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Accueil du site > Actualités > Europe > Le choix de la dernière chance

Le choix de la dernière chance

La plupart des sondages en France et en Europe prévoient une large abstention lors des prochaines élections éuropéennes.

C’est un peu paradoxale, quand autant de Français se disent pro-européens, et avec une Europe ayant autant d’influence sur le quotidien et le futur des pays membres. Etrange ? Pas tant que ça.

Je pense que l’origine du problème est la totale perte de confiance en la classe politique nationale, et ce dans la plupart des pays membres. A cause de cela, les citoyens voient en l’Europe une “solution”, un possible recours pour palier à une classe politique nationale décevante. D’où l’europhilie.

Le problème c’est que le fonctionnement de l’Europe est assez “obscur” et les députés européens sont souvent méconnus et rarement assez charismatiques pour passionner les débats, pour polariser la société, pour faire ressentir un enjeux et donc motiver le “déplacement”. Ce qui est fort dommage pour la démocratie.

Pourtant, plus que jamais (au sens premier) ce vote est essentiel !

Le Monde traverse une crise financière, économique et bientôt sociale d’une gravité exceptionnelle, historique.

On essaye de faire croire que le pire est passé, derrière nous, que tout repart. Que ce n’était qu’un accident de parcourt. C’est faux. La crise est plus que jamais là et si les citoyens ne saisissent pas cette occasion, ce vote, pour reprendre leur destin en main, la situation va considérablement s’aggraver, pour nous et pour les générations à venir.

Pour résumer, cette crise est le résultat de l’idéologie néo-libérale et de la mondialisation : on a permis la libre circulation des capitaux, ouvert les marchés et réduit le rôle des Etats. Les délocalisations et la progression du chômage conséquentes ont permis de comprimer les salaires des pays riches (et maximiser la rétribution des actionnaires). Mais avec une croissance mondiale alimentée par la consommation des citoyens des pays riches, faute de progression salariale, cette croissance s’est développée par la dette. Ce modèle n’étant pas durable (on ne peut pas s’endetter éternellement), il s’est effondré dès que le maillon le plus faible de la chaine a lâché : l’endettement massif des pauvres ! La créativité financière (et la cupidité humaine) ont amplifié le tout.

Est-ce que cette crise était prévisible ? Bien sûr. Est ce que des économistes l’avaient prévue ? Oui, plusieurs. Et même pas mal de citoyens lambda tout simplement doués de bon sens. Mais apparemment pas la classe politique, et ce au niveau mondial. Pourquoi ?

Dans le meilleur des cas, parce qu’il est difficile de penser différemment du système dominant. Il faut une bonne dose de sens critique, d’ouverture d’esprit, et de courage pour aller contre courant : au mieux on est pas compris, au pire on est marginalisé.

Puis parce que d’énormes fortunes se sont bâties (ou développées) grâce à ce système. Et ces grands intérêts économiques ont fait tout leur possible pour aider les politiciens favorables au modèle, et pour marginaliser ceux qui s’y opposaient (par les médias dont ils disposent et par le financement politique).

Enfin, on dira avec pudeur, par “manque de loyauté” envers les valeurs et les idées officiellement défendues.

Les partis conservateurs (la droite libérale), ont soutenu ce modèle dès son origine : Reagan, Thatcher, et plus récemment Bush ou Sarkozy “l’américain” (comme il aimait se définir) en France.

Souvenez-vous quand il disait “L’Etat est trop endetté, les Français pas assez”. Quand pour justifier ses “réformes” il exaltait la réussite et la croissance des modèles anglosaxons : Etat “léger”, impôts “légers”, flexibilité du travail, etc.

Ce qui est marrant, c’est que une fois la crise éclatée aux US et en Angleterre, toute référence à ces “réussites” ont été oubliées, et la poursuite des “réformes” justifiée par la réussite (dans la mondialisation) de l’Allemagne, qui elle avait déjà mis en place les soit disant “reformes”.

Aujourd’hui, avec le PIB en chute libre du coté allemand, et la France qui s’en sort mieux ... le gouvernement a un peu de mal à trouver un nouveau exemple de pays “à suivre” pour justifier la poursuite des reformes.

D’ailleurs, il y a quelques jours, voir le gouvernement se vanter de sa politique comme étant à l’origine de la bonne résistance de la France face à la crise, était tout simplement grotesque.

Si la France résiste mieux que tant d’autres pays (en particulier anglosaxons) c’est avant tout parce que sa croissance est très liée à la consommation (contrairement à l’Allemagne). Et la consommation résiste en France grâce à un marché de l’emploi plus réglementé et stricte (c’est bien plus difficile et plus couteux licencier en France qu’ aux US), grâce aux millions de fonctionnaires qui, ayant un emploi sécurisé, continuent de consommer. Et grâce aux amortisseurs sociaux (droit au chômage, RMI, etc.) permettant même aux citoyens en condition précaire de consommer. En somme, la France résiste mieux grâce à toutes les spécificités françaises que le sarkozisme veut éliminer.

Donc, le problème est arrivé de la droite mais ce n’est pas de ce coté que l’ on peut espérer le salut.

Malheureusement, du coté gauche (ma famille politique, et le camp au sein du quel les attentes des sympathisants et des militants étaient les plus fortes) ce n’est pas spécialement plus glorieux. Les partis de centre gauche européens ont aussi adhéré et encouragé le modèle néolibérale. Et l’exemple donné par plusieurs leaders contemporains laissent (au bas mot) perplexes.

Que penser de Tony Blair (dont Sarkozy fit l’éloge-lapsus « Les socialistes européens peuvent être fiers de ce qu’a fait l’un des nôtres ») quand il rejoint le conseil d’administration de la banque américaine JP Morgan aussitôt quitte son poste de premier ministre .

Ou de Gerhard Schroeder qui accepte le poste de président du conseil d’administration d’une importante société germano-russe dont il vient de décider la création en tant que chancelier, juste avant de perdre les élections ?

Ou peut on être “athée bouffe-curé” ... et devenir pape ? Peut on être de gauche et devenir président de l’un des “moteurs” du néo-libéralisme et de la mondialisation, le FMI et l’OMC (StrausKan / Lamy) ? Personnellement j’en doute, mais chacun aura son opinion sur la question.

Et au delà des cas personnels (mais indiscutablement représentatifs d’une dérive), les partis de centre gauche européens ont toujours du mal à sortir du modèle néolibérale. Donc ce n’est pas non plus de ce coté qu’on peut attendre le salut.

Pourtant il est plus qu’urgent de sortir de ce modèle ! Car malgré la crise historique en cours, malgré le fait que ce soit clair que la précarisation des emplois, le tassement des salaires, le surendettement des ménages, les délocalisations, les déficits commerciaux et la spéculation financière soient à son origine ... le monde économique continue sur la lancée comme si rien ne s’était passé : la plupart des entreprises rentables (au mieux) gèlent les salaires, parfois les baissent, souvent mettent en place des plans de licenciement ! Plusieurs ont à l’étude des délocalisations pour diminuer les couts et mieux “rebondir”. Les spéculateurs sont à l’affut des bonnes affaires. Et le gouvernement continue “ses réformes” ! Sans compter que pour sortir de la crise, tous les gouvernements s’en remettent à la main invisible du marché par l’incantation (magie !) : “ça va repartir” ...

Plus grave : pour sauver les banques, mais surtout leurs actionnaires, les états se sont surendettés . Aujourd’hui on fait comprendre aux citoyens qu’il faudra payer la facture, et vue les sommes en jeux, il faudra surement “diminuer les dépenses des états” : la crise a empêché le gouvernement de démonter le système sociale à la française (malgré la propagande sur les avantages du modèle angloxason) ... la dette leur fournira une “solide” justification pour s’atteler au chantier !

Donc, si les citoyens ne se mobilisent pas aujourd’hui pour défendre le modèle français et les emplois, le futur sera sombre, pour nous et pour nos enfants.

Mais si on ne peut ni compter sur la droite, ni sur la gauche... comment faire ?

La solution “de la dernière chance” c’est d’obliger droite et centre-gauche à changer de cap, de projet et d’hommes ! Et d’obliger le monde économique à changer de modèle et de pratiques. Comment ? Par la peur !

Pas besoin d’une révolution. Il suffit de voter, massivement... le bon parti.

Idéalement une majorité de citoyens devrait voter Front de Gauche. Je précise que ce n’est pas mon parti, je connais mal leur programme, et que d’autres choix sont possibles. Mais voter Front de Gauche est le vote le plus efficace principalement pour les raisons suivantes :

  • Premièrement je pense que les deux leaders à la tête de ce mouvement, Jean-Luc Mélenchon et Marie-George Buffet, sont des personnes intègres, ce qui est déjà pas mal de nos jours.

  • Deuxièmement, à différence du PS (et du PSE) cette formation est clairement, sans ambiguïté, en opposition au néo-libéralisme

  • Troisièmement, ce mouvement et ces deux personnalités représentent une gauche de gouvernement, contrairement au NPA (ce qui constitue donc une alternative politique plus crédible)

  • Quatrièmement, je n’ai aucun doute qu’au parlement européen les élus de cette formation sauront mieux défendre les intérêts des citoyens que leurs “collègues” de droite ou sociaux-démocrates.

A cause des trois premières raisons, une forte percée de ce mouvement fera craindre un vrai basculement à gauche de la classe politique française. Ce risque devrait être suffisant pour “raisonner” le monde économique, car une aggravation de la précarité faciliterait le mouvement.

Ce résultat devrait aussi avoir un impact direct sur la politique gouvernementale : si Sarkozy tient tant à ses “reformes”, les députes UMP tiennent encore plus à leurs sièges .

Enfin, une victoire nette de cette formation obligerait le PS à se remettre en question et à renouveler le partit(il serait temps !)

Le Front de Gauche est décidément le choix le plus efficace. Mais si voter pour cette formation est vraiment au dessus de vos forces, je pense que deux autres mouvements peuvent constituer un choix utile, efficace.

Premièrement Bayrou. Je pense que c’est aussi une personne intègre. C’est un vrai républicain. Il a indiscutablement du courage. Il est entouré par des personnalités brillantes (ex. Corinne Lepage, Jean-François Khan) et son parti a été déserté par tous les candidats plus intéressés “aux postes” qu’aux valeurs. Je pense que son parti incarne aussi un renouveau qui se bat contre le modèle néolibéral.

Enfin, je pense que Nicolas Dupont-Aignan, à mes yeux le dernier représentant du mouvement gaulliste (avec sa formation politique “Debout la République”) est aussi un bon choix possible.

Trois votes possibles, trois votes très différents, mais trois votes anti-système par lesquels les citoyens en France peuvent forcer le changement !

C’est le vote de “la dernière chance” parce que les prochaines élections sont loin (2012), très loin... car nous vivons une période dans laquelle tout peut changer ou basculer d’un mois à l’autre.

Ne gâchez pas votre vote : c’est un grand pouvoir, le seul vrai pouvoir qu’a le citoyen en démocratie pour choisir la société dans laquelle il souhaite vivre. Et depuis trop longtemps ce pouvoir, cette responsabilité ont été oubliés, sous-estimés, gaspillés. Et nous en payons aujourd’hui les conséquences.

Le 7 juin prenez votre destin en main ! Allez voter, et motivez autant de personnes que possible à en faire autant !


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46 réactions à cet article    


  • neth neth 6 juin 2009 14:46

    Quelques soient nos idées politiques, votons le changement !


    • Reinette Reinette 6 juin 2009 16:03

      Idéalement une majorité de citoyens devrait voter Front de Gauche. Je précise que ce n’est pas mon parti, je connais mal leur programme... (l’AUTEUR, Patrick Ferrante)

       

      Il serait temps que les votants lisent un minimum les programmes proposés par les candidat(e)s et se comportent comme des citoyen(ne)s averti(e)s et non comme de vulgaires fans de...


      ne prenons pas les mauvaises habitudes des journalistes-aux-ordres, ou de certains auteurs sur AV (qui osent nous suggèrer de voter pour une liste dont ils ne connaissent pas le programme) ; comme disait Audiard : «  les cons ça osent tous, c’est d’ailleurs comme ça qu’on les reconnaît »

      restons (un minimum) honnêtes et regardons les programmes des différentes listes et votons en toute indépendance :

      mon choix est fait : http://www.dailymotion.com/search/b...


      • Patrick Ferrante Patrick Ferrante 6 juin 2009 19:46

        Renette, sur le principe, vous avez tout à fait raison : il faut voter en connaissance de cause, avec une idée claire concernant les programmes et les candidats. Mais la stratégie que je propose fait abstraction des programmes (mais pas des hommes) : le but proposé est de forcer le changement par « la peur » ... de la facon plus démocratique qui soit, le vote.

        Mon but n’est pas de convaincre les electeurs PS ou UMP que le programme du Front de Gauche est le plus pertinant, le plus juste. C’est peut etre le cas ... mais qu’il le soit ou pas, en convaicre un electorat vaste releve de l’exploit ... et de toute facon cela n’a pas grande importance.

        L’essentiel c’est que voter Front de Gauche est le vote le plus éfficace pour faire peur au monde économique (au sens large) et au gouvernement : car cela serait la preuve d’un basculement possible « vraiment à gauche ».

        Et si cela n’arrive pas, comme j’ai essayé de l’expliquer ... les perspectives (pour les citoyens) sont franchement mauvaises.


      • Candide Candide 6 juin 2009 16:04

        OK pour Dupont-Aignan. Mais vous avez oublié le seul parti qui dit la vérité depuis trente ans et qui, comme tel, est systématiquement ostracisé : Le Front National. Voilà un vote vraiment utile, qui aurait réellement l’effet d’un coup de pied au cul de tous les politicards installés depuis des lustres sur des fauteuils avec notre fric.

        Vive Marine, une femme qui en a ! 

        • Pacalvotan Pacalvotan 6 juin 2009 16:20

          Ah oui le front national ! Le parti qui prétend que l’Allemagne est le grand martyr de l’Europe ! Un ramassis de vieux pétainistes et d’incultes. Beaucoup de vieux et des ouvriers. Avec en prime le culte du chef. Parti minable qui heureusement meurt petit à petit.


        • Candide Candide 6 juin 2009 17:12

          Vous devriez lire leur programme, avant de jeter le bébé avec l’eau du bain. Vous préconisez sans doute ces partis « respectables » qui s’auto-proclament comme seuls capables de vous gouverner depuis 50 ans et qui vous ont conduits là où vous êtes, dans la merde, la précarité, le chômage, la faim, la misère, vous les français et vous les européens bien pensants...et bien baisés.


        • Patrick Ferrante Patrick Ferrante 6 juin 2009 20:04

          Candide, si par fois les critiques du FN sont pertinantes (ca arrive), les solutions proposées sont mauvaises et je ne partage pas les valeures d’exclusion de ce partit.

          Mais audela de cette considération personelle, voter FN n’affaibli pas le systeme ... ca le renforce. Car quelque soit le politicien en place (Chirac hier, Sarkozy aujourd’hui), grace au FN il gagnera toujours les election avec une bonne majorité ... et ce indépendament de son action : car devant le choix « moi ou le FN » ... la majorité des francais choisira toujours le politicien en question.

          Donc voter FN en signe de protestation ou pour forcer le changement est totalment inefficace, tout come l’abstention ou voter blanc.


        • Henrique Diaz Henrique Diaz 7 juin 2009 11:29

          Qu’ont gagné les français, notamment les ouvriers, à voter Le Pen ces dernières années ? Le contraire de ce que cet article appelle de ses voeux à savoir une véritable remise en cause du système néolibéral, incapable de s’autoamender, malgré sa responsabilité patente dans la crise actuelle. En effet, en votant FN à 15% sur plusieurs élections, les français ont obtenu une pression sur l’UMP pour taper un peu plus sur les immigrés clandestins ou pas, mais concrètement quoi au niveau du chomage, de la sécurisation des conditions de travail et des salaires ???

          Marine Le Pen prétend critiquer l’ultralibéralisme mais Sarkozy aussi, les mots ça ne mange pas de pain. Et d’ailleurs les Le Pen chantaient en coeur après l’élimination de 2007 qu’ils avaient gagné la bataille des idées ! A tel point que jamais la classe ouvrière et d’une façon générale tous les français qui ne sont pas de gros employeurs n’ont jamais eu un avenir aussi précaire.


        • appoline appoline 7 juin 2009 13:31

          @ Candide,

          Je vois qu’une bonne proportion d’entre nous n’a pas encore assez de merde sur le coin du nez. Il y a même un qui veut du changement mais en continuant certainement de voter pour des mêmes pélerins.

          Alors, inculte, je ne le pense pas, même si je n’adhére pas à toutes les idées de la droite-droite, il est grandement temps de faire un sacré ménage. Quasiment tous les partis représentés ont perdu leur crédibilité, leur honneur et ne se soucient guère de la France. Oui la France, qui perd son identité, submergée par des étrangers dont nous ne voulons pas ; oh beaucoup disent le contraire, histoire de baisser un peu plus leur froc et peur d’exprimer leur opinion. Ce qui me sidère, c’est beaucoup ne sont pas confrontés à la réalité des choses, mais attendez un peu qu’il y ait du rififi dans tous les quartiers, vous changerez vos postitions, car si nous ne les apprécions pas nos étrangers, eux, ils nous haïssent et n’attendent que l’étincelle. Mais pour le savoir, il faut encore avoir le courage de les cotoyer de temps à autre, ce qui n’est pas le cas de beaucoup sur ce site. C’est bien la peine de commémorer tous les héros de la seconde guerre et piétiner les valeurs pour lesquelles ils se sont battus, la France.


        • Jeremy Jeremy 7 juin 2009 17:48

          Mdr, je te rappelle que lepen est milliardaire, et que, même si ils jouent les opposants aux libre-échanges, ils sont favorables à une réductions des impôts, des taxes, des fonctionnaires, donc apart sur la question du libre-échange, aucune différence avec Sarko.


        • Reinette Reinette 6 juin 2009 16:26

          Premièrement Bayrou. Je pense que c’est aussi une personne intègre. (l’AUTEUR, Patrick Ferrante)

          Décidemment, ce n’est pas seulement le FdG que l’auteur ne connaît pas :


          Bayrou spectacularise la communication politique, n’hésite pas à poser accoudé au tracteur pour expliquer qu’il est le seul des candidats « à avoir travaillé de ses mains. » Son discours anti UMPS est assez proche des positions frontistes. Mais moins virulent  : encore heureux, François a été 3 fois ministre.

          Bayrou est de droite : il a voté l’essentiel des lois UMP sauf depuis un peu plus deux ans et le départ de son ambition présidentielle et dans les exécutifs locaux les centristes votent toujours avec la droite.

          Sa sociale-économie ne parle pas des temps partiels subis, des bas salaires ou de la revalorisation de certains minima.
          Un ISF à l’assiette élargie mais à un taux très bas va dans le même sens : un taux unique favorise mécaniquement ceux qui étaient dans les tranches supérieures de l’imposition avant la réforme. Le projet (avorté) de révision de la loi Falloux pour permettre aux collectivités locales de financer l’école privée c’est lui aussi. 

          BAYROU qui administra une modeste claque (très bien vu par l’opinion) à un ado de banlieue qui lui faisait soit-disant les poches, a surtout voté la prolongation de l’état d’urgence lors des émeutes fin 2005.

          Contrairement à ce qu’on dit, le vote Bayrou ne tient pas du combat anti-système mais de la déshérence idéologique (ni Ségo/ni Sarko). Sinon pourquoi croirait-on à un type, qui, refusant la gauche et la droite, voudrait bosser avec les deux ?


          « sexycentriste » : site suréaliste, où des centristes berrichons proposent de manger des pizzas ensemble en regardant Bayrou, d’autres préfèrant prendre des pots à Montparnasse. Côté cul, c’est plus soft : le topic « homme + femme cherchent une rencontre sympa avec une demoiselle de la region qui a des opinions sur tout » est resté sans réponse.


          • Patrick Ferrante Patrick Ferrante 6 juin 2009 20:15

            Renette, je connais assez bien ce que a dit et fait Bayrou, je partage une partie de ses choix, pas du tout d’autres (ex. le oui a la constitution europeenne ou au traité de Lisbonne). Mais premiérement, on peut tout a fait avoir de la considération pour un homme politique ayant des idées différente de sienne. En second lieux, je reconnais à Bayrou une évolution dans le bon sens (et oui ... on peut changer ... ca arrive aux personnes intelligentes smiley Et pour finir, j’ai beaucoup d’estime pour Corinne Lepage et Jean-Francois Kahn ... il est bien entouré, c’est plutot bon signe. Je ne voterai pas pour lui, mais je considére que c’est un bon candidat.


          • Reinette Reinette 6 juin 2009 17:09

            Ne gâchez pas votre vote : c’est un grand pouvoir, le seul vrai pouvoir qu’a le citoyen en démocratie (REl’AUTEUR, Patrick Ferrante)



            D’ici 2012, il restera également au peuple : le droit de manifester et le droit de grève...

            http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/citoyen/participation/action-collective-acte/manifestant.html

            http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/citoyen/approfondissements/droit-greve.html


            • Patrick Ferrante Patrick Ferrante 6 juin 2009 20:21

              le droit de manifester et le droit de grève ... et les revolutions. Je pratique les deux premières (pas bien éfficace pour le moment ... il faut avouer) et j’aimerais éviter tant que possible la troisiemme smiley Le vote reste la meilleure solution !


            • appoline appoline 7 juin 2009 13:33

              @ Reinette,

              Justement, nous n’y sommes pas encore en 2012 ; entre temps il va s’en passer des choses, accrochez-vous la grande descente est pour bientôt, surprenant que vous ne sentiez pas le vent venir.


            • Nethan 6 juin 2009 17:37

              « Le problème c’est que le fonctionnement de l’Europe est assez “obscur” et les députés européens sont souvent méconnus [...] pour faire ressentir un enjeux et donc motiver le “déplacement”. Ce qui est fort dommage pour la démocratie. »

              Au contraire, je pense que le fonctionnement de l’Europe est très clair : Elle est anti-démocratique.

              Excepté le Parlement, tout le reste échappe au contrôle du citoyen, et le Parlement n’a pas assez de pouvoir. La Commission et le Conseil sont hors de portée...

              Les députés servent surtout à tenter d’attirer les capitaux européens pour des projets régionaux.

              Pourquoi voter pour ça ? Le vrai problème de l’Europe est l’Europe.


              • lionesse 6 juin 2009 18:12

                Assez d’accord avec votre analyse économique, mais que vous penchiez vers Bayrou me dépasse alors, car c’est un adepte fervent du système que vous dénoncez par ailleurs. Entre autre, il a voté et soutenu comme parlementaire le traité de Lisbonne rejeté par la majorité des Français. Il est donc très loin de se désolidariser du système.
                Moi, je vote Nicolas Dupont-Aignan car effectivement, c’est un véritable opposant au mondialisme dérégulé actuel, mais aussi une force de proposition très intéressante.


                • logan 6 juin 2009 18:44

                  Votre photo est judicieusement choisie je trouve, vous vous trompez pour Bayrou qui vote comme l’UMP et le PS et les verts au parlement européen.

                  Les seuls votes utiles sont à gauche le front de gauche et à droite Debout la république.
                  N’oublions pas qu’en plus c’était justement une alliance de ces forces là qui avait constitué le CNR, comité national de la résistance, à la suite de la guerre en 1945 et qui avait réformé et développé le pays pendant les 30 glorieuses, avant que les libéraux/conservateurs et les sociaux démocrates ne prennent le pouvoir et en fassent ce qu’on l’on peut constater aujourd’hui.


                  • Marianne Marianne 6 juin 2009 19:08

                    Qui a voté quoi au parlement européen ?

                    Qui a voté le Traité de Lisbonne, la directive Bolkenstein, la privatisation de la Poste, de l’électricité ?

                    Décryptage de quelques votes emblématiques au sein du Parlement européen, à quelques jours des européennes. Avec quelques surprises dénichées dans les votes enregistrés, à comparer aux discours d’estrades tenus durant la campagne.

                    I. Traité de Lisbonne

                    Le Parlement européen a adopté, le 20 février 2008, une résolution sur le traité de Lisbonne. « Le Parlement conclut que, pris dans son ensemble, le traité de Lisbonne constitue une amélioration substantielle par rapport aux traités existants », explique la résolution qui se garde de faire mention des dispositions de libéralisation et de déréglementation contenues dans le traité.

                    Le vote 525 voix pour, 115 contre et 29 abstentions.

                    Aux voix des eurodéputés de l’UMP et du Modem pour l’adoption de la résolution s’ajoutent celles du PS, à l’exception d’André Laignel (contre) et d’Henri Weber (abstention). Les Verts votent pour. Les eurodéputés communistes de la GUE-GVN votent contre.

                    L’amendement (32) proposé en février 2008, soit quatre mois avant le référendum en Irlande, par la GUE visant à engager le Parlement à « respecter le résultat du référendum irlandais » (où le « non » au traité l’a finalement emporté) sera rejeté à l’époque par le Modem, les Verts et le PS, à l’exception de deux socialistes qui le soutiennent (Françoise Castex et André Laignel) et de deux Verts qui s’abstiennent (Gérard Onesta et Hélène Flautre).

                    II. Rapport sur les services dans le marché intérieur (directive Bolkestein)

                    La directive Bolkestein visant à libéraliser les prestations de services au sein de l’UE ouvrait la porte à un dumping social sans équivalent entre pays membres. Chacun d’eux étant régi en interne par une réglementation propre en matière de droit du travail, l’État qui protège le moins ses travailleurs, s’il parvenait à exporter ses règles en même temps que sa main-d’œuvre, pouvait dès lors gagner un nombre considérable de marchés, obligeant du même coup ses ressortissants à vivre dans un pays étranger dans les conditions de travail et de rémunération de leur pays d’origine. L’énormité du risque mis au jour, des euromanifestations géantes eurent lieu avant que ne s’ouvre le débat au Parlement européen suivi d’un vote en première lecture, le 16 février 2006.

                    Une pluie d’amendements pour minimiser la portée de la directive, jusqu’à la proposition de son rejet pur et simple (GUE-GVN), a été déposée.

                    Amendement 321 (déposé par la GUE-GVN). Il met en avant le principe selon lequel ce sont bien les règles du pays qui accueille l’activité et non celles du pays d’origine qui doivent être respectées.

                    La droite et le Parti socialiste européen (PSE) votent contre l’amendement, les socialistes français le soutiennent. Les Verts européens le rejettent (à l’exception de Jean-Luc Bennahmias). En deuxième lecture alors que les Verts s’abstiennent, Daniel Cohn-Bendit vote contre l’amendement. (amendement 25 reprenant le contenu de l’amendement 321)

                    Amendement 252 (déposé par le PSE). Il concerne l’exclusion des services sociaux du champ d’application de la directive service. Il est adopté avec le soutien de la GUE-GVN, du groupe des Verts, ainsi que des élus du Modem.

                    Le vote En première lecture, le 16 février 2006 : 394 pour, 215 contre, 33 abstentions.

                    La GUE-GVN, le PS français (Gilles Savary s’abstient) et les Verts votent contre la directive en première lecture. Le Modem et l’UMP ainsi que leurs groupes respectifs (ALDE et PPE-DE) votent pour la directive Bolkestein, avec le soutien du Parti socialiste européen.

                    En deuxième lecture, le 15 novembre 2006, un amendement (38 et 39 GUE-GVN et Verts) propose de rejeter in fine la directive Bolkestein 105 pour, 405 contre et 12 abstentions.

                    Les Verts et le PS français (sauf Michel Rocard) soutiennent l’amendement de rejet de la directive. La droite et le reste du PSE votent contre cet amendement de rejet.

                    Bien qu’amendée, la directive sera adoptée pour une entrée en vigueur le 28 décembre 2008, et une obligation de transposition dans les législations nationales le 28 décembre 2009.

                    III. Ouverture à la concurrence

                    Le choix politique d’ouvrir à la concurrence l’ensemble des activités humaines n’a pas épargné les services publics. L’énergie, les services postaux, les chemins de fer font tous l’objet de directives qui passent par le Parlement européen sous forme de résolutions.

                    1. Achèvement de la libéralisation du marché postal (rapport Ferber)

                    Le vote En première lecture, le 22 avril 2009 : 512 pour, 155 contre et 13 abstentions.

                    Les eurodéputés socialistes français, Verts et la GUE-GVN votent contre la résolution, ceux du Modem pour.

                    En deuxième lecture, un amendement de rejet de la résolution et déposé par la GUE-GVN.

                    Seulement 4 socialistes français et un Verts soutiennent l’amendement de rejet.

                    2. Libéralisation de secteur de l’énergie

                    a) Marché intérieur de l’électricité (rapport Morgan)

                    Résultat final en deuxième lecture, le 22 avril 2009 : 588 pour, 81 contre et 9 abstentions.

                    La GUE-GVN ainsi que les Verts rejettent le texte (Jean-Luc Bennahmias s’abstient, les Verts avaient été les seuls eurodéputés français à soutenir le texte en première lecture), alors que les socialistes français soutiennent le compromis, à l’exception de Marie-Noëlle Lienemann qui le rejette. Harlem Désir et Benoît Hamon s’abstiennent.

                    b) Marché intérieur du gaz naturel (rapport La Russa puis Mussa) Résultat final du vote en deuxième lecture, le 22 avril 2009 : 596 pour, 45 contre et 45 abstentions.

                    Les Verts s’abstiennent, le GUE-GVN vote contre, et le reste du Parlement vote le compromis de résolution (à l’exception de deux socialistes, Marie-Noëlle Lienemann qui vote contre, et Harlem Désir qui s’abstient).

                    IV. Droit des migrants La « directive retour » (rapport Weber)

                    Appelé également « directive de la honte », le texte visait à « harmoniser » les conditions dans lesquelles les migrants irréguliers sur le territoire de l’Union européenne doivent être détenus et « reconduits ». Il aboutit à un raidissement inédit en la matière et fixe à dix-huit mois d’emprisonnement la peine encourue par les sans-papiers et une interdiction de séjour de cinq ans dans l’UE.

                    Sur le vote de la résolution, les Verts et le PS français (le PSE est divisé sur la question) rejettent la directive avec la GUE-GVN. Le Modem est divisé : Nathalie Griesbeck, Anne La Perrouze et Bernard Lehideux sont contre ; Marielle de Sarnez, Jean-Marie Beaupuy et Philippe Morillon s’abstiennent.

                    Résultat final du vote en première lecture, le 18 juin 2008 : 369 pour, 197 contre, 106 abstentions.

                    V. Politique extérieure

                    Le rôle de l’OTAN dans l’architecture de sécurité de l’UE (rapport Vatanen) Le rapporteur du PPE, Ari Vatanen, indique que « le Parlement se félicite vivement de l’initiative française visant à réintégrer officiellement les structures militaires de l’OTAN et salue les efforts déployés par la présidence française au sein du Conseil pour rapprocher l’UE et l’OTAN, en réponse aux nouveaux enjeux sécuritaires ». La mise sous tutelle américaine de l’UE provoque un débat au Parlement, clos par un vote extrêmement serré.

                    Le vote Résultat final du vote du Parlement européen en première lecture le 19 février 2009 : 293 pour, 283 contre, 60 abstentions.

                    La GUE-GVN et les Verts se retrouvent sur le thème du désarmement. La position du Modem est plus ambiguë dans la mesure où il rejette la résolution (sauf Jean-Marie Cavada et Janelly Fourtou qui la soutiennent) mais vote contre la plupart des amendements de la GUE-GVN dont le nº 26 qui « souligne que toutes les politiques de l’Union européenne doivent être pleinement compatibles avec le droit international » (soutien du PSE et des Verts, abstention de Jean-Luc Bennahmias).

                    Le résultat du vote sur l’amendement 27 (GUE-GVN) qui remet en cause les structures dites « Berlin Plus » qui encadrent la coopération UE-OTAN est éclairant : GUE-GVN et Marie-Anne Isler-Béguin (Verts) votent pour, Marie-Noëlle Lienemann (PS) s’abstient et le reste du Parlement vote contre.

                    http://www.humanite.fr/Europeennes-...


                    • Daniel Roux Daniel R 6 juin 2009 19:46

                      Merci Marianne pour ce beau travail de recherche et de synthèse qui est trop rarement fait ou publié.

                      Tout bien analysé, il ne reste que le Front de Gauche, à la fois engagé, anti TCE, prêt à gouverner, social et démocrate. Même si quelques prises de positions orales excessives, irréalistes et peut-être revenchardes, ont été prises dans le feu du débat.

                      Mélanchon et Buffet doivent « briser la carapace » et se comporter en politiques responsables de ce qu’ils disent et font, sans fausse pudeur et sans complexe.

                      La posture du « tout ou rien » prise par le NPA n’est pas acceptable en démocratie où les compromis sont indispensables à l’évolution de la société.

                      Quant aux autres, il n’y a que les faits qui comptent et dans les faits, que ce soit le PSE ou le PS, ils n’ont plus de SOCIALISTES que le nom. Ils sont passés à droite avec âmes et battages.

                      Seule l’ambition ou la naïveté peuvent expliquer que Hamon et ses amis (je refuse de les considérer a priori comme des faux-jetons) ne rejoignent pas le Front de Gauche, peut-être plus tard.

                      Il n’y a rien à tirer de l’UMP et de ses satellites. Ils roulent tous pour l’aristocratie financière qui les a fait élire à coups de battages médiatiques. Les voies autoritaires et policières du Sarkozisme nous montrent, l’antisémitisme en moins, ce que le FN aurait fait s’il était parvenu au pouvoir.


                      • Reinette Reinette 6 juin 2009 22:26

                        Totalement contradictoire de soutenir le Front de gauche et en même temps de critiquer le PS.

                        Certain(e)s, dans un avenir assez proche, seront surpris et dégouté(e)s d’avoir voté le FdG quand Mélenchon et Buffet s’allieront avec le P.S.

                        Le PCF qui appartient à la GUE (Gauche Unitaire Européenne) sur une multitude de textes ont bâti des compromis avec la droite (le PPE), les libéraux, les verts, les socialistes et la GUE. Donc voilà, il faut juste savoir que 90% des textes déposés ont été voté par les communistes et les conservateurs et les libéraux.

                        « Beaucoup d’hommes naissent aveugles, et ils ne s’en aperçoivent que le jour où une bonne vérité leur crève les yeux. » (J.Cocteau)


                      • Daniel Roux Daniel R 7 juin 2009 00:32

                        @Reinette

                        Pas si contradictoire que cela le paraît, si vous relisez, ce que j’ai écrit :

                        La posture du « tout ou rien » prise par le NPA n’est pas acceptable en démocratie où les compromis sont indispensables à l’évolution de la société.

                        Les élections à la proportionnelles ont ceci de bien, c’est qu’elles révèlent les vrais rapports de force politique. Les socialistes au sens propre (et littéral), ont besoin de se sentir en accord avec leurs représentants politiques. Mais soyons réaliste, personne ne pourra gouverner seul. Il ne tient qu’a nous que la nouvelle majorité soit plus sociale que conservatrice.

                        Cordialement


                      • Reinette Reinette 7 juin 2009 01:05

                        Daniel R,

                        Plutôt d’accord avec dans l’ensemble. Mais je n’ai aucune confiance au PC (vieille histoire, le PC je veux dire)


                        De plus, j’apprécie fort peu ce genre de propagande venant du front de gauche, copier ci-dessous (Marianne)

                        Est-ce pour attirer vers le FRONT de g... les lascars du FRONT de d..., le PAS ???
                        (il est vrai que c’est très tendance en politique... ex. : Sarkozy attire ceux du FN avec ses discours sécuritaire... Le PS les identitaires avec le drapeau... etc...)






                        Par Marianne (xxx.xxx.xxx.92) 1er juin 17:40

                        Les sionistes israéliens sont des fanatiques qui veulent éliminer la Palestine de la carte n’hésitant pas à massacrer femmes et enfants.

                        Gloire au peuple palestinien qui résiste depuis si lontgtemps contre ces colons racistes armés jusqu’aux dents et soutenus par les USA pour avoir droit à un Etat. 


                      • Marianne Marianne 7 juin 2009 10:06

                         Reinette,

                        Je dénonce les sionistes israeliens qui massacrent les palestiniens. Pas vous ?
                        Point barre.


                      • Paradisial Paradisial 6 juin 2009 21:07

                        Journalistes nous sommes là pour vous libérer !

                        Incisive Conférence de Presse

                        Dédiée tout d’abord à la presse, quant au respect des règles déontologiques du métier de journaliste, cette conférence fut du début à sa fin jonchée de leçons de morale adressées à l’intention des professionnels du journalisme, avant même le citoyen sensé voter aux européennes..

                        Des moments inédits que l’on ne saurait jamais voir ailleurs dans une conférence de presse livrée par des politiciens.

                        « Messieurs les journalistes nous sommes là pour vous libérer ».

                        Tel était le mot entonné par le Parti Antisioniste.

                        • Mise au point de Dieudonné sur sa sortie concernant Pascal Bernheim
                        • Quelle est la réelle identité des agresseurs du cortège Dieudonné ?!
                        • Qui est le cinquième homme caché par la justice ?
                        • Les médias en plein flagrant délit de mensonge
                        • Définition du Sionisme par la Liste elle-même
                        • Le Parti Antisioniste de France n’est qu’un début
                        • Presse et Justice : le deux poids deux mesures
                        • Commentaire de l’attitude de Christophe Barbier
                        • La peur du débat public par les contradicteurs
                        • Point de vue sur la campagne électorale
                        • Appel à un syncrétisme national, transcendant les différences
                        • Appel particulier aux chrétiens de France
                        • Appel à une résistance loyale
                        • ....

                        Le métier de journalisme revu par la Liste Antisioniste.

                        Tout un programme, plein de leçons, d’étonnement, de rires, et de bons sens.

                        - * - * - * - * - * - * - * - * - *

                        S’abstenir après avoir visionné une telle conférence tiendrait de la lâcheté morale.

                        Si les européennes ne serviraient pas à grande chose, distribuons leurs au moins des quenelles !!!


                        • souklaye souklaye 6 juin 2009 21:44

                          Les extrémistes modérés sont la reproduction exacte et honnête de notre mauvaise conscience préfabriquée.

                          Ils représentent un patchwork d’époque des plus intéressant, puisqu’ils sont à la fois des communautaristes pour sécuriser leur fan base et des universalistes pour exister auprès de tous.

                          L’interdépendance abusive ou non entre les territoires demeure leur fond de commerce, mais elle est la seule garante de l’unicité de leur l’identité.

                          La suite ici :

                          http://souklaye.wordpress.com/2009/06/05/bloc-note-les-extremistes-moderes/


                            • Cropcircle 7 juin 2009 00:18

                              ALLIANCE ECOLOGISTE INDEPENDANTE « Notre énergie pour la Terre »
                              Pour changer des corrompus


                              • Reinette Reinette 7 juin 2009 10:56

                                La guerre – toute guerre – est faite de mensonges. Qu’on l’appelle propagande, ou guerre psychologique, on accepte qu’un pays en guerre a le droit de mentir. Quiconque parle vrai peut-être considéré comme un traître.

                                Le problème est que la propagande convainc d’abord le propagandiste. Et quand l’on s’est convaincu que le mensonge est la vérité et la falsification la réalité, on ne peut plus prendre de décision rationnelle.

                                GAZA : « Combien de divisions » - par Uri Avnery http://kinoks.org/spip.php?article339
                                 


                                • Τυφῶν בעל Perkele Ahriman 7 juin 2009 11:01

                                  Copier-coller du dernier post de mon blog :

                                  Aujourd’hui, c’est les européennes. Votez non.

                                  La technocratie européenne, c’est l’antifrance. Ces gens croient qu’on peut faire du vin rosé en mélangeant du blanc avec du rouge.

                                  Au début, je pensais que c’était juste une bonne métaphore employée par les opposants à la technocratie bruxelloise, qui était d’ailleurs une bonne métaphore, qui résumait bien le fait que ces gens agissent en dehors des réalités.
                                  Il s’avère que ce n’est pas une métaphore. Il s’avère qu’une assemblée de pervers a effectivement pensé et voté cette ignominie.

                                  Les deux grands partis qui dominent notre scène politique (ainsi que le sot Béarnais et son modem) sont corrompus, pourris, et antinationaux. J’en veux pour preuve leur unanimité au sujet du TCE/traité de Lisbonne.

                                  La France a pourtant une vraie Gauche et une vraie droite.

                                  Bref, tout ce qu’il faut pour se reprendre en main. Seulement, les français sont des veaux.

                                  RÉAGIS, PEUPLE DE LARVES, RÉAGIS !

                                  C’EST TON PAYS QU’ON DÉTRUIT ! QU’ATTEND-TU POUR TE DRESSER ? QU’ON VENDE LA TOUR EIFFEL AUX ACIÉRIES MITTAL POUR QU’ILS LA DÉPÈCENT ?

                                  Typhon


                                  • LOKERINO LOKERINO 7 juin 2009 11:25

                                    larve toi même !

                                    tu verrais dans quel état serait ce pays s’il n’y avait pas l’Europe !!

                                    Et ce débat futile sur le rosé ....

                                    Franchouillard, n’as tu jamais eu l’occasion de boire du champagne rosé ?


                                    • Τυφῶν בעל Perkele Ahriman 7 juin 2009 11:55

                                      Je vous met au défi de trouver une seule chose bénéfique que l’Europe ait faite pour nous.

                                      Et le débat sur le rosé n’est pas futile. Le vin fait partie de la culture française depuis 2000 ans.

                                      Le champagne est un cas particulier. Très particulier.

                                      Typhon


                                    • LOKERINO LOKERINO 7 juin 2009 13:01

                                      l’euro

                                      ou en serait les dévaluations du francs ?
                                      ou en serait le déficit budgetaire ?
                                      combien payerez vous le litre d’essence
                                      ...
                                      sans parler de chose plus générale dont ....la paix
                                       
                                      chose inédite en Europe sur une aussi longue période ( 64 ans à ce jour )

                                      quand au Champagne , vin on ne peut plus de tradition français , depuis des décennies, le champagne rosé des plus cher et apprécié est un vin d’assemblage....


                                      Les réflexes de repli sur soi , de la peur de l’autre non merci !

                                      c’est pourtant sur cela que joue les superdupont aignan et autre de villiers


                                      • Τυφῶν בעל Perkele Ahriman 7 juin 2009 13:48

                                        l’euro

                                        ou en serait les dévaluations du francs ?
                                        ou en serait le déficit budgetaire ?
                                        combien payerez vous le litre d’essence
                                        ...
                                        Rien à voir. Le prix de l’essence à beaucoup plus à voir avec les fluctuations pétrolières (certes indexées sur le dollar, donc amorties par l’euro) qu’avec l’euro. Je ne nie pas que l’euro apporte une certaine stabilité mais c’est une arme à double tranchant, puisqu’il place la France sous tutelle monétaire d’un organisme fantoche et hors de controle.

                                        sans parler de chose plus générale dont ....la paix
                                        chose inédite en Europe sur une aussi longue période ( 64 ans à ce jour )

                                        C’est vrai ça. La Pax Romana à duré juste 150 ans, ce qui n’est que trois fois plus long.

                                        Ensuite, je dois vous dire que je me frottais les mains à la pensée que vous alliez sortir cette bêtise, afin de pouvoir la faire voler en éclat.

                                        Non, l’union européenne n’a RIEN fait qui ait garanti la paix pour l’europe. L’europe est restée en paix de 1945 à 1989 parce que le rideau de fer tombait en plein milieu, pas grâce à une union douanière. Paix toute relative d’ailleurs, puisque des pays européens se sont retrouvés impliqués dans de guerres durant toute cette période (décolonisation, malouines, j’en passe).

                                        Et après 1989, on a revu des conflits sur le sol européen même.
                                        C’est vous, le plus franco-centré des deux, ou quoi ?

                                        Vous me direz que les pays membres n’ont pas connu de conflits entre eux après la chute du mur. Mais ce n’est pas grâce à l’union européenne. La paix n’est pas une conséquence de la construction européenne accentuée, c’est la construction européenne qui est conséquence de la paix. 

                                        quand au Champagne , vin on ne peut plus de tradition français , depuis des décennies, le champagne rosé des plus cher et apprécié est un vin d’assemblage....

                                        Le champagne, rosé ou non, a toujours été un vin d’assemblage. C’est l’exception qui confirme la règle.

                                        Les réflexes de repli sur soi , de la peur de l’autre non merci !
                                        c’est pourtant sur cela que joue les superdupont aignan et autre de villiers. ;

                                        Vous parlez sans savoir et vous assimilez deux personnes qui n’ont rien à voir. Il n’est pas question de repli sur soi, il n’est pas question d’aller contre l’idée d’europe.

                                        Il est question d’aller contre la forme actuelle des institutions européennes, qui est néfaste.

                                        Typhon


                                      • John McLane John McLane 7 juin 2009 15:18

                                        Je viens de voter Front de gauche pour toutes les raisons énumérées par l’auteur, parce qu’il s’agit d’un parti viscéralement anticapitaliste, absolument intègre et parce qu’il demeure ouvertement républicain (malheureusement, je n’ai jamais entendu Besancenot dire qu’il agissait au sein de la sphère républicaine ; c’est ce qui m’a toujours gêné avec l’ex-LCR et le NPA).

                                        Sinon, quand je lis « Premièrement Bayrou. [...] Je pense que son parti incarne aussi un renouveau qui se bat contre le modèle néolibéral », je ne peux m’empêcher d’esquisser un sourire ironique... Ayons bien en tête que la croisade que le chevalier blanc Bayrou mène contre Sarkozy est un leurre absolu : le leader du Modem reste un homme de droite et, surtout, un adepte convaincu de l’économie libérale.


                                        • Τυφῶν בעל Perkele Ahriman 7 juin 2009 15:34

                                          C’est sur que vu depuis le front de gauche, la nuance chrétien-démocrate benêt contre nabot ultra-libéral, elle n’est pas bien vive.

                                          Typhon


                                        • Le péripate Le péripate 7 juin 2009 15:35

                                          Qu’est-ce que je m’emmerde quand je lis des trucs comme ça "Pour résumer, cette crise est le résultat de l’idéologie néo-libérale et de la mondialisation : on a permis la libre circulation des capitaux, ouvert les marchés et réduit le rôle des Etats. Les délocalisations et la progression du chômage conséquentes....« 
                                          Non seulement, c’est faux, mais je me demande qui est ce »on".... On est un con, dit-on. Mais, à lire l’empreinte en creux de cette novlangue, il faut comprendre que les capitaux, ça ne voyage pas, qu’un marché ça doit être fermé, et que l’Etat doit être tout-puissant. Quel est le nom de ce système politique ?


                                          • Τυφῶν בעל Perkele Ahriman 7 juin 2009 16:48

                                            Vos raisonnement binaires sont ridicules. Il existe un juste milieux entre la dérégulation totale vers laquelle tend l’Europe (elle tend mais elle n’atteint pas, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit) et le communisme.

                                            Je suis bien d’accord qu’il faut prendre garde aux communistes, trotskiste et autres tarés de l’ultragauche qui font leur miel de la crise actuelle, et, pour vous dire juste le fond de ma pensée, une distribution de pics à glace tomberait juste à pic pour lutter contre le Besançogneux.

                                            Néanmoins, brader l’état à la haute banque et à la ploutocratie cosmopolite mondialisée est hors de question. Le comportement actuel des grands partis, qui, par exemple, démantèlent le service public par petits bouts, est une trahison.

                                            Typhon


                                          • Le péripate Le péripate 7 juin 2009 18:50

                                            Un raisonnement qui trouve le bien entre deux supposés extrêmes est une parfaite démonstration de raisonnement binaire (à peine ternaire), qui n’échappe au ridicule que pour sombrer dans l’ineptie.


                                          • Τυφῶν בעל Perkele Ahriman 7 juin 2009 21:24

                                            Vous ne savez pas penser. Laissez moi vous apprendre un peu de vocabulaire :

                                            Un raisonnement binaire est un raisonnement qui ne suppose que deux alternatives en général diamtralement opposées. Vous en fournissez un bon exemple, avec d’un coté, l’ultralibéralisme ploutocrate que vous pronez, et le communisme que vous abhorrez.

                                            Un raisonnement nuancé introduit l’idée qu’il existe entre les deux extrémités du raisonnement binaire, de la place pour autre chose. Pour plusieurs autres choses. In medio stat virtus.

                                            Quant à l’ineptie, permettez moi de vous dire qu’un type comme vous qui répond « toi-même » alors qu’il ne comprend même pas de quoi il est question, ça porte un non, en trois lettres avec un s, un t, et la voyelle o. Je vous laisse faire du scrabble avec ça.

                                            Typhon

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