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Accueil du site > Actualités > Europe > Le « Bazooka » Adidas

Le « Bazooka » Adidas

1944, jamais les tanks US ne connaissent autant de pertes sur le front allemand, la Wermacht vient de doter son infanterie d’une arme anti-char d’une terrible efficacité : le "Panzerschreck"- "l’épouvante des chars".

Berlin J.O 1936, le coup de feu du starter claque, les athlètes, comme propulsés, s’élancent en avant, les pointes de Jesse Owens accrochent rageusement la cendrée de la piste, le meilleur sprinter de tous les temps va gagner " dans un fauteuil" la finale du 100 mètres. Hitler, comme on sait, quitta, dégoûté, la tribune... Owens raflera encore trois médailles dans la foulée, et chaque fois ce sera aussi un peu la victoire des frères Dassler, qui mirent au point les chaussures du champion...

Ces chaussures avaient été aussi à l’honneur aux J.O de Los Angeles ou un coureur allemand avait gagné le bronze - depuis 1924, dans leur petite manufacture d’Herzogenaurach, en Franconie, "Adi" et Rudolf Dassler perfectionnent leurs modèles de chaussures de sport.
Après la guerre leurs chemins se sépareront, Adi Dassler fondera sa marque "Adidas" et Rudolf la sienne "Puma".
Entretemps beaucoup d’eau, parfois trouble, aura coulé sous les ponts de la rivière de leur joli village.

Dès 1933 les deux frères avaient adhéré au NSDAP, autrement dit le parti Nazi fondé par Hitler. Une fois le conflit déclaré, ils n’eurent pas trop à se forcer pour participer à l’effort de guerre et fournir la Wermacht en équipements de cuir. Arrive 1944, la firme Schricker bombardée par l’aviation alliée doit renoncer à la production d’armes, en particulier du tout nouveau bazooka, inspiré du modèle US et amélioré. La firme Dassler, particulièrement productive, est choisie pour prendre la relève : les "Panzerschreck" vont pouvoir être produits en grande série : -au total 92.000 pièces vont sortir des chaînes- un peu tard pour changer le cours de l’histoire !

La victoire US finit enfin par arriver, à Herzogenaurach, l’Air Force installe une base importante, les soldats découvent l’usine et veulent tout faire sauter... Käthe , la femme d’Adi use de ses charmes pour convaincre le commandement local et déclare avec une charmante candeur : " mais les gens d’ici ne veulent rien d’autre que fabriquer des chaussures de sport !"... et de rappeller la victoire de Jesse Owens aux J.O de 1936. Comme l’Air Force avait envie de dammer le pion à ces planqués de la Navy et autres biffins, l’occasion est trop belle d’équiper ses champions, la firme va relancer sa production à commencer par le Basket, le Base-Ball et le Hockey sur glace, sports préférés US...

L’argent sale du trèsor de guerre de la firme contribuera, comme dans nombre d’autres entreprises allemandes, à renouer avec le succès commercial. En 1991, Adidas, devenue multinationale rachètera les terrains libérés par l’US Air Force pour y implanter sa nouvelle vitrine...

Du coté allemand, on se plaît à penser que si les "Panzerschreck" avaient équipé la Wermacht dès 1941, les T 34 soviètiques auraient été anéantis, Moscou aurait capitulé et la guerre pris un autre tournant que celui qui amena l’Allemagne nazie à sa perte... Ouf ! on préfère quand même que les trois bandes se soient apposées sur des chaussures de sport plutôt que sur ces tubes mortifères...qui eux finirent leur carrière sous forme de gouttières, faisant le bonheur des matous d’outre-Rhin...

(Source : Article récent Spiegel-On-Line, librement traduit et interprété...)


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69 réactions à cet article    


  • brieli67 23 février 2009 15:41

    http://einestages.spiegel.de/static/topicalbumbackground/3483/panzerschreck _statt_sportschuh.html

    d’une "belle tenue" et d’un "beau" diaporama

    à l’auteur
    Pouvez vous nous traduire celà ?

    Eigentlich war die Rüstungsfirma Schricker & Co. aus dem nahen Vach bei Nürnberg für die Produktion der neuen Waffe zuständig. Doch als die Luftangriffe der Briten und Amerikaner auf Deutschlands Städte immer verheerender wurden, verlagerte Schricker die Montage nach Herzogenaurach.

    Trotzdem war der Pfusch der fränkischen Rüstungsamateure beim Zusammenbau groß - viele fertige Waffen wurden bei der Abnahme der Wehrmacht aussortiert.

    Zahlreiche Rohre, die nicht mehr zu Panzerschrecks montiert worden waren, tauchten nach 1945 im Stadtbild des beschaulichen Frankenstädtchens auf - nur diesmal in friedlicher Nutzung : als Dachrinnen oder Zaunpfosten, in denen gern Meisen nisteten.

    Il est question de mésanges et non de matou Roller/Kater ou lièvre Hasenbock.....



  • Yoann Yoann 6 avril 2011 12:05

    Merci aussi pour cette histoire, je ne connaissais pas le bazooka adidas et les chaussures adidas de jessee Owens smiley


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 23 février 2009 12:48

    à Le Furtif

    "Effroyables jardins", livre admirable de Michel Quint que Jean Becker a totalement massacré dans son adaptation cinématographique puisque, justement (?), il y oubliait le jeune Bernahrd Wicki, futur auteur, en 1961, de l’excellent et du très humaniste "le Pont" (die Brücke) puis, en 1964, du non moins excellent et humaniste "Morituri" (Brando, Brynner).


  • ARMINIUS ARMINIUS 23 février 2009 14:10

    "Die Brücke" excellent film avec la délicieuse Cordula Trentov... je crois que ma passion pour les allemandes brunes à nattes et nez retroussé date de cette époque...j’ai fini par en épouser une. Merci "le furtif" pour cette évocation "nos meilleures années".


  • brieli67 23 février 2009 19:46

    Bernhard http://de.wikipedia.org/wiki/Bernhard_Wicki ,
     

    http://de.wikipedia.org/wiki/Bernhard_(Vorname)
    Fort comme un ours ou les qualités d’un ours

    Une petite note pour le si fin et subtil Furtif
    Les noms de famille en Allemagne ? les finales TT ou DT 
    les TT sont cathos les DT sont protestants/"évangéliques" comme ils disent 

    Papa suisse et mama autrichienne/hongroise
    et comme B16 et Günther Gras...

    Un de ses grands amis 
    le dramaturge suisse Friedrich Dürrenmatt
    http://de.wikipedia.org/wiki/Friedrich_D%C3%BCrrenmatt


    La Fondation Wicki
    http://www.bernhardwicki.de/

     


  • Henri François 23 février 2009 11:57

    A l’auteur,
    Une question : est-ce qu’en France occupée, ou en Belgique, Pologne ou ailleurs partout où les soldats nazis s’étaient installés, des industriels, manufacturiers ou commerçants, n’ont pas travaillé pour l’armée à croix gammée ?
    Vous parlez d’argent sale accumulé par les frères allemands pères d’Adidas et de Puma, mais voyons dans tout conflit armé, dans toute guerre, dans tout génocide, l’argent est sale dès lors qu’il sert à combattre ou a tuer.
    Sincèrement, ne croyez-vous pas que des fortunes françaises, voilà plus d’un demi-siècle, sont passées au travers des mailles de la "justice" des vainqueurs pour fleurir ensuite au grand jour ?
    L’intérêt de cette information allemande que vous avez eu l’heureuse initiative de vulgariser sur Agora est strictement historique et n’aurait pas du être accompagnée de commentaires "dirigés". 
    Amicalement. 


    • Zalka Zalka 23 février 2009 13:12

      Tous ont travaillé pour les allemands.

      On pourrait condamner, mais il faut réfléchir un peu plus. Imaginez le français moyen père de famille, avec enfant en bas âge. Il tient une boutique de ciment sur la côte Atlantique (par exemple).

      Lorsque les allemands viennent le voir pour lui acheter du ciment, que doit il faire ? Il peut en vendre, et dans ce cas, les allemands renforcent leurs positions et lui "vit" de cette vente. Ou alors, il refuse. Et là, dans le meilleur des cas, il se fait virer (ou voit son magasin fermé) perdant ainsi son moyen de subsitance dans une époque déjà trouble, et dans le pire des cas, il est passé par les armes (ce qui pour sa famille a des conséquences encore pire). Pour les allemands, c’est toujours la même chose : ils ont le ciment...

      Alors, il est sûr qu’il ne faut pas trop juger. Quoique dans le cas de types appartenant au parti nazi...


    • ARMINIUS ARMINIUS 23 février 2009 13:51

      Merci pour cette remarque, l’utilisation de l’argent sale des guerres est loin d’être un monopole allemand, je l’ai d’ailleurs souligné dans mon article sur "Walkyrie" en mettant l’accent sur la responsabilité
      des "marchands de canon" US, Henri Ford en tête. D’autres comme L’Oréal et le Prince de Monaco, entre autres, ont aussi largement profité de la situation, la liste est énorme et mériterait à elle seule un article.D’autre part j’avais sur AV un peu idéalisé le fondateur de la marque avec l’histoire de la victoire de l’ Allemagne sur l’invincible Hongrie lors de la coupe du monde de football de 1954, en commentant le magnifique film "Das Wunder von Bern". Le fait de parler d’ "argent sale" (qui n’est pas de moi mais du Spiegel même)est en quelque sorte un reéquilibrage.


    • morice morice 23 février 2009 12:49

       ....demain vous nous parlez de Thyssen et de Prescott Bush ? J’attends avec attention votre prochaine livraison. Félicitations sur le sujet : j’en ignorais totalement les liens !!!!


      • morice morice 23 février 2009 12:50

         ou un article sur le Zyklon B produit en France par Ugine ?


        • brieli67 23 février 2009 15:16

          encore fabriqué et vendu et utilisé 
          dans la marine marchande et les silos de céréales

          http://en.wikipedia.org/wiki/Uragan_D2

          en fait c’est le Monoxyde de Carbone - CO +CO2 qui ont été utilisés et pas que par les nazis allemands

          La maggior parte dei campi di sterminio (Chełmno, Belzec, Sobibór, Treblinka), utilizzava, come agente tossico, monossido di carbonio prodotto dai gas di scarico di grandi motori. È inoltre utile ricordare che non tutte le vittime dell’Olocausto vennero uccise all’interno dei campi di sterminio : circa 1.000.000 - 1.500.000 fu uccisa dalle Einsatzgruppen mediante fucilazione in Unione Sovietica a partire dal giugno 1941
          http://it.wikipedia.org/wiki/Zyklon_B.

          Les douches ....avec des dérivés phénoliques http://fr.wikipedia.org/wiki/Ph%C3%A9nol_(mol%C3%A9cule)

          Pourquoi le traitement de la peau ?
          http://www.medix.free.fr/cours/intoxication-oxycarbonee.php
          sous CO la peau devient bariolée 
          rouge cochenille ie "salami" et des plaques cyanosées bleu de Prusse.

          Faites sur Google intoxication monoxyde de carbone

          En France 6ooo à 8ooo intoxications par an 3oo morts sans parler des "chroniques"
          cet hiver à Poitiers à Lille en IDF









        • maxim maxim 23 février 2009 13:53

          c’est marrant ,sur la photo ,on dirait à peu de choses près le LRAC que nous avions dans l’armée Française ...

          normalement il faut un serveur derriére ,afin d’introduire la roquette ,brancher le Jack ,et taper sur l’épaule du tireur pour lui annoncer que c’est armé ...
          et le servant de se mettre de côté fissa avant la mise à feu vu la sortie de pulvérin enflammé derrière le tube !

          en tout cas mieux que le bazooka US sans tablier ,et avec lequel on s’en prenait plein les avants bras et la gueule ,par la trainée du projectile !

          j’ignorais cette saga d’Adidas en tout cas !


          • ASINUS 23 février 2009 16:27

            yep il y avait deja sur le modele allemand le patin amortisseur " frontal" sur le bouclier parce que le moindre relachement vous envoyait comme sur le lrac le bouclier directement dans " la tronche"
            l autre version le panzefaust est l ancetre de la famille russe RPG


          • Thoth 23 février 2009 18:27

            Salut Maxim !
            A propos de LRAC, je me souviens que, lors d’un tir à Mont-Louis, avec le bas de la plaque de protection,j’ai pris un coup sur le genou. J’ai cru que j’allais tourner de l’oeil. Ce jour-là, j’ai regretté de ne pas avoir tiré au "bazooka" américain. (ton copain J.P.) smiley


          • maxim maxim 23 février 2009 20:12

            salut JP !

            nous on avait foutu le feu dans les buissons secs avec la flamme arrière ,c’était à Barrère Romarin ....

            on était mal ,avec le vent ,ça attisait les flammes ,on a réussi à tous à l’arrêter mais c’était limite !

            à plus !

            M W .


          • Golden Ratio Golden Ratio 23 février 2009 14:04

            "Hitler, comme on sait, quitta, dégoûté, la tribune..."

            Encore un exemple de désinformation bien assimilée.

            Dans son autobiographie The Jesse Owens Story, 1970, Owens décrit comment Hitler se serait levé et l’aurait salué :

            « Après avoir passé le chancelier, il surgit en me saluant de la main, je l’ai salué en retour. Je pense que des auteurs ont montré un mauvais goût en critiquant l’homme fort du moment en Allemagne. »


            • Talion Talion 23 février 2009 21:21

              Tiens... J’ignorais ce détail...

              Mais bon, après tout pourquoi pas : La vision populaire de l’histoire est très souvent biaisée.


            • Talion Talion 23 février 2009 21:26

              Sinon, article très intéressant... J’ignorais complètement l’origine des armes potatives anti-chars allemandes de la seconde guerre mondiale.

              Si on m’avait demandé de deviner quelle firme les avait produites, jamais je n’aurai sorti le nom d’Adidas...


            • ARMINIUS ARMINIUS 24 février 2009 05:14

              Ouais, ça dépend aussi de l’historien, en l’occurence Jess Owens dans ses mémoires, trente quatre ans après...d’autre part cette phrase, tirée de son contexte est très peu claire, d’autant qu’un "geste de la main "n’est pas vraiment une congratulation, ça peut être un salut olympique attrophié pour montrer un dégout ; surtout connaissant le personnage et les codes de politesse du pays...quant au "mauvais goût, J.O aurait pu penser à tous ces frères d’armes noirs prisonniers exécutés par les nazis pour une simple couleur de peau !


            • Gazi BORAT 23 février 2009 14:30

              De "l’argent sale" des guerres..

              Le capitalisme met avant toute chose la recherche du profit. Une entreprise fonctionnera en temps de paix à produire des marchandises correspondant à la demande du moment.

              Si un conflit survient, elle répondra aux varaiation de la demande. Cela s’appelle "s’adapter au contexte".

              Nombre d’entreprises dont ce n’était pas la vocation première ont participé à la production d’armement, les Etats Unis se sont fait dans ce domaine une spécialité.

              Bendix (machines à laver) des affuts antiaériens, Underwood (machines à écrire) et General Motors ont produit en son temps cette carabine :

              http://www.fh-militaria.com/catalogus/catalog/images/USM1.jpg

              Ce qui est surprenant ici, c’est la distance qui peut exister entre un bazooka et des équipements sportifs..

              gAZi bORAt


              • brieli67 23 février 2009 16:25

                toutes suites ces dérives.....

                Les locaux des Dassler ont été confisqués pour monter les "tuyaux de poêle" par les ouvrières de la "charentaise" et pas l’arme entière. En plus avec beaucoup de déchets Pfusch.

                Dans le texte la mère a réussi à convaincre les GI de ne pas démolir l’outil de travail où ont été fabriqué les pneumatiques de J.Owens.... Dans le voisinage les US ont reformaté une base aérienne militaire.

                Alors KAPITAL amassé ??
                ou juteuse et judicieuse suite d’évènements ?
                et l’un des deux Dassler a inventé le crampon dévissable à adapter selon le terrain.


                Les billets et les monnaies à la sortie de la guerre..... c’était surtout du faux !
                Il fallait pour chaque état battre de la nouvelle et de la légale.
                Les coffres suisses ?? bourrés de Pq, d’alu et de fer-blanc.



                Pour Alcatel, c’est l’inverse qui s’est passé !!
                Dans l’entre-guerre, dans les locaux on donnait dans le dépouillage et la dératisation chimique et mécanique.
                De 39-45, c’est devenu le grand centre de dépannage et de réparation des téléphones et radios..... 
                La Télic nous a inondé de radios de téléphones de centrales téléphoniques de minitels...




              • blitz 23 février 2009 15:14

                les fortunes sentent rarement bon, entre l’argent sale des guerres, des mafias, de l’exploitation, des délits d’initiés, etc...
                je doute qu’on puisse faire fortune honnêtement...


                • jacques jacques 23 février 2009 18:12

                   "pour devenir riche il faut travailler,pour faire fortune il faut faire autre chose"


                • stephane 23 février 2009 15:42

                  Et sans l’Africa Korps, les premières 4CV Renault n’auraient pas été couleur sable ; sans l’avion Fiat modèle ? la Vespa n’aurait pas vu le jour car c’est le stock considérable de petites roues de train d’atterrissage qui poussa à dessiner l’engin autour.... l’économie de l’industrie de guerre fourmille de ce genre d’anecdotes toujours très intérressantes, mais bien difficile à juger négativement avec le recul.
                  Pour ma part, je trouve très instructif - au moins autant- les histoires beaucoup plus sombres de grands groupes industriels continuant des relations commerciales, des transferts de technologie voire la livraison de chaines de production entières avec des industries du III Reich... (cf morice ci-dessus)
                  Cela a existé pourtant, autant pour l’Amérique de Roosevelt que pour l’URSS de Staline dans les années qui ont précédé la Guerre Mondiale : les idéologies ressemblent alors vraiment à l’os qu’on donne à ronger aux populations, en attisant les haines avant le grand règlement de compte.
                  L’Histoire est un perpétuel recommencement...


                  • Gazi BORAT 23 février 2009 16:42

                    @ STEPHANE

                    Il y a aussi certains aspects sur lesquels on peut porter un regard moins positif..

                    Ainsi les grands ensembles qui entourent nos villes. L’option aurait pu être choisie de logements individuels, de cités jardins... Les Etats Unis étaient même prêts à livrer à la France des maisons en bois préfabriquées pour la reconstruction du pays.

                    C’était sans compter sur les géants du BTP français, habitués aux techniques de bétonnage de masse par les contrats de construction de la ligne Maginot avec le Ministère de la Guerre français puis par ceux signés avec l’Organisation Todt pour le Mur de l’Atlantique.

                    D’où les solutions, rationnelles mais catastophiques, des barres et tours de logements collectifs..

                    gAZi bORAt


                  • Gazi BORAT 23 février 2009 16:43

                    NOTA :

                    A l’étranger, ce type de bétonnage est dénommé :

                    "Hard French"

                    gAZi bORat


                  • brieli67 23 février 2009 17:30

                    http://www.bm-lyon.fr/decouvrir/collections/vallet3.htm
                    http://www.bm-lyon.fr/decouvrir/collections/vallet5.htm


                    ces baraques à tôle ondulée persistaient longtemps à Sarcelles, chez nous le Polygone_ les Blechbilles........ jusque dans les années 70

                    Le béton ne coulait pas tant à flots Gazi !

                    témoignage belge
                    http://lespolonaisducentre.skynetblogs.be/post/5764444/de-1945-a-1958-dans-les-baraques&usg=__atjQfZDFnu2dzp6k3e4sg_wuV28=


                  • Gazi BORAT 23 février 2009 18:17

                    @ BRIELY

                    C’est vrai, les bidonvilles, puis les "cités d’urgence", perdurèrent jusqu’aux années 70... J’ai vu au Havre un quartier "La Cité des Neiges" peuplés de gens qui n’eurent pas accès aux joies de la ville reconstruite.

                    Ils sont restés, en améliorant sans cesse les habitations qu’ils avaient construits avec ingéniosité. On y voit encore des éléments d’époque, telles ces plaques perforées d’origine américaine et qui servaient à la construction (entre autres usages) de piste d’aterrissage.

                    Sur cette folie du béton : Le Corbusier avait dessiné un plan pour la reconstruction de la ville de St Dié où tout tenait (habitats privés, services publics, etc..) dans quatre gratte-ciels !

                    Heureusement, cela n’a pas été jusque là..

                    Ce savoir faire français a été aussi un objet d’exportation, qui connut son succès en RDA et en Pologne !

                    gAZi bORAt


                  • maxim maxim 23 février 2009 21:23

                    Stéphane ..

                    et également le stock de moteurs Piaggio ,qui servaient sur les palans motorisés pour arrimer les bombes de lourdes charges sur les avions Allemands et Italiens ...

                    ce stock a fourni les moteurs de Vespa !


                  • Gazi BORAT 23 février 2009 16:10

                    Je note une petite chose dans l’article : arrivé plus tôt, produit en plus grande quantité, le panzerchreck aurait pu changer le cours de la guerre, face aux T34 russe, maniables et au blindage bien conçus.

                     

                    Rien n’est moins sur. La technologie n’est pas l’élément déterminant dans la conduite de la guerre. La stratégie l’est aussi et les mentalités de même.

                     

                    La France en 1940 disposait de quelques bons modèles de blindés à opposer aux divisions allemandes mais ne sut pas les employer. L’Allemagne, par contre, avait élaboré une doctrine moderne d’utilisation de l’arme blindée et qui obtint les résultats que l’on connaît.

                     

                     Plus tard, Hitler disposa  d’une arme formidable : le Messerschmitt 262, premier avion à réaction produit en série.

                    http://www.nationalmuseum.af.mil/shared/media/photodb/photos/060912-F-1234S-012.jpg

                     

                    Celui ci aurait pu faire de gros dégâts dans les formations de bombardiers alliés, ralentir la cadence des destructions et gagner ainsi du répit pour l’industrie de guerre nazie s’il avait utilisé comme chasseur.

                     

                    C’est l’aveuglement personnel du Fuhrer, qui imposa l’idée d’en faire un « chasseur bombardier », obnubilé par l’idée de pouvoir exercer des représailles limitant les performances de l’appareil en l’alourdissant de bombes..

                     

                    C’est ainsi que le facteur humain pèsera toujours plus lourd que la technologie..

                     

                    gAZi bORAt


                    • ARMINIUS ARMINIUS 23 février 2009 16:35

                      Merci pour ces remarques, le blindage du T34 n’aurait pas résisté, le Panzerschrek perçait sans difficulté un blindage de 20cm d’acier. Les chars français étaient conçus pour être employé en campagne, les panzers de Guderian en fonçant sur les routes ont dépassé et les ordres d’Hitler et les chars Français, dont quelques uns n’étaient même pas finis ! (pas de tourelle) : témoignage direct de mon père, chef de char sur le front au printemps 40...Quant à celui qui allait devenir mon beau-père il servait dans l’Afrikakorps où il cottoya Rommel... dans les feuillés ! J’aime bien aussi les petites histoires de l’Histoire ;; ;


                    • ASINUS 23 février 2009 16:49

                      bonjour arminius , eh oui la petite histoire qui fait la grande comme indiqué plus haut par gazi borat la superiorité ou inferiorité allemande a tenu plus a l utilisation qu au materiel ,le char somua français etait
                      egal voir superieur a tout les blindé allemand de l epoque 
                       c est son eparpillement qui la rendu defaillant en 40
                      plus que le materiel c est le concept d utilisation qui importe , reste que decouvrir que l industrie des chaussures de sport berceau de l arme antichar par excellence yep !!!!


                    • brieli67 23 février 2009 16:53

                      L’ Allemagne pays des poêtes et des ingénieurs

                      Le Sav et la maintenance des "appareils" allemands étaient strictly impossibelle ! 
                      Trop de séries limitées avec chacune une autre amélioration....
                      Impossible de récupérer du matos ! Ni d’acheminer à temps les pièces détachées...

                      C’est encore le péché mignon des blouses blanches allemandes. Faut surtout pas leur dire.
                      C’est le concours de Lépine permanent. Ils ne peuvent pas se la couler douce le doigt dans le nez ou admirer les "froufrous et dessous-chics" de leur gente féminine. Non il faut "organisieren" .....appliquer bricoler.

                      Les Windows, les Opéra les Firefox sont complètement démantelés..... et rendus incompatibles avec les versions internationales.
                      Autriche Suisse allemande idem...



                    • Internaute Internaute 23 février 2009 17:22

                      Tiens Gazi a perdu son monocle. C’est peut-être pour cela qu’il n’a pas vu l’état de délabrement avancé de l’exemplaire qu’il met en référence.

                      En voici un joli

                      http://www.stormbirds.com/project/index.html

                      ... avec en plus la photo d’une brochette de nazis qu’on doit pouvoir identifier et poursuivre.


                    • Emile Red Emile Red 24 février 2009 11:25

                      Cette histoire de char français me rappelle cet avion, le Dewoitine D 520, vu comme une merveille par les Bulgares, redouté par les Italiens et surnommé le spit français par les Anglais, seul argument mondial concurrentiel face au ME 109 en début de guerre.
                      Le monde entier ou presque arrvait à s’en procurer et nous n’en produisions qu’ à la lenteur grand L...


                    • Gazi BORAT 24 février 2009 13:05

                      @ Emile Red

                      Il existe aujourd’hui plusieurs thèses d’historiens avançant l’hypothèse que le patronat français aurait fait, à la fin des années trente, "Le choix de la défaite".

                      Ce courant n’est pas nouveau. Déjà, dès avril 1944 l’historien Marc Bloch écrivait :

                      • "Le jour viendra [...] et peut-être bientôt où il sera possible de faire la lumière sur les intrigues menées chez nous de 1933 à 1939 en faveur de l’Axe Rome-Berlin pour lui livrer la domination de l’Europe en détruisant de nos propres mains tout l’édifice de nos alliances et de nos amitiés"
                      Pas inintéressant, Annie Lacroix-Riz sur la mythique "Synarchie".

                      http://www.dailymotion.com/video/xztbh_le-choix-de-la-defaite_events

                      Théorie du complot ?

                      gAZi bORAt

                    • Gazi BORAT 24 février 2009 13:47

                      @ EMILE RED (suite)

                      Pour revenir sur vos propos, c’est à la 32° minute de la conférence d’Annie Lacroix-Riz que sont évoquées les réticences du haut patronat au réarmement français.

                      Mais le reste est aussi passionnant..

                      gAZi bORAt


                    • ficelle 23 février 2009 16:13

                      Avant 1944, en effet, le front allemand était bien moins périlleux pour les Sherman et Grant...


                      • Jack Nico 23 février 2009 16:39

                        rien de mieu qu’un bon Panzerfaust et un T34 au petit matin !!


                        • paul muadhib 23 février 2009 17:34

                          Bonjours,je souhaite, pour ceux que ça peut intérésser , vous communiquer un film à voir sur dailymotion.( pas sur youtube)
                          C’est une présentation de jacques pauwells à propos de son livre " le mythe de la bonne guerre " où l’on apprend que certaines compagnies US et pas des moindres , ont coopéré avec l’allemagne hitlérienne avant et pendant la 2de guerre mondiale.
                          Pour vous donner envie de voir ce documentaire de 50mn.36 ..je pose la question : " qui a fourni l’armée allemande en carburant pour la guerre qui devait être éclair ?
                          réponse..allez faire un tour sur : dailymotion et tapez "le mythe de la bonne guerre "

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