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Accueil du site > Actualités > Europe > Les créationnistes poussent le temple de la démocratie européenne à la (...)

Les créationnistes poussent le temple de la démocratie européenne à la censure

Une condamnation de l’enseignement du créationnisme comme discipline scientique est gommée de l’ordre du jour de l’Assemblée du Conseil de l’Europe. Une « évolution » préoccupante...

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Carton rouge pour le président de l’Assemblée du Conseil de l’Europe ? Guy Lengagne, député (socialiste) français quitte la vie parlementaire en lui en donnant un. On le comprend et l’approuve. Ce qui doit être, selon la formule de Robert Schuman, un « laboratoire d’idées », évolue mal, en effet. Et c’est symptomatique d’une des maladies qui frappent nos sociétés : le retour de l’irrationnel. Descartes, réveille-toi, ils sont devenus fous ! Et lâches, en plus. Ou inconscients...

« Nous assistons aux prémices d’un retour au Moyen Age », constate Guy Lengagne, mathématicien de profession, en disant « stupéfait », « effrayé » et « choqué » après le renvoi en commission (dans les oubliettes), par l’Assemblée, de son rapport dénonçant avec intelligence, pertinence et courage les « dangers du créationnisme dans l’éducation ». La commission intéressée (qui a beaucoup travaillé sur ce rapport ) proteste, invoque même des "irrégularités". Mais le mal est fait. Et la presse (queqlues exceptions mises à part) a bien tort de ne pas faire un large echo à cette affaire.

Cela s’appelle de la censure, donc une violation des libertés d’expression (et même de penser), du premier des droits de l’homme. Dans et par cette Assemblée qui se veut le temple de la démocratie pluraliste, qui multiplie les leçons en « droits de l’homme » et dont la raison d’être est de jouer les veilleurs des périls qui peuvent menacer la santé (y compris mentale) de nos sociétés, c’est plus que grave.

Ce n’est évidemment pas l’ensemble de l’Assemblée qui est ainsi discréditée. Le système démocratique est ainsi fait qu’il peut être menacé par une minorité d’activistes qui sait jouer sur l’apathie irresponsable d’une majorité, ou par des jeux d’influences et d’entrisme soigneusement orchestrés. Les lobbies n’ont pas que des visées économiques ou financières...

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Guy Lengagne a raison : « Je ne peux y voir qu’une manœuvre de ceux qui veulent, par tous les moyens, lutter contre la théorie de l’évolution et imposer les idées créationnistes. »

Qu’est-ce qui gêne les grands prêtres du « créationnisme » qui, avec d’énormes moyens financiers (américains surtout), ont une influence croissante dans les courants les plus extrémistes, fondamentalistes, intégristes des trois monothéismes ?

Que distinction soit faite nettement entre ce qui n’est qu’une croyance (le créationnisme) et ce qui est une théorie scientifique, l’évolutionnisme. Dans l’enseignement, les croyances relèvent de l’instruction religieuse ou de l’étude des religions, non dans les matières scientifiques. Cette logique est rejetée par ceux qui font tous les procès en sorcellerie à Darwin, en le caricaturant, et qui veulent imposer leurs dogmes.

Tout est bon au niveau des arguments : en Russie, dans quelques ex-pays de l’Est (Hongrie notamment) des courants de pensée voient dans l’évolutionnisme l’origine du stalinisme et de l’hitlérisme. Refrains connus chez ceux qui rejettent les apports des Lumières... en cherchant des explications trop simples pour être crédibles.

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Ce rejet de la théorie darwinienne de l’évolution des espèces par la sélection naturelle et cette défense de « l’idée » que le monde a été créé par Dieu (soit en six jours selon le récit de l’Ancien Testament, soit grâce à l’intervention d’un « dessein intelligent" pour les néo créationnistes ») font de plus en plus de ravages dans les têtes.

Une recherche de l’université du Michigan, parue en 2006 dans la revue Science, montre qu’environ 1/3 de la population américaine ne croit pas à l’évolution des espèces (de laquelle est issue l’humanité) alors que dans des pays comme l’Islande, le Danemark, la Suède et la France, 80 % ou plus des adultes acceptent le concept d’évolution. La Turquie, un pays à prédominance musulmane, est le seul pays européen où le concept d’évolution est moins accepté qu’aux États-Unis. Au Japon, 78 % acceptent le concept d’évolution.

Aux USA, 15 à 20 % des enseignants américains évoqueraient à l’école la possibilité que le monde ait été créé en sept jours. Près d’un Américain sur deux pense que l’humanité a moins de 10 000 ans d’existence, quand les scientifiques lui en donnent largement plus d’un million.

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38 % des citoyens prônent un abandon de l’enseignement des thèses évolutionnistes et le président George Bush, comme les néoconservateurs si influents dans les milieux politiques défendent l’idée d’un double apprentissage. Lors d’un récent débat télévisé, trois des dix candidats républicains à la Maison-Blanche ont reconnu qu’ils ne croyaient pas à la théorie de l’évolution. Le seul fait que la question soit posée dans un tel contexte est révélateur...

Les campagnes créationnistes se multiplient en Europe. Le rapport évoque notamment le cas de l’écrivain turc Harun Yahya, (photo ci-dessus) qui a publié un "Atlas de la Création" de 750 pages qui a été gratuitement distribué dans des écoles en France, en Suisse, en Belgique et en Espagne. Et ailleurs.

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"Dans plusieurs pays européens, les ministres de l’Education ont remis en question l’enseignement du darwinisme. Le rapport cite la Pologne où, à l’automne 2006, le vice-ministre de l’Education a déclaré : "La théorie de l’évolution est un mensonge, une erreur qu’on a légalisée comme une vérité courante".

En 2004, en Italie, la ministre de l’Enseignement a proposé d’abolir cet apprentissage dans le primaire et le secondaire. Sa collègue serbe a dû démissionner après avoir ordonné aux écoles d’abandonner l’enseignement de cette théorie. En 2005, la ministre néerlandaise a proposé l’organisation d’un débat sur l’enseignement des théories de l’évolution."

"Tous ces faits correspondent à un reflux de la science au profit du religieux ; or, vouloir priver les citoyens de l’accès à la connaissance scientifique est une des atteintes les plus graves aux droits de l’homme", assure M. Lengagne. Il a raison. « Le cancer est plus développé que je ne croyais », insiste-t-il en voyant son rapport condamné à être archivé, donc politiquement brûlé. Avant d’être examiné et discuté. « On se voile la face, on refuse de regarder. La fuite devant la réalité est un vrai fléau de ce temps ».

b13eca7162fb4df38d9a34b67af818cc.jpg’’Il est essentiel que l’Europe prenne maintenant la tête en matière de défense de nos valeurs communes dans le monde’’, a exhorté René van der Linden, le président de cette docte Assemblée, grand responsable de cette censure inadmissible de l’esprit, de l’intelligence et des valeurs proclamées.

Comme se plait à dire l’ami Tomi Ungerer, « nous avions le siècle des Lumières. Aujourd’hui nous n’avons que l’électricité ». Avec des plombs qui sautent de temps à autres. Le bureau de l’Assemblée du Conseil de l’Europe a disjoncté. Et trop de parlementaires présents dans l’hémicycle au moment de l’adoption de l’ordre du jour ne se sont pas vus se transformer en ombres... « Veilleur, où en est la nuit ? » ...



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504 réactions à cet article    


  • aurelien 27 juin 2007 10:09

    Ce n’est pas tant le rationnel contre l’irrationnel, que le dogme religieux contre une certaine tendance au dogme scientifique.

    Le jour où l’on enseignera le non-savoir à l’école, l’esprit critique des sciences, des sociétés et des religions, il y aura peut-être moins de personnes à se rassembler en conglomérats protecteurs de dogmes en tout genre, au niveau institutionnel.

    De même les thèses évolutionnistes comportent de multiples sensibilités, allant de l’auto-organisaiton, à des théories plus ou moins faibles ou fortes concernant le développement de la vie ( et cela sans évoquer des théories intentionnnelles de type « néo-créationnistes »).

    La bataille darwinisme/créationnisme semble donc d’un autre âge, mais la culture de masse perpétuée en grande partie par les médias est bien souvent tenace et ceux-ci aussi ont grandement l’esprit critique en défaut.


    • yoda yoda 27 juin 2007 11:07

      @ Aurelien

      « Ce n’est pas tant le rationnel contre l’irrationnel, que le dogme religieux contre une certaine tendance au dogme scientifique. »

      La part d’irrationnel est quand meme « un peu » plus important dans le religieux que dans la science. On peut critiquer la logique vicieuse du progres technique, l’utilité discutable d’une rationalité extremiste, faire une sociologie des sciences, mais la critique du contenu de la science (comme les theories modernes de l’evolution, le creationnisme n’en faisant pas partie) constitue le processus meme de la science qui se confronte sans cesse a la réalité.

      Bref, si ma voiture roule, je ne pense pas que ce soit grace a ma « foi » en la science. smiley


    • Alpo47 Alpo47 27 juin 2007 12:00

      @l’auteur :

      Vous nous parlez de censure parce qu’un système de pensée, différent du votre, n’a pas été censuré. Saisissez vous l’erreur ?

      Donc, et si je vous comprends bien, une THEORIE, qui vous choque, devrait être censurée, de l’école, des débats, des médias, effacée parce qu’elle provoque une réaction quasi hystérique chez les tenants de DARWIN (? ??).

      Hélas, Darwin fait partie des « icones sacralisées » (Freud, Pasteur...)contre lesquelles on ne peut pas s’interroger sans subir les foudres des « bien pensants », ceux « qui savent » et qui imposent leur nouvelle inquisition.

      Et la liberté de penser et d’expession ? Qu’en faites vous ?

      Je crois avoir lu, ici et là, que la tendance actuelle chez les opposants à DARWIN est plutôt de penser qu’il y a une intelligence à l’oeuvre derrière la Création. Reprendre la théorie du monde créé en 6 jours n’est qu’une caricature, certes colportée par ceux qui lisent, encore, les textes, « à la lettre »... mais plus par la tendance actuelle à la reflexion .

      Pour ma part, je prends connaissance des deux THEORIES et je ne suis sur de rien. J’ai plutôt envie que les deux puissent s’exprimer, débattre et enrichir mon opinion (bien entendu, comme presque tout le monde, j’ai déjà mon .... HYPOTHESE ) , mais je reste conscient que ce n’est qu’une hypothèse ou ... croyance).


    • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 27 juin 2007 12:12

      @ Alpo47

      Nul n’empêche les chrétiens d’apprendre à leurs enfants, en famille ou via le catéchisme, que Dieu a créé le monde en six jours.

      Nos sociétés démocratiques n’ont par ailleurs jamais brûlé sur un bûcher les Bible, Torah, Coran, voire manuels des gourous sectaires divers et variés remettant en question le darwinisme.

      Nier purement et simplement la théorie de l’évolution, c’est retourner dans les ténèbres où la science n’a plus même le droit (et le devoir) de douter.


    • aurelien 27 juin 2007 12:21

      Le Darwinisme est un dogme idéologique, tout autant que le créationnisme, ou que l’intelligent design.

      C’est une position fragmentaire, un système de pensée. Nul besoin d’adhérer à cela pour vivre !

      C’est tout simplement la question multi-millénaire du savoir et de l’autorité, et du pouvoir qui y est associé.

      Si l’évolution des formes vivantes sur des temps géologiques ne fait pas de doute, l’idéologisme associé de certaines théories n’a pas grand chose à voir avec un esprit véritablement scientifique. Tout culte, qu’il soit religieux, idéologique n’est pas de nature scientifique. Et quand on parle de darwinisme, il s’agit bien de culte, pas de science.


    • ZEN ZEN 27 juin 2007 12:33

      @ Aurélien

      « Le Darwinisme est un dogme idéologique, tout autant que le créationnisme, ou que l’intelligent design. »

      Je t’aime bien, mais je te conseille de te recycler...Connais-tu le néodarwinisme ? Sais-tu ce qu’on appelle une théorie en épistémologie ? As-tu déjà lu une ligne de JG Gould ?...


    • ZEN ZEN 27 juin 2007 12:35

      La culture scientifique de Boileau m’épate !... smiley


    • aurelien 27 juin 2007 12:38

      C’en est presque amusant de voir la suffisance de ceux qui savent devant ceux « qui ne savent pas » et ne sont pas éclairés par la bien-pensance scientifique communautaire ...

      Je ne retire pas un mot de ce que j’ai dit : le darwinisme est un dogme, certes plus rationnel que le créationnisme, mais un dogme quant même. Pour celles et ceux qui ne le savent pas, la science elle aussi est faite de dogmes...

      Dites-moi, par exemple, comment s’inscrit la technique génétique actuelle dans le cadre du darwinisme, mon cher Zen.


    • Alpo47 Alpo47 27 juin 2007 12:50

      Cosmic Dancer, je vous cite : « ..Nier purement et simplement la théorie de l’évolution, c’est retourner dans les ténèbres où la science n’a plus même le droit (et le devoir) de douter.. »

      Désolé de vous contredire, mais je dois me différencier pour exprimer le fait que, selon moi, la théorie de l’évolution n’aborde que l’apparence.

      La science évolue bien en doutant et expérimentant et elle doit continuer ainsi. Mais ne peut on concilier science et spiritualité (notez que je fais la différence avec religion) ?

      Sinon, après les buchers de l’église, on va droit vers les buchers des « scientistes » ? Est ce que l’un chauffe meilleur que l’autre ? Penser qu’il pourrait bien y avoir une intelligence à l’oeuvre derrière la Création serait alors se vouer aux incantations des scientifiques Darwiniens, voire pire ...

      Etant Gascon, mes ancètres ont déjà durement payé l’obscurantisme de l’eglise, faut il aujourd’hui en subir un autre ?

      Lorsque je regarde mon poste de télé, je reste conscient qu’il est le résultat d’une évolution scientifique, mais que les images et phrases qu’il me montre sont le fait d’une pensée structurée qui se trouve plus loin que ce poste. Si l’évolution peut expliquer notre apparence actuelle, elle ne saurait , SELON MOI, expliquer l’esprit qui nous anime. Ma pensée ne se résume pas à un processus chimique dans mon cerveau, elle est le reflet de quelque chose qui dépasse ce corps et qui est au delà de l’évolution Darwinienne.

      Du moins, je crois ...


    • Daniel RIOT Daniel RIOT 27 juin 2007 12:54

      La censure, en l’occurance, c’est celle qui vise à interdire un débat dans une assemblée parlementaire. Cela n’a rien à voir avec ce que chacun peux penser de ceci ou de cela.La démocratie, c’est le débat.


    • aurelien 27 juin 2007 12:57

      « Dites-moi, par exemple, comment s’inscrit la technique génétique actuelle dans le cadre du darwinisme, mon cher Zen. »

      silence radio ?


    • aurelien 27 juin 2007 13:29

      Il est quand même assez étonnant que ceux-là même (scientifiques) qui prônent envers et contre tout le darwinisme et qui s’acharnent contre le créationnisme ou l’intelligent design, ne font aucun cas des manipulations génétiques effectuées sur les organismes, qui ne sont rien d’autre qu’un intelligent design, mais de la main de l’homme ( et son intention, mercantile, productive...etc) !

      Des scientifiques reniant l’idée de Dieu mais se prenant pour des Dieux ?

      Peut-être y a-t-il danger, sinon plus grand, au moins équivalent, dans le totalitarisme scientifique et technique. Voilà ce qu’il ne faut pas omettre non plus dans le débat.


    • Shrub Soley 27 juin 2007 13:30

      Etant moi-même généticien, je me permet de répondre que les mutations et le brassage génétique permettent de créer de nouvelles espèces possédant de nouveaux caractères que les ancêtres de ces espèces ne possédaient pas. C’est purement du darwinisme. Les espèces ayant de nouveaux gènes non efficaces dans le milieu dans lequel elles vivent disparaissent tandis que celles ayant des gènes d’intérêts dominent.

      Vous parlez de génétique actuelle. Depuis quelques années la communauté scientifique se rend compte que les interactions entre les gènes et les protéines sont plus complexes, augmentant ainsi la complexité du vivant et de son évolution. Les scientifiques se rendent aussi compte que les gènes ne suffisent pas à eux seuls à créer un être vivant capable d’évoluer comme il est observé dans la nature. Les organismes vivant intéragissent énormément avec l’environnement qui permet de favoriser la dominance de certains gènes qui n’étaient pas exprimés auparavent.

      Le monde du vivant au niveau moléculaire est très complexe, et les scientifiques sont loin de tout connaître même si ils ont découverts les plus grands principes. Les neurobiologistes savent par exemple comment se forment les connexions neuronales suivant un signal chimique reçu avec extrêmement de détails, mais ne sont pas capable de modéliser l’ensemble de la formation des connexions neuronales d’un cerveau entier.

      En science rien n’est sur à 100%, mais le cumul de centaines ou milliers d’arguments, d’autocritique entre scientifiques, et de faits avérés, permet d’approcher la vérité. Ce n’est pas le cas des religions qui se disent sûres à 100% sur les seuls et uniques arguments de la foi et de ce qui est écrit dans les livres Saints. C’est pour cela que la religion peut être compatible avec la science, mais uniquement dans ce qui est encore flou pour la science.


    • Vincent 27 juin 2007 13:39

      « C’est pour cela que la religion peut être compatible avec la science, mais uniquement dans ce qui est encore flou pour la science. »

      Je suis intégralement d’accord avec vous, pour moi la religion est l’explication de tout ce que la science ne comprend pas encore. C’était très vrai au début (il y a 2000 ans environ) malheureusement, la science a énormément évolué depuis, mais les religions, elles, sont restées figées. C’est ce qui cause ce grand clash, et ça risque de se reproduire à l’avenir (et en pire encore), si la science continue à progresser, et que les religions ne se remettent toujours pas en question.


    • pierrot 27 juin 2007 13:47

      @Soley

      En science rien n’est sur à 100%,...

      Donc, ce n’est pas de la science. Appelez donc cela autrement.


    • aurelien 27 juin 2007 13:49

      @ Soley,

      Je vois que vous éludez totalement le propos ! La génétique que vous décrivez pourrait facilement être happée dans un contexte « néo-créationniste ».

      Vous n’avez pas du tout évoqué la transgénèse, les ogm animaux et végétaux, le clonage, végétal ou animal.

      C’est cela que pointait mon expression « technique génétique actuelle ».


    • Anto 27 juin 2007 13:55

      pour vous, je sors mon dictionnaire :

      Science :

      Ensemble des disciplines comprenant la physique, la chimie, les mathématiques, la biologie, la médecine, etc., par opposition aux lettres et aux sciences humaines.

      • Les sciences humaines : les disciplines qui s’intéressent à l’homme et à ses comportements : l’histoire, la sociologie, la philosophie, etc.

      • Le mot « science » vient du latin « scientia », qui vient lui-même du verbe « scire », savoir. Ce terme est utilisé dans son sens le plus large pour définir la connaissance systématique dans quelque domaine que ce soit, mais il est plus généralement appliqué à la recherche de lois vérifiables.

      réfutabilité :

      La réfutabilité est un concept important de l’épistémologie. Une affirmation est qualifiée de réfutable s’il est possible de consigner une observation ou de mener une expérience qui démontre que l’affirmation est fausse.

      Par exemple, l’affirmation « toutes les corneilles sont noires » pourrait être réfutée en observant une corneille blanche.

      Une proposition réfutable est réputée être scientifique, tant que l’observation qui permet de la réfuter n’a pas été faite. Elles structurent les paradigmes.

      En revanche, une proposition non réfutable (irréfutable au sens logique) est considérée comme non scientifique.


    • Anto 27 juin 2007 14:04

      vous tournez en rond aurélien.

      Le néodarwinisme est une théorie s’attachant à décortiquer le phénomène d’évolution NATURELLE des espèces jusqu’à aujourd’hui. Intégrer l’intervention humaine pour le réfuter est absurde. D’autant plus que les techniques que vous citez sont des applications dérivées de cette théorie.


    • pierrot 27 juin 2007 14:15

      « Le mot »science« vient du latin »scientia« , qui vient lui-même du verbe »scire« , savoir. »

      Très justement, puisque finalement on ne le sait pas. Le cailloux jeter en l’air et qui retombe par terre, ainis que les causes de cette particuléarité du mouvement est connue.

      Quand au darwinisme , nada, zéro, rien si ce n’est les faux et arnaques comme les batraciens de Lamarck ou le crâne de Pilldown cautionné par Theilard, preuvent qui n’on pour seule réputation celle du canular.

      Quand au créationisme qui ne se place pas au niveau scientifique et qui même s’il voudrait ne le pourrait pas, justement parce qu’il se situe dans « l’ère de Planck » il a et c’est heureux de beau jour devant lui.

      Quand au darwinisme d’ou sont émanée d’ailleurs les fameuses théories raciste du 19ème, qu’il créve.


    • Muadib 27 juin 2007 14:27

      « la science elle aussi est faite de dogmes... »

      Non !Non ! Et Non !

      Un dogme est une affirmation irréfutable et fondamentale. Il n’existe strictement rien d’irréfutable en science. Et l’histoire l’a prouvé.

      On est passé de Ptolémé à Newton et de Newton à Einstein. L’ensemble des paradigmes qui était de mise il y a tout au plus un siècle a volé en éclat au premier génie venu. Et je passe sur le chat mort-vivant.

      A l’inverse, vous pourrez toujours essayer de prouver que le dogme de la Trinité est faux, vous n’aboutirez qu’à un non sens. Science et religion ;paradigme et dogme se situent sur deux plans totalement différents.


    • aurelien 27 juin 2007 14:30

      @ Anto,

      La théorie du darwinisme qui n’impliquerait pas l’homme lui-même en son sein ne serait qu’une spéculation intellectuelle sans intérêt !

      C’est tout de même incroyable cette foi aveugle en une science plaçant l’homme détachée d’un monde « réel », « objectif » que la pensée saisit...

      Les paradigmes scientistes sont toujours assez tenaces...

      Je n’ai absolument aucun lien avec les thèses religieuses ou autres, mais cette fois aveugle en une science qui déconnecte le sujet et l’objet de l’expérience est assez inquiétante à l’heure actuelle. La physique quantique semble apparemment le seul domaine scientifique ayant un tant soi peu pris en compte cela dans ses postulats, parce que l’échelle même de l’expérience le nécessite. Mais le retard théorique dans les disciplines plus traditionnelles (et par là-même le fossé existant entre les disciplines (compartimentations théoriques) et l’absence de transdiscplinarité) est vraiment très important.

      La notation des commentaires ici-même représente bien ce retard intellectuel existant entre les conceptions anciennes tenaces et les paradigmes nouveaux que beaucoup n’arrivent pas à appréhender. Pourtant ce n’est pas les livres et les ressources (internet, bibliothèques...Etc) qui manquent à l’heure actuelle dans nos sociétés ?

      Cela reflèterait-il une confiance aveugle aux idées générales, à une résistance due à des croyances internes et anciennes (éducation..etc) ou alors au fait que la chappe de l’autorité religieuse ne soit pas encore complètement évacuée de la conscience réflexive globale de nos sociétés ?


    • aurelien 27 juin 2007 14:33

      @ Anto, je ne cherche pas à réfuter le néo-darwinisme par la technique. Vous n’avez pas compris mon propos.

      Je dis que la technique génétique actuelle (et surtout dans ses applications industrielles) s’inscrit dans un cadre de pensée « néo-créationniste » !


    • aurelien 27 juin 2007 14:37

      @ Muadib,

      Prouvez-moi que le Big-Bang est faux ! Cela n’a aucun sens ! Car il s’agit d’un interprétation de données expérimentales et d’équations particulières.

      L’interprétation scientifique érige des dogmes de pensée. Et ce sont ces « dogmes » (ou paradogmes - consensus dogmatique d’une commmunauté scientifique, si vous préférez) qui passent le domaine public et qui font que nous en discutons sur un journal citoyen.

      Nous ne parlons pas ici de données expérimentales ou d’expériences, ni même de postulats, si je ne me trompe.


    • aurelien 27 juin 2007 14:43

      « Je dis que la technique génétique actuelle (et surtout dans ses applications industrielles) s’inscrit dans un cadre de pensée »néo-créationniste«  ! »

      C’est peut-être d’ailleurs pourquoi cette censure a eu lieu, de manière sous-jacente : comment accepter les OGM (cadre néo-créationniste) et en même temps critiquer le cadre biologique théorique dans lequel ces technologies se développent ?

      Nous voyons bien que les Etats-Unis ne s’embarrassent pas, eux , pour faire l’apologie du créationnisme et de l’intelligent deisgn, même au niveau gouvernemental... Pas étonnant en regardant leur agriculture.


    • Eloi Eloi 27 juin 2007 14:44

      La théorie de Darwin n’est qu’une théorie scientifique, avec tout ce que ca implique : on peut la réfuter si on trouve un contre exemple, mais on ne pourra jamais prouver qu’elle est vraie. Comme toute théorie scientifique, on ne peut pas en faire un dogme, mais on la considère comme hypothèse valable si elle permet d’obtenir des résultats intéressants et exploitables. Ce qui est le cas : voir l’article wikipédia traitant du sujet, il y a de multiples exemples. C’es pourquoi il existe un consensus sur la validité de cette théorie, puisqu’elle permet d’obtenir des explications cohérentes et logiques.

      La théorie du dessein intelligent suppose que le hasard seul ne peut pas expliquer l’évolution, il faut donc une entité supposée orienter l’évolution. Soit. Pourquoi pas ? Mais alors pourquoi cette théorie a-t-elle été en premier évoquée par des conservateurs chrétiens (Discovery Institute) ? Ne soyons pas dupe. C’est uniquement un moyen de remettre un peu de sauce divine dans la science, et peu importe la malhonnêteté intélectuelle. Parce que des facteurs capables d’orienter l’évolution, on peut en trouver des tas. Par exemple :

      * Une hypothétique noosphère entoure notre planète, et tout comme la biosphère est apparue avec la vie mais s’enrichit de la vie, elle est apparue avec l’« intelligence » animale et a conduit vers toujours plus d’intelligence

      * Un membre d’une civilisation extraterrestre hypothétique est en train de gagner un concours d’art grâce à sa nouvelle oeuvre génétique : l’homme, un peu modifié à partir d’un singe trouvé sur terre

      Ces deux exemples ne sont que simples hypothèses, et elles ne font pas appel à ce que les vrais défenseurs du dessein intelligent veulent absolument mettre en avant : dieu.

      Arrêtons de nous voiler la face, et arrêtons de mêler science et religion. La science, ce sont des hypothèses appuyées sur des indices tangibles et permettant d’expliquer ce qui existe. La religion est une conviction métaphysique qui n’a absolument jamais été utile pour expliquer quoi que ce soit de « physique ». Alors séparons ces deux choses, n’en éliminons aucune, mais faisons l’effort de ne pas laisser scientifiques essayer d’expliquer dieu, et l’effort inverse de ne pas laisser religieux essayer d’expliquer la science. Faisons l’effort de laisser la science à l’école et la religion au lieu de culte.

      Tant que le dessein intelligent sera défendu par des religieux, il ne sera QUE dogme, il n’aura aucune légitimité scientifique, et n’aura aucune raison d’être enseigné en-dehors des lieux de culte.

      Et ayons le courage de voir objectivement les choses : la science, dans son nihilisme méthématique nous met au pied du mur : oui, l’univers est immense ! oui, nous ne sommes qu’une poussière. Peut-être, mais nous n’en sommes pas moins vivants, et la science nous permet aussi d’être un peu plus grands que des poussières. Arrêtons d’aveugler nos peurs derrière l’explication la plus facile, la plus commode, la plus nombriliste, celle de la divinité créatrice qui nous regarde, nous juge, nous dorlote. Peut-être est-ce vrai, peut-être est-ce faux, mais soyons pragmatiques, ouverts et confiants en nous-mêmes !


    • aurelien 27 juin 2007 14:57

      Voilà une réflexion qu’elle est plus constructive smiley

      « La théorie de Darwin n’est qu’une théorie scientifique »

      Parfaitement d’accord avec cette assertion, tout comme avec celle-ci :

      « Le Darwinisme est un dogme » (une idéologie, un consensus dogmatique, un paradogme, appelez-le comme vous voudrez)


    • Eloi Eloi 27 juin 2007 15:00

      Les manipulations humaines de la génétiques entrent dans le cadre de l’évolution, tout comme les autres sciences, en tant que capacité de notre espèce à altérer son environnement pour permettre sa survie. Abattre un arbre pour en fabriquer une charrue, extraire des métaux du sol pour en fabriquer des outils, ou fabriquer par la génétique de nouveaux plants de blé participe au même effort pour maîtriser notre environnement et augmenter nos chances de survie. En allant plus loin, on pourrait même dire que la théorie de l’évolution nous « pousse » aux manipulations génétiques... Ce serait en effet idiot de négliger une autre manière d’accroître nos possibilités de survie !

      Créer de nouvelles espèces artificiellement par génétique n’a rien de bien différent que de croiser différentes espèces végétales ou animales. Cela ne veut pas dire que les techniques génétiques sont sans danger, mais comme toute technologie elle apporte sess bienfaits et ses risques, à pondérer objectivement.


    • pierrot 27 juin 2007 15:01

      c’est retourner dans les ténèbres où la science n’a plus même le droit (et le devoir) de douter.

      La science à le devoir de prouver pas de douter.

      On ne crée pas la profondeur en retournant une surface.


    • Eloi Eloi 27 juin 2007 15:02

      Mince alors, aurelien, il n’y aurait donc que cette formulation malheureuse à retirer de mon post ?? smiley


    • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 27 juin 2007 15:05

      @ Pierrot

      La science a effectivement le devoir de prouver ce qu’elle avance et met en doute, évoluant ainsi là où le dogme créationniste est gravé dans le marbre.


    • Anto 27 juin 2007 15:13

      Non car vous vous trompez de problématique. L’évolutionnisme s’interesse à la vie depuis son apparition il y a plus de 3 milliards d’année jusqu’à celle de l’homme il y 10000 soit 0.3 pourmille de la période totale)

      Sur une si grande période et considérant un si grand nombre d’événements, on peut assumer (théorème de centrale limite en maths) que la succession des mutations qui ont donné lieu à la diversité biologique terrestre est aléatoire, le tout couplé avec le phénomène de selection naturelle. Nous sommes, les hommes, au sommet de la chaîne alimentaire, un bon exemple de la puissance de cette dernière hypothèse.

      Si on s’intéresse à la période uniquement humaine, ce théorème n’est plus applicable.

      C’est un peu comme si vous essayiez d’appliquer la théorie de la rélativité à l’infiniment petit. Personne n’en est pour le moment capable, et c’est pour cela qu’on a mis en place la théorie de la mécanique quantique. Tout ce que l’on peut faire avec l’évolutionnisme à l’echelle de temps de l’apparition de l’homme, c’est le réfuter ou de constater des indices de sa réalité. C’est cette recherche d’indice qui s’est confondue avec la recherche perpétuelle du fameux « chaînon manquant ».

      D’autre part l’intervention de l’homme et donc d’une volonté intelligente dans les processus de mutation rend impossible l’application de cette théorie de nos jours car le caractère aléatoire est cette fois-çi absent. Mais qu’importe, le darwinisme a le mérite de nous dire d’ou nous venons. Comment pourrait-il dire ou nous allons quand on n’a pas de visibilité de notre sort sur 50 ans ? (A lire Fondation d’Asimov qui s’attache à la prédiction de l’évolution sociale de l’homme à partir de théories mathématiques).

      La force de l’esprit scientifique, c’est que tout les indices concordant du monde, ne sauraient confirmer que cette théorie est vraie. Par contre, un seul indice peut la réfuter. Je crois que vous faites un mauvais procès à cette démarche. D’ailleurs qu’attendez vous exactement de la théorie de l’évolutionnisme ?

      C’est parcequ’elle est ainsi que l’intelligent design a pu émerger.


    • aurelien 27 juin 2007 15:14

      @ Eloi,

      Permettez-moi de reprendre votre message, mais il semble refléter assez parfaitement l’idéologie du transhumanisme, qui somme toute me semble bien dangereuse, surtout si cette idéologie est véhiculée par des gouvernements ou des pshères de pouvoir.

      « Les manipulations humaines de la génétiques entrent dans le cadre de l’évolution »

      Voilà bien pourquoi je parle de dogme et de foi aveugle à une idéologie scientifique.

      Les manipulations génétiques exercées par l’homme (transgénèse) n’ont rien de « naturel » et ne peuvent être comparées aux processus sexués biologiques par exemple, à l’oeuvre dans la nature.

      Voilà bien où le bas blesse : il est absolument infondé et illusoire de croire à ce postulat qui dit que les activités humaines (techniques, scientifiques) participent de l’évolution même telles que définies par le darwinisme : le darwinisme étant lui-même un produit de cette pensée scientifique.

      On se demande bien quelle position « tourne en rond là », pour reprendre une parole d’Anto, et laquelle reflète plus l’ouverture ou bien l’image du serpent qui se mord la queue...


    • aurelien 27 juin 2007 15:22

      @ Anto,

      Personnellement, je n’attends rien ni du créationnisme, ni de l’intelligent design, ni du néo-darwinisme.

      Par contre les activités humaines qui découlent de l’utilisation des dogmes et consensus de pensée, et qui ont des répercussions sur la planète et les hommes m’intéressent au plus haut point. C’est pourquoi fustiger l’une et glorifier l’autre ne participe pas de mon raisonnement, mais si l’une est plus rationnelle que l’autre : là n’est pas la question, ni le procès, je laisse cela aux intellectuels, même si je suis d’accord sur le fonds critique adressé contre le créationnisme. Je ne m’intéresse pas aux croyances en tant que tel, mais plutôt au phénomène de la croyance lui-même, dont les processus participent de la pensée scientifique (interprétative, textuelle) aussi.


    • Muadib 27 juin 2007 15:32

      « Prouvez-moi que le Big-Bang est faux ! Cela n’a aucun sens ! Car il s’agit d’un interprétation de données expérimentales et d’équations particulières. »

      De quel Big Bang parlez-vous ?

      Il n’y a pas UN Big Bang mais des dizaines de théorie sur le Big Bang. Tout au plus s’accorde-t-on à dire qu’il y a eu « quelque chose » dont on tente actuellement d’interpréter les signes.

      Auparavant, on considérait que l’univers « ralentissait » et qu’on allait tous être écrasé une fois que la gravité prendrait le dessus. Désormais, on considère que l’univers accélère depuis cet « instant » t+Planck.

      Et peut-être que la vérité se situe entre les deux...

      Comme vous le voyez, on peut discuter des dizaines d’années sur le sujet du « Big Bang » sans rencontrer ni dogmes ni vérités irréfutables. ET peut-être qu’un jour le concept même « d’explosion » sera remplacé par un autre (colision entre deux univers de dimension différente, concept purement mathématique,...).

      « L’interprétation scientifique érige des dogmes de pensée. Et ce sont ces »dogmes« (ou paradogmes - consensus dogmatique d’une commmunauté scientifique, si vous préférez) qui passent le domaine public et qui font que nous en discutons sur un journal citoyen »

      Un dogme est par définition irréfutable. Il ne devrait donc même pas y avoir discussion. De plus, rares sont les sujets qui font consensus dans l’ensemble de la communauté scientifique et c’est très bien ainsi.

      Il s’agit bien de paradigmes. De grilles de lecture, rien de plus. Rien de moins.

      Cessez de tout mettre dans le sac « Dogme ; Machin qu’on ose pas remettre en question ;Complot scientifique pour nous cacher la vérité. », et tachez d’un peu lire des publications scientifiques même sur des sujets à l’allure banal comme le traitement du signal. Vous constaterez l’incroyable bouillon contradictoire qui précède toute ébauche de paradigme...et l’incroyable bouillon qui suit sa mise en place jusqu’au prochain....


    • aurelien 27 juin 2007 15:42

      Qui parle de complot sinon vous Muadib ?

      Etes-vous à ce point à court d’argument pour attaquer la personne ?

      Relisez mes posts, et vous verrez que ce que vous dites pour le Big-Bang, c’est ce que j’ai dit dans le premier post de cet article en ce qui concerne le néo-darwinisme :

      « De même les thèses évolutionnistes comportent de multiples sensibilités, allant de l’auto-organisaiton, à des théories plus ou moins faibles ou fortes concernant le développement de la vie ( et cela sans évoquer des théories intentionnnelles de type »néo-créationnistes« ). »

      Le problème est que peu de personnes arrivent à réfléchir de manière dépassionnée et cela nuit un peu au débat.

      D’autre part, dire qu’il n’y a pas de consensus dogmatique en science relève d’une « mauvaise foi » assez incroyable, si je puis me permettre l’expression. La pensée unique dans les instances scientifiques, cela est courant et de mise, je peux vous l’assurer, et c’est souvent en rapport avec des histoires de prestige, d’orgueil, mais aussi de gros sous.


    • claude claude 27 juin 2007 15:47

      @ Alpo47 et @ aurélien,

      vous sembler oublier que darwin a vécu au xix° siècle : à cette époque, on ne connaissit ni l’adn, ni les groupes sanguins, ni même le rôle pathogène des microbes, virus et micro- organismes. http://www.infoscience.fr/histoire/portrait/darwin.html

      darwin s’incrit dans la lignée de scientifiques qui ont fait de l’observation, la base de leur argumentation : descartes, buffon, lamark, bichat...

      darwin a émit son hypothèse en observant certains oiseaux des îles de galapagos, qui avaient adapté leur bec à la nourriture ( graines, végétaux, insectes) qu’ils trouvaient sur leur îlot : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pinson_de_Darwin

      depuis la biochimie et la biologie moléculaire ont fortement fait progresser la connaissance du vivant : :http://www.ulysse.u-bordeaux.fr/atelier/ikramer/biocell_diffusion/gbb.cel.fa.106.b3/conten t/exc01.htm ; http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Biochimie ; http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Biologie_cellulaire_et_mol%C3%A9culaire ; et certains médecins, chimistes, physiciens ont même reçu un prix nobel pour leurs travaux : par exemple :http://culturesciences.chimie.ens.fr/dossiers-dossierstransversaux-canauxmoleculaires-PrixNob2003Articl.html

      la découverte des vitamines date du début du XX° siècle : http://www.didier-pol.net/1VITAMI.html ; http://www.aquadesign.be/news/article-1783.php

      en fait ce qui dérange surtout les créationistes, c’est de savoir que la théorie de darwin fait « redescendre » l’homme au statut de simple animal... et là... coince ! smiley !!!

      sans faire de la théorie de darwin, un dogme qui ne peut être remis en question, les différents travaux réalisés depuis et argumentés, vont plutôt dans la confirmation des intuitions qu’il a eu. mendel au XIX°, a jeté les bases de la génétique moderne et ainsi expliquer la modification des caractéristiques des espèces : http://www.infoscience.fr/histoire/portrait/mendel.html ; http://fr.wikipedia.org/wiki/Gregor_Mendel

      les théories sont faites pour être remises en cause, mais au vus des découvertes fondamentales, faites ces 10 dernières années, grâce à la sophistication et l’affinement des méthodes de recherches, il faut être particulièement obtu, pour nier l’évidence : la vie n’est pas figée dans le temps : nous évoluons en fonction de notre environnement, et nous n’avons pas fini de la faire...


    • Deneb Deneb 27 juin 2007 15:54

      Plutôt que d’attaquer Darwin, attaquez vous au Newton. En effet, sa théorie sur la gravitation (d’ailleurs mise à mal par Einstein) est des plus injustes. A cause de sa théorie, les objets et les personnes tombent, ces dérnières se tuant parfois. Combien de victimes de ce fasciste de Newton !


    • pierrot 27 juin 2007 15:54

      @ post de Cosmic Dancer

      « La science a effectivement le devoir de prouver ce qu’elle avance et met en doute, évoluant ainsi là où le dogme créationniste est gravé dans le marbre. »

      Et bienh le problème de l’évolutionisme est qu’il n’est pas prouvé : exemple le coelacanthe qui devait être le chainon entre je ne sait plus quelles espèces jusqu’à ce que Cousteau les filment dans leur habitat naturel tel qu’ils ont toujours été.

      Le dogme créationniste n’a strictement rien à voir avec la science. Avec la philosophie certes, mais aussi avec la religion et n’a absolument pas la prétention d’être scientifique.

      En ce qui concerne l’évolutionisme on a à faire avec un cas tout autre : quelque chose qui se prétend scientifique, qui pourtant n’est pas prouvé (et de loin pas), et qui surtout, veut s’imposer comme un dogme incontournable. Je pèse mes mots car dans ce cas précis, il s’agit de croire en l’évolutionnisme et non de prouver.

      S’il est de bon ton de douter, alors il serait judicieux de douter sérieusement de la théorie de l’évolutionnisme qui jusqu’à présent n’a pas l’ombre d’une preuve !

      ...ou alors d’y croire ! Et à ce moment là, je ne vois pas très bien ou est le débats.


    • Muadib 27 juin 2007 15:57

      Je vois que l’humour ne fait pas partie de vos disciplines d’études.

      «  »De même les thèses évolutionnistes comportent de multiples sensibilités, allant de l’auto-organisaiton, à des théories plus ou moins faibles ou fortes concernant le développement de la vie ( et cela sans évoquer des théories intentionnnelles de type « néo-créationnistes »).«  »

      S’il existait une théorie sur le Big Bang dont le principal argument était « Quelqu’un a claqué des doigts et a foutu le feu. », il ne s’agirait nullement d’une théorie scientifique... Oups, ça existe déjà. Mais en plus romancé et avec plein de dorures partout.

      Les théories « intentionnelles » (nouveau ça, je vais y revenir) ne sont PAS des théories scientifiques. Elles se basent sur un dogme irréfutable de « l’intention », de la « présence » de quelque chose de supérieur. Oseraient-ils prétendre qu’ils vont prouver l’existence de cet être ? Si tel était le cas, appellez vite fait quelques infirmiers.

      Vous mettez sur le même pied des théories potentiellement réfutables car basés sur des expériences/démonstrations/raisonnement logiques et des théories basés sur une entité supérieure, une intention quasi-divine. Ca ne tilte pas un tout petit peu ?

      « D’autre part, dire qu’il n’y a pas de consensus dogmatique en science relève d’une »mauvaise foi« assez incroyable, si je puis me permettre l’expression. La pensée unique dans les instances scientifiques, cela est courant et de mise, je peux vous l’assurer, et c’est souvent en rapport avec des histoires de prestige, d’orgueil, mais aussi de gros sous. »

      De quels instances scientifiques parlez-vous ? Existe-t-il des instances scientifiques qui publient la « Bible du scientifique » regroupant les théories admises et celles mises à l’Index ? Connaissez-vous seulement le nombre de publications différentes dans le monde scientifique ? Connaissez-vous seulement le nombre de manière différente de travailler ? Connaissez-vous seulement le nombre de thèses publiés chaque année dans le Monde ?

      Pour prendre un exemple, il existe actuellement plus d’une dizaine d’algorithmes ( et donc méthode de résolution) possible pour arriver au même résultat en séparation de signaux en aveugle. On passe la majeure partie de son temps de recherche à classer ces méthodes de résolution...alors qu’en situation réelle sonore, elles ne marchent pas.

      Les manières de résoudre un problème sont loin d’être unique et leur nombre croit exponantiellement avec le temps et les recherches scientifiques.

      Alors oui, cette fois, je le répète, vous balancez vos « instances scientifiques » comme une sorte de « Congrégation pour le respect de la doctrine scientifique » alors qu’il est matériellement impossible d’avoir un tel contrôle sur le domaine scientifique. Internet a de plus rendu ce risque de contrôle totalement irréaliste.

      Donc, je persiste, ce consensus dogmatique n’existe pas. Tout au plus, comme T. Khun l’a écrit, il s’agit d’une « résistance » du paradigme précédent à la mise en avant de son successeur. Résistance souhaitable pour éviter des changements de théorie trop rapides et non vérifiés qui pourrait entrainer un emballement de la machine scientifique.


    • Anto 27 juin 2007 15:58

      mais pierrot, meme la gravité universelle n’est pas prouvée

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