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Le Mécanisme Européen de Stabilité pour les nuls

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Le Parlement vient d’accepter le projet de modification du traité sur le fonctionnement de l’union européenne concernant le Mécanisme Européen de Stabilité (MES)

Vous avez sans doute entendu parler d'une modification à venir du traité sur le fonctionnement de l'Union Européenne (TFUE dans le jargon).

Et au final, personne, je parle de la société civile, ne comprend réellement de quoi l'on parle et ce qui est en question, moi non plus d'ailleurs. Alors pour comprendre de quoi il s'agit, quand on parle de Mécanisme Européen de Stabilité, il faut reprendre l'histoire depuis le début, en prenant par exemple un cas concret comme l'Irlande. Le lecteur doit être informé du fait que je ne suis pas juriste.
 
Cet article s'attardera sur ce que recouvre la notion de MES (Mécanisme Européen de Stabilité), en expliquant les deux piliers sur lequel il repose : le Mécanisme Européen de Stabilité Financière (MESF) et le Fonds Européen de Stabilité Financiière (FESF).
 
L'aide à l'Irlande

C'est à partir de là que nous commencerons nos recherches. 
 
Le Conseil de l'Union Européenne, à ne pas confondre
avec le Conseil Européen ou le Conseil de l'Europe
réunit les ministres des 27 dans un certain domaine.
Lorsqu'il s'agit des 27 ministres des économies et finances
on nomme ce conseil "ECOFIN"
Le 28 Novembre 2010, les membres de l'Eurogroup et du conseil ECOFIN (les ministres de l'économie des 27 états) ont décidé d'aider l'Irlande en réponse à sa requête le 22 Novembre 2010, et en soutenant que cela garantirait la stabilité financière de la zone euro et de l'Union Européenne dans son ensemble (1)
 
Le Conseil explique la manière dont se passeront les choses, notamment le fait que tout cela sera basé sur le Mécanisme Européen de Stabilité (ça tombe bien, c'est ce que nous cherchons à étudier), et précise les institutions suivantes : le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF), le Mécanisme Européen de Stabilité Financière (MESF, à ne pas comprendre avec MES, le Mécanisme Européen de Stabilité) et le Fonds Monétaire International.
 
Les ministres exposent donc la manière avec laquelle ils vont sauver l'Irlande : En accord avec la Commission, la BCE, et le FMI, les ministres sont unanimes pour un programme de financement et d'ajustements structurels accepté le jour même par l'Irlande, dont le montant atteint 85 milliards d'euros, prévoyant :
 
  • Une aide urgente et globale pour le secteur bancaire ;
  • Un ajustement fiscal et une correction du déficit excessif pour 2015 ;
  • Des réformes favorisant la croissances, "en particulier en ce qui concerne le marché du travail", pour permettre le retour de la croissance ;

Le paquet financier décidé se décline en 10 milliards d'euro pour les recapitalisations des banques en faillite25 milliards d'euros pour l'aide au secteur bancaire en difficulté50 milliards d'euros pour les besoins budgétaires de l'Irlande. Celle-ci contribuera pour 17,5 milliards d'euros à ce plan. La déclaration commune des ministres de l'Union Européenne donne aussi les parts de chacun :

  • Irlande : 17,5M€ ;
  • FMI : 22,5M€ ;
  • MESF : 22.5M€ ;
  • FESF (+ les prêts du Royaume Uni, du Danemark et de la Suède) : 22.5M€ ;

On constate donc qu'un tiers de ce programme est pris en charge par le FMI, les deux autres tiers seront pris en charge par des institutions ou états européens. Mais, que sont les institutions que nous venons de voir ? MESF et FESF ? Comment cela fonctionne-t-il ?

Le Fonds Européen de Stabilité Financière et le Mécanisme Européen de Stabilité Financière

Pour comprendre ce que sont ces institutions, nous devons retourner en mai 2010 et lire les déclarations du Conseil des chefs d'états, ainsi que le règlement adopté dans la foulée (2). C'est le 9 mai 2010 que la Commission Européenne confie au Conseil une proposition de règlement, permettant d'établir un mécanisme européen de stabilité. 

Le Mécanisme Européen de Stabilité Financière :
 

La commission pourra emprunter
sur les marchés
pour venir en aide aux états
en difficulté.
C'est l'émanation institutionnelle de l'article 122, paragraphe 2, du TFUE. Celui-ci prévoit que l'Union Européenne peut aider un état en difficulté pour cause de catastrophe naturelle ou de circonstances exceptionnelles. Il est donc clairement une instrument communautaire placé sous l'égide du traité.
N'ayant jamais été utilisé, cet article n'était que purement théorique et n'avait aucune extension réelle. Le Conseil a donc décidé de mettre forme à cet article (via le règlement n° 407/2010 (3)) et ainsi naquit le fameux mécanisme. 
 
Ce mécanisme prévoit une procédure pour les états membres en difficulté et qui ont besoin d'une aide. L'état peut formuler une demande, et sur la base d'un programme négocié avec la Commission et la BCE. Le Conseil peut décider de donner son accord pour le programme présenté tout en fixant les conditions. 
 
Une fois que l'accord est trouvé, la Commission peut emprunter sur les marchés et prêter à l'état en difficulté. Comme c'est le budget communautaire (le budget de l'Union Européenne) qui garanti la solvabilité de la Commission, celle-ci ne peut pas emprunter énormément d'argent sur les marchés. Le Conseil déclare que le MESF dispose d'un montant de 60 milliards d'euros venant du budget communautaire et de 30 milliards d'euros garantis par le FMI.
 
Encore une fois : Le MESF n'est pas le MES, il en est une partie, un des piliers de ce même MES.
 
Connaissant le contexte de panique des marché, le Conseil veut pourtant un mécanisme qui aille jusqu'à 500 milliards d'Euros.
 
Le Fonds Européen de Stabilité Financière :
 
L'EFSF est l'entité ad hoc créée par le Conseil
sous la forme d'une SA basée au Luxembourg.
Elle a été notée AAA par les principales agences 
de notation dès Janvier 2011
 et peut donc 
emprunter à des taux avantageux
Ceci n'a plus rien à voir avec les traités européens. C'est une décision purement intergouvernementale. Elle consiste à ce que les états membres, étant disposés à participer au mécanisme à hauteur de 440 milliards d'euros, puisse le faire via une "entité ad hoc" (voir communiqué de presse). 
 
Cette entité ad hoc devient dans la réalité le FESF, une société anonyme basée au Luxembourg (4). Son fonctionnement est similaire : C'est une entité qui dispose de garanties des états à hauteur de 440 milliards d'euros. 
Les marchés la considère donc comme solvable, et lui autorise des prêts tout à fait honnêtes. Celle-ci peut donc emprunter aux marchés, prêter à l'état bénéficiaire, et quand celui-ci la rembourse, elle rembourse les marchés, et tout le monde est content. 
 
Le FMI, lui, y participe à hauteur de 220 milliards d'euros, soit une garantie totale de 660 milliards d'euros.
 
Les marchés et les agences, considérant que ce fonds est très solvable, lui ont accordé la note de AAA en Janvier et Février 2011.
 

Conclusion 1  : Le mécanisme mis en place par le Conseil appelé Mécanisme Européen de Stabilité (MES) se base sur deux volets :
 

  • Le Mécanisme Européen de Stabilité Financière (MESF) issu de l'article 122, paragraphe 2 du TFUE et donc tout à fait une institution communautaire, celui-ci est pourvu d'une garantie de 60 milliards d'euros de la part du budget de l'Union Européenne, et de 30 milliards d'euros de la part du FMI.
  • Le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF), qui repose sur un accord entre gouvernements, et ne dépend donc pas des institutions communautaires, sauf pour ce qui est, bien sur, de la Commission et de la BCE. Il est pourvu d'une garantie totale de 660 milliards d'euros.
  • Ces deux institution n'ont pas d'argent, et ne prêtent pas l'argent des états, même si c'est ce que l'on peut entendre quelques fois : Ils sont simplement garantis par les états ou l'UE, c'est à dire qu'ils peuvent emprunter sur les marchés à hauteur d'un certain montant. Nous verrons ce mécanisme un peu plus loin.
 
Comprendre le cas de l'Irlande avec nos nouvelles connaissances
 
Nous avons vu les différentes parts de chacun dans l'aide à l'Irlande :
 
  • Irlande : 17,5M€ ;
  • FMI : 22,5M€ ;
  • MESF : 22.5M€ ;
  • FESF (+ les prêts du Royaume Uni, du Danemark et de la Suède) : 22.5M€ ;

On sait donc maintenant que le FMI va verser 22,5M€, le MESF, garanti par le "budget fédéral", 22.5M€, et pareil pour le FESF, garanti, lui, directement par les états. Un tiers donc d'aide externe, un tiers d'aide "fédérale" et un tiers d'aide internationale. Les prêts seront tous fait selon les modalités et les règles du FMI.
 
Conclusion 2 : Dans l'ensemble, le Mécanisme Européen de Stabilité est un cocktail de mesures communautaires, intergouvernementales, et externes (FMI). A chaque fois, il s'agit d'une entité (la Commission pour le MESF et le FESF créé par le Conseil) qui emprunte sur les marchés à taux corrects et prête à l'état en difficulté en échange de réformes structurelles, en accord avec le FMI bien sur, qui participe au FESF.
 
La modification du traité sur le fonctionnement de l'Union Européenne


Le Conseil Européen (représentant 
les chefs d'états membres propose
une modification du TFUE pour
pérenniser le MES. 
C'est le 20 Décembre 2010 que le Conseil, conformément à l'article 48, paragraphe 6 du traité de l'Union Européenne (TUE, à ne pas confondre avec le TFUE), propose son projet de modification du TFUE (5). Il n'est finalement pas si explosif que cela. Il propose simplement d'ajouter un paragraphe à l'article 136 du TFUE : 
"Les Etats membres dont la monnaie est l'euro peuvent instituer un mécanisme de stabilité qui sera activé si cela est indispensable pour préserver la stabilité de la zone euro dans son ensemble. L’octroi au titre du mécanisme de toute assistance financière nécessaire, sera subordonné à une stricte conditionnalité."
Comme la procédure de modification du traité demande à ce que le parlement donne un avis (sans que cela n'ait d'impact), les parlementaires ont du plancher sur la question pour dire s'ils étaient d'accord ou pas. C'est donc dès le 14 Février 2011 que la Commission des affaires économiques et monétaires s'est penché sur une proposition de résolution et demande à ce que certaines parties soit modifiées. Dès le départ, cette proposition de résolution explique que le Parlement a besoin de nouveaux éléments pour donner un avis favorable à la modification du TFUE. 
 
La presse européenne s'est donc mise à s'interroger sur l'avis favorable ou pas que donnerait le Parlement, allait-il voter cette résolution telle quelle et donc retarder la mise en oeuvre de la procédure simplifiée (honnêtement, on s'en foutait en fait). Et a la surprise générale (ou pas), le Parlement valide cette proposition en modifiant radicalement son discours : Alors que la proposition (6) expliquait qu'il faudrait encore du temps et de la réflexion avant d'avaliser le projet, cette nouvelle résolution votée le 23 Mars 2011 (7) donne un avis favorable à la procédure (voir paragraphe 14 de la résolution), bien que le Parlement regrette énormément de choses.
 
Au final, le Parlement a constamment estimé que cette modification du traité ne donnait pas sa place à la Commission et au Parlement, aux institutions européennes en somme. Il a donc demandé à ce que la modification du traité intègre bien plus les institutions communautaires au MES.
 
Un point critique 

La situation décrite en théorie par le fonctionnement du MES est très sympathique. En effet, étant donné que le MES (et donc les institutions qui y participent, le MESF et le FESF) est garanti par d'énormes sommes d'argent provenant des etats membres, il peut emprunter à bas cout et prêter ainsi à un état qui n'aurait jamais pu trouver de tels taux sur les marchés. 
Il faut comprendre que les institutions qui composent le MES n'ont pas d'argent. Elles ont simplement la garanti des états membres pour un certain montant. C'est à dire que l'état n'a pour l'instant rien donné, et ne donnera peut-être rien si on n'en n'a pas besoin. Si certains expliquent que les états se sont ruinés là dedans, sachons pourtant que pas un euro n'a été dépensé encore (si ce n'est pour payer les fonctionnaires qui y travaillent). 
 
Lorsqu'un état est en difficulté, les institutions vont emprunter sur le marché, à hauteur de ce qui est garanti par les états, et vont devoir ensuite rembourser les marchés privés. Si tout se passe bien, l'état en difficulté rend l'argent au FESF ou au MESF, et celui-ci rembourse ses créanciers sur les marchés financiers. Si par contre l'état en difficulté venait à ne pas pouvoir rendre ce qu'il doit au FESF, celui-ci doit tout de même rembourser les marchés financiers. et à ce moment là, ce sont les états qui doivent mettre effectivement la main à la poche pour renflouer le FESF. Dans le cas où c'est le MESF qui n'aurait pas été rembourser, c'est le budget de l'Union Européenne qui mettrait la main à la poche.
 
Conclusion globale
 
Et voilà ! Vous savez maintenant ce qu'est le Mécanisme Européen de Stabilité. Vous savez qu'il se base sur deux piliers qui sont le Mécanisme Européen de Stabilité Financière (mécanisme qui permet à la commission d'emprunter sur les marchés pour prêter à un état en difficulté), et le Fonds Européen de Stabilité Financière (société anonyme qui peut emprunter sur les marchés et prêter aux états en difficulté). Le premier est un mécanisme communautaire, le deuxième est une institution intergouvernementale. Le premier est doté de garanties s'élevant jusqu'à 90 milliards d'euros, garanties provenant de l'UE et du FMI, et le second de 500 milliards d'euros, garanties provenant, elles, des états membres.
 
On a aussi compris que ces institutions ne dépensent pas l'argent des états [dans le meilleur des cas] puisque les garanties leur permettent simplement d'emprunter sur les marchés à taux corrects et de prêter à l'état en difficulté à taux avantageux. Lorsque l'état rend l'argent à ces institutions, celles-ci le remboursent aux marchés.
 
On a aussi compris qu'en cas d'impossibilité pour un état d'honorer ses dettes auprès du MESF ou du FESF, ceux-ci continueront de devoir rembourser les marchés, et les garanties de l'UE ou des états membres seront alors engagées (il faudra que les états, donc les contribuables, donnent l'argent prévu).
 
Enfin, on comprend aussi qu'une des exigences premières de ce mécanisme européen de stabilité, c'est la conditionnalité des aides accordées, conditionnalités qui portent bien entendu sur l'accord sur un programme d'ajustements structurels [douloureux diront certains] au sein de l'état bénéficiaire de ces aides.
 
On arrive donc à comprendre exactement ce qu'il se passe en Irlande, et je vous invite (je vais peut-être m'y atteler) à vous renseigner sur ce que sont les réformes structurelles négociées par l'Irlande ou par la Grèce.
 
Nous pouvons remarquer en guise d'amusement final, que quelque soient les solutions proposées depuis les 3 dernières années et le début de cette crise, elles ont toutes, à un moment donné ou à un autre, bénéficié aux marchés financiers, et que l'option du financement monétaire n'a jamais été avancée. Il est d'ailleurs prévu que le MES intègre à horizon 2013 et sur la base d'un accord du Conseil que le secteur privé pourra prendre pleinement part de ce mécanisme. 
 
On peut en outre, se demander en quoi cela soit si important de faire cette modification du traité, alors que même sans que celle-ci n'existe, ce MES a pu se mettre en place grâce à des règlements et des accords intergouvernementaux ?
 
Notes :
 
(2) Communiqué de presse du Conseil extraordinaire des 9 et 10 Mai 2010 :http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/fr/ecofin/114356.pdf
(3) Règlement (UE) N° 407/2010 du Conseil du 11 mai 2010 établissant un mécanisme européen de stabilisation financière : http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2010:118:0001:0004:FR:PDF
(4) Page web du Fonds Européen de Stabilité Financière : http://www.efsf.europa.eu
(7) Résolution du mercredi 23 mars 2011 portant sur la modification du traité sur le fonctionnement de l'union européenne : http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=TA&language=FR&reference=P7-TA-2011-0103#BKMD-1
 
Ressources :
Traité sur le Fonctionnement de l'Union Européenne (TFUE) : http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:C:2008:115:0047:0199:FR:PDF
Rapport du sénat sur ces questions (très utile pour comprendre) : http://www.senat.fr/rap/l10-166-1/l10-166-12.html#toc24

Moyenne des avis sur cet article :  5/5   (8 votes)




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16 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 14 juillet 2011 09:09

    « ILS » ont forcé la mise en place d’institutions en trompant les peuples, qu’ils s’empressent de violer lorsque leurs intérêts l’exigent.
    Condamnés à une fuite en avant pour survivre, « ILS » s’efforcent de continuer le pillage de la majorité au seul profit d’une infime minorité. Prédation sociale, guerres, taxes, controle et division des citoyens, épidémies, famines ...
    Tout est bon pour tenter de maintenir le système prédateur en place.

    Mais ... leur chateau de carte s’effondre, les yeux se décillent ... Le Roi est nu.


    • GillesR 14 juillet 2011 09:25

      « ILS » s’efforcent de continuer le pillage de la majorité au seul profit d’une infime minorité. 


       En habitant en france, en Europe, dans les pays industrialisés, Vous, moi, nous faisons tous partie de cette minorité.

      Que vous le vouliez ou non, envie de scier la branche ?

    • Alpo47 Alpo47 14 juillet 2011 11:00

      Je ne peux pas souscrire à cette manière de diluer les responsabilités.

      Je ne suis pas - tout comme mes concitoyens- responsable des guerres actuelles de la France, ni des décisions politiques qui paupérisent notre pays, ni du retour dans l’Otan, ni ... ni ...
      Le système actuel, baptisée « démocratie représentative » permet à une toute petite minorité de s’emparer du Pouvoir et de faire ce qu’elle veut.
      Nous a t-on demandé notre avis ? Non, ils ne sont pas fous, car nous sommes largement contre la plupart de leurs décisions. Le Pouvoir de décision étant confisqué, on ne peut pas ensuite nous demander d’assumer nos responsabilités.

      Nos actuels problèmes économiques sont surtout créés par le fait que les grands groupes, les plus nantis et hauts revenus ne paient que très peu, ou pas, d’impôts.
       Ce sont eux qui sont responsables de la crise économique actuelle, de l’injustice,la famine. Une plus importante participation de leur part remettrait tous les pays « sur pied ».

      Faut il rappeler l’importance des budgets militaires ? Aux USA, plus de 1000 milliards de dollars. La moitié de cette somme, bien employée, suffirait largement à « changer le monde », en éradiquant la faim et l’extrème pauvreté. Alors, si on les réduisant partout ... Pourquoi pas ? Ah, c’est vrai, les « profiteurs-marchands de canon » en patiraient .. .

      Ceci dit, pas besoin de « scier la branche », elle est suffisamment pourrie pour s’effondrer toute seule.


    • GillesR 14 juillet 2011 11:16

      Comme je vous l’ai dit : que vous le vouliez ou non. C’est un fait.


    • HELIOS HELIOS 14 juillet 2011 16:37

      ... democratie representative... promesses non tenues.... oui, c’est vrai !

      mais qui a envoyé une majorité d’UMP et de nouveau centre (qui font la fine bouche aujourd’hui) sur les bancs de l’assemblée nationale ???

      Vous voyez, Alpo47, peu importe nos convictions aujourd’hui, mais ce qui est clair c’est qu’ ILS disposent d’un pouvoir que VOUS leur avez donné, même si vous n’avez pas voté pour eux. Vous avez accepté depuis Mitterand, puis Chirac, notament en 2002, de tordre la democratie. Combien de senateurs, députés, maires etc sont rejetés parce qu’il n’appartiennent pas a un des partis « reconnus » alors qu’ils nous proposaient un peu plus de rigueur dans nos propres interets ?

      Alors, moi, qui ait fait comme vous en ne m’opposant pas assez fort, je me permet de vous dire ce que je vais faire et que je ferais dorenavant... je ne voterai plus que pour ceux qui m’offriront des options qui me conviennent, sans me preoccuper de leur parti, de leurs groupe ou de l’opprobe des autres.

      tout (re)devient possible et si l’an prochain, j’estime que c’est Melanchon, Dupont Aignan ou Marine le Pen qui me conviennent, je voterai pour eux, sans aucune angoisse ou sentiment de culpabilité, et surtout je ne me plaindrai pas apres... j’attendrai mon heure et je voterai comme il conviendra alors.

      Nous sommes tous responsables, vous le savez bien... qu’avez vous fait dans votre entourage en 2007 ? avez vous prevenu qu’il ne fallait pas choisir Segolene ou Nicolas ?
      Moi, je ne me laisse plus attraper, je donne mon avis tout de suite.... NI UMP, NI PS, c’est un tout petit minimum surtout quand vous pouvez imaginer un « Copé » a la tête de l’etat en 2017 si nos institutions ne changent pas d’ici là.

      A bientôt sur Avox....


    • Liior 15 juillet 2011 19:23

      Bonjour et merci d’avoir réagi à l’article,


      Je n’ai pas pu suivre votre conversation, mais je confirme que je ne me sens aucunement responsable de la situation Française aujourd’hui tant j’estime que je n’ai pas mon mot à dire dans cette démocratie de façade.

      Le jour où je pourrai vraiment donner mon avis et que ça comptera au sein des institutions, et que tout le monde pourra faire de même, alors les citoyens commenceront à se sentir responsables de leur pays qui fait des conneries.

      Bien cordialement,

    • morvan 14 juillet 2011 11:12

      Contrairement au FESF, la future Organisation Internationale « Banque-MES » ne disposera pas seulement de garanties, mais de capitaux appelés (article 8 du projet de création, voir article « le FESF, l’UE et la Banque-MES »...) à hauteur de 80 milliards d’euros, versés par tranches de 20%. Compte tenu des clefs de répartition prévues, la France devra ainsi dégager réellement un montant de plus de 16 milliards d’euros.
      Engageant les dépenses de l’Etat à l’horizon proche 2013-2018, l’accord entre chefs d’Etat du 26 juin dernier bafoue la prérogative constitutionnelle du Parlement français en matière de Lois de Finances.
      Par ailleurs, les garanties prévues initialement à hauteur de 700 milliards d’euros sont des garanties solidaires : un seul Etat membre peut être appelé en garantie par les banques créancières (.....comme le seul auteur connu d’un délit ou crime commis en réunion peut être condamné seul en responsabilité de ce crime ou délit.....)..
      Et ces garanties ont toutes les « chances » d’avoir à s’exercer : les remboursements, par les pays soit disant « aidés », de leur dette et des intérêts afférents, sont rendus mécaniquement impossibles par les « ajustements structurels » (doux euphémisme..) exigés d’eux. L’application du plan « de rigueur » (ou de dépeçage) entraîne forcément, dans le malheureux pays « aidé », une spirale récessive, laquelle augmente le poids de la dette et du déficit du pays par rapport à un PIB lui régressif (indicateur utilisé par... les agences de notation, donc les banques « prêteuses »). Voyez la Grèce, dont la dette représentait 133% de son PIB en 2010, et qui la voit aujourd’hui avoisiner les 160% (Source = indicateurs par F. Chesnais, économiste, Professeur d’Université Paris, article l’Humanité Dimanche N° 269) .....Le remède, générique concocté à partir de ceux du bon Docteur FMI, a donc toutes les chances, non seulement de rendre chronique et mortelle une affection peut-être initialement bénigne, mais encore d’initier une superbe épidémie. Un petit vaccin ?


      • Liior 15 juillet 2011 19:08

        Merci d’avoir réagi à l’article, je n’ai pas pu vous lire par manque de temps, mais comme je vois que vous parlez de Banque-MES, je crois avoir vu un article qui trainait sur AgoraVox : http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/le-fesf-l-ue-et-la-banque-mes-le-97421 ;)


        Bien cordialement,

      • Liior 26 octobre 2011 17:27

        Bonjour,


        Pour revenir au projet de Banque MES dont on avait parlé il y a quelques mois, voici un nouvel article qui détaille le dernier traité signé par les états de la zone euro et qui confirme plus ou moins ce que disait ce papier à l’époque : http://www.theorie-du-tout.fr/2011/10/billet-les-mecanisme-europeen-de.html

        Cordialement,

      • wesson wesson 14 juillet 2011 14:38

        bonjour l’auteur,
        d’une part, et en accord avec la réaction de morvan, ce FESF est un accord engageant les états, ce qui en d’autre terme revient à faire prendre les risques de défauts aux états contributeurs, et pour le dire plus clairement, aux contribuables européens.

        Car toute la manœuvre est là, et bien claire : Les banques privées sont mouillées jusqu’au coup dans la dette grecque, le « sauvetage » consistant donc à faire transférer ces dettes privées dans ce FESF, dont la garantie est cette fois publique. Une fois que l’opération sera faite, « on » pourra laisser l’inéluctable se produire (défaut de la Grèce sur sa dette), et c’est au contribuable européen de régler la petite note.

        Tout ceci serait très beau si il n’y avait que la Grèce ou l’Irlande : Le prochain pays à sauver en Europe sera un gros - Italie, Espagne, France, vous avez le tiercé en désordre des canards boiteux ... Et votre fond de stabilité sera attaqué sur deux front : d’une part le montant qui sera autrement plus important (on parle de 1400 milliards pour l’italie ...), et d’autre part chacun de ces 3 pays est un gros contributeur de ce fond. Autant dire que cette entité ne sera d’aucun secours dans l’éventualité de la défaillance d’un de ces 3 gros « piigs »

        Bref, ce FESF est uniquement un moyen de plus de passer une dette privée en dette publique. Il est en constant relèvement depuis sa création (il en faut toujours plus), et il ne sera d’aucun secours lors du probable défaut de l’un des 3 pays que j’ai cité.

        En une phrase : de la poudre aux yeux !


        • Liior 15 juillet 2011 19:15

          Bonjour et merci d’avoir réagi à l’article, si vous voulez expliquer qu’en gros, le MES est une institution qui reprend à son compte les créances des banques, vous avez raison.


          Et vous avez bien expliqué la chose suivante : Si le défaut de paiement se présente, ce qui risque fort d’arriver dans le cas de la Grèce, le MES devra toujours, lui, rembourser les marchés, et là, comme je le dis dans l’article, ce sont les finances publiques des états impliqués qui seront engagées.

          Et effectivement, je n’y fais pas clairement référence dans l’article, mais ce MES n’a pas la capacité de venir en aide à certains états membres comme l’Espagne, l’Italie ou la France.

          Bien cordialement,

        • lloreen 14 juillet 2011 22:27

          Pour éviter d’appeler un chat un chat, commençons par épeler le mot.Puis, à partir de chaque lettre épelée, commençons par lui associer chaque lettre de l’alphabet.
          Elaborons aussi, pour nos concitoyens matheux, le même énoncé en chiffres.
          Nous obtiendrons alors deux camps.Celui des fins lettrés, et celui des fins matheux.
          Commençons la leçon.
          C(a), C(b), C(c), C(d), C(e), C(f), C(d)...... et ainsi de suite.
          Pour ceux qui en redemandent, refaites l’exercice avec les prime, puis double prime etc....
          Les matheux qui ruent dans les brancards peuvent à leur guise élaborer le théorème en chiffres.
          Soit C=3
          Soit H=8
          Ou alors si C=2 (parce que cela me plaît) et que H= 3 (puisque C est différent de 3)...........etc...

          Celui qui n’a rien compris est un imbécile (c’est moi qui l’ai dit).
          Celui qui pose des questions est un terroriste (c’est mes copains qui l’ont dit).
          Celui qui veut changer tout cela est un usurpateur et un incompétent (c’est moi et mes copains qui le disont).

          C’est à peu près de la même teneur de ce que débitent nos « élites » à longueur d’ondes et de papier journal.
          Du vent et du grand n’importe quoi.Un peu comme les commentaires de « ministres, experts, délégués » dont vous parlez plus haut.


          • Liior 15 juillet 2011 19:17

            Bonjour et merci d’avoir réagi à l’article. Je ne peux que vous suivre dans cette démonstration ironique de la complexité des phénomènes en question.


            On rend les choses compliquées, mais en même temps .. Elles le sont un peu non ? ;)

            Bien cordialement,

          • Mich K Mich K 15 juillet 2011 08:54

            Benoit Hammon vient de parler sur Inter de financement des Etats à la Banque Centrale et non plus sur les marchés financiers...

            Si même le PS commence à en parler, c’est que ça devient grave........
            Bien sûr une fois au pouvoir, ce cher PS n’en fera pas plus que Papendréou !!!
            Mais bon, c’est positif qu’on commence à en parler en tous cas.

            Il serait temps que les peuples s’informent et s’insurgent contre ces dettes et ces politiques d’austérité qui ne servent qu’à « rassurer les marchés ».
            Il est temps de remettre les financiers à leur place et de redonner les clés de nos destins au peuple et la Politique (au sens noble du terme, pas au sens de nos bouffons au pouvoir bien sûr ! smiley )


            • Liior 15 juillet 2011 19:18

              Bonjour, merci d’avoir réagi.


              Je me joins à votre « joie » de voir que certains pontes des partis de gouvernements commencent à entonner le refrain, mais ils sont vraiment peu et ne vont pas assez loin.

              Bien cordialement,

            • lloreen 15 juillet 2011 09:20

              Par Mick K
              Oui, il est grand temps que nous trouvions une nouvelle façon de vivre ensemble autrement que dans les relations de subalternes et d’assistés.

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