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Le plan B (erezina)

 

L’accélération de la campagne présidentielle avec le dépôt des candidatures socialistes, le sommet tripartite France-Russie-Allemagne, la confirmation de l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’Union européenne, ces différents évènements intervenus au cours des derniers jours, a priori sans lien entre eux, illustrent, chacun à sa façon, le marasme dans lequel se trouve l’Union.

Ah, il est bien loin le référendum sur la Constitution ! A l’époque, l’Europe faisait la une des journaux, alimentait les conversations, divisait les familles. Et une fois le scrutin passé, les tenants du non nous promettaient un sursaut, un regain d’Europe, des lendemains meilleurs, évoquant de multiples initiatives, qui devaient spontanément surgir, pour revivifier le débat européen.

Or, pendant que les menaces globales - terrorisme, dégradation de l’environnement, mondialisation incontrôlée - se font de plus en pressantes, c’est exactement le contraire qui s’est produit. Alors que la seule échelle pertinente pour aborder ces problèmes planétaires est l’Europe, et non pas le cadre national, elle a totalement disparu du paysage. En effet, depuis le référendum, les égoïsmes nationaux ont repris le dessus, comme l’ont illustré le débat sur le budget européen, ou plus récemment la cacophonie diplomatique lors de la guerre au Liban, et la Commission se contente d’expédier les affaires courantes. Pour que la situation se débloque et que l’Europe se remette en marche, il fallait d’abord, nous disait-on, attendre les élections allemandes, puis les italiennes, et maintenant l’élection présidentielle française... Après cette dernière, on trouvera autre chose.

L’Europe semble être entre parenthèses, absente des discours et de notre futur. Ainsi, qui a entendu un des candidats à l’investiture au PS ou Nicolas Sarkozy à droite mettre l’Europe au cœur de son projet, au cœur de ses ambitions ? Quelques phrases rituelles, quelques incantations d’usage, mais aucune vision, aucune proposition. Il y a un an, lors du référendum, quel que soit le résultat les bouleversements devaient être majeurs... et depuis, il ne se passe rien. L’inertie d’un grand paquebot.

De même, chaque pays essaie de jouer son petit jeu national, comme en témoigne l’étrange sommet France-Russie-Allemagne. Alors que les défis posés par le pouvoir russe - approvisionnement énergétique, rôle géostratégique trouble - supposeraient la définition d’une vraie doctrine européenne vis-à-vis de son voisin de l’Est, on se contente de recevoir M Poutine avec faste, et de négocier ses petits contrats.

Aussi, lorsqu’on annonce le prochain élargissement à la Roumanie et la Bulgarie, cela se fait-il dans une indifférence polie, comme si chacun savait que cela ne changerait rien, puisque de toute façon l’Europe est au point mort. Ce qui ne fonctionne pas à 25 continuera à ne pas fonctionner à 27, alimentant les rancœurs et la défiance par rapport à Bruxelles.

Bien sûr, le référendum n’est pas seul en cause, et les problèmes existaient déjà avant, mais là où les partisans du non en France portent une responsabilité historique - en tout cas, ceux qui se prétendaient pro-européens - c’est qu’ils ont figé la situation, cassé toute dynamique, gelé tout processus d’évolution de l’Europe pour plusieurs années. Les faits sont têtus, et il leur sera difficile de prétendre le contraire.

Le non au référendum aura déclenché le plan Berezina.


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59 réactions à cet article    


  • vienne (---.---.12.242) 2 octobre 2006 11:22

    Vous me paraissez mal informé ... http://www.u-m-p.org/site/GrandDiscoursAffiche.php?IdGrandDiscours=236

    Entendu NS déclarer samedi chez FOG http://www.france5.fr/chez-fog/

    qu’au lendemain de son éventuelle élection le premier sujet de ses préoccupations serait l’Europe...

    Voire les commentaires sur un blog très informé : http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2006/10/le_luxembourg_v.html


    • Forest Ent Forest Ent 2 octobre 2006 11:35

      On parle de l’UE tout le temps. Par exemple on vient d’en parler beaucoup avec la privatisation de GdF qui découle de la libéralisation du marché de l’énergie décidée par l’UE. Avec le retour de la brevetabilité des logiciels. La DADVSI. Le « marché » ferroviaire. L’adoption de la directive « services ». Le début des discussions pour l’entrée de la Turquie. Une demande d’enquête sur le rôle de la commission dans l’affaire Rhodia. Etc...


      • FredSud37 (---.---.114.163) 7 octobre 2006 14:33

        « Je l’affirme parce que c’est un engagement du Gouvernement : EDF et GDF ne seront pas privatisés. (.....) Le Président de la République l’a rappelé solennellement lors du Conseil des Ministres au cours duquel fut adopté le projet. Mieux, le Gouvernement acceptera l’amendement du Rapporteur prévoyant de porter de 50 à 70 % le taux minimum de détention du capital d’EDF et de GDF ».

        Nicolas Sarkozy à l’Assemblée Nationale le 15 juin 2004.


      • vigie (---.---.61.103) 2 octobre 2006 12:00

        Les politiques nous entraînent dans un élargissement sans fin, ils n’osent se prononcer sur l’Europe, car ils savent qu’ils risquent de se déjuger plus tard.Et comme en période électorale il faut« ratisser large » il est de bon ton de pratiquer temporairement la méthode alzheimer.

        Il est évident qu’a plus ou moins long terme l’entrée de la Turquie dans le giron de l’Europe et déjà entériné par les technocrates de Bruxelles comme un fait établi, belle pirouette a la démocratie. On s’assoie sur le génocide arménien. il faut rappeler que, lorsqu’Ankara formula en 1987 sa demande officielle, les Communautés européennes refusèrent la candidature turque, et le Parlement européen adopta un rapport historique en juin 1987, toujours mentionné dans les textes officiels récents, qui fixait à la Turquie quatre grandes conditions et critères pour que son adhésion puisse seulement être étudiée :

        - Le respect des droits des minorités et l’égalité des citoyens, quelle que soit leur origine ou leur religion ;

        - La résolution pacifique de la question chypriote ;

        - Le respect des droits de l’homme ;

        - La reconnaissance du génocide arménien.

        Que penser de cette europe qui devait être le ciment des nations entre elles, sans règles, ou du moins a géométrie variable en fonction des pays, sans définitions limite d’extension, ou s’arrête l’Europe ?

        Quelles sont nos valeurs communes ?

        Ce qu’il les intéresse c’est de créer un vaste marché « libre » dans lequel une main d’œuvre compétitive sans trop de règle sociale serait employable, et compétitive.

        Cette Europe va devenir ingérable,si les statuts et les droits de votes ne sont pas rapidement réformés. les tonnes de lois édictées par la commission européenne sont bien souvent plus académique qu’efficace,on l’a vu avec la gestion de la vache folle,les farines animales,les trafics d’antibiotiques pour les bovins,les règles de privatisations des entreprises, etc....

        Sarkosy veut un mini traité quelque chose de consensuel qui dans un premier temps puisse être recevable par Bruxelles, Il propose un « mini-traité » reprenant environ « deux-tiers » des éléments de la Constitution qui avaient fait l’objet d’un consensus lors des référendums français et néerlandais.

        Il souhaiterait que ce texte soit adopté au cours de la présidence allemande de 2007 et ratifié au cours de la présidence française au second semestre 2008. Ce « mini-traité » reprendrait notamment les dispositions suivantes :

        ·élection du président de la Commission par le Parlement européen ;

        ·création d’un ministre européen des affaires étrangères ;

        ·remplacer l’unanimité par un mécanisme de « majorité super qualifiée » ;

        ·coopération renforcée,

        ·initiatives citoyennes

        Ce qui aurait l’avantage de ne pas recourir a une nouvelle consultation populaire au risque d’etre déjugé,il serait entériné par un vote au parlement.

        Voilà un petit catalogue a la Prévert, pour le reste on verra après les élections...

        « Pour ceux que l’Europe intéresse, je vous conseille de lire chez grasset l’excellent livre »les maîtres de l’Europe« , écrit par deux journalistes de libération et de l’agence reuters, et vous aurez une idée croustillante de la cuisine européenne, les enjeux de pouvoirs,les concessions, manipulations, conspirations, bref passionnant ! , un vrai roman, ce serait risible si ce n’était bien réel. »


        • Marc DS (---.---.166.146) 2 octobre 2006 12:51

          L’élargissement à 25 s’était déjà fait « dans une indifférence polie » et a permis d’éviter que l’Europe s’approfondisse alors que cela était encore possible. Un peu facile d’accuser maintenant les partisans du Non d’être la cause de l’absence d’Europe dans les discours politiques, alors qu’ils ont suscité le seul vrai débat qui ait jamais eu lieu jusqu’à présent sur ce thème.

          Si l’Europe part en quenouilles, je l’attribuerais au fait qu’elle se trouve maintenant confrontée à la quadrature du cercle : comment créer un espace solidaire en raisonnant en termes de compétition ? Prétendre poursuivre la construction européenne sur base de l’économie de marché est une entreprise qui ne pourra jamais se rallier la sympathie des peuples.


          • parkway (---.---.18.161) 2 octobre 2006 15:13

            merci marc ds !

            pauvre fonctionnaire de gem sans europe concurentielle !


          • gem gem 2 octobre 2006 20:23

            merci de penser à moi smiley


          • gem gem 2 octobre 2006 20:37

            bon sérieusement, maintenant.

            L’élargissement ne s’est pas fait dans l’indifférence, il s’est fait sans heurt parce que dans le consensus, personne n’imaginant une Europe sans « l’Europe de l’est », ce qui veut bien dire ce que ça veut dire.

            Si l’Europe part en quenouille... mais part-elle en quenouille ? elle se construit à son rythme, qui n’est pas un rythme d’hommes mais un rythme de peuple(s).


          • stupide noniste (---.---.180.54) 2 octobre 2006 13:23

            Article sans intérêt aucun.

            Pendant combien de temps encore les partisans du Oui vont-ils asséner ce genre d’affirmations gratuites et ineptes ? Pendant combien de temps encore les partisans du Non vont-ils servir de boucs émissaires ?

            Les électeurs ont fait un choix. Les dirigeants européens ont choisi d’arrêter la ratification du Traité. Soit. Que ne proposent-t-ils pas autre chose à la place ? Les innombrables comités du Non ont fait surgir un fort besoin de changement au niveau européen. Que ne les ont-ils pas écoutés ?

            Pourquoi sont-ils paralysés ? Parce qu’il n’existe pas de vision commune. Parce qu’ils ont décidé de laisser les choses flotter, jusqu’à ce que des petits malins fassent voter ce traité, morceau par morceau, au Parlement !

            Ce ne sont pas les gens du Non qui sont au pouvoir actuellement en France et en Europe. Comment voulez-vous alors que les choses changent ?


            • Eric (---.---.132.65) 3 octobre 2006 02:10

              Bonjour,

              simplement pour préciser que si les partisans du Non étaient majoritaires et unis en Europe, ils seraient au pouvoir. Proposer autre chose impliquerait un consensus sur les modifications à apporter avant un nouveau vote, or c’est très, très loin d’être le cas, où que ce soit dans l’UE.

              Evidemment, il « suffit » de proposer autre chose... personnellement je pense que le projet de Constitution que la France a enterré était effectivement critiquable. Mais il était le seul capable de réunir une majorité dans chaque pays de l’UE : il était donc le seul possible, le « bon »...

              Je vois déjà l’artillerie des nonistes me menacer avec des phrases du genre « vous ne défendez pas vos opinions », « vous sacrifiez vos idées au nom de l’UE libérale », « vous abandonnez vos convictions en croyant que c’est la seule possibilité ». Oui, et j’en suis fier. Ca s’appelle un sacrifice. Ca consiste en une chose : arrêter de regarder son nombril.

              Quant à la responsabilité des tenants du Non, il faut effectivement arrêter de revenir là-dessus en permanence. Bien sûr qu’il y a eu un tournant majeur de l’Histoire ce 29 mai 2005, ce n’est pas pour autant qu’il faut s’enfermer dans les divisions. Pour avancer il faut s’unir. Et s’intéresser à l’Europe plus de 2 jours par an serait un bon début...


            • Sulim (---.---.63.137) 2 octobre 2006 14:12

              « Parce qu’ils ont décidé de laisser les choses flotter, jusqu’à ce que des petits malins fassent voter ce traité, morceau par morceau, au Parlement ! »

              90% du TCE est applicable puisque la plupart des articles du projet n’était qu’un copier-coller des traités existants (du Traité de Rome au Traité de Nice).

              Donc inutile de faire passer le TCE par le parlement. Un nouveau traité minimaliste suffirat pour entériner le reste.


              • quiensoy (---.---.235.183) 2 octobre 2006 14:58

                @ Chem ASSAYAG

                Vous avez dit :

                « Et une fois le scrutin passé, les tenants du non nous promettaient un sursaut, un regain d’Europe, des lendemains meilleurs... »

                et je me permets, en tant que noniste, de rectifier prestement :

                « Et une fois le scrutin passé, les tenants du non ESPERAIENT un sursaut, un regain d’Europe, des lendemains meilleurs... »

                Cet espoir ne s’est effectivement pas manifesté. Dommage... Accuser ceux qui ont voté non de ne pas proposer un plan B, c’est de la mauvaise foi. Ne devrait-on pas plutôt se demander pourquoi nos représentants politiques, censés défendre les choix du peuple, n’ont rien fait ?

                Le plan B, c’est l’espoir, par exemple, d’une constitution qui GARANTIRAIT le droit des enfants, et ne se contenterait pas, comme dans le texte qui a été heureusement refusé par le peuple, de le PROMOUVOIR (on aurait eu droit à des « journées du droit des enfants », des colloques stériles, des déclarations d’intentions fumeuses à l’image de la pusilanimité de nos dirigeants, bref rien de concret, alors qu’on parle du DROIT DES ENFANTS, quand même...).

                On essaie de faire passer un contrat d’assurance pour une constitution, de noyer les droits fondemmentaux dans un jargon juridico-technocratique incompréhensible et on s’étonne que ce soit la (B)érézina...


                • olivier (---.---.229.136) 2 octobre 2006 15:03

                  Seul le PS esquive le debat, le centre et la droite veulent faire avancer l’Europe. Comme il a deja ete souligné par un precedent commentaire, Sarkozy en a meme parlé hier.

                  Special dedicace d’un Europeen a Marie Georges qui a reussit a faire peur a tout le monde avec son plombier polonais pendant le referendum. Si Jean Marie avait presenté les choses comme ca pour faire voter non alors on l’aura traité de raciste ou pour le moins de populiste (ce qui est vrai dans son cas). A Marie Georges alors on lui dit rien ? Conseil a Marie-Georges : si tu combats des methodes d’extremiste, evite de les employer toi meme ca fait mauvais genre. Sinon tu es toi meme extremiste et populiste.


                  • quiensoy (---.---.235.183) 2 octobre 2006 15:30

                    Faux, c’est Philippe Val qui a commencé, suivi de Philippe de Villiers, puis de Frits Bolkestein de façon ironique.

                    De là la controverse a explosé : http://fr.wikipedia.org/wiki/Plombier_polonais

                    Il y a eu ensuite l’affaire des sous-traitants portugais de France Telecom, qui a démontré que le principe sous-jacent à l’expression du « plombier polonais » (l’application du droit du pays d’origine) n’est malheureusement pas un fantasme ou une peur, mais bel et bien une réalité. Mais cela, beaucoup l’ont oublié ou ont fait mine de l’ignorer...


                  • olivier (---.---.229.136) 2 octobre 2006 16:08

                    Certes Marie Georges n’a pas inventé l’expression. Mais elle a joué sur les peurs des gens en ne parlant que des delocalisations : elle a fait du populisme. Et c’est exactement ce qu’elle reproche par exemple a Jean-Marie et Nicolas.

                    Et puis le plan B qu’elle avait promis avec Laurent Fabius (vous savez celui qui represente la gauche de la gauche MAIS qui est un fonctionnaire retraité), il est ou ?


                  • parkway (---.---.18.161) 2 octobre 2006 16:19

                    si je me trompe olivier, dis le moi, mais ta réflexion montre que tu as voté pour le TCE, en bon européen et j’ajouterai en bon européen libéraliste.

                    Ben ma foi, t’avais bien le droit ! seulement, les connards comme moi qui ont vôté non ont été 55%, ce qui en démocratie est une majorité. donc 1ère raison, d’approuver.

                    deuxièmement, il est clair pour que le traité est un traité commercial et libéral, voire ultra-libéral.

                    ceux qui aime ça, OK. mais bon,les rendements du commerce te de la finance, c’est pour une minorité de gens et la plupart déjà nantis.

                    le libéralisme à tout crin, on connaît déjà et on en connaît les résultats désastreux au niveau mondial, sans parler de l’écologie.

                    Moi qui suis dijonnais, une ville bien bourgeoise et bien achalandée, je m’aperçois tous les jours ou presque que le centre ville est envahi par « des racailles de pauvres » sans emploi et crevant de faim et de chaud et froid.

                    Bien sûr, les pauvres gens en mercèdes et en BMW ne s’en aperçoivent pas. Ca devient comme à sao Paolo au Brésil : si tu veux pas être agressé par les salauds de pauvres, il faut te promener en voiture blindée et en hélicoptère !

                    Les pauvres ne peuvent pas s’acheter de bazookas, pas encore...mais bien évidemment, je suis un salauds de gauchiste, comme l’abbé PIERRE, ce con qui veut défendre les déshérités ! encore un cinglé !


                  • Eric (---.---.132.65) 3 octobre 2006 02:19

                    1. A propos du plombier polonais, moi je dis que vu le temps que j’ai attendu pour avoir un rendez-vous avec un plombier français (3 mois) à Paris, j’aurais été content de voir un plombier polonais. D’autant plus que 3 plombiers m’ont insulté au téléphone avant que j’en trouve un qui accepte de venir. Sérieusement, je vois pas en quoi un plombier polonais n’a pas le droit de venir travailler en France ! Quand on défend son droit dans la rue tout le monde est d’accord mais quand il faut aider des compatriotes européens à s’en sortir, au prix de quelques sacrifices même pas vitaux, alors là c’est va voir ailleurs !

                    2. Le Non à la mondialisation s’est transformé en « non à l’Europe libérale ». Ce qui est con, c’est que le monde a continué à être libéral, lui. Donc l’Europe est simplement moins intégrée dans le reste du monde. C’est une possibilité, ça peut se défendre, mais je pense que la majorité de ceux qui ont voté non ne voulaient pas isoler l’Europe mais espéraient faire reculer la mondialisation dans son ensemble. Raté ! Au lieu de délocaliser dans l’Union européenne (ce qui nous serait profitable) les entreprises françaises ont délocalisé ailleurs (là on perd tout). Victoire !


                  • Asp Explorer (---.---.82.42) 3 octobre 2006 07:47

                    Sous vos airs faussement naïfs, vous touchez le coeur du problème. On nous avait vendu, pour Maastricht, une Europe protectrice. C’est pour ça que des entreprises comme Toyota avaient délocalisé des usines dans nos contrées, pour avoir un pied en Europe.

                    Mais voilà, par dogmatisme néolibéral, on a préféré ouvrir l’Europe aux quatre vents. Nous sommes le seul bloc économique à avoir fait une chose pareille. Les Chinois, les Indiens, les Japonais, les Américains... tous ont conservé des barrières pour protéger leur marché intérieur, nous sommes les seuls à avoir joué le jeu du « marché libre et non-faussé ». Le résultat, c’est que ces dernières années, la croissance mondiale a été de 5% par an, la croissance européenne de 2% par an.

                    Le TCE n’aurait rien changé à cet état de fait. Le TCE a été fat par et pour les gens qui ont instauré cette politique, il en est l’émanation directe, la traduction. Il constitutionnalise une politique, ce qui est déjà scandaleux, mais en plus, il constitutionnalise une politique qui a fait la preuve de son inefficacité.

                    Avant de voter pour le TCE, ou tout autre texte, il faudra maintenant que ceux qui me l’ont présenté me fassent la preuve qu’ils travaillent pour moi, citoyen européen. De ça, je ne suis pas très convaincu.


                  • lss (---.---.154.133) 3 octobre 2006 11:15

                    Protectionnisme aux Etats Unis ?

                    Arfff !!!!

                    Je rigole, Toyote sous la marque Lexus taille des croupières aux constructeurs US, Honda fait de même avec la marque Acura et pour les marques de luxe, ce sont BMW et Mercedes qui vendent le plus devant les Cadillac et autres Lincoln...

                    De même, il est vrai que Samsung, Panasonic (groupe Matsushita) ne vend pas du tout aux USA, de même que Technicsz (groupe Matsushita encore, il me semble). Sony ne vend pas non plus bien sur, LG (groupe coréen) idem...

                    Qu’est ce qu’on se marre...


                  • moniroje (---.---.246.3) 2 octobre 2006 15:38

                    Marrant que ce soit Sarko qui propose un mini-traité !!! alors que les partisans du Non disaient que s’ils gagnaient, ils proposeraient des discussions, leurs solutions. Ils ont gagné et c’est Sarko qui propose !!!

                    J’attends toujours les promesses de Marie-George Buffet ; on dirait qu’elle a oublié ; en fait, elle pense plus à se présenter aux prochaines élections et au besoin, elle ressortira sa chanson européenne, la même : personne n’y verra que du feu !

                    Mais je suis pas d’accord avec vous : l’Europe n’est pas paralysée du tout !! elle continue son programme ; la privatisation des services publics continue son bonhomme de chemin, annoncée avant par Jospin, aujourd’hui par Villepin ; de nouveaux pays entrent dans le giron ; grâce au Non, le libéralisme forcené n’est toujours pas entravé : je ne l’invente pas, il suffit de regarder autour de soi.

                    Donc, si j’aime bien l’analyse de Chem, je ne suis pas du tout d’accord avec sa conclusion : les partisans du Non n’ont pas du tout figé l’Europe ni cassé sa dynamique ; ils ont donné le feu vert à une Europe libérale qui donc poursuit son processus pour de nombreuses ennées encore.


                    • zitoun79 (---.---.215.253) 2 octobre 2006 15:52

                      @ quiensoy

                      Il me semble pourtant que lors des débats les choses étaient assez clairs de part et d’autres :
                      - les tenants du oui affirmaient qu’un non français (ou d’un autre autre pays) engendrerait un blocage de l’UE et qu’il n’y avait pas de plan B
                      - les tenants du non ont assuré qu’il y avait un plan B et aucun problème si les français votaient non

                      => les choses ont été depuis le début extrêment claires. Dès lors le non est passé soit, c’est un choix démocratique incontestable. Maintenant n’appartient-il pas aux tenants du non de faire des propositions ? rassembler un consensus au niveau européen ? Etrangement tous ces politiques partisants du non, si virulent et éloquent pendant le référendum n’ont strictement rien fait (agir pas simplement balancer deux ou trois phrases qui sonnent bien). De plus ce n’est pas à ceux qui défendaient le oui de bouger (leur position était claire dès le début, pas de plan B).

                      Et maintenant les « nonistes » demandent aux « ouiistes » de faire leur boulot, de ramasser leurs pôts cassés, elle est bien bonne celle là, y en qui doute de rien...

                      A chacun d’assumer ses responsabilités.

                      Bonne après midi.


                      • parkway (---.---.18.161) 2 octobre 2006 16:02

                        @zitoun 79

                        Il faudra que tu m’expliques les « débats clairs » sur le TCE, surtout au début de l’année 2005, où il n’y avait pas de débat !

                        c’est ppda et pernaut qui faisaient les débats en traitant d’abrutis ceux qui allaient voter non !

                        faut pas dire n’importe quoi,chef !


                      • Asp Explorer (---.---.82.42) 2 octobre 2006 22:36

                        Pour autant qu’il me souvienne, la question posée au référendum n’était pas « avez-vous une meilleure solution à proposer ? » mais « approuvez-vous ce texte ? ».

                        Or, il a été démontré et redémontré que, pour toutes sortes de raisons, ce texte était inacceptable. D’où la conclusion logique. Alors maintenant, veuillez, je vous prie :

                        1 - Acter le fait que le peuple s’est prononcé.

                        2 - Cesser de nous brouter les gonades avec votre plan B


                      • parkway (---.---.18.161) 2 octobre 2006 15:58

                        @ moniroje

                        attends, chef !

                        « ils ont donné le feu vert à une Europe libérale qui donc poursuit son processus pour de nombreuses ennées encore. »

                        on n’a rien donné du tout !

                        les connards qui sont censés nous représenter ne font rien pour l’europe du non !

                        c’est bien là le problème ! heureusement qu’on a voté non et il faudra voter pour ceux qui veulent nous représenter aux élections de 2007 ! genre dupont-aignant...

                        Il est parfaitement évident que les connards comme rebsamen-socialos ne font rien contre le TCE ! et effectivement, ils en appliquent benoitement les directives !

                        mais c’est pas la faute de ceux qui ont vôté non !

                        Faut pas déconner !


                        • zitoun79 (---.---.215.253) 2 octobre 2006 16:40

                          Question bête : et si les élections ne traduisent pas le non à la constitution européenne ? Ce coup-ci ce sera de la responsabilité de qui le fait que l’europe ne change pas ?

                          @+


                        • zitoun79 (---.---.215.253) 2 octobre 2006 16:29

                          @parkway

                          Je suis tout à fait d’accord avec toi, les journaux de 20h étaient pro-oui (ce qui n’est pas réellement acceptable, ils sont censés faire de l’information pas de l’interprétation).

                          Mais s’informer ne passe pas (plus ?) par le journal de 20h, il y a eu énormément de débats (france europe express, c’est dans l’air,...), d’articles dans les journaux,...

                          Alors les débats on eu lieu, effectivement il ne faut pas dire n’importe quoi.

                          @+


                          • parkway (---.---.18.161) 2 octobre 2006 16:38

                            c’est vrai qu’il y a eu des débats, mais bon les 2 derniers mois avant le vôte !

                            moi c’est l’internet qui m’a renseigné !mais mes amis que je questionnais, ne connaissait pas les sites d’information, et opui aussi j’avais la chance d’être syndiqué et d’avoir pu lire le TCE différemment des médias et des liens où aller sur internet.

                            J’ai d’ailleurs été surpris par le score du non qui en 3 semaines a annihilé la surmédiatisation du oui !

                            (Je pense et je le souhaite d’ailleurs que ça va faire la même chosec pour sarko-sego)

                            D’ailleurs ils sont à vômir ts les 2 !


                          • Gerardlionel (---.---.157.143) 2 octobre 2006 16:29

                            Comme c’est curieux, on sent, latent chez vous la nostalgie du OUI !

                            Rappels : On ne fait pas l’europe « fédérale » ou « libérale » contre les citoyens ! mais on continue à agrandir cette europe actuelle sans la moindre consultation !

                            L’Europe actuelle fonctionne (mal selon vous ?) avec les traités passés et continuera de le faire avec ces structures imparfaites !

                            Si on veut que cela « s’améliore », le moins que l’on puisse faire est de ne pas mentir aux « masses » et faire croire que tout ce qui ne va pas viendrai de l’Europe alors que le congrés en France a signé tous les traités ; le silence qui règne s’apparente à de la culpabilité, de la mauvaise conscience !

                            Je suis fédéraliste, pour un noyau européen intégré, avec des impôts européens, et tout ce qui va avec(institutions...) ; mais j’ai voté NON, parceque cette constitution gravait dans le marbre des idéologies néo-libérales qui ne me disaient rien !


                            • parkway (---.---.18.161) 2 octobre 2006 16:46

                              gerardlionel, je suis bien d’accord avec vous sur les mensonges !

                              c’est ça je crois qui a définitevement convaincu les français de voter non en masse !

                              parce que faut bien avouer qd même, que nous nous sommes un peuple qui ne se laissent pas en raconter trop longtemps

                              qd c’est trop, c’est trop !

                              trop de sarko, trop de sego, adieu les rigolos !


                            • lss (---.---.212.61) 2 octobre 2006 17:24

                              J’ai lu le traité, les partisans du NON, pour certains ont été d’une mauvaise foi criante en ne prenant que des petits bouts du traité (ATTAC par exemple). La première partie fixait un socle, les autres parties se greffaient dessus mais dans le droit, c’est bien le socle qui sert de base, comme la constitution française sert de socle à la législation. Grace au NON, la traite des femmes peut continuer comme si de rien était, un OUI aurait rendu possible des poursuites contre les Etats proxénètes, mais vous ne gardez que ce qui vous arrange, comme toujours, en imaginant un plan B que l’on attend toujours (pourtant Fabius se targuait bien qu’il l’avait son plan B ; « il existe », qu’il disait).

                              Concernant l’aspect libéral, c’est vrai MAIS, d’autres pays ont voté NON (ou auraient voté NON, comme la Grande Bretagne) parce que le traité n’était PAS ASSEZ libéral. Alors les -soit-disant- pro-européens du NON oublient un détail : l’Europe fonctionne à plusieurs donc avec des concessions, vous avez voté NON mais votre NON était opposé au NON des autres pays... Vous avez refusé et continuez de refuser de le voir.

                              Enfin, j’ai heureusement pour moi de savoir que je ne pleurerai pas quand les rêves de certains se casseront la gueule, je ne compte que sur moi pour vivre et non sur une prétendue solidarité qui fait des béni-oui-oui infantilisés et des parasites tout en favorisant le communautarisme... On ouvre un boulevard pour les extremismes divers et tout le monde s’en tape, tant pis pour la gauche, lorsqu’elle se reveillera -TROP TARD-, ce sera pour voir le FN au pouvoir et la guerre civile en France suite à la faillite de son économie... La France mélange le potentiel de faillite qu’avait l’Argentine avec le climat social de l’Allemagne de 1930... et le fin du fin, on a réussi à y ajouter le communautarisme religieux et le papy boom, si on s’en sort avec un virage à gauche, je veux bien manger mon chapeau (ou même celui d’où l’on aura tiré le fameux plan B)...


                              • Asp Explorer (---.---.82.42) 2 octobre 2006 22:31

                                Les partisans du non ont été d’une mauvaise foi criante... Et quand on disait qu’une constitution n’a pas à définir une politique, c’était de mauvaise foi ? Non, c’est la définition même d’une constitution. Ce texte était une catastrophe, c’est à juste titre que le peuple français l’a rejeté avec horreur.

                                Pour être franc, la question du « plan B » ne m’a jamais intéressée, et je ne sais pas trop d’où vient cette polémique, mais je ne peux m’empêcher de constater que de deux choses l’une :
                                - Soit il y a un plan B, et les ouiouistes nous ont menti
                                - Soit il n’y a pas de plan B, et les ouiouistes sont coupables de n’avoir rien prévu au cas où les peuples d’Europe refuseraient (ce qui est leur droit) ce qu’on leur proposait.


                              • Eric (---.---.132.65) 3 octobre 2006 02:29

                                @Asp explorer : En gros vous considérez que vous avez fait votre boulot en votant non et que vous n’avez aucune responsabilité dans ce qui se passe, aucun devoir de participer à un nouveau projet ? Ok. Bah autant rester couché hein. J’espérais que ceux qui ont voté non ont une autre idée de l’Europe. Eh non, erreur, ils ont juste pas envie de dire oui.


                              • Asp Explorer (---.---.82.42) 3 octobre 2006 07:39

                                Euh... ben... oui. La question c’était « approuvez-vous ce texte ». Réponse : non. Ce texte est nul. A part deux ou trois ravis du village, même ses partisans reconnaissaient des lacunes.

                                Le parti dit socialiste avait, quelques années plus tôt, sorti un document sur le thème « que devrait être la constitution européenne ». En lisant ce texte avec le TCE sur les genoux, on peut constater que pas une seule proposition socialiste ne cadrait avec le TCE. Mais les leaders socialistes (sauf un) ont appelé à voter oui, et il s’est trouvé 60% de militants pour les suivre au référendum interne. Pourquoi ? Franchement ça me dépasse. Et qu’ont-ils voté, finalement, ces militants ?

                                Vous voulez des propositions ? Qu’on supprime la partie III qui n’a rien à faire là-dedans, qu’on supprime la charte des droits qui n’est qu’un cache-sexe sans portée, qu’on enlève tout ce blabla verbeux sur les valeurs de l’Union qui est un foutage de gueule, qu’on taille un peu dans les mécanismes de fonctionnement de l’union qui sont trop détaillés, bref, qu’on coupe tout ce qui n’est pas indispensable à l’intelligence d’une constitution.


                              • T. Laronde (---.---.20.108) 2 octobre 2006 18:09

                                Je suis comme beaucoup fatigué de la malhonnêteté intellectuelle des oui-oui.

                                1) La soi-disant « Europe » (qu’il faudrait déjà définir car elle n’est même plus définie par ses frontières, ni par sa culture) et qui est une usurpation du nom pour baptiser une construction politique ne fonctionne pas depuis des années précisément à cause des inepties institutionnelles exprimées dans le TCE . Et on donne donc le nom d’« europe » a une construction politique pour invalider toute opposition : car un opposant ne s’oppose pas à un choix politique (il en est d’autres), mais à l’« europe » (si l’« europe » c’est ça, vous pouvez vous la garder... Avec ou sans les bas de soie) ;

                                2) Pour qu’une autre politique soit possible encore faudrait-il que le pouvoir en place soit en adéquation avec le peuple. Or ce sont des dirigeants désavoués qui continuent une politique (ou une absence de politique) qui a été rejetée ;

                                3) Quand on est un oui-oui, on est membre d’un Coup d’Etat : car, alors que le peuple qui, d’après notre constitution, est le souverain a rejeté le TCE, la constitution a été modifiée et on trouve l’article 88-1, avec l’alinéa 2 suivant :

                                « [La France] peut participer à l’Union européenne dans les conditions prévues par le texte instituant une Constitution pour l’Europe signé le 29 octobre 2004. »

                                C’est précisément ce que le Peuple a rejeté ! Et donc un texte signé par des gouvernants désavoués prévaut sur un refus de ratification par le souverain (le Peuple).

                                Au mieux cela s’appelle de la forfaiture, au pire de la haute trahison...


                                • Eric (---.---.132.65) 3 octobre 2006 02:35

                                  « [La France] PEUT participer à l’Union européenne dans les conditions prévues par le texte instituant une Constitution pour l’Europe signé le 29 octobre 2004. »

                                  Je ne suis pas choqué, il s’agit d’une disposition juridique permettant à la France, si elle ratifie le TCE, de l’appliquer. Tant que le peuple n’a pas dit oui, cet article n’a aucune valeur. Un traité ne peut entrer en vigueur que s’il a été à la fois signé et ratifié. Revoyez vos notions de droit communautaire et international...


                                • T. Laronde (---.---.20.108) 3 octobre 2006 13:13

                                  Mes notions de droit ne se découplent pas de mes notions de langue et encore moins de ce qu’est une Constitution.

                                  1) L’alinéa a été ajouté _hors ratification_ et avant ratification alors qu’un pan entier est prévu (en attente) pour _après_ la ratification. Si l’alinéa ne sert à rien et est inapplicable, on se demande ce qu’il fait là ;

                                  2) Ce « PEUT » avec ce « signé » affaiblit les conditions d’application (car il y a dérive interprétative) et l’alinéa est précisément là pour parer le rejet du texte et permettre sa réintroduction par une procédure en catimini au niveau bruxellois (c’est ce qui est en cours). Les « virtualités » chères aux « européens » (PEUT) deviendront tout à coup des réalités. Et on pourra faire appliquer quelque chose qui a été rejeté, sans même réengager une modification constitutionnelle par voie du congrès.


                                • Fred (---.---.20.126) 2 octobre 2006 18:18

                                  Bonjour, Moi quand je pose une question Oui/Non, je me prépare à la fois à la réponse Oui et à la réponse Non.

                                  Comment se fait-il que lors d’un référendum National, toutes les solutions possibles n’ont pas été préparées ?

                                  Il n’y avait pourtant que 2 choix ??? Soit Oui - soit Non.

                                  Visiblement, le choix des français (Non, je le rappelle), n’est pas suivi d’effets. C’est exactement comme si les français avaient voté Oui.

                                  Nous ne sommes donc pas bien représenté ; puisque qu’un représentant démocratique aurait du préparer et prendre en compte le choix, même débile des électeurs.

                                  La preuve, on a bien Chirac comme président... élu avec 19% des voix du 1er tour... C’est vachement représentatif quand on ajoute le % d’abstention... Vive la démocratie.

                                  Faut pas s’étonner de voir de plus en plus de gens désespérés et même violents à l’égard de ce gouvernement et de toutes forme d’autorité. Pour moi, c’est de la pure logique. Notre démocratie est malade, et ce n’est pas la faute de l’immigration ni au terrorisme ou encore moins de l’Europe.

                                  Nos dirigeant politiques sont des gros nuls... Arrêtez de voter pour des anes. Essayons tous de voter correctement.

                                  ( Moi même je ne sais pas pour qui voter ). A ce moment la , il y aura du changement. CQFD


                                  • moniroje (---.---.246.3) 2 octobre 2006 18:37

                                    Incroyable !! les partisans du Non ne voulaient pas que soit gravé dans le marbre, etc

                                    Mais ça a été gravé dans le marbre du traité de Maestricht, ce que vous abhorrez !!! Pas gros, ce traité ; et très clair ; mais... vous ne l’auriez peut-être pas lu avant de voter ????

                                    C’était au traité de Maestricht qu’il fallait voter Non : 18 pages rien que sur le pognon et le pouvoir des Etats selon leur fric !! excepté 4 lignes misérables d’un article concernant le citoyen !! 50 mots environ...un scandale ! et tous me disaient :« Tu ne votes pas pour Maestricht ??? tu n’es donc pas européen ? »

                                    Quant à la constitt, certes, elle avalisait Maestricht et le traité de Nice, mais elle y mettait des rênes ; on s’occupait un peu plus du citoyen !! Vous l’avez lu ??? tout lu ?? Je suppose mais on dirait que vous y avez découvert ce qui était déjà voté par vous pour Maestricht !

                                    Donc je suis consterné de voir que les preux chevaliers du Non à la Constitt ont, pour la plupart, dit Oui au traité de Maestricht ; excepté les communistes et ceux du... comment qu’il s’appelle, celui-là, de Villiers ; et aussi Pasqua ; alors hormis ceux-là, je trouve les partisans du Non pas clairs ; d’ailleurs, le fait qu’ils ne réclament aucun compte à ceux qui leur avaient fait des promesses si le Non gagnait et que à aujourd’hui, ces meneurs ne se rappellent plus de ce qu’ils avaient promis ; et que ces nonistes reprochent aux Oui ou au gouvernement cette soit-disante immobilité de l’Europe !! Alors, pour vous, ça sera jamais de votre faute ??? vous avez raison, la bourde est monumentale ; déjà que l’Europe se marre, faudrait pas qu’en plus, en France, on en fasse des gorgées chaudes... Le ridicule, ça tue pas, mais ce n’est pas agréable, n’est-ce-pas ?

                                    Perso, j’aurais voté Non, (cela a été mon premier choix avant de lire la constitt ; et... d’entendre DSK), j’aurais été furieux aujourd’hui, de voir nos meneurs aussi oublieux de leurs promesses en cas de la victoire du Non ; Marie-Georges, ton plan B, qu’est-ce que tu as fait que tu as dit que tu ferais ??? J’ai voté Oui, non pas parce que je suis un béni oui-oui, je trouve plutôt que ce sont les Nonistes qui ont fait l’effet du troupeau orchestré, mais parce que je me suis tapé la lecture du traité constitt par deux fois, râlant de son style, furieux de lire du Giscard.

                                    et je suis très d’accord avec Iss : en France, le Non a gagné mais en Europe, ce Non a fait plaisir à tous les européens qui râlaient contre Chirac et Raffarin, (les gauchistes de l’Europe qu’on les appelaient !) qui leur imposaient cette constitt qui bridait le libéralisme désiré par la majorité ; aujourd’hui, ya qu’en France qu’on larmoie à une Europe arrêtée ; l’impression que l’Europe est arrêtée est celle du voyageur qui réalise qu’il s’est trompé de train et que c’est lui qui est à l’arrêt

                                    Alors, messieurs les Non, assumez votre Non : adaptez-vous au libéralisme à qui vous avez donné encore qqs belles années sans restrictions.

                                    Tiens, je lis ce que c’est que le libéralisme ; c’est pas mal !!!! j’avais des idées pré-concues ; encore cette fichue tendance à avaler par les médias, à être « éduqué ». Si je deviens libéral, je dirai peut-être un jour merci à ceux qui ont dit Non à la constitt !!! smiley Là, aujourd’hui, c’est pas le cas ; pas de jugement, j’ai attendu de voir ce que ce Non ferait de bien à la France et à l’Europe ; rien ; rien qu’instaurer un peu plus le traité de Nice, installer le libéralisme pour un temps indéterminé ; donc très content de ne pas avoir voté Non ; je n’aime pas être un naze !!


                                    • Asp Explorer (---.---.82.42) 2 octobre 2006 22:24

                                      Effectivement, c’est au traité de Maastricht que j’aurais dû dire non. Seulement voilà, à l’époque, il n’y avait que la télé d’état, les journaux officiels, la radio qui vous veut du bien. Il n’y avait pas internet, qui permet de s’informer librement. Et puis à l’époque, j’avais 22 ans, j’étais étudiant, je gobais tout ce qu’on me disait. Pour le TCE, j’avais 35 ans, j’avais quelques années d’expérience professionnelle, bref, j’étais moins naïf.

                                      Et puis surtout, j’avais vu que l’Europe qu’on nous avait vendue pour Maastricht, on l’attendait toujours. C’est toujours la même histoire avec l’Europe, « demain on fait l’Europe sociale », « demain la diplomatie Européenne », « demain la croissance et le plein emploi ». Il suffit de voter oui au traité machin-bidule qui lave plus blanc, ta femme revient, tu gagnes au tiercé. Et qu’est-ce qu’on a au final ? L’Europe libre et non-faussée, grande ouverte sur la Chine qui nous vend ses godasses, la loi du plus fort, bref, un sac de merde.

                                      J’en ai ras le bol de faire confiance. J’en ai ras le bol des « demain ». Pour qu’ils me fassent accepter de voter pour leur constitution, il faudra maintenant qu’ils me prouvent qu’ils travaillent pour moi, qu’ils me sont utiles et qu’ils me rapportent quelque chose d’un peu plus concret que « la paix universelle, youpie ».


                                    • Eric (---.---.132.65) 3 octobre 2006 02:41

                                      Donc tu ne te demande pas du tout ce que ça peut apporter aux Européens. Ton problème unique, c’est toi, ta condition sociale, ton argent. Ah, c’est sympa l’antilibéralisme ;o)

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