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Le Constat

 Un constat et une interrogation. Des lustres de fourvoiement politique, suivis de décennies de gestion aberrante où le pays s'est déconstruit au hasard de l’inspiration des uns ou de la fantaisie des autres. L'atonie avérée des locataires de la Versailles moderne, politicards à l’affût de votes avec comme antienne, celle de perdurer jusqu'à ce que mort s'ensuive. Exercer le pouvoir au détriment d'une population et pouvoir décider du sort des autres en étant soi-même à l’abri, doit être grisant. Mais est-ce tenable ? Ces tribus de joyeux énarques aux manettes du pouvoir, auto promus la plupart du temps, sont principalement au service d’eux-mêmes. Ils exercent leurs débordantes prérogatives dans une atmosphère de roi soleil vautrés dans les dorures du passé. 
 
Ils tendent à touiller l’injonction comme un chef étoilé sa crème fouettée, à cette différence près que ceux qui la dégustent, ne la digèrent plus. Le monde du pouvoir flirt avec la dynamite en manipulant ses citoyens à outrance. L'ambiance suinte la grenade dégoupillée pouvant à tout instant nous exploser à la figure, car la cécité de nos faiseurs de miracles ne varie guère. Au contraire, elle se renforce à chaque élections. Pardi, on ne change pas une équipe qui gagne en inefficacité, mais rapporte gros sur un plan personnel. Rien, ni personne ne fera bouger ces gesticulateurs en charge de notre bien-être. Ils sont aphones et sourds une fois pour toutes. Est-ce supportable ?
 
Notre planète, dirigée depuis trop longtemps par l'incompétence des uns et l'égocentrisme des autres succombe à l'asphyxie. Soumise à une financiarisation spéculative indécente elle enrichit ceux qui le sont déjà au détriment des d'investissement industriels créateurs d'emplois. Les classes moyennes se paupérisent et l'exigence du politique croit à mesure qu'il assure sa pérennité...sur le dos du citoyen. 
 
La couardise du politique et sa volonté de maintenir le statu quo font que nous sommes à portée d'allumette du baril de poudre. Le rêve européen, faute d'ambition se délite. Il n'y a plus que le carnet d'adresse et l'espoir d'un miracle de dernière minute qui suscite encore quel qu’intérêt. Les gouvernements peinent à agir en prévision des échéances électorales et de fait, mettent à mal le peu qui tient encore debout. Les grandes questions concernant la Grèce, l'Ukraine, Daech, le terrorisme et ses réfugiés, toujours en attente de solutions et potentiellement explosifs, exigent pourtant des réponses immédiates et urgentes. 
 
L'Europe, comme image de marque, avec ses atouts scientifiques, industriels et historique n'a pas besoin de baisser les bras en se défaussant de ses responsabilités sur le reste du monde. Nous somme suffisamment puissants pour tenir tête aux grandes structures qui se mettent en place autour de nous. Il suffit d'en être conscient et de mettre au pas les pieds nickelés de Bruxelles qui se prennent pour des astres. La boutique Europe ne se dirige pas comme le bar tabac du coin. Il faut du souffle, un esprit de pionnier et l'envie de faire l'histoire. Le petit personnel politique de la capitale, loin de l'Europe mais proche de ses ambitions personnelles, n'en comprend pas les enjeux faute de maturité politique.
 
 
Même mes chiens ...
La perte de crédibilité des ministres, députés, haut fonctionnaires ou faiseurs de lois prend des proportions inégalées. Jean Monnet, Robert Schumann, les géants visionnaires tels que De Gaulle, De Gasperi et Adenauer, pères fondateurs de l’Europe se retourneraient dans leurs tombes en constatant l'écroulement de cette édifice qu'ils ont si minutieusement mis en place. « To big to fail » La formule a ses limites. L'Europe doit se remettre en question au risque de se disloquer en limitant ses prétentions au stade d'une communauté commerciale sans influence politique majeur. Pour nourrir une authentique appartenance continentale, il faut aussi savoir faire rêver. Offrir de réelles perspectives aux jeunes en démontrant que leur avenir ne se limite pas forcément au rôle de combattant ou de kamikaze en Syrie ou en Irak. 
 
 
Sortons de notre traditionnelle arrogance, créons des projets, réfléchissons aux possibles perspectives d'avenir au lieu de verser dans un défaitisme qui n'a aucune raison d'être. Les vingt-huit pays constituant notre communauté semblent très peu concernés par l'indispensable « union européenne », seule voie possible pour répondre efficacement aux mastodontes qui s'édifient autour de nous. Il ne faut pas compter sur des amis qui n'existent pas ou espérer une aide miraculeuse qui ne viendra jamais. En politique il n'y a pas d'amis, il n'y a que des opportunités... La Chine, le continent Africain, l'Inde et l'ensemble des pays de l’Amérique du nord et du sud, sont des compétiteurs et n'agissent que dans leurs seuls intérêts. Si nous voulons exister nous devons êtres forts et seule l'Europe « unie » nous permet de l'être.
 
Retraités en détresse ... 
Trop de palabres, de nombrilisme, de politiciens plus attirés par le verbe que par l'action. Trop de lois, trop de fonctionnaires, de commissions inutiles qui ne sont que prétextes à engranger des gains. Trop d'énarques sans expérience aux responsabilités à Bruxelles, capitale offerte à une brochette de cols blancs, officiant dans le virtuel avec une grande connaissance sur peu de choses. Il serait grand temps d'investir dans l'humain, de se rendre compte que ce sont les populations qui construisent nos sociétés et non la poignée d'élus scnsés les représenter. Si nous voulons donner une réponse démocratique aux aspirations du génie populaire il est nécessaire de connaître ses besoins, ses rêves et ses attentes. Mais souvent non concernés, ces édiles du farniente, bloquent toute évolution afin de sauvegarder leurs prérogatives. 
 
Pour que la population puisse comprendre les enjeux de son devenir, les gouvernements ont le devoir absolu d'expliquer les raisons rendant « l'union européenne » indispensable. Nous ne pouvons sans cesse mettre le citoyen devant les faits accomplis. Il doit pouvoir en comprendre les tenants et aboutissants, ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui. 
 
Vouloir l'union et ne pas l'assumer en s'appuyant sur l'Otan pour notre défense, n'a pas de sens. Est-il normal d'habiller les frontons de nos édifices publiques avec le drapeau de l'union en acceptant que les États-Unis nous dictent la marche à suivre envers l'Ukraine ? Le mot « liberté » signifie-t-il encore quelque chose ou subissons-nous définitivement la tutelle américaine ? D'autre part est-il imaginable de vouloir une Europe sans céder une part de souveraineté ? Il faut savoir ce que nous voulons. Un avenir ou la chute.. !
 
Changer l'homme pour que change la politique ? Aussi difficile qu’essayer de faire voler une girafe.

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8 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 17 juillet 2015 15:24

    Plus les politiques sont nuls menteurs manipulateurs malveillants et corrompus c’est a dire Énarque plus ils auront un jour la chance d’être élus....
    Tant qu’on ne les obligera pas publiquement a passer par le sérum de vérité avant chaque élection ça restera comme c’est actuellement .....


    • lsga lsga 17 juillet 2015 23:47

      Encore une fois, vous ne voyez qu’à très court terme.
      À moyen terme, c’est le niveau de vie des Allemands et des Français qui va s’effondrer. La crise de la Grèce est un signe avant-coureur qui permet de préparer ces populations à l’inévitable. Car, n’en doutez pas, Tatcher disait vrai, dans le cadre du Capitalisme, il n’y a absolument aucune alternative possible à la crise, à la misère, à la guerre. Enfin, si, une et une seule : la Révolution. 


      • zygzornifle zygzornifle 18 juillet 2015 07:03

        @lsga

        l’effondrement est prévu et déjà calculé par Bruxelles et c’est les état unis qui se frottent les mains par avance car ils vont pouvoir se gaver sur le dos des survivants rachetant a vil prix tout ce qui peut les intéresser.......


      • Calva76 Calva76 18 juillet 2015 12:01

        @zygzornifle
        « l’effondrement est prévu et déjà calculé par Bruxelles »...
        Absolument !
        Par contre une certaine angoisse de l’élite commence à pointer : la crainte de la perte de contrôle totale.

        Pour preuve le FMI et la BCE recommandant de dé-serrer un peu l’étau Européen (sous la forme d’effacement massif de la partie spéculative des dettes souveraines) pour éviter... la perte intégrale du capital des dettes. smiley
        Mais bon, nous serons fixés dans quelques mois tout au plus maintenant.


      • lsga lsga 18 juillet 2015 13:25

        rien à voir avec Bruxelles. Rien. 

        C’est le Capitalisme, tout simplement. 

      • pallas 18 juillet 2015 11:24

        Bonjour,

        Le constat est pourtant simple.

        Avant l’arrivée de la Génération 68 au pouvoir, avant leurs petites crises d’adolescent en Mai 68 la France existait.

        Depuis que la génération 68, qui ce surnomme la génération « Ultime », La pollution a rendu nos fleuves, rivières, lacs, totalement insalubres.
        La destruction total du littoral Atlantique.

        Une pollution majeur et transformant le pays en une véritable décharge à ciel ouvert.

        Cette génération pour payer ça retraite actuel et ce faire beaucoup de pognon, à misé une dette sur ma génération, donc sur moi et une immigration massive incontrôlé.

        Quand je vois ces Vieillards partir en vacance, tout heureux, alors qu’ils ont fait de ce pays un cadavre, en effet ils sont ultimes et que les gamins crevent de faim, volant de la bouffe (chose vu plusieurs fois)..

        Ils ont voulu en plus du Multiculturalisme, tout en pillant les pays du tiers monde, un comble.

        Voila « Le Constat » de la génération Mai 68.

        Maintenant que les retraités soient seuls, abandonnées de leurs enfants, mais n’est ce pas l’idéologie de « individualisme » tant prôné par cette génération ?.

        De toute manière, La France n’existe plus, nos grandes entreprises appartiennent aux pays étrangers. Tel Alcatel et Thomson aux Chinois, Alstom aux USA, etc etc etc.

        La Génération 68 est pire que Attila finalement.

        Salut


        • Enabomber Enabomber 18 juillet 2015 11:37

          @pallas
          Ils se sont fait passer pour libertaires alors qu’ils étaient de purs libertariens.


        • izarn 19 juillet 2015 13:13

          La création de l’Europe(sic) ou le projet européen n’est qu’une vaste fumisterie.
          L’Europe existe depuis toujours, depuis au moins 2500 ans...
          Les américains nous appellent « Le Vieux Monde » ; pourquoi ?
          Trahison de leur pensée secrete : L’Europe existe bel et bien, et comment !
          L’UE n’est qu’un projet de destruction politique du « Vieux Monde » par le « Nouveau Monde »
          Je crois que les gens désormais, commencent à comprendre !
          Et ce n’est pas du tout du nationaliste délirant, extrémiste, comme les européistes veulent faire croire...
          Ensuite les guerres mondiales, ou les américains, parait-il, n’ont jamais été aux premières loges pour casser l’économie européenne lors de la première mondialisation sur la fin du XIXieme siècle, puis n’ont jamais financé, bien entendu Mussolini (Morgan) et Hitler (Standart Oil allié à IG Farben, etc...)
          Hahahahaha !

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