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Accueil du site > Actualités > Europe > Le two pack, la 3ème camisole budgétaire européenne

Le two pack, la 3ème camisole budgétaire européenne

C’est grâce à la persévérance de Magali Pernin, du blog Contre la Cour, que j’ai creusé la question du two pack. J’avoue ne pas très bien saisir l’intérêt d’une nouvelle initiative européenne pour museler les budgets nationaux, mais ce magma législatif mériterait un référendum.
 
Une triple camisole budgétaire
 
On ne mesure sans doute pas bien le poids des pesanteurs que les dirigeants européens acceptent de se voir imposer par le moloch législatif européen. Il y a un peu plus d’un an, j’avais fait un point sur le six pack, suite à une très bonne analyse de Frédéric Vialle, d’Attac. Cette première série de règles introduisait des normes en matière de déficits et de dettes, ainsi que des procédures de sanction contre les Etats qui s’en écartent, donnant la part belle à la Commission.
 
Le six pack ne semble pas avoir suffi aux faucons de la rigueur qui ont obtenu la création du TSCG, le traité que François Hollande va finalement faire adopter après avoir obtenu un « pistolet à eau  » pour la croissance, pour reprendre le mot de Paul Krugman. Le TSCG introduit l’objectif d’un déficit structurel de 0,5%, bien plus sévère que Maastricht, et reposant sur une donnée subjective, le déficit structurel, que la Commission Européenne sera chargée d’estimer.
 
Malgré cet arsenal déjà riche, les autorités européennes ont jugé bon d’ajouter un troisième étage à la fusée de l’austérité européenne : le two pack. Ici, il s’agit de deux règlements qui se contenteront de passer par la Commission et le Parlement. Le premier concerne le renforcement de la surveillance économique et budgétaire des Etats en difficulté. Le second établit des dispositions pour le suivi et l’évaluation des projets de plans budgétaire et pour la correction des déficits excessifs.
 
Ces deux règlements, rendus publics en février, ont été votés au parlement européen le 13 juin, comme le rapporte Magali Pernin, avec le soutien des libéraux, de la droite, des centristes, des socialistes et des verts. Des compromis ont été faits entre les groupes du parlement pour obtenir un large consensus. Le nouveau texte inclut notamment des prémices d’euros obligations (mais sans conséquences réelles) et ne mentionne plus la constitutionnalisation de la camisole budgétaire.
 
Une véritable stratégie du choc antidémocratique
 
Comment ne pas être mal à l’aise devant cette avalanche de textes européens sur le même sujet ? Pourquoi faut-il ajouter le two pack au six pack et au TSCG ? A quoi bon passer autant de temps à mettre en place des arsenaux législatifs qui semblent redondants ? Ne serait-il pas plus simple de faire un seul texte, qui pourrait alors être soumis au débat public ? La complexité du processus actuel ne permet assurément pas un véritable débat démocratique sur les orientations prises.
 
Pire tous ces textes reposent sur la même logique, que j’avais déjà dénoncée en juin 2011, à savoir le principe dit de « majorité inversée », terme foncièrement impropre, qui camoufle en réalité le primat du technocratique sur le démocratique, puisque le Conseil Européen ne peut s’opposer aux décisions de la Commission européenne que par une majorité qualifiée. Bref, si seulement 60% des Etats s’opposent à Bruxelles, c’est l’avis des eurocrates qui l’emporte !
 
Quelle drôle de conception de la démocratie que cette règle oligarchique qui protège les décisions d’un aréopage de technocrates irresponsables et apatrides de l’avis de dirigeants élus et responsables devant leur peuple ! En fait, il serait plus que légitime de soumettre l’ensemble de ces textes (six pack, TSCG et two pack) à référendum pour demander au peuple s’il est d’accord pour ces orientations, tant elles sont engageantes pour notre avenir. Mais il ne faut pas rêver.
 
La complexité volontaire des mesures mises en place pour mettre en coupe réglée les budgets des pays de la zone euro est une nouvelle illustration de tous les travers de cette construction européenne, opaque, antisociale et fondamentalement anti-démocratique. Il n’y a rien de bon à garder dans cette UE.

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22 réactions à cet article    


    • Yvance77 19 juillet 2012 05:53

      Salut,

      Très bon billet. A un moment donné, il va bien que certains partis qui ont la même opinion sur la question (et peu importe leur sensibilité) se réunissent et lancent l’offensive contre ces mesures qui étranglent les peuples.

      Attac, FDG, Asselineau, Dupont-Aignan... il faut vraiment créer le réveil républicain en dehors de toute partisanerie...


      • Thorgal 19 juillet 2012 09:52

        Son parti, sa famille et elle-même ne sont absolument pas crédibles.
        Rien qu’à voir les résultats des politiques FN au niveau local (il y a un intéressant film sur le sujet mais je n’ai plus le lien), il est hors de question de voir le FN tout casser car en vérité le FN ne construit rien.


      • Yvance77 19 juillet 2012 10:10

        « Et Marine Le Pen, elle sent le gaz ?  »

        Elle fait partie des trois points de suspension qui suivent... tous comme Besancenot, Sud syndicat, les alters ...

        C’est bon ou je dois mettre la liste exhaustive ?


      • Le taulier Le taulier 22 juillet 2012 15:24

        Une sainte alliance rouge-brune ?


      • Robert GIL ROBERT GIL 19 juillet 2012 08:44

        Philippe Murer, professeur de finance à la Sorbonne, est inquiet : il redoute la création d’une union politique sur le thème de l’austérité entre les pays de la zone euro, sans même que les peuples concernés ne soient consultés.
        Voir :
        http://2ccr.unblog.fr/2012/06/18/le-budget-de-la-france-controle-par-bruxelles/


        • Thorgal 19 juillet 2012 09:54

          Tôt ou tard, oublier systématiquement le peuple dans des prises de décisions de cette importance va faire gronder ce même peuple et les têtes vont rouler. Ce n’est qu’une question de temps maintenant.


        • Gemelion Gemelion 19 juillet 2012 10:34

          Cette Europe là nous n’en voulons plus, elle sera bientôt rejetée par la population européenne. Je me demande bien où est passée la démocratie dans tout ce « bazar » législatif. Nous ne sommes pas loin de la dictature.
          Je prendrais comme exemple la déclaration du premier ministre espagnol à qui on demandait des comptes après son plan d’économie de 65 milliards, il a dit « Je n’avais pas le choix ! »
          Je ne suis pas d’accord avec ce non choix et cette Europe gérée par une majorité de personnes non élu.
          Regroupons nous pour mettre fin à l’agonie de cette monstruosité !


          • colza 19 juillet 2012 12:48

            D’accord sur tout, évidemment...
            Il y a longtemps que je dénonce cette Europe non élue et non et même anti-démocratique.
            Je suis d’accord aussi sur le constat final, il n’y a rien à sauver.
            La question reste la même : comment en sortir, contre l’oligarchie et les politiques ?


            • ALasverne ALasverne 19 juillet 2012 13:15

              Comme disait Desproges, on ne peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui.

              Il faudrait approuver un texte fait par des ultra-cathos qui ont rêvé de créer 10 000 flics et 20 000 places de prison en plus si jamais les français les installaient à l’Elysée. Manque de chance, DA s’est fait écarter de la manière la plus définitive.
              Cet état policier, cette France de la répression qu’il souhaite - sans aucune conscience de la contradiction de fond entre appeler à la responsabilité, à l’autonomie, à la résistance des peuples, tout en leur promettant un régime autoritaire pour ne pas dire autocratique - , ce n’est pas la mienne. Et on a vu les résultats terribles d’une république mené par un obsédé de la répression au service de la caste.

              Les salariés dés qu’ils ont entamé une révolte contre leur licenciement ont vu débarquer des hordes de flics, au quotidien nous avons subi un harcèlement routier hallucinant et la moindre manifestation s’est transformée en champ de tabassage pour les CRS pire qu’aux USA,, sans parler de l’infect travail qu’ont mené ces gens contre tout ce qui excitait le racisme latent de ce régime monstrueux et de ses dirigeants...

              Décidément non, ce n’est pas avec n’importe quelle bouche qu’on peut appeler au sursaut, et ne c’est pas avec ce genre de rêveur que je combats l’immense prison des peuples que l’UE nous construit.


              • Le péripate Le péripate 19 juillet 2012 13:51

                Pourtant l’idée de tout réguler, en fait réglementer, est à la mode. Pourquoi le pouvoir ne serait-il pas lui aussi contraint, régulé.... A moins bien sûr qu’il ne soit infaillible. Ce qui ressortirai du dogme.


                • bigglop bigglop 19 juillet 2012 13:59

                  Bonjour à tous,

                  Merci à @Pinsolle pour cet article et documenté à des sources fiables.

                  Dès sa création la construction de l’Europe a été prise en main par des eurocrates et s’est faite très loin des citoyens, des peuples. Ces derniers n’étaient consultés, par référendum, que pour donner un simulacre légitimité politique comme pour le traité de Maastricht, du TCE qui rejeté est rentré par la fenêtre transformé en traité de Lisbonne (pour « corriger » le vote erroné des citoyens).

                  Les sociaux-libéraux du PS ont retenu la leçon. Pour la ratification du Mécanisme Européen de Stabilité, pendant les présidentielles 2012, les cadres du parti ont étouffées toutes velléités de débat interne et public. Il a été ratifié par les parlementaires avec une très courageuse, agressive, dynamique abstention (JM Ayrault).

                  Le TSCG va certainement être adopté par la voie d’une loi organique, mais il existe des moyens juridiques parlementaires pour s’y opposer que le PS n’a pas voulu mettre oeuvre lors de la ratification du MES.(règle de subsidiarité)

                  Un exemple des artifices européens destiné à contourner l’expression démocratique des citoyens :

                  Une information très peu diffusée concerne l’absence de fondement juridique européen lors de la création du FESF et du MESF, mais qui a été contourné (et l’habitude a été prise) par une modification mineure de l’article 48 du TUE, évitant le recours au référendum :

                  Afin de résoudre le problème du fondement juridique, le gouvernement allemand indiqua qu’un amendement au traité serait nécessaire. Cependant, après la ratification difficile du traité de Lisbonne, certains États et hommes d’État se sont opposés à une modification du traité, notamment le gouvernement britannique qui s’opposait à des changements affectant le Royaume-Uni2,3. C’est finalement avec le soutien du président français que l’Allemagne obtint l’aval du Conseil européen d’octobre 20104.

                  La proposition allemande demandait une modification minimale visant à renforcer les sanctions et à créer un mécanisme permanent de sauvetage. Cette modification minimale ne répondant toutefois pas à l’exigence allemande de sanctionner les manquements des États par la suspension du droit de vote. En effet, une telle exigence nécessiterait une modification plus importante du traité.

                  Le 16 décembre 2010, le Conseil européen trouva un accord pour un amendement de deux lignes au traité, ce qui permet d’éviter la tenue de référendums. En effet, le Président du Conseil européen Herman Van Rompuy a prévu d’examiner les changements à travers la procédure de révision simplifiée (article 48 TUE)5. La modification change simplement le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne pour permettre l’instauration d’un mécanisme permanent6. (WIKI)

                  Consulter ici l’article 48 du TUE sur les procédures de révision ordinaire et simplifiées des traités.

                  Cette modification minimale a ouvert la brèche à l’utilisation massive des procédures simplifiées pour modifier les traités, sans recourir au référendum.

                  Le two-pack introduit essentiellement et insidieusement la règle d’or avant même qu’elle ne soit adoptée par la ratification du TSCG.

                  Aucun des candidats, ni les médias n’ont dit que la France est sous la surveillance de la Commission Européenne en raison de ses déficits et dette excessifs, et avec ce Two-Pack, une surveillance « tutélaire » serait mise en place (lire paragraphe « présentation des règlements »)


                  • BA 19 juillet 2012 15:36

                    Jeudi 19 juillet 2012  :

                     

                    Aujourd’hui, l’Espagne a lancé un emprunt à 2 ans, un emprunt à 5 ans, et aussi un emprunt à 7 ans.

                     

                    Résultat : l’Espagne a été obligée de payer des taux d’intérêt qui ont battu leurs records historiques.

                     

                    Lisez cet article :

                     

                    L’Espagne sert des rendements records à moyen terme.

                     

                    Le Trésor espagnol a émis jeudi pour 2,98 milliards d’euros de dette à moyen terme lors d’une opération marquée par la hausse de ses coûts de financement à de nouveaux plus hauts depuis la création de l’euro, et par une baisse de la demande de titres.

                     

                    Le Trésor a émis pour 1,4 milliard de papier à deux ans servant un coupon de 3,3% au rendement moyen de 5,204%, contre 4,335% le mois dernier lors d’une opération équivalente.

                     

                    Le rendement moyen de l’émission de 1,07 milliard d’euros de papier à cinq ans assorti d’un coupon de 5,5%, ressort à 6,459%, contre 6,072% lors d’une opération comparable le mois dernier.

                     

                    Pour l’émission à sept ans, d’un montant de 548 millions d’euros (coupon : 4,3%), le rendement moyen a atteint 6,701%, contre 4,832% en février et le ratio de couverture est tombé de 3,3 à 2,9.

                     

                    http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL6E8IJ61N20120719


                    • Jean-Louis CHARPAL 20 juillet 2012 12:38

                      « Il n’y a rien de bon à garder dans cette UE. »

                      Je suis bien d’accord : « dans cette UE ».

                      Mais ça ne disqualifie absolument pas l’idée d’Union européenne et de monnaie unique empêchant la spéculation au sein des Etats de l’Union.

                      Ce qui est en cause, ce n’est pas la flacon, mais ce qu’il y a dans la bouteille.

                      Ce qu’il faut critiquer c’est l’ultra libéralisme déjanté des politiques suivies. L’Europe et l’euro au service de politiques progressistes présenteraient un tout autre visage, un visage humain.


                      • Gemelion Gemelion 20 juillet 2012 15:00

                        Je ne suis pas d’accord avec la monnaie unique comme seule possibilité la spéculation. La monnaie unique est une grossière erreur que nous sommes en train de payer très très cher.
                        Cet Euro a été créé dans l’espoir, vain, que cela entrainerait une intégration économique, les dirigeants qui ont créé cette monnaie en étaient tellement persuadé, qu’ils n’ont même pas pensé à écrire les modalité d’une sortie de cet Euro, c’est dire leur confiance absolu dans un avenir radieux....

                        Aujourd’hui nous sommes dans un vide absolu, on ne sait pas en sortir et si on garde ce truc, on va dans le mur !

                        Pour museler la finance et se débarrasser de le spéculation, suivons les idées de P Jorion et interdisons tout paris sur les fluctuations de prix, limitons comme le propose O Berruyer à une seule cotation unique journalière les actions en bourse, la valeur des entreprises ne changent pas toutes les millisecondes....

                        Pour l’avenir de l’Europe je suis assez pessimiste, les anglais ont commencé un inventaire pour savoir quel était le pouvoir de l’Europe à l’intérieur de leur propre pays, après les années Tatcher ou les anglais voulaient un solde économique nul, voici venu le temps d’un solde politique nul. Et à vrai dire ils ont bien raison, ils veulent garder leur souveraineté. C’est une question que l’on devrait aussi se poser !!

                        Bref cette Europe que l’on nous avait promis comme la paix ressemble de plus en plus à une guerre larvée.


                      • BA 20 juillet 2012 15:29

                        Vendredi 20 juillet 2012 :

                         

                        Vers 15 heures 30 :

                         

                        Espagne : taux des obligations à 10 ans : 7,240 %. Record historique battu.

                         

                        http://www.bloomberg.com/quote/GSPG10YR:IND

                         

                        Espagne : la région de Valence demande l’aide de l’Etat.

                         

                        La région espagnole de Valence, fortement endettée, a fait savoir vendredi qu’elle demanderait à bénéficier du mécanisme d’aide de quelque 18 milliards d’euros proposé par le gouvernement pour assainir les finances publiques des régions.

                         

                        Le plan d’aide est assorti de la stricte condition que la région concernée se conforme à ses objectifs de réduction des déficits.

                         

                        L’annonce a fait chuter les Bourses européennes ainsi que l’euro, tombé sous le seuil de 1,22 dollar.

                         

                        Le gouvernement espagnol a approuvé la semaine dernière la création d’un nouveau fonds pouvant atteindre 18 milliards d’euros destiné à aider les régions en difficulté à se financer.

                         

                        http://www.20minutes.fr/ledirect/974325/espagne-region-valence-demande-aide-etat


                        • Cassiopée R 20 juillet 2012 15:36

                          La création de monnaie distribuée sur les marchés, qui ont été créer dans le but d’éviter une déflation (une baisse de la production) va à son tour créer une hyperflation. Les économies modernes dépendent les unes des autres, et les créations de monnaie ont eu lieu à la FED (Etats-Unis), la banque d’Angleterre ou encore du Japon, ce qui provoquera une hyperflation mondiale.

                           

                          C’est une très forte hausse des prix, en milliards d’euros de yens ou de dollars, changeant en permanence, et qui fait chuter la production. En 1929, de nombreux économistes ont critiqué le fait que la production ne pouvait être soutenu et qu’elle devait connaître une baisse, ainsi qu’une spéculation constante vers une hausse des prix (ce qui se passe actuellement) accompagner de choix productivistes.

                           

                          L’hyperinflation va alors de facto développer du survivalisme dans la société, ceci vient du fait que les produits de consommation deviendront inaccessible ou très difficilement négociable, ce qui réduit les échanges.

                          Lien google survivalisme

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                          • BA 20 juillet 2012 16:26

                            Vendredi 20 juillet 2012 :

                             

                            Vers 16 heures 30 :

                             

                            Espagne : taux des obligations à 10 ans : 7,283 %. Record historique battu.

                             

                            http://www.bloomberg.com/quote/GSPG10YR:IND

                             

                            Espagne : la Bourse de Madrid plonge de plus de 5%.  
                            La Bourse de Madrid a plongé vendredi de plus de 5%, après l’appel au secours lancé par la région de Valence, et malgré le feu vert donné par la zone euro au plan d’aide aux banques espagnoles, qui prévoit une enveloppe pouvant aller jusqu’à 100 milliards d’euros.

                            L’indice Ibex-35 perdait 5,10%, à 6.294,6 points, à 13H33 GMT, tiré vers le bas par les valeurs bancaires : Santander, première banque en zone euro par la capitalisation boursière, perdait 5,88% et BBVA perdait 6,26%.

                            Caixabank reculait de 2,13% et Banco Popular perdait 5,66%, tandis que toutes les valeurs de l’Ibex-35 étaient dans le rouge.

                            Un appel au secours lancé à l’Etat espagnol par la région de Valence, qui a demandé vendredi de l’aide publique en raison d’un manque de liquidités, a semé la panique sur les marchés.

                            Dans ce contexte d’inquiétudes, le feu vert donné par la zone au plan d’aide aux banques espagnoles, qui prévoit une enveloppe pouvant aller jusqu’à 100 milliards d’euros, n’a pas suffi à rassurer les investisseurs.

                             

                            http://www.romandie.com/news/n/_La_Bourse_de_Madrid_plonge_de_plus_de_57820 0720121615.asp


                            • BA 22 juillet 2012 08:11

                              Samedi 21 juillet 2012 :

                               

                              De plus en plus, les investisseurs internationaux placent leur argent dans cinq abris antiatomiques. De plus en plus, ils mettent à l’abri leur argent dans les obligations de ces cinq Etats :

                               

                              Allemagne : taux des obligations à 10 ans : 1,167 %. Record historique battu. Le taux n’avait jamais été aussi bas.

                               

                              Finlande : taux des obligations à 10 ans : 1,407 %. Record historique battu. Le taux n’avait jamais été aussi bas.

                               

                              Pays-Bas : taux des obligations à 10 ans : 1,594 %.

                               

                              Autriche : taux des obligations à 10 ans : 1,890 %.

                               

                              France : taux des obligations à 10 ans : 2,073 %.

                               

                              http://www.bloomberg.com/quote/GFRN10:IND

                               

                              Mais en revanche, les investisseurs internationaux fuient les Etats européens périphériques. L’Italie et l’Espagne sont deux bombes atomiques financières. Ces deux bombes atomiques financières vont bientôt exploser.

                               

                              Italie : taux des obligations à 10 ans : 6,166 %.

                               

                              Espagne : taux des obligations à 10 ans : 7,267 %. Record historique battu. Le taux n’avait jamais été aussi haut depuis la création de l’euro.

                               

                              http://www.bloomberg.com/quote/GSPG10YR:IND

                               

                              Les investisseurs internationaux savent que les deux bombes atomiques financières vont exploser.

                               

                              Ils s’y préparent.

                               

                              Nous-aussi, nous devons nous préparer à l’explosion.


                              • BA 22 juillet 2012 11:43

                                Dimanche 22 juillet 2012 :

                                 

                                D’après le journal allemand Der Spiegel, la Grèce va se déclarer en défaut de paiement en septembre 2012 : le FMI a décidé d’arrêter de prêter des milliards d’euros à fonds perdus.

                                 

                                Lisez cet article :

                                 

                                Le FMI veut arrêter les aides à la Grèce.

                                 

                                La Grèce pourrait faire défaut en Septembre. Selon les informations obtenues par DER SPIEGEL auprès de dirigeants de l’UE à Bruxelles, le Fonds Monétaire International leur a annoncé qu’il ne participerait pas à un soutien supplémentaire pour le pays.

                                 

                                http://www.spiegel.de/wirtschaft/unternehmen/euro-krise-iwf-will-griechenland-hilfen-stoppen-a-845718.html

                                 

                                Samedi 21 juillet 2012 :

                                 

                                Le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung révèle que l’Espagne a de l’argent jusqu’en septembre 2012, mais qu’après l’Espagne sera en défaut de paiement :

                                 

                                http://www.faz.net/aktuell/wirtschaft/europas-schuldenkrise/spanien/schuldenkrise-jetzt-brennt-spanien-11827688.html

                                 

                                Vendredi 20 juillet 2012, la région de Valence a officiellement déclaré qu’elle était en faillite : elle a officiellement demandé l’aide de l’Etat espagnol. En comptant la région de Valence, ce sont six régions qui sont en faillite.

                                 

                                Lisez cet article :

                                 

                                Six communautés autonomes vont demander une aide financière à l’Etat.

                                 

                                La Catalogne, Castille-La Manche, Murcie, les Baléares et l’Andalousie doivent affronter des emprunts qui arrivent à échéance dans les prochains mois.

                                 

                                Les exécutifs régionaux sont confrontés à des échéances de plus de 15,838 milliards d’euros d’ici la fin de l’année, y compris les deux prêts, les lignes de crédit et l’endettement. Ils devraient également officialiser une nouvelle demande de 15 milliards d’euros d’emprunt supplémentaire pour financer le déficit des régions, qui a été cette année autorisé à 1,5% du PIB.

                                 

                                La Catalogne fait face à une échéance de 5,755 milliards d’euros d’ici la fin de l’année, Valence 2,883 milliards d’euros, l’Andalousie 1,610 milliards d’euros, la région de Madrid 1,344 milliards d’euros, La Rioja 940 millions d’euros, et Castille-La Manche 705 millions d’euros, selon les données fournies par les gouvernements régionaux au Trésor.

                                 

                                http://economia.elpais.com/economia/2012/07/20/actualidad/1342813051_914812 .html


                                • BA 22 juillet 2012 20:59

                                  Dimanche 22 juillet 2012 :

                                   

                                  Une seconde région espagnole va demander l’aide financière de Madrid.

                                   

                                  La région de Murcie, dans l’est de l’Espagne, a annoncé dimanche qu’elle allait demander à son tour une aide financière à Madrid, deux jours après une demande similaire formulée par Valence.

                                   

                                  Le président du gouvernement régional de Murcie, Ramon Luis Valcarcel, a indiqué au quotidien régional La Opinion de Murcia que son gouvernement demanderait « environ 200 à 300 millions d’euros » au nouveau fonds public, doté d’un montant total maximum de 18 milliards d’euros, mis en place la semaine dernière par Madrid pour venir en aide aux régions en difficulté.

                                   

                                  M. Valcarcel a affirmé que la Murcie demanderait formellement cette aide au cours du mois de septembre, ajoutant qu’il s’attend à ce que les conditions posées par le gouvernement central en échange de ces fonds soient « très strictes ». « Personne ne doit penser qu’ils vont nous faire cadeau de cet argent », a-t-il ajouté.

                                   

                                  Pour sa part, la région de Valence, très fortement endettée, avait indiqué vendredi qu’elle allait faire appel à ce fonds faute de pouvoir trouver l’argent nécessaire pour remplir ses obligations financières.

                                   

                                  http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202183920504-une-seconde-region-espagnole-va-demander-l-aide-financiere-de-madrid-346171.php

                                   

                                  En Espagne, ce sont six régions qui sont en faillite.

                                   

                                  Deux régions ont officiellement demandé l’aide de l’Etat : la région de Valence, et la Murcie.

                                   

                                  Les quatre autres régions en faillite sont la Catalogne, Castille-La Manche, les Baléares et l’Andalousie.

                                   

                                  http://economia.elpais.com/economia/2012/07/20/actualidad/1342813051_914812 .html

                                   

                                  Espagne : taux des obligations à 10 ans : 7,267 %. Record historique battu. Le taux n’avait jamais été aussi haut depuis la création de l’euro.

                                   

                                  http://www.bloomberg.com/quote/GSPG10YR:IND

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