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Accueil du site > Actualités > Europe > Le Traité de Lisbonne mange les petits enfants !

Le Traité de Lisbonne mange les petits enfants !

A l’occasion de la ratification du Traité de Lisbonne par les Irlandais, voici le retour d’une des grandes peurs ayant balayé le référendum sur le projet de Traité constitutionnel : son entrée en vigueur permettra aux Etats de tirer sur la foule.

 


C’est un certain Karl Albrecht Schachtschneider, professeur de droit, qui nous en informe et qui déclare avoir déposé une plainte en ce sens auprès du Tribunal constitutionnel allemand. Voici son raisonnement :

« La Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, dans les « explications » des droits fondamentaux, rend explicitement possible – contrairement à l’abolition de la peine de mort en Allemagne (art. 102 de la Loi fondamentale), en Autriche et ailleurs, fondée sur le principe de dignité humaine – le rétablissement de la peine de mort « pour des actes commis en temps de guerre ou de danger imminent de guerre » et également le fait de tuer des personnes « pour réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection ».

Ce qui est déterminant à cet égard, ce n’est pas l’article 2-2 de la Charte, qui interdit la peine de mort (« Nul ne peut être condamné à la peine de mort, ni exécuté »), mais l’« explication » reprise du commentaire de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales (CEDH). Selon l’article 6 alinéas 1 et 3 du Traité de Lisbonne, « les droits, les libertés et les principes » de la Charte sont à interpréter en fonction des dispositions générales du Titre VII de la Charte qui en définit l’interprétation. »

Hé bien ! Sachant que la peine de mort est désormais inconstitutionnelle en France, on se demande bien pourquoi le Conseil constitutionnel n’a vu aucune espèce de problème de cet ordre alors qu’il s’est longuement interrogé sur la différence entre les notions d’identité d’infractions et d’identité de faits !

Tout ceci est totalement absurde, pour des raisons qui sont accessibles à n’importe quel étudiant de droit en première année d’une part, et d’autre part du fait de la rédaction même du Traité si on le lit sérieusement. Voici expliqués les termes du débat, à destination des non juristes.

Les raisons évidentes

1) Les Etats ont tous les droits, ils n’ont pas besoin d’être « autorisés » par des traités

Ce qu’on appelle la souveraineté, c’est que chaque Etat fait ce qu’il veut chez lui, y compris appliquer la peine de mort ou tirer sur la foule.

Il peut se l’interdire à lui-même, comme les Etats français et allemand qui ont inscrit l’abolition de la peine de mort dans leur constitution. Ils peuvent également souscrire à un ou plusieurs traités qui le leur interdisent. Mais en toute logique, on voit mal comment un traité pourrait les y autoriser ?

Si un traité conserve la possibilité de la peine de mort en cas de guerre, l’Etat dans lequel la peine de mort est inconstitutionnelle ne peut bien entendu pas y avoir recours pour autant ! Cela reviendrait à dire que la Charte des droits fondamentaux annule et remplace les libertés publiques nationales, alors qu’il est évident qu’elle s’y ajoute. Cet argument est banané par le Tribunal constitutionnel allemand dans sa décision sur Lisbonne (points 187 à 191), y compris dans sa forme plus complexe selon laquelle les droits nationaux s’appliquent dans leur sphère nationale, et les droits de la Charte dans la sphère communautaire (tuer des gens, c’est une compétence communautaire ?).

Au passage, puisque le professeur Schachtschneider geigne que cette partie de sa plainte n’a pas été examinée par le Tribunal constitutionnel allemand, je lui conseille amicalement de se pencher sur les quelques paragraphes précités qui sont fort peu amènes avec lui (le Tribunal note qu’il n’a même pas pris la peine de faire la différence entre les niveaux nationaux et européens de protection des droits). Ils portent sur l’article de la Charte relatif à la dignité humaine, mais j’imagine qu’une fois le rejet du raisonnement acquis les juges n’ont pas souhaité en faire un copier-coller pour chaque autre article.

2 ) Le Traité de Lisbonne ne dit rien de neuf sur le sujet

Comme indiqué par notre auguste professeur, le Traité de Lisbonne ne fait sur ce point que reprendre la Convention européenne des droits de l’Homme, que la France a signée depuis belle lurette (et l’Allemagne également).

Et donc, comme nos beaux pays sont déjà soumis à ces textes, en quoi le fait que l’UE adopte une charte similaire peut-il d’un seul coup leur donner le droit de massacrer leurs habitants ? Et l’Union européenne elle-même, qui n’était soumise à aucun texte interdisant formellement la peine de mort, comment pourrait-elle être soudainement autorisée à le faire en cas d’émeute ou de guerre, alors que ça n’aurait pas été le cas avant ?

Magie magie !

Les raisons pas évidentes : le texte du Traité

1) La peine de mort en cas de guerre

Rendons simple un texte compliqué : La Convention européenne des droits de l’homme interdit la peine de mort depuis l’adoption du protocole n°6 en 1983. Mais celui-ci conservait une exception : la peine de mort en temps de guerre.

En octobre 2000, lorsque la Charte est en cours de rédaction, sont également produites les fameuses « explications », la convention indiquant, et c’est très important, qu’elles n’ont pas de valeur juridique propre mais fournissent des indications sur les sources et la portée des articles, et même que le texte peut ne pas correspondre car la Charte n’est pas encore définitive !!

L’article 2.2 de la Charte interdit la peine de mort, et les « explications » expliquent docilement que « les dispositions de l’article 2 de la Charte correspondent à celles des articles précités de la CEDH et du protocole additionnel. Elles en ont le même sens et la même portée, conformément à l’article 52 § 3 de la Charte. Ainsi, les définitions "négatives" qui figurent dans la CEDH doivent être considérées comme figurant également dans la Charte : » Y compris donc l’exception pour temps de guerre.

Sauf que depuis, le protocole n°13 de 2002 a totalement aboli la peine de mort, même en temps de guerre. Et donc le texte d’« explications » qui date de 2000 est tout bonnement… périmé ! Bravo au professeur de droit, c’est ce qui s’appelle se tenir au courant de l’actualité.

En passant, ceci devrait démontrer qu’il n’y a aucun complot dans l’obscurité des textes européens : personne ne cherche à cacher quoi que ce soit à personne, c’est simplement un immense bordel résultant de l’empilement d’un demi siècle d’avancées compliquées et de compromis laborieux. On en arrive au point où le traité de Lisbonne fait référence à une Charte dont le document d’interprétation concernait une version provisoire du texte et n’est même pas à jour.

2) Tirer sur les émeutiers

Le texte de départ de la Convention européenne des droits de l’Homme indique que « la mort ne peut être infligée à quiconque intentionnellement, sauf [peine de mort] ». Elle admet néanmoins la mort qui « résulterait d’un recours à la force rendu absolument nécessaire » dans trois cas : assurer la défense de toute personne contre la violence illégale, effectuer une arrestation régulière ou empêcher l’évasion d’une personne régulièrement détenue, réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection.

Chacun comprendra que ce texte ne donne pas au gouvernement un blanc-seing pour saigner les foules. Au contraire, il lui interdit tout acte conduisant à la mort en dehors de ces cas précis, et seulement lorsqu’elle est absolument nécessaire, c’est-à-dire en langage courant lorsque aucun autre moyen ne pouvait être mis en œuvre pour y parvenir. Ce qui est visé ici, ce n’est pas la fin de manif avec trois pavés balancés sur des CRS, c’est l’émeute de février 34 se dirigeant vers l’assemblée nationale.

L’Etat se voit donc fixer des limites strictes, pas ouvrir de merveilleuses possibilités répressives.

Qu’en conclure ?

Ce qui frappe, c’est qu’une telle démonstration soit nécessaire pour tenter de redresser des idées fausses. Que des lecteurs de bonne foi puissent mal (ou bien d’ailleurs) interpréter des articles du Traité de Lisbonne et en concevoir des craintes, rien que de normal. Mais que puisse se répandre l’idée complètement farfelue que les gouvernements ont caché dans les annexes un texte leur permettant de tirer sur leurs citoyens, c’est quand même un peu surprenant !

A lire les forums de discussion publique, on voit les internautes débattre de la possibilité d’une fraude massive lors du second référendum irlandais, entre histoires d’urnes déplacées pendant la nuit et interrogations sur le recours à des machines à voter. De même lors du débat français sur le Traité constitutionnel avait-on appris qu’il était un sous-marin des intégristes pour interdire l’avortement et qu’il favorisait la traite des blanches.

Faut-il que la démocratie soit malade pour que des idées pareilles s’échappent des fins de service au zinc des bistrots pour être introduites dans le débat public et que des personnalités les cautionnent.

 

L’édredon technocratique en Europe est en train de tuer la confiance citoyenne sans laquelle aucune démocratie réelle n’est possible. L’ampleur et le nombre des sujets traités à Bruxelles ne permettent plus de persévérer dans un fonctionnement incompréhensible pour les peuples européens. Il devient désormais vital de mettre en place un affrontement politique clair à l’échelle de l’Union, avec des partis qui assument leurs programmes et leurs différences, et où les responsabilités sont évidentes et distinctes.

 


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83 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 7 octobre 2009 12:22

    Comme la plupart, je n’ai pas pris le temps de lire le traité en question, d’ailleurs, parait il, assez obscur et incompréhensible au quidam.
    Il est évident pour tous que son objectif reste de supprimer les nations et de s’imposer à toutes les législations internes. On peut donc oublier les lois nationales. C’est d’ailleurs déjà le cas actuellement.

    Les articles cités par l’auteur me paraissent assez « brumeux » et surtout sujets à toutes les interprétations.

    Je pense également, et au vu des dernières décennies et évolutions de Bruxelles, on doit attendre le pire de ce traité. On l’a dit ailleurs, en imposant le libéralisme, la libre concurrence, la privatisation.. et avec pour conséquence la paupérisation d’une grande partie de la population. Tout cela est déjà en cours.

    Ce qui sera évident à quasi tous, c’est que cette europe est toute dévouée aux multinationales, et une grande tromperie pour les peuples.


    • Sauvons l'Europe Sauvons l’Europe 7 octobre 2009 12:51

      Et voilà : « obscur, incompréhensible, brumeux » et dans le doute « on doit attendre le pire de ce traité ». Fermez le ban.


    • Alpo47 Alpo47 7 octobre 2009 13:45

      Bon, écoutez, c’est très simple et j’ose penser (rêver) que vous êtes respectueux du choix des peuples : je propose de revoter pour ou contre le traité en question. En France et ailleurs.
      Qu’en pensez vous ?
      Bien entendu, il faudrait ensuite accepter les décisions des peuples. Ça peut être simple, la vie, non ?

      PS : Je vous fais remarquer que dans mon commentaire précédent, je n’ai pas dit « dans le doute » et que son ajout change le sens de ma phrase.
      Involontaire, surement...


    • Sauvons l'Europe Sauvons l’Europe 7 octobre 2009 14:31

      Pardonnez-moi, j’avais compris « sujets à toutes les interprétations » comme signifiant « dans le doute ».

      Par ailleurs, vous avez une vue trop restreinte de la démocratie : elle ne se réduit pas aux scrutins directs, mais dépend fortement de la représentation, c’est à dire du mandat donné pour décider indépendamment. Et voici pourquoi : imaginons que l’on organise ce référendum partout en Europe. Je mets à part l’hypothèse d’une sortie de l’Europe, un peuple qui le souhaite peut toujours partir. Certains peuples votent, non, d’autre oui, pour des raisons contradictoires (les français veulent plus d’harmonisation fiscale, les irlandais moins). Les votes sont incompatibles et l’Europe se retrouve de facto bloquée dans la situation actuelle, qui ne va pas vous satisfaire. Comme les peuples ne peuvent pas négocier entre eux « tu me donnes ça, en échange je te donne ça », ils ont besoin de laisser les gouvernements le faire à leur place. Les gouvernements sont quand même choisis par le peuple pour faire le job, rappelons-le.

      A moins que vous ayez une autre solution pour éviter le surplace total dans l’Europe libérale ?


    • Kelsaltan Kelsaltan 7 octobre 2009 15:19

      Vous pouvez bien vous agiter, cher Monsieur Sauvons-le-meuble, quand la voie(x) parlementaire écrase la voix(e) référendaire, le résultat est et restera illégitime, à jamais.

      Un ex-européen ayant voté oui au TCE.


    • logan 7 octobre 2009 15:52

      C’est peut être parce que les citoyens comme nous se font une idée différente de la représentation de la vôtre. A la base on pensait que cette représentation devait se soumettre aux principes démocratiques comme le fait que c’est le peuple qui décide, que le peuple est souverain, que la souveraineté du peuple c’est la supériorité de la volonté générale sur toute volonté particulière ou encore qu’aucun individu ou aucun groupe d’individus n’a le droit de s’approprier cette souveraineté, celle-ci n’appartenant qu’au peuple dans son ensemble. Bref on pensait que les représentants du peuple devaient représenter la volonté du peuple.

      Mais visiblement vous n’avez retenu de la représentation que la délégation de pouvoirs, et vous ne trouvez rien de choquant à ce qu’une poignée de politiciens qui finalement ne représentent plus que eux même décident seuls et souvent contre la volonté du peuple d’imposer ces traités.


    • Sauvons l'Europe Sauvons l’Europe 7 octobre 2009 17:08

      D’accord, voyons autrement : les peuples ont le droit de décider, mais ils ne peuvent pas nécessairement obtenir ce qu’ils veulent parce que c’est parfois impossible.

      Reprenons le non français : il ne s’agissait pas de quitter l’Union européenne, mais d’avoir un nouveau traité plus social. Ce que voulait le peuple, ce n’est pas seulement rejeter le texte proposé, c’est surtout en avoir un meilleur : le fameux plan B.

      Or il n’y a pas de plan B, pas de traité plus social sur la table, parce que c’est l’état des rapports de volonté politique entre les peuples européens. En cas de nouveau référendum, les français ne pourraient donc que :
      - dire oui finalement à la petite évolution du traité de Lisbonne vis à vis de ce qu’ils aimeraient
      - dire non pour reréclamer un truc qui n’existe pas et qu’ils n’obtiendront pas.

      Dans les deux cas quel est l’intérêt pratique d’un nouveau référendum ? Tant qu’un véritable sujet n’a pas à être tranché, c’est à dire la sortie de l’Europe ou (rêvons) un super traité vachement bien, le peuple français n’a en fait pas de choix particulier à faire, et donc la démocratie directe est sans intérêt. Sinon le choix de dire merde bien entendu, mais il s’agit alors d’un plébiscite négatif et plus d’un référendum.


    • Kelsaltan Kelsaltan 7 octobre 2009 17:22

      En voilà des cogitations bien tortueuses pour faire coller la chose à vos désirs.

      C’est ainsi que l’on en vient à justifier l’injustifiable, de petits renoncements aux grandes lâchetés, sous couvert de real-politik.

      Le machin de Lisbonne reste illégitime, et pis c’est tout !


    • Philou017 Philou017 7 octobre 2009 17:42

      L’Europe, une magnifique machine à priver les états de leur souveraineté au profit de regles Européennes ultra-libérales, uniformisatrices et destructrices de l’identité des nations. Un truc des élites qui pemret à terme de priver les peuples de leur souveraineté par le vote.

      Et ca marche. Aujourd’hui, les options économiques ne font pratiquement plus débat, elles ne sont plus décidées en France.

      L’auteur : « Les Etats ont tous les droits, ils n’ont pas besoin d’être « autorisés » par des traités
      Ce qu’on appelle la souveraineté, c’est que chaque Etat fait ce qu’il veut chez lui, y compris appliquer la peine de mort ou tirer sur la foule. »

      Sauf que la souveraineté s’applique à de moins en moins de domaines. L’article est une sorte de propagande prétendant que les gens ont peur de l’Europe pour des raisons irrationnelles, en prenant un exemple extrême. Une maniere de détourner l’attention des vrais enjeux. L’auteur prend-il les lecteurs pour des imbéciles ?


    • Philou017 Philou017 7 octobre 2009 18:03

      L’auteur :

      Or il n’y a pas de plan B, pas de traité plus social sur la table, parce que c’est l’état des rapports de volonté politique entre les peuples européens. En cas de nouveau référendum, les français ne pourraient donc que :
      - dire oui finalement à la petite évolution du traité de Lisbonne vis à vis de ce qu’ils aimeraient
      - dire non pour reréclamer un truc qui n’existe pas et qu’ils n’obtiendront pas.


      Ca c’est extraordinaire. Vous avez le choix entre le oui et le non. Sauf que le non est impossible. Alors autant shunter le vote populaire.

      Belle démonstration de la démocratie à la sauce Européenne.


    • Sauvons l'Europe Sauvons l’Europe 7 octobre 2009 18:09

      Illégitime ? Je réessaye en moins tortueux.

      En 2005, le peuple français a été appelé à approuver ou rejeter une évolution des textes européens, issue d’une longue négociation entre les différents élus européens. Il a décidé de le rejeter pour relancer la négociation et tenter d’obtenir plus : le fameux plan B.

      C’est un échec et le nouveau round de négo a débouché à peu près sur la même chose. Les Irlandais, au contraire, ont réussi (70% des tenants du non irlandais pensaient obtenir un meilleur traité après le rejet).

      Alors maintenant, on peut bien entendu imaginer pour toutes les futures négociations européennes, que chaque peuple soit appelé à la table des négociations via référendum et puisse choisir de relancer le truc quand il croit avoir une chance. Sauf que ce système est impossible en pratique et qu’il conduit à ce que plus aucun accord n’intervient, et qu’on reste sur Nice.

      A moins qu’on veuille jouer à ce jeu, et alors qu’on sait que ça ne marchera pas, quel intérêt de faire revoter les français qui ne souhaitent pas conserver le traité de Nice ?

      Votre position n’est compréhensible que si vous analysez le vote de 2005 comme un refus d’évolution par rapport aux textes existants et non comme la volonté d’un plan B. Dans ce cas, oui la démocratie serait bafouée. Est-ce votre opinion ?


    • Philou017 Philou017 7 octobre 2009 19:53

      D’abord merci de discuter calmement. Ce n’est pas toujours le cas ici.

      . Il a décidé de le rejeter pour relancer la négociation et tenter d’obtenir plus : le fameux plan B.

      Ca c’est votre interprétation. Moi j’ai voté non et c’est définitif. Pas question de revoter.

      « A moins qu’on veuille jouer à ce jeu, et alors qu’on sait que ça ne marchera pas, quel intérêt de faire revoter les français qui ne souhaitent pas conserver le traité de Nice ? »

      Non, le gouvt ne souhaite pas conserver le traité de Nice. Pas les Français.

      Votre position n’est compréhensible que si vous analysez le vote de 2005 comme un refus d’évolution par rapport aux textes existants et non comme la volonté d’un plan B. Dans ce cas, oui la démocratie serait bafouée. Est-ce votre opinion ?

      Tout à fait. Même si les nonistes ne sont pas sur mes positions assez radicales, je pense que le non remet en cause non pas l’Europe, mais sa façon de fonctionner, son organisation et certains choix.

      Ce que voudraient les Français, c’est un débat sur l’orientation de l’Europe , notamment d’un point de vue économique. Un vrai débat, avec referendum sur différentes optons.

      Ceci n’a jamais été fait. Les gouvts ont fait jusque là ce qu’ils ont voulu, ont nommé des commissaires ultra-libéraux, nullment représentatifs du peuple, et mené une politique sans sanction populaire.

      Les élections Européennes n’ont jamais servi à l’instauration de ce débat. On exprime simplement une préférence envers tel ou tel parti. De plus, l’énormité du parlement Européen (25 pays) ne laisse aucune chance à un choix national de s’exprimer réellement.

      Tant qu’un tel débat n’aura pas lieu, avec un vote clair et exhaustif des Français sur les options et la politique à adopter, l’Europe sera une coquille vide de toute légitimité dont se servent les puissances financieres pour asseoir leur pouvoir et leurs bénéfices.


      D’ailleurs aujourd’hui, les principaux lobbiyistes sont installés à Bruxelles , à proximité de la Commission Européenne, bien moins au parlement Français et au parlement Européen. Eux savent où se trouve le vrai pouvoir. Pourtant jamais soumis au vote populaire.


    • curieux curieux 7 octobre 2009 23:59

      Le plan B, c’était la désinformation. Moi également j’ai voté NON et je me foutais qu’il y ait ou non un plan B, qui n’a été inventé que lors du référendum.
      Aujourd’hui, je revoterais deux fois NON. L’Europe n’est une pompe à fric comme tous les assemblées politiques qui ne voient que le côté de gagner du fric à ne rien foutre ?


    • Sauvons l'Europe Sauvons l’Europe 8 octobre 2009 01:27

      Merci aussi Philou. Aujourd’hui c’est un peu mon jour et ça fait du bien de trouver un interlocuteur qui n’ait pas le spray moutarde en main  smiley

      Alors sur la volonté du peuple français au référendum, c’est évidemment un peu faire parler les morts mais je pense avoir raison. Par analogie, le sondage sortie des urnes en Irlande après le premier vote indiquait que 70% des nonistes pensaient obtenir un meilleur traité en refusant celui-ci. Dans la mesure où le plan B a quand même été un des arguments importants de la campagne, et qu’il était endossé officiellement par la plupart des leaders du non de gauche, je crois qu’une moitié environ des nonistes étaient sur cette ligne. Inversement, la majorité des ouitistes ne considéraient pas le TC comme un aboutissement mais comme un avancée à empocher en attendant d’aller plus loin ; ils étaient donc favorables à une renégociation du Traité en cas de rejet, et pas au statu quo.

      D’après moi, plus de la moitié des votants voulaient donc aller plus loin que ce qui se trouvait dans le TC. Le peuple a donc exprimé sa volonté qu’il y’ait une reprise des négociations pour aboutir à mieux. Ca a été tenté (en particulier en dehors de France d’ailleurs), ça n’a pas marché mais le mandat n’a, de mon point de vue, pas été trahi. Maintenant je suis bien conscient qu’interpréter un référendum ou les non ne veulent pas dire les mêmes choses, et les oui non plus...


    • Ropi 8 octobre 2009 11:19

      "Or il n’y a pas de plan B, pas de traité plus social sur la table, parce que c’est l’état des rapports de volonté politique entre les peuples européens.« 

      Ha mais pas du tout !

      C’est l’état des rapports de volonté politique entre les GOUVERNEMENTS européens.
      Nuance.

      Et tant que ces »représentants" des peuples les trahiront...


    • Sauvons l'Europe Sauvons l’Europe 8 octobre 2009 12:57

      Pas d’accord : voyez les sondages sur les motivations de vote en Irlande, ou sur les raisons d’un vote non en Angleterre. C’est totalement incompatible avec ce que veut le peuple français. Dire que les dirigeant « trahissent » est trop facile.


    • foufouille foufouille 7 octobre 2009 13:33

      http://fr.wikipedia.org/wiki/6_f%C3%A9vrier_1934

      deja a cette epoque nous etions en ploutocratie

      "Elle admet néanmoins la mort qui « résulterait d’un recours à la force rendu absolument nécessaire » dans trois cas : assurer la défense de toute personne contre la violence illégale, effectuer une arrestation régulière ou empêcher l’évasion d’une personne régulièrement détenue, réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection."

      donc si tu es pas d’accord et que tu manifeste, tu te fais descendre



      • Sauvons l'Europe Sauvons l’Europe 7 octobre 2009 14:42

        Relisez Marx : la ploutocratie précède la démocratie. En réalité, nous sommes moins en ploutocratie aujourd’hui qu’à l’époque. Et il reste de gros progrès à faire, nous sommes bien d’accord.

        Ben non, si tu es pas d’accord et que tu manifestes, la Charte protège ton droit fondamental à la liberté d’expression. Vous connaissez la différence entre une émeute ou une insurrection et une manifestation où on exprime son désaccord ? Parce que c’est pas exactement la même chose tout de même ? L’insurrection vise à renverser le pouvoir en place, ce qui est gênant dans une démocratie. L’émeute est un mouvement de foule violent et incontrôlé, s’en prenant aux personnes ou aux biens. La Charte dit que l’Etat n’a le droit de tuer des insurgés et des émeutiers que si il n’a à disposition aucun autre moyen de rétablir la sécurité publique. Je ne vois vraiment, mais alors vraiment pas le rapport avec une manif.


      • foufouille foufouille 7 octobre 2009 18:06

        @ sauvons
        bien sur !
        barroso se presente seul
        on a un ministre pedophile
        super la demo-ploutocratie


      • Sauvons l'Europe Sauvons l’Europe 7 octobre 2009 18:26

        24 chefs d’Etat sur 27 sont de droite, la droite a gagné les élections européennes. Dans ce cas, ça semble assez logique d’un point de vue démocratique que le seul candidat soit de droite, oui. Si tu veux des détails sur la manière dont c’est arrivé :
        http://sauvonsleurope.over-blog.fr/article-36205677.html
         Quant au ministre pédophile éventuel, quel rapport avec le Traité de Lisbonne ?


      • foufouille foufouille 8 octobre 2009 10:52

        @sauvons
        un seul candidat ca sent le parti unique
        un ministre pedophile montre aussi une democratie bidon


      • wesson wesson 7 octobre 2009 14:00

        Bonjour l’auteur,

        a peine terminée la consultation Irlandaise dont la campagne scandaleuse n’a réussi qu’à montrer qu’il est possible d’acheter un peuple, il est parfaitement normal de voir rappliquer aussi sec les articles des ouiouistes bêlants. D’entrée, ça nous rejoue la partie de 2005 en expliquant combien nous avons été stupides de ne pas applaudir cette « véritable déclaration d’amour à ses peuple que serait le traité Européen ». Et voilà que ça déboule, les éolas en herbe tout revigoré par ce succès acheté à crédit, à venir pontifier sur le nirvana futur que serait cette Europe là.

        Et là encore nous sommes servis par quelques morceaux d’anthologie : le professeur « geint », il est « éminent » dans un sens péjoratif bien entendu, bref de l’attaque ad hominen pour tenter de discréditer un discours critique et une argumentation construite. Il est encore bien là, le mépris de ces élites auto proclamée, toisant du haut de leur savoir le peuple ignare car incapable de bien comprendre. Il ne leur a pas fallu plus de 2 jours pour en revenir à ce mépris là.

        Et pendant que toute cette valetaille de la finance, ces porteur d’eau de l’ultralibéralisme nous enfument avec ce discours haineux et lénifiant, ils passent sous silence tout ce qui se décide en notre nom, et qui pour le coup est proprement scandaleux. Comme le rappelait M. Melenchon, la toute nouvelle directive « camion » est parfaitement significative de cela : Elle organise rien de moins que le dumping social.

        C’est à cette Europe là que les Irlandais ont dit oui, au terme d’un ignoble chantage qui hélas à fonctionné.

        Le traité de lisbonne ne mange pas les petits enfants, du moins pas plus que les soviétiques n’étaient censé le faire. Par contre le libéralisme du traité de Lisbonne a bien conduit à 2 guerres mondiales, et nous en prépare peut-être une troisième.

        • Sauvons l'Europe Sauvons l’Europe 7 octobre 2009 15:02

          Bonjour le critique smiley

          Sur l’attaque ad hominem : je me permets un ou deux coups de griffe à l’encontre du professeur, bien inoffensifs par rapport à la virulence de quelques uns de mes contradicteurs nonistes. J’ai pourtant l’impression que l’ensemble de mon article est consacré à déconstruire son discours critique et à critiquer son argumentation construite. Ce n’est pas le cas de votre commentaire, qui à part me traiter de ouiouiste bêlant eurobéat (ce que je ne suis pas cf ma conclusion) ne s’interroge sur aucun de mes arguments. J’ajoute que si je me suis donné la peine d’écrire ce texte, c’est que je juge au contraire les gens parfaitement capables de comprendre ces questions.

          Accessoirement, le traité constitutionnel n’a jamais été une déclaration d’amour aux peuples européens. C’était (comme Lisbonne d’ailleurs) une tentative de compromis sur l’évolution mesurée du système de décision européen pour permettre à un truc prévu pour 6 états de continuer à fonctionner à 27, à quoi on avait rajouté une meilleure protection des libertés fondamentales et quelques améliorations sur des sujets comme la protection des services publics. Bref, un truc chiant.


        • Freebird 7 octobre 2009 15:02

          « le libéralisme du traité de Lisbonne a bien conduit à 2 guerres mondiales »

          Première nouvelle : Hitler était libéral ; moi qui croyait bêtement que nazi signifiait « national SOCIALISME »...et que la paix en Europe n’a été possible qu’à partir du moment où nous avons commencé à échanger LIBREMENT du charbon et de l’acier, puis bien d’autres produits.

          Pauvre wesson, tellement englué dans ses certitudes et dans sa haine chronique de tout ce qui ressemble de près ou de loin à une liberté qu’il en est réduit à mettre tout en n’importe quoi sur le dos de ce qu’il appelle le « libéralisme » sans plus même réfléchir aux ânneries que sa vision binaire et simpliste du monde lui fait dire. Je vous plains, sincèrement.


        • wesson wesson 7 octobre 2009 15:18

          @FreeBird

          Bonjour FreeBird,

          « Première nouvelle : Hitler était libéral »

          il disait que le capitalisme devait être moralisé, ce qui serait possible en éliminant les juifs.

          Moraliser le capitalisme, mais ou ai-je entendu cela déjà ???

          L’extrême droite a toujours été une grande pourfendeuse du capitalisme immoral, qui une fois débarrassé de sa composante immorale en deviendrait un système vertueux.

          « moi qui croyait bêtement que nazi signifiait « national SOCIALISME » »

          Bêtement, c’est le mot juste ! Aussi bête de penser que la République Démocratique du Congo (RDC) permet de définir ce qu’est la Démocratie, ou même de penser que nos systèmes politiques actuels sont autre chose que des oligarchies.


        • Freebird 7 octobre 2009 16:22

          Réponse hors sujet, wesson, le traité de Lisbonne ne propose rien qui pourrait ressembler de près où de loin à une moralisation du capitalisme (et c’est tant mieux) et n’a absolument rien de commun avec les doctrines et les idéologies ayant causé les conflits du XXème siècle (fondée essentiellement sur le nationalisme social et le protectionnisme économique, en contradiction totale donc avec ce qui est prévu dans ce traité). Il faudra trouver autre chose...


        • wesson wesson 7 octobre 2009 17:54

          "C’était (comme Lisbonne d’ailleurs) une tentative de compromis sur l’évolution mesurée du système de décision européen pour permettre à un truc prévu pour 6 états de continuer à fonctionner à 27« 

          En language de tous les jours : Transformer le bouclar à 6 en foire d’empoigne à 27, au seul profit de celui qui tient le sifflet !

           »à quoi on avait rajouté une meilleure protection des libertés fondamentales« 

          décodé de l’hexagonal (celle langue dont se repait la vulgate Européiste) : quelques formules creuses d’ordre général, sans aucun aspect précis ni contraignant. Le plan était que le bon peuple s’arrête à ces déclarations de grand principes sans regarder le diable qui se situait dans le détail.

           »et quelques améliorations sur des sujets comme la protection des services publics.« 

          Encore eût-il fallu que l’expression »service public« ne figura dans ce qu’il nous a été donné à lire. 

           »Bref, un truc chiant."

          non, une arnaque !


        • Sauvons l'Europe Sauvons l’Europe 7 octobre 2009 18:21

          « Transformer le bouclar à 6 en foire d’empoigne à 27, au seul profit de celui qui tient le sifflet ! » C’est à dire qui ?


        • Matif 7 octobre 2009 14:06

          bonjour,

          pourriez-vous indiquer votre source quant à l’utilisation de machines à voter lors de ce referendum irlandais ?

          Cordialement

          Lionel


          • Sauvons l'Europe Sauvons l’Europe 7 octobre 2009 14:46

            A ma connaissance il n’y en a pas eu. J’ai simplement vu l’interrogation dans des forums, avec l’implication sous-jacente d’un trafic massif des suffrages.


          • dup 7 octobre 2009 14:50

            cette fois le mariage est arrangé . Le divorce c’est pour bientôt

            http://www.nouveauxmessagers.com/parabole2/lendemain/lendemain.htm


            • Sauvons l'Europe Sauvons l’Europe 7 octobre 2009 16:31

              Euh, dans la parabole de votre vidéo la libération par rapport au cadre européen ne vient pas d’un refus du TC et du TME, mais ne peut passer que par une sortie de l’Union Européenne, on est bien d’accord ?


            • Bloggy Bag Bloggy Bag 7 octobre 2009 14:53

              L’époque est décidément troublée. On ne croit plus à ce qui est écrit dans les textes légaux, pas plus qu’on ne croit à la sincérité du résultats des votes.

              Pour le citoyen, tout est prétexte à « être contre », à se méfier, à ne pas croire.

              Tout avis un tant soit peu argumenté, comme cet article, est forcément « haineux », résultat des« élites auto proclamée[s] » et si l’on se dit de gauche (de la « vraie » s’entend) on ajoute ultralibéral. Il y a donc ici un ultralibéralisme de la peine de mort ?

              Je ne veux pas donner un avis de juriste sur ce cas puisque je ne le suis pas, mais je vois mal comment un des progrès majeurs de notre civilisation (l’interdiction de la peine de mort) pourrait être remis en cause en douce. Avez-vous donc à point perdu toute confiance dans la volonté de progrès des peuples ?


              • wesson wesson 7 octobre 2009 15:08

                Bonjour Bloggy Bag,

                "L’époque est décidément troublée. On ne croit plus à ce qui est écrit dans les textes légaux, pas plus qu’on ne croit à la sincérité du résultats des votes.« 

                * Affaire Tapie, affaire de l’ile de la Jatte pour les textes légaux
                * Election de GW Bush (1ère et 2ème) pour la sincérité du vote

                 »Pour le citoyen, tout est prétexte à « être contre », à se méfier, à ne pas croire."

                * La fiole d’anthrax à l’onu
                * Les soldats irakiens bouffent les bébés koveitiens
                * Le 11 Septembre 2001

                « Il y a donc ici un ultralibéralisme de la peine de mort ? »

                Formule creuse, qui ne veut rien dire. Par contre, il y a une conséquence organique à l’ultralibéralisme : Les crises majeures, et les guerres qui s’ensuivent

                « Avez-vous donc à point perdu toute confiance dans la volonté de progrès des peuples ? »

                Non, et c’est bien pour cela que je veut croire à un soulèvement populaire propre à renverser cette racaille qui livre un combat acharné pour graver dans le marbre l’orientation actuelle de l’Europe.


              • Traroth Traroth 7 octobre 2009 15:25

                Il est sûr que dans nos sociétés ultra libérales, où le malheur et l’injustice deviennent la norme, les occasions de tirer sur la foule et d’exécuter des mécontents vont se multiplier de plus en plus. Et le besoin créé le moyen...


              • Sauvons l'Europe Sauvons l’Europe 7 octobre 2009 16:35

                Si vous avez lu mon article un petit peu, vous avez compris que le Traité peut interdire des choses à un Etat, mais pas en autoriser puisque par définition tout est autorisé aux Etats ? Le gouvernement n’a pas besoin de se « créer des moyens » de manière plus ou moins occulte en droit européen quand c’est si facile à décider tout seul.


              • Candide 7 octobre 2009 21:14

                Idem

                L’époque est décidément troublée, nous aurions à ce point du temps de cerveau libre pour un fabricant de soda - ou un autre - que nous oublierions nos cours d’histoire

                Et considérerions que la course au pouvoir, avec son séculaire lot de trahisons, empoisonnements, coups de dague dans le dos, et listings falsifiés n’aurait d’autre objet que nous gouverner dans le respect de l’individu et de l’espèce ?

                Cette histoire de ’’explication’’ ne mérite-t-elle pas que l’on s’y attarde ?


              • dom y loulou dom 8 octobre 2009 13:13

                @bloggy bag

                « Avez-vous donc à ce point perdu toute confiance dans la volonté de progrès des peuples ? »

                Non, pas du tout, mais force est de constater que ces « élites » se contrefoutent complètement de nos pensées, de nos prises de position ou de nos aspirations.

                RIEN A FOUTRE disent-ils et en nommant Blair président de cette europe des sionistes suprêmes ils enfoncent le clou encore plus loin. COMME ON SE FOUT DE VOUS Clament-ils haut et fort !!

                On nous file des paires de nichons, des compétitions stériles et des jeux et des bidules électroniques à gogo tandis qu’on ravage notre société et qu’on pille toutes les richesses pour les distribuer aux banquiers et nous mettre LEURS dettes sur le dos. Il faudra les rembourser, n’ayez aucun doute à ce propos.

                Dettes de GUERRES qui coûtent à l’occident non-seulement ses richesses effectives, mais ce qui reste de son humanité. Si vous avez bien observé ces dernières années vous conviendrez que la seule chose qui n’a pas été mise en cause par ces technocrates et qui engloutit toutes les finances définitivement sous les dettes est précisément la GUERRE !!!

                L’europe sera sous tyranie anglo-saxonne ou ne sera pas. Voilà ce à quoi ils nous confrontent. Aucun choix, main mise, tutelle et obédience aveugle exigée.

                Consommez braves gens... l’empire s’occupe du futur de ses chers petits en torturant vos voisins.

                Mais surtout il faut que nous soyions idiots à mourir, inoculés et stérilisés pour ne pas être trop nombreux... mieux on nous file le cancer par voie aérienne, par l’eau potable et par les aliments. Qui dit mieux ? Vous croyez que j’exagère n’est-ce pas ? Mais la réalité est bien pire tant s’empilent les ignominies contre les populations par ces scientistes Mengeliens.

                Lisez donc ECOSCIENCE de John Holdren où sont écrits noir sur blanc l’eugénisme des nazis appliqué aux masses d’aujourd’hui. Un John Holdren qu’Obama a nommé aux « technologies et sciences »... vraiment charmant cet homme n’est-ce pas ?

                Levez un peu les yeux vers le ciel de temps en temps... ou vous êtes un de ces adeptes du « jogging sous aluminium et baryum » ? savez-vous quelles sont les conséquences d’une ingestion constante de ces deux métaux ? Informez-vous alors parce que dans les chemtrails il y en a une vingtaine, tous neurotoxiques.

                Non, je ne cesse de penser que les peuples ont d’autres aspirations que de se faire opprimer par un système de gens parasites qui ne produisent rien, mais se répartissent les richesses entre « gens de bonne famille » et veulent décider de tout pour tout le mone em grands dieux supérieurs, les intermédiaires multinationales, les agents de firme, tous à la botte de leurs sinistres maîtres de la commission trilatérale et des Bilderberg.

                Mais encore faudrait-il que tous voient la nécessité et l’URGENCE de se réorganiser SANS ces intermédiaires sans scrupules pour l’humanité ni pour le vivant.


              • dapeacemaker911 7 octobre 2009 15:22

                Vive la Democratie, celle ou le Peuple ayant « mal voté » devra revoter (et bien svp).

                Ou MIEUX !!! en france on a mal voté, alors le traité a changer de nom et a ete ratifié par nos zelites.

                « Ferme ta gueule ô peuple inculte et stupide ! »


                • Sauvons l'Europe Sauvons l’Europe 7 octobre 2009 16:37

                  Voyons la séquence autrement : le peuple a voté pour le candidat qui a dit qu’il renégocierait un traité simplifié mais proche et qu’il ne le soumettrait pas à référendum.

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