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Accueil du site > Actualités > Europe > La Pologne dans tous ses Etats

La Pologne dans tous ses Etats

Il faisait froid et les cloches de l'église sonnaient 6h du matin. Pourtant la foule continuait à s'amasser devant cette boulangerie, éclairée par son écriteaux intérieur et parfumant les rues sombres de ce village. C'était d'une certaine manière un passage obligé, un rituel pour obtenir sa miche de pain.

C'est Piotr, âgée de 36 ans et habitant maintenant Varsovie, qui me raconta ses souvenirs d'enfance. Il vivait dans un petit village, à l'est du pays, où les restrictions alimentaires furent les plus fortes à partir du début des années 80.

 

1980 c'est aussi l'époque du "réveil" démocratique que prône le syndicat Solidarnosc contre le pouvoir communiste. Non-autorisé jusqu'en 1989, il fut perçu comme le principal parti d'opposition au pouvoir Russe. Il donnera d'ailleurs son nom à l'esplanade du parlement européen à Bruxelles, 21 ans après l'accession de son chef, Lech Wałęsa, à la présidence en 1990.

Loin de pouvoir imaginer que ce pays fêterai ses 10 ans an sein de l'Union européenne en mai 2014, la Pologne est désormais une des économies les plus performantes d'Europe avec une croissance annuelle de 3.8 % sur la période 1991-2012.

L'histoire comme force

Les démocraties des pays de l'Europe occidentale sont bien plus anciennes si on les compare à l'histoire Polonaise. Alors qu'en France depuis plus de 200 ans les citoyens s'accaparent le pouvoir démocratique, tout comme en Belgique à partir 1830, la situation en Pologne fut bien différente. Ils ne connurent pas le multipartisme ou le jeux démocratique qu'entoure les élections.

Sans identité nationale de 1795 à 1918, la Pologne se fit de nouveau envahir en 1939 lors du pacte secret germano-soviétique. Ce n'est qu'en 1989, après 44 ans de tutelle Russe, que la Pologne retrouva sa pleine souveraineté.

L'édifice d'un état de droit ne fut pas de tout repos. Marqué par son histoire et craignant pour sa sécurité lors de la "nouvelle" indépendance, la Pologne intégra l'Otan dès 1999. Entretenant déjà de très bonne relations avec les Américains, ce lien militaire fut renforcé par la présence d'une diaspora polonaise de plus de 10 millions d'habitants aux Etats-Unis. La position géographique du pays lui fit s'ajouté une stratégie paneuropéenne.

Un "retournement"

L'émergence polonaise ne fut pourtant pas un "fleuve tranquille". La situation économique, à la chute du bloc communiste en 1989, était inquiétante par plus d'un aspect. Son inflation, donc l'augmentation des prix, s'élevait à 58% en 1988 et atteint le pic de 555,4% en 1990. La corruption infiltrait le milieu des affaires, mêlant politique et système juridique. Le plus inquiétant fut sans doute le chômage de masse atteignant les 20% en 2002, non-aidé par la faiblesse de l'administration qui suivait, tant bien que mal, la révolution copernicienne que connaissait le pays.

 

A l'image d'Anna, la cinquantaine et professeur de droit européen à l'université Jagellonski de Cracovie, qui se remémore le "choc" des années de réforme. Elle se souvient de l'incompréhension de sa maman lors de l'arrêt du prix unique ou de la construction de l'économie de marché. Une impossible situation pour cette vieille dame, méfiante à l'égard de l'Union Européenne.

Aujourd'hui la Pologne est l'un des pays les plus attractifs concernant les IDE en Europe (investissement direct étranger), son premier partenaire économique est l'Allemagne et il fut le seul pays Européen n'ayant pas connu de période de récession en 2009.

 

La stabilité de sa jeune III République, pourtant âgée d'à peine 25 ans, a su s'adapter au nouvel environnement politique et économique.

Pour soutenir son développement économique, les citoyens firent confiance à plus de 72% à l'Union Européenne lors du référendum sur son adhésion. Entretenant déjà de bon liens avec les économies européennes, l'afflux des investisseurs étrangers fut grandissant et permis un nouvel essor. Les conséquences sur le chômage sont indéniables lorsqu'il tombe à 7,1% en 2008 après une croissance de 6.8% en 2007, l'année de son intégration à l'espace Schengen.

Le moteur de l'Union Européenne

L'Europe a joué un rôle important dans la reconstruction du pays. L'aide financière a permit à la Pologne de moderniser ses infrastructures et de préserver son patrimoine culturel. Étant le premier bénéficiaire des fonds structurels européen, la Pologne a reçu à ce titre plus de 85,2 milliards d'euro depuis 2004. Outre ces aides, son vaste territoire (6ième de l'UE) et ses 12% de travailleur agricole permettent à la Pologne de bénéficier de la Politique Agricole Commune (PAC). L'intégration à l'UE et à l'espace Schengen, apporta donc un environnement économique stable et favorable.

Ses différents dirigeants ont su prendre toute la place qui leur incombaient dans le concert européen. L'apprentissage des institutions européennes et l'expérience acquise par ses représentants à Bruxelles expliquent cette prise de maturité. Ce n'est cependant que le début...

Devenu leader régional d'Europe centrale, la Pologne veut franchir une nouvelle étape, celle de son affirmation. Considéré comme un "nouvel entrant" depuis 10 ans, son gouvernement souhaite se détacher de cette image d'apprenti. C'est notamment le cas en matière de politique étrangère comme lors de son soutient à la Révolution orange de 2004 en Ukraine et plus récemment, appuyant les évènements de la place Maïdan. La déclaration conjointe des ministres français, allemand et polonais des Affaires étrangères le 28 février dernier, en faveur de la reconnaissance du gouvernement de transition, fait figure d'affront historique vis-à-vis du pouvoir Russe. À l'offensive sur le dossier Russe/Ukraine, de par son histoire et de la pression de ses citoyens, la Pologne connait mieux que quiconque le pouvoir de cet ancien pays frontalier.  

Nouvelle puissance décomplexée

Forte de son émergence économique et de l'augmentation de sa richesse (+124% du PIB entre 1991 et 2012), la Pologne a su porter sa voix sur les questions de défense et de sécurité internationale, notamment crédibilisé par son appartenance européenne.

D'une part, son pouvoir économique, d'autre part son intention de peser sur l'avenir européen et international, illustrent deux priorités récupérés par la souveraineté polonaise. L'un n'allant pas sans l'autre, l'Union Européenne a sans conteste participé à ce renouveau. Par ce partenariat entre souveraineté nationale et européenne, la Pologne s'emploie depuis 10 ans à approfondir son aura, avec l'assurance de ces frontières, troisième pilier fondamental comme l'actualité ukrainienne nous le prouve.

Parler de frontière, sans doute moins essentiel pour l'électeur sicilien ou breton, constitue un acquis primordial pour les polonais que l'on fait croire seulement "plombier". Avant d'être des "paperasses" les traités, les directives ou les règlements européens permettent, dans la volonté de nos pères, de construire des relations basées sur le droit des populations et par la création d'une communauté de confiance entre les Etats.

La souveraineté internationale

Trop pressés de retrouver une souveraineté de "papier"- sans être capable de l'appliquer- les nationalistes au "front" de cette campagne européenne, oublient de reconnaitre les effets positifs de plus de 50 ans de coopération, pour les "anciens" membres, et de 10 ans dans le cas Polonais. Leurs politiques ? la déconstruction...

 L'Union Européenne, avant d'être des technocrates bruxellois ou des eurodéputés, est une organisation internationale comme il en a jamais existé. Une organisation économique qui ouvre son marché à plus de 500 millions d'européens dans le but d'imposer ses règles, ses normes dans une économie mondialisée, où pays émergents et anciennes puissances connaissent une redistribution des rôles. 

Cette Objet Votant Non Identifié (OVNI) qu'est l'Union Européenne est imparfaite, pas assez démocratique et lente. Pourtant, la soutenir ne révèle pas du sadomasochisme intégriste mais part du constat de la régionalisation géographique et économique qui s'effectue à travers le monde (UE, ASEAN, ALENA,...). Avec pour originalité, entre autres, de s'être doté d'un parlement élu au suffrage universel direct et qui va pour la première fois orienter le choix du futur président de l'organe exécutif (la Commission) le 25 mai prochain.

L'Europe des liens

Sans soustraire le mérite qui revient aux polonais, l'Union européenne, c'est à dire nous, a su soutenir les citoyens de Pologne, les accompagner et bientôt ne pourra plus s'en passer. L'émergence débutée d'une grande nation européenne peut être une fierté à l'aune de ces temps d'euroscepticisme.

A la veille de l'élection des 751 eurodéputés, les principales discordes européennes portent sur les attributions de la Banque Centrale Européenne (euro) et l'accord de libre-échange avec les Etats-Unis (TTIP). Un double défi pour la Pologne. Ami historique des Etats-Unis, elle devra prouver son audace et sa prétention internationale face à la première puissance économique du monde.

Pour l'euro, la Pologne a choisit l'Europe, oui, mais sans sa monnaie commune, elle préfère son zloty national. Osera-t-elle tout de même faire entendre sa voix alors qu'elle dépend pleinement de cette économie interconnectée, où la mauvaise santé de ses voisins impactera la sienne ? L'Europe des liens, du destin commun, des frontières communes et du compromis... Oui, c'est cela l'Union Européenne !

 


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52 réactions à cet article    


  • filo... 24 mai 2014 09:46

    @l’auteur
    Maintenant vous êtes américanisés et (mal)heureux !
    Félicitations pour cette « réussite »


    • Maximiche Maximiche 24 mai 2014 11:59

      Je suis américanisé ? J’aimerais bien savoir ce qui vous fait dire cela ! A part le fait que j’ai écrit que le gouvernement polonais étais proche des USA, quel est le rapport avec l’auteur et le malheureux ?


    • filo... 24 mai 2014 12:11

      @Maximiche

      En écrivant ça j’ai pensais à la Pologne et aux polonais. Et j’ai supposé qu’aussi auteur de ce article était polonais.


    • Maximiche Maximiche 24 mai 2014 15:18

      pardon je vous ai mal lu !
      Je ne suis ps polonais, j’y habite seulement. Ils sont Américains par la politique, pas tellement dns leurs vies quotidienne. Pour vous dire, Istanbul et les turques sont beaucoup plus américains que quiconque


    • Jelena XCII 24 mai 2014 11:23

      Les polonais sont satisfait de l’UE ? Cette blague... 72% d’abstention aux dernières européennes.


      • Maximiche Maximiche 24 mai 2014 11:56

        Satisfait, je ne l’ai pas écrit ! Réaliste de ce que ça a pu leurs apporter, oui !


      • jbal 2 juin 2014 20:05

        Ce que ça leur a apporté ! tu m’étonnes...


        • Lisa SION 2 Lisa SION 2 24 mai 2014 12:09

          Mimiche, vous êtes émouvant d’innocence.

          « L’Union Européenne, avant d’être des technocrates bruxellois ou des eurodéputés, est une organisation internationale comme il en a jamais existé.  » erreur, c’est la définition même de l’Empire. C’est dans cette configuration finale que le petit Napoléon a envoyé son peuple s’embourber en Russie, et c’est pour la même raison que l’Otan excite Poutine, afin qu’il nous déclare la guerre...

          N’avez vous pas seulement remarqué comme nous avons externalisé toutes nos entreprises polluantes et physiquement fatigantes vers l’est, cela dans le but de générer de l’emploi de service pour touriste moyen dans notre musée national.
          La Logan est une R12 remaquillée... l’huile de vidange de camion est recyclée Fruidor dans nos salades... les déceptions s’accumulent sur les gaz de schiste en Pologne https://www.google.fr/search?q=gaz+de+schiste+d%C3%A9ception+en+s%C3%A9rie+en+pologne&ie=utf-8&oe=utf-8&aq=t&rls=org.mozilla:fr:official&client=firefox-a&channel=sb&gfe_rd=cr&ei=fG2AU7DjA66f0wWT6oC4Dg va falloir vous renseigner avant de prôner plus d’Europe comme la grenouille... !


          • Maximiche Maximiche 24 mai 2014 12:22

            La définition de l’empire est une organisation internationale basé sur des votes soit majoritaire soit au vote à l’unanimité ? Et ben il devàit fàire bon vivre à cette époque ! émouvant d’ignorance historique et lexicale !
            Oui en France c ’est le tourisme et en pologne les industries ? Avez vous au moins une fois voyagé en Pologne, connaissez vous tous les places touristique polonaise ? j’ai peur que non, à part ca je ne comprend absolument le rapport avec l’UE, mais je sais qu’on aime bien la rendre responsable de tout


          • filo... 24 mai 2014 12:33

            @l’auteur

            Vous ne supportez pas qu’on vos contredit. Mais AV sert justement aux échanges des idées.

            Peut être que vous vous trompez de Site alors ?


            • Maximiche Maximiche 24 mai 2014 14:56

              au contraire j’adore, mais j’adore aussi répondre, quoi de mal ?


            • Doume65 24 mai 2014 12:41

              @l’auteur
              « la Pologne est désormais une des économies les plus performantes d’Europe avec une croissance annuelle de 3.8 % sur la période 1991-2012 »

              Sa bonne croissance ne suffit pas à conclure que c’est une des économies les plus performantes d’Europe. Un exemple : PIB par habitant polonais : 20 184 $, à comparer aux 39 772 $ du français moyen. Un français produit donc à peu près deux fois plus qu’un polonais !


              • Maximiche Maximiche 24 mai 2014 15:07

                OUI j’avais bien remarqué ca, mais vous savez la france n’est pas le centre du monde. On est un des pays un des plus riches du monde donc forcément il y aura toujours des économies plus basse que la notre. Ce qui est important c’est sur la durée... et la on peut se rendre compte de l’évolution du pays.


              • foufouille foufouille 24 mai 2014 12:57

                quand leur smic dépassera 500€, ce sera la douche froide


                • Piotrek Piotrek 24 mai 2014 13:33

                  Il y a une question fondamentale qui clarifie tout sur l’UE :

                  Etes-vous prêts à ce que votre pays embrasse la mondialisation capitaliste sans conditions ?

                  C’est ça la chose la plus importante et elle explique tout. L’Allemagne et la Pologne ont répondu : « On va jouer le jeu du capitalisme mondialisé à Fond »
                  Donc, effectivement l’Allemagne va faire du dumping salarial dans ses abattoirs. Donc effectivement le Polonais n’hésitera pas a s’expatrier pour un salaire 20% supérieur.
                  Ces états vont tout faire pour optimiser leurs économies, les yeux rivés sur les indicateurs, sans aucun état d’âme.
                  Du coup leur économie tourne, les écarts se creusent entre riches et pauvres, bien sûr, mais les indicateurs sont meilleurs.

                  J’ai connu la Pologne d’avant la chute du mur de Berlin, je connais les polonais maintenant. Et ils sont devenus pour moi plus américains que les américains des hypercapitalistes. C’est juste une progression logique des attitudes en fonction de leur histoire.

                  Donc oui les polonais (et les allemands) ont su profiter de l’Europe, telle qu’elle a été construite. Ils ont joué le jeu en pesant de tous leur poids dans les négociations à leur avantage (ou plutôt à l’avantage de leurs firmes et productions nationales)

                  Le problème c’est qu’en France, on n’a pas choisi de réponse à cette question fondamentale qu’est l’Europe : Etes-vous prêts à ce que votre pays embrasse la mondialisation capitaliste sans conditions ? On ne s’est pas posé POUR ou CONTRE.
                  Donc forcément la France a fait tout et n’importe quoi sur l’échiquier européen :
                  - D’un côté, la France, berceau des Droits de l’Homme, ne vient pas au chevet de la Grèce pour chasser les vautours (voire traite les Grecs de voleurs)
                  - D’un autre côté on défend becs et ongles nos ouvriers
                  - D’un autre côté on se félicite que nos entreprises privées ont remportés un marché ici et là
                  ...

                  Si on a maintenant une gauche qui fait une politique de droite et une droite qui fait une politique de gauche, faut pas s’étonner, on n’a tout simplement pas choisi mais tout signé.

                  C’est avec ce nationalisme sans véritable conviction (POUR ou CONTRE la question fondamentale européenne) Qu’on passe sans cesse pour des rigolos, pour le cancre du fond de la classe qui squatte le radiateur et fait des caprices quand il n’a pas une bonne note... La France est vue comme un pays qui veut le beurre, l’argent du beurre et la crémière.
                  Oui chers compatriotes c’est ainsi que les autres pays nous considèrent. La France est devenue schizophrène à force de ne pas vouloir choisir.

                  Va falloir choisir pour de bon !


                  • Piotrek Piotrek 24 mai 2014 13:42

                    Mon commentaire précédant était pour l’analyse, voici mon choix :

                    Le capitalisme mondialiste est une escroquerie qui vend du rêve.
                    Il définit une vision très particulière du succès et promet que quiconque fournira les efforts nécessaire parviendra au sommet : c’est faux car incomplet. C’est faux car Piketty l’a démontré.
                    Pour fonctionner de manière optimale : il prévaut sur la démocratie, et c’est pas bon
                    ...
                    Toutes les critiques classiques du capitalisme en somme.

                    Mais ma plus importante critique, elle sera microéconomique : On ne peut pas avoir de croissance permanent dans un monde aux ressources finies.
                    Et c’est au peuple de décider comment l’humanité traversera cette phase, non pas à des oligarques qui méritent pas leur place.

                    Demain je vote communiste, ça coule de source. Même si je me considère pas comme communiste.


                  • lsga lsga 24 mai 2014 14:12

                    c’est marrant, tu parles comme si on avait le choix.

                     
                    Le Capitalisme ne peut pas stagner à une échelle nationale à cause de la loi de la baisse tendancielle du taux de profit. 

                  • Piotrek Piotrek 24 mai 2014 14:31

                    Le choix : il doit être démocratique, il doit être efficace (les communistes européens auront tendance à coopérer contrairement aux nationalistes européens) donc voter une idéologie forte et claire au lieu de voter pour allonger sa propre liste de privilèges.

                    Quant à la tendance de la baisse du taux de profit, cette baisse est en permanence réévaluée par beaucoup de facteurs et donc très ralentie dans le temps. C’est juste mais c’est pas un argument choc.

                    La baisse bien réelle des ressources, c’est différent : on n’a plus de cuivre, on en a plus point barre, on n’a plus d’uranium il y a les éoliennes... cela va faire un sacré choc, les mieux lotis s’en foutent, ceux d’en bas devraient penser à s’organiser sérieusement.

                    Je suis pas un pur communiste, j’essaie d’être pragmatique


                  • lsga lsga 24 mai 2014 14:38

                    bin voyons : coupe les importations coloniales de matières premières africaines vers la France, et d’un coup, le Capitalisme français tombe.

                     
                    L’Oligarchie Française n’a pas le choix : elle doit rentrer dans le marché mondiale pour sauver ce qui peut l’être de ses profits. 
                     
                    Enfin, le Socialisme ne pouvant pas être instauré à l’échelle d’un seul pays (surtout à l’échelle d’un pays comme la France, dépourvue de matière première et d’énergie), il n’y a donc pas le choix non plus pour les prolétaires.
                     
                    On va passer à l’échelle géographique supérieure. Réjouissons nous : la lutte des classes n’en sera que plus forte, les grèves plus efficaces, les manifestations plus impressionnantes.
                     


                  • Maximiche Maximiche 24 mai 2014 15:13

                    Je pense que votre raisonnement ne tiens vraiment ps le coup. Vous pensez vraiment que la France n’a pas déja choisit ? 5 ieme puissance mondiale et vous arrivez à conclure que la France n’a pas choisit le capitalisme ? dans l’Europe depuis 57 ans mais elle n’aurait pas choisit la mondialisation ? ....


                  • lsga lsga 24 mai 2014 15:16

                    Ce n’est pas un choix, mais une nécessité. 

                     


                  • Maximiche Maximiche 24 mai 2014 15:39

                    ‘Toute personne croyant qu’une croissance exponentielle peut durer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste’
                    Kenneth Boulding
                    1910-1993
                    President de l’American Economic Association


                  • Piotrek Piotrek 24 mai 2014 19:21

                    Je pense que votre raisonnement ne tiens vraiment ps le coup. Vous pensez vraiment que la France n’a pas déja choisit ? 5 ieme puissance mondiale et vous arrivez à conclure que la France n’a pas choisit le capitalisme ? dans l’Europe depuis 57 ans mais elle n’aurait pas choisit la mondialisation ? ....

                    Le problème c’est qu’en l’an 2000, on promettait presque d’en finir avec la faim dans le monde dans les 10 ans, c’était pas le bouquet, mais il y avait un certain optimisme et une certaine croissance.
                    On a eu une petite crisette avec le percement de la bulle internet, mais rien de bien catastrophique.
                    Quelques années plus tard, la crise des subprimes secoue le monde, et nous esquivons in-extremis l’effondrement de l’économie au niveau planétaire
                    Aujourd’hui à cause de la contagion de la frilosité du crédit, l’économie se grippe, production et consommation chutent au niveau mondial, les sans-emploi s’accumulent, les entreprises ne font que de l’optimisation pour feindre une croissance et rien n’est reglé dans le système financier qui peut basculer à tout moment...

                    Donc oui la France s’était engagée dans la mondialisation avec presque tous les autres pays, mais avouez, le monde a changé et avec la pression de la crise actuelle beaucoup trop de monde commence a tâter de la vache maigre pendant que d’autres commandent des avions privés de plus en plus gros. Et ce n’est même plus du capitalisme, c’est marche ou crève et cela empire de jour en jour.

                    On n’avait pas signé pour un capitalisme du type « Germinal » que je sache.

                    Belle trouvaille, pour la citation


                  • AlainV AlainV 24 mai 2014 20:05

                    Je suis globalement d’accord avec vous, sauf quand vous écrivez :

                    « Le problème c’est qu’en France, on n’a pas choisi de réponse à cette question fondamentale qu’est l’Europe : Etes-vous prêts à ce que votre pays embrasse la mondialisation capitaliste sans conditions ? On ne s’est pas posé POUR ou CONTRE. »
                    Vous oubliez le Traité Constitutionnel que les Français ont rejeté.


                  • Piotrek Piotrek 24 mai 2014 20:57

                    Vous oubliez le Traité Constitutionnel que les Français ont rejeté.

                    Oui :)

                    Mais ce fut avant la crise, dans l’hésitation de citoyens devenant plus perplexes, sans forte participation... Ce n’était pas un « non » fort mais un « non » dans le doute.

                    La situation a changé, avec le dénouement de la crise, c’est devenu limpide :
                    - Aucune réflexion de fond sur la crise financière, les banques ont bénéficié d’aides hors du commun.
                    - Aucune réelle coopération, de sortie de crise, à part comptable.
                    - Aucune mesure protectrice et aucun suivi sur le thème de la bombe financière qui peut exploser à tout moment et faire perdre tout ce que chaque citoyen européen possède.

                    Bref : absolument rien, on a compris que l’Europe c’était l’Europe des Banques et des grosses sociétés. On a aussi compris que l’ordre capitaliste modéré d’avant crise (qu’on pouvait penser modéré par toutes ces normes et régulations dont on entendait parler) c’était du vent : Le capitalisme n’existe pas en Europe : c’est de l’oligarchie purement et simplement, car dans la théorie capitaliste, quand des banques font de telles bourdes, elles doivent tomber, l’Europe a choisi de les sauver elles seules.

                    L’Europe telle qu’elle est c’est le pire du socialisme et le pire du capitalisme, mais ce n’est qu’un vecteur d’intérets particuliers, supprimer l’Europe ne supprimera pas ces intérêts. Je trouve cela logique.

                    La Pologne, l’Allemagne et les pays de l’Est en général, sont encore peu touchés par la crise, mais les choses changent rapidement... L’Allemagne a dû accepter le salaire minimum, elle subit la baisse de croissance mondiale et importe beaucoup trop de travailleurs étrangers... Les polonais commencent à se poser des question car on va leur interdire de fabriquer leur saucisses traditionnelles et privatiser les forêts su pays.

                    Patientons, Votons communiste pour concentrer les forces européennes, car pour lutter contre les oligarques de tous bords et de toutes nationalités, faut l’union qui fait la force pour lutter contre cette incroyable corruption.


                  • Remi 25 mai 2014 14:30

                    « Si on a maintenant une gauche qui fait une politique de droite et une droite qui fait une politique de gauche »

                    Vous avez vu cela où ?


                  • 65beve 24 mai 2014 19:36

                    Bonjour l’auteur,

                    Avec ses missiles américains déployés à la frontière de l’ouest, la Pologne sera le premier pays vitrifié en cas de conflit atomique avec la Russie.
                    Sympathiques américains !
                    cdlt



                    • wesson wesson 24 mai 2014 20:23

                      Bonjour l’auteur, la phrase n’est pas de moi (elle est de Todd) mais je la trouve tellement efficace que je n’y résiste pas : 

                      « La Pologne de pardonnera jamais à la Russie de lui avoir donné les frontières d’un état viable, et aux communistes de l’avoir doté d’infrastructure et remarquablement éduqué une immense partie de la population » 

                       On en est là !


                      • Piotrek Piotrek 24 mai 2014 21:12

                        C’est pas un bon argument pour deux raisons :

                        - L’URSS n’a jamais été purement communiste, c’était une dictature.
                        - Les apparatchiks incultes trônaient dans toutes les structures pendant que les petites mains expertes et dévouées faisaient le vrai boulot (pour gravir les échelons fallait être plus « camarade » que le « camarade-en-chef »)
                        - On pourrait inverser l’argument chez nous en disant :
                        « La France ne pardonnera jamais aux Etats-Unis de l’avoir libérée des Nazis, et au capitalisme de l’avoir doté de l’informatique de l’internet et des repas rapides cuisinés bon marché »

                        Remarque : Je me dis communiste depuis 2 jours, mais je veux dire « VRAI communiste », pas nostalgique d’un fiasco historique.


                      • filo... 24 mai 2014 22:09

                        @Piotrek
                        Etes vous sûr que qu’en URSS c’était du communisme ?
                        Selon moi non. C’était tout d’abord Leninisme, Stalinisme, Breznevisme etc.

                        Communisme est à venir !
                        Bientôt !


                      • Le Gaspésien 25 mai 2014 06:27

                        Tout juste.

                        Je me permet un parallèle, avec les USA et la France.
                         
                        Les USA ne pardonneront jamais à la France de devoir leur existence à Destaing, La Fayette, Rochambeau. Pour un Peuple racialiste, c’est insupportable.


                      • Aristoto Aristoto 26 mai 2014 14:39

                        Remarque : Je me dis communiste depuis 2 jours, mais je veux dire « VRAI communiste », pas nostalgique d’un fiasco historique.

                        Ha oui ! raconte nous donc tout ça plus en détaille smiley


                      • asap 24 mai 2014 21:45

                        T’es bon Piotrek, je te suis parfaitement.


                        • ELCHETORIX 24 mai 2014 22:07

                          C’est simple , cette europe là , je n’en veux pas !
                          Il faut donc se libérer de ce « machin » , en sortant de l’otan , récréant notre propre monnaie , bref récupérer notre souveraineté et surtout éjecter nos oligarques et nationaliser les banques et assurances , la distribution de l’eau et de l’énergie etc.. soit reconstruire les acquis du CNR .
                          Et surtout remonter nos institutions en s’inspirant du Gaullisme social .En politique extérieure , rejeter le sionisme colonisateur et traiter équitablement avec les autres nations souveraines , un monde multipolaire en somme .
                          RA.


                          • filo... 24 mai 2014 22:18

                            @elchetorix
                            C’est très juste ce que vous écrivez. Mais pour pouvoir faire ça il faudra renvoyer tout d’abord les USA à la maison, dehors d’Europe, ces nuisibles.
                            Plus aucune raison qu’ils restent encore chez nous et plus aucune raison que l’OTANT existe et continue à semer la désolation sur son passage.


                          • AlainV AlainV 24 mai 2014 22:24

                             Comment ne pas adhérer à ce que vous proposez-là !
                            Mais nous sommes tout au plus 12 %.
                            Le reste des électeurs préfère croire aux légendes qu’on leur raconte dans tous les médias : le grand loup (communiste) rôde. Il vous mangera si vous ne vous jetez pas dans les bras de l’oncle Sam.
                            C’est vrai aussi en Pologne (où ma femme a toute sa famille).

                            Battons-nous partout, y compris en votant dimanche pour la vraie gauche. Organisons-nous pour la suite.


                          • ELCHETORIX 24 mai 2014 23:12

                            Certes , Filo , la condition sine qua none pour que les pays Européens retrouvent leur souveraineté ( leur indépendance ) est bien entendu de rejeter le suzerain états-uniens !
                            Mais les Allemands , Polonais et bien d’autres pays Est-Européens , toute comme les « monarchies Européennes » ne sont pas prêts à lâcher le « protecteur » états-uniens !
                            Quand on élira un président non traitre à notre nation , type Gaullien social , alors on s’affranchira de la tutelle anglo-saxonne et sioniste .
                            RA.


                          • Le Gaspésien 24 mai 2014 22:08

                            Cet article n’est rien d’autre qu’un malentendu.

                            Bien sûr que la Pologne est la pays qui a le plus bénéficié de la mafia européistes. 85 milliards d’€ en 10 ans, mazette, il aurait été tragique que les oligarques soient mécontents. Les USA l’exigeaient. Ils avaient peut-être un emploi pour le futur, que les hommes fassent chair à canon pour l’Empire.
                            Sinon 85 milliards d’€, on peut en acheter des choses hein avec le pognon des autres.
                            Comme les F16 américain avec les ronds des français. Remarquez avec l’américaine Christine Lagarde cumulant les postes de ministre des finances et agent US du département d’états américains, c’était du velours.


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Maximiche

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