-dollar, fut un des sujets discuté lors de la séance du CET du 13 mai 2008[13]. Une telle union monétaire serait en fait la suite logique de la création d’un marché commun unifié et de la mise en place d’institutions politiques transatlantiques.

En définitive, il semble que la construction transatlantique se fasse à peu de chose près sur le même modèle que celle de l’Union Européenne depuis les années 1950. Tout commence par une union économique (création d’une communauté du charbon et de l’acier pour l’Europe en 1952), conduisant à une intégration économique et politique progressive (Traité de Rome en 1957) débouchant à terme sur une union monétaire (le passage à l’euro en 1999).

A n’en pas douter, le rapprochement transatlantique se fera de cette manière, et les faits avancés tout au long de cette article viennent appuyer la réalité de ce processus. Quelles que soient ses conséquences culturelles et sociales, il tient à cœur les responsables de Washington et de Bruxelles. Comme affirme à ce sujet un symposium de la Fondation Bertelsmann datant de juillet 2003 :

« En raison des défis globaux, il n’y a pas d’autre alternative qu’une alliance transatlantique. Le diagnostic est posé et la thérapie doit commencer. Qui veut positivement changer le monde, doit utiliser le potentiel transatlantique. Le partenariat transatlantique reste la force décisive qui façonne la politique mondiale[14]. »

 

Il est difficile de prévoir actuellement quel sera le résultat des débats récents sur le sujet, mais il n’est pas utopique de penser, au vu des moyens mis en œuvre, qu’ils finiront par aboutir à un accord concret. Cela pose de graves questions aux populations européennes, notamment en termes d’implications sociales, environnementales et culturelles. Mais, au vu de l’opacité entourant les discussions politiques, cela interroge aussi sur l’avenir de nos démocraties occidentales. Autant de sujets sur lesquels il est impératif de faire toute la lumière. Ce sera l’enjeu principal de ces prochaines années pour tous ceux qui s’y intéressent, journalistes et spécialistes confondus. Il en va de l’avenir de l’Europe et du monde.



[2]Groupe de haut niveau pour la croissance et l’emploi 

[3]Interim Reports to Leaders from the Co-Chairs EU-U.S. High Level Working Group on Jobs and Growth, Introduction, 19 Juin 2012.

[7] Ibid.

[8] Un site complet et sérieux explore en détails chacune des étapes du projet de marché unique transatlantique. Y sont analysés en détail les différents documents officiels disponibles sur le site de l’UE. Une mine d’information pour toute personne souhaitant approfondir le sujet. En voici le lien : http://www.theorie-du-tout.fr/search/label/Chroniques%20Transatlantiques (02.03.2013)

[9] Pour quelques compléments : http://fr.wikipedia.org/wiki/Transatlantic_Business_Dialogue (02.03.2013)

[10] PAYE Jean-Claude, « Le futur grand marché transatlantique », 2009, réseau Voltaire (www.voltairenet.org)

[11] C'est-à-dire pour faire court le néolibéralisme et la société de consommation.

[12] Comme le German Marschall Fund, The Chatham House ou la Fondation Bertelsmann

[13] Voir l’article de Pierre Hillard intitulé « La fondation Bertelsmann au service d’un marché transatlantique et d’une gouvernance mondiale  », disponible sur le réseau Voltaire à l’adresse suivante : http://www.voltairenet.org/article160130.html

[14] Cité in HILLARD Pierre, « La fondation Bertelsmann au service d’un marché transatlantique et d’une gouvernance mondiale », pp. 2-3 (lien de l’article à la note précédente)

 


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30 réactions à cet article    


  • julius 1ER 15 mars 2013 11:20

    C’est la joie ce matin, que des articles qui décoiffent !!!!!!!!

    Le grand marché transatlantique, la grosse usine à gaz des années à venir ou comment répondre à des défis planétaires de manière bornée avec comme seul prisme l’uniformisation américaine, du génétiquement modifié au poulet chloré, alors qu’on en pleine crise sanitaire du fait des malversations et utilisation de la matière animale qu’à la seule condition de profits maximisés, on n’est pas sorti de l’auberge, en tous cas on ne va pas vers un monde plus harmonieux et plus respectueux des gens et de l’environnement........................... ;

    • jef88 jef88 15 mars 2013 11:59

      but de la manœuvre ?
      renflouer l’économie US et redonner du tonus au dieu Dollars !
      Quand à croire que NOTRE économie s’en portera mieux ? C’est un fantasme.....
      quoi qu’ils disent les USA sont parmi les pays les plus protectionnistes mais ils ne veulent pas que l’Europe le soit ! ! ! ! !


      • DanielD2 DanielD2 15 mars 2013 12:00

        Les mondialistes sont en pleine fuite en avant. Ce qu’ils ont mis en place est en train de s’effondrer mais ils continuent de foncer droit devant, dans le mur.

        A moins de clairement décréter la dictature en Europe, je ne vois pas quelle solution ils ont pour que leur projet ultra-libéral aboutisse. Ils ont à peine commencé que les gens n’en veulent déjà plus.


        • joelim joelim 15 mars 2013 15:55

          Ils n’ont pas besoin de la décréter, il leur suffit de la faire.


          A regarder rigoureusement de près (Mais où est passée la République française ?) c’est déjà bien avancé.

          Ils vont évidemment se manger les élections dans les dents. Leurs projets anti-républicains sont à la fois effrayants et hors du réel. Ils tentent de réussir leur révolution oligarchique tout simplement.

        • soi même 15 mars 2013 13:23

          Et tous cela en catimini, c’est insupportable de cocufier tous un continent pour de la soif d’hégémonie mondiale.


          • tesla_droid84 15 mars 2013 15:29

            J’ai fait mes propres recherches sur le sujet qui peuvent completer l’article :

            Le TPN (transatlantic policy network) http://www.tpnonline.org/
            Dirigé par Peter Sutherland pour l’EU (pour eux qui ne connaisse pas ancien DG de BP, Goldman Sachs, trilatérale, Bilderberg et gouverneur de banque centrale, si peux...)
            Coté support entreprise on retrouve les classique, big pharma, big telecom, big OGM (syngenta, BASF etc). Seul francaise : MICHELIN (on peut comprendre l’intérêt de pénétrer la marché US...)
            Coté think thank on retrouve surtout du germano américain, la seule francaise étant l’IFRI 
             
            En faisant ces recherches je suis tombé sur une perle, qui pourrait faire un article.
            Le programme d’anniversaire de la 25eme année de la trilatérale (1998) ou en page 6,7,8 les lettres des 3 présidents des USA (Carter, Bush, Clinton) s’excusant de leurs absences auprès du fondateur D.Rockfeller et le remerciant d’avoir contribué à changer le monde (en mieux).
            Cliton pousse meme le vice à écrire(je vous traduis ça vaut son pesant d’or) :
            « le monde a changé de bien des façons ce dernier quart de siècle, principalement pour le meilleur, en particulier grace à la commission et ses membres qui se sont efforcés d’atteindre les objectifs que tu avais fixé pour eux » 

            source le site officiel : p 6,7,8

            N’hésitez pas à corriger une erreur que j’aurai pu faire dans la traduction


            • Martin BERNARD 15 mars 2013 16:00

              Merci infiniment pour ce message et les liens que vous y avez inséré. Je vais m’y plonger avec soin.
              Le programme d’anniversaire des 25 ans de la trilatérale (et notamment la citation que vous mentionnez), dont je n’avais pas connaissance, est effectivement extraordinairement révélateur de l’influence qu’a eu D. Rockefeller dans la diffusion de l’ « American Way of Life » de part le monde.
              A ce propos, il est bon de rappeler que D. Rockfeller fut (et est toujours) une des figures tutélaire du Council On Foreign Relation, l’un des Think tank états-unien les plus influent en Europe et à l’international (Voire en français à ce sujet le livre de Christophe et Christophe Dubois et Deloire intitulé « Circus Politicus »).

              Quant au TPN, je ne peux que confirmer ce que vous dites. L’article de Jean-Claude Paye que j’ai cité en note de bas de page mentionne d’ailleurs ce groupe de pression (p. 3,4).

              Je ne me suis pas attardé ici sur les influences multiples des nombreux think tanks concernant la création de ce marché transatlantique unifié, mais je compte bientôt consacrer un article entier sur le sujet.

              Bon courage et bonne continuation dans vos recherches...


            • tesla_droid84 15 mars 2013 16:10

              Je me demande quand même pourquoi, ils laissent traîner des trucs pareil sur leur site ? Vanité de faire parti du monde des puissant ?
              En tout cas c’est du bonheur pour les « complotistes » en herbe que nous sommes, car les éléments que nous présentons ne peuvent etre contesté vu qu’ils viennent des sites officiels de ceux que l’on dénonce...


            • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 16 mars 2013 08:49

              Déclaration de David Rockefeller à la réunion de la Trilatérale 1991 :
               « Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions, et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans.

              Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années.

              Mais le monde est aujourd’hui plus sophistiqué et préparé à l’entrée dans un gouvernement mondial.

              La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination des siècles passés. »

              Voilà ce que détestent ces banksters, que les peuples soient indépendants de l’ Empire et décident de ce qu’ils veulent comme avenir....

              L’UE et la monnaie unique sont leur oeuvre, il fallait que cela se fasse... sans débat.
              L’UE a été faite pour nous soumettre et nous ruiner, afin que l’ Europe ne fasse pas concurrence au dollar et aux USA.
              « Pourquoi l’Europe est comme elle est ? » Conférence de François Asselineau. Site de l’ UPR.


            • Lisa SION 2 Lisa SION 2 15 mars 2013 16:32

              Bonjour,

              vous dites " Barack Obama, dans son discours sur l’état de l’union donné devant les membres du Congrès, donna son feu vert au début des négociations portant sur la mise en place de cette future union économique. « quand on voit ce qu’a coûté aux pays méditerranéens, la politique UPM de Sarkozy, il y a beaucoup à craindre de la transatlantique :

              Pour rappel » Les principaux buts de l’organisation sont d’ordre énergétique et environnemental : l’eau, l’énergie (notamment solaire), l’environnement — tout particulièrement la dépollution de la Méditerranée — et l’autoroute de la mer comptent parmi les enjeux au cœur du projet. À l’inverse, des sujets moins consensuels comme l’immigration, la nature des régimes politiques des États membres ou le conflit israélo-palestinien ont été écartés.

              le seul obstacle contre l’hégémonie mondialiste des USA c’est l’Iran, barrière physique sur la route terrestre vers la Chine. le seul obstacle sur notre territoire à ce « grand marché de la guerre future » c’est la lutte contre NDLL :


              • Richard Schneider Richard Schneider 15 mars 2013 17:07

                Plus ou moins, on savait déjà tout cela. Mais cela restait un peu nébuleux. L’article cite des faits et des documents précis.

                En conclusion, il n’y a pas matière à se réjouir : devenir offciellement un vague citoyen d’un pays qui n’existera quasiment plus n’engendre ni joie ni optimisme délirant ! 
                Que nous avait-on promis au moment de l’édification de l’Europe et de la monnaie unique ? « Paix, bonheur et prospérité » ! Et que nous promettra-t-on pour nous faire avaliser démocratiquement, dans quelques années (?) la création d’une grand marché transatlantique unifié ? « Paix, bonheur et prospérité » !! Sans autre commentaire ...

                • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 16 mars 2013 08:53

                  Pierre Hillard a écrit deux livres incontournables :
                  * « La décomposition des Nations européennes, de l’union euro-atlantique à l’ Etat mondial »

                  * « La marche irrésistible du nouvel ordre mondial, destination Babel. »


                • colza 15 mars 2013 17:08

                  Sait-on si nous allons abandonner l’euro au profit du dollar ou bien, comme nous sommes les plus nombreux, si les ricains vont laisser tomber le dollar ?

                  Pas drôle ? bontanpi... smiley

                  • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 16 mars 2013 08:54

                    colza,
                    Il serait question de la disparition du dollar et de l’euro, remplacés par une monnaie commune...


                  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 15 mars 2013 18:24

                    A l’auteur : pour compléter votre excellent article.


                    Je vous communique le lien renvoyant à un article de P. Hillard relatif à la mise en place de ce bloc euro-atlantique dans dans lequel les populations européennes seront invitées à se couler sans qu’on leur demande leur avis. 

                    Bien à vous, Renaud Bouchard

                    • ELCHETORIX 15 mars 2013 18:25

                      Bonsoir l’auteur
                      Non votre titre de ce billet ne représente que le souhait de ces « élites » , mais pas celui des peuples Européens et en particulier du mien !
                      Disons qu’une Europe de LISBONNE à MOSCOU serait plus viable , bien sûr , en gardant pour chaque pays sa spécificité d’ETAT ou de NATION : avec les ressources de la FEDERATION DE RUSSIE , et le savoir faire des autres états Européens dont mon pays la FRANCE nous aurions un rayonnement extraordinaire pour traiter d’égal à égal avec les pays du BRICS , DES USA et de l’ALBA ainsi que toutes les nations du reste du monde dans un concert international ( avec échange commercial , social et culturel ) respectueux de tout ETAT SOUVERAIN .
                      RA.


                      • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 16 mars 2013 09:07

                        ELCHETORIX,

                        Rassurez-vous, on ne vous demandera pas votre avis....

                        Pour redevenir un état indépendant et souverain, il faut commencer par sortir de l’ UE, de l’euro et de l’ OTAN.

                        Vous faites une erreur fréquente, vous confondez coopération et intégration.

                        La coopération se fait (comme en Amérique latine) entre états souverains, l’intégration consiste à déléguer ses pouvoirs à une entité extérieure.

                        Mendès France Assemblée nationale 18 Janvier 1957 :
                        « L’abdication d’une démocratie peut prendre 2 formes, soit une dictature interne, soit une délégation de pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle exercera en réalité, la puissance politique, car au nom d’une saine économie, on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale et finalement une politique au sens le plus large du mot, nationale et internationale. »

                        Si vous voulez mieux comprendre les inconvénients des Empires, vidéo de François Asselineau, « La tragédie de l’ euro » sur le site de l’ UPR.


                      • ELCHETORIX 16 mars 2013 10:26

                        Oui vous avez raison , il faut une coopération et non une intégration entre tous les pays d’EUROPE et du reste du monde , pour que l’humanité aille mieux !
                        Ecoeuré par la plupart des responsables politiques et leurs mensonges dont hollandréou qui avançait caché quant à sa politique extérieure qui n’est pas mieux sinon pire que celle de son prédécesseur , je ne voulais plus voter , mais face au danger de la désintégration de notre souveraineté nationale je m’aperçois que FA se rapproche le mieux de mes convictions , surtout depuis qu’il a présenté un article remarquable au sujet du regretté Hugo CHAVEZ .
                        Si MR ASSELINEAU et l’UPR militent pour la sortie de l’UE et de l’OTAN, revient au FRANC ce qui est le cas , donc pour résumer : retrouver la souveraineté de notre état , il est évident que je voterai pour lui s’il réussit à obtenir les signatures des maires .
                        S’il reprend quelques idées du FGG comme rétablir la démocratie par une constituante et une 6ème république avec non cumul des mandats et une citoyenneté participative alors je m’impliquerais mieux pour le bien de tous ( l’intérêt général ) , j’ai beaucoup de temps libre car je suis retraité .
                        RA.


                      • TARTOQUETSCHES TARTOQUETSCHES 15 mars 2013 18:26


                        JE NE SUIS PAS CONTENT DE CET ARTICLE.

                        VEUILLEZ LE RETIRER IMMEDIATEMENT SOUS PEINE D’EXCOMUNION COMMUNAUTAIRE .


                        CANIS SATELUS TROLLUS EUROPEEUS


                        • TARTOQUETSCHES TARTOQUETSCHES 16 mars 2013 15:38

                          bigre !
                          je suis censuré !

                          manque d’humour ?


                        • Martin BERNARD 17 mars 2013 01:34

                          Vraiment dsl je ne sais pas pourquoi votre message se replie ! Je n’ai rien du tout contre ce que vous avez dit, au contraire.
                          En Fait ca fait depuis hier que j’essaie de le déplier, sans succès...


                        • Martin BERNARD 17 mars 2013 01:46

                          Pasdupe,
                          Puisque je n’arrive pas à déplier votre message, je me suis permis de copier coller son contenu ici, afin qu’il apparaisse quand même :

                          "Les USA et l’Europe appartiennent déjà à la même bande « groupe », il y aura aussi la parité monétaire 1 pour 1, vous savez les deux monnaies Dollar et Euro qui sont frappées par le groupe depuis les années 70............"


                        • QAmonBra AmonBra 15 mars 2013 20:46

                          @ l’auteur


                          Merci pour votre excellent article, qui confirme que le bloc économique et militaire Etats unis - Europe est la finalité d’une pseudo Europe conçue, planifiée et mise en oeuvre à cet effet, dès la seconde guerre mondiale par les U$A.


                          • BOBW BOBW 15 mars 2013 21:11

                            Exactement l’Empire nous envahit d’EURO-USA TROLLS soutenus par notre gouvernement qui « massacre » notre souveraineté et notre indépendance (Avec l’OTAN)


                          • bigglop bigglop 16 mars 2013 03:10

                            Pour s’en convaincre, il suffit de lire les noms figurant sur le PDF de la French American Foundation, émanation du Council on Foreign Relationship


                            • BA 16 mars 2013 09:47
                              Samedi 16 mars 2013 :

                              Les ministres des Finances de la zone euro se sont mis d’accord dans la nuit de vendredi à samedi sur un plan d’aide de 10 milliards d’euros pour Chypre. 

                              Les banques devront y participer via une ponction de 9,9% sur les dépôts, a annoncé un responsable de la zone euro.

                              « C’est fait », a indiqué ce responsable européen, qui a précisé que les dépôts inférieurs à 100 000 euros ne seraient ponctionnés qu’à 6,75% et que les intérêts des dépôts seraient aussi taxés.


                              Cette information, nous allons la voir souvent dans les années qui viennent.

                              - Un Etat européen est hyper-endetté.

                              - L’Union Européenne et le FMI lui prêtent des milliards d’euros.

                              - Les premières victimes sont les épargnants, à qui on prélève 6,75 % sur leurs dépôts.

                              - Pour les épargnants de Chypre, les dépôts inférieurs à 100 000 euros sont ponctionnés à 6,75 %.

                              - Les dépôts supérieurs à 100 000 euros sont ponctionnés à 9,9 %.

                              - Les épargnants seront toujours des vaches à lait, à Chypre et ailleurs.

                              • Martin BERNARD 16 mars 2013 12:28

                                Merci à tous pour vos liens et commentaires.

                                Je vous signale en complément l’existence d’une conférence, réalisée par les auteurs du site http://www.theorie-du-tout.fr/ , et développant plus avant l’analyse des textes officiels disponibles sur les différents site du pouvoir européen. C’est une très bonne synthèse du sujet.

                                En voici le lien : http://www.youtube.com/watch?v=yQTwa5abUNw&feature=player_embedded# !


                                • BA 17 mars 2013 13:53
                                  Dimanche 17 mars 2013 :

                                  A Chypre, le gouvernement va voler 6,75 % des dépôts de tous les épargnants.

                                  Si un épargnant chypriote possède plus de 100 000 euros, le gouvernement va lui voler 9,9 % de son épargne.

                                  Bon.

                                  D’accord.

                                  La question la plus importante est la question que pose Lars Christensen, de Saxo Bank :

                                  « Maintenant, l’Italie et l’Espagne vont-elles à leur tour confisquer 10 % des dépôts des épargnants ? »

                                  « Will Italy and Spain also face 10% confiscation on bank deposits ? »



                                  • Martin BERNARD 23 mars 2013 10:42

                                    J’ai apporté quelques modifications (mineures) à cet article. La version définitive de ce dernier peut être trouvée sur mon blog, on il fut originellement posté : http://martinbernard.org

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