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Accueil du site > Actualités > Europe > La tentation du protectionnisme et de l’économie administrée

La tentation du protectionnisme et de l’économie administrée

Dopé par la crise, Nicolas Sarkozy tente de s’imposer au monde en profitant de la faiblesse d’Angela Merkel, en pleine cohabitation, de Gordon Brown, contesté au sein de son propre parti, et de l’exécutif américain en cours de transition. Ayant obtenu la tenue d’un sommet du G20 à Washington le 15 novembre prochain, il a semé le trouble chez nos partenaires européens en revendiquant la présidence de l’Eurogroupe jusqu’en 2010.

Si son énergie et son sens politique incontestables ont transformé les premiers couacs européens en coordination efficace, nous voyons poindre chez lui une tentation populiste inquiétante. Ce qui fut un atout dans l’urgence pourrait bien devenir un handicap dans les prochains mois.

Au cours des dernières semaines, les manœuvres énergiques des gouvernements ont abouti à un plan efficace d’aide aux banques. Nicolas Sarkozy n’y est pas pour rien. Couplé avec la mobilisation des banques centrales, la première phase de la crise est maintenant derrière nous. Restructuré et remis à flot par un apport abondant de liquidités et de fonds propres, le système bancaire international fonctionne à nouveau. Mais pour ne pas voir l’inflation et l’endettement public déraper, nous devrons rapidement assister au retour à la rigueur monétaire et à la cession de ces participations par l’Etat.

Nicolas Sarkozy aborde maintenant la deuxième phase de la crise, la récession économique. Chaque jour apporte son lot de mesures désordonnées qui brouillent la lecture d’ensemble. Heureusement, le gouvernement ne semble pas s’orienter vers un « plan de relance ». Il est bien inspiré, car il n’aurait pour principal effet que de gonfler un endettement public déjà excessif. En revanche, il prend le risque de transformer la récession en dépression par le renforcement de notre protectionnisme. Or, notre économie va avoir besoin de toute la dynamique de la mondialisation pour redémarrer.

En affirmant vouloir protéger les entreprises françaises contre les « prédateurs » étrangers, il envoie un signal négatif au monde. Alors que nos entreprises souffrent et cherchent de l’argent, les investisseurs étrangers et leurs capitaux vont éviter la France. Est-ce là un moyen de renforcer l’autorité de l’Etat sur les banques et sur les entreprises ? La montée en puissance de l’agence publique Oseo et l’annonce du lancement d’un fond d’investissement stratégique vont dans le sens d’une étatisation de l’économie nationale. Ce repli dirigiste nous éloigne de la reprise et menace nos finances publiques.

Les 320 milliards d’euros de prêts garantis aux banques par l’Etat via la Société Française de Refinancement de l’Economie sont essentiels à court terme. S’ils ne pèsent pas sur l’endettement public, ils constituent bien un engagement (hors bilan) de l’Etat français. Est-il raisonnable de vouloir aussi lancer un Fond d’Investissement Stratégique avec de l’argent et des compétences que l’Etat n’a pas ? Cela ne revient-il pas à pratiquer le fameux effet de levier tant dénoncé par Sarkozy lui-même ? L’Etat est en train de se transformer au mieux en fond de pension bricolé, au pire en économie socialiste. Inutile de préciser les risques que cela fait courir aux Français.

Devons-nous aussi nous « protéger » en faisant de l’étranger une menace ? L’Allemagne a été prompte à dénoncer cette attitude qui revient sur le fondement de la construction européenne, sur ce qui nous a assuré une magnifique prospérité à tous depuis la création du marché unique. Alors que nos entreprises mènent une politique d’acquisition dynamique hors de nos frontières, nous devons aussi laisser des acteurs étrangers investir dans nos entreprises, nous apporter capitaux et savoir-faire. Il en va de notre vitalité économique.

Enfin, Nicolas Sarkozy a annoncé vouloir accélérer les réformes. Nous ne pouvons que le soutenir dans ce sens. Les grandes crises sont des idéales pour faire passer des réformes structurelles difficiles. Il est temps de pratiquer une politique offensive en faveur des entreprises, en allégeant considérablement la réglementation du travail, en baissant drastiquement les charges qui pèsent sur leur développement et en simplifiant la vie des sociétés et des travailleurs indépendants. La suppression de la Taxe Professionnelle sur les nouveaux investissements va dans ce sens. Il faut continuer. Pour rendre du pouvoir d’achat aux Français, le levier le plus important consiste à diminuer les impôts qui représentent 44 % du PIB (contre une moyenne de 36 % dans l’OCDE). Cette relance fiscale exige une baisse de la dépense publique, c’est-à-dire une vraie réforme de l’Etat.

Lorsque le président du groupe socialiste au parlement européen a déclaré que Nicolas Sarkozy parlait « comme un socialiste européen », ce dernier a acquiescé. Hugo Chavez a enfoncé le clou quelques jours après. Pour que ces propos restent de l’ordre de la boutade, Sarkozy devrait se recentrer ses propositions sur la libération des énergies et des talents dans notre pays. Ce n’est pas l’Etat qui créera des emplois utiles et de la richesse. Ce sont les entreprises, françaises ou étrangères, et leurs investissements.
 


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41 réactions à cet article    


  • galapiat 8 novembre 2008 09:54

    Je ne comprends pas un tel aveuglement, face à la réalité de notre monde !

    vous dites, je cite : L’Etat est en train de se transformer au mieux en fond de pension bricolé, au pire en économie socialiste. Inutile de préciser les risques que cela fait courir aux Français.

    je rêve, le moins d’état(liberalisme), c’est lui qui nous a conduit où on en est actuellement smiley
    le plus d’état(socialisme)c’est lui qui nous a sauvé de la faillite générale :->
    et maintenant que des milliards ont été dépensés de la poche des contribuables, vous voulez que l’état aille voir ailleurs si j’y suis : quelle indescence.

    pour rendre le pouvoir d’achat aux français, il faut rendre la création monétaire à l’état, rendre ce droit régalien qui a été spolié par les banksters !

    respectueusement, galapiat




    • Le péripate Le péripate 8 novembre 2008 20:45

       Fâché Renève ?


    • Le péripate Le péripate 8 novembre 2008 10:14

      Il est à craindre que ce gouvernement ne stoppera pas l’accroissement du poids de l’état. Juste quelques chiffres dans la face de ceux qui croient à la fable du libéralisme-sauvage-qui-domine-le-monde :

      Dépenses publiques en pourcentage du PIB pour la France
      1913 8, 9%
      1938 23,2%
      1950 27, 6%
      1973 38, 8%
      1999 52, 4 %

      On trouve des chiffres semblables pour d’autres pays, quoique souvent plus modérés.




      • Philou017 Philou017 8 novembre 2008 12:48

        Les dérives étatiques n’empêchent pas la prédominance du systeme libéral sur tout le reste.

        Et si l’état vit au-dessus de ses moyens, c’est aussi parce que une partie du bénéfice économique est détourné de maniere de plus en plus importante dans les poches des financiers. Et que nombre de produits que l’on achete sont produits à l’étranger. D’où la baisse relative du pib par rapport à la consommation.

        Le systeme libéral ne permet aucun équilibre et tend à réduire de plus en plus la capacité régulatrice des états, pourtant bien nécéssaire.

        Mais le Péripate s’accroche à son antienne de l’état dépensier pour éviter de voir la réalité de son cher "système libéral".

        Idéologie, quand tu nous tiens...


      • Le péripate Le péripate 8 novembre 2008 16:36

         L’idéologie, en la matière, consiste à trouver une manière de refuser de voir le sens de quelques chiffres.


      • Philou017 Philou017 8 novembre 2008 18:16

        Péripate : vous donnez des chiffres bruts sans vous donner la peine de les mettre en perspective. Le chomage, le manque à gagner qu’il entraine en terme de cotisations sociales est une cause importante de l’accroissement de la depense publique. Responsable : le libéralisme, qui a tué l’équilibre de l’emploi.

        Cela a grandement a accru la depense publique (2003) :

        Dépenses de fonctionnement de l’Etat 309,0
        Intérêts de la dette 47,3
        Prestations sociales et remboursements de sécurité sociale 351,9
        Subventions et autres transferts  89,4
        Investissements et divers  52,7

        Total des dépenses (milliards d’euros en 2003)  850,3
        www.mgc-paris.com/IMG/File/La_depense_publique_en_France.pdf

        D’autre part, si on tient compte de tous les chiffres, calculés differemment suivant les pays, l’évolution en France est loin d’être catastrophique. Mais comme d’habitude les libéraux interpretent les chiffres comme ca leur convient.
        www.geoscopies.net/geoscopie/themes/t486dep.php

        Aussi, la dette pese lourdement sur les dépenses publiques :

        La croissance de la dette provient notamment d’une hausse des taux d’intérêt versés aux détenteurs des
        titres d’Etat. Les taux d’intérêt ont été supérieurs au taux de croissance durant une longue période, ce qui a
        eu pour conséquence une hausse de la dette. Cet effet a été mesuré. Dans les années 1970, 3 % des dépenses des administrations publiques étaient consacrées au paiement des intérêts contre 6 % actuellement (avec unpic à 7 % en 1996). Cette dynamique des taux d’intérêt, et l’effet « boule de neige » qu’elle a engendré, explique pour moitié la hausse de la dette depuis le début des années 90’. Rien à voir donc avec une prétendue dérive des dépenses de fonctionnement de l’Etat.


        Les allegements fiscaux exigés par la politique libérale endettent aussi l’état :

        D’autre part, les allègements fiscaux intervenus depuis plusieurs années compriment les recettes : le
        manque à gagner qui en résulte empêche de couvrir le besoin en dépenses publiques. Ainsi, la baisse du
        barème de l’impôt sur le revenu représente un coût cumulé sur la période 2000-2005 de 50 milliards
        d’euros. Dans la même période, la baisse de la taxe professionnelle, compensée à hauteur de 12 milliards
        d’euros en 2005 par le budget de l’Etat, a représenté un coût important pour la collectivité. De la même
        manière, les nombreuses mesures fiscales dérogatoires, dont le nombre et le coût a augmenté, ont grevé les finances publiques. Globalement, l’empilement de mesures destinées à alléger l’imposition des entreprises et des ménages les plus aisés alimente les déficits et, par suite, la dette.

        www.snui.fr/gen/cp/dp/dp2006/Dossierecettesdepensesdefinitif_0506.pdf

        D’un coté l’état s’appauvrit et de l’autre les plus riches deviennent plus riches et plus nombreux.

        Et ca va pas s’arranger avec les rachats de banques en faillite, pour compenser l’avidité financiere de nos libéraux moralisateurs.
        Le libéralisme, une plaie de l’humanité ?



      • Le péripate Le péripate 8 novembre 2008 18:29

         Tortillez vous comme vous le voulez. Il est très difficile de parler de libéralisme sauvage avec ces chiffres, c’est tout ce que je voulais démontrer. Qu’il y ait des raisons, bien sûr, et je ne le conteste pas. Il faut bien qu’une partie de cet argent serve, un peu, à quelque chose.
        Mieux, la "théorie" des trente dernières années de libéralisme et de dérégulation ne s’observe pas sur la courbe des croissances des dépenses publiques depuis 1913. C’est bien au contraire une croissance continue, à peine marquée par quelques plateaux, pour d’autres pays.


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 9 novembre 2008 00:09

         Le systeme capitaliste a prouvé sa malfaisance à ceux qui en doutaient encore. En promettant des dollars en quantité ILLIMITÉE aux banques centrales , la FRB a annoncé clairement que l’argent ne vaut plus rien. Toute valeur symbolique (monétaire) ne repose plus que sur la confiance en l’État. Il est impérieux que l’État, qui assume TOUTE la responsabilité au nom de la collectivité, ait le pouvoir correspondant jusqu’a ce qu’on ait mis en place une nouvelle structure entrepreneuriale crédible. Il n’y a pas de solution alternative

        Pierre JC Allard

        http://nouvellesociete.org/PR.html
        http://les7duquebec.wordpress.com/2008/10/13/apres-la-crise/


      • Lisa SION 2 Lisa SION 2 8 novembre 2008 12:01

        @ l’auteur,

        "La suppression de la Taxe Professionnelle sur les nouveaux investissements va dans ce sens." Me trompai-je si je faisais part du fait que cette taxe profite d’abord aux communes ou communautés de communes ?

        @u péripate,

        Dépenses publiques _1913 / 8, 9% _ 1938 / 23,2% _ 1950 / 27, 6% _ 1973 / 38, 8% _ 1999 / 52, 4 % ...

        Dépenses de fonctionnement de Crozemarie à l’ARC : 1999 / 60 %

        On approche...


        • Philou017 Philou017 8 novembre 2008 12:41

          "Devons-nous aussi nous « protéger » en faisant de l’étranger une menace ?"
          Dans le systeme libéral, l’étranger est un danger dans la mesure où tout le monde essaie de bouffer tout le monde. Se protéger, c’est choisir les secteurs industriels/commerciaux que l’on protege pour le bien commun, et ceux où l’on échange pour un bénéfice mutuel.
          Le contraire de la jungle libérale où seule l’avidité des financiers compte. Mais je comprend qu’un libéral ne puisse concevoir ce genre de chose pourtant tres saines.
          L’auteur est bien contaminé.

          "Je suis libéral parce que j’aime la liberté." dit l’auteur.
          Mais le libéralisme c’est l’esclavage à un systeme qui n’a que faire de vos libertés. Ne pas confondre la liberté des citoyens, et la "liberté" accordée" au systeme économique/financier qui n’est que l’autorisation aux requins de s’approprier l’économie mondiale.
          La vraie liberté , c’est que le citoyen puisse faire des choix, notamment au niveau économique. Dans le systeme libéral, il n’y a pas de liberté puisque c’est la "loi du marché" qui s’impose, cad la loi des puissants et des multinationales.

          La liberté sans organisation intelligente, ca débouche sur la loi de la jungle. Imagine-t-on que l’on supprime toutes les lois régissant la société ?

          Mais on a réussi à faire croire à un certain nombre le contraire, en jouant sur les mots et les concepts. Il est temps d’ouvrir les yeux, Aurélien.


          • Marc Bruxman 8 novembre 2008 13:08

            "Devons-nous aussi nous « protéger » en faisant de l’étranger une menace ?"
            Dans le systeme libéral, l’étranger est un danger dans la mesure où tout le monde essaie de bouffer tout le monde. Se protéger, c’est choisir les secteurs industriels/commerciaux que l’on protege pour le bien commun, et ceux où l’on échange pour un bénéfice mutuel.


            Faux, dans le système libéral l’étranger est un partenaire commercial potentiel et non une menace. ? Pourquoi le système libéral fait des affaires avec la Chine, l’Inde et tous les pays qui veulent bien commercer avec lui ? Parce que justement on s’en fout d’ou ca vient !

            Et la conséquence est que la Chine par exemple s’est enrichie dans des proportions extraordinaires et continue de le faire. 300 millions de personnes (soit quasiment la population des USA) y vivent aujourd’hui à l’occidentale. Le milliard restant est certe mal loti, mais la pauvreté diminue à la vitesse de l’éclair. Tout ca en 20 ans. Aucun programme de développement type nation unies n’a jamais réussi à faire cela. 

            Le protectionisme au contraire est CONTRE le libéralisme puisque c’est une restriction. Et même dans le systéme actuel que les kokos se plaisent à dire "libéral", le montant des droits de douane est astronomique. Faites venir un container de marchandises depuis la chine et vous comprendrez de quoi je parles ! ! !

            Mais le libéralisme c’est l’esclavage à un systeme qui n’a que faire de vos libertés. Ne pas confondre la liberté des citoyens, et la "liberté" accordée" au systeme économique/financier qui n’est que l’autorisation aux requins de s’approprier l’économie mondiale.

            C’est la même chose ! Vu que le citoyen peut créer une entreprise. 

            Xavier Niel (fondateur de Free) n’est pas né milliardaire. Il l’est devenu. Sam Walton (Wal Mart) a eu une enfance pauvre. Il est devenu un des hommes les plus riches du monde. Le libéralisme c’est justement cette liberté si vous vous bougez le cul. 

            Ce qui vous enmerde avec la liberté et ce qui enmerde la plupart des cocos c’est que ces gens ont un égo démesuré et ne veulent pas admettre qu’ils sont perdants (ou pas gagnants) du système parce que ils n’ont pas les compétences ou l’envie de réussir.

            En gros ce sont des gens qui préférent vivre dans une prison dorée plutot qu’en liberté. C’est limite névrotique. 

            La vraie liberté , c’est que le citoyen puisse faire des choix, notamment au niveau économique. Dans le systeme libéral, il n’y a pas de liberté puisque c’est la "loi du marché" qui s’impose, cad la loi des puissants et des multinationales.

            Si le citoyen fait au contraire tous les choix dans un système libéral vu qu’il décide ce qu’il achéte et ce qu’il vend. Si un produit marche, c’est que les citoyens l’achétent. Si les citoyens ne l’achétent pas, le système a pu produire ce qu’il veut il se torchera avec et perdra masse thune. 

            Donc non désolé le citoyen fait tous les choix. Tu votes à chaque fois que tu va au supermarché et que tu paies avec ta CB. 

            La liberté sans organisation intelligente, ca débouche sur la loi de la jungle. Imagine-t-on que l’on supprime toutes les lois régissant la société ?

            Pas toutes, mais une grande partie. Mais une fois que l’on a interdit le recours à la violence physique et au vol, tout le reste peut être établi par contrat. 





          • Philou017 Philou017 8 novembre 2008 15:52

            "Faux, dans le système libéral l’étranger est un partenaire commercial potentiel et non une menace. ? Pourquoi le système libéral fait des affaires avec la Chine, l’Inde et tous les pays qui veulent bien commercer avec lui ? Parce que justement on s’en fout d’ou ca vient !
            Et la conséquence est que la Chine par exemple s’est enrichie dans des proportions extraordinaires et continue de le faire. 300 millions de personnes (soit quasiment la population des USA) y vivent aujourd’hui à l’occidentale. Le milliard restant est certe mal loti, mais la pauvreté diminue à la vitesse de l’éclair. Tout ca en 20 ans. Aucun programme de développement type nation unies n’a jamais réussi à faire cela. "

            Tout est relatif. Une partie de la population s’enrichit pendant qu’une autre, plus importante, devient plus pauvre. D’où l’expansion des bidonvilles dans toutes les grandes villes de la planete. Mais, au lendemain de la guerre froide, il y a avait bien d’autres moyens et facon de faire pour permettre le developpement de pays dits pauvres. Le libéralisme est la pire (inégalités, pollution, individualisme, matérialisme, immoralité, le fric comme idéal, etc).

            Le protectionisme au contraire est CONTRE le libéralisme puisque c’est une restriction. Et même dans le systéme actuel que les kokos se plaisent à dire "libéral", le montant des droits de douane est astronomique. Faites venir un container de marchandises depuis la chine et vous comprendrez de quoi je parles ! ! !
            Le libéralisme est contre tout ce qui ne va pas dans l’intérêt des financiers.


            "C’est la même chose ! Vu que le citoyen peut créer une entreprise.
            Xavier Niel (fondateur de Free) n’est pas né milliardaire. Il l’est devenu. Sam Walton (Wal Mart) a eu une enfance pauvre. Il est devenu un des hommes les plus riches du monde. Le libéralisme c’est justement cette liberté si vous vous bougez le cul.
            Ce qui vous enmerde avec la liberté et ce qui enmerde la plupart des cocos c’est que ces gens ont un égo démesuré et ne veulent pas admettre qu’ils sont perdants (ou pas gagnants) du système parce que ils n’ont pas les compétences ou l’envie de réussir. "
            Dans ce systeme, il y a des gens qui ont la capacité de réussir. Mais cela se fait au dépens de l’intérêt général. Il n’y a pas de place pour tout le monde dans le libéralisme.

            "En gros ce sont des gens qui préférent vivre dans une prison dorée plutot qu’en liberté. C’est limite névrotique. "
            Je ne vois pas en quoi vivre en tenant compte de l’intérêt général est choisir une prison. C’est l’idéologie aveugle qui rend prisonnier. Quand à la névrose....
            Il y a bien des batisseurs qui ont réussi dans une société régulée (pour ne parler que des Français : Michelin, Eiffel, Renault, Dassault et bien d’autres. Les services publics étaient des services de haute tenue : EDF, La poste, SCNF, Secu sociale, etc... Une drole de prison où il faisait bon vivre.

            Si le citoyen fait au contraire tous les choix dans un système libéral vu qu’il décide ce qu’il achéte et ce qu’il vend. Si un produit marche, c’est que les citoyens l’achétent. Si les citoyens ne l’achétent pas, le système a pu produire ce qu’il veut il se torchera avec et perdra masse thune.
            Donc non désolé le citoyen fait tous les choix. Tu votes à chaque fois que tu va au supermarché et que tu paies avec ta CB.
            Pure illusion. Nous n’avons aucun choix sur les politiques industrielles et commerciales, sur les facons dont les centrales d’achat essorent les producteurs et les industriels, sur la nourriture remplie d’additifs chimiques, sur la camelote importée de pays où on asservit les gens, sur la pollution induite, sur l’asservissement des gens dans le systeme (j’ai travaillé en supermarché). De plus, la plupart des choses qu’on trouve , c’est de la camelote, certes pas chere, mais qui ne dure pas.
            On ne décide de rien. On choisit entre une camelote et une autre. Tout le reste nous échappe.

            Pas toutes, mais une grande partie. Mais une fois que l’on a interdit le recours à la violence physique et au vol, tout le reste peut être établi par contrat.
            Il n’y a aucun contrat dans le libéralisme entre la puissance économique et les gens. On se plie à leurs choix et on dit amen. Etablir les choses par contrat, ca s’appelle la loi. Et la loi est devenue quasi transparente dans le monde économique. Avec les résultats que l’on constate.
            En fait, le libéralisme est lui-même une machine d’une extraordinaire violence. Des contrats ne pourraient que limiter de façon tres partielle cette violence.

            Votre discours me parait finalement completement idéologique. Redevenez pragmatique...


          • Herrera 8 novembre 2008 12:46

            Combien de fois faudra t-il répéter que les politiques néolibérales ne consistent pas en un désengagement de l’Etat fantasmé par quelques supporters séniles, mais par une réorientation dogmatique de la puissance publique en faveur des citoyens les plus privilégiés ? Les chiffres cités sont irréfutables, ils n’en restent pas moins scandaleux, car si les prévélements obligatoires n’ont cessé d’augmenté depuis la préhistoire économique des années 30 dont se gaussent tous les historiens sérieux, les ponctions fiscales ont de plus en plus été inégalement répartis...

            On se demande dans quelle banlieue sidérale gravitent les supporters de ces politiques européennes, quelle cécité volontaire peuvent les pousser à annôner la doxa infligeante de l’Etat tentaculaire et castrateur, quand le modèle de société sur lequel ils voudraient aligner l’Europe, les Etats-Unis, ne maintient à grande peine la cohésion de son tissu social éliminé qu’à force de vigoureuses relances ponctuelles, d’un protectionnisme draconien de tout temps, même sous l’ère Reagan. Le plan fameux de la guerre des étoiles n’a elle même été qu’une forme de relance pour stimuler l’activité.

            Les libéraux européens sont vraiment amusants, soucieux de s’aligner sur un modèle qu’ils n’ont pas étudié, dont l’image chimérique ressemble moins à la vérité des Etats-Unis néolibéraux qu’à l’incurie monumentale des gouvernements républicains qui ont préparé la Grande Dépression.


            • Herrera 8 novembre 2008 13:15

              J’ai oublié de citer mes références. Bien que l’imbrication des politiques gouvernementales et de l’initiative privée aux Etats-Unis soit un fait suffisament évident pour qu’un de mes professeurs d’Histoire au lycée l’ait évoqué devant moi, je sens bien que son insertion dans les programmes de l’Education Nationale ne saurait suffir à convaincre certains experts : de tout temps, l’Education Nationale fut un repaire de dangereux léninistes, et on ne saurait trop s’en méfier.
              En fait, André Kaspi évoque largement cette ambiguité fondamentale de la politique de Reagan et consort dans ses livres classiques sur la Civilisation Américaine, en deux volumes. Un économiste américain cité par Kaspi a souligné à quel point, en regardant les chiffres, on pouvait croire à une traditionnelle politique keynesienne de relance, si ce n’était le changement fondamental dans les politiques fiscales, avec l’augmentation des prélèvements (financement de l’industrie d’armement) mais le retrait des plus grosses fortunes de l’assiette traditionnelle... On remarquera d’ailleurs que, à chaque fois que les américains ont porté un pouvoir un néolibéral décomplexé, les dépenses militaires ont assez souvent augmenté, comme un moyen commode de soutenir l’économie, tout en prônant hautement un retrait de l’Etat.

              Franchement, les mecs, même en étant ouvert à la discussion comme je le suis, l’apprenti historien qui voudra me démontrer par a+b que Kaspi ment sur ce point alors que sa démonstration économique s’appuie, comme Le Péripate, sur l’observation des données chiffrables, celui-là a intérêt à ouvrir des cataractes documentaires. Tout cela pour dire que le mépris systématique des libéraux européens pour des politiques de relance ne s’appuie à mon sens sur rien de concret, mais plus sur une certaine crédulité devant la rhétorique des équipes républicaines à la Maison Blanche, qui se sont bien gardé de pratiquer intégralement leur programme, tout en infectant dangereusement les esprits mal informés de leurs psaumes, comme un moyen commode de désarmer les marchés concurrents des leurs face à leur pénétration économique.


            • JL JL 8 novembre 2008 15:25

              Aurélien écrit : ""Les grandes crises sont des idéales pour faire passer des réformes structurelles difficiles. ""

              Naomi Klein ne dit pas autre chose dans son ouvrage "La stratégie du choc", mais elle ne le dit pas avec des arrières pensées, comme certains.

              Je lis : ""Il est temps de pratiquer une politique offensive en faveur des entreprises, en allégeant considérablement la réglementation du travail, en baissant drastiquement les charges qui pèsent sur leur développement et en simplifiant la vie des sociétés et des travailleurs indépendants. ""

              Que j’aime smiley cet euphémisme "politique offensive", pour promouvoir le pillage des caisses de l’État au profit de la classe possédante et au détriment des classes moyennes, cette redistribution à l’envers dont parle Michel Rocard et qualifiée pompeusement parfois de politique de l’offre.

              Ce midi, à la rumeur du monde, émission hebdomadaire sur France Culture j’ai entendu ceci : "Obama c’est la coalition des dominés et des instruits". Peu après, Jérôme Jaffré – si ce n’était lui c’était sinon son frère, du moins l’un des siens – parlait de coalition "des pauvres et des parvenus".

              En clair donc, une coalition anti-classes moyennes. Rien de nouveau donc. Peut-on mieux définir le libéralisme ?

              Je pose la question : est-ce que le communisme n’était pas préférable pour les pauvres, lui qui n’aimait pas non plus beaucoup les classes moyennes ? Parce que le sort réservé aux pauvres par le libéralisme, c’est du misérabilisme, et ils sont de plus en plus nombreux ceux qui dégustent.


              • JL JL 8 novembre 2008 16:54

                Une idée en cachant une autre, j’avais oublié ceci, le meilleur : "" Heureusement, le gouvernement ne semble pas s’orienter vers un " plan de relance ". Il est bien inspiré, car il n’aurait pour principal effet que de gonfler un endettement public déjà excessif.""

                Parce que selon Aurélien (qui préconise) "une politique offensive en faveur des entreprises", ça ne coûte rien sans doute ! Une question, Aurélien, quel marché visez vous pour les entreprises françaises ? Quels clients ? Quels consommateurs ?

                 


              • Daniel Roux Daniel R 8 novembre 2008 18:39

                L’auteur n’a qu’une excuse, il est aveugle.

                Il ne voit pas voir la catastrophe financière en cours directement causée par la conjonction de la déréglementation libérale et de l’appauvrissement des classes moyennes privées de leur emploi pour cause de libre échange excessif.

                Il ne voit pas dans le pays mythique de la liberté, les lois anti-libertés, l’angoisse issue de la désastreuse situation des citoyens américains surendettés vivants dans un état surendettés, ni les infrastrustures délabrées, la grande pauvreté, l’absence de soins, les prisons pleines, les milliers de meutres, les gangs, les drogues, la décadence de l’éducation de masse.

                Non, il ne voit pas mais il dénonce :


                - les charges salariales supportées par les entreprises qui sont en grande partie des salaires différés et pour une autre partie, le prix à payer pour pouvoir profiter d’infrastructures de qualités, de soins, et d’autres avantages offerts par un pays socialement évolué.


                - le code du travail qui protègent en mal des abus de toute sorte et qui malheureusement est trop souvent bafoué avec la complicité d’une justice de classe qui ne punit que trop rarement et trop faiblement les patrons-voyoux-délinquants.


                - les méfaits du socialisme, du collectivisme comme dirait Delanoé. Il est vrai qu’une juste répartition des richesses produites peu sembler dangereuse et scandaleuse à une classe sociale qui profite et se goinfre de l’exploitation du travail des plus défavorisés que ce soit des salariés européens sous payés que les quasi-esclaves des pays émergents dont des enfants.


                - les nationalisations des entreprises monopolistiques "trop grosses pour qu’on les laisse faire faillite", des entreprises vitales et stratégiques, dans l’énergie, l’eau, le crédit, les réseaux de toutes sortes, financées pendant des dizaines d’années par les citoyens et confisquées par des intérêts privés.


                - Quant au protectionnisme, je le renvoie à un très bon article Agoravox qu’il devrait prendre le temps de lire.

                http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=39817




                • c.d.g. 8 novembre 2008 18:42

                  le but de sarkozy est de se faire re elire, le reste n a aucune importance pour lui
                  et pour se faire reelire, il faut mieux consacrer son temps & energie une opposition en miette qu a redresser le conomie (ce qui ne se verra probablement pas pas en 2012 car on paiera encore la stagnation miterrando-chiracienne)
                  quand au reste, etant donné que le coeur de son electorat est essentiellement constitué des > 60 ans, il va pas avoir de reforme de fond priviligiant le travail sur la rente
                  Mais comme on va dans le mur, ca finira bien par arriver ...


                  • Marc Bruxman 8 novembre 2008 19:34


                    Tout est relatif. Une partie de la population s’enrichit pendant qu’une autre, plus importante, devient plus pauvre. D’où l’expansion des bidonvilles dans toutes les grandes villes de la planete. Mais, au lendemain de la guerre froide, il y a avait bien d’autres moyens et facon de faire pour permettre le developpement de pays dits pauvres.

                    Faux ! Les chiffres officiels dans l’article suivant :
                    http://en.wikipedia.org/wiki/Poverty

                    Montrent que la pauvreté recule à la fois en termes monétaires et en termes objectifs (indice de développement humain) et ce quasiment partout dans le monde sauf en affrique sub-saharienne. Il n’y a donc pas accroissement de la pauvreté, mais juste augmentation des inégalités ce qui est différent. 

                    Pour ce qui est des bidonvilles, vous semblez ignorer que la vie "au village" était des plus dures :

                    • Pas d’eau potable avec parfois plusieurs heures de marches pour la ramener au village. 
                    • Manque de facilités essentielles (égouts, ...). 
                    • Extréme précarité (dépendence aux récoltes et au climat). 
                    Les hommes ne sont pas masos, ils ont quittés la campagne parce que les conditions de vie en ville étaient meilleures. Et aussi choquantes qu’elles soient, elles restent meilleures que ce qu’elles étaient avant. Le village a un coté pitoresque et esthétique pour nous, mais il vaut mieux ne pas y vivre. 

                    Enfin vous parlez d’autres méthodes que l’on aurait pu utiliser et bien malheureusement il n’y en a pas tant que cela. La colonisation relevait à la base d’une volonté civilisatrice et on en a vu les résultats. Ce n’est pas une méthode acceptable. La réalité, c’est qu’il faut que les locaux se prennent en main pour que ca fonctionne et pour cela il n’y a pas vraiment d’autres solutions que de commercer avec eux. 

                    Le libéralisme est contre tout ce qui ne va pas dans l’intérêt des financiers.

                    Lorsque les deux intérêts ne coincident pas il y a un krach. Pour que le financier fasse du fric, il n’y a pas de magie, il faut que les produits qu’il finance se vendent. 

                    Il y a en marge, des outils tels que les dérivés qui bien sur permettent de jouer en inverse. Mais ils sont avant tout utilisés comme assurance et couverture de risque. Cela fait partie du fonctionnement interne mais ce n’est pas du vrai fric. 
                     
                    Dans ce systeme, il y a des gens qui ont la capacité de réussir. Mais cela se fait au dépens de l’intérêt général. Il n’y a pas de place pour tout le monde dans le libéralisme.

                    La nature ne nous as pas également doté. Vous voyez je ne jouerai JAMAIS au foot comme Zidane. Dois-je pour autant être champion du monde ? Non. L’honnéteté est de dire que Zidane joue mieux au foot que moi. Je suis par contre surement plus doué que Zidane pour écrire des logiciels et ca tombe bien parce que Zidane joue au foot et que j’écris des logiciels ;) Comme quoi le systéme ne fait pas si mal les choses. 

                    L’intérêt général comme vous dites, c’est d’utiliser au mieux les capacités de tout le monde et les forcer à s’en servir à fond. Le libéralisme permet ca en créant une compétition. 

                    Vous semblez oublier que "intérêt général" et "place pour tout le monde " sont deux termes opposés. L’intérêt général impose généralement quelques sacrifices pour que la majorité s’en sorte. Et bizarrement notre systéme libéral est le seul a avoir permis l’émergence d’une classe moyenne. 

                    Pour le faire autrement, imaginez que vous êtes secouristes après un tremblement de terre et que vos moyens ne vous permettent de déblayer que 6 batiments sur les 8 qui sont dans votre secteur. Vous pouvez appliquer à ce moment la :
                    • La méthode "sans inégalités" que vous appelez intérêt général : chaque batiment a droit au même ressources de déblaiement. Au final le déblaiement est mal fait, et beaucoup meurent dans chaque batiment. 
                    • La méthode "intérêt général" au sens plus général du terme ou vous sélectionnez les batiments qui contiennent le plus d’habitants et déblayez ceux la en priorité. Vous maximisez ainsi probablement le nombre de personness sauvées. 
                    Choquant ? Oui je n’aimerai pas être dans cette situation. Mais l’intérêt général dans ce cas, c’est bien de sauver le maximum de personnes du désastre. 

                    Je ne vois pas en quoi vivre en tenant compte de l’intérêt général est choisir une prison. C’est l’idéologie aveugle qui rend prisonnier. Quand à la névrose....

                    Déja (voir plus haut) vous ne parlez pas d’intérêt général mais d’égalitarisme. Ce n’est pas la même chose. Et pour cette égalitarisme qui est un objectif vain vous pronez une restriction des libertés ce que j’appelle une prison. 

                    Il y a bien des batisseurs qui ont réussi dans une société régulée (pour ne parler que des Français : Michelin, Eiffel, Renault, Dassault et bien d’autres. Les services publics étaient des services de haute tenue : EDF, La poste, SCNF, Secu sociale, etc... Une drole de prison où il faisait bon vivre.

                    Oui dont la plupart ont d’ailleurs eu des relations très symbiotiques avec notre état. Autant dire qu’ils ne devaient pas faire partie des moins bien nés quand ils ont commencés leur carriére. Cela n’a rien à voir avec le monde actuel ou des gens sont partis de rien et ont réussis alors même qu’ils enmerdait parfois ce même état. 

                    Pour ce qui est des services publics de haute tenue je me marre. Désolé de vous dire mais la SNCF s’est plutot améliorée derniérement et pourrait s’améliorer encore plus si justement on cessait de croire que l’intérêt général c’est de couvrir le moindre patelin paumé au fin fond de la France plutot que d’assurer un service de qualité la ou vit la majorité de la population. 

                    Pure illusion. Nous n’avons aucun choix sur les politiques industrielles et commerciales, sur les facons dont les centrales d’achat essorent les producteurs et les industriels, sur la nourriture remplie d’additifs chimiques, sur la camelote importée de pays où on asservit les gens, sur la pollution induite, sur l’asservissement des gens dans le systeme (j’ai travaillé en supermarché). De plus, la plupart des choses qu’on trouve , c’est de la camelote, certes pas chere, mais qui ne dure pas.
                    On ne décide de rien. On choisit entre une camelote et une autre. Tout le reste nous échapp
                    e.

                    Vous pouvez très bien acheter, du bio, du made in France ou du commerce équittable. La réalité c’est que la plupart des gens geulent sur le "made in china" mais achètent du made in china. Et donc ils ont fait leur vrai choix à ce moment la. Le discours ne compte pas ce sont les actes. La camelote pas chère qui ne dure pas correspond à un besoin du moment. Vu que la technique avance vite, les gens préférent acheter une télé "non durable" qu’ils changeront dans 4 ans pour avoir la derniére technologie plutot que de payer le double du matos de qualité qui durera 10 ans mais sera obsoléte au bout de 4. Si l’évolution technique se ralentit, vous verrez un retour de balancier dans le sens inverse. Les gens sont simplement très pragmatique quand à leurs achats. Maintenant si dans votre cas personnel vous achetez bio et européen dites vous que vous votez à votre échelle pour que ce type de production augmente vu que le producteur que vous avez choisi va faire du profit et étendre sa production. 

                    Etablir les choses par contrat, ca s’appelle la loi.

                    Faux. Un contrat c’est un accord entre deux partis ! Alors que la loi s’applique à tout le monde. Je n’ai pas le même contrat entre ma société et tous mes clients, ils sont généralement très individualisés en fonction de leurs besoins, exigences et des notres. Mais en matiére de droit du travail par exemple la loi est parfois tellement restrictive que cela peut être au détriment de certains salariés. Par exemple, si vous avez une maitrise d’histoire géo que vous suivez votre mari bosser dans un patelin ou vous ne pouvez pas trouver de boulot dans votre branche, vous voudrez peut être bosser quand même. Saurf que la plupart des conventions collectives vont en fonction de votre diplome, empécher un employeur de vous recruter à moins qu’il ne vous paie un certain prix. Or comme vos compétences particuliéres ne lui servent pas, vous restez au chomage. 

                    Votre discours me parait finalement completement idéologique. Redevenez pragmatique...


                    Je pourrai presque vous retourner ce compliment. 


                    • foufouille foufouille 8 novembre 2008 20:31

                      grosse rechute du bruxman
                      (il a pas vu son psi)
                      en campagne, on vivait mieux avant
                      y avait pas de graines terminator. lapins et poules ds le jardin
                      ton bio est 2x plus cher et plein de trucs chimiques

                      au fait ils sont ou les produits francais ?
                      et pour info, le truc liberaliste crame apres la garantie ................ pas apres 4a


                    • Philou017 Philou017 8 novembre 2008 20:38


                      Faux ! Les chiffres officiels dans l’article suivant :
                      http://en.wikipedia.org/wiki/P...

                      Montrent que la pauvreté recule à la fois en termes monétaires et en termes objectifs (indice de développement humain) et ce quasiment partout dans le monde sauf en affrique sub-saharienne. Il n’y a donc pas accroissement de la pauvreté, mais juste augmentation des inégalités ce qui est différent.

                      Pour ce qui est des bidonvilles, vous semblez ignorer que la vie "au village" était des plus dures :


                      • Pas d’eau potable avec parfois plusieurs heures de marches pour la ramener au village.

                      • Manque de facilités essentielles (égouts, ...).

                      • Extréme précarité (dépendence aux récoltes et au climat).
                      Vous pouvez faire dire aux chiffres ce que vous voulez. Toutes les études fiables montrent que le pourcentage de gens au-dessous du seuil de pauvreté augmente (pour ne parler que des pays dits riches).
                      Je me fie à mon expérience en France. Dans les années 70, il n’y avait pas de tres pauvres, ni de mendiants. Allez vous promener dans n’importe quelle ville. Les restos du coeur, ca date des années 80 et ils prosperent. J’y ai servi comme bénévole. C’est une sorte de soupe populaire. Ils sont nés avec l’installation du libéralisme en France.
                      Je ne veux surtout pas magnifier le passé, mais dans ces années les gens n’étaient pas pauvres, même s’ils vivaient souvent modestement. Tous les gouvernements truquent les chiffres du chomage et de la pauvreté. Une étude commandée récemment par la ville de Bordeaux a montré 15% de gens sous le seuil de pauvreté. Affligeant. Quand à la situation en Chine, renseignez-vous.


                      Les hommes ne sont pas masos, ils ont quittés la campagne parce que les conditions de vie en ville étaient meilleures. Et aussi choquantes qu’elles soient, elles restent meilleures que ce qu’elles étaient avant. Le village a un coté pitoresque et esthétique pour nous, mais il vaut mieux ne pas y vivre.
                      C’est en partie faux. Les gens ont quité la campagne parce qu’ils ne pouvaient plus vivre de leurs revenus. Alors qu’avant si. Ils vivaient relativement pauvrement, mais avaient ce qu’ils fallait. Ils n’étaient pas miséreux.. Mais l’industrialisation forcenée de l’agriculture, a vidé les campagnes, comme on a pu le voir en Argentine, avant que son économie s’écroule. On observe le même phénomene en Chine.
                      D’autres facteurs comme la démographie et la recherche d’une vie meilleure ont aussi abouti à cela, c’est vrai. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que le libéralisme a manqué le virage de la modernisation, d’un point de vue social. Sans doute des victimes nécéssaires...

                      Enfin vous parlez d’autres méthodes que l’on aurait pu utiliser et bien malheureusement il n’y en a pas tant que cela. La colonisation relevait à la base d’une volonté civilisatrice et on en a vu les résultats. Ce n’est pas une méthode acceptable. La réalité, c’est qu’il faut que les locaux se prennent en main pour que ca fonctionne et pour cela il n’y a pas vraiment d’autres solutions que de commercer avec eux.

                      Pas de réponse.

                      Vous semblez oublier que "intérêt général" et "place pour tout le monde " sont deux termes opposés.
                      L’intérêt général impose généralement quelques sacrifices pour que la majorité s’en sorte.
                       ????

                      Et bizarrement notre systéme libéral est le seul a avoir permis l’émergence d’une classe moyenne.


                      La classe moyenne a émergé bien avant le libéralisme. Quelques sacrifices ? des millions de chomeurs, la précarisation de l’emploi, la pollution généralisée, la délinquance, un monde soumis à la recherche du profit, la désinformation et la manipulation à tous les étages pour faire avaler l’inacceptable, tout cela essentiellement dans l’intérêt de quelques natis. Comme vous y allez.


                      Déja (voir plus haut) vous ne parlez pas d’intérêt général mais d’égalitarisme. Ce n’est pas la même chose. Et pour cette égalitarisme qui est un objectif vain vous pronez une restriction des libertés ce que j’appelle une prison.

                      Egalitarisme ? vous interprétez. Je parle seulement d’une société où tout le monde a sa place et une place correcte. Restriction des libertés....les bras m’en tombent.

                      Oui dont la plupart ont d’ailleurs eu des relations très symbiotiques avec notre état. Autant dire qu’ils ne devaient pas faire partie des moins bien nés quand ils ont commencés leur carriére. Cela n’a rien à voir avec le monde actuel ou des gens sont partis de rien et ont réussis alors même qu’ils enmerdait parfois ce même état.
                      Des gens partis de rien ont réussi de tout temps.

                      Pour ce qui est des services publics de haute tenue je me marre. Désolé de vous dire mais la SNCF s’est plutot améliorée derniérement et pourrait s’améliorer encore plus si justement on cessait de croire que l’intérêt général c’est de couvrir le moindre patelin paumé au fin fond de la France plutot que d’assurer un service de qualité la ou vit la majorité de la population.
                      Pas de réponse.



                      Vous pouvez très bien acheter, du bio, du made in France ou du commerce équittable. La réalité c’est que la plupart des gens geulent sur le "made in china" mais achètent du made in china. Et donc ils ont fait leur vrai choix à ce moment la. Le discours ne compte pas ce sont les actes. La camelote pas chère qui ne dure pas correspond à un besoin du moment. Vu que la technique avance vite, les gens préférent acheter une télé "non durable" qu’ils changeront dans 4 ans pour avoir la derniére technologie plutot que de payer le double du matos de qualité qui durera 10 ans mais sera obsoléte au bout de 4. Si l’évolution technique se ralentit, vous verrez un retour de balancier dans le sens inverse. Les gens sont simplement très pragmatique quand à leurs achats. Maintenant si dans votre cas personnel vous achetez bio et européen dites vous que vous votez à votre échelle pour que ce type de production augmente vu que le producteur que vous avez choisi va faire du profit et étendre sa production.
                      Quand on a à peine de quoi vivre ou simplement un salaire modeste, on achete le moins cher. Le Bio et autres produits luxueux (et vendus chers intentionnelement) sont réservés à des classes aisées.

                      Je vais arrêter la discussion ici. Elle n’apporte rien.
                      Bonne continuation.



                    • Le péripate Le péripate 8 novembre 2008 20:47

                       Oh la la.. Ils sont fâchés....


                    • Marc Bruxman 9 novembre 2008 01:38

                      Vous pouvez faire dire aux chiffres ce que vous voulez. Toutes les études fiables montrent que le pourcentage de gens au-dessous du seuil de pauvreté augmente (pour ne parler que des pays dits riches).

                      Alors pour ne prendre que le cas de la France :
                      http://fr.wikipedia.org/wiki/Pauvret&eacute ;_en_France



                      Je me fie à mon expérience en France. Dans les années 70, il n’y avait pas de tres pauvres, ni de mendiants
                      .

                      Ah bon ! Et le bidonville de Nanterre n’a jamais existé ? N’a t’il pas falu attendre le millieu des années 70 pour qu’il soit rasé. Rajoutez celui de Noisy Le Grand et Champigny Sur Marne et c’est sur il n’y avait pas de pauvres en France. Ah et vous me direz qu’il y a toujours des bidonvilles ? Oui c’est vrai ! Mais pas avec 10 000 habitants. 

                      Vous idéalisez globalement le passé. 

                      Allez vous promener dans n’importe quelle ville. Les restos du coeur, ca date des années 80 et ils prosperent. J’y ai servi comme bénévole. C’est une sorte de soupe populaire. Ils sont nés avec l’installation du libéralisme en France.


                      Peut être surtout que c’est à partir des années 80 que la France a été suffisamment riche pour s’occuper de ses pauvres. 

                      Je ne veux surtout pas magnifier le passé, mais dans ces années les gens n’étaient pas pauvres, même s’ils vivaient souvent modestement. Tous les gouvernements truquent les chiffres du chomage et de la pauvreté. Une étude commandée récemment par la ville de Bordeaux a montré 15% de gens sous le seuil de pauvreté.


                      C’est bizarre parce que quand j’écoutes mes parents je n’ai pas super envie de revenir à leur époque. 
                      L’étudde de la ville de Bordeaux me parait réaliste, 15% en zone urbaine, si on prend le taux de pauvreté à 60% du revenu médian (qui est probablement celui qu’ils ont retenu) c’est dans les normes. Et toutes les études donnent justement ce taux la en baisse continue. 

                      Affligeant. Quand à la situation en Chine, renseignez-vous.

                      Sur ce dossier la je suis plus que bien renseigné. Non seulement j’y suis allé plusieurs fois, mais ma compagne est chinoise. Je sais comment elle et ses parents vivaient quand elle était enfant, je sais aussi comment ils vivent maintenant et comment sa ville s’est transformée en 20 ans. 

                      Que la situation sociale y soit complétement inadmissible pour nos standards est un fait. Dire qu’elle ne s’est pas énormément amélioré est de l’aveuglement. 

                      Maintenant dire que ce changement est facile à vivre est un autre problème. Même les gens qui en ont énormément bénéficiés sont désorientés. Et quand on sait ce qu’ils ont vécu on ne peut que les comprendre. 

                      C’est en partie faux. Les gens ont quité la campagne parce qu’ils ne pouvaient plus vivre de leurs revenus. Alors qu’avant si. Ils vivaient relativement pauvrement, mais avaient ce qu’ils fallait. Ils n’étaient pas miséreux.. Mais l’industrialisation forcenée de l’agriculture, a vidé les campagnes, comme on a pu le voir en Argentine, avant que son économie s’écroule. On observe le même phénomene en Chine.
                      D’autres facteurs comme la démographie et la recherche d’une vie meilleure ont aussi abouti à cela, c’est vrai. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que le libéralisme a manqué le virage de la modernisation, d’un point de vue social. Sans doute des victimes nécéssaires...

                      Le fait de "vivre" est relatif. Vous pouvez toujours habiter une ferme au fin fond de la creuse, planter vos légumes, élever quelques animaux et vous nourir. Même en 2008 c’est faisable. 

                      Mais l’homme étant ce qu’il est, le paysan finit par passer à la ville (par exemple pour vendre sur les marchés) voit des nouveautés qui lui simplifierait la vie, veut les acheter et ..... s’apperçoit à ce moment la effectivement qu’il n’a pas les revenus pour se faire. Avant sa situation était identique mais elle lui apparaissait comme normale après elle devient insupportable. 

                      C’est un peu comme aujourd’hui un appartement sans WC et salle de bains apparait comme insalubre, impropre. Bref, il est évident que celui qui y habite est miséreux. En 1900 cela n’aurait choqué personne. Ou plutot celui qui avait salle de bain et chiottes dans son appartement était un bourgeois. 

                      La classe moyenne a émergé bien avant le libéralisme. Quelques sacrifices ? des millions de chomeurs, la précarisation de l’emploi, la pollution généralisée, la délinquance, un monde soumis à la recherche du profit, la désinformation et la manipulation à tous les étages pour faire avaler l’inacceptable, tout cela essentiellement dans l’intérêt de quelques natis. Comme vous y allez.


                      Tiens un catalogue ! Alors :

                      • Les chomeurs : C’est une conséquence du progrés technique. Tout modéle de société acceptant le progrés technique qu’il soit libéral ou étatique produira des chomeurs. La précarisation de l’emploi va avec : elle est liée au chomage. 
                      • Pollution : Les champions du monde toute catégorie sont les communistes. Demandez aux pays d’ex europe de l’est comment ils ont du dépolluer leur sol après avoir virer ces fis de putes. 
                      • La délnquance : Oh putain ! Déja au temps de Jesus ca existait ! Pareil pour la désinformation et la manipulation que les cocos savent par ailleurs très bien pratiquer également. 
                      Ah oui et vous utilisez actuellement internet, qui n’existerait pas sous sa forme actuelle si des milliards d’euros n’avaient pas été investis dedans par des financiers. Vous en bénéficiez donc au même titre que les nantis. Pourtant beaucoup d’emplois ont été détruit par la création d’internet et beaucoup vont l’être dans les années à venir. 
                      Egalitarisme ? vous interprétez. Je parle seulement d’une société où tout le monde a sa place et une place correcte. Restriction des libertés....les bras m’en tombent.

                      Ca ne peut pas se décréter. Votre place c’est à vous de vous la trouver, pas à la société. 

                      Quand on a à peine de quoi vivre ou simplement un salaire modeste, on achete le moins cher. Le Bio et autres produits luxueux (et vendus chers intentionnelement) sont réservés à des classes aisées.

                      Donc finalement le made in china et les trucs pas chers rendent services au pauvres en leur permettant de se payer ce à quoi ils n’auraient pas accès sinon. 

                      Quand au Bio que vous dites vendu cher intentionellement, vous pouvez en produire si vous pensez pouvoir le produire pour moins cher et vous gagnerez des marchés. Le Bio est cher parce que produire avec ce genre de méthode coute plus cher qu’une production fortement mécanisée et chimiquisée à grande échelle. 

                      D’autant que la qualité est souvent au rendez vous quand même. L’iPhone est "made in china" est il est plutot bien fini et robuste. 


                    • foufouille foufouille 9 novembre 2008 12:22

                      @ bruxman
                      pour la pauvrete tes stat sont bidon
                      on est pas riche a 800€
                      le smic a peu augmente. surtout par rapport a 70
                      avant les restos les gens avait a bouffer sinon, ils seraient mort ............
                      c’est bizarre dans les ed, il y a plus de gens bien habilles qu’avant..........

                      pour habiter la campagne, il faudrait deja pouvoir. la vieille maison a 30000f est passe a 45000€ mini (soit en gros 300 000f)
                      en plus toutes les taxes ont fait la culbute

                      si le chomage est normal, pourquoi le gouvernement ne donne pas le vrai chiffre de sans emploi ?
                      la delinquance existait, sauf que les flics se deplacait et etait present. y avait pas 500 bagnoles qui cramaient .........

                      les produits chinois solides et pas chers ?!!!
                      achete toi un lecteur de dvd qui crame apres la garantie, ou une cafetiere

                      le bio est un label du gouvernement. le but est de remplir d’autres poches, c’est tout
                      la production est faite en petite quantite. et celui du grand magasin prend les memes marges en pourcentages. comme pour la connerie "equitable"


                    • Aurelien Aurelien 9 novembre 2008 19:03

                      Je me permets de réagir en retrouvant un amalgame au cours de ces échanges :

                      1. Le capitalisme est un système économique fondé sur la propriété privée et l’accumulation possible de capital. Le capitalisme chinois, japonais, russe, américain ou français ne sont pas similaires dans leur fonctionnement. Le capitalisme n’est ni moral ni immoral, il est ; et rien de plus.
                      2. Le libéralisme est un courant de pensée qui se fonde sur les droits naturels de l’individu et se penche sur les mécamismes de l’échange. Il aborde donc les questions de protection des droits de chacun, des différentes formes de régulation (auto-régulation, régulation contractuelle ou légiférée, etc.).
                      Le capitalisme chinois, dans sa forme actuelle, n’a rien de libéral, qu’on privilégie l’angle plus économique ou plus social. Le capitalisme américain l’est plus que le capitalisme français, mais les Etats-Unis continuent à subventionner certaines industries, à taxer ou interdire des importations ou à intervenir dans la vie des entreprises (la crise des subprimes vient notamment du Community Reinvestment Act renforcé en 1995 par Clinton). Ajoutons le Patriot Act et d’autres pratiques choquantes, nous avons affaire à un Etat qui sait être dirigiste dans tous les domaines de la vie de chaque citoyen américain.

                      Si vous écoutez Rocard qui condamne "l’ultralibéralisme" pour mieux défendre le libéralisme, ou Pascal Lamy qui défend le libéralisme dans le Monde de ce week-end (dans lequel il prône un meilleur encadrement "dur" de l’économie financière), il est aisé de comprendre que ce fameux libéralisme offre des réponses essentielles pour mieux faire fonctionner le capitalisme et revenir sur les mauvaises ’et parfois trop nombreuses) réglementations (obligation de prêter aux ménages défavorisés faite aux banques, normes comptables, Bâle II...) qui peuvent amener des crises comme celle que nous vivons aujourd’hui.

                    • Marc Bruxman 9 novembre 2008 20:24

                      @ bruxman
                      pour la pauvrete tes stat sont bidon
                      on est pas riche a 800€

                      Ce n’est pas binaire pauvre ou riche. La stat ca a toujours été 50 ou 60% du médian (les deux séries existent et sont mesurées). Donc si on ne change pas le thermométre on constate une baisse. Le fait que certains gagnent un euro de plus que le médian ne change pas grand chose à la mesure. Dire que les progrés ne sont pas suffisants serait plus exact que de nier leur existence. 

                      le smic a peu augmente. surtout par rapport a 70

                      Des fois ca me ferait presque marrer d’avoir une machine à remonter le temps. Je ne suis pas si sur que les années 70 étaient tant que ca une période dorée pour un pauvre. 

                      avant les restos les gens avait a bouffer sinon, ils seraient mort ............

                      Ne t’es juste pas demandé si ils n’étaient pas juste "mal nourris" ? On ne meurt pas instantanément du fait d’avoir sauté un repas. Et ce qui est probable c’est que lorsque les restos ont ouverts, les gens ont compris qu’ils pouvaient manger tous les jours à leur faim. Ce qui est un progrès. 

                      c’est bizarre dans les ed, il y a plus de gens bien habilles qu’avant..........

                      Ben tu sais il m’arrive même de foutre les pieds au leader price à coté de chez moi et pourtant je ne suis pas pauvre. Mais considérant que certains produits du leader price sont identiques à ceux du carrouf mais deux fois moins cher, je fais une partie de mes course au carrouf’ et l’autre au leader price ce qui optimize le prix de mon caddie.

                      D’ailleurs il y a même des hard discounters à Neuilly et la clientéle n’y est pas pauvre ! Les riches comme les pauvres n’aiment pas jeter l’argent par les fenêtres !

                      Dans le même ordre d’idée je vole sur easyjet quand je peux. Parce que du coup ca me permet de partir en week end plus souvent que si je volais sur Air France. 

                      Le vrai phénoméne c’est qu’il y a de moins en moins de jugements sur l’apparence (faire ses courses à tel endroit, fréquenter tel resto, etc, ...) et que les gens qui gagnent bien n’ont plus honte de profiter des bonnes affaires. 

                      pour habiter la campagne, il faudrait deja pouvoir. la vieille maison a 30000f est passe a 45000€ mini (soit en gros 300 000f)
                      en plus toutes les taxes ont fait la culbute


                      Bien 45 000 € pour une baraque c’est pas si cher que ca ! Mon simulateur de crédit me done un remboursement de
                      263.07 € par mois hors assurance. Ce qui me parait un bon deal. Si il y a un minimum d’apport personnel c’est encore moins cher. En plus si tu es manuel et que tu fais des travaux dans cette vieille bicoque puis la revend, tu as moyen de te faire du fric. 

                      Pour situer les choses, en IdF ca ne paie même pas une chambre de bonne insalubre de 9m2 dans un quartier pourri. (Parce que 4500 € le m2 dans le VIème par exemple tu oublies, c’est plutot un prix pour les coins glauques du XIXème). 

                      la delinquance existait, sauf que les flics se deplacait et etait present. y avait pas 500 bagnoles qui cramaient .........

                      Oui les violences urbaines sont une nouveauté. Par contre le nombre d’homicides et de violences en général été bien plus élevé dans les années 60 qu’il ne l’est aujourd’hui. 

                      les produits chinois solides et pas chers ?!!!
                      achete toi un lecteur de dvd qui crame apres la garantie, ou une cafetiere

                      Des produits qui crament après la garantie j’en ai eu venant de grandes marques et de marques merdeuses. Il y a eu quelques arnaques comme l’affaires des condensateurs "vérolés" venant de chine et introduit dans beaucoup de produits électroniques. J’ai moi même acheté une carte mère de PC équipés de ceux ci. La carte en question a clamsé au bout d’un an et demi. Sachant qu’elle m’a couté 35 €, que le prix d’une carte mère de meilleure qualité était de 75€ et que au bout d’un an et demi la technique avait évolué j’ai racheté une autre carte mère bas de gamme qui celle-ci a tenue plus longtemps que moi. (Ce PC était devenu trop lent je l’ai changé). 

                      le bio est un label du gouvernement. le but est de remplir d’autres poches, c’est tout

                      Si tu penses que ce label a des carences, crées en un nouveau et commercialise le. Si tu as raison au bout de quelques mois, tu sera blindé de thune. 

                      la production est faite en petite quantite. et celui du grand magasin prend les memes marges en pourcentages. comme pour la connerie "equitable"

                      Le travail du magazin ne change pas, il n’a pas à réduire ses marges. 


                    • Marc Bruxman 9 novembre 2008 20:39

                      Ah et pis au passage en 5 minutes de recherche :

                      http://www.seloger.com/detail.htm?cp=01&euro=1&idtt=2&idtypebien=1,2&IMMOBW_ANN_QRYpg=8

                      29500 € les 100 m2 avant négociations ;) A proximité d’Ambérieu en Bugey donc pas très loin de Lyon. 

                      Et surement moyen de trouver mieux dans d’autres département !


                    • foufouille foufouille 10 novembre 2008 10:35

                      - la pauvrete
                      il y avait pas de ed
                      les gens arrivait a vivre, allait au bistrot, au cine, il y avait aussi des petits commerces

                      les loyers etait pas a 60% du smic en ville
                      bien sur la vie etait moins confortable
                      mais la nourriture etait bien meilleure, sans additifs et moins cher (l’essence et les taxes aussi)
                      les hyper on commence a vendre de la viande verte debut 90. pas d’europe, donc la nourriture venait de france. pas de quotas non plus, ni de mega subventions agricoles pour les gros cultos

                      tu devrais aller au resto du coeur une fois......... c’est pas tous les jours, tu viens une ou deux fois par semaine. et la nourriture est presque toujours le plus bas de game

                      en disant que les memes produits sont moins cher a ed, tu reconnais que les hypers se goinfre
                      pour faire un label, tu doit avoir l’accord des gouvernants, sinon on te coule (c’est deja arrive a une petite structure qui avait cree un circuit court)

                      meme si on trouve des maisons a 30000 (voir 24000), souvent c’est des ruines
                      et meme ou cas ou c’est habitable, le talibanquiers ne fait pas de credit a un pauvre et encore moins en dessous de 100 000
                      (sauf credit pourri a taux revisable peut etre)


                    • jaja jaja 8 novembre 2008 20:22

                      @ l’auteur "Il est temps de pratiquer une politique offensive en faveur des entreprises"

                      Je crois au contraire qu’il est temps que travailleurs et chômeurs se lancent dans une grande offensive contre les patrons de ces entreprises, contre le Capital. Ces grands joueurs au casino de la Bourse sont aussi ceux qui mènent et mèneront toujours le monde dans le mur, la misère et la guerre...

                      En deux décennies 10% du PIB sont passés des salaires à la poche des actionnaires-voleurs... Le travail est précarisé, l’extrême pauvreté banalisée...Mais la crise provoquera aussi une gigantesque prise de conscience de ce qu’est réellement le capitalisme...

                      Tous les médias à la botte ne parviendront plus à conditionner la grande masse des gens. S’ils s’organisent, faire tomber ce système inique devient possible !



                      • Herrera 8 novembre 2008 20:34

                        Faire jouer la compétition à outrance pour forcer les individus à employer au mieux leurs capacités n’a pas que des effets positifs : en fait, la sociologie nous apprend qu’au contraire souvent l’anxiété et l’incertitude continuelle diminue la productivité. De la même manière, les assurances sociales et tous les gardes-fous institués avec sagesse par des sociétés encore responsables investissent sur l’avenir : il ne fait aucun doute que la productivité extraordinaire des ouvriers après la seconde guerre mondiale dérivait en partie de la confiance accrue en la possibilité d’un avenir meilleur. De toute part, nous n’entendons que louanges pour le libéralisme ou louanges pour la régulation... Messieurs, vous vous méprenez sur les quelques lois primaires qui régissent l’Histoire, celles dont un nouveau né à peine vagissant pourrait se rendre compte, et celle tout particulièrement que l’on habille du nom trop souvent entaché d’idéologie, la Dialectique. Ha ha ! plastronne l’homme arrivé profondément attaché au credo libéral, j’ai créé tout seul la classe moyenne, j’ai créé la stabilité de la démocratie, moi et mes semblables sommes les meilleurs ! C’est oublier que lors de la dernière grande crise mondiale, les zélateurs du libéralisme pur restèrent stupides d’étonnements pendant quinze années, quinze longues années où leur cervelle vermoulue ne réussit pas à concevoir l’idée que c’était la démesure de leur accaparement qui grippait la machine, tout simplement, selon la grande loi énoncée ici-même par un ténor de banque centrale que toute crise découlait de l’inégalité de la répartition entre les richesses. http://gesd.free.fr/eccles.pdf Non, le libéralisme n’a pas suffi à créer la classe moyenne, il fallut soutenir ce vieillard cupide à force d’intraveineuse de bon sens, et, du moment où le général De Gaulle, superbe, établit après la Libération qu’il fallait systématiquement mépriser les possédants comme les moteurs infâmes d’une croissance qu’ils étaient bien incapables de maîtriser eux-mêmes, les trente glorieuses purent commencer, étayés par la solide sujétion dans laquelle étaient tenus les appétits mesquins de la classe patronale et de ces messieurs de la finance. Tout cela pour dire à quel point il est vain de vouloir rattacher la prospérité à l’application pure d’une théorie économique : les périodes de plus grand bonheur collectif découlent de luttes longues, pénibles, harassantes, entre les propriétaires de toute sorte et les individus qu’ils exploitaient... On criait sous les toits depuis des ans la chute de l’Etat-Providence, c’est désormais celle du libéralisme... ces deux concepts sont en train d’opérer leur mue, et je pense que l’avenir ne verra la disparition ni de l’un, ni de l’autre, mais l’émergence d’une nouvelle symbiose ente deux versions affinés de ces deux concepts.


                        • Forest Ent Forest Ent 8 novembre 2008 21:56

                          Si son énergie et son sens politique incontestables ont transformé les premiers couacs européens en coordination efficace...

                          Hou là ! C’était au troisième degré ? Il a foutu un souk sans nom et est la risée des autres gouvernements, qui le voient maintenant à peu près tous comme un petit mégalo hâbleur et inefficace genre sous-Mussolini. On n’avait pas besoin de ça. Royal n’aurait pas pu faire pire. Il faut arrêter TF1 vite.


                          • xmen-classe4 9 novembre 2008 02:57

                            Mais pour ne pas voir l’inflation et l’endettement public déraper, nous devrons rapidement assister au retour à la rigueur monétaire et à la cession de ces participations par l’Etat.

                            Bah voyons, vous manquez pas de culot, c’est vraiment pas le moment de la ramener avec les privatisation massives. Vous n’avez pas été assez sage pour que l’Etat providence vous apporte un cadeau de Noël, salles gosses !

                            Nicolas Sarkozy aborde maintenant la deuxième phase de la crise

                            comme si vous controliez quelque chose, vous pressez une orange , il y a plus jus ,vous mettez les gents au chomage, l’etat vous en donne une autre ,ect... ça s’appelle du chantage.

                            il prend le risque de transformer la récession en dépression par le renforcement de notre protectionnisme.

                            Arguments ? Avec la baisse du prix de l’essence et des matières premières, je me demande comment vous voullez éviter la dépression, surtout si on maintiens une rigeures monétaire, qui plus est la société de consommation à crédit atteints ses limites.

                            Or, notre économie va avoir besoin de toute la dynamique de la mondialisation pour redémarrer.

                            Bah voyons importer plus va relancer la machine.

                            En affirmant vouloir protéger les entreprises françaises contre les « prédateurs » étrangers, il envoie un signal négatif au monde.... Ce repli dirigiste nous éloigne de la reprise et menace nos finances publiques.

                            vous souhaitez tester à partir de quel seuil on vous envoi dans un goulag ? Histoire de tester l’éfficience de vos marché boursier.

                            D’un coté vous vous en fiché vous ne vivez pas en France, ou vous avez la capacité de vous tirer vite fait si ça chauffe trop

                            L’Etat est en train de se transformer au mieux en fond de pension bricolé, au pire en économie socialiste. Inutile de préciser les risques que cela fait courir aux Français.

                            Nationaliser les banques aurrais surement été une bien meilleur idée, moins risqué...

                            L’Allemagne a été prompte à dénoncer cette attitude qui revient sur le fondement de la construction européenne

                            Allemagne profite de l’euro fort au dépend des autres pays de UE, c’est une politique monétaire faite par les allemands et pour les allemands , et le luxembourg serrais surement dans la même situation que l’islande s’il ne profitais pas d’une concurrence déloyale provoqué par l’absence de frontière.

                            L’europe a été fondé autour d’une idéologie de protectionnisme européens, si il n’y a pas de protectionnisme, l’europe n’est plus nécéssaire. C’est pas compliqué

                            « Nos entreprises » à ce que je sache les multi nationales sont privé, les acquisions qu’elle font a l’étrangé n’apporte pas plus de richesse en france au contraire, en générale elles en profite pour délocaliser leur production. Peut etre en tirez vous une quelquonque fiéreté mais vous devez faire partie de cette bullocratie élististe qui s’ingenue à réproduire le systeme feodale.

                            sur ce qui nous a assuré une magnifique prospérité à tous depuis la création du marché unique.

                            menteur

                            Pour rendre du pouvoir d’achat aux Français, le levier le plus important consiste à diminuer les impôts qui représentent 44 % du PIB (contre une moyenne de 36 % dans l’OCDE). Cette relance fiscale exige une baisse de la dépense publique, c’est-à-dire une vraie réforme de l’Etat.

                            C’est bien vous avez de l’espoir, si vous payez trop d’impot achètez des bons du tresor, exonéré d’impots + intéret. Le beurre et l’argent du beurre, vous etes subventionné par decret et vous trouvez encore le moyen de vous plaindre.

                            recentrer ses propositions sur la libération des énergies et des talents dans notre pays.

                            C’est ça, vive le RSA


                            • Aurelien Aurelien 10 novembre 2008 10:25

                              Je me permets de réagir en retrouvant un amalgame au cours de ces échanges :

                              1. Le capitalisme est un système économique fondé sur la propriété privée et l’accumulation possible de capital. Le capitalisme chinois, japonais, russe, américain ou français ne sont pas similaires dans leur fonctionnement. Le capitalisme n’est ni moral ni immoral, il est ; et rien de plus. 
                              2. Le libéralisme est un courant de pensée qui se fonde sur les droits naturels de l’individu et se penche sur les mécamismes de l’échange. Il aborde donc les questions de protection des droits de chacun, des différentes formes de régulation (auto-régulation, régulation contractuelle ou légiférée, etc.).

                              Le capitalisme chinois, dans sa forme actuelle, n’a rien de libéral, qu’on privilégie l’angle plus économique ou plus social. Le capitalisme américain l’est plus que le capitalisme français, mais les Etats-Unis continuent à subventionner certaines industries, à taxer ou interdire des importations ou à intervenir dans la vie des entreprises (la crise des subprimes vient notamment du Community Reinvestment Act renforcé en 1995 par Clinton). Ajoutons le Patriot Act et d’autres pratiques choquantes, nous avons affaire à un Etat qui sait être dirigiste dans tous les domaines de la vie de chaque citoyen américain.

                              Si vous écoutez Rocard qui condamne "l’ultralibéralisme" pour mieux défendre le libéralisme, ou Pascal Lamy qui défend le libéralisme dans le Monde de ce week-end (dans lequel il prône un meilleur encadrement "dur" de l’économie financière), il est aisé de comprendre que ce fameux libéralisme offre des réponses essentielles pour mieux faire fonctionner le capitalisme et revenir sur les mauvaises ’et parfois trop nombreuses) réglementations (obligation de prêter aux ménages défavorisés faite aux banques, normes comptables, Bâle II...) qui peuvent amener des crises comme celle que nous vivons aujourd’hui.

                            • xmen-classe4 12 novembre 2008 19:17

                              Le capitalisme est un système 	économique fondé sur la propriété privée 	et l’accumulation possible de capital. Le capitalisme chinois, 	japonais, russe, américain ou français ne sont pas 	similaires dans leur fonctionnement. Le capitalisme n’est ni moral 	ni immoral, il est ; et rien de plus. 	

                              Déjà, le fait que des personnes dotés d’une morale soit au service d’un système amorale, cela constitue une situation immorale.
                              Personnellement je trouve cela périlleux de chercher à définir un mécanisme qui est en perpétuel mutation, vous comprendrez donc que je ne cherche à vous suivre dans cette vision réductrice, la propriété privé et l’accumulation d’un capital existais bien avant d’en faire des dogmes.

                              Le libéralisme est un 	courant de pensée qui se fonde sur les droits naturels de 	l’individu et se penche sur les mécamismes de l’échange. 	Il aborde donc les questions de protection des droits de chacun, des 	différentes formes de régulation (auto-régulation, 	régulation contractuelle ou légiférée, 	etc.). 	

                              Le libéralisme c’est 	une bidouille administrative qui a permis au avocat et au médecin 	de ne pas etre considéré comme des fonctionnaires. De la même manière, 	les entreprises ont cherché un moyen similaire de s’exonérer 	des devoirs républicain.

                              Quand vous parlez de protection 	des droits de chacun, j’image que vous ne pensez pas que le 	libéralisme a vocation à moraliser le capitalisme, ça 	me faite plutot penser à la libéralisation des armes à 	feu.

                              La principale chose que je 	reproche au pensée libéraliste, c’est qu’elle cherche 	à prouver que plus on est riche, plus on est libre.

                              Le 	capitalisme chinois, dans sa forme actuelle, n’a rien de libéral, 	qu’on privilégie l’angle plus économique ou plus 	social. Le capitalisme américain l’est plus que le 	capitalisme français, mais les Etats-Unis continuent à 	subventionner certaines industries, à taxer ou interdire des 	importations ou à intervenir dans la vie des entreprises (la 	crise des subprimes vient notamment du Community Reinvestment Act 	renforcé en 1995 par Clinton). 	

                              	

                              Normal ils défendent leurs 	intérêts, le libéralisme c’est surtout utile 	quand c’est chez les autres

                              	

                              Ajoutons le Patriot Act et 	d’autres pratiques choquantes, nous avons affaire à un Etat 	qui sait être dirigiste dans tous les domaines de la vie de 	chaque citoyen américain.

                              	

                              C’est facile de critiquer, chez 	nous il n’y a pas de massacre dans les université. 	

                              	

                              Un policier qui contrôle les 	papiers des chauffeurs, c’est contraire au libéralisme ?

                              	 	 	 	 	 	 	 	 	 	 	

                              qui peuvent 	amener des crises comme celle que nous vivons aujourd’hui.

                              Personellement, je considère cette crise 	comme étant celle des crédits dans leur ensemble, et je ne suis pas le seul.

                              Si vous écoutez Rocard qui 	condamne "l’ultralibéralisme, pour mieux 	défendre le libéralisme, ou Pascal Lamy qui défend 	le libéralisme dans le Monde de ce week-end (dans lequel il 	prône un meilleur encadrement "dur" de l’économie 	financière),il est aisé de comprendre 	que ce fameux libéralisme offre des réponses 	essentielles pour mieux faire fonctionner le capitalisme et revenir 	sur les mauvaises ’et parfois trop nombreuses) réglementations 	(obligation de prêter aux ménages défavorisés 	faite aux banques, normes comptables, Bâle II...)

                              Je 	continu à penser, que lorsque nous serrons revenu sur :

                              • le système 	publicitaire et sa politique de propagande matérialiste ,
                              • le systèmes d’assurance et sa politique de gestion des 	risques.

                              vous pourrez surement commencer à parler de manière cohérente du libéralisme.

                              	 	 	

                              En attendant, Il est bien plus fameux, que pour les financiers "mieux 	faire fonctionner le capitalisme" se resume en 	l’utilisation d’un +.


                            • pascal 9 novembre 2008 22:25

                              Bonjour,


                              Si Sarkozy envoie un mauvais signal au monde, alors que dire d’Obama avec sa tentation protectionniste ?
                               
                              "...Promoteur, quand il était sénateur, d’un "Patriot employer Act" qui récompenserait les employeurs se comportant en bons citoyens, notamment en ne délocalisant pas, le candidat Obama a, durant sa campagne, exprimé sa méfiance à l’égard du libre-échange, jugé responsable des mêmes délocalisations. "Les gens ne veulent pas de T-shirts moins chers si cela doit causer la disparition de leur emploi", expliquait-il. "Si nous devions passer un énorme contrat pour l’armée américaine, je pense que nous voudrions des compagnies américaines, employant des salariés américains", avait alors déclaré Barack Obama." http://www.challenges.fr/actualites/europe/20081107.CHA8264/le_protectionni sme_dobama_estil_inquietant.html


                              Obama envoie donc aussi des mauvais signaux au monde !

                              Des banques étaient au bord de la faillite, au nom du libéralisme fallait t-il laisser couler ces banques ?
                              Demain GM aux Etats UNis est au bord du gouffre. cette énorme société n’a plus de trésorerie, au nom du libéralisme faudra t-il laisser ce mammouth sombrer ?

                              Si nous laissons faire les libéraux qui aiment donc la liberté (contrairement aux autres, sic), ce sont des millions de familles qui seront au chomage. La stabilité démocratique y survivra t’elle très longtemps ? J’en doute.






                              • Aurelien Aurelien 10 novembre 2008 09:51

                                Obama vient de la gauche du parti démocrate. Mais il évolue vite, surtout sous la pression des "blue dogs" et de l’entourage de Bill Clinton, plutôt libéral au sens européen (et original) du terme.

                                Ne pas vouloir acheter des chemises aux Chinois ne protège pas beaucoup les emplois, cela menace notre pouvoir d’achat (imaginez tous les produits technologiques quatre fois plus cher, la fin du tourisme exotique, des vêtements accessibles...), les exportations de produits à haute valeur ajoutée qui, eux, assurent des emplois en nombre, la prospérité...

                                L’humanité progresse par l’échange, pas par le repli sur soi. Il faut aussi évoquer le danger des discours nationalistes qui se profilent derrière le protectionnisme, et qui peuvent nous entraîner dans des conflits explosifs comme nous l’avons vu après la crise de 29.


                                • foufouille foufouille 10 novembre 2008 10:43

                                  on risque pas de favoriser les vetements francais, vu qu ca ete delocaliser
                                  pas vetements "accessible" mais jetable
                                  c’est vrai qu’ il y a 30a, on se baladait a poil..............
                                  les vetements durait juste dix ans ................


                                • pascal 11 novembre 2008 20:10

                                  Aurélien, si les chemises par exemple sont aujourd’hui fabriquées en Chine aujourd’hui , c’est à la défaveurs des salariés américains.

                                  Il en est de même aujourd’hui dans des secteurs d’activités innonbrables. Celà à favorisé les investisseurs qui à la faveur de côuts salariaux très bas ont vus leurs rentabilités décuplés.

                                  Pour rester compétitif, les salariés des pays occidentaux furent contraints de revoir leurs salaires et/ou les dispositifs sociaux à la baisse.

                                  On pourrait penser qu’avec la baisse des prix dût aux faibles coûts de fabrication celà n’allait pas empécher aux américains d’ acheter ces chemises (malgré une baisse des salaires) ! Rater !
                                  En réalité, globalement la baisse des prix n’entraina pas la consommation de ce maintenir et de croitre  ! Donc les américains se sont engoufrés dans le crédit qui a permis jusqu’à ce jour de garantir une croissance positive dans ce pays.

                                  Obama, me semble t-il a bien compris le problème. Il ne serait pas étonnant de voir aux Etats Unis un retour plus ou moin important du protectionisme économique afin de défendre les intérêts de la grande majorité des américains.






                                • pascal 11 novembre 2008 20:24

                                  Aurélien :

                                  "L’humanité progresse par l’échange, pas par le repli sur soi. Il faut aussi évoquer le danger des discours nationalistes qui se profilent derrière le protectionnisme, et qui peuvent nous entraîner dans des conflits explosifs comme nous l’avons vu après la crise de 29. "


                                  Personne ne dit le contraire. Mais pas n’importe comment ! 

                                  Les échanges existent depuis la nuit des temps ! Personne me semble t-il ne veux suprimer les échanges !
                                  Simplement les encadrer un peux mieux afin que la majorité des hommes y trouvent leurs avantages, au nord comme au sud.

                                   Les fanatismes ne donnent jamais de bons résultats, on le constate aujourd’hui . A moin de considérer que pour nous sauver de la crise il faudrait encore plus de libéralisme , ce qui serait un comble !

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