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Accueil du site > Actualités > Europe > Le choix bidon du référendum britannique

Le choix bidon du référendum britannique

Jeudi 23 juin 2016, un référendum se tiendra au Royaume-Uni sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne. Présenté comme un grand moment de choix démocratique, ce vote n'en sera pas un tant les deux options proposées sont floues. Elles peuvent aussi s'avérer de facto équivalentes pour les Britanniques.

La première incongruité de ce référendum est que toutes les personnes concernées ne pourront pas voter. Les Britanniques expatriés depuis plus de quinze ans, y compris dans un autre pays européen, sont interdits de vote. De la même manière les centaines de milliers d’Européens qui résident au Royaume-Uni sont exclus du scrutin alors même qu’ils peuvent voter aux élections locales et européennes. Cette discrimination concerne ainsi 300 000 Français. Enfin les jeunes, entre 16 et 18 ans, qui avaient pourtant pu voter lors du référendum sur l’indépendance de l’Écosse, ne pourront participer à ce vote. En revanche peuvent voter les nationaux de l’Australie, du Canada, de l’Inde, du Pakistan et du Nigéria et de 54 États membres du Commonwealth.

La seconde incongruité est que ce référendum qui est présenté comme un grand moment de décision démocratique par les populistes ne représente en rien un vrai choix pour les Britanniques. Ses enjeux sont particulièrement flous.

Le principal problème n’est même pas que le public n’a pas été correctement informé sur ce qu’implique ou non véritablement l’appartenance à l’Union européenne. Le débat public tourne trop souvent en effet autour des hoaxes propagés par les campagnes de désinformation massive de la presse de caniveau et notamment des titres du magnat australo-américain Rupert Murdoch, depuis des décennies. Le problème vient que chacune des deux options présentées est particulièrement floue et qu’il est très possible que de facto elles reviennent au même.

Rester dans l’Union européenne peut sembler le terrain le mieux balisé. Pourtant l’accord extorqué par l’eurosceptique David Cameron aux chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne avec son chantage au Brexit remet en question la nature de la participation Britannique à l’Union. L’accord est supposé entrer en vigueur si le Royaume décide de demeurer au sein de l’Union. Sa portée réelle est inconnue puisqu’il ne comporte en soi aucune disposition contraignante : sa mise en œuvre implique soit des modifications des lois européennes, elles même soumises à un processus législatif où nos élus au Parlement européen ont leur mot à dire, ou des révisions de traités avec les incertitudes que le processus comporte. Au final le Royaume-Uni qui a déjà un pied dehors de l’Union européenne (il ne participe pas à de nombreuses politiques notamment la libre-circulation des personnes définies par Schengen ni à l’euro), pourrait s’en éloigner encore plus.

Quant au « Brexit », ses conséquences sont inconnues car elles sont fonction d’un processus de négociation prévu par l’article 50 du traité sur l’Union européenne introduit grâce au traité de Lisbonne mais jamais mis en œuvre. Celui-ci prévoit une négociation sur les modalités du retrait dans un délais de deux ans, lequel peut être prolongé. Le gouvernement britannique cherchera donc à continuer à bénéficier des avantages de l’appartenance à l’Union européenne tout en se libérant de ses obligations, les autres gouvernements pouvant être plus ou moins enclins à accepter.

Il est donc fort possible que concrètement le “Remain” ou le “Leave” reviennent à peu près au même pour les Britanniques.

Face à ce vrai-faux choix que représente le référendum sur le Brexit, il est plus que temps de proposer aux Européens, et aux Britanniques s’ils sont encore là, un vrai choix portant non pas sur le faux problème du “dans” ou “hors” d’une Union européenne faible et incohérente du fait de sa nature d’objet diplomatique non identifié, mais portant sur la nature de celle-ci et les politiques à mener ensemble.

Il devient à présent nécessaire de convoquer une nouvelle Convention sur l’avenir de l’Europe, avec la participation de parlementaires nationaux et européens, procédure prévue par les traités, ou mieux encore une véritable assemblée constituante européenne, pour que soit proposé une nouvelle constitution européenne, fédérale, pour les États membres de la zone euro qui le souhaitent, et qui prévoie un modus vivendi cohérent et clair avec les États qui préfèreraient rester en marge.

L’Union européenne d’aujourd’hui est un machin intergouvernemental basé sur des discussions de marchands de tapis héritées d’une culture diplomatique et non pas d’une culture démocratique. Il n’est guère surprenant qu’un tel mécanisme, un compromis bancal dont les promoteurs ne se préoccupent que de l’intérêt des gouvernements nationaux, n’apporte pas satisfaction et suscite la méfiance des Européens. Il est temps de rompre avec cette approche vouée à l’échec et qui nourrit les nationalismes. Nous avons besoin d’Europe mais pas de l’Europe des gouvernements actuelle, nous avons besoin d’une Europe des citoyens.


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69 réactions à cet article    


  • sarcastelle 20 juin 12:40

    Nous avons besoin d’une Europe des citoyens


    Blabla clair et précis, à l’inverse du flou de la teneur du référendum ! 

    • sarcastelle 20 juin 12:44

      @sarcastelle

      .
      Mais enfin je tempère mon appréciation par le fait que ce cliché creux constitue les derniers mots de l’article, et qu’un rédacteur est toujours tenté de conclure par une formule « qui en jette ». Exigence technique du genre, en quelque sorte !

    • Valéry Valéry 20 juin 13:41

      @sarcastelle indeed. Développer cet aspect eut entraîné des disgressions quand au thème de l’article. Concrètement l’Union européenne aujourd’hui est dirigiée par les représentant sdes États qui négocient les traités, fixent les grandes orientations, nomment les membres de la Commission européenne et votent les lois. La part de nos élus au Parlement européen dans le processus est encore aujourd’hui trop réduite et les institutions européennes manquent de légitimité. Le déficit démocratique de l’Union n’est pas juste un délire de militant nationaliste mais une réalité sauf qu’il toruve d’abord son origine dans le refus des gouvernements aujourd’hui maîtres du jeu de faire évoluer l’Union vers une démocratie dotée d’un gouevrnement responsable devant nos élus.


    • Alren Alren 20 juin 19:51

      @Valéry
      La part de nos élus au Parlement européen dans le processus est encore aujourd’hui trop réduite

      Et celle des peuples encore plus ! C’est là le hic !


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 20 juin 21:18

      @Valéry
      C’est la Commission européenne qui a l’initiative des lois et les fait appliquer, ce qui est contraire à la séparation des pouvoirs. Les Chefs d’ Etats ont intérêt à faire ce qu’on leur dit, sinon, la Commission européenne passe outre. Le parlement, c’est peanuts, son avis est consultatif.


      Quant à l’accord obtenu par Cameron, c’est une entourloupe juridique, qui peut être contestée.
      D’ailleurs, si Cameron perd le referendum, son Parti est divisé, ce sera un échec politique pour lui, on ne voit pas comment il pourrait rester ?

      La sortie de l’ UE, c’est expliqué dans l’article 50.
      Il faut que le gouvernement dépose sa demande de sortie, et négocie les différents accords et Traités pour savoir ce qu’il veut garder ou pas. La France a signé 521 accords et Traités, exemple concret, sur le commerce avec l’ Australie sur la viande de chèvre et de mouton. Faut-il conserver cet accord ou pas, ou signer un autre accord avec l’ Australie ?

      Il faut aussi régler, comme dans un divorce, les problèmes financiers, récupérer le solde de fonds versés au budget européen, prévoir le sort de fonctionnaires, députés & diplomates, qui ne seront plus payés etc.

      Il est certain qu’il vaut mieux que la sortie soit menée par un gouvernement pro Brexit, qu’anti Brexit, qui va magouiller on ne sait quoi ? Cela peut prendre 6 ou 8 mois. Si au bout de 2 ans, on n’arrive pas à se mettre d’accord, la sortie devient effective.

    • Valéry Valéry 20 juin 21:40

      @Fifi Brind_acier le rôle de la Commission dans le processus législatif européen n’est guère différent du rôle du gouvernement français dans le processus législatif français. Il diffère en revanche par la méthode : en général la Commission mène de longues consultations en am$ont et s’assure d’avoir une vraie majorité avant d’aller de l’avant. 


      Si Cameron perds le référendum il a paradoxalement plus de chance de rester que s’il le gagne car personne ne sera pressé de gérer la suite... En toute hypothèse il a annoncé qu’il ne se représenterais pas en 2020 donc il est fini politiquement au sein du parti conservateur. Il suffit qu’une cinquantaine de députés demandent son remplacement pour qu’il y ait un vote au sein du groupe des Tories.

      L’article 50 dit juste qu’il y aura des négociations. Rien ne laisse présager le résultat. Il faut aussi que ce résultat soit accepté par le Parlement européen (50.2). La sortie au bout de 2 ans n’est pas nécessairement effective puisqu’il existe une procédure pour prolonger ce délais (article 50.3)

    • doctorix doctorix 20 juin 23:43

      @Valéry
      « la Commission mène de longues consultations en am$ont »

      Ce $ qui vient comme un cheveu sur la soupe est une coquille aussi révélatrice qu’un lapsus.
      Parce que l’auteur fait comme si nos représentants européens avaient un quelconque pouvoir de décision alors que tout est décidé par l’Amérique et que rien ne se fait sans son accord. Il faut y ajouter le rôle des dizaines de milliers de lobbyistes présents à Bruxelles, et pour lesquels le $ est aussi le veau d’or.
      Ce qu’on appelle « négociations en amont » consiste à demander si Washington est d’accord.
      Le parlement européen n’est rien d’autre qu’un pôle avancé de gestion coloniale.
      Par contre, si un Etat décide de renier les traités et de sortir par l’article 50, je ne vois pas pourquoi il accepterait le diktat des deux ans : il mettrait tout le fourbi dans un même sac, direction la poubelle.
      De Gaulle aurait fait comme ça.
      Et je crois qu’Asselineau ferait comme ça aussi. Mais c’est bien le seul.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 juin 06:52

      @Valéry
      « ...en général la Commission mène de longues consultations en am$ont ... »
      Le signe du dollar est sans doute un lapsus...


      Les longues consultations se mènent avec les lobbies, la Commission européenne passe 90% de son temps avec eux, ça laisse peu de temps pour discuter avec les intéressés...

    • Valéry Valéry 21 juin 07:06

      @doctorix j’espère bien que les Britanniques s’ils choisissent le Brexit seront virés bien avant les deux ans en question, sans la moindre concession.


    • Valéry Valéry 21 juin 07:31

      @doctorix une loi européenne implique généralement un livre blanc, puis un livre vert, souvent une consultation en ligne. Le projet fait l’objet en amont d’un rapport du Parlement européen. Naturellement les organismes représentants les personnes et secteurs concernés sont consultés (ce que vous appelez les lobbies avec tous les fantasmes que vous associez à ce terme) et c’est parfaitement légitime et souhaitable. Le projet doit ensuite rassembler une très large majorité des gouvernements européennes - souvent rencontrer un consensus - des gouvernements de bords politiques différent - puis une majorité au Parlement européen - Un Parlement élu à la proportionnelle et donc véritablement représentatif des citoyens contrairement à l’Assemblée française ou à la Chambre des Communes. Les lois européennes sont donc très largement représentatives et le processus bien plus transparent et ouvert que celui qui existe dans la Ve République française. Mais comme vos commentaires le suggèrent manifestement vous avez un problème avec la démocratie.


    • tonimarus45 21 juin 08:53

      @Valéry— j’aime bien votre objectivite ;; ;; ; de surface ?????exemple«  »« grace au traite de lisbonnne..ECt....... »«  »-traite de lisbonne qui a fait entrer pas la fenetre la constitution europeenne rejettee pas 54% des français ????


    • Ar zen Ar zen 20 juin 12:56

      @l auteur

      Je n’ai pas apprécié votre article. Beaucoup trop d’incohérences et de contre-vérités.

      Après avoir critiqué le maintien dans l’UE et ensuite la sortie de l’UE, en faisant usage d’arguments plus spécieux les uns que les autres, vous en arrivez à une conclusion dans laquelle l’utopie rivalise avec l’invraisemblance.

      Un manque de rigueur total dans l’analyse du fonctionnement de l’UE et de nombreuses invraisemblances.

      Un manque de connaissances fatal à la crédibilité de l’article.


      • Valéry Valéry 20 juin 13:37

        @Ar zen Je n’ai pas apprécié votre commentaire. Beaucoup trop d’incohérences et de contre-vérités.

        Après avoir critiqué l’article en faisant usage d’arguments plus spécieux les uns que les autres, vous en arrivez à une conclusion dans laquelle la mauvaise foi rivalise avec l’approximation.

        Un manque de rigueur total dans l’analyse de cet article et de nombreuses invraisemblances.

        Un manque de connaissances fatal à la crédibilité du commentaire.

        Sans rire, si vous avez quoi que ce soit de précis à critiquer, faites-nous signe svp :->


      • Ar zen Ar zen 20 juin 16:04

        @Valéry

        Je vous poserai les questions les unes après les autres pour démontrer votre insuffisance technique sur le fonctionnement de l’Union Européenne.

        1°) Vous écrivez : "L’accord est supposé entrer en vigueur si le Royaume décide de demeurer au sein de l’Union. Sa portée réelle est inconnue puisqu’il ne comporte en soi aucune disposition contraignante : sa mise en œuvre implique soit des modifications des lois européennes, elles même soumises à un processus législatif où nos élus au Parlement européen ont leur mot à dire, ou des révisions de traités avec les incertitudes que le processus comporte.

        - Question : Est-ce que le parlement européen participe à l’élaboration des traités comme vous l’écrivez ? Vraiment sans rire !


      • Valéry Valéry 20 juin 21:55

        @Ar zen je parle du PE dans le contexte du processus législatif où il est désormais co-législateur dans la plupart des domaines (il devrait l’être dans tous !). Oui il participe aussi au processus de changement des traités (cité sept fois dans l’article 48) dans le cadre de la procédure de la Convention. C’est naturellement insuffisant : nos élus au Parlement européen qui représentent les peuples dans les institutions de l’Union devraient avoir un rôle constituant primordial.


      • Ar zen Ar zen 21 juin 08:23

        @Valéry

        De qui vous moquez vous en écrivant de telles sornettes ? Vous parliez bien de la réécriture des traités en associant le parlement européen à cette affaire. Vous faites une erreur monumentale en écrivant une chose pareille (ou un mensonge, mais alors vous allez faire amende honorable pour nous prouver que vous n’aviez pas mesuré ce que vous écriviez). Vous parliez bien de processus législatif en relation avec la modification des lois européennes. Si le parlement européen vote bien des lois sur la capacité des réservoirs des WC, il ne légifère jamais dans le domaine de la rédaction des articles des traités. Ce que vous écrivez est faux et archi faux. 

        Maintenant vous me parlez du processus du changement des traités en m’écrivant qu’il, le PE, participe au processus de changement des traités. Est-ce que sur AV vous voulez nous prendre pour des crétins ? Pourquoi ? Parce que la ruse infame de l’Union Européenne c’est de faire croire que le parlement est associé. Associé comment ? Par la procédure de « consultation », cette procédure qui n’engage absolument personne, qui n’est contraignante pour personne ?

        Alors Valery si vous avez des enfants en bas âge vous devez aussi les consulter pour définir le lieu de vos prochaines vacances. Mais je ne suis pas certain que se sont eux qui décident de la destination finale n’est-ce pas ? L’essentiel c’est bien de les consulter et de prendre la décision par vous même. Comme le fait la Commission Européenne. Elle consulte mais elle fait comme elle veut. C’est le symbole même de la démocratie n’est-ce pas ?

        Conclusion. Vous avez écrit une énormité en posant que le Parlement Européen intervenait dans le processus législatif. Si la procédure ordinaire est bien celle de la codécision, le parlement européen est ignoré lors de la rédaction des articles des traités. Rien de moins que ça !

        Par ailleurs, si le parlement participe à la procédure ordinaire de codécision il n’est jamais, jamais, jamais (trois fois c’est suffisant pour comprendre) à l’origine du texte qui lui sera soumis. L’intiative législative appartient « uniquement » à la Commission Européenne !

        Pouvez vous me dire pourquoi, dans 21 domaines, la procédure de codécision n’est pas requise ? Oui pourquoi ? Ce n’est pas un déni de démocratie ? 

        Alors je vous pose cette question : comment s’appelle une organisation dans laquelle l’initiative législative et le pouvoir exécutif sont dans les mêmes mains ? Je fais moi même la réponse : « Une dictature » ! C’est le mot qui est habituellement utilisé. 

        Le parlement européen est un cache sexe, l’alibi de la « démocratie ». La lecture du TUE et du TFUE nous renseigne parfaitement sur les pseudo pouvoirs qu’il possède. Une misère ! L’organisation de l’UE et son fonctionnement est de nature dictatoriale. Il est facile de comprendre en lisant les traités comment leurs dispositions fonctionnent. Je résume en une seule phrase :

        « Le Parlement Européen est co-législateur sauf lorsque les traités en disposent autrement ! »

        Voilà le genre de phrases que l’on retrouve en permanence dans les traités. Il faut, par conséquent, tout lire, article après article, pour mesurer combien le pouvoir du parlement européen est minime. Il ne participe pas aux décisions importantes et structurelles. C’est fait exprès !

        Nous vivons dans une construction totalitaire. Sans rire Valery, parce que ce n’est pas drôle du tout !

      • tonimarus45 21 juin 08:54

        @Ar zen--- ne vous trompez pas l’auteur est un « europeiste » convaincu,mais cela il a oublie de le dire


      • izarn 21 juin 10:14

        @Valéry
        « Devraient avoir »... Donc ils ne l’ont pas.
        Et surement jamais, car l’UE est un machin des USA depuis le début, depuis Monet....
        A l’heure actuelle, tout fédéralisme est de la foutaise. Pour etre réel, il faudrait absolument que :
         -TOUS LES PAYS DE L’UE SORTENT DE L’OTAN

        -DETRUIRE L’EURO et créer une vraie monnaie fédérale, hors de la domination allemande, de l’idéologie du FMI. DECIDER QUE CETTE MONNAIE REMPLACE LE DOLLAR lors des transactions internationales....

        Bref tout à refaire, et tout à jeter dans les poubelles de l’Histoire.
        Une seule issue : Se casser de ce Machin...


      • izarn 21 juin 10:17

        @izarn
        Ensuite dans les faits, l’Allemagne NE VOUDRA JAMAIS de votre fédéralisme.


      • Valéry Valéry 21 juin 21:40

        @izarn Faux. Les gouvernements allemands ont fait régulièrement des propositions en ce sens. C’est plus le gouvernement français qui, par corporatisme, a écarté la mise en place d’une Europe plus démocratique.


      • Ar zen Ar zen 21 juin 21:57

        @Valéry

        Il faut quand même revenir aux réalités. Le couple « Franco allemand » est une invention française. Jamais les Allemands ne parlent de la France en ces termes mais en disant "la deuxième économie de l’UE (aujourd’hui la 3eme après la GB).

        Le préambule interprétatif du traité de l’Elysée a été un coup de poignard dans le dos de la France et un aveu d’allégeance aux USA. L’alliance germano-américaine pour le XXI siècle de 2004 a confirmé les faits.

        L’Allemagne est alignée sur les USA. La France dans l’UE a commencé à perdre pied. Il faudrait être aveugle pour ne pas s’en apercevoir. Le laboratoire de la Grèce a été efficace, la France en prend le chemin avec la mise en vente de ses bijoux de famille. Sortons de cette dictature et vite !

        http://mobile.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-allemagne-52eme-etat-des-etats-166964


      • Alpo47 Alpo47 20 juin 13:05

        Oui, oui ... il faut ... nous avons besoin ... Sauf que personne ne nous demande notre avis ou si une opportunité nous est fournie de le donner, n’en tiendra aucun compte s’il ne va pas dans le sens des oligarchies qui dirigent l’europe.
        Si les peuples veulent faire évoluer l’europe, ils devront l’imposer.


        • Agor&Acri Agor&Acri 20 juin 14:48

          @ l’auteur,

          article en trompe-l’oeil dont on ne sait que penser en 1ère lecture.
          Des arguments peu pertinents, peu percutants et semblant parfois ne tendre vers une position A que pour mieux porter la position B :
          Bref, j’ai ressenti une vague impression de manipulation venant d’une personne qui n’assumerait pas le fond de sa pensée.

          Je ne vous connaissait pas, alors je suis allé voir vos précédentes interventions et là, tout s’éclaire : un propagandiste pro-U.E. qui dissimule ses convictions idéologiques en cherchant à paraître critique vis-à-vis de l’U.E. mais en prenant soin de faire porter ses critiques sur les actions des gouvernements nationaux et non sur le Système/régime ploutocratique centralisé qui avance semi-masqué en trompant les peuples et en se moquant au dernier degré de la Démocratie.
          .
          Je pourrai reprendre ici plusieurs de vos commentaires mais je crois qu’une seule citation suffira à mettre en lumière le sens des messages que vous colportez.

          Il se rapporte au « non » français au référendum de 2005 pour une Constitution européenne et au flagrant délit de démocratie qui a suivi lorsque le congrès à Versailles, en 2008, a voté le projet de loi modifiant le titre XV de la Constitution française permettant que, trois jours plus tard, l’Assemblée ratifie le traité de Lisbonne.

          Votre opinion sur la question :

          --------------------------------------------------
          Valéry-Xavier Lentz 14 juin 2008 15:20
          « Une ratification parlementaire a strictement la même valeur qu’une ratification par référendum. »
          ------------------------------------------------

          Honte à vous d’oser tenir de tels propos.


          • Ar zen Ar zen 20 juin 16:26

            @Agor&Acri

            C’est pourtant la vérité : « une ratification parlementaire a strictement la même valeur qu’une ratification par référendum », puisque ce processus est inscrit dans la constitution.

            Le point de droit est un détail Agor&acri. Le scandale a consisté en la négation du choix du peuple de France, un coup de poignard dans le dos du peuple en décidant de passer par la procédure du congrès puisque le peuple souverain ne voulait pas de ce TCE. Toute la vilénie a consisté à masquer le TCE en lui adoptant un autre nom : traité de Lisbonne. Ni vu ni connu.

            Conclusion à ceci : supprimer la procédure du congrès de la constitution ! L’UPR le propose dans son programme de gouvernement. Mais ceci constitue un affront terrible pour l’oligarchie qui perdrait une partie de ses pouvoirs sur le peuple.


          • Agor&Acri Agor&Acri 20 juin 17:03

            @Ar zen
            nous sommes bien d’accord.
            Ce n’est pas sur le plan de Droit que je contestais l’affirmation de l’auteur mais sur celui de l’honnêteté intellectuelle et de la vergogne.

            Lui qui fait mine d’ignorer que nous vivons dans une parodie de démocratie, laquelle ne nous offre des choix qu’entre bonnet-blanc ou blanc-bonnet, en agitant ici et là quelques épouvantails pour être bien sûr que la majorité du troupeau se précipitera droit dans l’entonnoir.

            Lui qui fait mine d’ignorer que le Droit est écrit par des non-élus, entourés de lobbyistes au service d’intérêts privés et que la soumission des lois à l’approbation de nos pseudo-élus n’est qu’une vaste blague dans la plupart des cas et que de toute façon, si les pseudo-représentants votent mal, le texte leur sera re-soumis ou leur sera imposé par le 49.3, ...

            Lui qui fait mine d’ignorer la dictature de la pensée-unique et le lavage de cerveau permanent que nous infligent les médias.

            Lui qui s’appuie sur des arguments basés sur le fait que les décisions que prennent les gouvernants sont légitimes car ils ont été élus à la majorité et ne sauraient donc, tout au long de leur mandat, être contestés par des « minoritaires ».

            Lui qui répand sa propagande européiste sans se soucier de la supercherie totale de ses arguments

            ...

            --------------------------------------------------------------------------------------------
             Valéry-Xavier Lentz (---.---.---.125) 15 juin 2008 21:11
            Les personnes au pouvoir ont été désignées démocratiquement.

             smiley smiley  smiley  smiley

             Valéry-Xavier Lentz (---.---.---.125) 15 juin 2008 20:33
            Les élus de 18 peuples européens ont votés en faveur de ce traité. Un seul pays l’a repoussé. Les partisans du traité sont donc majoritaires et le traité devrait donc s’appliquer si l’Europe était déjà une démocratie.

             smiley  smiley  smiley  smiley
            ---------------------------------------------------------------------------------------------


          • Ar zen Ar zen 20 juin 18:04

            @Agor&Acri

            Je partage absolument votre avis.

            Lorsque dans un traité qui lie 28 pays et quelques 500 millions d’habitants « d’aucuns » arrivent à déterminer que « l’initiative législative » appartient "exclusivement à la Commission Européenne, c’est à dire un collège de personnes toutes non élues et que, de surcroît, cette même commission européenne possède le pouvoir exécutif, alors il n’y a qu’un mot pour qualifier une structure dans laquelle une instance possède à la fois l’initiative législative et le pouvoir exécutif : une dictature.

            Le parlement européen est « le » cache sexe de l’Union Européenne, son alibi démocratique. Même si la procédure de codécision est la règle, il existe 21 domaines pour lesquels cette procédure de codécision n’est pas envisagée. On en arrive même à parler d’une procédure de « consultation » qui n’engage personne. Faut-il être machiavélique pour imaginer une telle procédure de « consultation ». C’est vraiment prendre les peuples pour des imbéciles. Quant à la procédure « d’approbation » elle ne vaut guère mieux.

            Nous sommes dans une dictature qui ne dit pas son nom. Les puissances de l’argent ont pris la main sur les peuples d’une manière insidieuse. L’intérêt commun des peuples est bafoué au profit des intérêts particuliers d’une petite caste qui s’engraisse et se gave.


          • Valéry Valéry 20 juin 21:42

            @Agor&Acri manifestement commenter un article qui ne colle pas à votre grille de lecture binaire est trop compliqué. Vous préférez commenter de vieux articles. :))


          • tonimarus45 21 juin 08:58

            @Agor&Acri— je ne suis pas alle voir le«  »pêdigree« de l’auteur mais je l’avais compris, surtout lorsque il ecrit »«  »grace au traite de lisbonne..ECT...«  ».Je l’ai dit plus haut, 

            J’ajouterais que a mon avis il n’y a rien de plus «  »meprisable«  » qu’un posteur qui avance masque

          • Tyuii (---.---.118.82) 20 juin 16:07

            Bref l’auteur nous ressort l’opinion usuelle faut changer d’Europe. Or on ne peut changer l’Europe car intérêt divergent (raison pour laquelle on ne la pas changer) Cqfd fin du debat


            • Valéry Valéry 20 juin 21:48

              @Tyuii des intérêts divergents il y en a dans toute communauté humaine et notamment au sein d’un État. La politique consiste précisément à arbitrer entre eux. Ce dont souffre l’Europe aujourd’hui c’est de l’absence de poilitique - car les méthodes diplomatiques intergouvernementales l’emportent : la raison pour laquelle les changements sont difficiles est la règle de l’unanimité pour la négociation et la ratification des traités, c’est tout. Ceci dit il y a eu 4 traités ces 25 dernières années (Maastricht, Amsterdam, Nice, Lisbonne) donc les changements sont possibles. IL manqua avant tout la volonté politique, les responsables aux affaires en ce moment naviguent à vue sans le moindre cap.


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 20 juin 22:22

              @Valéry
              Si vous remplacez la règle de l’unanimité, où chaque Etat doit être d’accord, par la règle de la majorité, cela veut dire que 15 Etats vont pouvoir décider des Traités pour les 28 pays. Bonjour l’URSS ! Déjà que son fonctionnement y ressemble beaucoup, surtout ne changez rien, cela fera encore plus vite exploser l’usine à gaz !


            • Valéry Valéry 20 juin 22:34

              @Fifi Brind_acier manifestement le principe démocratique semble vous échapper. L’unanimité ce’est la dictature de la minorité qui impose son choix à tous. Une majorité qualifiée ou superqualifié est parfaitement envisageable pour la ratification : c’est ainsi que fonctionnent la plupart des organisations internationales tout comme les États fédéraux qui sont parfaitement démocratiques. Un pays mis en minorité peut parfaitement choisir de mettre en oeuvre l’article 50 dont vous semblez fan.


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 juin 07:04

              @Valéry
              Les Traités européens relèvent du Droit International. Chaque Etat doit être consulté, et d’accord sur le contenu des Traités. C’est ça, la démocratie. Ce qui n’est déjà pas appliqué, quand les Français ont dit non, c’est comme s’ils avaient dit oui. Vous voulez aggraver encore le processus ?


              Je ne vois aucune démocratie dans un système où une majorité de pays va imposer sa loi aux autres, qui n’auront plus leur mot à dire. Le principe même du changement de majorité doit relever d’une consultation.
              Quels pays vont voter pour ne plus jamais être consultés ?

              A moins que nous ne passions directement par la case dictature, ce qui n’est pas impossible, vu le cours des choses...

            • Valéry Valéry 21 juin 07:10

              @Fifi Brind_acier : Les gouvernements des États-membres prennent part aux négociations sur les nouveaux traités, ils prennent part à la gouvernance de l’Union, ils prennent part au processus législatif : ce sont même eux les principaux décideurs. Écrire qu’ils ne sont « plus jamais consultés » est une pure contre-vérité. Mais il est absurde et parfaitement antidémocratique qu’une minorité puisse bloquer la décision acceptée par une large majorité. Un nouveau traité devrait entrer en vigueur dès qu’il est ratifié par les 3/4 des États. Dans une démocratie on accepte la décision de la majorité ou on s’en va. 


            • Ar zen Ar zen 21 juin 08:40

              @Valéry

              Arrêtez de nous donner de fausses informations et de nous servir la propagande de l’UE. 

              « Les gouvernements des Etats membres prennent part à la gouvernance de l’Union ». Encore une fois vous vous moquez du monde. 

              François Hollande a t-il le don d’ubiquité ? Il examine quoi au juste ? Il se réunit deux fois par année avec 27 autres pendant 2 heures et parlent chacun 4 minutes. Ils décident du fonctionnement de l’UE en 4 minutes ? Ceci c’est pour le conseil européen. Pour le conseil de l’union européenne c’est très exactement la même musique. Ils se rencontrent pour apposer leur signature au bas de documents initiés par d’autres. Voilà la vérité. 

              Les gouvernements des Etats membres ne participent pas à l’élaboration des textes qui seront imposés à 500 millions de personnes. Le rôle de la COREPER et celui des différents et très nombreux groupes de travail est passé sous silence. Qui les connait d’ailleurs ? 

              Alors Valery et si vous nous développiez le rôle de la COREPER et celles des groupes de travail. Qui fait quoi et comment ? 

              « Dans une démocratie on accepte la décision de la majorité ou en s’en va ». D’accord avec ça. Pouvez vous me dire quand la « majorité » à l’occasion de s’exprimer en France ? Pouvez vous me dire si la décision de la majorité lors du vote du TCE en 2005 a été respectée ? Qui est parti ? Sans rire !


            • tonimarus45 21 juin 08:59

              @Valéry--- quatre traites qui n’ont fait qu’empirer la chose ?????


            • Ar zen Ar zen 21 juin 12:57

              @Ar zen

              Complément sur le rôle génial réservé au parlement européen. Figurez vous qu’il est « autorisé » à donner son avis lors du « semestre européen ». C’est vraiment une avancée majeure démocratique !

              Il peut donner son avis mais son rôle s’arrête là. Moi aussi, par exemple, je peux donner mon avis sur la gouvernance Hollande. Est-ce que je peux influer sur celle-ci ? Non ! J’ai autant de pouvoir envers la gouvernance Hollande que le parlement européen en a à l’égard de la Commission Européenne.

              La « démocratie » de l’UE est habillée d’un string. Elle est à poil mais les européistes veulent nous faire croire qu’il est bien vêtue. C’est une mascarade, une dictature que l’on habille de jolis mots qui font penser que le processus démocratique est à l’œuvre. Mais c’est une farce, une manipulation gigantesque que Valéry dénonce avec courage et obstination. N’est-ce pas ? J’ai vu qu’il se présentait comme eurocritique. Cela ne s’apprécie guère dans son article. C’est même l’inverse qui nous saute aux yeux.

              http://www.europarl.europa.eu/atyourservice/fr/displayFtu.html?ftuId=FTU_4.1.4.html


            • Valéry Valéry 21 juin 19:38

              @Ar zen le Coreper est composé de représentants des gouvernements nationaux ainsi que les membres des comités d’experts. Il incarne l’Europe des gouvernements : ce sont eux qui contrôle l’ensemble du processus communautaire et c’est précisément le problème. 


            • Ar zen Ar zen 21 juin 19:44

              @Valéry

              Vous devez le faire exprès sinon c’est pas possible.

              Vous êtes capable d’écrire, je ne l’a inventé pas : " il y a eu 4 traités ces 25 dernières années ( Maastricht, Amsterdam, Nice, Lisbonne), donc les changements sont possibles.

              Comment osez vous montrer une incompétence pareille ? Les 4 traités que vous citez ne sont que les 4 strates d’une même édifice. Aucun d’entre eux n’a été modifié par le suivant. Aujourd’hui, en incluant celui de Rome, tous les traités ont été regroupés en deux entités : le TUE et le TFUE.

              Vous donnez une image bien pitoyable de vos connaissances. Vous feriez mieux de réviser vos bases et vous feriez un meilleur euro septique. Aucune crédibilité dans ce que vous amenez dans le débat.


            • Ar zen Ar zen 21 juin 20:22

              @Valéry

              Ce n’est pas précisément le problème, c’est « l’un » des « nombreux » problèmes qui fait que cette UE est d’essence totalitaire et qu’il faut en sortir très vite. Une dictature déguisée en pseudo démocratie. Il faudrait relire « le discours sur la servitude volontaire » d’Etienne de la Boétie pour revenir sur des bases plus saines. Nous avons des centaines de personnes, des milliers même, qui ne sont pas élues, seulement nommées, et qui dépendent de la seule et unique personne élue : le président de la République. Le processus législatif de l’UE repose simplement sur la personnalité du président de la République, pour la France. C’est dément.

              Il vous faudrait donc développer vos propos au lieu de prendre de fâcheux raccourcis en écrivant que le conseil européen et le conseil de l’Union Européenne prennent des décisions. Le fait est que ceux ci viennent signer des documents préparés pour eux.

              Vous pourriez très utilement éclairer le lecteur en vous focalisant sur le rôle de la COREPER et des différents groupes de travail et commissions. Qui connait Pierre Sellal, inamovible quel que soit la couleur du président en place, Sarkosy ou Hollande ?

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