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Accueil du site > Actualités > Europe > Le 112, trop méconnu des Européens selon la Commission

Le 112, trop méconnu des Européens selon la Commission

« Pour assurer la diffusion du 112 dans toute l’Europe, la Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil ont déclaré le 11 février « Journée européenne du 112 ». »
La Commission veut une gestion multilingue des appels, mais sans préciser ce qu’elle entend par-là, refusant une nouvelle fois d’ouvrir le débat sur les difficultés linguistiques de l’Union.

1. Les citoyens

Site Europa :
« Toutefois, un Européen sur quatre seulement sait que ce numéro existe dans les autres États membres et presque trois personnes sur dix ayant appelé le 112 dans d’autres pays se sont heurtées à un problème linguistique. Aujourd’hui, la Commission, le Parlement européen et le Conseil ont déclaré le 11 février « Journée européenne du 112 » afin de promouvoir le numéro d’appel unique et d’inciter les autorités nationales à le rendre plus multilingue. »

« 28 % des appelants se heurtent à des difficultés linguistiques lorsqu’ils forment le 112 durant leurs déplacements à l’étranger, alors que selon les informations fournies par 21 États membres, leurs centres d’appel 112 devraient être en mesure de gérer les appels du 112 en anglais (en allemand pour 12 États membres et en français pour 11 États membres). »

Que peut bien vouloir dire cette phrase alambiquée ? Les 28% qui se plaignent de malentendus étaient-ils des anglophones que les centres d’appel ne comprenaient pas, ou des locuteurs d’autres langues ayant essayé de se faire comprendre en français ou en allemand ?

Les précisions sont en anglais
– comme quasiment toujours sur le site Europa...

« calls in French are answered in nine Member States (in addition to France and Luxembourg) - Bulgaria (by call transfer to another call centre if necessary), the Czech Republic (by transfer to another call centre if necessary), Ireland, Greece, Spain (may not be available in all call centres) the Netherlands, Romania, Slovakia (subject to availability of appropriate staff) and Finland (by involving interpretation service). (...)
A number of Member States have indicated the ability of their emergency call centres to answer calls in the languages of their neighbouring EU countries. »

Car effectivement, dans les régions limitrophes de France, on aura plus souvent besoin d’italien, de catalan, d’espagnol, d’allemand que d’anglais, ou au moins autant, ce qui constitue un vrai casse-tête.

Au sujet du site officiel Europa, l’Observatoire européen du plurilinguisme fait justement remarquer que :
« L’utile est en anglais. Le moins immédiatement utile est traduit. Seuls les textes normatifs (réglements et directives) échappent à la règle.
Il n’est pas nécessaire d’aller plus loin dans l’analyse du site Europa qui est dans son ensemble à l’image de ce que nous venons de constater : c’est un site dont la peau est multilingue, mais dont le cœur est monolingue. (...)
 Le modèle culturel qui est à la base du site Europa est un modèle dans lequel la communication utile se fait en anglais et dans lequel le dialogue interculturel est en fait une dimension tout à fait accessoire. La communication s’effectue à travers le filtre d’une langue outil qui est à peine la langue anglaise mais qui en reproduit tous les modèles. »

On ne saurait mieux dire.

Conclusion du site Europa :

« Finally, the United Kingdom indicated that its emergency call centres can use an interpretation services covering 170 languages, Swedish call centres can also use an interpretation service covering all major EU languages and French call centres can use interpretation services in English and other languages. »

Les Anglais sont les cancres de l’UE question plurilinguisme scolaire, mais seraient les champions du plurilinguisme du 112 ? Nuit et jour ? Assertion à vérifier... d’urgence ! Mais on s’incline, ce sont les plus forts...

Une fois de plus, l’UE rate l’occasion de débattre sérieusement du plurilinguisme. Quand la Commission demande davantage de plurilinguisme aux numéros 112, que veut-elle dire par là ? Recommande-t-elle que chaque centre d’appel soit capable de répondre en 170 langues comme la GB en 60 langues (à vérifier !), dans les 27 langues officielles, dans les 3 langues de travail, ou en anglais ? On ne le saura pas, restons dans le flou et ne fâchons surtout personne. Les petits pays aux ressources modestes sont-ils invités eux aussi à développer des centres en quatre langues ?
Et quelle est la liste officielle des grandes langues de l’UE, et des langues de seconde zone ? A quand un sursaut d’orgueil de l’italien, par exemple ?

Nous sommes là au cœur du problème de la communication dans l’UE, loin du Parlement et de ses timides tentatives de plurilinguisme, (où, malgré le travail remarquable des interprètes et traducteurs, la plupart des discussions, et des dossiers précis sur Internet, sont en anglais). Nous sommes dans l’Europe des citoyens, dans l’incommunicabilité au quotidien de gens qui ne disposent pas d’une langue véhiculaire commune. A l’inverse des Chinois qui, malgré l’immensité de leur pays et ses centaines de langues, disposent du mandarin, les Européens se caractérisent par le fait qu’ils ne peuvent parfois discuter avec un voisin résidant à tout casser à 50 kilomètres !
De cela, comme toujours, il ne sera pas question.

2. Après les citoyens, les professionnels :

Ces difficultés des citoyens européens à communiquer avec le 112 peuvent être rapprochées de la communication entre professionnels médicaux, dossier soutenu par l’UE au travers de ses différents aspects, tous en cours de dévelopement : carte européenne d’assurance-maladie, carte européenne de professionnel de santé, compatibilité des données informatiques (Health data Project).

L’interopérabilité des systèmes d’information en Europe
est de plus en plus d’actualité.
Mais, là encore, si les discussions abordent souvent la conversion de données informatiques, la question linguistique est quasi-systématiquement occultée.
A cela, il y a une raison : dans le monde médical, la soumission au tout-anglais a été assimilée par les esprits comme une fatalité... Comme on dit en informatique : « formatage terminé » ! 
Un article de l’Ordre des médecins :
http://bulletin.conseil-national.medecin.fr/article.php3?id_article=213

3. Il existe pourtant une autre voie que le tout-anglais, plus juste et plus efficace :

On peut aussi soutenir un plurilinguisme rationnel, utilisant l’espéranto comme langue véhiculaire commune des Européens, car du fait de sa facilité qu’on peut estimer à un facteur 10 (1 an d’étude équivaut à 10 ans d’anglais ou de français), cette solution est démocratique, c’est-à-dire accessible au plus grand nombre, neutre (ne favorisant aucune langue nationale, aucun pays), et, coup de pot, son vocabulaire est européen, et c’est déjà la plus internationale des langues, même si elle est méconnue et mal vue en France par nos grands médias qui se la jouent un peu trop sur le français tout en rendant hommage à l’anglais-roi...
Signalons tout de même ce récent article dans Marianne, par Marc Favre d’Échallens, administrateur de l’association Défense de la langue française, qui analyse excellemment la folie actuelle du tout-anglais.

Espérons qu’avec la campagne des européennes, nous sortirons enfin du consensus mou, de l’hypocrisie générale sur le tout-anglais, ce honteux secret de famille de l’UE ! A quoi bon avoir un Parlement européen, si le débat y est inexistant ? Autant le supprimer et faire l’Europe des Etats...


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187 réactions à cet article    


  • nervyoko nervyoko 12 février 2009 11:18

    @ l’auteur :

    "La Commission veut une gestion multilingue des appels, mais sans préciser ce qu’elle entend par-là, refusant une nouvelle fois d’ouvrir le débat sur les difficultés linguistiques de l’Union. "

    N’oubliez pas que l’Europe n’est pas une démocratie smiley


    • K K 12 février 2009 12:22

      Concernant le Royaume-Uni, les centres d’appels d’urgence repondent bien en francais lorsque la langue est identifiee. Par contre, j’ai eu beaucoup de probleme avec l’accent et une partie de la conversation s’est deroulee en Anglais pour preciser un mot mal compris. En Finlande, la seule fois ou j’ai eu besoin du 112, la personne a effectivement bascule vers une autre personne qui parlait parfaitement francais (ainsi que parfaitement anglais). Pour tous les autres pays, je ne sais pas (on n’appelle pas le 112 tous les jours ).

      Une chose est certaine, dans tous les cas, je n’aurais pas pu comprendre un mot si on m’avait parle en Esperanto. Il semble que l’anglais est la langue la plus utile en cas de probleme, surtout lorsqu on passe par des centres d appel. Car dans la vie de tous les jours, on se rend vite compte que les europeens parlent surtout Leur langue.


      • Krokodilo Krokodilo 12 février 2009 12:57

        K, comment souhaite-t-on qu’un Hongrois ou un Portugais discutent avec le 112 d’un autre pays ? C’est le flou, le manque de vision globale de la question qui est un problème. L’espéranto effectivement ne pourraît être en place que progressivement, mettons en cinq ans, mais la compréhension serait aussi bonne et probablement meilleure que si un Hongrois ou un Portugais, ou un Italien discute en mauvais anglais. Je voulais seulement mettre en avant de refus de discuter de la question d’une manière rationnelle, dans son ensemble, car la Commission renvoie le problème vers chaque pays par un mot-valise "multilinguisme", sans définir ce qu’elle entend par là.


      • skirlet 12 février 2009 13:29

        Il semble que l’anglais est la langue la plus utile en cas de probleme, surtout lorsqu on passe par des centres d appel. Car dans la vie de tous les jours, on se rend vite compte que les europeens parlent surtout Leur langue.

        Vous voulez dire que les Européens parlent surtout Leur langue, qui est l’anglais ?.. smiley En réalité, les langues sont plutôt nombreuses dans l’UE smiley


      • Jovitourtiste Jovitourtiste 12 février 2009 13:45

        Les carottes sont également nombreuses dans l’UE. C’est pour cela qu’il ne faut pas faire de mal aux lapins, et en plus l’anglais c’est caca pas beau vilain. L’UE et le British Council complotent pour assurer la suprématie de l’anglais partout et menacent la pérennité linguistique de la Galaxie...

        Sinon, ça va Kroko ? Vous n’en avez pas marre de poster tout le temps la même chose sous des formes détournées ? Dites-le franchement, "L’anglais c’est pas bien", "L’espéranto c’est bien", "Il y a un complot pour imposer l’anglais au détriment de l’espéranto", ce sont toujours les trois mêmes thèses que vous exposez.


      • skirlet 12 février 2009 13:58

        Je répondais à K, parce que je ne discute pas avec les malotrus incompétents dont aspique fait partie.


      • Krokodilo Krokodilo 12 février 2009 14:11

        Quelle malhonnête habitude vous avez de faire de fausses citations, entre guillements pour mieux faire passer vos mensonges. Je n’ai jamais parlé de complot, puisque c’est fait au grand jour, et reconnu par divers ministres, cf mon article qui se posait la question justement, « y a-t-il un complot, etc. », c’est seulement caché par les médias, et par les Eurocrates qui pratiquent un double langage : côté face, le multilinguisme européen, côté pile, tout faire pour que l’anglais soit la langue de l’UE, ou ne rien faire pour qu’il ne le soit pas, ce qui revient strictement au même.

        Pour le reste, c’est un peu comme si vous disiez à un météorologue, vous n’en avez pas marre de parler tout le temps de la météo ? La barrière des langues est un sujet européen qui nous concerne tous, dont les implications sont quotidiennes pour certains d’entre nous, et qui affecte de très nombreux domaines, la preuve aujourd’hui avec le 112 et l’échange de données médicales.

        Si j’en ai marre de quelque chose, c’est de votre mauvaise foi, et de l’hypocrisie de la Commission européenne et de certains de nos grands médias, pour le reste, non, ça va, merci.



      • Jovitourtiste Jovitourtiste 12 février 2009 14:15

        Skirlet, vous me flattez ! Je serais le même aspique qu’Asp ? C’est tellement gentil que je passe sur malotrus incompétents, qui, de toute façon, dans votre bouche, est un compliment.

        Sinon, vous maîtrisez à la perfection l’art de mettre des smileys (bouh, le vilain, il utilise un mot anglais, AU BÛCHER !) n’importe où et de façon incohérente. Toutes mes félicitations.


      • Jovitourtiste Jovitourtiste 12 février 2009 14:29

        Quelle malhonnête habitude vous avez de faire de fausses citations, entre guillements pour mieux faire passer vos mensonges.

        Je n’ai jamais dit que je vous citais. D’ailleurs, je ne sais pas si vous l’avez remarqué entre deux censures, mais je mets TOUJOURS les citations en italique. Quelle malhonnête habitude vous avez de diffamer vos contradicteurs pour mieux faire passer vos mensonges.

        Je n’ai jamais parlé de complot, puisque c’est fait au grand jour, et reconnu par divers ministres, cf mon article qui se posait la question justement, « y a-t-il un complot, etc. », c’est seulement caché par les médias, et par les Eurocrates qui pratiquent un double langage : côté face, le multilinguisme européen, côté pile, tout faire pour que l’anglais soit la langue de l’UE, ou ne rien faire pour qu’il ne le soit pas, ce qui revient strictement au même.

        C’est ce qui s’appelle jouer sur les mots, puis détourner le sujet. Donc, puisque ce n’est pas un complot,
        l’UE et le British Council se liguent pour assurer la suprématie de l’anglais partout et menacent la pérennité linguistique de la Galaxie...

        Pour le reste, c’est un peu comme si vous disiez à un météorologue, vous n’en avez pas marre de parler tout le temps de la météo ?

        Ah, vous êtes linguiste ? Remarquez, Zamenhof était bien podologue, ce qui ne l’a pas empéché de créer son abomination. Par contre, Tolkien était linguiste. Donc, il est préférable d’apprendre le sindarin ou le noir parler plutôt que l’espéranto.

        La barrière des langues est un sujet européen qui nous concerne tous, dont les implications sont quotidiennes pour certains d’entre nous, et qui affecte de très nombreux domaines, la preuve aujourd’hui avec le 112 et l’échange de données médicales.


        Cela vous concerne, sans doute. Moi pas. L’anglais est une langue internationale qui se répand de plus en plus, et je le vis très bien, j’apprends chaque jour des nouveaux mots. Je ne sais pas pour les autres aspiens, mais je suis sûr qu’ils ne font pas un caca nerveux à chaque fois que l’anglais compte un locuteur de plus.

        Si j’en ai marre de quelque chose, c’est de votre mauvaise foi, et de l’hypocrisie de la Commission européenne et de certains de nos grands médias, pour le reste, non, ça va, merci.


        Pour les grands médias, pour une fois, je suis d’accord avec vous, mais sans doute pas sur les mêmes sujets. La Commission européenne, je m’en branle plus ou moins. Pour la mauvaise foi, nous savons très bien que les espérantistes aiment reprocher à leurs contradicteurs ce qu’ils font eux-mêmes, je ne relève donc pas.


      • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 12 février 2009 15:18

        Oculiste, il était, Zamenhof, pas podologue, oculiste. C’est Zaharof, le podologue fou ;

        Typhon


      • skirlet 12 février 2009 15:55

        Ne vous fatiguez pas. La grossièreté et l’incompétence sont les traits essentiels d’aspeux, donc pas la peine de discuter avec. Et puisque cela vous fait plaisir (une fois n’est pas coutume), voilà :

         smiley  smiley smiley


      • skirlet 12 février 2009 16:07

        Je vous laisse à vos images qui vous plaisent tant smiley


      • Jovitourtiste Jovitourtiste 12 février 2009 16:13

        Non, je ne rêve pas, vous plussez bien vos propres commentaires. Et en plus, je vois que vous avez méthodiquement parcouru tous les commentaires afin de plusser ceux des espérantistes et moinsser ceux des autres. Vous n’avez que ça à faire, vous acharner sur vos contradicteurs sur un article dont tout le monde se fout, afin de prouver les mérites qu’une langue que personne ne connaît ?


      • K K 12 février 2009 18:30

        Bien qu’ayant fait de l’Allemand en premiere langue durant ma scolarite et tres peu d’anglais, je travaille un peu partout en Europe. L’allemand est tres utile en Europe Centrale (voire meme le francais chez les plus anciens !), mais l’anglais reste la langue la plus utilisee au niveau professionnel.
        Les grands groupes scandinaves (Finlande, Suede, Norvege, Danemark) ont meme institue l’anglais en langue officielle du groupe. La selection se fait a l’embauche (si l’anglais n’est pas parle lu et ecrit, priere de voir ailleurs)

        J’avoue que l’idee d’une langue internationale est seduisante. Mais l’idee de rejeter l’anglais me parait etrange tant cette langue est pratiquee par les scientifiques, les techniciens etc...

        Si je devais apprendre une nouvelle langue, pourquoi pas l’Espagnol qui est pratique dans une tres grande partie du continent americain. Parler, meme tres peu, la langue du pays qui nous accueille ouvre bien des portes car le fait qu’un effort est fait pour se rapprocher est tres apprecie


      • Jovitourtiste Jovitourtiste 12 février 2009 18:42

        K, je vous félicite pour vos efforts de constructivité. Malheureusement, et vous vous en rendrez compte bientôt, cela ne sert à rien. Vous êtes en présence d’une espèce de fanatique de l’espéranto cherchant par tous les moyens à convaincre les internautes que l’espéranto c’est mieux que l’anglais et qu’on complote pour que l’anglais domine le monde.

        Jetez un coup d’oeil sur son profil, vous verrez. Tous ses articles ne traitent que de l’espéranto et des langues en général. Bon, c’est bien marrant de s’intéresser aux langues, mais il y a quand même d’autres sujets d’actualité. De plus, l’espéranto, comme dit plus haut, tout le monde s’en fout.

        Donc, il ne sert à rien de vouloir argumenter, il est impossible de raisonner le Kroko. Si Hermes passe par là, vous aurez peut-être une chance d’avoir un vrai dialogue. Et vous comprendrez pourquoi ceux qu’on appelle les aspiens, s’en donnent à coeur joie et pourrissent allègrement cet article. Lorsque toutes les ressources de l’intelligence sont épuisées, ne restent que les ressources de la bêtise.


      • Krokodilo Krokodilo 12 février 2009 18:49

        "Tous ses articles ne traitent que de l’espéranto et des langues en général"
        Tiens, encore un mensonge ? La routine. Beaucoup, la plupart, si vous voulez, mais tous, non.

        Au fait, Jouvitouriste, ce n’est pas le gars qui a mis un message grossier sur l’article précédent, avec en plus un lien vers un gros étron ? (Supprimé par la modération. )


      • Jovitourtiste Jovitourtiste 12 février 2009 19:00

        Tiens, encore un mensonge ? La routine. Beaucoup, la plupart, si vous voulez, mais tous, non.

        Ce n’était pas un mensonge délibéré. Je ne connais pas le nombre exact d’articles que vous avez pondus, mais il se trouve que depuis que je vais sur Agoravox - et j’y étais avant de m’y inscrire -, TOUS vos articles parlent des langues. Alors, désolé si un de vos articles écrit le 23 octobre 1997 parle des crevettes au soja, mais je ne l’ai pas remarqué. Je rectifie donc : PRESQUE tous ses articles parlent des langues. Vous jouez encore sur les mots, c’est ridicule.

        Au fait, Jouvitouriste, ce n’est pas le gars qui a mis un message grossier sur l’article précédent, avec en plus un lien vers un gros étron ? (Supprimé par la modération. )


        Superbe preuve par référence perdue. Rien d’autre à ajouter.


      • K K 13 février 2009 01:00

        Que de passion pour une question de langues !

        Je ne m’attendais pas a retrouver ici de telles attaques. L’auteur parle beaucoup d’Esperanto ? Pourquoi pas, c’est un projet interessant.
        Le probleme est que cela reste une langue qui necessite un apprentissage. A la vue des quelques mots que j’ai lu plus bas, cela me semble aussi difficile a apprendre que toutes les autres langues.

        A ce propos, en vacance chez un tres bon ami Finlandais, je lui expliquais que sa langue etait quasiment incomprehensible. Il a alors parle avec son fils de 6 ans puis m’a repondu :
        Ce n’est pas si difficile que ca, regarde mon fils il n’a que 6 ans et il comprend parfaitement  smiley


      • K K 13 février 2009 01:26

        Ca me change des fils sur Israel lol...

        Non, le fils de mon ami Finlandais ne parle que Finlandais et un peu Suedois. Mais il commence a regarder la television en anglais (il ne comprend pas encore lol) car peu de programmes sont doubles. Il y a le soustitrage (moins cher je pense).

        C’et peut etre de la que vient leur maitrise de l’anglais


      • K K 13 février 2009 01:39

        thank you

        Je viens de lire le site de presentation de l’esperento. Il y a plusieurs point interessants. Mais l’apprentissage ne semble pas si naturel que ca. On echappe aux listes de verbes irreguliers en tout cas LOL.


      • Hermes Hermes 13 février 2009 10:21

        Cher K

        L’aspect naturel ou non naturel d’une langue est subjective. Sinon pour l’aspect facilité, vous enlevez toutes les irregularités d’une langue, verbes pluriels et autres irréguliers, oral different de l’écrit, enlever idiotismes et autres et vous obtenez une langue facile. Voilà en résumé ce qu’est l’esperanto. MOins une langue est pourvue d’iiregularités et plus elle est facile à apprendre en moyenne. Et pour l’aspect motivation plus une langue est facile et moins il y a besoin de motivation.


      • Hermes Hermes 13 février 2009 12:57

        &Que de passion pour une question de langues ! &

        Ca depend pour qui , chacun ses préférences. Mais si vous pouviez êts plus precis je saurais d quoi vous parliez

        &Je ne m’attendais pas a retrouver ici de telles attaques.&

        Ben disons qu’ici certains cherchent des esperantolatres ou des anglophobes qui n’existent nul part ici.


      • K K 13 février 2009 17:13

        N’oublions pas que la langue n’est qu’un outil. L’important est ce qu’on communique et non comment on le fait.


      • Krokodilo Krokodilo 13 février 2009 17:24

        L’important est donc de choisir le bon outil, le plus performant, ou celui qui offre le meilleur rapport qualité-prix, temps-résultats.


      • Jovitourtiste Jovitourtiste 14 février 2009 15:11

        Donc, l’important est de choisir l’outil le plus rentable ? Voyons cela...

        Je ne sais pas combien de temps il faut pour maîtriser l’espéranto à peu près. Allez, soyons généreux et arbitraires, et disons 50 heures. Par contre, je sais que cette langue permet de dialoguer avec 200 000 personnes.

        L’anglais, quant à lui, il faut plus de temps pour le parler correctement, reconnaissons-le, mais il permet de dialoguer avec un milliard de personnes, soit 5 000 fois plus que l’espéranto. Selon vous, l’anglais est évidemment moins rentable que l’espéranto, il faut donc plus de 50*5000 = 250 000 heures pour le maîtriser. Je ne sais pas si vous vous rendez compte de ce que ça représente, mais cela revient à dire qu’il faudrait s’enfermer dans une salle de classe pendant plus de 28 ans et 6 mois consécutifs - sans manger ni dormir, cela va de soi - pour apprendre cette langue.

        Reconnaissez-le, c’est assez débile. Il faut donc admettre que l’anglais est plus rentable que l’espéranto.


      • J.F. Clet 2 avril 2009 17:52

        Toujours cet argument smorlaqueux : il faut parler anglais parce que tout le monde parle anglais. Il ne faut pas parler espéranto parceque personne ne parle espéranto.
        Au début de TOUTE les inventions humaines "personne ne le faisait" (personne ne se chauffait avec du feu, personne ne portait de vêtements, personne ne taillait des silex, personne ne fabricait de pots, personne ne plantait de blé*...)

        Lequel serait le plus rentable à long terme ?
        Si vous voulez assurer la communication par l’anglais entre tous les peuples d’Europe, (en gros 500 millions de personnes dont à la louche 65 millions d’anglophone (Britanniques, Irlandais, insulaires Anglos-normands...) . Disons 80 avec la diaspora anglaise...
        pour faire plaisir aux contradicteurs, prenons100 milions de personne parlant déjà assez bien anglais.

        Reste 400 millions d’Européens à "angliciser" : 

        Je suppose pour simplifier que les enseignements national Européens forment chaque année 10% de la population. Soir 40 million d’élèves d’anglais en Europe
        40 X 1500 = 600 000 millions, ou 60 milliard d’heures de cours (en exponentiel, ça donne : 15.10^2 X 4.10^7 = 60.10^9 ou 6.10^10)
        Heures de cours qu’il faudra monayer en salaire des professeurs, matériel d’enseignement, heures d’études d’autre matières sacrifiées à l’étude de l’anglais...

        Mais si vous voulez enseigner l’espéranto à toute l’europe (et en négligeant le nombre d’Européens qui parlent déjà espéranto) il faudra chaque année instruire 10% des 500 millions soit :
        50 milions X 150 = 7 500 milions ou 7,5 milliard d’heures de cour (en exponentiel, 7,5.10^9)

        rapport 6.10^10/7,5.10^9 = 0,08.10^2 = 8

        Imposer l’anglais à tout un continent sera donc huit fois plus coûteux qu’enseigner l’espéranto.

        Et atterntion, ce coût sera récurent, il faudra pour chaque nouvelle tranche d’âge entrant à l’école ses 60 "gigaheures" de cour.

        On poura reprendre les chiffres avec la population mondiale et sa proportion d’anglophones de naissance, pour voir qui, de l’espéranto ou de l’anglais, est le plus rentable. Faites le calcul.

        - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
        * C’est comme le génie méconnu qui avait inventé l’écriture : Il est resté incompris car il avait oublié d’inventer la lecture.


      • Jovitourtiste Jovitourtiste 12 février 2009 13:01

        Tout à fait. Comme le disait d’ailleurs Xénophion : I like donuts.


        • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 16 février 2009 14:36

          I FUCKIN LOVE CHOCOLATE MILK


        • Jovitourtiste Jovitourtiste 16 février 2009 17:13

          One Donut to rule them all, One Donut to find them,
          One Donut to bring them all and in the darkness bind them.

          Donuts rule !


        • Wlad Wlad 12 février 2009 13:42

          Joli score, j’ai tenu jusqu’au dernier quart de la première partie avant de m’endormir !

          Ami lecteur, si tu veux t’épargner la lecture de ce long article : L’anglais c’est mal, ouin ouin, c’est trop injuste, l’anglais rapporte des sous au Royaume-Uni, pourquoi personne ne parle-t-il espéranto ? (du latin esper, "espoir", et rantus, "rance comme une vieille plaquette de beurre oubliée dans le bac à légumes").


          • Krokodilo Krokodilo 12 février 2009 14:12

            " L’anglais c’est mal, ouin ouin, c’est trop injuste, l’anglais rapporte des sous au Royaume-Uni,"
            Bravo, je vois que vous commencez à percevoir la réalité derrière la propagande pro-anglais !


          • Jovitourtiste Jovitourtiste 12 février 2009 14:30

            LOL. Vous savez qu’il parle au second degré ? Vous venez d’atteindre de nouvelles profondeurs dans les abysses du ridicule.


          • Hermes Hermes 12 février 2009 15:05

            Tourtiste je pense que lui aussi a fait du second degré


          • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 12 février 2009 15:21

            La blague de Wl4d n’était pas un chef d’oeuvre, mais la réponse de Krokodilo, connaissant son haut degré de réclusion intellectuelle, c’était carrément pas drole.

            Typhon


          • Hermes Hermes 12 février 2009 20:26

            Moi si la reponse de kroko m’a fait sourrire, nous n’avons tout simplement pas le même sens de l’humour


          • Jovitourtiste Jovitourtiste 12 février 2009 22:54

            Moi si la reponse de kroko m’a fait sourrire, nous n’avons tout simplement pas le même sens de l’humour

            Vous avez mis quelques mots en trop. Je suppose que vous vouliez dire :
            nous n’avons tout simplement pas l’humour.


          • Wlad Wlad 13 février 2009 10:46

            Je tiens à préciser que mon intervention n’était pas une blague, mais un résumé de l’article.

            Je ne me savais pas si désopilant.


          • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 16 février 2009 14:37

            La blague, c’est ton étymologie du mot "Esperanto".

            Typhon


          • pokannicknow pokannicknow 12 février 2009 14:15

            Le principal problème que je vois avec l’espéranto, c’est un problème de "rentabilité", que l’on pourrait reformuler comme ceci "Si l’espéranto était intéressant (pour moi, pour les relations internationales, pour l’économie, ...) , il serait plus répandu".

            Or il se trouve que le nombre de personnes dans le monde parlant couramment espéranto devrait être compris entre 100 000 et 1 million (ce qui n’est pas énorme en pourcentage). Il est la langue de "travail" de très peu d’associations et d’organismes (j’entends par là de structures autres que celles dédiées à la promotion de l’esperanto).

            Certains disent, c’est la faute au (complot du) gouvernement britannique - français - ... . Cet argument n’est pas totalement recevable, beaucoup de choses se développe contre ou sans soutien des gouvernements : cela va des choses illégales, comme la consommation de drogue et le téléchargement de films ou de mp3, a des domaines plus insolite comme le cosplay, le klingon, les fanfictions et les colelctiosn diveres et variées.

            D’autres (des fois les mêmes) disent que c’est la faute au média. Les médias s’intéressent très peu à Gnu/Linux, et pourtant ce système se développe. Les médias ne s’intéressent pas à l’aviron, pourtant je soupçonne qu’il y a plus de gens faisant de l’aviron que parlant espéranto en France.

            D’aucuns diront (je toujours aimé cette tournure) que l’on a bien réussi avec l’euro. Pour moi la situation n’est pas la même : l’euro apporte quelque chose en plus par rapport à ce qui existait avant (l’inutilité des bureaux de change dans pas mal de pays et une certaine stabilité financière). L’espéranto n’"apporte" pas vraiement quelque choses de nouveau, certes on peut parler avec son voisin européen, mais on pouvait déjà le faire avant avec l’anglais, l’allemand, le français (suivant la personne en face)



            A partir de ces éléments et même si mon analyse est loin d’être complête, j’ose affirmer que l’espéranto n’intéresse pas la population. Nous serions dans un monde vierge, sans passé, après un "reset" général, là oui, l’espéranto serait intéressant. Mais dans la société réelle, dans la dynamique où nous sommes, le coût (financier, humain, ...) de mise en place de l’enseignement de l’espéranto à la population et ensuite de son apprentissage par tous, même seulement au niveau européen, me semble très / trop élevé.

            Note : J’ai écris cet article sans y mettre d’injure, d’insulte ni de grossièreté, veuillez faire de même si vous y répondez. Si vous trouvez que certains éléments sont erronés, qu’un raisonnement n’est pas logique, qu’il reste des zones d’ombres critiques dans l’argumentation, signalez-le pour que je puisse les corriger. Si vous décidez d’attaquer en vous focalisant sur un point de détails, comme un mot ou une tournure, j’attends de votre part une argumentation au moins aussi construite que la mienne. Je tiens enfin à préciser que "Pokannicknow" est le seul compte que je possède sur Agoravox



            • Krokodilo Krokodilo 12 février 2009 14:44

              Un message de votre part sans insulte ni grossièreté est-il si rare que vous ayez besoin de le faire remarquer ?

              Vu le nombre d’articles que j’ai faits qui tournent autour de cette questions de la barrière des langues, et vous en avez suivi plusieurs... je pense avoir déjà répondu à chacun des points que vous soulevez.

              « L’espéranto n’"apporte" pas vraiement quelque choses de nouveau, certes on peut parler avec son voisin européen, mais on pouvait déjà le faire avant avec l’anglais, l’allemand, le français (suivant la personne en face) »

              L’espéranto apporterait sa bien plus grande facilité, que j’estime au pifomètre (l’UE refuse de lancer une étude à ce sujet... niveaux en Eo, anglais et français après le même temps d’étude) à un facteur 10, ce qui veut dire accessible à la majorité de la population, même ceux qui ne font pas de séjours linguistiques, n’ont ni le temps ni l’envie ni l’occasion de pratiquer. Donner à tous les Européens ou presque la possibilité d’une langue véhiculaire commune, c’est créer une opinion publique européenne, un espace de débat, bref, c’est la démocratie, là où l’anglais-roi est l’injustice et l’éiltisme.

              « Les médias s’intéressent très peu à Gnu/Linux, et pourtant ce système se développe. »

              Justement, l’espéranto se développe, j’en ai donné de nombreux exemples. Simplement, la vie est une juxtaposition de microcosmes, chacun dans sa bulle ou son environnement professionnel, plus quelques liens avec d’autres cercles, mais finalement nous ne percevons qu’une fraction du monde. Le soutien par l’UE, ou la fin de cette autocensure des grands médias (sauf France Culture et France 3) donnerait un sérieux coup de pouce à la visibilité de l’Eo par les Français.
              Il faut dire, car beaucoup l’ignorent, que la situation de l’Eo en France est différente de ce qu’elle est dans d’autres pays : non seulement, l’espéranto est enseigné en Chine dans certaines classes primaires, mais aussi à l‘université dans certains pays (Hongrie), et, en Pologne elle est une des langues d’un cours de linguistique comparée, depuis 11 ans je crois (Université Mickiewicz de Poznan, dirigé par Ilona Koutny).
              La France, probablement du fait que nous sommes une des langues de travail de l’UE (sur le papier..), et une des langues de diffusion internationale, garde de grandes réticences envers l’Eo, en bon français, de la jalousie !

              « Il est la langue de "travail" de très peu d’associations et d’organismes (j’entends par là de structures autres que celles dédiées à la promotion de l’esperanto). »

              C’est exact, mais je pense que les associations humanitaires ou altermondialistes gagneraient à l’enseigner à leurs équipes et à l’utiliser en interne, mais pour l’instant c’est l’anglais, effectivement. Par contre, une entreprise semble en train de l’essayer entre ses filiales, j’en parlerai peut-être un jour !


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