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Accueil du site > Actualités > Europe > Le toujours plus d’Europe n’est pas une réponse crédible à la (...)

Le toujours plus d’Europe n’est pas une réponse crédible à la crise

Les sommets européens se multiplient ainsi que les propositions des différents leaders politiques européens et particulièrement français. Le fond est toujours le même : toujours plus d’intégration européenne comme étant la seule réponse possible aux crises. Or il semble que ce serait plutôt notre construction commune qui serait le ferment de ces crises car construite sur des bases inégalitaires avec un objectif commun convergent impossible à atteindre en l’état économique des nations.

Cette volonté de mettre en avant toujours plus d’Europe est comme une fuite en avant inévitable de la part de nos oligarchies qui défendent les intérêts prioritaires des banquiers. mais pour tous ceux qui pensent au devenir des sociétés humaines d’abord, il serait préférable d’abandonner totalement le système tel qu’il est construit quitte à en rebâtir un autre sur d’autres bases mieux définies.
Le système actuel est bâti sur la toute puissance du marché financier que nos élites s’acharnent à vouloir sauver à tout prix. C’est le sens du plan d’aide à la Grèce qui n’est nullement un plan de sauvetage de la société humaine grecque mais bien un plan de garanti financière envers les créditeurs ! En un mot nous payons aux banques le remboursement de la dette grecque sans que cela ne change strictement rien sur le fond ! Car la dette s’alourdit chaque jour un peu plus…

Une fois qu’on a compris le système on comprend bien pourquoi l’euro au lieu de nous protéger nous enferme dans un schéma unique aligné sur le modèle allemand qui est, je le rappelle, unique en Europe ! C’est le seule modèle économique qui fait des bénéfices importants alors que toutes les autres économies sont en déficit. Pourtant les leaders politiques françaiswww.lepoint.fr s’acharnent à vouloir nous aligner derrière ce modèle économique alors que notre structure de fond est fondamentalement différente. Quel est l’intérêt pour les peuples européens ? Aucun et bien au contraire, par contre cela garantit la sauvegarde du modèle économique et financierwww.mondialisation.ca. Est-ce véritablement notre priorité ? Ne faudrait-il pas profiter de cette crise financière mondiale pour remettre à plat toutes les règles économiques et dissocier fortement les banques de la spéculation pour redonner un souffle à l’économie mondiale ? elle devait être là la priorité de nos gouvernants : mettre au pas les banques ! On en est loin. Au contraire on fait tout pour les renflouer et par la force s’il le faudra…

Alors un gouvernement de la zone euro www.europe1.frest une véritable utopie et un mensonge inepte car il est impossible de faire converger sur un même objectif des économies aussi différentes. Et même cela empêchera définitivement tout choix politique autre que le libéralisme économique. En voulant à tout prix s’arrimer à l’Allemagne celle-ci nous poussera à nous rapprocher de son libéralisme économique et nullement de notre volonté de défendre nos services publics. Autrement dit ? Exit le socialisme et le modèle sociétal français. Est-ce cela que nous voulons vraiment nous peuple français ? C’est en tout cas une volonté partagée par nos élites de droite comme de gauche, unis dans leur volonté intangible de sauver le système financier contre l’intérêt même de leur propre peuple. A bon entendeur.

A lire : La haute finance américaine asservit ses débiteurs aux intérêts de leurs detteswww.horizons-et-debats.ch.


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22 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 18 août 2011 10:14

    les élites soumises à l’empire , aux lobbies NWO bilderberg et du Siècle , veulent que l’europe deviennent les States bis .............

    faisons leur savoir que ce sera NON !


    • gaspadyn gaspadyin 18 août 2011 10:26

      Merci pour cet article, ASSE 42.

      Mais comment pouvez-vous être socialiste ???

      Ce terme a été perverti et dévoyé par les Pourris Socialeux.

      « DESOBEISSONS A l’ UNION EUROPEENNE », aux 1001 nuits.


      • Le citoyen engagé asse42 18 août 2011 13:32

        Je sais que le terme a été perverti mais si je me prétends socialiste c’est que je fais partie l’intérêt humain en priorité dans la construction en société. Le socialisme pour moi c’est comprendre que l’on a besoin les uns des autres et que l’on doit donc donner la possibilité à chacun d’entre nous de s’exprimer le plus totalement possible en lui garantissant des filets de protection et de progression collectif. Notre intérêt à tous est la réussite de chacun c’est cela pour moi être socialiste.

        Et je suis bien conscient que ce n’est pas le parti qui se prétend socialiste qui l’est, car le socialisme ne peut se concevoir que dans un cadre national où l’ensemble d’une communauté de destin partage une même volonté d’avenir. Par exemple en tant que français nous sommes attachés à nos services publics ce qui est moins le cas ailleurs. Commençons donc par instaurer le socialisme chez nous et ensuite montrons aux autres la pertinence de notre modèle et exportons-le, c’est la seule manière de voir un jour émerger le vrai socialisme dans le monde.


      • Neos 19 août 2011 14:32

        > si vous saviez à quel point l’Union européenne est bien peu socialiste ...

        L’UE est conservatrice et peu progressiste. A un point tel que les socialistes du PSE n’ont de cesse, législature après législature, de soutenir leur précieux « accord technique » avec les conservateur du PPE...

        Pitoyable, je vous l’accorde. Mais bien peu socialiste, bien peu....


      • Le DIPLOMATE 18 août 2011 11:00

        mon exigence citoyenne consiste à voir respecter les Français dans leurs choix.
        Ils ont voté NON au TCE
        L’UMPS a trahi les Français et cela continu. 
        La fuite en avant du régime et de son principal « opposant » est illégitime.
        C’est aux Français de dire ou doit aller la nation, certainement pas à la nomenclature politicienne au service des spéculateurs.


        • Neos 19 août 2011 14:30

          > que les français exigent de leur gouvernement, ainsi que de leur Président (qu’ils ont élu), qu’il(s) pose(nt) la question.

          Si les citoyens français constatent que leur Président élu ne veut pas, pour des raisons qui lui sont chères et certainement liées à des stratégies politiciennes, poser la question, que les français votent pour un autre candidat et élisent celui ou celle qui posera la question.

          En démocratie, l’on a le Président que la majorité mérite (..)


        • Piotrek Piotrek 18 août 2011 12:38

          D’accord sur votre analyse de fond. Mais sur l’Europe

          Le toujours plus d’Europe n’est pas une réponse crédible à la crise

          donc « Moins d’Europe est une réponse crédible à la crise »

          Je me souviens de la France avant l’Europe, il y avait des crises, des politiciens, des magouilleurs, des affaires, le la corruption, du corporatisme... Tout ce que la souveraineté en dehors de l’Europe serait sensée nous débarrasser d’un coup de baguette magique.

          Autre argument, l’économie des pays d’Europe s’est profondément transformée et s’est rendue fortement interdépendante. Le retour en arrière n’est pas une simple adaptation, mais une complète déconstruction à effectuer, qui s’effectuerait très certainement dans le chaos, l’économie « nationale » y perdrait surement des plumes, et personne n’est en mesure de dire lesquelles exactement.

          La cause, pourtant, vous l’identifiez très bien :

          En un mot nous payons aux banques le remboursement de la dette grecque sans que cela ne change strictement rien sur le fond ! Car la dette s’alourdit chaque jour un peu plus…

          Argent - Politique - Oligopoles

          Faut s’organiser et virer Sarko, Merkel et assiéger les maisons mères des banques. Elles se trouvent à la Défense, c’est facile. Une remise en cause de l’Europe c’est une aubaine pour eux et vous verrez leur sièges sinon les responsables fileront dans les paradis fiscaux dans le chaos général. Utiliser l’Europe ou utiliser la France indépendante pour faire contrepoids face au big business, qui a plus de chances d’après vous ?


          • Le citoyen engagé asse42 18 août 2011 13:35

            Oui mon propos n’est pas d’en appeler au repli sur soi et à la construction d’un mur à nos frontières, c’est d’en finir avec cette construction européenne qui nous emmène toujours plus dans la crise et l’asocialité. Je pense qu’il nous faut sortir de cette construction européenne quitte à reprendre la construction collective sur d’autres bases et notamment sociales plutôt que monétaires et financières.


          • Neos 19 août 2011 14:34

            Passionnant.

            Et ... quelle est l’alternative brillante et audacieuse à la construction européenne ?

            Merci pour votre réponse.


          • Le citoyen engagé asse42 19 août 2011 14:45

            @Neos

            Et bien...la construction européenne ! Oui mais sur nos valeurs sociales et sociétales et non alignée sur les USA comme l’est cette UE. Je ne préconise pas l’isolationnisme mais bien au contraire la pertinence d’un modèle social mixte (privé-public) propre au développement de nos sociétés européennes mises à part l’Angleterre notamment.

            Bref en revenir à une véritable construction européenne sociale. Pour cela il faut impérativement de cette UE anti-sociale et qui nous met entre les mains des marchés financiers.


          • Neos 19 août 2011 14:55

            @ asse

            je vois alors que nous sommes d’accord : la construction européenne est une évolution de civilisation nécessaire pour que les peuples qui vivent sur des espaces géographiques trop petits puissent survivre à l’échelle planétaire.

            Il nous faut en effet recadrer cette construction en la dotant d’un projet social viable qui complète le marché unique et les règles instaurant la compétitivité et la concurrence dans l’UE.

            Quand j’entends « il faut moins d’Europe », je bondis : ce n’est pas moins d’Europe qu’il nous faut, mais + d’Europe SOCIALE et + vite, qui vienne équilibrer la construction économique et monétaire en place depuis les années 1999 et 2002.


          • Neos 19 août 2011 14:59

            @ asse

            Si le citoyen européen (que nous sommes tous les 2) veut faire avancer les choses, il faut que nous militions pour que nos dirigeants élus déposent sur la table des institutions européennes des projets visant à instaurer « l’Union sociale et du travail » pour qu’elle permette aux européens d’être protégés comme il se doit au sein de l’Union économique et monétaire qui est en place depuis presque 10 années.

            Il n’y a pas d’autre voie, mais elle vaut la peine d’être défendue. C’est là que je situe le rôle du citoyen d’aujourd’hui. C’est là que doit se situer notre combat à tous.


          • victor latent 19 août 2011 16:22

            « Si le citoyen européen (que nous sommes tous les 2) veut faire avancer les choses, il faut que nous militions pour que nos dirigeants élus déposent sur la table des institutions européennes des projets visant à instaurer »l’Union sociale et du travail« pour qu’elle permette aux européens d’être protégés comme il se doit au sein de l’Union économique et monétaire qui est en place depuis presque 10 années. »

            Si vous pensez aux eurodéputés (les seuls élus dans ce sytème d’UE), sachez qu’ils n’ont pas le pouvoir d’initier les lois. C’est la commission européenne dont les membres ne sont pas élus qui a ce pouvoir.

            Il existe bien une autre voie : l’initiative citoyenne. L’exemple de cette initaitive réalisée sur la question des OGM en 2010 a démontré qu’elle ne fonctionne pas.

            Par ailleurs l’idée d’instaurer une Union socaile et du travail est justement ce pourquoi l’UE a été présentée. C’est même inscrit dans l’article 3 du TUE ! Là aussi, non seulement cela ne fonctionne pas, mais contraire elle appauvrit les Nations. 

            Gràce à l’UE, le FMI doit intervenir comme pour les pays en voie de developpement. 


          • lambda 18 août 2011 17:33

            Nous le peuple, voilà ce qu’on demande, : ( à diffuser largement et à signer !!!!!!!!!!!!)

            http://blogs.mediapart.fr/blog/les-invites-de-mediapart/180811/appel-europeen-contre-la-dictature-financiere


            • Neos 19 août 2011 14:37

              @ Lambda

              Et moi, plutôt que de croire un instant que des millions de gens se déplaceront pour aller crier au scandale et proner un avenir qui brille par son opacité, je suggère que les électeurs votent mieux en 2012 et 2014 (et oui, aller mieux voter aux élections européennes, ca aiderait... au lieu de s’abstenir... !!)

              C’est en usant de son pouvoir citoyen que l’on peut faire avancer les choses : le vote.

              Si possible en l’utilisant bien... histoire de ne pas être (encore) désabusé par des choix politiques sans saveur ni avenir.

              Merci à tous ceux et celles qui ont cru bien voter en 2007. On voit le résultat... n’est-il pas ?


            • jeanclaude 18 août 2011 21:46

              Si.

              Car il n’y a pas d’autre issue que la sortie par le haut. C’est à dire une réforme de l’Europe.

              Même si cela nous obligera à modifier une partie de notre manière d’être, il n’y a pas d’alternative crédible, pour la simple raison qu’il faut s’unir à plusieurs pour imposer quoi que ce soit dans le cadre de la mondialisation.
              L’ Allemagne c’est un libéralisme tempéré.

              Donc raison oblige, quoiqu’en pensent une majorité d’intervenants sur Agoravox, bien calibrés très à gauche ou très à droite.

              Je reviendrai sur mes convictions le jour où on me présentera une alternative qui ne soit pas prévue seulement pour la France, mais qui soit partagé par quelques autres pays, d’un poids total équivalent à celui de l’Allemagne. A ce jour, cette coalition d’idées et d’intérêt n’existe pas.

              Ce qui compte ce n’est pas seulement ce que le peuple veut, mais aussi ce qui est réalisable.


              • Neos 19 août 2011 14:39

                @ Jean claude

                oui, je suis d’accord avec vous, crier sur le système est de bon aloi, proposer une alternative crédible (et pérenne pour les générations futures) est une autre affaire.

                J’attends de lire avec intérêt ceux et celles qui crient sans proposer d’alternative (crédible bien sur, car la révolution à la mode bolchévique n’a jamais apporté rien de bon ...)


              • Raymond SAMUEL paconform 19 août 2011 09:40

                J’ai la chance de ne pas être économiste.

                Il me semble donc que les dettes surviennent quand les dépenses dépassent les recettes. Si on ne réduit pas la consommation par les personnes et les Etats comme c’est le cas en Europe et aux E.U. il n’y a pas d’issue possible.

                D’aucuns croient que c’est un problème de répartition des revenus. Je doute fort que l’argent dépensé ou stocké par les riches puissent faire vivre tous les non riches et éviter les dettes si l’on ne restraint pas la consommation.

                Par ailleurs je me demande quel rapport a le « cirque » financier avec la réalité matérielle. N’y-a-t-il pas là deux mondes sans lien autre que celui que fait peser le financier sur le réel par le biais du détournement de l’argent et de la création de fausse monnaie ?

                Si l’argent redevenait le moyen de comptabiliser les échanges et rien d’autre, la vérité pourrait sans doute sortir du puits, toute nue, comme il se doit, Non ?

                Quoi qu’il en soit attendons-nous à réduire notre consommation de 50% dans un délai plus ou moins long/court, selon un processus préventif très difficile si l’anticipation est le chef d’orchestre ou bien dans de très grandes souffrances si on continue à laisser courir en conservant notre système économique actuel qui vit de la croissance (et ne peut faire autrement) et sans changer notre répartition démographique (concentration dans les villes, stériles par nature).


                • Le citoyen engagé asse42 19 août 2011 10:23

                  Et non justement la dette ne vient pas d’un rapport aussi basique mais des intérêts dûs aux banques ! C’est parce que les états empruntent aux banques avec des taux d’intérêts divers suivant les notations (c’est à cela que sert le triple A par exemple) que la dette explose exponentiellement. Vous devez savoir qu’on ne rembourse actuellement que les intérêts de notre dette (45 Milliards/an) donc celle-ci se creuse un peu plus chaque année.


                • Neos 19 août 2011 14:46

                  @ pasconform

                  Peut-être pourrions-nous déjà envisager d’instaurer des règles fiscales et budgétaires communes dans notre Union européenne, proposer que les activités (bancaires et commerciales) des banques europénnes soient statutairement séparées, laissant à chaque citoyen le droit de gérer le risque sur son épargne à la place de l’institution financière, que les banques européennes n’empruntent plus à perte, que nous mutualisions un grand nombre d’activités, luttions et éradiquons les paradis fiscaux en Europe et créions enfin des taxes à l’assiette très larges sur les transactions financières sont très justes pour la grande majorité des citoyens)... Déjà, un grand pas aurait été accompli... dans le bon sens.


                • Neos 19 août 2011 14:50

                  @ asse

                  Au dela des intérêts, il y a un problème majeur qui à l’échelle d’un ménage se présente de la manière suivante :

                  Si j’ai 1.000 EUR de budget pour louer un appartement, je ne vais pas m’amuser à louer au delà de celui-ci, et encore moins de me lancer dans des travaux de rénovation que je ne peux pas me permettre.

                  A l’échelle de l’Etat, c’est la même chose : stopper de lancer des investissements irraisonnés qui plombent nos finances publiques et font que l’on emprunte à tout va avec des budgets de lois de finances complètement déséquilibrés.

                  NOTA : l’Union européenne n’a pas le droit de s’endetter.


                • Raymond SAMUEL paconform 19 août 2011 14:21

                  Il est certain que c’est un boulet insupportable mais ce n’est pas la cause initiale. Nous vivons au-dessus de nos moyens et au-dessus des moyens de la planète. . Avec notre consommation actuelle en progression constante en pourcentage et de la part d’un nombre toujours plus grand de pays, le seuil d’équilibre est dépassé depuis longtemps.
                  Il faut revenir à une comptabilité matière.

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